• Aucun résultat trouvé

Probl ˜ A¨me II. Polyn ˜ A´mes de Bernoulli.

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Probl ˜ A¨me II. Polyn ˜ A´mes de Bernoulli."

Copied!
4
0
0

Texte intégral

(1)

MPSI A - MPSI B 2010-2011 DS commun 2 13 septembre 2017

Le devoir comporte deux probl ˜A¨mes ind ˜Apendants.c

Bien traiter quelques questions rapporte des points, les b ˜Acler toutes n’en rapporte aucun. Il sera tenu compte de la rigueur, du soin et de la r ˜Adaction dans la nota-c tion. Seuls les r ˜Asultats convenablement pr ˜c Asent ˜c As seront consid ˜c Ar ˜c Asc comme des r ˜Asultats.c

Probl ˜ A¨me I. Splines cubiques.

Dans tout ce probl ˜A¨me, on identifie un polyn ˜A´me et sa fonction polyno- miale associ ˜A ce. PournN, on d ˜A csigne parRn[X] le R-espace vectoriel des polyn ˜A´mes ˜A coefficients r ˜A cels de degr ˜A c plus petit que n. On note F(I) l’ensemble des fonctions d ˜A cfinies sur un intervalleIdeRet ˜A valeurs r ˜A celles.

On rappelle que cet ensemble, muni des op ˜A crations usuelles sur les fonctions, est unR-espace vectoriel.

Pour une fonctionf d ˜A cfinie surRet un intervalleIdeR, on notef|I la restric- tion def A cet intervalle.˜

L’objet de ce texte est d’introduire lesfonctions splines. Une fonction spline est

une fonction«polynomiale par morceaux» qui v ˜A crifie des conditions suppl ˜A cmentaires de r ˜A cgularit ˜A c.

SoitnN et X= (x0, x1,· · ·, xn) une famille de r ˜A cels telle que : x0< x1<· · ·< xn

Une fonction f d ˜A cfinie dans [x0, xn] est dite polynomiale par morceaux si et seulement si

∀iJ0, n1K, ∃PiR3[X] tq∀x∈]xi, xi+1[, f(x) =Pi(x) L’ensemble des fonctions polynomiales par morceaux est not ˜A c MX. On d ˜A cfinit

CX =MX∩ C0([x0, xn]), DX=MX∩ C1([x0, xn]), SX =MX∩ C2([x0, xn]) Les fonctions deSX sont appel ˜A cs dessplines cubiques.

Noter que les polyn ˜A´mes consid ˜A cr ˜A cs sont tous de degr ˜A cau plus trois et que les ensembles de fonctions d ˜A cpendent de la famille X = (x0,· · ·, xn).

Question pr ˜A climinaire

Montrer queMX,CX,DX,SX sont des sous-espaces vectoriels deF([x0, xn]), et pr ˜A cciser les inclusions entre eux.

Partie I. Cas particulier

Dans cette partie, n= 2 avecX = (−1,0,1). On d ˜A cfinit des fonctions dans [−1,1] par :

∀x[−1,1], f0(x) = 1, f1(x) =x, f2(x) =x2, f3(x) =x3, f4(x) =

( 0 six <0 x3 six0 Dans cette partie, on noteS au lieu deSX etMau lieu deMX.

1. Montrer quef0,f1,f2, f3,f4 appartiennent ˜A S.

2. Donner une condition n ˜A ccessaire et suffisante sur les r ˜A celsα1, β1, γ1, δ1, α2, β2, γ2, δ2 pour que la fonction f d ˜A cfinie au dessous appartienne A˜ S.

f :x7→

α1x3+β1x2+γ1x+δ1 six <0 α2x3+β2x2+γ2x+δ2 six>0

3. Montrer que (f0, f1, f2, f3, f4) forme une base deS. En d ˜A cduire la dimen- sion deS.

Partie II. Calcul de dimension par r ˜A ccurrence.

Dans cette partie, on consid ˜A¨rex0<· · ·< xn< xn+1 avec X = (x0,· · ·, xn), X0 = (x0,· · · , xn, xn+1) On noteS=SX et S0=SX0.

On suppose queS est de dimensiondet on consid ˜A¨re une base (f1, . . . , fd) une base deS.

1. L’ensembleS est-il un sous-espace vectoriel deS0?

2. Pour chaqueiJ1, dK, on notepiR3[X] le polyn ˜A´me tel que

∀x∈]xn−1, xn[, pi(x) =fi(x) On d ˜A cfinit alors fei dans [x0, xn+1]

fei:x7→

(fi(x) six[x0, xn[ pi(x) six[xn, xn+1] On d ˜A cfinit enfinfd+1 dans [x0, xn+1] par

fd+1:x7→

( 0 six[x0, xn[ (xxn)3 six[xn, xn+1]

Cette cr´eation est mise `a disposition selon le Contrat

Paternit´e-Partage des Conditions Initiales `a l’Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/

1 S1007E

(2)

MPSI A - MPSI B 2010-2011 DS commun 2 13 septembre 2017

Montrer quefe1,· · ·,fed, fd+1∈ S0. 3. Soitf une fonction quelconque dansS0.

a. Montrer qu’il existe (a1, . . . , ad)Rd tel que

∀x[x0, xn], f(x) =

d

X

i=1

aifi(x) b. On note

F =f

d

X

i=1

aifei

Montrer que sur [xn, xn+1],Fest un polyn ˜A´merde degr ˜A cinf ˜A crieur ou ˜A cgal ˜A 3 v ˜A crifiant r(xn) =r0(xn) =r00(xn) = 0.

4. Montrer que (fe1,· · · ,fed, fd+1) est une base deS0.

5. En d ˜A cduire la dimension de SY pour une famille Y = (y0,· · ·, ym) avec y0<· · ·< ym.

Partie III. Calcul de dimension par dualit ˜A c.

La familleX = (x0,· · · , xn) est fix ˜A ce, on note

M=MX, C=CX, D=DX, S=SX.

Dans les paragraphes suivants, on d ˜A cfinit des fonctions deMdansR. En fait ces fonctions sont lin ˜A caires, il s’agit donc de formes lin ˜A caires qui appartiennent A˜ L(E,R) =M. La v ˜A crification de cette lin ˜A carit ˜A cn’est pas demand ˜A ce.

Pour toutiJ0, nK, on d ˜A cfinit une fonction ϕi deMdansRpar

∀f ∈ M, ϕi(f) =f(xi)

Pour chaqueiJ0, n1K, et chaquef ∈ M, il existe un uniquePi,f R3[X] tel que

∀x∈]xi, xi+1[, f(x) =Pi,f(x).

On peut donc d ˜A cfinir des fonctions

δ0, δ00, δ000, δ1, δ01, δ001, · · · δn−1, δ0n−1, δn−100 deMdansRpar

∀iJ0, n1K,∀f ∈ M: δi(f) =Pi,f(xi), δi0(f) =Pi,f0 (xi), δ00i(f) =Pi,f00 (xi)

On d ˜A cfinit de m ˜Aame des fonctions

γ1, γ01, γ100, γ2, γ20, γn00, · · · γn, γn0, γn00

deMdansRpar

∀iJ1, nK,∀f ∈ M: γi(f) =Pi−1,f(xi), γ0i(f) =Pi−1,f0 (xi), γi00(f) =Pi−1,f00 (xi) 1. Dans cette question,Eest unR-espace vectoriel de dimensiondet (α1,· · ·, αd)

est une base deE=L(E,R).

a. Montrer que

∃(a1,· · · , ad)Ed tq∀(i, j)J1, dK

2, αi(aj) =δi,j=

(0 sii6=j 1 sii=j b. Montrer que (a1,· · ·, ad) est une base de E. Quelles sont les coor-

donn ˜A ces d’un vecteurxE dans cette base ?

c. Soit 0pd, pr ˜A cciser une base de kerα1∩ · · · ∩kerαp.

d. Soit (β1,· · · , βp) une famille libre de formes lin ˜A caires. Montrer que dim (kerβ1∩ · · · ∩kerβp) = dim(E)p

2. En pr ˜A ccisant l’image d’un

(P0,· · ·, Pn−1, v0,· · ·, vn)R3[X]n×Rn+1,

d ˜A cfinir un isomorphisme deR3[X]n×Rn+1dansM. En d ˜A cduire dim(M).

3. Montrer que la famille

0δ0,· · · , ϕn−1δn−1, ϕ1γ1,· · ·, ϕnγn) est libre dansM. En d ˜A cduire dim(C).

4. En raisonnant comme dans la question pr ˜A cc ˜A cdente, calculer dim(D) et dim(S).

Attention ˜A bien pr ˜A cciser les espaces vectoriels contenant les familles consid ˜A cr ˜A ces et ˜A justifier qu’elles sont libres.

Cette cr´eation est mise `a disposition selon le Contrat

Paternit´e-Partage des Conditions Initiales `a l’Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/

2 S1007E

(3)

MPSI A - MPSI B 2010-2011 DS commun 2 13 septembre 2017

Partie IV. Interpolation d’Hermite.

On fixe deux r ˜A celsaet baveca < bet on d ˜A cfinit des polyn ˜A´mes : A1=Xa, B1=Xb, A2= (Xa)2(Xb), B2= (Xa)(Xb)2

1. Soit (α1, α2, β1, β2)R4 et

P =α1A1+α2A2+β1B1+β2B2.

ExprimerP(a),P(b),P0(a),P0(b) en fonction de (α1, α2, β1, β2).

2. Montrer que (A1, A2, B1, B2) est une base deR3[X]. En d ˜A cduire que (

R3[X]R4

P 7→(P(a), P0(a), P(b), P0(b)) est un isomorphisme.

3. Une majoration.

a. En ˜A ctudiant des fonctions, calculer max[a,b]|A2|et max[a,b]|B2|.

b. Montrer que, pour toutPR3[X], max

[a,b] |P| ≤ 35

27(|P(a)|+|P(b)|) + 4

27(|P0(a)|+|P0(b)|) (ba) 4. Interpolation d’Hermite. Soitf ∈ C4([a, b]) etM4= max[a,b]

f(4) . a. Montrer qu’il existe un uniqueP R3[X] tel que

P(a) =f(a), P0(a) =f0(a), P(b) =f(b), P0(b) =f0(b).

b. Pourxfix ˜A cdans ]a, b[, on d ˜A cfinit une fonctionϕdans [a, b] par :

∀t[a, b], ϕ(t) =f(t)P(t)K(ta)2(tb)2 o ˜A1K∈Rest choisi pour queϕ(x) = 0. Montrer que

∃c∈]a, b[ tq 4!K=f(4)(c) c. Montrer que

max

[a,b] |fP| ≤ M4

384(ba)4

Partie V. Contraintes.

Les famillesX = (x0,· · · , xn) avecx0<· · ·< xn etY = (y0,· · ·, yn)Rn+1 sont fix ˜A ces. On d ˜A cfinit des ensemblesP0etPY de splines cubiques. Pour tout f ∈ SX,

f ∈ P0(∀iJ0, nK, f(xi) = 0), f ∈ PY (∀iJ0, nK, f(xi) =yi). 1. Montrer queP0 est un sous-espace vectoriel de dimension 2.

2. Montrer quePY est un plan affine deS. Quelle est sa direction ? 3. Soit (v, w)R2, montrer qu’il existe une unique splinef ∈ PY tel que

f0(x0) =v, f00(x0) =w

4. Soit (vi, vf)R2, montrer qu’il existe une unique splinef ∈ PY tel que f0(x0) =vi, f0(xn) =vf

Probl ˜ A¨me II. Polyn ˜ A´mes de Bernoulli.

L’objet de ce probl ˜A¨me est la d ˜A cfinition et une premi ˜A¨re ˜A ctude des polyn ˜A´mes de Bernoulli.

LorsqueP etQsont deux polyn ˜A´mes ˜A coefficients r ˜A cels, on noteraPb(Q) le polyn ˜A´me obtenu en substituant dans l’expression deP chaque occurrence deX parQ. Si u R, le r ˜A cel obtenu en substituant dans l’expression de P chaque occurrence deX parusera not ˜A cPe(u).

On d ˜A cfinit une applicationlin ˜Aairec Ψ deR[X] dansRpar :

∀kN, Ψ(Xk) = 1 k+ 1 On d ˜A cfinit une application Φ par :

Φ :

(R[X]R[X] P Pb(1X) 1. Soitnun entier naturel. Montrer que

n

X

k=0

n k

(−1)k k+ 1 = 1

n+ 1

Cette cr´eation est mise `a disposition selon le Contrat

Paternit´e-Partage des Conditions Initiales `a l’Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/

3 S1007E

(4)

MPSI A - MPSI B 2010-2011 DS commun 2 13 septembre 2017

2. a. Pr ˜A cciser Ψ(P) pourP =a0+a1X+· · ·+apXpR[X].

b. Montrer que ΨΦ = Ψ.

c. Montrer que Ψ(P0) =P(1)e Pe(0) pour tout polyn ˜A´mePR[X].

3. a. Montrer qu’il existe une unique suite de polyn ˜A´mes (ditsde Bernoulli) A coefficients r ˜˜ A cels (Bn)n∈

Nv ˜A crifiant

(i) B0= 1

(ii) ∀nN, B0n=nBn−1 (iii) ∀nN,Ψ(Bn) = 0

La notationBnpour d ˜A csigner un de ces polyn ˜A´mes est valable pour tout le reste du probl ˜A¨me. On utilisera aussi bn = Ben(0) pour tout natureln.

b. ExpliciterB1,B2,B3 etb0, b1,b2,b3.

c. D ˜A cterminer, pour tout entier naturel n, le degr ˜A cet le coefficient dominant deBn.

4. a. Montrer queBfn(1) =Bfn(0) pour tout naturelnautre que 1.

b. Montrer que Φ(Bn) = (−1)nBn pour tout entier natureln.

c. Montrer quebn= 0 pour tous lesnimpairs autres que 1.

5. a. Montrer que, pour tout natureln, Bn=

n

X

k=0

n k

bn−kXk

b. Montrer que, pour tout naturelpsup ˜A crieur ou ˜A cgal ˜A 2,

b2p= 1 (p+ 1)(2p+ 1)

2p−2

X

k=0

2p+ 2 k

bk

c. Calculerb4.

6. Montrer que, pour tous les naturelsn, Bn= 2n−1

Bcn(X

2 ) +Bcn(X+ 1 2 )

7. Soitpun naturel non nul.

a. Montrer que B2p admet exactement deux racines dans [0,1]. Montrer queB2p+1 admet exactement trois racines ( ˜A pr ˜A cciser) dans [0,1].

b. Montrer que sup[0,1]|gB2p|=|b2p|.

c. Montrer que sup[0,1]|B^2p+1| ≤ 2p+12 |b2p|.

8. a. Montrer que :

∀nN: Bcn(X+ 1)Bn =nXn−1 b. Soitpun naturel non nul. ExprimerPn

k=0kp A l’aide de polyn ˜˜ A´mes de Bernoulli.

c. En d ˜A cduire une expression dePn

k=0k4 en fonction den.

Cette cr´eation est mise `a disposition selon le Contrat

Paternit´e-Partage des Conditions Initiales `a l’Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/

4 S1007E

Références

Documents relatifs

On en d´eduit que P admet une racine multiple si et seulement si les polynˆomes P et P ′ admettent une racine complexe commune c’est-`a-dire ne sont pas premiers entre eux ce

Une case mal cochée ( case non cochée devant l’être, ou case cochée ne devant pas l’être) enlève 0.25 point.. L’absence de réponse n’apporte ni enlève

 parce qu’il demande au génie de lui prouver qu’il était bien enfermé dans le vase..  parce qu’il pousse le génie à

Comme ce qui est dit concernant l’´ epreuve de Math´ ematiques A, nous ne redirons ja- mais assez l’importance de mener ` a bien des calculs.. Les math´ ematiques commencent par

3 règles: Mémory simple, Mémory d’association, Mémory ou une paire rapporte 1 point et une association rapporte 2 points.. Images pour un jeu

Des candidats « imaginatifs » ont également identifié des stéréo-isomères de conformation… Le vocabulaire associé à cette question est mal maîtrisé alors qu’il

Jeudi, un jeune homme, âgé de 20 ans, a trouvé par terre un portefeuille à Kriens, dans le canton de Lucerne, en Suisse.. Il s'est alors rendu dans un commissariat et a rapporté

J’espère que vous prenez bien soin de vous et qu’en tant que bon citoyen, vous appliquez bien les mesures civiques (on pourrait se poser la question de savoir quel