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Partie I. Outils

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Texte intégral

(1)

MPSI B Année 2012-2013 Corrigé DM 14 (pour le 12/04/13) 29 juin 2019

Partie I. Outils

1. CommeMest de dimension4, la matrice d'un élément deLdansBest4×4. En tant queK-espace vectoriel,Lest de dimension16.

2. a. La linéarité deΦA,B est une conséquence de la linéarité du produit matriciel.

b. Par associativité du produit matriciel : ΦB−1,B(X)ΦB−1,B(Y) = B−1XB

B−1Y B

=B−1X(BB−1)Y B

= ΦB−1,B(XY) pour toutes matricesX etY. De plusΦB−1,B est bijectif car on vérie facilement que

ΦB−1,B◦ΦB,B−1 =IdM

3. a. On peut remarquer quePλest la matrice d'une opération élémentaire, sa matrice inverse est doncP−λ. Après calculs, on trouve

Pλ−1APλ=

a−λc b+ (a−d)λ−cλ2

c d+λc

b. Comme la propriété P−1AP = A est vraie pour toutes les matrices inversibles elle doit l'être pour lesPλ pour tous lesλ. On en déduit

a−λc=a d+λc=d b+ (a−d)λ−cλ2=b





( λc= 0 λ(a−d−λc) = 0

et comme ceci doit être vérié pour tous lesλ, on en déduitc= 0etd=a. Si on poseµ=a=d, et si on écrit queAcommute avec

0 1 1 0

on obtient queb= 0et queA=µI.

4. La transposition est linéaire et vérieT(XY) =T(Y)T(X). De plus, T(E1) =E1, T(E2) =E3, T(E3) =E2, T(E4) =E4

ce qui se traduit par :

MatB(T) =

1 0 0 0 0 0 1 0 0 1 0 0 0 0 0 1

=

E1 E2

E3 E4

en notant avec des blocs2×2.

Partie II

1. Sirg(A1,· · ·, Ak) = 1, il existe une matrice A et des scalairesλi tels que AiiA pourientre1 etk. On peut alors écrire, pour toutX ∈ M,

Φ(X) =λ1AXB1+· · ·+λkAXBk=AX(λ1B1+· · ·+λkBk) =AXB

avecB=λ1B1+· · ·+λkBk. 2. a. Calcul desΦA,B(Ei), il vient

ΦA,B(E1) = a b

c d

1 0 0 0

b1 b3 b2 b4

= a b

c d

b1 b3 0 0

=

ab1 ab3 cb1 cb3

ΦA,B(E2) = a b

c d

0 0 1 0

b1 b3 b2 b4

= a b

c d

0 0 b1 b3

=

bb1 bb3 db1 db3

ΦA,B(E3) = a b

c d

0 1 0 0

b1 b3

b2 b4

= a b

c d

b2 b4

0 0

=

ab2 ab4

cb2 cb4

ΦA,B(E4) = a b

c d

0 0 0 1

b1 b3

b2 b4

= a b

c d

0 0 b2 b4

=

bb2 bb4

db2 db4

Ceci s'écrit encoreΦA,B(E1) =ab1E1+cb1E2+ab3E3+cb3E4,· · ·. On en déduit

A◦B = MatBΦA,B=

ab1 bb1 ab2 bb2 cb1 db1 cb2 db2 ab3 bb3 ab4 bb4 cb3 db3 cb4 db4

=

b1A b2A b3A b4A

b. Pour toutX deM,

ΦP,Q◦ΦA,B(X) = ΦP,Q(AXB) = (P A)X(BQ) = ΦP A,BQ(X)

Cette création est mise à disposition selon le Contrat

Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/

1 Rémy Nicolai M1214C

(2)

MPSI B Année 2012-2013 Corrigé DM 14 (pour le 12/04/13) 29 juin 2019

La matrice dans une base de la composée de deux endomorphismes est le produit des matrices des endomorphismes dans la même base. On peut alors écrire

(P◦Q)(A◦B) = MatBP,Q◦ΦA,B) = MatBP A,BQ) = (P A)◦(BQ)

3. a. La matrice deΦdansBest la somme des matrices trouvées en II.1. En identiant les blocs, on obtient

Uj =

k

X

i=1

b(i)j Ai

pourj entre1et 4.

b. D'après la question précédente, la matrice demandée est 1V1 0V1

0V1 0V1

+

0V2 1V2

0V2 0V2

+

0V3 0V3

1V3 0V3

+

0V4 0V4

0V4 1V4

=

V1 V2

V3 V4

4. a. D'après la question précédente, n'importe quelle matrice 4×4, lorsqu'elle est écrite avec des blocs 2×2 apparait comme la matrice d'une somme de quatre matrices d'endomorphismes du typeΦA,B. Ceci est vrai pour la matrice dansB d'un élément quelconque deLqui admet donc une décomposition de longueur4. En particulier, pourΦ∈ L,

MatBΦ =

V1 V3

V2 V4

⇒Φ = ΦV1,E1+ ΦV2,E2+ ΦV3,E3+ ΦV4,E4

b. Considérons un élément Φ de L. Il admet des décompositions. Considérons le plus petit élément noték de l'ensemble des longueurs des décompositions de Φ. Il existe donc des matricesAi etBi telles que

Φ = ΦA1,B1+· · ·+ ΦAk,Bk

Si(A1,· · · , Ak)était liée, un de ses vecteurs serait combinaison linéaire des autres.

Cela entraine l'existence d'une décomposition de longueur strictement plus petite.

Par exemple

Ak1A1+· · ·+λk−1Ak−1

⇒Φ(X) =

k−1

X

i=1

AiXBi+

k−1

X

i=1

λiAi

!

XBk =

k−1

X

i=1

AiX(BiiBk)

Le raisonnement est analogue avec lesBi.

5. D'après les questions I.4 et II.3, on peut écrire MatB(T) =

E1 E2

E3 E4

⇒θ= ΦE1,E1+ ΦE2,E2+ ΦE3,E3+ ΦE4,E4

Supposons que θ admette une décompositionΦC1,D1+ ΦC2,D2 + ΦC3,D3 de longueur 3. En utilisant II.3.a. et en identiant les blocs on obtient

E1=d(1)1 C1+d(2)1 C2+d(3)1 C3 E2=d(1)2 C1+d(2)2 C2+d(3)2 C3 E3=d(1)3 C1+d(2)3 C2+d(3)3 C3 E4=d(1)4 C1+d(2)4 C2+d(3)4 C3

Ces relations sont impossibles car elles signient que les quatre matricesEisont toutes combinaisons de 3 matrices xées(C1, C2, C3). La famille(E1, E2, E3, E4)devrait être liée (condition susante de dépendance) ce qui est évidemment faux.

6. a. Lorsque lesAi forment un système libre,k est inférieur ou égal à4. Traduisons l'égalité dansL

ΦA1,B1+· · ·+ ΦAk,Bk= ΦA1,B0

1+· · ·+ ΦAk,B0

k

par l'égalité des matrices dans la baseB. Identions les blocs dont l'expression vient de II.3.a. On obtient quatre relations entre des matrices2×2

∀j∈ {1,2,3,4},

k

X

i=1

b(i)j Ai=

k

X

i=1

b0j(i)Ai

Pour chaquej entre1et 4, le fait que(A1,· · ·, Ak)soit libre entraîne queb(i)j = b0j(i) pour tous lesientre 1 etksoit Bi=Bi0.

b. SupposonsPk

i=1AiXBi =Pk

i=1A0iXBi et la famille des Bi libre. Le raisonne- ment précédent ne s'applique pas directement.

On peut s'y ramener en transposant le tout. Comme la transposition est un iso- morphisme deM, la famille(tB1,· · ·,tBk)est libre ettX décritM. Le raisonne- ment précédent donne alorstAi=tA0i puisAi=A0i.

Cette création est mise à disposition selon le Contrat

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MPSI B Année 2012-2013 Corrigé DM 14 (pour le 12/04/13) 29 juin 2019

Partie III

1. a. Montrons d'abord que Γ(I) = I. En eet, comme Γ est surjective, il existe X dansMtelle queΓ(X) =I. Alors

Γ(I) = Γ(I)I= Γ(I)Γ(X) = Γ(IX) = Γ(X) =I Réciproquement, siΓ(X) =I= Γ(I), l'injectivité deΓentraineX =I. b. SiX est inversible d'inverseY,

I= Γ(I) = Γ(XY) = Γ(X)Γ(Y) doncΓ(X)est inversible d'inverseΓ(Y).

Réciproquement, si Γ(X) est inversible d'inverse Z, comme Γ est surjective, il existe unY tel que Γ(Y) = Z. AlorsI = Γ(X)Z = Γ(X)Γ(Y) = Γ(XY) donc XY = 1 doncX est inversible.

2. a. Fixons un Y quelconque et considérons l'application linéaire X → Γ(XY). CommeΓ(XY) = Γ(X)Γ(Y). On peut en écrire deux décompositions :

∀X ∈ M,

k

X

i=1

AiX Y Bi=

β

X

i=1

AiX BiΓ(Y)

Comme la famille (A1,· · ·, Aβ) est libre, on peut identier (d'après II.6.a) les matrices de droite dans ces relations .

On en tireY Bi=BiΓ(Y)pour tous lesientre1et k.

De même à gauche, en écrivant deux décompositions deX→Γ(Y X)on obtient

∀X ∈ M,

k

X

i=1

AiY XBi=

β

X

i=1

Γ(Y)AiXBi

On en tireAiY = Γ(Y)Ai pour tous les ientre1et k.

b. La question précédente montre que l'on peut, d'une certaine manière, faire passer Y ouY−1 de l'autre coté deAi ouBj. On en tire

Γ(Y−1)AiBjΓ(Y) =AiY−1Y Bj =AiBj

3. a. Comme Γ(Y)−1 décrit l'ensemble des matrices inversibles, la question I.3.b.

montreAiBj est une matrice scalaire de la formeλijI avecλij ∈K. On montre de même queBiAjijIavecλij ∈K. En eet

Y−1BiAjY =BiΓ(Y−1)Γ(Y)Aj =BiAj

b. On a vu queΓ(I) =I. Exploitons cela avec la décomposition I=A1IB1+· · ·+AkIBk = (λ1,1+· · ·+λk,k)I

Ceci entraine que la somme desλest égale à1. Il en existe donc au moins un qui est non nul. On suppose que c'estλ1.

De la relationA1B11,1Iavecλ1,16= 0, on tire queA1 est inversible d'inverse

1

λ1,1B1. On rappelle que pour assurer l'inversibilité d'une matrice, l'existence d'un inverse d'un seul côté sut. On en déduit aussi que

B11,1A−11

4. De l'expression de B1, on déduit que B1 est inversible. Or, pour tous les Y ∈ M, Y B1=B1Γ(Y). On en déduit queΓ(Y) =B1−1Y1c'est à dire deΓest une conjugaison.

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