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Hommes fossiles d'Italie
SAUTER, Marc-Rodolphe
SAUTER, Marc-Rodolphe. Hommes fossiles d'Italie. Archives suisses d'anthropologie générale , 1948, vol. 13, p. 76-80
Available at:
http://archive-ouverte.unige.ch/unige:95799
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de couleur en rapport avec l'hormone cortico-surrénale. Hypothèse qui trouve des arguments par exemple dans le fait que la glande surrénale des Noirs africains est moins lourde que celle des Européens. Quant à l'hyperfonction de l'écorce surrénale, elle provoque l'apparition ou l'exagération de caractères virils (Hypertrkhosis par exemple).
Faut-il attribuer une origine hormonale thyroïdienne (hyperfonction provoquant pathologiquement le mal de Basedow), à l'exophtalmie «normale» des Juifs et des Noirs africains ? Des recherches dans ce sens sont souhaitables.
« L'hormone du thymus stimule la croissance, mais inhibe la différenciation soma- tique. » Or les Chinois gardent leur thymus plus longtemps que les Européens, ce qui explique « la faible différenciation des caractères somatiques et anatomiques qui dis- . tingue ... tout le groupe mongoloïde. » Ce ralentissement se répercute aussi sur le cer-
veau.
Si l'hypothèse dè l'étiologie endocrinienne des races est tentante, il reste, le sou- ligne l'auteur, en concluant son captivant exposé, à trouver « les causes qui influent sur les modifications (ou sur les mutations) des équilibres endocriniens héréditaires». Et en particulier il faudra étudier de près le rôle que le milieu physique joue dans ces variations hormonales. Nous nous permettons d'ajouter: milieu physique.et psy- chique, puisqu'il s'agit de l'hommè, et que rien dans son comportement onto-et phylo- génétique ne peut échapper à sa condition d'homme, être responsable et intelligent.
M.-R. S.
Hommes fossiles d'Italie
La Péninsule italienne a été prodigue en fossiles humains, depuis une vingtaine d'années. Car c'est être prodigue que de donner au monde savant trois crânes - et une mandibule - néanderthaliens en 10 ans (Saccopastore 1, 1929; Saccopastore Il, 1935; Monte Circeo I et II, 1939. On peut y ajouter un fragment [occipital] de crâne ancien trouvé à Quinzano, aux portes de Vérone, en 1939). Pour le Paléolithique supé- rieur et le Mésolithique, la récolte a été plus abondante encore: en Ligurie (Arene Candide), en Sicile (S. Teodoro), etc.
Mais les préhistoriens et les anthropologues de l'Italie méritent ces dons, car ils savent les faire valoir au profit de tous. Preuve en soit l'abondance des publications qu'ils n'ont cessé de faire paraître, et par lesquelles ils nous renseignent sur les carac- tères et les relations des documents ainsi retrouvés. Nous voulons en signaler quelques- unes ici.
Le professeur Sergio Sergi, de l'Institut d'Anthropologie de l'Université de Rome, s'est chargé d'étudier les « Paléanthropes » de Saccopastore et du Mont Circé. Il a donné, en 1941, une description très fouillée du premier crâne de Saccopastore, en attendant la monographie définitive 1. On sait que ce crâne est l'un.des mieux conservés
1 S. SERGY, Craniometria e craniografia del primo paleantropo di Saccopastore.« Ricbercbe di Morfologie »
Rome, 1944, 59 pp.1 I4 fig., 10 pl. Rappelons que Sergi distingue, parmi les races fossiles, les Protoantbropes (p. ex. Homo Heidelbergensis, Sinanthrope) et les Paléanthropes (race de Néanderthal), d'une part, et les Fhané- ranthropes, qui englobent tous les types de l'Homo Sapiens, préhistoriques et actuels.
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du type néanderthalien, puisqu'il a été trouvé en une seule pièce; sa face est presque intacte, ainsi que sa base. Sa primitivité est visible à première vue, à cause surtout de la proportion de la face, de la voûte basse, de l'absence de fosse canine. La capacité cérébrale est de l'ordre de 1200 cc. Il s'agit d'un crâne féminin que l'état des sutures permet d'attribuer à un sujet adulte, d'une trentaine d'années.
Un des caractères les plus frappants et sur lequel l'auteur romain insiste dès l'abord, se rapporte à la position et à l'inclinaison du trou occipital. En effet celui-ci se trouve très en avant; en calculant Je rapport de la longueur post-basique du crâne (en position selon Je plan auriculo-orbitraire) à la longueur totale du crâne en projection, on obtient un indice de 45.85 (très voisin des 45.56 de Circeo I); c'est plus que celui de la Chapelle- aux-Saints (43.88), mais le savant italien pense que la reconstruction de la base de ce crâne, par Boule, laisse à désirer.
Quant à l'inclinaison du trou, elle se fait dans le sens négatif, donc comme chez l'homme actuel; la femme de Saccopastore devait donc tenir la tête droite, contràire- m~nt à ce que Boule affirmait être le cas pour les Néanderthaliens. Sergi s'oppose à cette assertion, sur la foi des mesures qu'il a pu prendre sur les crânes de la Ferrasserie, de Gibraltar et du Circeo. Le port droit de la tête se marque encore dans la flexion accentuée du plan sphénoïdal et l'inclinaison du clivus.
Le forme horizontale du crâne est brisoïde comme chez tous les Néanderthaliens.
Son indice céphalique est approxim_ativement de 78-78-4, plutôt élevé.
En norma lateralis on remarque une pla.tycéphalie prononcée. La hauteur basio- bregmatique (rog mm.) est la plus basse qu'on connaisse. Par cet aspect le sujet de Saccopastore se rapproche des crânes de La Quina et de Gibraltar. Le région ptérique présente des particularités évoluées. Le trou auriculaire est elliptique. Le torus occipital délimite nettement le plan nuchal jusque dans la région astérique.
La vue postérieure montre une for:me cranienne cycloïde, comme c'est la règle chez les Néanderthaliens. Ce qui attire surtout l'attention, ce sont les os wormiens lambdoïdes et lambdatiques qui, groupés asymétriquement, ont occasionné une légère déformation du crâne. Il y a plus de 12 ossicules, dont la majorité forme l'aire lambdatique fontanellaire. De plus, il y a deux os astériques droits. On sait que les os surnuméraires sur la suture lambdoïde sont connus chez plusieurs autres Néander- thaliens (La Chapelle-aux-Saints, La Quina, Spy, Circeo). « Ce fait est la démonstration la plus claire de l'instabilité morphologique de la région chez le type examiné et il révèle soit une évolution récente de cette région, soit la direction qu'une évolution ultérieure peut avoir suivie dans l'agrandissement relatif de la portion supra iniaque de l'occipital chez les hommes actuels. »
Pour permettre une étude du pariétal, l'anthropologue romain a dessiné au dia- graphe la courbe du crâne au niveau qui passe obliquement par le bregma, le basion et l'astérion. Le craniogramme de Saccopastore a une forme elliptique, allongée, due à la platycéphalie et à l'extension du pariétal, dont la courbe est peu accentuée. En divisant Je craniogramme en quatre secteurs par le tracé de la iigne basio-bregmatique et· du plan perpendiculaire passant par le lambda, on voit que le secteur pariétal est bie_n plus petit que chez les crânes actuels, et rappelle plutôt la proportion trouvée chez le Chimpanzé.
La vue basilaire met en évidence le plan nuchal, dont l'indice de largeur-longueur est de 168, égal à celui de Cro-Magnon, et proche de celui de Gibraltar (177). Le trou occipital est ovale (indice 80.-).
Quant à la face, dont nous avons déjà dit la grandeur, sa hauteur supérieure (I 14) est parmi les plus fortes connues. L'angle facial (870) est normal pour ce type huma.in.
Contrairement à ce qu'indique l'indice d:t gnathique (u2.3), très prognathe, la face de Saccospatore I ne l'est pas, comme le prouvent d'autres indices et les angles (angle nasion-proschion-basion, 5905). Mais comme l'écrit l'auteur, cc l'orthognathie s'associe à une particulière hyporhinie sous-orbitaire due à la position fortement abaissée des fosses nasales ... Tout cela est une condition qui semble favoriser la ventilation plus facile et rapide de cavités nasales et l'adaptation meilleure à un climat chaud et humide.»
La mutilation du toms sus-orbitaire a empêché d'étudier convenablement les orbites. Selon le diamètre horizontal choisi, celles-ci sont hypsiconques, ou à la limite supérieure de la mésoconquie; c'est un point de rapprochement de plus avec le crâne de Gibraltar, qui est aussi féminin.
L'ouverture nasale, déformée par une fracture ancienne, est large. L'indice nasal (52.5) est chamaerhinien, mais modérément comparé aux autres Néanderthaliens.
L'arcade alvéolaire comporte une partie postérieure (commune aux crânes paléan- thropes) qui lui donne une forme en fer à cheval. Plusieurs particularités de cette région alvéolaire font dire à l'auteur: cc Ces faits: la divergence des reliefs jugaux des canines, leur fort développement, l'alignement sur le plan incisif et la sphénoprosopie, donnent par leur complexe un aspect théromorphe à toute la région faciale maxillaire, qu'on n'a pas encore décrit jusqu'à présent chez un autre type humain.»
Le palais est asymétrique, étroit et profond.
Suivent quelques caractères dentaires. Saccopastore I est mésodonte.
Passant à l'examen synthétique du crâne étudié, le professeur Sergi formule d'abord quelques considérations sur les critères de discrimination des caractères néander- thaliens, critères qui diffèrent souvent en fonction des théories préconçues ou des variations admises. Selon le savant italien, cc pour l'évaluation morphologique exacte·
du crâne, il faut tenir compte du fait que la mise en place réciproque de chaque élément osseux est déterminé par des fai::téurs mécaniques complexes». L'équilibre que repré- sente le crâne est la résultante d'actions mécaniques multiples, dont chacune s'inscrit dans une marge de variation à identifier. Ces actions sont d'autant plus complexes
qu'elles s'exercent sur un patrimoine génétique multiple aussi dans ses phénotypes.
Partant de cette conception, M. Sergi sépare le groupe européen Néanderthal- Saccopastore des autres séries de Paléanthropes d'Afrique (Rhodésia) et d'Asie (Java, Palestine). Dans la série européenne, il établit des distinctions: en effet le crâne de Saccopastore I se sépare de ce qu'il appelle les Néanderthaliens typiques, dont Circeo serait le type, par d'importantes particularités: faible flexion basilaire, orthognathie, etc. C'est pourquoi il se croit autorisé à en faire une variété aniensis (d'Anio, affluent du Tibre) du Paléanthrope néanderthalien. Saccopastore II, par sa morphologie très semblable, montre qu'il ne s'agit pas d'une variation individuelle.
Les hommes de Saccopastore sont d'âge préwürmien: or M. Sergi remarque que les autres Paléanthropes de la même période présentent de grandes variations, tandis que dans la phase glaciaire, les Néanderthaliens se ressemblent au contraire beaucoup (Néanderthal, Circeo, La Chapelle). Ils résultent d'une réduction de la variabilité, dans le sens de la fixation définitive de l'uniformité cc qui signe la fin de l'espèce. »
Le Néanderthalien interglaciaire de Saccopastore s'écarte de ces derniers par plusieurs caractères évolutifs, certains étant primitifs (platycéphalie, faible capacité), d'autres étant au contraire progressifs (flexion de la base cranienne, denture, etc.).
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Les crânes préwürmiens de Steinheim et d'Ehringsdorf présentent aussi de telles discordances.
Le professeur Sergi conclut son magistral exposé en montrant les difficultés d'une classification des Paléanthropes. Leur évolution, surtout cérébrale, s'est faite, selon les rameaux humains, à des vitesses différentes. D'autre part, « en ce qui concerne les problèmes phylogénétiques les trouvailles de Paléanthropes fossiles sont des phéno- types de population diverses, du point de vue géographique et écologique", ce qui complique d'autant plus la systématique que les documents sont rares. On ne s'entend pas sur les caractères distinctifs, ne connaissant pas leur signification génétique. Le polymorphisme des hommes fossiles, par la variété exubérante des caractères, permet cependant d'identifier une« fluctuation émergente par laquelle s'explique la dynamique du développement de l'espèce et de la variété"·
Revenant à son sujet strict, le savant italien, soulignant le dualisme morpholo- gique des Néanderthaliens, suppose que« s'il faut admettre quelque relation génétique entre les Paléanthropes et les Phanéranthropes, on peut concevoir le lien et une conti- nuité avec le type de Saccopastore "·
* * *
Le second crâne de Saccopastore n'a été jusqu'ici l'objet que de quelques notes 1 . Dans l'une d'elles, le professeur S. Sergi étudie sa morphologie cérébrale, ou du moins ce qui en est saisissable par l'examen du plancher cérébral et cérébelleux en partie conservé. En effet, Saccopastore II ne se compose, outre la face, que de la base du crâne.
Rappelons qu'il s'agit d'un adulte, probablement masculin. Des conclusions de l'au- teur nous nous contenterons de tirer celles-ci: on peut déduire de cet examen « l'exis- tence d'aires corticales déterminées, qui sont exclusives de l'homme et qui témoignent de par leur signification fonctionnelle, d'un degré notable d'évolution atteint par celui qui le possédait "· Sans vouloir généraliser des observations si localisées, M. Sergi pense que ces caractères indiquent « des conditions psychiques qu'on méconnaît
d'habitude chez le Paléanthrope "• et qui s'accordent pourtant avec ce qu'on sait de
sa vie matérielle et spirituelle.
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Le crâne néanderthalien de Monte Circeo est aussi en cours d'étude. Mais le même savant nous donne déjà dans plusieurs notes des indications sur sa morphologie 2.
A part une mutilation de la base - que le Baron A.-C. Blanc déclare intentionnelle - et une lacune osseuse (traumatique) de la région temporo-orbitaire droite, ce crâne est dans un magnifique état de conservation. Il a appartenu à un homme adulte (40 à 50 ans).
La capacité est grande. Une approximation au millet donne le chiffre de 1550 cc., tandis que les trois méthodes de calcul de Manouvrier, de Welcker et de Lee aboutissent à 1641, 1562 et 1828 ! De toute façon Circeo I confirme ce qu'on sait d'un groupe de
1 S. SERGI, Sitlla morfologia cerebrale del seconda paleanfropo di Saccopastore. R. Accad. d'Italia, R.C. Classe di se. fis., mat. e nat., rr, ser. VII, vol. III, Rome, 1942, 8 pp., 2 pl.
2 S. SERGI, Il cranio neandertaliano del 1Wonte Circeo. R. Accad. Nazion. dei Lincei, R.C. Classe di se. fis., mat. e nat., XXIX, s. 6 a, 1° sem., fasc. 12, Rome, 1939, 14 pp., 4 pl.; id. I paleantropi italiani. Medicina e Bio- logia, II, Rome, 19431 pp. 67-103, :24 fig. (ce dernier article traite des crânes de Saccopastore et du Circeo).
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Néanderthaliens très capaces. La forme générale du crâne confirme cette-appartenance;
elle rappelle celle de la Chapelle-aux-Saints. C'est l'occasion pour l'auteur romain de revenir sur le défaut de reconstruction de la base du crâne corrézien par Boule.
Voûte platycéphale, fort torus sus-orbitaire, arc zygomatique énorme, écaille tem- porale basse, torus occipital accentué, autant de traits primitifs qui correspondent à la diagnose classique de Boule. Mais la face n'est pas vraiment prognathe, les orbites sont moins grandes qu'à La Chapelle ou à Gibraltar, l'indice nasal moins chamaerhinien.
En résumé, l'homme du Mont Circé est un des plus typiques représentants de ce groupe néanderthalien d'âge würmien, dont il vient d'être question à propos de Saccopastore, groupe qui montre une spécialisation qu'on pourrait, en transposant un terme pris au vocabulaire de la génétique, qualifier de léthale.
* .
*La différence chronologique et morphologique entre les Néanderthaliens d'Italie, le professeur A.C. Blanc l'a mise en évidence à plusieurs reprises. En 1942 encore, il exposait son opinion sur ce sujet dans une revue portugaise 1_
Partant de la distinction d'ordre physique révélée par le professeur Sergi, il essaye de la mettre en parallèle avec une différence culturelle, archéologique. Soit à Sacco- pastore, soit au Circeo, l'outillage de silex est nettement moustérien d'aspect, et de technique; mais celui du Circeo est plus petit, car il est tiré uniquement des petits galets qui se trouvent sur le littoral pontinien; mais c'est le produit d'un choix, car dans les niveaux contemporains des grottes voisines de celle du crâne, on a des instru- ments de toutes tailles. Blanc rappelle à ce propos la différence que l'abbé Breuil a soulignée, entre les outillages chinois de Choei-tong-Heu, normaux, et de Sja-osso-gol, microlithiques. La présence du Néanderthalien au Mont Circé indique qu'il ne faut pas, avec Menghin, déduire de ce microlithisme moustérien à l'existence de Pygmoïdes !
Des recherches futures permettront de préciser mieux les rapports entre les types physiques humains et les types archéologiques, partant de pénétrer plus avant dans la psychologie relative des Hommes fossiles.
M.-.R. S.
Les galets coloriés aziliens ont-ils été fixés par cuisson?
Dans le Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord (LXXIII, 4, Périgueux, 1946, pp. 133-135), M. Louis Mercier émet l'hypothèse que les galets colo- riés trouvés dans un certain nombre de stations aziliennes ont subi une fixation par cuisson sur la braise. Ayant constaté sur l'ocre colorant de l'un d'entre eux, du Mas d'Azil, de minuscules cristaux, il recueillit sur cette question des observations qui lui permettent de fonder son hypothèse sur des faits assez solides.
« Dans les vases alumineuses fossiles constituant l'ocre jaune sous la forme connue de limonite, il existe à l'état moléculaire adsorbé aux micelles, des sels potassiques
1 A.C. BLANC, La correlazione geocronologica tra i paleantropi di Sac.copastore e del Cfrceo e la loro posi=ione in una curva dell' cleva:;ione dell' uomo. Bol. Soc. Geol. de Portugal, I, II, Porto, 1942, 28 pp., 3 fig., 5 pl.