OLIVIERGUICHARD
Résumé. SoitΓunsous-groupedisretdetypenid'ungroupedeLie semi-simpleG.Ondonneiiuneonditionsusantepourquel'injetion
deΓdanslegroupeGadmetunvoisinage dereprésentationsdèleset disrètes.
Table des matières
1. Introdution 1
2. Quasi-isométrie et groupeshyperboliques 2
2.1. Quasi-isométries 2
2.2. Groupeshyperboliques 2
3. Quasi-isométries dansungroupe de rang un 4
3.1. Quelquesnotations 4
3.2. Bordde l'espae symétrique, ensemblelimite 6
3.3. Groupesonvexes-oompat s 7
4. Quasi-isométrie dansun groupe derang supérieur 9
4.1. Quelquesnotations 10
4.2. Ationsur G/Pσ 11
4.3. Démonstration du théorème10 13
Annexe A. Lemmes tehniques 14
A.1. Démonstration du lemme9 14
A.2. Démonstration deslemmes de lapartie 4.2 15
A.3. Démonstration du lemme16 17
Référenes 18
1. Introdution
SoitGungroupedeLiesemi-simpleàentreniet soitΓunsous-groupe disretdetypenidansG.LegroupeΓestditplongéquasiisométriquement dans le groupe G si la distane dénie par la longueur des mots sur Γ est
équivalente à larestritionà Γ d'unedistanesur G.
Le but de etartile estde démontrer lethéorème suivant :
Théorème 1. Si de plusΓ est ontenu dans unsous-groupe G∗ de rang un
de G, Alors il existe un voisinage de l'injetion de Γ dans G, dans l'espae
Hom(Γ, G)desreprésentations,onstituédeplongementsquasiisométriques.
Lorsque legroupe Gest égal augroupe G∗, legroupe Γ est plongé quasi
isométriquementdansGsietseulementsilegroupeΓestonvexe-oompa t (théorème 6). Onen déduitalors immédiatement le théorèmesuivant
Théorème 2. Soit G un groupe de Liesemi-simple de entre ni et G∗ un
sous-groupe derang unde G.Si Γ est un sous-groupe onvexe-oompat de
G∗ alors il existe un voisinage U de l'injetion ι de Γ dans G dans l'en-
semble des représentations Hom(Γ, G) onstituéde représentations dèles et disrètes.
On n'obtient ependant pas que toute la omposante onnexe ontenant
l'injetion ιest onstituée dereprésentation dèleset disrètes.
DansleaspluspartiulieroùlegroupeGestPSLn(R)etG∗estPSL2(R)
plongé dans G par la représentation irrédutible de dimension n et où le
groupe Γ est le groupe fondamental d'une surfae ompate, F. Labourie [Lab03℄obtientquetouteuneomposanteonnexe deHom(Γ, G) estonsti-
tuéedereprésentationsdèlesetdisrètes,sadémonstrationutilisedesstru-
tures géométriquessur lasurfae. Ii, les démonstrations sont basées sur la
onnaissane de l'ation de Γsur desespaesprojetifs.
Plan del'artile. La partie3 revient surl'équivalene (déjàonnue) dansle
adredurangunentregroupeonvexe-oompatetgroupeplongéquasiiso-
métriquementdansG.OnendéduiraensuitequelesélémentsdeΓs'érivent
omme desproduits transverses(lemme7et lemme9),esonséquenesse-
rontutilespourladémonstrationdesthéorèmes1et2.Lapartie4estonsa-
rée àladémonstrationdu théorème1et àun renforement de ethéorème
(théorème 15).Onintroduiradanslapartie 2quelquesdénitionset onrap-
pellera des résultats sur les quasi-isométries et les groupes hyperboliques.
Enn l'annexe Aontient lesdémonstrations de résultatstehniques.
2. Quasi-isométrie et groupes hyperboliques
Cette partie présente quelques rappels surles notions de quasi-isométries
et de groupeshyperboliques.
2.1. Quasi-isométries. Soient (X, dX) et (Y, dY) deux espaes métriques,
et ϕ uneappliation de X dansY
Dénition 1. L'appliation ϕ est un plongement quasi isométrique ou un
(K, C)- plongement quasiisométrique sipourtout (x, x′) dans X, on a : 1
KdY ϕ(x), ϕ x′
−C ≤dX x, x′
≤ KdY ϕ(x), ϕ x′ +C.
Elle est une quasi-isométrie ou une (K, C)- quasi-isométrie si elle vérie de plus :
pour tout y appartenant à Y, il existe x dans X
ave dY(y, ϕ(x))≤C.
Dans eas,on ditque lesdeux espaes métriquesX etY sontquasiisomé-
triques.
2.2.1. Longueur des mots. Si legroupeΓ estungroupe detype niet S un
systèmeni degénérateursde ΓtelqueS−1 =S, onnotedS ladistanesur Γ invariante àgauhe déniepar lalongueurdesmots,i.e. pourtout(γ, γ′)
dansΓ, dS(γ′, γ) =ℓS γ−1γ′
oùl'entier ℓS γ−1γ′
estlepluspetitentier n
tel queγ−1γ′ s'érive ommeun produitdenélémentsde S.Cettedistane
sera notée dΓ lorsqu'il ne sera pas utile de faire référene au système de
générateursS.PourtoutautresystèmedegénérateursS′,l'identitéde(Γ, dS)
dans (Γ, dS′) est une quasi-isométrie. Seule lalasse de quasi-isométries de la distanedΓ estdon biendénie.
2.2.2. GraphedeCayley. LegraphedeCayleyC(Γ, S)estlegrapheréeldont
les sommets sont les éléments de Γ et où deux sommets γ et γ′ sont reliés
par une arête si leproduit γ−1γ′ appartient àS. C'est un graphe métrique
oùtoutes lesarêtessont isométriquesausegment[0,1].LegraphedeCayley
présente l'avantage d'être un espae géodésique. Si C(Γ, S′) est le graphe
de Cayley assoié à un autre système de générateurs S′, alors C(Γ, S′) est
quasiisométriqueàC(Γ, S).C'estdonseulementlalassedequasi-isométrie du graphe de Cayley qui est bien déni indépendam ment du système de
générateurs.
2.2.3. Espaes métriques hyperboliques. Un segment géodésiqu e entre deux
pointsxetx′d'unespaemétrique(X, d)estuneisométrieϕ: [0, d(x, x′)]→ X reliant xet x′. Untelsegment,même s'iln'estpasunique,estnoté[x, x′]
etseraleplussouventidentiéàsonimagedansX.L'espaemétriqueXest
dit géodésiqu e s'ilexiste unsegment géodésiqueentren'importe quelouple
de ses points.
Soient x, x′, x′′ troispointsde X, un triangle géodésiqu e ou plus simple- ment triangle est la réunion de trois segments géodésiques
1 [x, x′], [x′, x′′]
et [x′′, x]. Un triangle est dit δ-n pour un réel δ positif si haque oté est
ontenu dansleδ-voisinagedesdeux autres,par exemple :
pour touty dans[x′′, x], d y, x, x′
∪
x′, x′′
≤δ.
Dénition 2. Un espae métrique géodésique X est dit hyperbolique ou
δ-hyperbolique sitous sestriangles sontδ-ns.
Dénition 3. Ondit qu'un groupe detype ni est un groupe hyperbolique
si son graphe de Cayley est un espae métrique hyperbolique.
Cette notion ne dépend pas du système de générateurs ave lequel le
graphe estonstruit.
Remarques : Lesgroupes que l'on étudie ii sont automatiquement des
groupes hyperboliques, mais e fait ne sera pas utilisé dansles démonstra-
tions.Onutiliserasurtoutl'hyperboliitédel'espaesymétriqued'ungroupe
de rang un.
2.2.4. Quasi-géodésiq ues. Soit I est un segment (borné ou non) de R, une
appliation f de I dans X est une quasi-géodésiq ue ou une (K, C)-quasi-
géodésiqu e si 'est un (K, C)-plongement quasi isométrique de I dans X.
Dans un espae métrique hyperbolique, les quasi-géodésiques sont prohes
des géodésiques, 'este qu'énonele lemmesuivant.
1
Lemme 3. (théorème 5.11 p. 87 de [GdlH90℄) Il existe une onstante H
dépendantde K,C et δ telle que :
si f est une (K, C)-quasi-géod ésiq ue de I dans un espae δ-hyperbolique
X, alors il existe g une géodésique d'un interval J dans X vériant:
Im(f)⊂ {x∈X / d(x,Im(g))≤H}
etIm(g)⊂ {x∈X / d(x,Im(f))≤H}
De plus, g peut être hoisiayant les mêmes extrémités que f.
2.2.5. Courbure négative. Les variétés riemanniennes omplètes simplement
onnexes à ourbure setionnelle plus petite que κ < 0 sont des espaes
métriques hyperboliques. Elles ont la propriété supplémentaire qu'il existe
une unique géodésique reliant deux points donnés, et aussi que les notions
de onvexitéet d'enveloppe onvexeontunsens.Enpartiulier nousaurons
besoin dulemme suivant :
Lemme 4. Soit X une variété riemannienne omplète simplement onnexe à ourbure pluspetiteque κ <0 etn la dimension de X.Il existe un réel C
tel que :
pour tous x1, ..., xn, si C(x1, . . . , xn) est l'enveloppe onvexe de es n
points et G(x1, . . . , xn) la réunion des segments géodésiqu es reliant deux de es points, alors on a l'inlusion suivante
C(x1, . . . , xn)⊂n
x∈X / d x,G(x1, . . . , xn)
≤Co
.
Remarques: Celemmeestunegénéralisation del'hypothèse d'hyperbo-
liité à tousles simplexes,passeulement lestriangles.
Démonstration : Par réurrene sur l ≤ n, montrons qu'il existe une
onstante Cl tellequeC(x1, . . . , xl)⊂ {x∈X / d(G(x1, . . . , xl))≤Cl}.C'est
évidentquandlvaut1ou2. Soitl≥3et unpointy deC(x1, . . . , xl),lagéo-
désiqueissuedexletpassantparyoupel'enveloppeonvexeC(x1, . . . , xl−1)
en un point y′. Par δ-hyperboliité deX (δ dépend de κ),en onsidérant le
triangle [xl, y′]∪[y′, x1]∪[x1, xl], le point y se trouve à une distane infé-
rieure àδ de[y′, x1]∪[x1, xl], orlesegment[y′, x1]estontenudansleCl−1-
voisinage de G(x1, . . . , xl−1) par l'hypothèse de réurrene, Cl = δ +Cl−1
onvient don.
3. Quasi-isométries dans un groupe de rang un
Dans ette partie,G∗ désigne un groupe deLie semi-simple 2
àentre ni
etderangun.Onremontrequ'ungroupeΓestplongéquasiisométriquement dansG∗ siet seulementsi Γestonvexe-oompa t. Quelquesonséquenes en sont tirées surl'ation deΓ surl'espae symétriqueX (lemme 7).
3.1. Quelques notations.
3.1.1. Espae symétrique. SoitK∗ un sous-groupe ompatmaximal deG∗,
et A∗ un sous-espae de Cartan3. Le quotient X = G∗/K∗ est l'espae sy-
métrique assoiéà G∗. Le point de X orrespondant à la lassede K∗ sera
2
Ungroupesemi-simpleseratoujours supposéonnexe.
3
L'algèbredeLiedeG∗s'éritk⊕p,sommeorthogonale pourlaformedeKilling,où
k estl'algèbre deLiedeK∗.Unsous-espaedeCartanestpardénitionunsous-groupe onnexedontl'algèbredeLieestunesous-algèbreabéliennemaximaleontenuep.
noté xK∗. Laprojetion
π :G∗ →G∗/K∗ g7→g·xK∗
est alors une quasi-isométrie 4
.
La variétéX a unestrutureriemannienneà ourburenégativeinférieure ou égale à−14, e quiimplique queX est unespae métriquehyperbolique.
Les élémentsde G∗ agissent surX par isométrie.
SoitA∗+unehambre deWeylferméedeA∗.ToutélémentgdeG∗ s'érit
omme un produitk1µ+(g)k2 (déomposition de Cartan) ave k1 et k2 ap-
partenant à K∗ et µ+(g) appartenant à A∗+. L'élément µ+(g) est unique-
ment déterminé par g et lorsque µ+(g) est non nul, les deux éléments k1
et k2 sont déterminésmoduloun élément du entralisateur de A∗ dansK∗, M =K∗∩ZG∗(A∗), i.e. la lassek1·M de k1 dansK∗/M estuniquement
déterminée par g. L'élémentµ+(g)estidentié àunélément deR+ desorte
que :
dX(g·xK∗, xK∗) =dX(µ+(g)·xK∗, xK∗) =µ+(g)
La fontion µ+ : A∗+ → R+ est la restrition à A∗+ d'un morphisme de
groupe
5 µde A∗ dansR.
3.1.2. Plongement quasi isométrique. Si ϕ : Γ → G∗ est un morphisme de
groupe, et que le groupe Γ est muni d'une distane dΓ qui est invariante à
gauhe, lesremarques préédentes montrent que :
Lemme 5. Le morphismeϕestunplongementquasiisométriquesietseule- ment s'ilexiste des onstantes (K, C) telles que pourtout γ dans Γ :
(1)
1
KdΓ(γ, e)−C≤µ+(ϕ(γ))≤ KdΓ(γ, e) +C.
Remarques : Quand le groupe Γ est un groupe de type ni et que la
distane dΓ est dénie par la longueur des mots, alors l'inégalité de droite dans l'équation(1)est toujoursautomatiquement vériée :
en eet, soit S un systèmede générateurs, siγ s'érit omme un produit γ1· · ·γn d'élémentsde S ave n=ℓS(γ),alors
µ+(ϕ(γ))≤ Xn
i=1
µ+(ϕ(γi))≤ Kn aveK = max
s∈S µ+(ϕ(s))
Dans e asseule l'inégalité de gauhedans l'équation(1)est signiative.
3.1.3. Raines dans G∗. L'ation de A∗ sur l'algèbre de Lie de G∗ est dia-
gonalisable :
g∗ =z∗⊕M
λ6=0
g∗λ
où z∗ est le entralisateur de A∗ dans l'algèbre de Lie g∗, et g∗λ est l'espae
propre assoiéà lavaleur propreλ, 'est-à-dire
g∗λ =
v∈g∗/Ad(a)·v=eλµ(a)v pour toutadansA∗ .
4
C'estenorevraisanshypothèsesurlerangdugroupeG∗
5
Onprendra garde aufait que les restritions de µ+ et de µ à la hambre A∗− ne
oïnidentpas,oùA∗− estlahambredeWeylopposéeàA∗+
Soit N le sous-groupe de G∗ d'algèbre de Lie n= L
λ>0g∗λ et N− elui
d'algèbre de Lien−=L
λ<0g∗λ.
3.2. Bord de l'espae symétrique, ensemble limite.
3.2.1. LeborddeX. Unrayongéodésiqu edeXestuneisométrief :R→X,
un demi-rayongéodésiqu e estune isométrieg de R+ dansX, onne ferapas
en pratique dedistintions entrel'appliatio n f (resp.g)et sonimage f(R)
(resp. g(R+)).
Deux demi-rayons géodésiques sont dits équivalents s'ils sont à distane
de Hausdornie. Deux demi-rayonsgéodésiques g et g′ sont équivalents si et seulement si, pour un ertainréel H, ona :
pour toutt≥0, dX g(t), g′(t)
≤H
Dénition 4. L'ensemble des lasses d'équivalene de demi-rayons géodé-
siques est appelé lebord deX, et est noté ∂X. Le bord deX est ompat.
Dans l'espae symétrique X, tout rayon géodésique est de la forme g· A∗ ·xK∗ pour un g dans le groupe G∗ et tout demi-rayon géodésique est
de laforme g·A∗+·xK∗. Tout demi-rayongéodésique estainsiéquivalent à
un rayon de la forme k·A∗+·xK∗ ave k un élément du groupe K∗. Deux
demi-rayonsgéodésiques quisont delaformek1·A∗+·xK∗ et k2·A∗+·xK∗
sontéquivalentssietseulements'ilssontégaux,equiestéquivalent àavoir
k1−1k2 dansM.
Le bord ∂X est muni d'une ation de G∗ ar le groupe G∗ agit sur l'en-
semble desdemi-rayonsgéodésiques en respetant larelation d'équivalene.
Le bord ∂X est en fait un K∗-espae homogène, ∂X ≃ K∗/M, don l'en-
semble ∂X peut être muni d'unemétrique riemannienne K∗-invariante. De pluslaréunionX∪∂X estnaturelleme ntunespaetopologiqueompat.En eet ladéomposition deCartan montrequeX\ {xK∗} esthoméomorpheà
K∗/M×]0,+∞[etainsiX∪∂X\{xK∗}esthoméomorpheàK∗/M×]0,+∞].
Lepointde∂X orrespondantàA∗+·xK∗eststabiliséparN,eluiorres-
pondant à A∗−·xK∗ est stabilisé par N−. Plus préisément lestabilisateur du point dubord A∗+·xK∗ dansG∗ estlegroupe parabolique P =M A∗N
et l'ation du groupe N− sur le bord ∂X a exatement deux orbites6 : le
point A∗−·xK∗ et son omplément air e N−·A∗+·xK∗ qui est une orbite
ouvertehoméomorphe à N−.
3.2.2. Ensemble limite. Soit Γun sous-groupe de G∗.
Dénition5. l'ensemblelimiteΛΓdugroupeΓestdéniommel'adhérene
d'une orbite Γ·x dans lebord ∂X, pourun point x de X.
Cettedénitionestindépendant edel'orbiteonsidérée.Unpointξde∂X
appartient àΛΓ, siet seulement s'ilexiste une suite (λn) de Γtelle que
n→∞lim λn·xK∗ =ξ.
La suite (λn·xK∗)n∈N est une suite de points de l'espae symétrique X
qui onverge dans le bord de X. Si λn = knank′n est la déomposition de Cartan deλn, alorsξ = limn→∞kn·M, lalimite étantonsidérée iidansle
quotientK∗/M qui s'identienaturelleme nt à∂X.Dansleasoùlegroupe
6
Γ est non élémentaire , l'ensemble limite ΛΓ n'est pas vide et 'est le plus
petit fermé invariant de∂Xpar l'ation.
3.3. Groupes onvexes-oompats. Soit Γ un sous-groupe de G∗, son
ensemble limite ΛΓ estsupposénon vide.OnnoteC(Γ)l'enveloppe onvexe dans X de ΛΓ. C'estun fermé deX invariant par l'ation deΓ, 'estmême
le pluspetitonvexe fermé deX invariant par l'ation deΓ.
Dénition 6. Le groupe Γ est ditonvexe-oompat sil'ationde Γ sur le
onvexe fermé C(Γ)est oompat et s'il est disret dans G∗.
Le théorème suivant établitl'équivalene annonée :
Théorème 6. [Bourdon, Gromov℄ Soit Γ un sous-groupe de type ni d'un groupe de Lie G∗ semi-simple à entre ni et de rang un. Le groupe Γ est
muni de la distane dénie par la longueur des mots. On note ι : Γ → G∗
l'injetion. Les deuxarmations suivantessontalors équivalentes :
(1) lemorphisme ι est un plongement quasi isométrique.
(2) lesous-groupe Γ deG∗ est onvexe-oo mpat.
Remarques:Lesénonés(1)et(2)impliquenttouslesdeuxquelegroupe
Γ est ungroupe hyperbolique, equi sera désormaissupposé.
Ladémonstrationsetrouvedansl'artiledeM.Bourdon[Bou95℄,proposi-
tions1.8.2,1.8.6etexemple1.8.7.Nouslareproduisonsiipourlaommodité
du leteur.
Démonstration : Supposons queιestunplongement quasiisométrique.Il faut prouver qu'il existeun réel Dpositiftelque l'ona
C(Γ)⊂ {x∈X / d(x,Γ·xK∗)≤D}
e quivasedémontrer endeuxétapes; soitG(Γ)laréuniondesgéodésiques de X dont les deux extrémités sont des points de l'ensemble limite ΛΓ, il
sut de montrer qu'ilexiste deux réelsD1 et D2 tels que: C(Γ)⊂ {x∈X / d(x,G(Γ))≤D1} G(Γ)⊂ {x∈X / d(x,Γ·xK∗)≤D2}
La première inlusion résulte du lemme 4 et du fait que le théorème de
Carathéodor yestvalabledansX.Ilresteàdémontrerladeuxièmeinlusion.
Le groupe Γ ontient des géodésiques (pour la longueur des mots) entre n'importequel oupledeespointsetl'injetionιestun(K, C)-plongement quasi isométrique pour des onstantes (K, C). On en déduit que le sous-
ensembleΓ·xK∗ deX ontientdes(K, C)-géodésiques entren'importequel ouple de points. D'après le lemme 3, il existe une onstante H telle que
si f est une (K, C)-géodésique entre deux points x et x′ alors le segment
géodésique [x, x′] est inlus dans le H-voisinage de l'image Im(f). Notons G(Γ·xK∗)laréuniondessegmentsgéodésiques entredeuxpointsdeΓ·xK∗,
on a prouvé que:
G(Γ·xK∗)⊂
x∈X / d(x,Γ·xK∗)≤H
Si maintenant ξ et ξ′ sont dans l'ensemble limite ΛΓ, alors tout point de la
géodésique ]ξ, ξ′[estadhérentà G(Γ·xK∗), e quitermineladémonstration de ladeuxième inlusion et de l'impliation (1)⇒ (2)duthéorème.
7