A NNALES SCIENTIFIQUES
DE L ’U NIVERSITÉ DE C LERMONT -F ERRAND 2 Série Mathématiques
J. G EHENIAU
Problèmes mathématiques de la physique des particules
Annales scientifiques de l’Université de Clermont-Ferrand 2, tome 8, série Mathéma- tiques, n
o2 (1962), p. 151-157
<
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PROBLÈMES MATHÉMATIQUES DE LA PHYSIQUE DES PARTICULES
J. GEHENIAU
(Bruxelles)
INTRODUCTION -
On connaît de nombreuses
propriétés
desparticules
élémentaires. On n’acependant
pas encore réussi à endégager
la notionfondamentale,
le"micro-objet"
dont elles seraient les manifestations.Il manque
peut-être
une donnéeexpérimentale essentielle,
maisje
voudraissouligner
ici le rôleimportant
quepourraient jouer,
quejoueront
sans doute lesmathématiques
pour atteindre le butpoursuivi.
La
Mécanique quantique
a pudisposer
à ses débuts demathématiques appropriées.
Les raison- nements n’ont pastoujours
étérigoureux,
mais onpeut
considérer que laM. Q,
dessystèmes
à unnombre fini de
degrés
de libertés constitueaujourd’hui, grâce
auxperfectionnements qui
lui ont étéapportés
peu à peu, une théorie satisfaisante dupoint
de vuemathématique.
Elle a réalisé la syn- thèse desaspects corpusculaires
et ondulatoires de la matière et en mêmetemps
laquantification
des observables. Elle n’a pas pu rendre
compte
descaractéristiques
desparticules
élémentaires ni de leurs lpis de transformation.Par la
quantification
duchamp électro-magnétique
on a pureprésenter
lesphénomènes
decréation et
d’absorption
desquanta
delumière,
mais cetteélectrodynamique quantique
n’ajamais
eu la
rigueur mathématique
de laMécanique quantique.
En 1èreapproximation, lorsqu’un
seul quan- tumintervient,
les résultats sont satisfaisants. Al’approximation
suivante,lorsque
desquanta
de toutesénergies interviennent,
les résultats sont inexacts(infinis).
Sur certains
points
larigueur mathématique
a étéretrouvée, grâce
à la théorie des distribu- tions de L.Schwartz, qui
a donné lasignification précise
des"fonctions
deGreen",
des"propa- gateurs",
mais ceci n’a pas rétabli la convergence désirée.Les
divergences
sont si essentiellesqu’elles
seprésentent
même pour un électronlibre,
dontl’énergie
est infinie par suite de son interaction avec lechamp
dephotons.
Plusprécisément,
cetteinteraction
apporte
à la densité d’hamiltonien un terme de la forme :ôm . (¡;(x) (P(X)
qui s’ajoute
donc au terme de masse :m
de l’hamiltonien initial.
Cette remarque est à
l’origine
de latechnique
de"renormalisation".
La renormalisation de la masse revient àsupprimer
ce terme infini(défini
de manièreprécise
par"régularisation").
L’intérêt de cette idée résulte de ce que, en
présence
d’unchamp
é. m.extérieur,
la self-énergie
de l’électron est la somme d’un tel terme infini et déterminéindépendant
duchamp
exté-rieur,
et d’un terme finiqui
endépend,
etqui
est observable.On
peut
démontrer cettepropriété
de diversesmanières,
parexemple
en utilisant les propa-gateurs
relatifs à l’électroncompte
tenu duchamp
extérieur. Un telpropagateur
est la somme dupropagateur correspondant
de l’électron libre et de termesqui dépendent
duchamp
extérieur. Ce1/
La méthode ne s’étend pas au cas des interactionsfortes,
ni au cas des interactions faibles.2/
Il estpossible
que les termes infinisôm correspondent
à des effets observables(différence
de masse du
pion chargé
et dupion neutre).
Devant les difficultés rencontrées en
électrodynamique quantique
pour obtenir des solutions exactes, on a construit des modèles departicules
en interactions dont leséquations pouvaient
être résolues exactement, à l’aide de renormalisations.Typique
à cetégard
est le"modèle
deLee".
Leséquations
sont bienrésolubles,
mais pas dansl’espace
de Hilbert. Larigueur
n’est réalisée engénéral
que dans un espace pseudo-hilbertien(à métrique indéfinie).
Il
s’agit,
il estvrai,
d’un modèle nonréaliste,
mais les espacespseudo-hilbertiens
sepré-
sentent aussi à
partir
d’autres considérations.Les
divergences
de la théorieproviennent
desproduits
depropagateurs qui figurent
dans lesexpressions
à calculer. Or lessingularités
de cespropagateurs proviennent
des basesgénéralement
admises de laTQC,
celles-mêmes surlesquelles
se fonde la théorieaxiomatique, qui
essaied’extraire le maximum d’informations d’un
petit
nombre depostulats,
à l’aide demathématiques
"propres".
De cespostulats
on tiredéjà
que pour unchamp
scalaire réel A :est de la forme :
où A+ est l’une des distributions invariantes relatives à la
masse E1/2,
etp(E)
est une fonction po- sitive sil’espace
des états est de Hilbert :Il en résulte que les
singularités
de F sont au moins aussi fortes que celles sauf sil’espace
estpseudo-hilbertien,
car dans ce casp ( ~) peut prendre
des valeursnégatives.
Cette dernière
propriété
semble nécessaire dans la théorie unitaire de l’Ecole deHeisenberg [1] .
Si l’on admet que la théorie unitaire des
particules peut
être encore une théorie dechamp,
la voie suivie par
Heisenberg
semble inévitable. Lechamp
doit êtrespinoriel
pour rendrecompte
des
spins. L’équation
duchamp
doit être non linéaire pour rendrecompte
desinteractions,
et celleproposée
parHeisenberg
et Pauli est laplus simple
de cetype qui possède
les invariances re-quises (1).
EQUATION
DE HEISENBERG - PAULI -Il est commode d’écrire
l’équation
deHeisenberg-Pauli
sous la forme :où
o~
=(I, (YI)
1 aJ.L=(- Il Cyk)
1ak =
matrice dePauli ;
la variance duchamp
X est celle duproduit
d’unsemi-spineur (spineur
deWeyl)
par uniso-spineur ; X*
estl’opérateur adjoint
de x ; lesymbole : :
sera
expliqué plus
loin.Il
s’agit
de tirer de cetteéquation
despropriétés
desparticules.
Lespossibilités
sont ré- duites par le faitqu’elle
n’est pas invariante pour lessymétries d’espace,
mais elle est suffisam- mentgénérale
pourl’exposé
duproblème
fondamentalqui
est la résolution d’uneéquation
de cetype.
Désignons
par :Les éléments de matrices
qui représentent
lesproduits
ordonnés dans letemps - chronologiques -
de n
composantes
X et de mcomposantes X*.
Leséquations (2)
sontremplacées
par des relationsent re .
Par
exemple,
sous formedifférentielle,
ou sous forme
intégrale :
où
G(x - x’)
est une fonction de Greenappropriée (causale).
Pour
simplifier
ces relations ons’inspire
de la méthoded’approximation
de Tamm-Dancoff.D’après
le théorème de Wick(3) (4)
leproduit chronologique
d’unsystème
de nchamps
libresest
égal
à une certaine somme deproduits
normauxmultipliés
par des"fonctions
decontraction" ,
valeurs moyennes pour le vide de
produits
de deuxchamps.
Cecipermet
deremplacer
des éléments de matrices deproduits chronologiques
par des éléments de matrices deproduits
normaux et laméthode
d’approximation
de Tamm-Dancoff consiste àsupprimer
dans leséquations
les contributions dues auxproduits
normaux dedegrés supérieurs
à une valeur choisie.Pour le
champ
Xci-dessus,
le théorème de Wick devient unerègle,
une définition parlaquelle
les fonctions
’t(xl... ym)
sontremplacées
par des sommes de fonctionscp(xl... X k Iy l ... y?) ,
qui correspondent
à des"produits normaux", multipliés
par des fonctions de contraction. La nota- tion : : :représente
unproduit
normal.En théorie
linéaire,
ces fonctions de contraction sont bien connues. Ce sont des valeurs moyennes pour le vide deproduits
de deuxchamps.
En théorie nonlinéaire,
leur lien avecl’équa-
tion à résoudre n’a pas été établi
jusqu’à présent. Compte
tenu depropriétés
démontrées en théorieaxiomatique
deschamps,
onpeut
penser que :où
p(E)
est la fonctionspectrale
des masses, inconnue. C’est par sessingularités,
en6,
que lesmasses des
particules apparaissent
dans la théorie de l’Ecole deHeisenberg.
Si elle était définiepositive, (6)
serait une matrice de distributions formées de"fonctions"
8 et8’ ,
cequi
n’est pascompatible
avecl’équation
fondamentale.Heisenberg
a pu donner une idée ducomportement
de la fonction de contraction auvoisinage
de
l’hypercône
delumière,
en traitant uneéquation
non linéaireplus simple.
Il a montré que cequi correspond
à(6)
dans ce casparticulier
n’a pas desingularités
en 8 et6’,
maisprend
desvaleurs oscillantes au
voisinage
del’hypercône
de lumière(1).
En l’absence d’autres
indications,
onimpose
àp(~)
de satisfaire aux deux conditions :qui permettent
derégulariser (6),
de lui enlever lessingularités
en 6 et6’,
enremplaçant :
NUCLEONS -
On obtient une valeur
approchée
de la constante 1 en isolant le cas dunucléon,
c’est-à-direen
posant :
où n est la masse du nucléon.
L’intégrale en ~
de(6) disparait
alors. Il reste uneintégrale
surl’espace
desimpulsions
po, ...P3 qui porte
sur :Avec cette fonction de contraction
simplifiée,
la méthode de Tamm-Dancoff a fourni en 1èreapproximation :
La constante 1 étant ainsi déterminée par la masse du
nucléon,
d’autresproblèmes peuvent
être étudiés àpartir
del’équation (2),
notamment celui de la masse dupion,
de la diffusion nucléon-nucléon,
etc.La
pari té
a été introduite en doublant le nombre decomposantes
duchamp,
dont la varianceest maintenant celle du
produit
d’unspineur
de Dirac par uniso-spineur. L’équation (2)
est rem-placée
par :où les r forment un
système
de matrices de Dirac et X =La méthode utilisée pour résoudre
(11)
est la même queci-dessus,
avec une fonction de con-traction
qui généralise (6).
Elle apermis
d’améliorer l’étude du nucléon et dessystèmes
denucléons ,
mais une nouvelle idée a été nécessaire pour traiter le cas des
particules étranges,
parce que la théorieprécédente implique
une relation entre lespin
etl’iso-spin qui
n’est pas réalisée dans cecas.
PARTICULES ETRANGES -
Dans la théorie de l’Ecole de
Heisenberg,
lesparticules étranges
mettent en cause la naturedu vide. Il a été nécessaire de lui attribuer une
multiplicité,
unedégénérescence
parrapport
àl’iso-spin
et laparité.
En d’autres termes, le vide renferme des"subquanta"
ou"spurions"
por- teurs d’uniso-spin 1/2
et d’uneparité
t 1. Lesparticules étranges
sont formées paradjonction
de
spurions
auxparticules
ordinaires.Ces considérations ne modifient pas
l’équation (11),
maisajoutent
des indicesd’iso-spin
et deparité,
aux fonctions i et cpqui
sont des éléments de matrices associés à des transitions relativesau vide. De
même,
des termes nouveauxapparaissent
dans la fonction de contraction.Par la méthode de
Tamm-Dancoff, Heisenberg
et Durr ont obtenu lespectre
de masse deshypérons
à unspurion
lié(A, E ).
Il est formé dequatre
niveauxqui,
par ordre de valeurs crois- santes, ont lesmultiplicités
suivantes :singulet, triplet, triplet, singulet;
laparité change
en pas- sant d’un niveau au suivant. Ces résultats sont fortintéressants,
mais dupoint
de vue mathéma-tique
subsiste leproblème
de la validité de la méthode utilisée.EQUATIONS
D’ONDES -En se limitant au
problème
de l’ordre de succession desniveaux,
il estpossible
de contournercette difficulté.
L’équation
finalequi
fournit ce résultat est, eneffet,
trèssimple.
C’est uneéqua-
tion de Dirac avec des termes
supplémentaires qui proviennent
de la nouvelle fonction de contraction , maisqui peuvent
être déterminés directement par des conditionsd’invariances,
sans passer par la résolution de(11).
Deplus,
cette étudepeut
être étendue auxhypérons
E, à deuxspurions
liés(Durr, Géhéniau).
Enonçons
leproblème
dans le cas d’uneparticule
formée d’un nucléon et nspurions.
La fonc-tion d’onde cp
possède,
enplus
de l’ancien indice a despin
et deparité
duspineur
deDirac,
un indiced’iso-spin
t relatif au nucléon et n indices deparité pl..,
p~ etd’iso-spin tl.., t.
relatifsaux
spurions.
Ils’agit
de déterminerl’équation
d’onde laplus générale qui
satisfait à certaines conditions : invariance pour le groupecomplet
de Lorentzlorsqu’il porte
sur toutes les variables(du
nucléon et desspurions),
invariance pour les transformations PCT et PGlorsqu’elles portent
sur l’une
quelconque
desparticules (nucléon
ouspurion),
etc.(5).
Désignons
par unsystème
de trois matrices de Pauliqui opèrent
sur l’indiced’iso-spin
du nucléon
(du spurion),
parE,
unsystème
de trois matrices de Pauliqui opèrent
sur l’indice deparité
duspurion.
Pour uneparticule
au repos et à unspurion, l’équation
laplus générale qui possède
les invariancesindiquées
ci-dessus s’écrit :où p est la masse de la
particule
etbj, 8 2
a, Tl des constantes(ou plus généralement
des inva-variants).
C’est bien une
équation
de cetype qu’ont
obtenue Durr etHeisenberg [5].
Ils n’ont pas écrit les termes en7,1 ;
il est en effetjustifié
de penser que ce sont les termes enr5 qui
sont essentiels.Avec
6,
=8,
on obtient les mêmesniveaux,
mais aet n
sontremplacés
par :Si
82,
on obtient la même succession des niveaux pourvu que81- 82
soit suffisammentpetit.
Cette étude
peut
être étendue au cas deshypérons E.
Lesproblèmes
à résoudre sontplus
d’ordrephysique
que d’ordremathématique.
Onpeut
pensercependant qu’ils
constituent uneétape
utile dans la résolution de
(11) qui
devrait déterminer les valeurs desparamètres
introduits ci- dessus.FONCTIONS SPECIALES -
La résolution de
(6), (11)
par la méthodeindiquée
utilise certaines fonctionsspéciales
nou-velles, qui
seprésentent
sous la formed’intégrales octuples, plus précisément
de doublesproduits
de convolution dans
l’espace-temps
de Minkowski.Notations :
v = composantes
d’un vecteurénergie-impulsion, J2 = Jvf, (pq)
= = masse de laparticule, Yv
= matrices deDirac, X2
= - ·= produit
de convolution. Lesintégrations
par rap-port
aux variablestemporelles
sontprises
sur les chemins propres aux fonctions causales.Les fonctions en
question
dérivent de :On a :
La fonction
L (X2 )
intervient dans leproblème
du nucléon parl’équation :
Les fonctions M et N interviennent dans le calcul des masses des
hypérons A, E,
par leurrapport, qui
est à peuprès
constantlorsque (~ =
masse"moyenne")
varie dans l’inter- valle des masses desbaryons.
Une bonne connaissance des fonctions L, M, N s’avère utile pour le
développement
de la théorie.Pour assurer le succès
(ou l’échec)
desconceptions
de l’Ecole deHeisenberg, beaucoup
deproblèmes mathématiques
doivent encore être élucidés.Certes,
ce ne sont pas les seuls. Des ques- tions d’ordrephysique
restent aussi en suspens. Mais il est clairqu’une
meilleure connaissance deséquations
dutype Heisenberg-Pauli
est nécessaire pour progresser avec assurance.REFERENCES
[1]
H. P.DURR,
W.HEISENBERG,
H.MITTER,
S.SCHLIEDER,
K. YAMAZAKI - Z.Naturforschg
14a
(1959)
441.[2]
H. P. DURR - Z.Naturforschg
16 a(1961)
327.[3]
N. N.BOGOLIUBOV,
D. V. SHIRKOV - Introduction to thetheory
ofquantized fields,
Intersciencemonographs
inphysics
andastronomy,
Ed. R. E.Marshak, Vol. III, 1959,
Interscience pu-blishers, New-York,
London.[4]
P. T.MATTHEWS,
A. SALAM - Proc.Roy.
Soc. 221 A(1954)
128.[5]
H. P.DÜRR,
W. HEISENBERG - Z.Naturforschg
16 a(1961)
726.DISCUSSION
M. COMBE -
Heisenberg
a-t-ilproposé
uneinterprétation physique simple, indépendante
duformalisme
mathématique
de lalongueur
fondamentale de 1 ?M. GEHENIAU - Cette
longueur
1 estprobablement
liée à laportée
des forces nucléaires.M. LICHNEROWICZ -
Quels
sont lespropagateurs
utilisés dans le théorème de Wick ? Je crois que ce sont lespropagateurs provenant
de la théorielinéaire,
et ceci n’est évidemment pas satisfaisant. Il faudraitadopter
despropagateurs
associés àl’équation
deHeisenberg.
A l’aide des noyauxélémentaires,
il estpossible
de définir un telpropagateur.
M. GEHENIAU - Dans la définition des cp à
partir
des ’tfigurent déjà
despropagateurs
trèsgénéraux puisqu’ils
renferment une fonction arbitraireP(~)
mais leur lien avecl’équation
de Hei-senberg -
Pauli n’est pas clair. Il serait fort intéressant de construire despropagateurs
associés àcette
équation.
M. MERCIER - Peut-on dire que la raison d’utiliser les
spineurs
pour écrirel’équation
deHeisenberg
est departir
d’entités assez élémentaires pourpouvoir construire,
par unprocédé
ana-logue
à lafusion,
des entités moins élémentaires aupoint
de vue tensoriel ? ou pourélargir
laquestion, peut-on
donner le ou les critèresqui
sontinvoqués lorsqu’on
cherche à poser uneéquation
fondamentale censée décrire la constitution dequelque particule
fondamentale ?A ces
questions, j’ajoute
une autrequestion
subsidiaire : si l’onprend
pour critèrequelque
invariance par
rapport
à un groupe detransformations,
tel que celui deLorentz, puisqu’on
yajoute
celui d’une invariance
comparable (spin -4 isospin ~ ... ),
alors de tels critères semultiplient ; n’y
a-t-il pas làquelque
chose dechoquant
parcequ’une
sorte d’arbitraire seproduit ?
Enfin : y a-t-il un formalisme
lagrangien parallèle
au formalisme que vous nous avezexposé ?
M. GEHENIAU - Onpart
en effet pourchaque
groupe de lareprésentation
irréductible laplus simple
àpartir
delaquelle
onpeut
construire toutes les autres parproduits
directs et réductions . Leproblème
des groupes à introduire n’est pascomplètement
résolu.L’important
est quel’équation
fondamentale ne renferme pastrop
deparamètres
arbitraires.Il est
possible
deprésenter
la théorie à l’aide d’un formalismelagrangien.
Mme TONNELAT -
L’application
de la méthode deHeisenberg
entraine certainesconséquences qui
ne sont pas sansrapport
avec l’ancienne méthode de fusion. Pourriez-vousindiquer
commenton
pourrait
retrouver certains résultats concernant les mésons(+ 1, 0 - 1 )
et éventuellement lesspins
d’ordresupérieur ?
M. GEHENIAU - Les fonctions d’ondes des
particules complexes
sont des éléments de ma-trices associées à des
produits
de X ouX*.
Leurscomposantes
sont donc liées à desreprésentations
du groupe de
Lorentz,
J comme dans la théorie de la fusion de L. deBroglie.
Demême,
les iso-spins
desparticules complexes
sont donnéspar la
loi de réduction de lareprésentation DI/2 XD 112
x...du groupe des rotations euclidiennes