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LEÇON n o 14 Relations métriques et angulaires dans le triangle.

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Academic year: 2022

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(1)

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https://cbmaths.fr

CAPES de Math´ematiques session 2020— ´Epreuve de mise en situation professionnelle

LEC ¸ ON n o 14

Relations m´etriques et angulaires dans le triangle.

Cl´ ement Boulonne

Propositions de plan et de contenu

Derni`ere mise `a jour : 18 aoˆut 2020

(2)

Pr´ eambule

Niveau de la le¸con Lyc´ee

Pr´erequis

G´eom´etrie du triangle R´ef´erences

G. Costantini,Trigonom´etrie, relations m´etriques dans un triangle. Contributeurs deWikip´edia,Th´eor`eme de Pythagore, Wikip´edia.

M.Lezen,Le¸con no32 : Relations m´etriques dans un triangle. Trigonom´etrie. Applications.

URL :http://capes-de-maths.com.

Contributeurs deWikip´edia,In´egalit´e triangulaire, Wikip´edia.

Contributeurs deWikip´edia,Th´eor`eme de la m´ediane, Wikip´edia.

Contributeurs deWikip´edia,Somme des angles dans un triangle, Wikip´edia.

Plan de la le¸ con

1 Relations m´etriques dans le triangle 2

(3)

1 Relations m´ etriques dans le triangle

1.1 In´egalit´e triangulaire

Dans un plan euclidien, soit un triangleABC. Alors les longueursAB,AC etCB v´erifient les trois in´egalit´es suivantes :

ABAC+CB; ACAB+BC;

BCBA+AC.

R´eciproquement, ´etant donn´ees trois longueurs dont chacune est inf´erieure `a la somme des deux autres, il existe un triangle ayant ces longueurs de cˆot´e.

Propri´et´e 14.1.

Cas d’´egalit´e :

AB=AC+CBC ∈[AB].

D´emonstration. ♦Soit (E,h·,·i) un espace pr´ehilbertien r´eel et (x, y)∈E2. On a : kx+yk2=kxk2+kyk2+ 2hx, yi.

Par l’in´egalit´e de Cauchy-Schwarz, hx, yi ≤ |hx, yi| ≤ kxk kyk. D’o`u : kx+yk2 ≤ kxk2+kyk2+ 2kxk kyk. Et donc :

kx+yk ≤ kxk+kyk.

Cas d’´egalit´e : supposons quekx+yk =kxk+kyk ety6= 0. Par ce qui pr´ec`ede, on a donc : hx, yi=|hx, yi|=kxk kyk.

Donc, par le cas d’´egalit´e de Cauchy-Schwarz, x = λy avec λ = hx, yi/kyk2 = kxk/kyk ≥ 0.

Finalement, on a bienλy=µx avec µ= 1.

Pour les cinqui`emes,

Dans un triangle non aplati, la longueur de chaque cˆot´e est inf´erieure `a la somme des deux autres cˆot´es.

Propri´et´e 14.2.

Pour tous points A, B etC du plan, si AC < AB+BC alors on peut construire un triangle ABC.

Cons´equence 14.3.

(4)

Autre formulation :

Pour savoir si un triangle est constructible avec trois longueurs donn´ees, il faut que la somme des deux plus petites longueurs soit sup´erieure `a la plus grande.

Proposition 14.4.

1. On veut savoir si le triangle ABC est constructible si AB= 7 cm,B = 3 cm et AC = 6 cm. Le plus grand cˆot´e est 7 et 7<3 + 6 ou encore AB < AC+BC donc oui le triangle est constructible.

7

6 3

A B

C

2. On veut savoir si le triangleEDF est constructible siED= 9 cm,EF = 2 cm etDF = 6 cm. Le plus grand cˆot´e est 9 or 9 n’est pas plus petit que 2 + 6 donc le triangle EDF n’existe pas.

9 6

2

D E

3. Cas particulier : Si DF = 6 cm etEF = 3 cm alors DE =DF +EF. On dit alors que le triangle est aplati.

9

3 6

D F E

Exemples 14.5.

(5)

Si le point B appartient au segment [AC] alorsAC =AB+BC. Propri´et´e 14.6.

Le pointB appartient au segment [AC] signifie aussi que les 3 points A,B etC sont align´es.

1.2 Th´eor`eme de Pythagore

ABC est un triangle rectangle enA si et seulement siBC2 =AB2+AC2. Theoreme 14.7. Th´eor`eme de Pythagore

D´emonstration du th´eor`eme de Pythagore. Dans le plan muni d’un rep`ere orthonorm´e, les vec- teurs port´es par les cˆot´es du triangle ABC v´erifient la relation de Chasles :

# » BC= # »

AB+# » AC.

Ainsi :

BC2 = # » BC·# »

BC = (# »

AB+AC)# » ·(# »

AB+AC) =# » AB2+AC2+ 2# » AB·# »

AC

donc la relation du th´eor`eme est ´equivalente `a l’annulation du dernier produit scalaire, ce qui correspond pr´ecis´ement au cas o`u les vecteurs sont orthogonaux, autrement dit lorsque les cˆot´es [AB] et [AC] forment un angle droit.

On part d’un triangle isoc`ele rectangle dont les cˆot´es autres que l’hypot´enuse mesurent 1 unit´e.

L’hypot´enuse mesure alors √

2 unit´es. On place un triangle rectangle sur cette hypot´enuse, son cˆot´e adjacent `a l’angle droit mesurant 1 unit´e. Alors l’hypot´enuse de ce nouveau triangle mesure √

3 unit´es, et ainsi de suite. . . Exemple 14.8.Escargot

A B

C

D G H

Figure1 – Escargot

(6)

1.3 Formules d’Al-Khashi

Dans un triangle ABC,

BC2 =AB2+AC2−2AB×AC×cos\BAC.

Theoreme 14.9. Formule d’Al-Kashi

D´emonstration du th´eor`eme 14.9. Si on notea=BC,b=AC etc=AB, on a : a2 =BC2 = # »

BC2 = (# » BA+ # »

AC)2 =BA2+AC2+ 2(# » BA·# »

AC)

=c2+b2+ 2bccos(# » BA,# »

AC)

Or cos(BA,# » AC# ») = cos[π+ (AB,# » AC# »)] =−cos(AB,# » AC# ») =−cosAb. 1.4 Formule des 3 sinus

SoitABC un triangle (on notea=BC,b=AC,c=BA),S l’aire de se triangle etRle rayon du cercle circonscrit au triangle :

a

sinAb = b

sinBb = c

sinCb = abc 2S = 2R.

Theoreme 14.10.Formule des 3 sinus

D´emonstration du th´eor`eme 14.10. On note H le pied de la hauteur issue deA dans le triangle ABC.

Dans le cas o`uBb est obtus, AH=ABsin(πBb) =ABsinBb =csinBb. Dans le cas o`uBb est aigu,AH =ABsinBb=csinBb.

Donc, dans tous les cas, AH =csinBb etS = 12BC·AH = 12acsinBb. D’o`u S= 1

2acsinBb = 1

2absinCb= 1

2bcsinA.b

1.5 Th´eor`eme de la m´ediane

Soient ABC un triangle quelconque et (AI) la m´ediane issue de A. On a alors la relation suivante :

AB2+AC2 = 2BI2+ 2AI2 ou encore :

AB”2 +AC2= 1

2BC2+ 2AI2 Theoreme 14.11.Th´eor`eme d’Apollonius

(7)

D´emonstration par le produit scalaire. Cette propri´et´e est un cas simple de la r´eduction de la fonction scalaire de Leibniz : il suffit de faire intervenir le point I dans les deux vecteurs # »

AB et

# »

AC, par la relation de Chasles :

AB2+AC2 = (# » AI+# »

IB)2+ (# » AI+ # »

IC)2. Si on d´eveloppe l’expression de droite, on obtient :

AB2+AC2=AI2+IB2+ 2# » AI·# »

IB+AI2+IC2+ 2# » AI ·# »

IC.

Le point I est milieu de [BC] donc # » IB et # »

IC sont oppos´es, ce qui implique que les produits scalaires s’´eliminent et IC2 =IB2 donc :

AB2+AC2 = 2AI2+ 2IB2.

D´emonstration sans le produit scalaire. Soit H le pied de la hauteur issue de A.

B C

A

H I

Les trois trianglesAHB,AHC etAHI sont rectangle en H; en leur appliquant le th´eor`eme de Pythagore, on obtient :

AB2 =AH2+HB2, AC2+AH2+HC2 et AI2 =AH2+HI2. On en d´eduit :

AB2+AC2=HB2+HC2+ 2AH2 =HB2+HC2+ 2(AI2HI2).

On exprime HB etHC en fonciton de HI etBI. Quitte `a intervertir B et C si n´ecessaire, on peut toujours supposer que B etH sont du mˆeme cˆot´e deI. Alors :

HB =|HI−BI| et HC=HI+IC=HI+BI.

On peut donc transformer, dans l’expression ci-dessus deAB2+AC2, la sous-expression HB2+HC2 = (HI−BI)2+ (HI2+BI)2

=HI”2−2HI.BI +BI2+HI2+ 2HI.BI +BI2

= 2HI2+ 2BI2. En rempla¸cant, on obtient :

AB2+AC2 = 2HI2+ 2BI2+ 2(AI2HI2) = 2BI2+ 2AI2

(8)

Soit AetB deux points tels queAB= 2. On cherche `a d´eterminer l’ensembleE des pointsM tels que M A2+M B2= 20. On utilise le th´eor`eme de la m´ediane :

M A2+M B2= 20⇔2IM2+AB2

2 = 20⇔2IM2+4

2 = 20⇔IM2 = 9⇔IM = 3 (car IM >0). L’ensemble E est donc le cercle de centre I et de rayon 3.

Exemple 14.12.

A B

I

E={M, M A2+M B2= 20}

Figure2 – Construction de l’ensembleE de l’exemple14.12

1.5.1 Th´eor`eme de Thal`es

Soit deux droites detd0 s´ecantes en un point A;B etM deux points de ddistinct deAetC etN deux points ded0 distinct de A (A,B etM align´es dans le mˆeme ordre queA,C etN).

Alors :

(BC)//(M N)⇔ AM

AB = AN

AC = M N BC . Theoreme 14.13.

D´emonstration. ♦On consid`ere les triangles AM N etBN A.

(9)

A

B

C

M N

D F

I J

On a : 2A(AM N) =AM ·N I et 2A(BN A) =AB·IN donc on a : AM

AB = A(AM N) A(BN A).

De plus, 2A(AM N) =AN ·M J et 2A(CM A) =AC·M J donc AN

AC = A(AM N) A(CM A).

Maintenant, montrons que A(BN A) = A(CM A). Ceci revient `a montrer que A(M F B) = A(CF N) : (M N) et (BC) sont parall`eles donc on en d´eduire que A(BN M) = A(CM N) : mˆeme base et mˆeme hauteur. Or :

A(BN M) =A(BM F) +A(F M N) et A(CM N) =A(CF N) +A(F M N), ce qui d´emontre l’´egalit´e.

Ainsi, commeA(BN A) =A(CM A), on a alors : AM

AB = A(AM N)

A(BN A) = A(AM N)

A(CM A) = AN AC.

Montrons maintenant la deuxi`eme ´egalit´e en consid´erant le parall´elogrammeM N CD: d’apr`es ce que l’on vient de d´emontrer, en se pla¸cant dans le triangle ABC, on a BMBA = BDBC, d’o`u :

BAM A

BA = BCDC

BCAM

AB = DC

BC = M N BC

car M N CD est un parall´elogramme. On a ainsi d´emontr´e l’implication directe.

R´eciproque :elle utilise le sens direct.

Soit le pointE de dtel que (N E) est parall`ele `a (BC), alors A,E etB sont align´es dans le mˆeme ordre que A,N etC et donc on peut appliquer le sens direct :

AE

AB = AN

AC = AM AB

d’apr`es l’hypoth`ese. Donc : AEAB = AMAB d’o`u AE = AM, les points ´etant tous align´es dans le mˆeme ordre, il vient que E=M donc les droites (M N) et (BC) sont parall`eles.

(10)

2 Relations angulaires dans le triangle

2.1 Somme des angles dans un triangle

Dans un triangle, la somme des mesures des angles est ´egale `a 180°.

Propri´et´e 14.14.

D´emonstration.

SoitABC un triangle. On note α=\BAC,β=\ABC etγ =\ACB.

On trace (d) la droite parall`ele `a (BC) passant parA. SoitDun point`a gauchedeA sur la droite (d) et E un point`a droite de Asur la droite (d).

Comme (d) est parall`ele `a (BC), les angles alternes-internes qui forment sont ´egaux. Ainsi les anglesβ etDAB\ sont de mˆeme mesures (de mˆeme pourγ etEAC[). Les anglesDAB\,\BAC, EAC[ sont adjacents et forment tous les trois un angle droit. Ainsi :

DAB\+BAC\+EAC[ =β+α+γ =α+β+γ = 180°.

Dans la figure ci-dessous, on veut calculer la mesure de l’angleM N P\.

117

32

M N

P

Dans le triangleM N P, on a : Exemple 14.15.

(11)

Or, dans un triangle, la somme des mesures des angles est ´egale `a 180°. Donc : M N P\ = 180°−149° = 31°.

2.2 Trigonom´etrie dans un triangle rectangle

Dans un triangleABC rectangle enA, on d´efinit lesinus, lecosinus et latangentede l’angle aigu\ABC de la mani`ere suivante :

sin\ABC = cˆot´e oppos´e `a\ABC hypot´enuse = AC

BC cos\ABC = cˆot´e adjacent `a\ABC

hypot´enuse = AB BC tan\ABC = cˆot´e oppos´e `a \ABC

cˆot´e adjacent `a\ABC = AC AB. D´efinition 14.16.

cˆot´e adjacent hypot´enuse cˆot´e oppos´e

A B

C

Figure3 – Cˆot´e oppos´e, cˆot´e adjacent `a un angle, hypot´enuse

On a aussi avec l’angleACB\: cos\ACB= AC

BC, sin\ACB= AB

BC, tan\ACB= AB AC. Remarque 14.17.

Le sinus et le cosinus d’un angle aigu sont strictement plus grands que 0 et strictement plus petits que 1 et ils n’ont pas d’unit´e.

Propri´et´e 14.18.

2.3 Formules trigonom´etriques

Pour toutes valeurs dex, on a :

cos2x+ sin2x= 1 et tanx= sinx cos . Propri´et´e 14.19.

(12)

1. cos(ab) = cosacosb+ sinasinb, 2. cos(a+b) = cosacosb−sinasinb, 3. sin(ab) = sinacosb−cosasinb, 4. sin(a+b) = sinacosb+ cosasinb.

Proposition 14.20.Formules d’addition

Justification d’une formule de trigonom´etrie.

M´ethode utilisant le produit scalaire On va ´etudier la quantit´e cos(ab) o`u a et b sont deux nombres r´eels. Dans un rep`ere orthonorm´e (O,ı ,), consid´erons deux vecteurs #»u et

v unitaires tels que :

(#»ı ,u) =a et (#»ı ,v) =b.

ı

u

v

a b ba O

Une premi`ere expression du produit scalaire donne :

u ·#»v = cos(#»u ,v). D’apr`es la relation de Chasles :

(#»u ,v) = (#»u ,ı) + (#»ı ,v) =ba

donc #»u·#»v = cos(ba) = cos(ab) car la fonction cosinus est paire. D’autre part, d’apr`es la d´efinition du cosinus et du sinus, on a :

u = cosa sina

!

et #»v = cosb sinb

!

D’apr`es l’expression du produit scalaire avec les coordonn´ees (xx0+yy0), on obtient alors :

u ·#»v = cosacosb+ sinasinb.

(13)

M´ethode n’utilisant pas le produit scalaire On ´etudie cette fois-ci cos(a+b) o`u a et b sont deux nombres r´eels. On consid`ere le cercle de centre O et de rayon 1 dans un rep`ere orthonorm´e (O,ı ,). Sur ce cercle, on place un point A tel que (# »

OI,# »

OA) = a, le point M tel que (# »

OA,# »

OM) =b et le pointA0 tel que (# » OA,# »

OA0) = π2.

a b

O I

J

A M

A0

D’apr`es la relation de Chasles pour les angles, on a : (# »

OI,# »

OM) = (# »

OI,OA) + (# » # » OA,# »

OM) =a+b (mod 2π)

Donc : # »

OM = cos(a+b)# »

OI+ sin(a+b)# » OJ . Mais en se pla¸cant dans le rep`ere orthonorm´e (O, A, A0), on a :

# »

OM = cos(b)# »

OA+ sin(b)# » OA0 et en exprimant les coordonn´ees des vecteurs # »

OAet # »

OA0 dans le rep`ere (O,ı ,), on a :

# »

OA= cos(a)# »

OI+ sin(a)# » OJ

et # »

OA0 = cosπ 2 +a

# »

OI+ sinπ 2 +a

# »

OJ =−sin(a)# »

OI+ cos(a)# » OJ . Finalement :

# »

OM = cos(b) cos(a)# »

OI+ cos(b) sin(a)# »

OJ−sin(b) sin(a)# »

OI+ sin(b) cos(a)# » OJ

= [cos(a) cos(b)−sin(a) sin(b)]# »

OI+ [sin(a) cos(b) + cos(a) sin(b)]# » OJ

et par unicit´e des coordonn´ees d’un vecteur dans un rep`ere, il vient les deux relations : cos(a+b) = cos(a) cos(b)−sin(a) sin(b)

sin(a+b) = sin(a) cos(b) + cos(a) sin(b)

(14)

1. cos(2a) = cos2a−sin2a, 2. sin(2a) = 2 sinacosa.

Proposition 14.21.Formules de duplication

D´emonstration de la proposition 14.21.

cos(2a) = cos(a+a) = cosacosa−sinasina= cos2a−sin2a sin(2a) = sin(a+a) = sinacosa+ cosasina= 2 sinacosa

1. cos2a= 1+cos(2a)2 , 2. sin2a= 1−cos(2a)2 .

Proposition 14.22.Formule de lin´earisation

D´emonstration de la proposition 14.22. On rappelle que sin2x+cos2x= 1 quelque soit le r´eel x. Donc :

cos(2a) = cos2a−(1−cos2a) = 2 cos2a−1, d’o`u cos2a= 1+cos(2a)2 . De mˆeme,

cos(2a) = (1−sin2a)−sin2a= 1−2 sin2a, d’o`u sin2a= 1−cos(2a)2 .

On va calculer les valeurs exactes de cosπ8, sinπ8, cos12π, sin12π. En utilisant les formules de lin´earisation :

cos2 π

8 = 1 + cosπ4

2 = 1 +22

2 = 2 +√ 2 4 et comme cosπ8 >0, il vient cosπ8 =

2+ 2 2

sin2 π

8 = 1−cosπ4

2 = 1−

2

2 2 = 2−√ 2 2 et comme sinπ8 >0, il vient sinπ8 =

2− 2

2 . D’o`u : tanπ

8 =

s2−√ 2 2 +√

2. Or :

2 √

2 (2 √

2)2 6 4√

2 √ √ √

Exemple 14.23.

(15)

D’o`u :

tanπ

8 =1−√ 2=√

2−1. En utilisant les formules d’addition :

cos π

12 = cosπ 3 −π

4

= cosπ 3 cosπ

4 + sinπ 3sinπ

4

= 1 2 ×

√2 2 +

√3 2 ×

√2 2 =

√6 +√ 2 2 sin π

12 = sinπ 3 −π

4

= sinπ 3cosπ

4 −cosπ 3sinπ

4

=

√3 2 ×

√2 2 −1

2 ×

√2 2 =

√6−√ 2

2 .

D’o`u

tan π 12 =

√6−√

√ 2 6 +√

2 = (√

6−√ 2)2 (√

6 +√ 2)(√

6−√

2) = 8−2√ 12

6−2 = 2−√ 3.

3 Applications

On consid`ere trois carr´es dispos´es comme dans la figure 4. Montrer que α=β+γ. On a bien sˆur α= π4. On montre donc que β+γ = π4. D’apr`es une formule d’addition :

cos(β+γ) = cosβcosγ−sinβsinγ.

Or, si l’on note ala longueur des cˆot´es des carr´es, on a (d’apr`es le th´eor`eme de Pythagore et les relations du cosinus et du sinus dans un triangle rectangle) :

cosβ = √2a 5a = √2

5, cosγ = √3a

10a = √3 10 sinβ = a

√5a = √1

5, sinγ = a

√10a = √1 10. Donc :

cos(β+γ) = √2 5 ×√3

10− √1 5 ×√1

10 = √ 5 5√

10 = √ 5 5√

5√ 2 = √1

2 =

√2 2 . Et comme 0< β+γ < π, on a bien β+γ = π4.

Exemple 14.24.

SoitABC un triangle aveca= 2,b= 3 etc= 4. Calculer la valeur exacte de l’aireS de ABC. D’apr`es la formule d’Al-Kashi :

a2=b2+c2−2bccosA.

Exemple 14.25.

(16)

β α γ

Figure4 – Figure de l’exemple Donc :

cosAb= b2+c2a2 2bc . On remplace par les valeurs num´eriques :

cosAb= 9 + 16−4

24 = 7

8. Or cos2Ab+ sin2Ab= 1, donc :

sin2Ab= 1−49 64 = 15

64.

Or ABC ´etant un triangle, l’angle Ab est compris entre 0 etπ rad donc son sinus est positif.

D’o`u :

sinAb=

√15 8 . Enfin, d’apr`es la formule de l’aire du triangle, on obtient :

S = 1

2bcsinAb= 3√ 15 4 .

Soit ABC un triangle avecb= 3,c= 8 etAb= 60°. Calculer la valeur exacte deaainsi que Bb etCb (en degr´es `a 10−1 pr`es).

D’apr`es la formule d’Al-Kashi :

a2=b2+c2−2bccosA= 9 + 64−48×1 2 = 49. D’o`u a= 7. On peut d´eterminer cosBb `a l’aide de la formule d’Al-Kashi :

cosBb = a2+c2b2 2ac = 13

14.

On a cosB >0 etABC triangle doncB ∈]0,90[. On calcule donc Bb = arccos1314 '21,8°. On peut calculer Cb avec la relation Ab+Bb+Cb= 180°. Ainsi :

Cb = 180−21,8−60 = 98,. Exemple 14.26.

(17)

SoitCun cercle de rayon 1 cm. Quelle est l’aire maximale d’un rectangle dont les sommets sont sur le cercleC.

On note O le centre du cercle et soit I etK deux points diam´etralement oppos´es. Soit M un point mobile sur le cercle et on note x une mesure en radian de l’angle (# »

OI,# »

OM). Enfin, on note M0 le point diam´etralement oppos´e `a M. D’apr`es la formule de l’aire d’un triangle exprim´ee avec un sinus :

A(M OI) = 1

2OM×OIsinx.

Comme le rayon du cercle est ´egal `a 1 :

A(M OI) = 1 2sinx.

Enfin, les diagonales d’un rectangle partagent celui-ci en quatre triangles de mˆeme aire (puisque la m´ediane dans un triangle partage celui-l`a en deux triangles de mˆeme aire) donc :

A(M KM0I) = 2 sinx.

L’aire du rectangle inscrit dans le cercle est donc maximale lorsque le sinus l’est, `a savoir pour x= π2, c’est-`a-dire lorsque le rectangle est un carr´e ; l’aire maximale est alors de 2 cm2.

Exemple 14.27.Aire maximale d’un rectangle inscrit dans un cercle

K O

M0

M

I x

Figure5 – Figure de l’exemple

Soit ABC un triangle de demi-p´erim`etre p (p est d´efini par la relation 2p = a+b+c). On montre que l’aire S de ABC est donn´ee par :

S=qp(pa)(pb)(pc) (formule de H´eron). Exemple 14.28.Formule de H´eron

(18)

D’apr`es la formule d’Al-Kashi, on a :

a2=b2+c2−2bccosA.b

cosAb= b2+c2a2 2bc

1−cosAb= 1− b2+c2a2

2bc = a2−(b2−2bc+c2) 2bc

= a2−(bc)2

2bc = (ab+c)(a+bc) 2bc

1 + cosAb= 1 + b2+c2a2

2bc = (b2+ 2bc+c2)−a2 2bc

= (b+c)2a2

2bc = (b+ca)(b+c+a) 2bc

D’o`u :

sin2Ab= 1−cos2Ab

= (1−cosA)(1 + cosb A) =b (a−b+c)(a+bc)(b+ca)(a+b+c) 4b2c2

4b2c2sin2Ab= (2p−2b)(2p−2c)(2p−2a)(2p) = 16p(pa)(pb)(pc). En outre,

S2= 1

4b2c2sin2Ab=p(pa)(pb)(pc). D’o`u la formule de H´eron.

Soit ABC un triangle. On note a=BC,b=AC, etc=AB. On va montrer que :

|b−c| ≤ab+c.

D’apr`es la formule d’Al-Kashi, on a :

a2 =b2+c2−2bccosAb⇔cosAb= b2+c2a2 2bc . On en d´eduit l’encadrement :

−2bca2b2c2 ≤2bc.

D’o`u (b−c)2a2 ≤(b+c)2. Par croissance de l’applicationt7→√

t sur [0,+∞[, on obtient :

|b−c| ≤ |a| ≤ |b+c|. Commea, b etcsont des quantit´es positives :

Exemple 14.29.In´egalit´es dans le triangle

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Autres applications :

On construit un puit de p´etrole P. `A 530 m du coin du champ rectangulaire, `a 210 m du coin C oppos´e, `a 105 m du coinB.

`A quelle distance se trouve-t-il du quatri`eme coin ? Exemple 14.30.

On consid`ere un triangle ABC. On construit les carr´es ABEF et ACGH ext´erieurement au triangle.

Montrer queF C =BH. Exemple 14.31.

Références