ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE
COMITE REGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL TRENTE-CINQUIEME SESSION
Suva. 5-11 septembre 1984
RAPPORT DU COMITE REGIONAL
~ ~
,
COMPTES RENDUS ANALYTIQUES DES SEANCES PLENIERES
Manille
Novembre 1984COMITE REGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL TRENTE-CINQUIEME SESSION
Suva (Fidji), 5-11 septembre 1984
RAPPORT DU COMITE REGIONAL
COMPTES RENDUS ANALYTIQUES DES SEANCES PLENIERES
Mani11e Novembre 1984
NOTE
La trente-cinqui~me session du Comit~ r~gional du Pacifique occidental s'est tenue A Suva du 5 au 11 septembre 1984. Le Dr T.M. Biumaiwai (Fidji) en a ete d~signe Pr~sident et M. W. Korisa (Vanuatu), Vice-President. Les Rapporteurs Haient le Dr Q. Reilly (Papouasie-Nouvelle-Guinee) et M. Vannareth Ratsapho (Republique democratique populaire lao).
Le Comite regional s'est reuni les 5, 6, 7, 10 et rapport du Comite constitue la premi~re partie du (pp. iii-47); les comptes rendus analytiques des seances en deuxi~me partie (pp. 49-167).
- ii -
11 septembre. Le present document
pleni~res figurent
RAPPORT DU COMITE REGIONAL
TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION ,. ,.
... .
1 PARTIE I. RAPPORT DU DIRECTEUR REGIONAL POUR LA PERI ODE ALLANTDU ler JUILLET 1983 AU 30 JUIN 1984 •••••••••••••••••••• 3 PARTIE II. BUDGE T PROGRAMME ... . 6
PARTIE III. SOUS-COMITES DU COMITE REGIONAL
...
131. Sous-Comit~ du programme g~neral de travail... 13 2. Sous-Comit~ de la cooperation technique entre pays
en developpement: Rapport du Sous-Comite •••••..•••••••••••• 14 PARTIE IV. AUTRES QUESTIONS
.. ... ..
161. Groupe de ressources sanitaires pour les Boins de
sant~ primaires ... 16 2. Correlation entre les travaux de l'Assemblee mondiale
de la Sante, du Conseil ex~cutif et du Comite regional 2.1 Examen des resolutions adoptees par la
Trente-Septi~me Assemblee mondiale de la Sante et par Ie Conseil executif ~ ses soixante-treizi~e
16
et soixante-quatorzieme sessions ••.•.•...••••..••.•.••• 16 2.2 Examen de l'ordre du jour de 1a soixante-quinzi~me
session du Consei1 executif •••..•••••••••••.•••••••.••• 17 3. Les femmes, 1a sante et 1e developpement •••••••••••.••••••• 18
4.
L'hepatite, prob1~me de sante pub1ique...
5. Directives pour 1a qua1ite de l'eau de boisson ... ..
6.
Choix du theme des discussions techniques organisees en conjonction avec la trente-siX1eme session du Comite19 21
regional ... ,... 22 7. Lieux et dates des trente-sixi~e et trente-septieme
sessions du Comit~ r~gional •.••••••••••••.•.•.••••••..•.••. 23 8. Rapports re~us des gouvernements sur les progr~s de leurs
activit's sanitaires . . . • . . . 23 PARTIE V. RESOLUTIONS ADOPTEES PAR LE COMITE REGIONAL •••••••••••• 24 WPR/RC35.R1 Rapport du Directeur regional •••••.•••••••..••••• 24 WPR/RC35.R2 Budget programme pour 1986-1987 •••••••••••••••••• 24
- v -
WPR/RC3S.R3 Sous-Comite de 1a cooperation technique entre
pays en dl!ve loppement •.••••••••••••••••••.•.••••• 24 WPR/RC35.R4 Deve10ppement des personnels de sante 26 WPR/RC3S. R5 Evaluation des strategies de la santI! pour tous
d' ic i l' an 2000 •••••••••••••.•••••••.••••..••••.. 27 WPR/RC3S. R6 Sous-Comitl! du programme general de travail •••••• 28 WPR/RC35.R7 Composition du Sous-Comite du programme general
de travail ... 28 WPR/RC3S.R8
WPR/RC35. R9
Les femmes, la sante et Ie developpement .•.••.•••
Composition du Groupe de reSSQurces sanitaires pour les soins de sant~ primaires . . . • . . . WPR/RC35.RIO Membres de l'OMS dans la Region du Pacifique
occidental habilites A designer un membre du
29
30
Gonseil ex~cutif •••••••••••••••••••••••••••••• ~.. 30 WPR/RC3S.Rll Programme d'action pour les medicaments et
vaccins essentiels ... 31 WPR/RC35.R12 Resolutions d'inter@t regional adoptees par la
Trente-Septi~me Assemblee mondiale de la Sante et par Ie Conseil executif
A
sa soixante-treizi~eseSS10n ... 32
WPR/RC3S.R13 Correlation entre les travaux de l'Assemblee mondiale de la SantI!, du Conseil executif et
du Comite regional... 32 WPR/RC35.R14 L'hl!patite virale B en tant que probl~me de
sante publique •••••••••••••••••••••.••••••••••••• 32 WPR/RC35.RlS Directives pour la qualite de l'eau de boisson ••• 33 WPR/RC35.R16 Discussions techniques •..••...•.•...•...•...•...• 34 WPR/RC35.R17 Trente-sixi~me et trente-septi~me sessions
du Comitt! rt!gional ... 35
WPR/RC35.R18 Motion de remerciements 35
ANNEXES
ANNEXE 1 ORDRE DU JOUR 37
ANNEXE 2 LISTE DES REPRESENTANTS •••••••••••••••••••••••••••••••• 39
- vi -
ANNEXE 3
TABLE DES MATIERES
ANNEXES
LISTE DES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES DONT LES REPRESENTANTS ONT PRIS LA PAROLE DEVANT
LE COMITE REGIONAL ••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 47
- vii -
INTRODUCTION
La trente-cinqui~me session du Comit~ r~gional du Pacifique occidental s'est tenue
a
Suva du 5 au 11 septembre 1984.Etaient pr~sents A cette session les repr~sentants de l'Australie, de Ia Chine, de Fidji, des lIes Cook, des lIes Salomon, du Japon, de Kiribati, de la Malaisie, de la Nouvelle-ZHande, de la Papouasie-Nouvelle-Guinee, des Philippines, de la RepubUque de Coree, de la Republique democratique populaire lao, du Samoa, de Singapour, des Tonga, de Vanuatu et du Viet Nam, ainsi que des Etats Membres administrant des territoires ou zones dans la Region. Des reprhentants de Negara Brunei Darussalam etaient presents
a
titre d 'observateurs. Ont egalement assistea
la session des representants du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance et de la Commission du Pacifique sud, ainsi que de douze organisations non gouvernementales en relations officielles avec l'OMS.Le Comite a elu son Bureau cornrne suit:
President Dr T.M. Biumaiwai (Fidji) Vice-President M. W. Korisa (Vanuatu) Rapporteurs
langue anglaise Dr
Q.
Reilly (Papouasie-Nouvelle-Guinee) langue fran~aise M. Vannareth Ratsapho (Republiquedemocratique populaire lao)
Des declarations officielles ont ete faites par les representants du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance, de la Commission du Pacifique sud et de neuf organisations non gouvernementales (voir Annexe 3).
L'ordre du jour figure
a
1 'Annexe 1 et la Hste des representantsa
l' Annexe 2.
Le rapport du Directeur regional sur periode allant du ler juillet 1983 au 30 Cornite lors des deuxi~me et troisi~rne seances
l'activite de l'OMS pour JU1n 1984 a et~ prhent~
pleni~res (voir Partie I).
la au
Le Comite a examine l'execution du budget en 1982-1983
a
sa troisi~rneseance pl~ni~re et le projet de budget programme pour 1986-1987 A ses
troi.i~me, quatri~rne et cinqui~me s~ances pl~ni~res (voir Partie II).
Le rapport du Sous-Cornite du programme general de travail a ete soumis au Comit~
a
sa cinqui~me seance pl~ni~re, au cours de laquelle a egalernent ete presente Ie rapport du Sous-Comite de la cooperation technique entrepays en developpement (voir Partie III).
Le Comite a elu les Tonga membre du Groupe de ressources sanitaires pour les soins de sante prirnaires pour la Region du Pacifique occidental et ce, pour une periode de deux ans
a
dater du ler janvier 1985, en remplacement des Philippines dont Ie mandat venaita
expiration Ie 31 decembre 1984 (voir resolution WPR/RC35.R9).2 COMITE REGIONAL: TRENTE-CINQUIEME SESSION
Le Comite a recommande au Conseil executif et, par son intermediaire,
a
1 'Assembl~e mondiale de la Sante d'examiner la possibilite de faire passer de troisa
quatre Ie nombre des Membres de la Region du Pacifique occidental habilitesa
designer un membre du Conseil (voir n!solution WPR/RC35.RlO) •Le Comite a des igne Ie Professeur Tu Giay (Viet Nam) pres ident des
d~bats pour les discussions techniques organis~es en conjonction avec 1a
trente-cinqui~me session sur Ie th~me "Malnutrition, croissance et deve1oppement".
Au cours des huit seances pleni~re5, Ie Comite a adopte 18 resolutions dont on trouvera Ie texte dans la Partie V.
PARTIE I
RAPPORT DU DIRECTEUR REGIONAL
POUR LA PERIODE ALLANT DU ler JUILLET 1983 AU 30 JUIN 1984
Le Comit~ a not~ que 1 'Organisation avait continu~ A collaborer avec les Etats Membres pour les aider
a
r~am~nager leurs syst~mes de sante en vue d'instaurer 18 sante pour tous d'ici l'an 2000 et ce, en formulant et en mettant en oeuvre les politiques et strat~gies nationales de la sante pour tous, ainsi qulen appliquant ou en encourageant I'application du processus gestionnaire pour le d~veloppement sanitaire national.Les Etats Membres sont parfaitement au courant des m~canismes mis au point pour la surveillance continue et l' evaluation des progr~s realises dans la mise en oeuvre des strat~gies nationales. Des conclusions encourageantes peuvent @tre tir~es du premier exercice de surveillance dont le Comit~ a ete informe en 1983.
Les t~ches qui attendent les Etats Membres, en particulier les pays en
d~veloppement, sont consid~rables, tout comme le sont les difficult~s - par exemple le manque de personnel qualifie et Ie. contraintes budgetaires - qu'aggrave une situation economique defavorable. N~anmoins, le concept des soins de sante primaires, qui reste la cle de l'instauration de la sante pour tous, a relativement progresse dans les pays. La CQuverture des soins de sante s'etend de plus en plus et l'on encourage la participation active des individus, des familles et des communaut~s
A
l'action de sant~ sur la base de l' autoresponsabilite. On s' efforce en outre d' assurer la reorientation et Ie recyclage des personnels de sant~J notamment des agents de sante II la peripherie. Au niveau intermediaire et au premier niveau d f orientation-recours en particulier) on proc~de au renforcement de la capacite de gestion, mesure indispensable II la mise en oeuvre des soins de la sante primairesa
l'echelon communautaire.Le Secretariat a collabore particulier Ie d~veloppement des
syst~mes de sante fondes sur les personnels de sante.
activement dans tous ces domaines, systemes de sante, l'organisation soins de sant~ primaires ainai que
en de les
Des efforts sont d~ployes pour associer plus activement lea
universit~s, notamment les ~coles et les faculto!s de m~decine et les etablissements de formation des personnels de sant~ II la preparation et
a
la mise en oeuvre des politiques et strato!gies de la sante pour tous. 11 s'agit d'axer l'enseignement m~dical sur l'action dans la communaut~ et de mieux adapter les programmes d'~tudes m~dicales aux besoins r~els des services de sant~ et des communaut~s. Plusieurs r~unions organis.§es 1 Manille au cours de l'ann~e ont donn~ aux directeurs et aux repr~sentants
des ~coles et services de sante publique ainsi qu'aux doyens des facult~s
et t!coles de mt!decine I'occasion d I examiner les questions qui se posent dans ce domaine. L'OMS a egalement continu~ 11 collaborer 11 la reorientation des etablissements de formation sur la base de l' approche communautaire et des programmes d'~tudes finalis~s.
Dans 1e meme contexte, Ie Comit~ a pris note de la r~solution WHA37.31 sur 1e role des universites dans les strategies de la sante pour taus, recemment adoptee par 1a Trente-Septi~e Assemblee mondiale de la Santo!.
4 COMITE REGIONAL: TRENTE-CINQUIEME SESSION
Le Comite a egalement pris note de la resolution WHA37.17 dans laquelle la Trente-Septi~me Assemblee mondiale de la Sante priair lnstamment les Etats Membres, entre autres, d'accorder Ie plus haut rang de
priorit~
a
la surveillance continue etaI'
evaluation de leurs strategiesde la sante pour tous et d'en assumer pleinement la responsabilite.
Le Comite a fait observer a cet ~gard qulil faudrait faire une premi~re evaluation de la strategie regionale en 1985. Pour faciliter la
pr~paration de cet exercice, les Etats Membres devront ~valuer leurs propres strategies nationales. Les rapports d 'evaluation, fondes sur Ie
"Canevas et format communsl! et revus par Ie Sous-Comite du programme
g~n~ral de travail en juin 1984, devront parvenir au Secr~tariat d'ici mars 1985.
Les representants de vingt Etats Membres ont fait des observations
a
propos du rapport.
Le representant de la Chine a note avec satisfaction que la priorite allait au renforcement du processus gestionnaire pour Ie developpement
sanitaire national et au d~veloppement du systeme d'information sanitaire, de fa~on A renforcer la capacite des pays d'~laborer, de mettre en oeuvre et d'~valuer les strat~gies de la sante pour tous. Dans ce meme contexte, les representants de la Malaisie et des Philippines ont attire l'attention sur la n~cessite de developper et d'affiner les m~canismes de surveillance et d'evaluation des progres realises vers la sante pour tous, et i18 ont
8oulign~ l' importance du developpement des capacites gestionnaires parmi les responsables de la mise en oeuvre des programmes. Le repr~sentant de la Malaisie a estime en particulier qu'il fallait renforcer la gestion au niveau intermediaire.
Le Comit~ a prlS connaissance avec int~ret d 'un rapport du representant de Fidji sur Ie developpement des services de sante dans son pays, et il a pris note de l'importance A cet egard de la cooperation de l'OMS et de l' approche "Soins de sante primaires", en particulier dans les domaines de l'approvisionnement en eau, de la vaccination, de la nutrition et de l'allaitement au sein, des achats group~s de medicaments essentiels ainsi que de I'organisation de serninaires de village sur les soins de sante primaires.
Les representants de sept Etat Membres ont pris la parole
a
propos du developpement des personnels de sante. Le representant du Japon a fait part de l'interet soutenu de son pays pour Ie developpement des ressources humaines J comme en atteste tr~s bien Ie projet mene conjointement par Ie Japon et 1 'OMS aux Tonga en mati~re de technologie de laboratoire de sante. Un certain nombre de representants se sont declares satisfaits des resultats obtenus par 1 'OMS dans le placement des boursiers et l'organisation de conf~rences-ateliers et de cours de formation, et ils ontexprim~ le voeu que ces activites scient renforc~e8.
Le Comite a pris acte avec satisfaction de 1 'offre faite par le
repr~sentant de la France d'apporter une cooperation positive qui pourrait notaIJlllent prendre la forme du recours aux moyens ~dicaux, techniques ou humains existant dans Bes territoires du Pacifique, et en particulier, la possibilite d 'utiliser les hBpitaux, les etablissements techniques et les
~coles d'infirmi~res des territoires fran~ais pour assurer la formation du personnel auxiliaire de sante.
Lors de 1 'examen de la technologie diagnostique, th~rapeutique et de readaptation, les representant. de Fidji et du Viet Nam ont attire
l' attention sur Ie rale indispensable de la m~decine traditionnelle dans les soins de sante primaires, en particulier dans les pays en developpement dont les ressources sanitaires sont souvent i09uffisantes. Le Comite a pris connaissance d 'un rapport sur la situation de la m~decine
traditionnelle au Viet Nam, notamment en ce qui concerne l'utilisation de 1a phytotherapie et l' acupuncture dans les soins de sante primaires. Le representant du Viet Nam a plaide en faveur d 'un echange plus complet d'informations sur la medecine traditionnelle entre pays en developpement et 1 'organisation de seminaires annuels aUn de faciliter les echanges d'experience.
En ce qui concerne Ie programme de lutte contre la maladie, les representants du Japon, de la Papouasie-Nouvelle-Guinee, du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'lrlande du Nord, des lIes Salomon, de Singapour et du Viet Nam se sont declares preoccupes par la d.Herioration de la situation du paludisme, qui constitue toujours un probl~me critique dans certaines zones de la Region, en particulier en Papouasie-Nouvelle-Guinee, aux Iles Salomon,
A
Vanuatu et dans certains pays de la peninsule indochinoise.En reponse au representant de la Papouasie-Nouvelle-Guinee, Ie Secretariat a communique au Comite un rapport sur les progres recents de la recherche sur Ie paludisme, lesquels ont debouche sur la mise au point de vaccins potentiels. Le Comite a egalement pris connaissance de rapports sur la m.Hloquine et son utilisation contre Ie paludisme A falciparum
chloroquino-r~sistantJ sur Ie traitement du paludisme pernicieux, ainsi que sur l'inter@t potentiel, dans la lutte contre Ie paludisme, du Qinghaosu, qui est actuellement exp~rimente en Chine.
Les repr~sentants de 1 'Australie, des Etats-Unis d 'Amerique et de la Nouvelle-Zelande ont souligne qu'il y aurait inter@t A faire figurer dans les prochains rapports du Directeur regional, une description des objectifs des prograuunes, des resultats obtenus ainsi que des suggestions sur la suite A donner
a
ces programmes. Le Comit~ a note que, malgr~ les efforts qui seront faits en vue d'en ameliorer la presentation, Ie probleme de la modification de la presentation des rapports d 'ex~cution reste ouvert au niveau mondial.6 COMIrE REGIONAL: TRENTE-CINQUIEME SESSION
PARTIE II
BUDGET PROGRAMME
1. Examen de l'ex~cution du hudget en 1982-1983
Le Comit~ a not~ que Ie montant total des allocations du budget ordinaire, qui s'e1evait ~ US$39 522 500 pour 1982-1983, correspondait au montant approuve par Ie Comite regional ~ sa trente et uni~me session en 1980. S'y est ajout~e une somme de US$753 500 attribuee par Ie Directeur general.
Le taux d'execution du budget a ete de 99,99%. Le montant d'execution de US$39 521 421 couvre aussi des activites pour un montant total de US$775 258, attribue ~ l'origine au Programme de developpement du Directeur
r~gional et r~orient~ par la suite, lors de l'ex~cution, vers Ie programme au titre duquel les activites se sont deroulees. Des ressources extrabudgetaires complementaires ont .he liben!es au cours de la periode d'execution et Ie montant des ressources r~ellement executees en 1982-1983, soit US$19 287 850, depassait largement Ie montant indique dans Ie projet de budget presente au Comite regional.
Le Comite a observe que, s'il existe une difference entre Ie projet de budget programme original et les montants d'execution, ce qui refl~te les changements apportes par les gouvernements ~ l' ordre de leurs priorites, les progratmnes prioritaires qui avaient re~u l' assentiment du Comi te sont restes les m@mes.
Les representants de la Chine, du Samoa et des Tonga ont exprime leur satisfaction de voir s'accroftre Ie montant total des allocations ~ un certain nombre de programmes comme la Sante maternelle et infantile et la Lutte contre les maladies transmissibles, particuli~rement quand Ces allocations proviennent de sources ext~rieures au budget ordinaire. Le representant des Tonga a prie les donateurs de continuer Ii appuyer Ie budget programme et A aider les petits pays dont les ressources sont limitees.
En reponse aux questions soulevees par les representants de la Chine, du Japon, des Etats-Unis d'Amerique et de la Republique de Coree, Ie Comite a entendu les explications du Directeur de la gestion des programmes sur quelques-unes des differences les plus marquees entre allocation et execution, en part icu1ier Ii propos des programmes Techno1ogie appropriee pour 1a sante, Recherche sur 1es services de sante, Sante maternelle et infantile, Lutte contre les maladies non transmissibles, Promotion de la formation et Statistiques sanitaires. D'un point de vue gen~ral, Ie Comite a note que si les grands programmes couverts par Ie budget programme sont
approuv~s deux ans avant leur mise en application, une programmation detail lee a lieu un an plus tard. Dans 1 'entretemps, Ie. gouvernements peuvent changer l'ordre de leurs priorites, ce qui est alors refl~t~ dans les activites qui se deroulent ult~rieurement dans Ie cadre de la collaboration entre lee Etats Membres et l'OMS. Les fonds inutilises dans certaines zones du programme sont transf~r~s vers d I autres programmes
au
des depenses suppl~mentaires Bont requises. Suite A une suggestion du representant de la Nouvelle-Zelande, Ie Comite a pris acte de ce que les futurs rapports d 'ex~cution des budgets prt!senteraient des explications
plus d~taill~es sur les augmentations et les diminutions importantes.
D 'une mani~re glin.hale, Ie Comit~ a admis que les difflirences entre les montants allou~s et ceux qui avaient .H~ effectivement d~pens~s pour les divers programmes sont la preuve de la souplesse d' execution du budget,
~14ment important qui assure une utilisation optimum des ressources disponibles.
Un certain nombre de representants ont exprimli leur satisfaction face au taux global d'execution de 99,99%. lIs ont not~ que ce r~sultat a ~te
obtenu grllce 11 un contrale minutieux et serrli du budget afin de mieux
r~pondre aux besoins massifs qui s'~taient exprimes dans la R~gion.
En r~ponse 11 une question du repr~sentant de la Malaisie, relative aux difficultes d'execution du programme qUl d~coulent de l'incapacite de l'Organisation A pourvoir les pastes vacants, le Camite a entendu un rapport sur la situation du recrutement du personnel de la cat~gorie
professionnel1e dans la Region; cette situation s'est considerablement
d~t~rior~e, suite 11 la diminution de l'ajustement de poste qui entraine une diminution de revenu du personnel international dans la catligorie professionnelle et Ie desavantage par rapport aux fonctionnaires nationaux occupant des postes comparable ••
II s'ensuit qulun nombre insuffisant de candidats se pr~aentent en provenance des pays hautement developp~s ou contribuant de fa~on importante au budget de l'Organisation.
Le Comite a pris note 11 ce sujet des commentaires du Directeur
g~neral, qui a souligne la n~cessite d 'une double approche rentable du
probl~meJ qui favoriserait d tune part I' attribution de missions
a
courtterme (un ou deux mois) au personnel ou aux consultants de l'OMS et aurait d'autre part recours plus frequemment aux specialistes que lion commence A trouver dans certains pays de la R~gion. Pour l'avenir imm~diat,
I' Organisation continuera
a
avoir besoin d' experts sanitaires de la plus haute qualite dont Ie recrutement est incompatible avec Ie respect decrit~res de distribution geographique rigides.
2. Projet de budget programme 1986-1987
Le Comite a observe que 1986-1987 est la deuxi~me periode biennale pour Ie budget programme etabli dans Ie cadre du septi~me programme gen~ral
de travail.
Le budget a ete prepare en etroite consultation avec les gouvernements de la Region et il comprend les activit~s definies par 1es pays eux-m@mes, c'est-1I-dire celles qui repondent 11 leurs besoins et correspondent 11 leurs priorites pour atteindre l'objectif de 1a sant~ pour tous.
La portion la plus grande (45,8%) du budget ordinaire est attribuee 11 une vaste cat~gorie de programmes regroup~s soua 1a rubrique
"Infrastructure des syst~mes de sant~tI, ce qui correspond aI' object if du
septi~me programme g~n~ral de travail, qui est de promouvoir et de renforcer des syst~mes de sante globaux fondes sur les soins de sante primaires.
Conformliment A la tendance qui se manifeste de r~orienter les programmes pour atteindre 1a sante pour tous, Ie programme relatif aux personnels de 5ant~ continue
a
absorber la plus large part des ressources8 COMITE REGIONAL: TRENTE-CINQUIEME SESSION
(19,1%), dont environ 89% sont attribu~a directement aux pays. Ces chiffres ~ont l'expression ~u haut degr~ de priorit~ accordl par les pays de la Rlg10n A la pr~parat10n des personnels de sant~ afin qu'ils puissent rlpondre aux beaoins du systeme de santI. La Lutte contre la maladie se classe seconde par ordre d'importance (15,9%), suivie par le Dlveloppement des systemes de sant~ (12,6%) et l'Organisation de systemes de santI fondls sur les soins de santI primaires (11,9%).
Au cours de la plriode 1986-1987, la plus grande partie de la cooplration de l'OMS sera assurle par les programmes par pays. De plus, un programme interpays a ete maintenu en raison de l'heterogeneite de la Region, qui fait de ces programmes un outil de cooperation plus efficace et plus Iconomique.
Le Comite a note quelques-uns des domaines specifiques sur lesquels la coopt§ration se concentrera au cours des deux ann~es en cause. 11 s'agit notamment du renforcement des competences nationales pour la definition des problemes de sante prioritaires, la formulation et la mise en oeuvre des mesures ad~quates pour leur solution, sur la base d I un syst~me
d'information bien con~u, ainsi que des efforts visant A dlfinir des moyens efficaces et rentables d'organiser les soins de sante. Dans cette perspective, le renforcement de 1a composante planification des personnels de sante du processus gestionnaire pour le developpement sanitaire national est particuli~rement important; i1 en est de m@me pour les mesures d 1 am~l ioration de la coordination entre producteurs et uti lisateurs de personnels de santI et pour les mesures d 'amllioration des politiques et systemes nationaux pour Ie dlploiement et l'utilisation optimums des personnels de santI. La poursuite de l'appui aux activites decoulant de la Dt!cennie internationale de l' eau potable et de l' assainissement est un autre domaine d 'activite. En 1986, la D~cennie entrera dans sa deuxieme moitie et on dlploiera des efforts A l'appui de l'amelioration de l'assainissement de base dans les domaines de la formation du personnel A tous les niveaux et de l'am~lioration des comp~tences des communautes
a
seservir et entretenir elles-m~mes les systemes. Le problerne de l'h~patite
virale Best aussi un sujet de pr~occupation dans la R~gion du Pacifique occidental,
ou
plus de 100 millions de personnes sont porteuses du virus.Dans certains pays de la Rlgion, lea pratiques mldicales traditionnelles font partie des systernes nationaux de sante, et l'on reconnalt chaque jour davantage le rale qu'elles pourront jouer dans les soins de santI primaires. Des efforts seront faits pour les integrer dans le syst~me de santI en g~nlral.
En ce qui concerne la formulation des propositions pour le projet de budget programme 1986-1987, le Comit~ a observe que la contribution provisoire originale du Directeur g~n~ral etait de US$54 748 000, en ce comprise une SOmme de US$28 362 000 pour les pays et une autre de US$26 386 000 pour le Bureau regional et les activites interpays. Au moment de la mise en forme finale des propositions 1986-1987 A l'intention du Comit~ regional, le taux de change du peso philippin est passe de 7,95 pour un dollar des Etats-Unis, valeur utilisee pour la preparation du budget programme 1984-1985, A 14 pour un dollar. Apres avoir calcule lea
~conomies dues au taux de change pour les depenses effectuees en pesos, l'allocation 1986-1987 a et~ reduite de US$3 460 500, conduisant A 1 'allocation provisoire nette actuelle de US$51 287 500. De ce montant, la somme de US$28 362 000 a continu~ A etre allouee aux activites par pays et un montant de US$22 925 500 est restl attribue au Bureau regional et aux
activit~s interpays. L'augmentation globale du budget ordinaire est de U5$5 162 500, soit 11,2%, par rapport
a
l'allocation 1984-1985, ou elle avait ~t~ de U5$46 125 000; elle se ventile comme suit: a) accroissement ri;e 1 de U5$966 000, soit 2,1%, b) accroissement du aux di;penses ri;giemen- taires eta
l'inflation de US$7 657 DOD, soit 16,6%, et c) r~ductionri;sultant des economies sur taux de change pour un total de US$3 460 500, soit 7,5%.
Un certain nombre de representants ont exprime leur preoccupation face aux augmentations figurant dans Ie projet de budget. En particulier, un repri;sentant a regretti; que n'ait pas ete presentee une analyse des augmentations reelles propos~es, pas davantage d' ailleurs que des augmentations de couts de 13,5% pour les pays et de 20% pour Ie Bureau regional et Ie niveau interpays. Ce representant a fait observer que l'effet combine de l'augmentation reelle et de l'augmentation de couts a entraine une augmentation de fait de 18,7%, augmentation que son gouvernement ne pourrait accepter au niveau des propositions mandiales de 1'OMS, meme pour une croissance zero au niveau des programmes. Bien que l'ajustement monetaire de 7,5% ait limite l'augmentation budgetaire nette 11 11,2%, i1 ne faut pas perdre de vue l'augmentation de fait de 18,7%.
Le Comite a appris 11 ce sujet que I' augmentation de couts ~tait en fait peu importante, puisqu'el1e ne d~passe pas 8% en chiffres annuels. Ce chiffre est bien faible quand des facteurs tels qu'une forte inflation doivent etre pris en ligne de compte. En 1983, un rapport de 1a Banque mondiale a indique que l'inf1ation dans 1es pays en developpement etait de plus de 50%, alors qu'elle etait inf~rieure
a
10% dans les pays industria1ises. Compte tenu de cette difference importante entre lea pays en developpement et 1es pays deve10ppes, on peut dire que les augmentations des couts ne sont pas excessives.Pour ce qui est des activites par pays, Ie Comite a acte qu'un montant de US$28 362 000 a ete a110ue pour 1986-1987, alors qu'il etait de U5$24 137 100 en 1984-1985, so it une augmentation de US$4 224 900 ou 17,5%
par rapport 11 l'exercice biennal prec~dent. Cet accroissement comprend:
a) un accroissement reel de US$966 ODD, soit 4% et b) un accroissement du
aux d~penses reg1ementaires et 11 l'inflation de U5$3 258 900, soit 13,5%.
Le Directeur general pourrait cependant en fin de compte decider de reduire, voire de supprimer l'accroissement reel de 4% (U5$966 000) lors de la mise en forme finale du projet de budget programme de l'Organisation pour la periode biennale consideree. Les montants actuels attribuables aux activites par pays doivent par consequent etre consideres comme provisoires et sont sujets 11 r~duction.
En 1986-1987, une somme de U5$22 925 500 a ete affectee au Bureau regional et aux activites de programmes interpays, contre US$21 987 900 en 1984-1985. Cet accroissement de U5$937 600, soit 4,3%, resulte de l'augmentation de US$4 398 100, soit 20%, imputable aux accroissements de couts reglementaires et 11 l'inflation, et d' economies realisees sur les taux de change pour un montant de U5$3 460 500, soit 15,7%. Le Bureau regional et les activith de programmes interpays ne se sont vu accorder aucune augmentation en terrnes reels nets.
Au cours du debat, il a ete souligne que la politique generale avait consiste 11 relever au maximum les allocations par pays aux depens du Bureau regional et des activith interpays. Outre l'inflation "naturelle" observee
10 COMITE REGIONAL: TRENTE-CINQUIEME SESSION
en bien des endroits de la R~gion, i l existe ~galement une inflation
stimul~e par Ie fort taux de change du dollar des Etats-Unis. II n'~tait
pas possible de prendre en compte tous ces ~l~ents d'inflation et l'on se proposait d'essayer d'absorber les couts suppl~mentaires dans Ie programme interpays et au Bureau r~gional.
Plusieurs repr~sentants
absorber les augmentations de sens ~tait une bonne chose.
se sont f~licit~s des efforts faits pour cout et ont estim~ que toute tentative en ce
Un repr~sentant ayant demand~ des ~claircissements A propos des fonds
extrabudg~taires, dont Ie montant ~tait nettement inf~rieur A ceux de 1984-1985, Ie Comitl! a notl! que seuls les engagements fermes avaient ~t~
pris en consid~ration dans Ie budget progral1llDe. On a retenu Ie montant estimatif de US$5 094 000 pour l'exercice 1986-1987, mais i l faut esp~rer
qu'A la suite des r~solutions adopt~es par l'Assembl~e mondiale de la Sant~
appelant A la mobilisation de tous les soutiens pour la mise en oeuvre des
strat~gies de la sant~ pour tous, Ie niveau des contributions extrabudg~
taires pour l'exercice A venir sera au moins ~gal A celui de l'exercice
pr~c~dent •
Les reprl!sentants d 'un certain nombre de pays en d~veloppement ont
demand~ que Ie projet de budget, fond~ sur les besoins et les demandes des divers pays, Boit examin~ favorablement. Non Beulement la coop~ration ext~rieure est indispensable 11 l'instauration de la sant~ pour tous mais encore faut-il pr~voir la plus grande souplesse possible dans l'allocation des fonds, en particulier pour cette ~tape d~cisive du d~veloppement des progral1llDes de soins de santI! primaires, ou la r~orientation, la r~organisa
tion et Ie recyclage rev@tent une importance primordiale.
Au cours de son examen du projet de budget par secteurs programma- tiques, Ie Comit~ a pris note des explications suivantes donn~es en r~ponse
l certaines questions au observations.
Personnels de sant~
Les allocations budg~taires traduisent Ie rang de priorit~ I!lev~
accord~ par les Etats Hembres au d~veloppement des personnels de sant~. Le montant total, qui comprend US$4 900 000 pour des bourses d'l!tudes incluses dans d'autres secteurs programmatiques, s'~l~ve A US$13 700 000, soit 30%
de l'ensemble du budget ordinaire pour la R~gion. On s'intl!resse de pr~s A la fa~on dont Ie programme de bourses d' o!tudes est utiliso!. 11 y a deux ans, Ie Comitl! r~gional a lui-m@me ~valu~ ce programme, auquel il a donnl!
son aval. Le prograllJllle de bourses d' o!tudes est particuli~rement pr4cieux pour les petits Etats nouvellement indo!pendants qui, auparavant, d~pendaient
fortement de personnels expatrio!s, ou i 1 n' est pas possible de cr~er d'~coles de formation des personnels de sante.
Protection et promotion de la sant~ en g~n~ral
1. Nutrition
L'OMS a pri. en considl!ration les deux recommandations formul~es r~cemment par Ie Sous-Comito! pour la Nutrition du Comit~ administratif de coordination des Nations Unies, qui demandait a) que les institutions travaillant dans Ie domaine de I' alimentation et de la nutrition suivent une approche coordonn~e au niveau des pays, et b) qu'une strat~gie mondiale
soit adopt~e par l'OMS pour l'~limination des troubles dus A l'avitaminose A et A la carence en iode. La x~rophtalmie et d'autres maladies de carence retiennent d~sormais davantage d'attention. L'OMS a collabore sans relache avec les autres institutions des Nations Unies, par exemple 11 Fidji. Le
Sous-Comit~ du CAC est 1ui-m@me charg~ de 1a coordination inter-institutions A tous 1es niveaux. L'OMS continue de fournir un appui A six programmes de formation nutritionne1le dans La Region; par ail1eurs, il existe des moyens de formation dans de nombreux pays.
2. Prevention des accidents
Un compl~ment d' origine extrabudgetaire est pr~vu pour financer des travaux sur la pr~vention des accidents. Des n4:gociations sont en cours avec d'importantes associations de constructeurs d'automobiles de certains pays.
Protection et promotion de 1a sant~ men tale
L'augmentation de 474% de l'allocation budg~taire pour 1986-1987 est due A I' augmentation du nombre de demandes ~manant en particulier de la Chine et de la Papouasie-Nouve11e-Guin~e. Davantage d'activit~s interpays sont prevues BOUS forme de conferences-ateliers et de reunions de groupes de travail, et l'on se propose d'intensifier la recherche ~pidemiologique.
Technologie diagnostique, th~rapeutique et de readaptation
1. Qualit~, securite et efficacit~ des m~dicaments et des vaccins
Le Comit~ s' est fHicite de l' offre faite par la Food and Drug Administration des Etat-Unis de mettre A la disposition des pays de 1a Region des moyens de formation concernant les bonnes pratiques de fabrication et de contrale de 1a qualite, de leur donner des avis et des informations sur la qualite, 1a securit~ et l'efficacit~ des medicaments et des vaccins et de les faire prof iter de son savoir-faire sur le contr01e de la qualite et la mise au point des vaccins contre l'hepatite B. Ces services seront assures sur une base bi1aterale. Le Comite a note que 1a Food and Drug Administration des Etats-Unis pratiquait depuis quelque temps cette politique d'accords bilateraux, notamment en Chine pour le contrale de 1a qualite des substances pharmaceutiques et biologiques. Elle a
~galement detache certains membres de son personnel comme consultants
aupr~s de l'OMS. Les Gouvernements de l'Australie, du Japon et de la Nouvelle-Z.Hande ant de La m@me fa~on offert les services de consultants, et l'on esp~re que d'autres accords de ce type pourront etre conclus.
2. Readaptation
L'al1ocation budgetaire pour la readaptation s'est accrue de 242% en reponse aux demandes des Gouvernements de la Chine, de la Republique de Coree et de la R~publique democratique populaire lao. 11 est pr~vu
d 'entreprendre un projet interpays pour 1a r~adaptation A assise communautaire.
3. M~dicaments et vaccins essentiels
En raison de l'inqui~tude manifest~e dans des pays tels que Fidji et Vanuatu vis-A-vis de i'utilisation de Depo-Provera comme moyen contraceptif, la question a ~t~ examin~e par un groupe d'experts de l'OMS en consultation
12 COMITE REGIONAL: TRENTE-CINQUIEME SESSION
avec la Food and Drug Administration des Etats-Unis. Le groupe a estime que ce m~dicament avait encore son utilit~ pour la planification familiale dans de nombreux pays.
11 serait bon que la Food and Drug Administration des Etats-Unis se prononce officiellement ~ ce sujet.
4. Mo!decine traditionnelle
Le Comite s'est fUicite des recherches faites actuellement par la France sur la ~decine traditionnelle dans le Pacifique, notamment des recherches pharmacologiques effectuees par l'Office de la recherche scientifique et technique outre-mer (ORSTOM) ~ Noumea sur les plantes medicinales. 11 a pris note des observations du representant de la France sur ce sujet.
Lutte contre la maladie
Le Comite a constate, ~ propos de 1 'augmentation de 536% des credits alloues ~ la lutte contre les maladies ~ transmission sexuelle, qu'une augmentation plus import ante encore serait justifi.§e. L 1 accroissernent de l'incidence de la syphilis n~onatale et l'apparition de souches de gonocoques resistantes aux antibiotiques sont en effet tr~s preoccupants.
Services d'appui
En ce qui concerne la repartition geographique des Etats Membres au sein du personnel de l'OMS, le Comite a note qu'aux termes de la Constitution, le droit de decider de la designation du personnel appartient au Directeur g~neral.
Annexes explicatives
L'augmentation de 74,2% de l'allocation budgetaire pour Fidji a He expliquee au Comite.
A ce sujet, celui-ci determiner l'allocation des
a note les crit~res
fonds par pays.
et directives servant
PARTIE III
SOUS-COMITES DU COMITE REGIONAL
1. Sous-Comiti; du programme g!n!ral de travail
1.1 Rapport du Sous-Comit~ (document WPR/RC35/6 Rev.l) Le rapport du Sous-Comite
introduit par Ie Dr KOINUMA rapporteur et des autres membres
du programme g~n~ral
(Japon) en l'absence du Sous-Comi t!.
de du
travail a
pr~sident,
He
du
Le Comit~ a appris que Ie di!veloppement des personnels de santi!, et notamment 1a formation des agents de sant~ communautaires, ainai que le role des institutions academiques dans Ie developpement sanitaire, avaient constitue Ie sujet des deliberations du Sous-Comite en 1984; il s'inscrivait dans Ie cadre de I'examen et de I'analyse de la coop~ration de l'OMS avec les Etats Membres, qui etait la premi~re tache qui lui avait ete confii!e. Pour la mener
a
bien, Ie Sous-Comit~ a visit~ la Malaisie, les!les Sa lomon e t Vanuatu du 12 au 17 mars 1984. Le temps impart i aux membres du Sous-Comite dans ces trois pays ~tant limit~, cet examen avait dQ se limiter
a
une analyse gen!rale.Le Comite a pris connaissance du r~sume des observations faites dans les pays par Ie Sous-Comit~ et il a pris note des domaines recommandi!.
a
lapoursuite de la collaboration de I'OMS et
a
son renforcementa
l'avenir.La deuxi~me tache du Sous-Comit~ portait sur la surveillance continue et I'evaluation des strat!gies de la sant! pour tous d'ici I'an 2000. A cet ~gard, Ie Sous-Comit~ a examin~ Ie "Canevas et format communs" pour l'evaluation des strategies de la sant~ pour tous.
Le Comit~ a rappel~ que Ie plan d 'action pour la mise en oeuvre des strategies de la sant~ pour tous d'ici I'an 2000 tel qu'approuve par les
r~solutions WHA35.23 et WPR/RC32.R5, pri!voyait la surveillance continue et l'evaluation de ces strategies. Les Etats Membres ont ete pries de surveiller et d '~valuer leurs strati!gies et de remettre des rapports au Directeur regional tous les deux ans. La surveillance continue des progr~s
ri!ali.es a i!te entreprise pour la premi~re fois en 1983, alors que Ie premier exercice d'evaluation des strategies aura lieu en 1985.
Au cours des discussions sur la synth~se ri!gionale des rapports de surveillance, lors de la trente-quatri~me session du Comite regional en 1983, un certain nombre de repr~sentants avaient exprimf les difficultt!s qu'ils avaient rencontr~es dans la formulation des questions et face
a
la signification des indicateurs utilist!s pour la survei1lance continue des strategies dans Ie "Canevas et format couununs". Le Secretariat avait par consi!quent i!mis I' avis qu' il etait de l'into'!r@t des Etats Membres et du Secrftariat de demander au Sous-Comit~ du programme gl!n~ral de travail de r4examiner Ie "Canevas et format communell pour 1 '4!valuation des strat~giesde la sante pour tous, puisqu'i1 devait etre utilise pour rediger les rapports en 1985. Cet exercice devait d'ailleurs se faire en tenant compte des commentaires sur Ie format preconise pour la surveillance continue.
14 COMITE REGIONAL: TRENTE-CINQUIEME SESSION
Dans son examen du "Canevas et format connnuns", le Sous-Cornite a remarqul! qu 'un certain nombre de questions demandaient clarification OU
illustration. Cependant, dans la me Sure
ou
i 1 s I agissai t d I un document mondial, destin~a
etre utilis~ par tautes les regions, Ie Sous-Cornite ne voulut pas proposer une restructuration du format lui-merne. Au lieu de cela, il a propos~ de pr~parer et de soumettre aux Etats Membres un r~sum~de tous les points souieves, auquel on ajouterait un complement d'information sous forme d' exemples. Ces informations ont et~ presentees dans un document de douze pages figurant en appendice a I ' Annexe 4 du document WPR/RC35/6 Rev.l.
Les repr~sentants de S1X Etats Membres ont pris la parole sur Ie rapport du Sous-Comit~.
Pour r~pondre aux points soulev~s par les repr~sentants au cours des discussions, Ie Comite a fait observer que Ie travail preparatoire a l'examen de la structure et du mandat du Sous-Comit~ devait etre entrepris par Ie Secretariat en sorte que ce sujet puisse etre discut~ lors de la
trente-sixi~me session du Cornite.
Dans l'entretemps, le Cornite a demande au Sous-Cornite de continuer:
1) a examiner et a analyser l' impact de la cooperation de 1 'OMS avec les Etats Membres; et 2) A examiner, suivre et ~valuer la mise en oeuvre des strategies de la sante pour tous d'ici l'an 2000 (voir resolution WPR/RC35. R6).
Les observations et recommandations du Sous-Comite en ce qui concerne le d~veloppement des personnels de sant~ ont et~ refl~t~es dans la resolution WPR/RC35.R4; ses observations et recoIlDllandations relatives 11 l' examen du "Canevas et format cOIIDUuns" pour 11 evaluation des strategies de la sant~ pour tous d'ici l'an 2000 ont trouve un echo dans la resolution WPR/RC35.R5.
1.2 Composition du Sous-Comit~
Le Comite a decide qu'a partir de la trente-cinqui~me session, les
repr~sentants de la Chine, des lles Cook et du Samoa remplaceraient ceux de llAustralie, de la Papouasie-Nouvel1e-Guin~e et du Viet Nam connne membres du Sous-Comit~ pour une periode de trois ans (voir resolution WPR/RC35.R7).
2. a s en develo ement:
C' est le representant de la Malaisie qui a prhente le rapport, en l'absence du president et des rapporteurs du Sous-Cornite de la cooperation technique entre pays en developpement. Le Sous-Comit~ s 'est reuni du 28 au 29 juin 1984 pour examiner les rapports des visites effectuees par ses membres 11 Fidji, en Papouasie-Nouvelle-Guinee et aux Philippines, ainsi que pour formuler des recommandations relatives 11 la promotion de la cooperation technique dans le domaine de la formation aux soins de sante primaires, plus particulierement en ce qui concerne I'aspect gestion et appui technique. Le Comit~ a not~ que s'il est vrai que tous les pays
proc~dent effectivement a la reorientation de leurs systemes de sant':; au niveau des personnels, de la planification et de la gestion, selon la philosophie des soins de sant~ primaires, en privilegiant la participation communautaire et la coordination intrasectorielle et intersectorielle, des ameliorations sont encore possibles. Dlailleurs, tous nlen sont pas encore
au m@me point et Ie Comit~ a not~ que l'exp!!rience acquise par un pays
donn~ n I est pas ford;ment applicable aux autres. L I aspect formation des projets de recherche et d~veloppement en soins de sant!! primaires est tr~s
important. Les ~changes d'informations entre pays De sont pas satisfaisants et 1e Comit!! a estim!! que l'inventaire des activit!!s de formation men~es par les pays de la R!!gion devrait @tre plus exhaustif.
Le Sous-Comit!! a !!mis six recommandations qui figurent dans Ie document WPR/RC35/5.
11 a i!galement recommand~ que Ie th~me de ses prochains travaux en 1985 soit la m!!decine traditionnelle et plus particuli~rement, la phytoth!!rapie et l'acupuncture.
Les reprhentants de sept Etats Hembres ont exprim~ leur appui au rapport du Sous-Comit!!.
En ri!ponse A une observation du repri!sentant de la Chine, Ie Comite a reconnu qui il serait effectivement nt!cessaire d 'accroitre Ie nombre des membres du Sous-Comiti! dans 1 I int~ret de ses travaux, en particulier du fait de la complexiti! du sujet propos!! pour 1985. II a !!t!! not!! cependant que cet accroissement ne serait pas sans consi!quences budgetaires. Dans ces conditions, il a !!t!! proposi! d'entreprendre une analyse des activit!!s, de la composition et de l'organisation des deux sous-comit!!s, qui di!boucherait sur une proposition au sujet de leurs activit!!s et organisation futures, 1 soumettre
a
la trente-sixi~me session du Comit~ri!gional.
Le Comit!! a pris acte des observations du repri!sentsnt de l1Australie. Celui-ci a en effet estimi! qu'il serait n!!cessaire de revoir Ie mandat des sous-comiti!s, notamment en ce qui concerne les visites de pays et la ri!union ult!!rieure A Manille, de m@me d'ailleura que Ie nombre de pays A visiter. Le Comit~ a en outre not~ qu'il devrait @tre possible d 'accorder aux membres du Sous-Comit~ une p!!riode libre pendant laquelle Us pourraient !!tudier les sec teurs qu I i Is jugeraient intereasants. Le Comit!! a !!galement pris acte de la proposition du repr!!sentant de la Malaisie de fournir aux pays hates avant les visites, des precisions sur les renseignements n!!cessaires et les consultations que Ie Sous-Comi t!!
souhaite avoir.
La rholution WPR/RC35.R3 refl~te les recommandations du Soua-Comite ainai que les d!!libi!rations du Comit!! A propos de la composition, du mandat et de 1a methode de travail du Sous-Comite.
16 COMITE REGIONAL: TRENTE-CINQUIEME SESSION
PARTIE IV
AUTRES QUESTIONS
Groupe de ressources sRnitaires our lea soins de sant~ rimaires:
Composition du Groupe (document WPR RC35/7 Rev.l)
Le Comit~ a ehteridu les explicat ions du repr~sentant des Ph i lippines, qui intervenait en tant que representant de la Region du Pacifique occidental au sein du Groupe de res sources sanitaires pour les soins de
sant~ primaires, au sujet du fonctionnement de ce Groupe et de SOn mandat.
Le Comit~ a not~ qu'une des principales fonctions du Groupe est d'aider les pays qui en ont besoin, A mettre en place un Sy8t~me d 'analyse de leurs beaoins et A d~terminer les res SOurces qui leur seraient n~cessaires. Le Groupe n'a pas pour fonction de recueillir des fonds mais plutot d'etudier les moyens d'aider les pays
a
recenser leurs besoinoa
cet egard. Dans cet ordre d'idees, un certain nombre de pays ont tire profit des analysesd I utilisation des ressources dans les pays. Les r4unions du Groupe ont permis d'avoir une id~e de l'assistance que les donateurs sont dispos4s A apporter.
Le Comit~ a d~cid~ de designer leo Tonga pour representer la R~gion au sein du Groupe pour une periode de deux ans
a
compter de janvier 1985 (voirr~solution WPR/RC35.R7).
2. Correlation entre les travaux de l'Assemblee mondiale de la Sant~, du Conseil executif et du Comit~ regional
2.1 Examen des r~solution8 adoptees par la Trente-Septi~me Assemb1~e mon- diale de 1a Sante et ar le Conseil executif
a
sea .oixante-treizi~eet soixante-quatorzi~me sessions document WPR RC35 8
Le Comite a examine les resolutions suivantes:
1) Pr~vention et r~duction de l'avitaminose A et de la x~rophtalmie
(resolution WHA37.l8)
2) Collaboration A l'interieur du syst~me des Nations Unies Questions generales: Abus des stupefiants et des substances psycho tropes (r~solution WHA37.23)
3) Etalons internationaux et uni tes internationales substances biologiques (resolution WHA37.27)
4) La nutrition chez Ie nourrisson et Ie jeune enfant (resolution WHA37.30)
pour
5) Programme d'action pour les m~dicaments et vaccins essentiels
(r~solution WHA37.32)
6) Usage rationnel des m~dicaments (resolution WHA37.33)
7) Programme international sur la s~curit~ des substances chimiques
(r~solution EB73.RlO)
les
On trouvera c i-apres un resume des observations faites A propos des diverses resolutions.
2.1.1 La nutrition chez Ie nourrisson et Ie jeune enfant (resolut";'on WHA37.30)
Le Comite a observe qua les rapports annuels des Etats Membres qUl doivent etre prets en mars 1985 serviront
a
la preparation d'un rapport de synthe se sur 1a question qui sera presente au Camite regional lars de sa trente-sixieme session~Le representant des Philippines a fait part au Comite de la creation d'un mouvement national en faveur de 1 'allaitement au sein. Ce mOllvement, qui a
ete
officiellement lance en mars 1983, regroupe 18 organismes d'Etat et repn€sentants du secteur prive. L'OMS ainsi que dlautres organismes internationaux lui apportent leur pleine et entiere collaboration.2.1. 2 Programme d'action pour leg medicaments et vaccins essentiels (resolution WHA37.32)
Tenant compte des observations faites par le representant de la Malaisie, le Comite a adopte une resolution sur Ie Programme d 'action priant instamment les Etats Membres d'intensifier leurs efforts de renforcement des competences nationales afin d 'assurer la fourniture de
m~icaments essentiels et priant Ie Directeur regional, entre autres, de reunir un sous-comit~ special du Comit~ regional qui devrait examiner les moyens de cooperation dans ce domaine et faire rapport au Comite regional A sa prochaine session sur la situation du moment en ce qui concerne Ie programme, et notamment sur les resultats de la reunion (voir resolution WPR/RC35.Rll) .
2.2 Examen de I' ordre executif (document
soixante- uinzieme session du Conseil
Le representant du Japon a presente un projet de resolution, co-parraine par les representants de l'Australie, de la Chine, de Fidji, du Japon, de Kiribati, de la Nouvelle-Zelande, des Philippines, de la Republique de Coree et des Tonga, concernant les Membres de l'Organisation mondiale de la Sante dans 1a Region du Pacifique occidental habilites A designer une personne pour sieger au Conseil executif.
Compte tenu du debat qui a suivi et de l' explication donnee par le Conseiller juridique au Siege de 1 'OMS , Ie Comite a decide de recommander au Conseil executif et, par son intermediaire,
a
l'Assemblee mandiale de la Sante d'examiner la possibilite de fa ire passer de troisa
quatre le nombre des Membres de la Region du Pacifique occidental habilitesa
designer un membre du Conseil (voir resolution WPR/RC35.RIO).Le representant de Vanuatu a propose que soit examine un projet de resolution visant
a
inscrirea
l'ordre du jour de la trente-sixieme session du Comite la question des risques encourus par lea peuples de la Region du Pacifique du fait des essais d 'armes nucleaires et du rejet de dechets nuc lea ires.Apres avoir debattu de cette question et l'avoir examinee