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Bulletin des médecins suisses

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Academic year: 2022

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Bulletin des

médecins suisses

BMS – SÄZ Schweizerische Ärztezeitung – Bollettino dei medici svizzeri

Offizielles Organ der FMH und der FMH Services www.saez.ch

24 10 . 6. 20 15

861 Editorial

Les systèmes de santé étatiques apportent-ils une plus-value pour la Suisse?

864 FMH

Concerto – une interaction des forces en présence

896 «Et encore…»

par Eberhard Wolff

Essai de psychoparodiologie trombono-assistée

889 Tribune

Point de vue médical

sur le suicide assisté –

la bienveillance négligée

(2)

SOMMAIRE 859

Rédaction

Dr et lic. phil. Bruno Kesseli, Bâle (Rédacteur en chef);

Annette Eichholtz, M.A. (Managing Editor);

Isabel Zwyssig, M.A. (Rédactrice coordinatrice);

Dr Werner Bauer; Prof. Dr Samia Hurst;

Dr Jean Martin; lic. oec. publ. Anna Sax, MHA;

Dr Jürg Schlup (FMH); Prof. Dr Hans Stalder;

Dr Erhard Taverna; lic. phil. Jacqueline Wettstein (FMH)

Rédaction Ethique

Dr theol. Christina Aus der Au, p.-d.; Prof. Dr Lazare Benaroyo;

Dr phil., dipl. biol. Rouven Porz, p.-d.

Rédaction Histoire médicale

Prof. Dr et lic. phil. Iris Ritzmann; Dr ès. sc. soc. Eberhard Wolff, p.-d.

Rédaction Economie lic. oec. publ. Anna Sax, MHA Rédaction Droit

Me Hanspeter Kuhn (FMH)

FMH

ÉDITORIAL: Remo Osterwalder

861 Les systèmes de santé étatiques: une plus-value pour la Suisse?

ACTUEL: Sven Bradke

862 Selbstdispensation sorgt für tiefere Medikamentenkosten! Après plus d’une année, l’Office fédéral de la santé publique a enfin publié l’étude tant attendue sur les coûts de la remise de médicaments par les médecins, laquelle confirme une nouvelle fois que cette pratique est non seulement appréciée des patients, mais qu’elle coûte également moins cher.

QUESTIONS TARIFAIRES: Maximiliano Wepfer

864 Concerto – une interaction des forces en présence Compte rendu de la Journée des délégués tarifaires du mois de mai, placée sous le signe de la révision globale du TARMED et du projet Concerto, qui vise à poser les jalons juridiques, économiques, méthodologiques et entrepreneu- riaux de la révision tarifaire. La manifestation a également été l’occasion de rendre un dernier hommage à Ernst Gähler, vice-président de la FMH, récemment décédé.

867 Nouvelles du corps médical

Autres groupements et institutions

KHM-KONGRESS: Bruno Kesseli

869 Ordnung ins Chaos bringen Si les contraires s’attirent, ils suscitent également des débats intéressants, comme c’est le cas depuis plusieurs années maintenant lors des congrès de formation continue du Collège de médecine de premier recours. Entretien avec Franziska Zogg, présidente du comité en charge du congrès.

Courrier / Communications

871 Courrier au BMS

874 Examens de spécialiste / Communications

FMH Services

876 Praxiscomputer-Workshop 878 Emplois et cabinets médicaux

Tribune

POINT DE VUE: Dorothea Wunder

886 Pourquoi faut-il modifier l’article constitutionnel? Dans le cadre du débat en vue la votation du 14 juin prochain sur la médecine de la reproduction, l’auteure, spécialiste en gynécologie, explique qu’il n’a jamais été question de remettre en cause la dignité humaine et le respect de la vie, même en cas de modification de l’article constitutionnel. Le «stockage illimité» d’embryons restera interdit à l’avenir également. Selon elle, ces «demi-vérités» et autres hypothèses douteuses sont à l’origine de nombreuses craintes.

(3)

ANNA

SOMMAIRE 860

Impressum

Bulletin des médecins suisses Organe officiel de la FMH et de FMH Services

Adresse de la rédaction: Elisa Jaun, Assistante de rédaction BMS, EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 72,

fax +41 (0)61 467 85 56,

[email protected], www.saez.ch Editeur: EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 55, fax +41 (0)61 467 85 56, www.emh.ch Marketing EMH / Annonces:

Dr Karin Würz, responsable marketing et communication, tél. +41 (0)61 467 85 49, fax +41 (0)61 467 85 56, [email protected]

personne de contact, tél. +41 (0)61 467 86 08, fax +41 (0)61 467 85 56, [email protected]

«Office de placement»: FMH Consul- ting Services, Office de placement, Case postale 246, 6208 Oberkirch, tél. +41 (0)41 925 00 77,

fax +41 (0)41 921 05 86, [email protected], www.fmhjob.ch Abonnements membres de la FMH:

FMH Fédération des médecins suisses, Elfenstrasse 18, 3000 Berne 15, tél. +41 (0)31 359 11 11,

fax +41 (0)31 359 11 12, [email protected] Autres abonnements: EMH Editions médicales suisses SA, Abonnements, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 75, fax +41

Prix de l’abonnement: abonnement annuel CHF 320.–, port en sus.

ISSN: version imprimée: 0036-7486 / version en ligne: 1424-4004 Paraît le mercredi

© EMH Editions médicales suisses SA (EMH), 2015. Le Bulletin des médecins suisses est une publication «open- access» de EMH. Sur la base de la licence Creative Commons «Attribu- tion – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 4.0 International», EMH accorde à tous les utilisateurs le droit, illimité dans le temps, de repro- duire, distribuer et communiquer cette création au public, selon les conditions suivantes: (1) citer le nom de l’auteur;

(2) ne pas utiliser cette création à des fins commerciales; (3) ne pas modifier,

obtention explicite de l’autorisation de EMH et sur la base d’un accord écrit.

Note: Toutes les données publiées dans ce journal ont été vérifiées avec le plus grand soin. Les publications signées du nom des auteurs reflètent avant tout l’opinion de ces derniers, pas forcément celle de la rédaction du [BMS]. Les doses, indications et formes d’application mentionnées doivent en tous les cas être comparées aux notices des médicaments utilisés, en particulier pour les médicaments récemment autorisés.

Production: Schwabe SA, Muttenz, www.schwabe.ch

Tribune

POINT DE VUE: Gian Domenico Borasio

889 Point de vue médical sur le suicide assisté – la bienveillance négligée En Suisse, toutes les tentatives de légiférer sur l’assistance au suicide se sont soldées par un échec, ne permettant pas de répondre à la nécessité d’offrir une aide concrète aux personnes qui se trouvent dans des situations désespérées. Si l’Etat a laissé le champ de l’autonomie de facto aux organisations d’aide au suicide, l’auteur se demande ce qu’il en est de l’autre pôle: la bienveillance.

892 Spectrum

Horizons

PORTRAIT: Erhard Taverna

893 Die Mathematik des Lebens Impressions d’une visite à Niklaus Gaschen, psychiatre, psychothérapeute, écrivain et rédacteur de textes philosophiques.

SOUS UN AUTRE ANGLE: Bernhard Gurtner 894 Dunkelziffer der Bequemlichkeit

VITRINE: Lilly Zimmerli-Staub

895 Die polymorbide Persönlichkeit Quelques réflexions au réveil d’une femme d’un certain âge.

Et encore…

Eberhard Wolff

896 Essai de psychoparodiologie trombono-assistée Les tests psychologiques sont légion, et nombre d’entre eux devraient d’ailleurs être bien connus de nos lecteurs. Voici cependant une toute nouvelle approche qui permet de mieux connaître sa personnalité – tout particulièrement les structures de personnalité complexes.

(4)

Les systèmes de santé étatiques:

une plus-value pour la Suisse?

Remo Osterwalder

Dr, membre du Comité central de la FMH, responsable du département Médecins en libre-pratique

Pour comparer l’efficacité des systèmes de santé, il faut comparer ce qui est comparable. Pour nous, ceci est possible avec des pays comme l’Allemagne, la France, l’Autriche et la Belgique qui connaissent un système décentralisé de médecins de premiers recours et de spécialistes. A l’opposé, on trouve des systèmes qui admettent des médecins de premier recours dans des zones périphériques de manière décentralisée et qui répartissent la quasi-totalité des autres spécia- listes dans les hôpitaux. Ces derniers leur délivrent des mandats pour intervenir dans le secteur ambu- latoire (Italie, Grèce, Irlande et Pays-Bas). Enfin, troi- sième variante, il existe des systèmes de soins qui vont encore plus loin et organisent les médecins de premier recours dans des réseaux de soins: c’est le cas de la Fin- lande, de la Suède, de la Grande-Bretagne, de l’Espagne et du Portugal.

A quels problèmes les systèmes de soins éta- tiques peuvent-ils être confrontés en Suisse?

D’un côté, ils ne sont pas totalement compatibles avec notre système fédéraliste et, de l’autre, ils ne génèrent aucun incitatif en matière d’efficacité. A moyen et long

terme, les coûts ne diminuent pas mais progressent même sensiblement. Ce n’est pas immédiatement per- ceptible car le secteur ambulatoire est souvent subven- tionné par l’Etat. Ceci empêche de connaître le décompte des coûts complets, à l’instar de quelques cabinets hos- pitaliers qui, avec la structure tarifaire TARMED d’au- jourd’hui, n’arrivent pas à couvrir leurs dépenses.

Un système de santé étatique permet-il de réaliser des gains d’efficacité?

Pour répondre à cette question, basons-nous sur les données publiées des médecins de premier recours eu- ropéens. Alors qu’en Suède et en Norvège un médecin de premier recours traite en moyenne moins de 100 patients par semaine, en Allemagne, ce chiffre est de 250. Avec 100 patients hebdomadaires, la France ne fait pas non plus état d’amélioration de l’efficience. Parti-

culièrement élevé, le chiffre allemand s’explique par le système tarifaire actuellement appliqué au domaine ambulatoire. Qu’en est-il des patients [1]? Il n’est pas in- intéressant de relever que près de 92% des personnes interrogées en Allemagne estiment que le praticien leur consacre suffisamment de temps alors qu’en Suède, cette même affirmation ne vaut que pour 74%

des cas. En Suisse, une enquête de satisfaction effec- tuée auprès des consommateurs a clairement montré que les plus de 55 ans se déclarent à 62,4% très satisfaits du système de santé actuel. En comparaison, ce taux est de 45,6% pour l’Allemagne, 44,1% pour la Hollande ou encore de 41% pour la France [2]. En comparaison euro péenne, quelle est la satisfaction des médecins au travail? L’Allemagne, la Suède et la France se trouvent tout en bas de l’échelle européenne avec respective- ment 54%, 75% et 76%. En se situant à 84%, le degré de satisfaction des médecins suisses est nettement plus élevé [3].

D’où vient cette motivation d’introduire en Suisse un système de santé dirigé par l’Etat?

Le principal intérêt réside dans un contrôle nettement plus marqué que pourraient exercer la Confédération et en partie des cantons, en se voyant attribuer des tâches par délégation en matière d’autorisations de pratiquer et de gestion hospitalière. Cela permettrait certainement d’endiguer les coûts mais réduirait aussi l’accès à des soins du niveau de ceux que nous offrons aujourd’hui. Dans ce contexte, la liberté thérapeutique pour le patient et le médecin n’est plus garantie car aucune réduction des coûts n’est réalisable en mainte- nant le niveau de soins actuel. Pour trouver des solu- tions durables et à long terme, il faut réunir tous les partenaires autour d’une table, car ce n’est qu’en- semble que nous pourrons résoudre les problèmes.

1 Statistiques sanitaires de l’OCDE 2013.

2 Camenzind P, Petrini L. Les plus de 55 ans dans le système de santé:

la Suisse en comparaison internationale. Obsan Dossier 43.

Neuchâtel; 2014.

3 012 Commonwealth Fund International Health Policy Survey of Primary Care Physicians.

Avec la médecine d’Etat, le gain d’efficacité se fait au détriment de l’offre et des prestations.

La médecine d’Etat ne résout pas les problèmes;

elle les déplace.

FMH Editorial 861

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Wo Gegner und Befürworter der Selbstdispensation seit Jahren Gegenteiliges über deren Auswirkungen auf Arz- neimittelkonsum und -kosten behaupten, erschien es erfreulich, dass das Bundesamt für Gesundheit BAG 2013 eine wissenschaftliche Studie von neutraler Seite in Auftrag gab. Das Untersuchungsergebnis – der Medikamen- tenbezug beim Arzt ist nicht teurer als beim Apotheker, sondern eher kostengünstiger – überrascht die Ärzteschaft nicht. Der Umstand aber, dass dieses Ergebnis durch das BAG über die entscheidenden Phasen der Revision des Heilmittelgesetzes hinweg mehr als ein Jahr zurückgehalten wurde, zeigt, dass die Publikation neutraler Studien nicht immer im politischen Interesse der Auftraggeber zu sein scheint.

Dr. med. Jürg Schlup, Präsident der FMH

Nach mehr als einem Jahr veröffentlichte das Bundesamt für Gesundheit (BAG) endlich die erwartete Studie über die Kosten der Selbstdispensation (SD) von Arz- neimitteln. Sie bestätigt aufs Neue, dass die ärztliche Medikamentenabgabe nicht nur geschätzt wird, sondern auch günstiger ist.

In 17 von 19 Deutschschweizer Kantonen ist die Abgabe von Medikamenten durch den behandelnden Arzt zu- lässig. In verschiedenen Kantonen musste dieses Recht der ärztlichen Medikamentenabgabe mit politischen Mitteln verteidigt oder erkämpft werden. Erinnert sei beispielsweise an die drei Zürcher Abstimmungen sowie an den Volksentscheid der Schaffhauser Stimm- bürgerinnen und -bürger.

Unabhängige Studie

Zu den Kosten der unterschiedlichen Abgabekanäle wurden in den vergangenen Jahrzehnten zahlreiche

Untersuchungen durchgeführt. Je nach Studie und Herkunft tauchten jeweils sehr unterschiedliche Kri- tikpunkte auf. Aus diesem Grund gab das Bundesamt für Gesundheit (BAG) im Jahre 2013 beim Institut Poly- nomics eine unabhängige Studie über die Auswir­

kungen der Medikamentenabgabe durch die Ärzteschaft (Selbstdispensation) auf den Arzneimittelkonsum und die Kosten zu Lasten der OKP in Auftrag. Ziel war es, die Auswirkungen der Selbstdispensation (SD) auf die Medikamentenwahl sowie auf die Kosten zu Lasten der obligatorischen Krankenkasse zu untersuchen. Die aufgrund ihres Forschungsdesigns ansprechende Stu- die bestätigt, was die Ärzteschaft schon seit jeher ver- lautbarte: Die ärztliche Medikamentenabgabe ist der günstigere Abgabekanal als die Rezeptur. So, wie dies die jährlichen Statistiken der santésuisse zu den Medi- kamentenkosten pro versicherte Person und Kanton immer schon zeigten.

Datensätze von Helsana-Versicherten

Die breit angelegte Polynomics-Studie vergleicht die effektiven Medikamentenkosten von SD-Patienten mit solchen, die ihre Arzneimittel mit einem Rezept in einer Apotheke beziehen. Die Analyse basiert auf zwei verschiedenen Datensätzen der Helsana-Gruppe. Der eine Satz vergleicht Zahlen des klassischen SD-Kantons Luzern mit jenen des Rezeptur-Kantons Aargau. Der andere Datensatz umfasst Versicherte aus den Kanto- nen Freiburg (SD nur im Ausnahmefall), Thurgau (SD die Regel) sowie Schaffhausen, Zürich und Bern (alle-

Selbstdispensation sorgt

für tiefere Medikamentenkosten!

Sven Bradke

Dr. rer. publ. HSG, Geschäftsführer der Ärzte mit Patientenapotheke (APA)

In 17 von 19 Deutschschweizer Kantonen ist die Selbstdispensation zulässig und politisch fest verankert.

FMH Actuel 862

(6)

samt gemischte Systeme). Insgesamt stützt sich die Studie somit auf rund 338 000 Datensätze.

Medikamente vom Arzt sind 13% günstiger

Der Vergleich der Medikamentenkosten zwischen dem SD- und dem Apotheken-Kanal liefert insbesondere unter Berücksichtigung der Leistungsorientierten Ab- geltung (LoA) ein eindeutiges Ergebnis. Er zeigt, dass SD-Patienten rund 13% niedrigere Medikamentenaus- gaben haben als solche, die ihre Arzneimittel in Apo- theken beziehen. Ohne LoA liegen die Kosten des SD- Kanals immer noch 6% unter dem Apotheken-Kanal.

«In beiden Schätzungen ist der Einfluss der SD statis- tisch signifikant und negativ» [1]. Darüber hinaus belegt die Studie einmal mehr, dass SD-Ärzte häufiger Generika verschreiben. «Auch die Wahrscheinlichkeit, dass eine besonders preisgünstige Alternative gewählt wird, ist bei SD-Patienten höher» [2]. Bei bestimmten Wirkstoffgruppen, namentlich Säureblockern, verab- reichen Ärzte mit eigener Praxisapotheke zudem ge- ringere Dosierungen als ihre Kolleginnen und Kolle- gen, die keine Medikamente abgeben.

Leicht höhere Behandlungskosten?

Die Untersuchung brachte allerdings auch zum Vor- schein, dass SD-Patienten im Mittel rund 8% höhere Ausgaben für ärztliche Leistungen aufweisen. Woran das liegen mag, kann die Studie nicht erklären. Denk- bar wären Dauerrezepte, die verschreibende Ärzte ver- abreichen, oder eine umfassendere Betreuung von SD-Patienten. Weitere Erklärungen könnten auch eine bessere Compliance oder eine spätere Überweisung in Spitäler sein. Die Vereinigung Ärzte mit Patientenapo- theke (APA) wird dieser Fragestellung eine verstärkte Aufmerksamkeit widmen. Zu beachten gilt zudem auch, dass die SD-Kantone in der Regel tiefere Tax-

punktwerte als die Nicht-SD-Kantone aufweisen. Folg- lich dürften sich leicht höhere ärztliche Leistungen so wieder ausgleichen.

Zufriedenheit und Qualität nicht beurteilt

Die Studie kann bedauerlicherweise keine Aussagen über die Qualität der medizinischen Behandlung oder die Zufriedenheit der Patienten machen – die Ergeb- nisse sind somit rein quantitativer Natur. Es darf aber angenommen werden, dass im Falle der ärztlichen Medikamentenabgabe eine bessere Compliance erzielt wird. SD-Ärzte verfügen nicht nur über eine umfas- sende Krankengeschichte ihrer Patientinnen und Pa- tienten, sondern sie kennen auch die möglichen Ori- ginalpräparate und Generika, deren Wirkungen und Nebenwirkungen sowie allfällige Interaktionen aus ihrer täglichen Arbeit. Letztlich wissen wir auch, dass die Patientinnen und Patienten es ausserordentlich schätzen, ihre Medikamente direkt in der Praxis zu erhalten. Das haben verschiedenste Umfragen immer wieder gezeigt.

Veröffentlichung verzögert?

Obwohl der Schlussbericht der Studie als Datum den 10. Februar 2014 trägt, veröffentlichte das BAG sie erst Ende Mai 2015. Es darf vermutet werden, dass das De- partement von Bundesrat Alain Berset die Publikation der Ergebnisse aus taktischen Gründen verzögerte – zumindest solange, bis die Eckwerte der Revision des Heilmittelgesetzes (HMG) in den beiden Räten be- schlossen waren. Denn die Verwaltung hatte sich wohl andere Ergebnisse erhofft, sie wollte die Selbstdispen- sation früher sogar einmal verbieten oder zumindest einschränken. In Erinnerung bleibt beispielsweise der mediale Auftritt von Bundesrat Couchepin, der die Selbstdispensation als den teureren Abgabekanal bezeichnete. Das Gegenteil ist der Fall, wie die Studie einmal mehr belegt. Wir danken dem BAG für die Erteilung des Studienauftrags. Eine zeitgerechtere Ver- öffentlichung wäre angesichts der HMG-Revision sicherlich wünschenswert gewesen. Die Resultate be- stätigen nun aber offiziell, was wir seitens der Ärzte- schaft immer schon kommuniziert haben.

1 Polynomics-Studie, Dr. Maria Trottmann et al., Auswirkungen der Medikamentenabgabe durch die Ärzteschaft (Selbstdispensation) auf den Arzneimittelkonsum und die Kosten zu Lasten der OKP, S. 58.

2 ebd., S. 58.

Die wichtigsten Resultate im Überblick

– Die Medikamentenausgaben sind bei SD-Patienten unter Berücksichtigung der LoA rund 13% niedriger. Exklusive LoA sind die Ausgaben immer noch ca. 6% tiefer.

– Die Wahrscheinlichkeit, dass günstigere Präparate (z.B.

Generika) zur Behandlung gewählt werden, ist bei SD-Ärz- ten höher.

– Die Ausgaben für ärztliche Leistungen sind bei SD-Patien- ten rund 8% höher. Die Patienten weisen scheinbar auch mehr Konsultationen auf.

Die Studie kann unter www.bag.admin.ch eingesehen werden.

Korrespondenz:

Dr. Sven Bradke Ärzte mit Patienten- apotheke (APA) Postfach 148 CH-9008 St. Gallen Tel. 071 246 51 40 www.patientenapotheke.ch

FMH Actuel 863

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Journée des délégués tarifaires du 6 mai 2015

Concerto – une interaction des forces en présence

Maximiliano Wepfer

Chef adjoint de la division Communication de la FMH

La Journée des délégués tarifaires du 6 mai 2015 a été placée sous le signe de la révi- sion globale du TARMED et particulièrement du projet Concerto, qui vise à poser les jalons juridiques, économiques, méthodologiques et entrepreneuriaux en vue de la négociation des conventions et contrats en lien avec la révision. Cette journée a également été l’occasion de rendre hommage au Dr Ernst Gähler, vice-président de la FMH récemment décédé.

La 12e Journée des délégués tarifaires du 6 mai 2015 s’est tenue pour la première fois sans Ernst Gähler. Le vice-président de la FMH, décédé subitement le 12 mars 2015, avait lancé cette manifestation aujourd’hui indis- sociable de son nom. Dans son exposé d’introduction, le Dr Jürg Schlup, président de la FMH, a souhaité rendre hommage au médecin de famille appenzellois devant les quelque 110 délégués tarifaires présents:

«Ernst laisse derrière lui un grand vide, pas seulement en raison de sa profonde connaissance des dossiers et de ses talents de négociateur, mais également et sur- tout en tant que collègue, homme et ami», a souligné J. Schlup. Le Dr Urs Stoffel, membre du Comité central de la FMH et responsable ad interim du département Tarifs et conventions pour la médecine ambulatoire en Suisse, a également tenu à remercier toute l’équipe du Dr Gähler pour son dévouement.

Dans son exposé, U. Stoffel a ensuite rappelé la néces- sité de normaliser la structure tarifaire TARMED révi- sée afin d’anticiper les attaques portant sur une aug- mentation des volumes. A cet effet, le projet Concerto se penche sur les conditions-cadres de la révision tari- faire en développant les bases et les arguments médi- caux, juridiques, politiques et économiques permet- tant de mettre en évidence les effets de la révision à travers un facteur de normalisation et de séparer clai- rement la structure du prix.

Concerto: un manuel de la structure tarifaire

Le projet Concerto lancé par Ernst Gähler doit pour ainsi dire servir de «manuel» de la révision tarifaire en formulant des bases, réponses et arguments clairs concernant les conditions-cadres et les règles de la ré- vision. Divisé en quatre sous-projets, le projet fait ap- pel à des experts renommés: le Prof. Ueli Kieser pour la partie juridique, le Dr Willy Oggier pour l’économie de la santé, le Dr Andreas Bührer pour la partie méthodo- logique et le Dr Alfred Angerer pour la partie écono- mique. Dans leurs exposés, tous les quatre ont donné aux délégués tarifaires présents un aperçu des travaux en cours.

Ueli Kieser, professeur titulaire de la chaire de droit de la santé et des assurances sociales de l’Université de St-Gall, a retracé dans son exposé le contexte juridique de la révision tarifaire à la lumière de la LAMal ac- tuelle. Compte tenu de la formulation de la loi («veillent à ce que les soins soient appropriés et leur qualité de haut niveau, tout en étant le plus avantageux pos- sible»), U. Kieser a relevé que la qualité avait une nette Le Dr Jürg Schlup, président de la FMH (à gauche), et le Dr Urs

Stoffel, membre du Comité central, ont rendu hommage au Dr Ernst Gähler, vice-président de la FMH récemment décédé.

FMH Questions tarifaires 864

(8)

priorité sur l’économicité, ce qui permet de relativiser clairement la question des coûts. De son côté, Willy Oggier, économiste de la santé renommé, s’est concen- tré sur les facteurs susceptibles d’impacter les coûts et qui, à ce titre, doivent être pris en compte lors des né- gociations. Il a notamment évoqué les différentes réali- tés du système de santé suisse, dont notamment l’évo- lution des différentes composantes démographiques ou encore les différences de densité des fournisseurs de prestations d’un canton à l’autre. Fort de ce constat, il met en garde contre une double couverture des coûts, qui équivaudrait à un budget global et qu’il faut à tout prix éviter. Pour y remédier, il propose de mettre l’accent sur la demande.

Andreas Bührer, le «père» des centres de confiance (TrustCenters), s’est penché sur la terminologie métho- dologique. Selon lui, la structure ne peut pas porter à elle seule la responsabilité de la hausse des coûts et de l’augmentation des volumes. En effet, le tarif et la LA- Mal ne sont que difficilement en mesure d’influer sur le nombre de prestations fournies, même si la règle de l’économicité est respectée. A. Bührer a clairement dé- montré que les modèles de coûts n’ont pas changé lors

de la révision du tarif et qu’il est donc impossible de ré- pondre à l’exigence de la neutralité des coûts confor- mément à l’art. 59c al. 1c de l’OAMal. Alfred Angerer, docent à l’Institut d’économie de la santé de Winter- thour (ZHAW), gère quant à lui le baromètre des coûts de la FMH consacré aux cabinets médicaux, qui consi- dère le cabinet médical comme un objet d’étude écono- mique et qui se fonde sur les données de l’étude perma- nente sur les coûts (RoKo) de la Caisse des médecins et des sociétés cantonales de médecine afin de mettre en évidence l’évolution des coûts dans le domaine ambu- latoire, et de définir un indice économique pertinent.

A. Angerer en a profité pour rappeler l’importance de la participation des cabinets médicaux à l’étude RoKo: ce n’est qu’avec leur collaboration qu’il sera possible de formuler des déclarations représentatives sur l’évolu- tion des coûts à long terme.

Séances parallèles de l’après-midi

Après la pause de midi, les participants ont eu la possi- bilité d’assister à l’une des différentes séances paral- lèles proposées. La première séance a porté sur «Les bases du système tarifaire TARMED» et a permis aux délégués tarifaires de se familiariser avec le TARMED ainsi qu’avec ses bases légales, contractuelles et tech- niques, sous la houlette de Thomas Kessler et de Susanne Christen de la division Tarifs et conventions pour la médecine ambulatoire en Suisse.

Durant la deuxième séance, Philip Moline de NewIndex SA a abordé la collecte des données des médecins et ses possibilités d’analyse. Au fil des années, la collecte des données du corps médical a régulièrement démontré son importance. Pour simplifier l’accès à ces données aux sociétés médicales, NewIndex SA a développé un tableau de bord nommé «NAKO-Cockpit», lequel re- prend les principales évolutions des coûts de chaque société dans le cadre d’un rapport. Les banques de don- nées de la NAKO (Service national de consolidation) et Les quelque 110 délégués tarifaires ont découvert un aperçu de la révision globale du

TARMED et du projet Concerto.

Le Prof. Ueli Kieser de l’Université de Saint-Gall présente le contexte juridique de la révision globale du TARMED.

Le Dr Willy Oggier, économiste de la santé, met l’accent sur l’importance de la demande en matière de santé.

FMH Questions tarifaires 865

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d’OBELISC (Objective Evaluation and Leadership In Scientific Health Data Collection) permettent en effet de procéder à des analyses approfondies utiles notam- ment en vue de la révision tarifaire et des négociations, mais également pour les questions relatives aux cri- tères EAE et la recherche sur les soins.

Enfin, la troisième séance parallèle, animée par Andreas Weissenburger et Karl Bachofen de la division Tarifs et conventions pour la médecine ambulatoire en Suisse, a porté sur la tarification des minutes en points tari- faires.

La révision tarifaire entre dans la dernière ligne droite

Un autre point important à l’ordre du jour de cette Journée des délégués tarifaires a porté sur plusieurs thèmes d’actualité concernant la révision globale du TARMED, présentés par Urs Stoffel et Kerstin Schutz, cheffe suppléante de la division Tarifs et conventions pour la médecine ambulatoire en Suisse:

– La question des valeurs intrinsèques quantitatives n’est pas encore réglée; une solution susceptible d’être acceptée par tous doit encore être trouvée.

Correspondance:

Maximiliano Wepfer FMH

Elfenstrasse 18 CH-3000 Berne 15 Tél. 031 359 11 11 maximiliano.wepfer[at]

fmh.ch

– Les critères de tarification des prestations à l’acte et/

ou au temps utilisés par les partenaires de la révi- sion, qui diffèrent selon que le minutage est fixe (prestation à l’acte) ou variable.

– La simplification de la structure tarifaire est un ob- jectif déclaré et sera également exigé de la part de l’OFSP. Selon K. Schutz, il est essentiel que toutes les prestations médicales continuent d’être prises en compte dans le TARMED, ce qui doit être fait le plus simplement possible, mais également de manière aussi différenciée que possible.

– Enfin, les orateurs ont présenté la procédure de consultation interne à la FMH concernant le TAR- MED 2.0. Dans ce contexte, toutes les sociétés de dis- cipline ont la possibilité de prendre position sur l’ensemble des résultats des différentes équipes spé- cialisées et sur les chapitres révisés.

Les travaux des équipes spécialisées devraient si pos- sible être terminés d’ici fin septembre 2015. Alors que certaines sociétés de discipline ont pratiquement ter- miné de réviser leurs chapitres, d’autres viennent d’en- tamer leurs travaux. Urs Stoffel a pleinement conscience de ce défi majeur: «Le calendrier est particulièrement ambitieux. Comme pour la construction d’un immeuble, les problèmes n’apparaissent qu’à la fin et requièrent une grande coordination de la part de tous les interve- nants.» Mais c’est également l’occasion de renforcer les liens entre les partenaires: «Pour garantir le succès de la révision, il est nécessaire que tous les musiciens œuvrent ensemble en totale harmonie et que personne ne tente de jouer en soliste», a expliqué U. Stoffel en référence au projet «Concerto».

S’il reste beaucoup à faire, il ne faudra pas non plus sous-estimer les négociations des conventions, essen- tielles pour que la structure révisée puisse être appli- quée au quotidien. Le succès du projet de révision glo- bale de la structure tarifaire TARMED dépendra donc de l’attention qui sera accordée au dicton de notre re- gretté vice-président Ernst Gähler, «Ensemble, ça va mieux et le secret du succès, c’est la persévérance»:

«Mitenand goht’s besser ond nöd logg loh gwönnt»

Le département Tarifs et conventions pour la médecine ambulatoire en Suisse tient à remercier tous les ora- teurs et tous les participants à la Journée des délégués tarifaires pour leur importante contribution. De plus amples informations ainsi que toutes les présentations de la Journée sont disponibles sur le site internet de la FMH.

Le Dr Andreas Bührer présente quant à lui la terminologie méthodologique de la révision, dont la différence entre modèle tarifaire et structure tarifaire.

Le Dr Alfred Angerer de l’Institut d’économie de la santé de Winterthour a développé un indice économique fiable pour le baromètre des coûts des cabinets médicaux de la FMH.

Réservez dès à présent la date de la prochaine Journée des délégués tarifaires:

Mercredi, 4 novembre 2015, Hôtel Ador, Berne

FMH Questions tarifaires 866

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Todesfälle / Décès / Decessi Conrad Bodmer (1936), † 10.5.2015, Spécialiste en pédiatrie, 1208 Genève Rudolf Schweizer (1941), † 22.4.2015, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 4132 Muttenz

Rezan Gabay (1929), † 16.5.2015,

Spécialiste en médecine physique et réadap- tation et Spécialiste en rhumatologie, 1224 Chêne-Bougeries

Pierre Kaiser (1946), † 7.3.2015,

Spécialiste en médecine interne générale, 1515 Villars-le-Comte

Regula Diethelm (1923), † 11.5.2015,

Fachärztin für Kinder- und Jugendpsychiatrie und -psychotherapie und Fachärztin für Psychiatrie und Psychotherapie, 8032 Zürich Elisabeth Moser (1925), † 19.3.2015,

Fachärztin für Gynäkologie und Geburts- hilfe, 4001 Basel

Praxiseröffnung /

Nouveaux cabinets médicaux / Nuovi studi medici

LU

Andrea Bösch-Willi,

Fachärztin für Allgemeine Innere Medizin, Stationsstrasse 14,6023 Rothenburg Aargauischer Ärzteverband

Zur Aufnahme in den Aargauischen Ärzte- verband haben sich angemeldet:

als ordentlich praktizierende Mitglieder:

Zamire Begolli, Fachärztin für Psychiatrie und Psychotherapie, 4600 Olten, Praxiseröff- nung in Praxisgemeinschaft in Aarau seit 26. März 2015

Carsten Helfrich, Facharzt für Orthopädische Chirurgie und Traumatologie des Bewe- gungsapparates, 4410 Liestal, Praxiseröff- nung in Praxisgemeinschaft in Rheinfelden seit 6. Januar 2015

Robert Kilger, Facharzt für Orthopädische Chirurgie und Traumatologie des Bewe- gungsapparates, 4125 Riehen, Praxiseröff- nung in Praxisgemeinschaft in Rheinfelden seit 1. April 2015

Denise Martin, Fachärztin für Allgemeine Innere Medizin, D-79312 Emmendingen, angestellt in Praxisgemeinschaft in Gipf- Oberfrick per 1. Juli 2015

Mihai Raileanu, 4800 Zofingen, angestellt in Praxisgemeinschaft in Zofingen seit 27. April 2015

Andreas Schulte-Roth, Facharzt für Orthopä- dische Chirurgie und Traumatologie des Bewegungsapparates, D-44388 Dortmund, Praxiseröffnung in Praxisgemeinschaft in Aarau seit 1. Mai 2015

Martin Schlegel, Facharzt für Otorhinolaryn- gologie, FMH, 8964 Rudolfstetten, Praxis- eröffnung in Rudolfstetten per 1. März 2016

Jacques Schneider, Facharzt für Radiologie, spez. Diagnostische Neuroradiologie und spez.

Pädiatrische Radiologie, FMH, 4053 Basel, Praxiseröffnung in Praxisgemeinschaft in Aarau per 1. August 2015

als Chef- und Leitender Arzt:

Nicolas Diehm, Facharzt für Angiologie, 5012 Schönenwerd, Leitender Arzt im Kan- tons spital Aarau in Aarau seit 15. März 2014 als Assistenz- und Oberarztmitglied:

Silke Biethahn, Fachärztin für Neurologie, 5722 Gränichen, Oberärztin im Kantonsspital Aarau in Aarau seit 1. April 2009

Diese Kandidaturen werden in Anwendung von Art. 5 der Statuten des Aargauischen Ärzteverbandes veröffentlicht. Einsprachen müssen innert 14 Tagen seit der Bekannt- machung schriftlich und begründet der Geschäftsleitung des Aargauischen Ärzte- verbandes eingereicht werden. Nach Ablauf der Einsprachefrist entscheidet die Ge- schäftsleitung über Gesuch und allfällige Einsprachen.

Ärztegesellschaft des Kantons Bern Ärztlicher Bezirksverein Bern Regio Zur Aufnahme als ordentliches Mitglied hat sich angemeldet:

Isabel Morales, Fachärztin für Allgemeine In- nere Medizin, FMH, Sanacare Gruppenpraxis, Bubenbergplatz 10, 3011 Bern

Einsprachen gegen dieses Vorhaben müssen innerhalb 14 Tagen seit der Veröffentlichung schriftlich und begründet beim Präsidenten des Ärztlichen Bezirksvereins Bern Regio eingereicht werden.

Nach Ablauf der Frist entscheidet der Vorstand über die Aufnahme der Gesuche und über die allfälligen Einsprachen.

FMH Nouvelles du corps médical 867

Nouvelles du corps médical

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Ärztegesellschaft des Kantons Luzern Zur Aufnahme in unsere Gesellschaft Sektion Stadt hat sich gemeldet:

Stephan Bohlhalter, Facharzt für Neurologie, FMH, Zentrum für Neurologie und Neuro- rehabilitation, Luzerner Kantonsspital, 6000 Luzern 16

Einsprachen sind innert 20 Tagen nach der Publikation schriftlich und begründet zu richten an: Ärztegesellschaft des Kantons Luzern, Schwanenplatz 7, 6004 Luzern

Gesellschaft der Ärztinnen und Ärzte des Kantons Solothurn

Zur Aufnahme als ordentliche Mitglieder per 21.5.2015 haben sich angemeldet:

Patrick Dubach, Facharzt Oto-Rhino- Laryngologie, FMH, Bürgerspital Solothurn, Schöngrünstr. 42, 4500 Solothurn

Claudia Engesser Bähler, Fachärztin Allge- meine Innere Medizin, FMH, Medizentrum Messen AG, Hauptstr. 16, 3254 Messen Jan Novak, Facharzt FMH Kardiologie und All- gemeine Innere Medizin, Bürgerspital Solo- thurn, Schöngrünstr. 42, 4500 Solothurn Einsprachen gegen diese Aufnahmen sind mit Begründung innert 10 Tagen seit Publikation beim Co-Präsidenten der Gesellschaft der Ärztinnen und Ärzte des Kantons Solothurn einzureichen.

Ärzte-Gesellschaft des Kantons Zug Zur Aufnahme in die Ärzte-Gesellschaft des Kantons Zug als ordentliches Mitglied hat sich angemeldet:

Daniela Kiepke, Fachärztin für Allgemein- medizin, Praxis Dr. W. Meier,

Blickensdorferstras se 2, 6313 Steinhausen Einsprachen gegen diese Kandidatur müssen innerhalb 14 Tagen seit dieser Veröffentli- chung schriftlich und begründet beim Sekretariat der Ärzte-Gesellschaft des Kantons Zug eingereicht werden. Nach Ablauf der Einsprachefrist entscheidet der Vorstand über Gesuch und allfällige Einsprachen.

FMH Nouvelles du corps médical 868

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Interview mit Franziska Zogg zur 17. KHM-Fortbildungstagung

Ordnung ins Chaos bringen

Interview: Bruno Kesseli

Dr. med. et lic. phil., Chefredaktor

Mit «Ordnung und Chaos» wurde für die 17. Auflage des KHM-Kongresses einmal mehr ein originelles Motto gefunden. Wie kommen die Tagungsthemen zustande?

Ausschlaggebend ist der übergeordnete Zyklus «Gegen- sätze». So waren frühere Tagungsthemen unter ande- rem «gut und böse», «jung und alt» oder «feucht und

trocken». Wir lassen unseren Assoziationen im Komitee freien Lauf und entscheiden uns jeweils für das Thema, das uns selbst am meisten fasziniert. «Ordnung und Chaos» bietet ein breites Spektrum von ganz unter- schiedlichen Fragestellungen und war deshalb diesmal unbestrittener Favorit.

Die Hauptreferate sind in diesem Jahr den Themen Psychose, Immunsystem, Kommunikation und Hormone gewidmet. Nach welchen Kriterien wurden diese Gebiete ausgewählt?

Sie beinhalten selbst oft Chaos oder sind schlecht über- schaubar und verlangen besonders nach Ordnung – zumindest im Kopf der behandelnden Ärzte.

Der Praxisbezug wird am KHM-Kongress gross- geschrieben. Wie gewährleisten Sie ihn?

Alle unsere Referate und Seminare werden von zwei Personen gemeinsam gehalten respektive geleitet: von einer Fachexpertin zusammen mit einer Kinder- oder

Hausärztin aus der Praxis. Damit können wir aktuelles Fachwissen bieten, das für die tägliche Praxis relevant ist.

Auf reges Interesse stösst jeweils der standespolitische Roundtable. Was darf das Publikum diesmal erwarten?

Auch hier liessen wir uns vom «Chaos» und dem Wunsch nach Ordnung leiten: Social media und Inter- net haben unterschiedliche Auswirkungen auf die Arzt- Patienten-Beziehung und sind in ihrer Entwicklung nicht einfach überblickbar. Ich bin gespannt, welche Dimensionen uns die Experten aufzeigen können und hoffe, dass viele interessante und kritische Anregun- gen auch aus dem Publikum kommen.

Zur Person

Franziska Zogg ist Fachärztin für Allgemeine Innere Medizin und als Hausärztin in Zug tätig. Seit vielen Jahren ist sie in der Standespolitik aktiv, aktuell unter anderem als Vorstandsmit- glied der Schweizerischen Gesellschaft für Allgemeinmedizin SGAM und Vizepräsidentin der Ärztegesellschaft des Kantons Zug. An der diesjährigen Fortbildungs tagung des KHM präsi- diert sie das Organisationskomitee.

Auch die Tagungspräsidentin gewährleistet den Praxisbezug:

Franziska Zogg ist als Hausärztin tätig.

«Ich hoffe, dass viele interessante und kritische Anregungen auch aus dem Publikum kommen.»

«Damit können wir aktuelles Fachwissen bieten, das für die tägliche Praxis relevant ist.»

Gegensätze ziehen sich an der Fortbildungstagung des Kollegiums für Hausarztme- dizin (KHM) seit Jahren an und bilden als Kongressthemen spannungsvolle Paare.

Dies ist auch bei der 17. Auflage nicht anders, die am 25./26. Juni einmal mehr in Luzern stattfindet und unter dem Motto «Ordnung & Chaos» steht. Im Interview äussert sich Franziska Zogg, Präsidentin des Tagungskomitees, zu den Charakte- ristika des Kongresses.

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS KHM-Kongress 869

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Am Kongress findet traditionellerweise die General- versammlung von «Hausärzte Schweiz» statt.

Trügt der Eindruck, dass das Interesse der Mitglieder an diesem Anlass in den letzten Jahren nachgelassen hat? Ist der Verband ein Opfer seines eigenen Erfolgs?

Die Beteiligung an der GV von Hausärzte Schweiz ist konstant niedrig – aber wohl eher Ausdruck der anders- artigen Organisation: Die richtungsweisenden Ent- scheide für den Verband finden an der Delegierten- versammlung und nicht an der GV statt. Dort wird in erster Linie einfach informiert.

Der KHM-Kongress erfreut sich seit Jahren grosser Beliebtheit bei den Hausärztinnen und -ärzten.

Was ist sein Erfolgsgeheimnis?

Wahrscheinlich alles zusammen: die spannenden und praxisrelevanten Themen und eine ansprechende Aus- stellung in den schönen Räumen des KKL in Luzern.

Und nicht zu vergessen die gute Gelegenheit, sich mit Kollegen und Kolleginnen aus der Praxis auszutau- schen.

Wenn Sie das Kongresskonzept kritisch anschauen:

Wo sehen Sie Schwachpunkte oder Verbesserungs- potential?

Wir wollen ganz einfach attraktiv bleiben. Das bedeu- tet, das Konzept und die Wahl der Themen und Refe- rentinnen dauernd zu überdenken. Dabei sind uns die Rückmeldungen der Teilnehmer zum Kongress eine grosse Hilfe.

Die Fusion von SGAM und SGIM zur SGAIM steht bevor.

Wird sie sich auf den KHM-Kongress auswirken?

Die Neugründung der SGAIM hat keinen Einfluss auf den KHM-Kongress. Die Schweizerische Gesellschaft für Pädiatrie ist der dritte wichtige Partner in der KHM- Stiftung und wird dies auch nach der Fusion bleiben.

Sie ist mit dem Modul Pädiatrie übrigens auch immer präsent am Kongress.

Zum Schluss: Welche Veranstaltung an diesem Kongress sollte man auf keinen Fall verpassen?

Das Intermezzo sorpresa – wir können uns hingeben und müssen dabei nicht einmal auf eine andere inter- essante Fortbildung verzichten.

«Wir wollen ganz einfach attraktiv bleiben.

Das bedeutet, das Konzept und die Wahl der Themen und Referentinnen dauernd zu überdenken.»

Mehr zum diesjährigen KHM-Kongress unter www.khm-kongress.ch/

khm2015

bkesseli[at]emh.ch

Volle Säle: Der KHM-Kongress erfreut sich seit Jahren grosser Beliebtheit.

Franziska Zogg mit Professor Peter Tschudi, der 2014 als «KHM-Kopf des Jahres» ausgezeichnet wurde.

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS KHM-Kongress 870

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Diagnostic préimplantatoire:

un réel progrès?

La communauté médicale semble presque un- anime pour dire que le DPI est une bonne chose: il donne la possibilité de sélectionner les embryons fécondés in vitro afin de n’implanter dans l’utérus que ceux qui sont sains et éviter ainsi la naissance d’enfants malades. On élimine alors une souffrance et une charge supplémentaires qui incomberai- ent aux familles et à la société accueillant un être humain malade ou handicapé. Cepen- dant, cet argument pragmatique omet une dimension fondamentale: le respect de la dignité de l’embryon. Cela peut faire sourire, mais en y réfléchissant honnêtement, sans parti pris, peut-on affirmer que la vie humaine ne débute réellement qu’à partir du moment où elle s’intègre dans un environnement favo- rable (pas de maladie génétique, parents dési- rant la grossesse, avenir financier garanti etc.)? Quand commençons-nous à exister en tant qu’individu unique? N’est-ce pas au moment de la conception, c’est-à-dire au moment de la pénétration d’un spermato zoïde dans l’ovocyte? N’est-ce pas à ce moment-là que débute une nouvelle vie humaine avec toutes ses potentialités? Et en tant que telle, en tant qu’elle EST, cette nouvelle vie n’exige- t-elle pas tout le respect et la protection dus à tout être humain, quels que soient son âge, sa taille (microscopique ou non), son sexe, son handicap? Il n’y a pas si longtemps, on avait pris le parti de définir quelles étaient les personnes qui étaient dignes de vivre et celles qu’il convenait d’éliminer: n’est-on pas en train de reproduire la même erreur tragique car inhumaine, c’est-à-dire irrespectueuse de la dignité inaliénable de tout être humain, quels que soient ses qualités et ses défauts?

Dr Pascale Della Santa, Genève

Was ist menschengerechte Ausge­

staltung der Reproduktionsmedizin?

Die Diskussion zu PID kann aufgrund der bis- herigen Akzeptanz der Reproduktionsmedi- zin zur Erfüllung des Kinderwunsches, resp.

Wahrung der Würde kinderloser Eltern nicht einfach nur mit Ja oder Nein beantwor- tet werden. Zu Recht steht sie deshalb vor einer grossen Herausforderung gegenüber den grundlegenden Fragen nach menschen- gerechter Ausgestaltung dieser hinsichtlich ethischer und eugenischer Bedenken, wie sie z.B. von Markus Zimmermann, Theologische Ethik Universität Freiburg, nachdenklich

stimmend geäussert und vom Bundesrat lei- der missachtet werden [1, 2].

So sehen wir uns bei der Entstehung und Beendigung menschlichen Lebens mit meh- reren eugenischen, kostenabhängigen und im wirtschaftlichen Interesse der Gesundheits- industrie entsprechend gehandhabten Risi- ken und Lösungen konfrontiert: PID, PND und Fristenlösung am Lebensanfang sowie Ster- behilfe am Lebensende. Dabei ist die 2014 anerkannte Sterbehilfe bei schwerkranken Kindern in Belgien, welche allesamt Palliativ- medizin bevorzugten, wenn deren Meinung gefragt wurde, leider bereits wieder aus unse- rem Bewusstsein entschwunden. Eine von der Gesellschaft so schleichend akzeptierte sehr einfache eugenische Lösung pekuniären Hin- tergrundes.

Auch PID steht unter dem Verdacht der geziel- ten Förderung der wirtschaftlichen Interes- sen der Schweizer Gesundheitsindustrie, sind es doch gerade die zahlungskräftigen Privat- patienten, die sich ansonsten im Ausland behandeln lassen. Warum eine Ausweitung auf alle IVF-Behandlungen im aktuell revi- dierten Fortpflanzungsmedizingesetz FMedG?

Es würde wohl einen herben Verlust für die Universitätszentren zur Förderung deren eige- nen Wirtschaftlichkeit über Mengenauswei- tung im harten Spital- und Kostenwettbewerb unseres Gesundheitswesens ohne jeg liche transparente Kontrolle, Nachweis und Förde- rung der medizinischen Qualität bedeuten.

Zudem verhindert das aktuelle FMedG die diesbezügliche Förderung und Attraktivität des Forschungsstandortes Schweiz.

Aufgrund der bisherigen gesellschaftlich akzep- tierten Wahrung der Würde kinderloser und werdender Eltern kann auch PID zur Abklä- rung unnötigen Leidens bei schweren Erb- krankheiten nicht generell abgelehnt werden, da es sich zum Zeitpunkt der Untersuchung noch nicht um personales menschliches Leben, resp. einem zwingend schützenswerten Em- bryo/Menschen mit persönlichem Charakter (entwickeltes, ausgereiftes ZNS, Gehirn) han- delt. Deshalb ist der Änderung des Verfas- sungsartikels am 14. Juni 2015 zuzustimmen.

Zum Schutze der schleichend zunehmenden Eugenik gegenüber behindertem und wirt- schaftlich oftmals als wertlos betrachtetem Leben muss als Patientenschützer im An- schluss daran jedoch das Referendum der Geg- ner von PID befürwortet werden, um die zur- zeit verhinderte, jedoch dringend benötigte in der Öffentlichkeit transparent geführte Diskussion zur Ausgestaltung menschen- gerechter Reproduktionsmedizin zur Wah- rung der individuellen Würde menschlichen

Lebens mit entsprechender Revision des aktu- ellen FMedG nicht einfach zu Gunsten der wirtschaftlichen Interessen der Gesundheits- industrie zu opfern.

Mit der Aufnahme des Begriffs «medizini- scher Notwendigkeit» im Verfassungsartikel ist im Anschluss daran zudem eine obligate, absolut transparente Qualitätskontrolle zu etablieren. Diese muss ermöglichen, dass z.B.

die Erfolgsraten der einzelnen IVF-Zentren nach medizinischen Qualitätskriterien ver- gleichbar veröffentlicht und nicht mehr im wirtschaftlichen Interesse dieser für Alle er- sichtlich verheimlicht werden können. Dies würde zusätzlich eines der grössten Mankos im schweizerischen Gesundheitswesen, der fehlenden Qualitätskontrolle zur Vermeidung kos tenineffizienter Unter- als auch Über- behandlung, entgegenwirken resp. der För- derung der individuellen Indikations- und Behandlungsqualität dienen.

Dr. med. vet. Andreas Keusch, Pfäffikon

1 Zimmermann M. Präimplantationsdiagnostik.

Plädoyer für eine Denkpause. NZZ vom 18.5.2015.

2 Abstimmungs-Arena: Fortpflanzungsmedizin. SRF:

15.5.2015.

Nein zur PID aus ethisch­religiösen Gründen

Zum «Zu guter Letzt»: «Ernsthaftigkeit der Überlegungen von Paaren nicht unterschätzen» [1]

Der Artikel von Herrn Kollege Jean Martin muss wohl als ein Ja zur PID an der Volks- abstimmung vom kommenden 14. Juni auf- gefasst werden. Die Ausführungen sind in ihrer Gesamtheit schwammig und die Argu- mentationen in den einzelnen Punkten zum grossen Teil unlogisch oder geradezu falsch.

Der Autor betont, dass die Option eines Schwangerschaftsabbruchs bis zur 12. SSW alleine vom Entscheid der Frau abhänge und dass das Volk im Jahr 2002 das so gewollt habe. Das Volk hat damals lediglich zur Straf- freiheit eines Schwangerschaftsabbruchs in den ersten drei Monaten ja gesagt und nicht zur Liquidation des Fötus an sich. Es besteht also keinerlei Verpflichtung, aus Gründen der Kon- sequenz auch bei der Abstimmung vom 14. Juni Ja sagen zu müssen, wie das im Artikel insinuiert wird.

Geradezu grotesk werden Argumentation und Vergleiche beim Thema Familienpla- nung: Hier wird ausgeführt, dass mit einer Beschränkung der Kinderzahl, beispiels- weise auf fünf (Grossfamilie), das Leben von

COURRIER [email protected] 871

Courrier au BMS

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15 weiteren möglichen Kindern verhindert werde, da eine Frau biologisch auch zwanzig haben könne. Es folgt die Feststellung, dass schon heute die Entscheidung darüber, «wer lebt und wer stirbt», innerhalb der Familien getroffen werde usw. usw. … Wenn man schon die Biologie bemühen will, so ist fest- zustellen, dass nur eine lebende Kreatur sterben kann. Wo sind die vielen Kinder, die bei der Familienplanung zum Sterben bestimmt wurden?

Und nun zum Schluss: Das letzte «Zu guter Letzt» in der letzten von mir gelesenen Ärztezeitung war gar nicht so gut. Für mich persönlich ist dies aber irrelevant, da ich am 14. Juni zur PID zu guter Letzt ohnehin letztendlich NEIN sagen werde, und das erst noch aus ethisch-religiösen Gründen.

Dr. med. Jörg Nef, Flawil

1 Martin J. Ernsthaftigkeit der Überlegungen von Paaren nicht unterschätzen. Schweiz Ärztezeitung.

2015;96(19):712.

Daten als Hauptinteresse?

Am 14.6.2015 stimmen wir darüber ab, ob mehr Embryonen hergestellt werden dürfen, als einer Frau unmittelbar eingepflanzt wer- den können. Eine Verfassungsänderung für einige wohlhabende Familien mit Erbkrank- heiten? Wohl kaum, sonst wäre zum Beispiel im zugehörigen Ausführungsgesetz nicht bereits ein Chromosomen-Screening für alle Paare vorgesehen. «Der Bundesrat hatte zwar ursprünglich einen durchaus pragmatischen, vernünftigen Ansatz gewählt, brach dann aber unter dem Druck der verschiedenen auch wirtschaftlich interessierten Kreise ein», erklärte NR Ch. Lohr im St. Galler Tagblatt.

Unter diesem Druck stehen wohl auch Radio, Fernsehen und die «freie» Presse: Es ist doch auffällig, dass bei der plötzlich aufgeflamm- ten «Ethik-Diskussion» die zwei grossen Lan- deskirchen bisher nicht zu Wort kamen, hin- gegen der umstrittene Philosoph P. Singer ins Land gerufen und in verbreiteten Medien inter viewt wurde. P. Singer propagiert Bill Gates’ Forschungsprogramm «Die grossen Herausforderungen der globalen Gesund- heit», seit die beiden am WEF 2003 bei der Lancierung dieses Programms zusammen- trafen. Auch «Big Pharma» ist mit dabei. Beim Chromosomen-Screening werden persön- liche Gen-Daten gewonnen. Sind vielleicht gewissen Kreisen diese Daten sogar wichtiger als die Zulassung der PID in der Schweiz?

Dr. med. Thomas Lippmann, Uetliburg Un SI alla modifica costituzionale per

permettere la diagnosi preimpianto In fondo la questione se votare SI o NO può es- sere ridotta a una semplice domanda: «È giusto permettere che in Svizzera la medicina aiuti le coppie con malattie ereditarie ad avere figli che non ne siano affetti, e le coppie sterili ad avere più chance di dare alla luce un figlio, il tutto a loro spese?» A mio giudizio si! È giusto.

Il tema solleva quesiti etici e morali: la paura dell’eugenetica del periodo nazista è ancora viva in molti di noi. Ma accettare questa mo- difica della Costituzione significa compiere un piccolo passo per allentare un divieto assoluto di una tecnologia medica, che da oltre vent’

anni aiuta molte coppie in tutto il mondo.

In Svizzera nascono ogni anno circa 80 000 bambini, il 2,5% dei quali (2000) con l’aiuto della medicina della procreazione. In base alla legge attuale, voluta circa vent’anni fa da po- polo e Cantoni, la fecondazione in provetta può essere effettuata, ma può produrre al massimo 3 embrioni, che devono essere tras- feriti nell’utero della donna. Questa regola ri- gida solleva problemi, poiché non permette di congelare embrioni. Dunque questi devono

essere trasferiti tutti nell’utero, per aumen- tare le chance di gravidanza. Ciò provoca fre- quenti gravidanze plurigemellari con rischi per la salute dei bebè e delle mamme. Oggi la medicina ritiene più prudente trasferire un embrione per volta e congelare gli altri, per usarli successivamente se necessario. Inoltre se una coppia è portatrice di gravi malattie ereditarie come la fibrosi cistica o la distrofia muscolare, oggi in Svizzera – diversamente dai Paesi adiacenti – non è possibile saperlo analizzando gli embrioni, perché tutti gli em- brioni devono essere trasferiti. Una coppia potrà solo scoprirlo dopo alcune settimane di gravidanza, quando la donna si sottoporrà alla diagnosi prenatale del feto. In caso di ano- malie genetiche, la donna potrà allora inter- rompere la gravidanza. È una situazione dav- vero un po’ assurda: perché deve poter decidere alla dodicesima settimana di gravi- danza e non invece già prima di iniziarla?

Sono questi due problemi che si vorrebbe ri- solvere con la modifica in votazione.

I contrari evocano lo spettro di una deriva e temono che la diagnostica preimpianto sia poi utilizzata per creare bambini con partico- lari caratteristiche sia di sesso (maschio o femmina) sia estetiche (colore degli occhi e dei capelli): i cosiddetti «bebè su misura». Op- pure che si selezionino embrioni con caratte- ristiche immunologiche adeguate per curare un fratellino o una sorellina affetti da grave malattia, grazie al trapianto di cellule stami- nali immunocompatibili: i cosiddetti «bebè salvatori». È una deriva che preoccupa. Ma la Costituzione è chiara: l’art. 119 lettera c conti- nuerà a recitare «le tecniche di procreazione assistita NON possono essere applicate […] per preformare determinati caratteri del nasci- turo o ai fini di ricerca». Il problema quindi nemmeno si pone! I contrari temono anche che la pressione sociale per selezionare bebè sani indebolirebbe la solidarietà sociale verso i portatori di handicap. Ma se così fosse, lo vedremmo già oggi: con la diagnosi prenatale e l’interruzione della gravidanza i genitori possono evitare già oggi la nascita di bebè con handicap. Ricordo poi che il 90% degli handi- cap è acquisito nel corso della vita e non è ge- netico. Quale presidente dell’associazione mantello degli istituti sociali svizzeri (CURA- VIVA Svizzera) difendo una società in cui il portatore di handicap e l’anziano debilitato siano integrati nel miglior modo possibile nella società.

Un SI nell’urna permetterebbe anche alla me- dicina in Svizzera di aiutare le coppie sterili e le coppie portatrici di gravi malattie geneti- che. In caso di NO tutto resterebbe come oggi e costringeremmo tali coppie a espatriare, con le sofferenze e i costi che ciò significa. Sono convinto che sia eticamente corretto alleviare le sofferenze di queste coppie, permettendo

Engagement für die Prävention:

Warum das Schweigen?

Rainer Kaelin verdient unseren Dank dafür, dass er die unbefriedigende politische Lage der Prävention in der Schweiz zur Diskussion stellt, auf die mächtige Stellung einer mit der Tabakindustrie verbundenen Wirtschafts- lobby hinweist und von den Gesundheits- organisationen und der Ärzteschaft ein akti- veres Engagement fordert [1]. Sein Bedauern kann geteilt werden, dass unsere Organisatio- nen seinerzeit im Kampf für ein Ja zur «Pas- sivrauchinitiative» der Lungenliga mit mehr Engagement hätten auftreten können.

Als damaliges Vorstandsmitglied einer der angesprochenen Organisationen möchte ich die Diskussion jedoch einen Schritt weiter führen. Tatsächlich sollte von Organisationen und Personen im Gesundheitswesen erwartet werden können, dass sie sich aktiv an einem loro di scegliere entro le regole svizzere che restano comunque restrittive. Ecco perché voterò SI!

Ignazio Cassis, medico e Consigliere nazionale PLR

Lettres de lecteurs

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klar gesundheitsrelevanten Abstimmungs- kampf beteiligen. Dass man sich engagiert, kann jedoch nicht gefordert werden, sondern muss sorgfältig aufgebaut werden. Denn Enga- gement erfordert persönliche Identifizierung mit dem Anliegen, und diese kann man nie- mandem aufzwingen.

Als das Parlament 2008 das unbefriedigende, aber doch einen Fortschritt darstellende und von der Bevölkerung als Erfolg der Prävention empfundene Bundesgesetz über das Passiv- rauchen genehmigt hatte, befand sich die Prä- vention in der öffentlichen Meinung in einem Hoch, und wir bereiteten uns innerlich darauf vor, von dieser Erfolgswelle zu profitieren und den politischen Kampf im Sinne der inter - na tionalen Rahmenkonvention zur Tabak- kontrolle auf die primäre Tabakprävention zu erweitern. In der Arbeitsgemeinschaft Tabak prävention (AT) bestand der Rahmen, um unter den interessierten Organisationen gemeinsam die Prioritäten abzuwägen, zu entscheiden und langfristig zu planen, doch dieser Prozess wurde durch den Entscheid der Lungenliga Schweiz verunmöglicht, diese Volksinitiative im Alleingang zu starten. So mussten sich die von Herrn Kaelin als Schwei- ger angeprangerten Organisationen und Per- sonen einer Anstrengung anschliessen, die sie gar nicht gemeinsam geplant hatten.

Ich hatte schon im Zusammenhang mit den zwei gescheiterten Initiativen für ein Werbeverbot für Tabakwaren – der Junggut- templerinitiative der Siebzigerjahre und der Zwillingsinitiative der Neunzigerjahre – Ge- legenheit gehabt, trotz ihrer Schwächen (z.B.

Rekrutierung der Weinliebhaber und -Produ- zenten als Gegner eines kombinierten Werbe- verbots für Tabak und Alkohol) quasi auf den schon fahrenden Zug aufspringen zu müssen, und hatte mir vorgenommen, ähnliche Situa- tionen in Zukunft zu vermeiden. Wie kann ein echtes Engagement im Kampf für eine Initia- tive erwartet werden, die man nicht als priori- tär eingestuft hat, an deren Formulierung man nicht teilnehmen konnte, und über wel- che das Koordinationsorgan erst nach gefass- tem Entscheid um seine Meinung gefragt wird?

Hoffentlich werden nun aus dieser Erfahrung die sich anbietenden Lehren gezogen. Es ist zu hoffen, dass das bald vor das Parlament kom- mende Tabakproduktegesetz so gestaltet sein wird, dass es der Schweiz (als 181. Staat!) die Ratifizierung und Durchsetzung der Tabak- Rahmenkonvention erlauben wird. Aber für den Fall, dass dieses Ziel nicht erreicht wird, sollte intensiv damit begonnen werden, eine grosse Koalition aufzubauen, die einen Vor- stoss in diese Richtung gemeinsam vorbe- reiten, beschliessen und durchsetzen kann.

Präventionsfeindlichen Koalitionen zwischen Tabakfabrikanten, Gastronomen und Gewer-

beverbänden begegnet man jedoch nicht iso- liert aus der Ecke des Gesundheitswesens, denn auch führende Organisationen und Per- sönlichkeiten etwa des Erziehungswesens, des Sports und des Konsumentenschutzes sowie Elternorganisationen sollten mit dabei sein, und zwar schon bevor die entscheiden- den politischen Schritte zu Gunsten der Prä- vention festgelegt sind. Und vielleicht wäre es angezeigt, die 1977 als Basisorganisation gegründete SAN (Schweizerische Arbeitsge- meinschaft Nichtrauchen) in der alten Form wieder zu beleben, mit Einzelmitgliedern, die, über die Schweiz verteilt, sich sowohl lokal als auch auf kantonaler und schweizerischer Ebene für den Kampf gegen die Nikotinsucht und ihre gesundheitlichen Folgen einsetzen können. Wie in der alten SAN wäre dort auch Platz für ein persönliches Engagement durch ärztliche Kollegen in der Praxis.

emer. Prof. Dr. med. Theodor Abelin, Sozial- und Präventivmediziner, Spiegel b. Bern

1 Kaelin RM. Schweigen zur Initiative «Schutz der Bevölkerung vor Passivrauch». Schweiz Ärzte- zeitung. 2015;96(19):700–2.

Primum non nocere

Mit grossem Interesse habe ich den Artikel von Rainer Kaelin [1] und die Replik von Tho- mas Cueni [2] gelesen. Herr Kaelin diskutiert die nach wie vor beunruhigende Instrumen- talisierung ärztlicher Experten, oft zum Scha- den unserer Patienten. Die Replik von Thomas Cueni, Generalsekretariat Interpharma, folgt dem immer wieder angewandten üblichen Muster. Dass es sich jeweils um individuelle Unzulänglichkeiten handle, widerlegt Herr Gøtzsche in seinem lesenswerten Buch Töd- liche Medizin und organisierte Kriminalität ein- drücklich und gut dokumentiert. Dass Firmen systematisch gesetzeswidrige Praktiken zur Profitoptimierung anwenden, hält Herr Cueni für undenkbar. Die an Verantwortungslosig- keit und Zynismus nicht mehr zu überbieten- den Machenschaften im Bankenwesen sollten ihn eines Besseren belehren. Auch dort gab es Verhaltensregeln und Leitbilder, um welche sich die Mitarbeiter in Anbetracht der zu er- wartenden Boni kaum kümmerten. Wer nicht mitspielte, wurde entlassen, wie das gemäss Gøtzsche auch in der Pharmaindustrie zu be- obachten ist. Die Meinung, dass Firmenange- hörige keine Unkorrektheiten begehen, weil sie neben ihrer Funktion auch Bürger, Fami- lienangehörige, Freunde und Patienten seien, ist gelinde gesagt etwas naiv. Erinnern wir uns nur, wie vor noch nicht allzu langer Zeit Verding- und Heimkinder be- und misshan- delt wurden, auch von braven Bürgern und Familienmitgliedern.

Nach Veröffentlichung der Vigor-Studie 2000, welche auf vorzeitige Todesfälle im Zusam- menhang mit Vioxx hinwies, wurden bis zum Rückzug des Medikamentes trotz des Wissens von MSD über die fatalen Nebenwirkungen noch Milliarden verdient und Tausende vor- zeitiger Todesfälle in Kauf genommen. Dem gegenüber war die verhängte Strafe von 2,3 Mrd. für die Firma ein Nichts. Ähnliche gra- vierende Fälle konnte Dr. Gøtzsche bei fast al- len grossen Pharmaunternehmen dokumen- tieren. Ich verweise weiter auf die Bücher von Prof. Dr. Peter Yoda, Ein medizinischer Insider packt aus, und John Virapen, Neben wirkung Tod, wo es unter anderem um die Vermark- tung des äusserst problematischen Antide- pressivums Prozac geht.

Der Vorwurf des Rundumschlages und der Einseitigkeit ist unzutreffend, aber Standard in der Verteidigungsstrategie dieser Firmen.

Nach über 40 Jahren ärztlicher Tätigkeit und Teilnahme an vielen nationalen und inter na- tionalen Fortbildungen hat sich mein Vertrauen in die Pharmaindustrie, aber auch in viele ärzt- liche Meinungsbildner relativiert. Was haben wir doch als Erstes gelernt: primum non nocere.

Ich hoffe sehr, dass diese Problematik weiter- hin Thema der Diskussion bleiben wird.

Dr. med. Ueli Münch, Schaffhausen

1 Kaelin R. Instrumentalisierung ärztlicher Experten.

Schweiz Ärztezeitung. 2015;96(18):663–5.

2 Cueni T. Ein unvollständiges und unausgewogenes Bild. Schweiz Ärztezeitung. 2015;96(18):666–7.

«Wunderheilungen»

Zum Leserbrief «Cosmas und Damian» [1]

Die Gestalt unterhalb des Krankenbettes im Bild von Fra Angelico scheint nicht überglück- lich zu sein, eher das Gegenteil, weil das Wunder noch nicht geschehen war. Das ab- gebildete schwarze Bein könnte von einer tro- ckenen Gangrän nach einem Verschluss der A. femoralis herrühren. Die beiden Ärzte er- kannten vermutlich, dass sich dieses leicht entfernen lässt und versorgten möglicher- weise den Stumpf später mit einem Holzbein, so dass der wieder Gehfähige von seiner Um- gebung als geheilt wahrgenommen wurde.

Einen solchen Fall erlebten wir auf der Gefäss- chirurgie im Anna Seiler Haus in Bern, als uns eine ältere Frau mit einer trockenen Gangrän eines ganzen Beines zugewiesen wurde. Wie erschraken am anderen Morgen die Schwes- tern, als sie das mumifizierte, dunkle (wie von einem «Mohren») Bein neben der Patientin vorfanden. Es hatte sich offenbar in der Nacht bei einer Drehbewegung von ihr unbemerkt getrennt.

Dr. med. Valentin Audétat, Chur

1 Müller-Schoop J. Cosmas und Damian.

Schweiz Ärzte zeitung. 2015;96(22):776–7.

COURRIER [email protected] 873

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