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Quasi-isométries 2 2.2

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(1)

OLIVIERGUICHARD

Résumé. SoitΓunsous-groupedisretdetypenid'ungroupedeLie semi-simpleG.Ondonneiiuneonditionsusantepourquel'injetion

deΓdanslegroupeGadmetunvoisinage dereprésentationsdèleset disrètes.

Table des matières

1. Introdution 1

2. Quasi-isométrie et groupeshyperboliques 2

2.1. Quasi-isométries 2

2.2. Groupeshyperboliques 2

3. Quasi-isométries dansungroupe de rang un 4

3.1. Quelquesnotations 4

3.2. Bordde l'espae symétrique, ensemblelimite 6

3.3. Groupesonvexes-oompat s 7

4. Quasi-isométrie dansun groupe derang supérieur 9

4.1. Quelquesnotations 10

4.2. Ationsur G/Pσ 11

4.3. Démonstration du théorème10 13

Annexe A. Lemmes tehniques 14

A.1. Démonstration du lemme9 14

A.2. Démonstration deslemmes de lapartie 4.2 15

A.3. Démonstration du lemme16 17

Référenes 18

1. Introdution

SoitGungroupedeLiesemi-simpleàentreniet soitΓunsous-groupe disretdetypenidansG.LegroupeΓestditplongéquasiisométriquement dans le groupe G si la distane dénie par la longueur des mots sur Γ est

équivalente à larestritionà Γ d'unedistanesur G.

Le but de etartile estde démontrer lethéorème suivant :

Théorème 1. Si de plusΓ est ontenu dans unsous-groupe G de rang un

de G, Alors il existe un voisinage de l'injetion de Γ dans G, dans l'espae

Hom(Γ, G)desreprésentations,onstituédeplongementsquasiisométriques.

Lorsque legroupe Gest égal augroupe G, legroupe Γ est plongé quasi

isométriquementdansGsietseulementsilegroupeΓestonvexe-oompa t (théorème 6). Onen déduitalors immédiatement le théorèmesuivant

(2)

Théorème 2. Soit G un groupe de Liesemi-simple de entre ni et G un

sous-groupe derang unde G.Si Γ est un sous-groupe onvexe-oompat de

G alors il existe un voisinage U de l'injetion ι de Γ dans G dans l'en-

semble des représentations Hom(Γ, G) onstituéde représentations dèles et disrètes.

On n'obtient ependant pas que toute la omposante onnexe ontenant

l'injetion ιest onstituée dereprésentation dèleset disrètes.

DansleaspluspartiulierlegroupeGestPSLn(R)etGestPSL2(R)

plongé dans G par la représentation irrédutible de dimension n et le

groupe Γ est le groupe fondamental d'une surfae ompate, F. Labourie [Lab03℄obtientquetouteuneomposanteonnexe deHom(Γ, G) estonsti-

tuéedereprésentationsdèlesetdisrètes,sadémonstrationutilisedesstru-

tures géométriquessur lasurfae. Ii, les démonstrations sont basées sur la

onnaissane de l'ation de Γsur desespaesprojetifs.

Plan del'artile. La partie3 revient surl'équivalene (déjàonnue) dansle

adredurangunentregroupeonvexe-oompatetgroupeplongéquasiiso-

métriquementdansG.OnendéduiraensuitequelesélémentsdeΓs'érivent

omme desproduits transverses(lemme7et lemme9),esonséquenesse-

rontutilespourladémonstrationdesthéorèmes1et2.Lapartie4estonsa-

rée àladémonstrationdu théorème1et àun renforement de ethéorème

(théorème 15).Onintroduiradanslapartie 2quelquesdénitionset onrap-

pellera des résultats sur les quasi-isométries et les groupes hyperboliques.

Enn l'annexe Aontient lesdémonstrations de résultatstehniques.

2. Quasi-isométrie et groupes hyperboliques

Cette partie présente quelques rappels surles notions de quasi-isométries

et de groupeshyperboliques.

2.1. Quasi-isométries. Soient (X, dX) et (Y, dY) deux espaes métriques,

et ϕ uneappliation de X dansY

Dénition 1. L'appliation ϕ est un plongement quasi isométrique ou un

(K, C)- plongement quasiisométrique sipourtout (x, x) dans X, on a : 1

KdY ϕ(x), ϕ x

−C ≤dX x, x

≤ KdY ϕ(x), ϕ x +C.

Elle est une quasi-isométrie ou une (K, C)- quasi-isométrie si elle vérie de plus :

pour tout y appartenant à Y, il existe x dans X

ave dY(y, ϕ(x))≤C.

Dans eas,on ditque lesdeux espaes métriquesX etY sontquasiisomé-

triques.

(3)

2.2.1. Longueur des mots. Si legroupeΓ estungroupe detype niet S un

systèmeni degénérateursde ΓtelqueS−1 =S, onnotedS ladistanesur Γ invariante àgauhe déniepar lalongueurdesmots,i.e. pourtout(γ, γ)

dansΓ, dS, γ) =ℓS γ−1γ

l'entierS γ−1γ

estlepluspetitentier n

tel queγ−1γ s'érive ommeun produitdenélémentsde S.Cettedistane

sera notée dΓ lorsqu'il ne sera pas utile de faire référene au système de

générateursS.PourtoutautresystèmedegénérateursS,l'identitéde(Γ, dS)

dans (Γ, dS) est une quasi-isométrie. Seule lalasse de quasi-isométries de la distanedΓ estdon biendénie.

2.2.2. GraphedeCayley. LegraphedeCayleyC(Γ, S)estlegrapheréeldont

les sommets sont les éléments de Γ et deux sommets γ et γ sont reliés

par une arête si leproduit γ−1γ appartient àS. C'est un graphe métrique

toutes lesarêtessont isométriquesausegment[0,1].LegraphedeCayley

présente l'avantage d'être un espae géodésique. Si C(Γ, S) est le graphe

de Cayley assoié à un autre système de générateurs S, alors C(Γ, S) est

quasiisométriqueàC(Γ, S).C'estdonseulementlalassedequasi-isométrie du graphe de Cayley qui est bien déni indépendam ment du système de

générateurs.

2.2.3. Espaes métriques hyperboliques. Un segment géodésiqu e entre deux

pointsxetxd'unespaemétrique(X, d)estuneisométrieϕ: [0, d(x, x)]→ X reliant xet x. Untelsegment,même s'iln'estpasunique,estnoté[x, x]

etseraleplussouventidentiéàsonimagedansX.L'espaemétriqueXest

dit géodésiqu e s'ilexiste unsegment géodésiqueentren'importe quelouple

de ses points.

Soient x, x, x′′ troispointsde X, un triangle géodésiqu e ou plus simple- ment triangle est la réunion de trois segments géodésiques

1 [x, x], [x, x′′]

et [x′′, x]. Un triangle est dit δ-n pour un réel δ positif si haque oté est

ontenu dansleδ-voisinagedesdeux autres,par exemple :

pour touty dans[x′′, x], d y, x, x

x, x′′

≤δ.

Dénition 2. Un espae métrique géodésique X est dit hyperbolique ou

δ-hyperbolique sitous sestriangles sontδ-ns.

Dénition 3. Ondit qu'un groupe detype ni est un groupe hyperbolique

si son graphe de Cayley est un espae métrique hyperbolique.

Cette notion ne dépend pas du système de générateurs ave lequel le

graphe estonstruit.

Remarques : Lesgroupes que l'on étudie ii sont automatiquement des

groupes hyperboliques, mais e fait ne sera pas utilisé dansles démonstra-

tions.Onutiliserasurtoutl'hyperboliitédel'espaesymétriqued'ungroupe

de rang un.

2.2.4. Quasi-géodésiq ues. Soit I est un segment (borné ou non) de R, une

appliation f de I dans X est une quasi-géodésiq ue ou une (K, C)-quasi-

géodésiqu e si 'est un (K, C)-plongement quasi isométrique de I dans X.

Dans un espae métrique hyperbolique, les quasi-géodésiques sont prohes

des géodésiques, 'este qu'énonele lemmesuivant.

1

(4)

Lemme 3. (théorème 5.11 p. 87 de [GdlH90℄) Il existe une onstante H

dépendantde K,C et δ telle que :

si f est une (K, C)-quasi-géod ésiq ue de I dans un espae δ-hyperbolique

X, alors il existe g une géodésique d'un interval J dans X vériant:

Im(f)⊂ {x∈X / d(x,Im(g))≤H}

etIm(g)⊂ {x∈X / d(x,Im(f))≤H}

De plus, g peut être hoisiayant les mêmes extrémités que f.

2.2.5. Courbure négative. Les variétés riemanniennes omplètes simplement

onnexes à ourbure setionnelle plus petite que κ < 0 sont des espaes

métriques hyperboliques. Elles ont la propriété supplémentaire qu'il existe

une unique géodésique reliant deux points donnés, et aussi que les notions

de onvexitéet d'enveloppe onvexeontunsens.Enpartiulier nousaurons

besoin dulemme suivant :

Lemme 4. Soit X une variété riemannienne omplète simplement onnexe à ourbure pluspetiteque κ <0 etn la dimension de X.Il existe un réel C

tel que :

pour tous x1, ..., xn, si C(x1, . . . , xn) est l'enveloppe onvexe de es n

points et G(x1, . . . , xn) la réunion des segments géodésiqu es reliant deux de es points, alors on a l'inlusion suivante

C(x1, . . . , xn)⊂n

x∈X / d x,G(x1, . . . , xn)

≤Co

.

Remarques: Celemmeestunegénéralisation del'hypothèse d'hyperbo-

liité à tousles simplexes,passeulement lestriangles.

Démonstration : Par réurrene sur l ≤ n, montrons qu'il existe une

onstante Cl tellequeC(x1, . . . , xl)⊂ {x∈X / d(G(x1, . . . , xl))≤Cl}.C'est

évidentquandlvaut1ou2. Soitl≥3et unpointy deC(x1, . . . , xl),lagéo-

désiqueissuedexletpassantparyoupel'enveloppeonvexeC(x1, . . . , xl−1)

en un point y. Par δ-hyperboliité deX (δ dépend de κ),en onsidérant le

triangle [xl, y]∪[y, x1]∪[x1, xl], le point y se trouve à une distane infé-

rieure àδ de[y, x1]∪[x1, xl], orlesegment[y, x1]estontenudansleCl−1-

voisinage de G(x1, . . . , xl−1) par l'hypothèse de réurrene, Cl = δ +Cl−1

onvient don.

3. Quasi-isométries dans un groupe de rang un

Dans ette partie,G désigne un groupe deLie semi-simple 2

àentre ni

etderangun.Onremontrequ'ungroupeΓestplongéquasiisométriquement dansG siet seulementsi Γestonvexe-oompa t. Quelquesonséquenes en sont tirées surl'ation deΓ surl'espae symétriqueX (lemme 7).

3.1. Quelques notations.

3.1.1. Espae symétrique. SoitK un sous-groupe ompatmaximal deG,

et A un sous-espae de Cartan3. Le quotient X = G/K est l'espae sy-

métrique assoiéà G. Le point de X orrespondant à la lassede K sera

2

Ungroupesemi-simpleseratoujours supposéonnexe.

3

L'algèbredeLiedeGs'éritkp,sommeorthogonale pourlaformedeKilling,

k estl'algèbre deLiedeK.Unsous-espaedeCartanestpardénitionunsous-groupe onnexedontl'algèbredeLieestunesous-algèbreabéliennemaximaleontenuep.

(5)

noté xK. Laprojetion

π :G →G/K g7→g·xK

est alors une quasi-isométrie 4

.

La variétéX a unestrutureriemannienneà ourburenégativeinférieure ou égale à14, e quiimplique queX est unespae métriquehyperbolique.

Les élémentsde G agissent surX par isométrie.

SoitA∗+unehambre deWeylferméedeA.ToutélémentgdeG s'érit

omme un produitk1µ+(g)k2 (déomposition de Cartan) ave k1 et k2 ap-

partenant à K et µ+(g) appartenant à A∗+. L'élément µ+(g) est unique-

ment déterminé par g et lorsque µ+(g) est non nul, les deux éléments k1

et k2 sont déterminésmoduloun élément du entralisateur de A dansK, M =K∩ZG(A), i.e. la lassek1·M de k1 dansK/M estuniquement

déterminée par g. L'élémentµ+(g)estidentié àunélément deR+ desorte

que :

dX(g·xK, xK) =dX+(g)·xK, xK) =µ+(g)

La fontion µ+ : A∗+ → R+ est la restrition à A∗+ d'un morphisme de

groupe

5 µde A dansR.

3.1.2. Plongement quasi isométrique. Si ϕ : Γ → G est un morphisme de

groupe, et que le groupe Γ est muni d'une distane dΓ qui est invariante à

gauhe, lesremarques préédentes montrent que :

Lemme 5. Le morphismeϕestunplongementquasiisométriquesietseule- ment s'ilexiste des onstantes (K, C) telles que pourtout γ dans Γ :

(1)

1

KdΓ(γ, e)−C≤µ+(ϕ(γ))≤ KdΓ(γ, e) +C.

Remarques : Quand le groupe Γ est un groupe de type ni et que la

distane dΓ est dénie par la longueur des mots, alors l'inégalité de droite dans l'équation(1)est toujoursautomatiquement vériée :

en eet, soit S un systèmede générateurs, siγ s'érit omme un produit γ1· · ·γn d'élémentsde S ave n=ℓS(γ),alors

µ+(ϕ(γ))≤ Xn

i=1

µ+(ϕ(γi))≤ Kn aveK = max

s∈S µ+(ϕ(s))

Dans e asseule l'inégalité de gauhedans l'équation(1)est signiative.

3.1.3. Raines dans G. L'ation de A sur l'algèbre de Lie de G est dia-

gonalisable :

g =z⊕M

λ6=0

gλ

z est le entralisateur de A dans l'algèbre de Lie g, et gλ est l'espae

propre assoiéà lavaleur propreλ, 'est-à-dire

gλ =

v∈g/Ad(a)·v=eλµ(a)v pour toutadansA .

4

C'estenorevraisanshypothèsesurlerangdugroupeG

5

Onprendra garde aufait que les restritions de µ+ et de µ à la hambre A∗− ne

oïnidentpas,A∗− estlahambredeWeylopposéeàA+

(6)

Soit N le sous-groupe de G d'algèbre de Lie n= L

λ>0gλ et N elui

d'algèbre de Lien=L

λ<0gλ.

3.2. Bord de l'espae symétrique, ensemble limite.

3.2.1. LeborddeX. Unrayonodésiqu edeXestuneisométrief :R→X,

un demi-rayongéodésiqu e estune isométrieg de R+ dansX, onne ferapas

en pratique dedistintions entrel'appliatio n f (resp.g)et sonimage f(R)

(resp. g(R+)).

Deux demi-rayons géodésiques sont dits équivalents s'ils sont à distane

de Hausdornie. Deux demi-rayonsgéodésiques g et g sont équivalents si et seulement si, pour un ertainréel H, ona :

pour toutt≥0, dX g(t), g(t)

≤H

Dénition 4. L'ensemble des lasses d'équivalene de demi-rayons géodé-

siques est appelé lebord deX, et est noté ∂X. Le bord deX est ompat.

Dans l'espae symétrique X, tout rayon géodésique est de la forme g· A ·xK pour un g dans le groupe G et tout demi-rayon géodésique est

de laforme g·A∗+·xK. Tout demi-rayongéodésique estainsiéquivalent à

un rayon de la forme k·A∗+·xK ave k un élément du groupe K. Deux

demi-rayonsgéodésiques quisont delaformek1·A∗+·xK et k2·A∗+·xK

sontéquivalentssietseulements'ilssontégaux,equiestéquivalent àavoir

k1−1k2 dansM.

Le bord ∂X est muni d'une ation de G ar le groupe G agit sur l'en-

semble desdemi-rayonsgéodésiques en respetant larelation d'équivalene.

Le bord ∂X est en fait un K-espae homogène, ∂X ≃ K/M, don l'en-

semble ∂X peut être muni d'unemétrique riemannienne K-invariante. De pluslaréunionX∪∂X estnaturelleme ntunespaetopologiqueompat.En eet ladéomposition deCartan montrequeX\ {xK} esthoméomorpheà

K/M×]0,+∞[etainsiX∪∂X\{xK}esthoméomorpheàK/M×]0,+∞].

Lepointde∂X orrespondantàA∗+·xKeststabiliséparN,eluiorres-

pondant à A∗−·xK est stabilisé par N. Plus préisément lestabilisateur du point dubord A∗+·xK dansG estlegroupe parabolique P =M AN

et l'ation du groupe N sur le bord ∂X a exatement deux orbites6 : le

point A∗−·xK et son omplément air e N·A∗+·xK qui est une orbite

ouvertehoméomorphe à N.

3.2.2. Ensemble limite. Soit Γun sous-groupe de G.

Dénition5. l'ensemblelimiteΛΓdugroupeΓestdéniommel'adhérene

d'une orbite Γ·x dans lebord ∂X, pourun point x de X.

Cettedénitionestindépendant edel'orbiteonsidérée.Unpointξde∂X

appartient àΛΓ, siet seulement s'ilexiste une suiten) de Γtelle que

n→∞lim λn·xK.

La suiten·xK)n∈N est une suite de points de l'espae symétrique X

qui onverge dans le bord de X. Si λn = knankn est la déomposition de Cartan deλn, alorsξ = limn→∞kn·M, lalimite étantonsidérée iidansle

quotientK/M qui s'identienaturelleme nt à∂X.Dansleaslegroupe

6

(7)

Γ est non élémentaire , l'ensemble limite ΛΓ n'est pas vide et 'est le plus

petit fermé invariant de∂Xpar l'ation.

3.3. Groupes onvexes-oompats. Soit Γ un sous-groupe de G, son

ensemble limite ΛΓ estsupposénon vide.OnnoteC(Γ)l'enveloppe onvexe dans X de ΛΓ. C'estun fermé deX invariant par l'ation deΓ, 'estmême

le pluspetitonvexe fermé deX invariant par l'ation deΓ.

Dénition 6. Le groupe Γ est ditonvexe-oompat sil'ationde Γ sur le

onvexe fermé C(Γ)est oompat et s'il est disret dans G.

Le théorème suivant établitl'équivalene annonée :

Théorème 6. [Bourdon, Gromov℄ Soit Γ un sous-groupe de type ni d'un groupe de Lie G semi-simple à entre ni et de rang un. Le groupe Γ est

muni de la distane dénie par la longueur des mots. On note ι : Γ → G

l'injetion. Les deuxarmations suivantessontalors équivalentes :

(1) lemorphisme ι est un plongement quasi isométrique.

(2) lesous-groupe Γ deG est onvexe-oo mpat.

Remarques:Lesénonés(1)et(2)impliquenttouslesdeuxquelegroupe

Γ est ungroupe hyperbolique, equi sera désormaissupposé.

Ladémonstrationsetrouvedansl'artiledeM.Bourdon[Bou95℄,proposi-

tions1.8.2,1.8.6etexemple1.8.7.Nouslareproduisonsiipourlaommodité

du leteur.

Démonstration : Supposons queιestunplongement quasiisométrique.Il faut prouver qu'il existeun réel Dpositiftelque l'ona

C(Γ)⊂ {x∈X / d(x,Γ·xK)≤D}

e quivasedémontrer endeuxétapes; soitG(Γ)laréuniondesgéodésiques de X dont les deux extrémités sont des points de l'ensemble limite ΛΓ, il

sut de montrer qu'ilexiste deux réelsD1 et D2 tels que: C(Γ)⊂ {x∈X / d(x,G(Γ))≤D1} G(Γ)⊂ {x∈X / d(x,Γ·xK)≤D2}

La première inlusion résulte du lemme 4 et du fait que le théorème de

Carathéodor yestvalabledansX.Ilresteàdémontrerladeuxièmeinlusion.

Le groupe Γ ontient des géodésiques (pour la longueur des mots) entre n'importequel oupledeespointsetl'injetionιestun(K, C)-plongement quasi isométrique pour des onstantes (K, C). On en déduit que le sous-

ensembleΓ·xK deX ontientdes(K, C)-géodésiques entren'importequel ouple de points. D'après le lemme 3, il existe une onstante H telle que

si f est une (K, C)-géodésique entre deux points x et x alors le segment

géodésique [x, x] est inlus dans le H-voisinage de l'image Im(f). Notons G(Γ·xK)laréuniondessegmentsgéodésiques entredeuxpointsdeΓ·xK,

on a prouvé que:

G(Γ·xK)⊂

x∈X / d(x,Γ·xK)≤H

Si maintenant ξ et ξ sont dans l'ensemble limite ΛΓ, alors tout point de la

géodésique ]ξ, ξ[estadhérentà G(Γ·xK), e quitermineladémonstration de ladeuxième inlusion et de l'impliation (1)(2)duthéorème.

7

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