HAL Id: jpa-00247621
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Submitted on 1 Jan 1992
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Application d’une théorie alternative de la diffraction pour l’étude des profils de modulation des réseaux
holographiques de volume
S. Mechahougui, J. Harthong
To cite this version:
S. Mechahougui, J. Harthong. Application d’une théorie alternative de la diffraction pour l’étude des
profils de modulation des réseaux holographiques de volume. Journal de Physique II, EDP Sciences,
1992, 2 (2), pp.163-174. �10.1051/jp2:1992121�. �jpa-00247621�
Classification
Physics
Abstracts42.40 42.70G 42.80F
Application d'une th40rie alternative de la diJfraction pour l'4tude des profits de modulation des r4seaux holographiques
de volume
S.
Mechahougui
et J.Harthong
Ecole Nationale
Sup4rieure
dePhysique,
Laboratoire dessyst+mes photoniques,
7 rue de l'uni-versit6,
F-67084Strasbourg Cedex,
France(Received
24May1991, accepted
16October1991)
Rdsumd. Nous
pr4sentons
une 4tudenum4rique
de l'influence duprofit
de modulation de l'indice der4fraction,
surquelques parambtres
tels que: l'eflicacit4 dediffraction,
la s41ectivit4 spectrale etangulaire.
Les mat4riauxphotosensibles
lesplus
utilis4s enholographie
£ savoir leshalog4nures d'argent
et lag41atine bichromat4e,
sont fortement non lin6aires pour desexpositions
41ev4es. Nous avons choisiune s6rie de
profils correspondant
£ desexpositions
di1f4rentes. Pources
profits
nous avons fait une 4tudenum4rique compl+te
en utilisant une th40rie alternative de la diffraction dons les milieux modu14s [1].Abstract In this contribution we present a numerical study of the influence ofthe refractive index modulation
profile
onto several parameters of interest such that diffractionefficiency, spectral selectivity,
orangular selectivity.
The mostwidely
used mater1als(silver
halides anddichromated
gelatin)
havea
strongly
non-linear response athigh
exposures.Many
papers have beenpublished
about thissubject. Solymar
and his group[22 24]
have studied in detail the formation of a modulationprofile
for the refractive index in theregion
of saturation. For linear exposures theprofile
will besinusoidal,
but for exposures withsaturation,
it will be non-sinusoidal. We have selected a series of
possible profiles,
whichcorrespond
to theproperties
of the materials atsaturation,
asthey
have been studied in[22-24].
For these models ofprofiles
we have carried out a
complete
set of numericalcomputations, using
programs of our own.These programs
are based on a
complete
and exact solution of the Maxwell equations. The programs have been used for thecomputation
of the efficiencies and of theangular selectivity
atBragg
incidence for the different models of non-sinusoidalprofiles.
We were interestedmainly by
theoptimal
cases; indeed the efficiencies at agiven
orderdepend strongly
on the thicknessand on the modulation
amplitude:
for eachgiven
thickness, there is aprecise
value of the modulationamplitude
at which theefficiency
ismaximum; conversely,
for eachgiven amplitude
of modulation, there is a
precise
value of the thickness at which theefficiency
is maximum. We have then studied thedependence
of theefficiency
and oftheangular selectivity
with respect to theprofile,
in theneighbourhocd
of these optimal cases. Thisstudy
shouldexplain theoretically
the wayby
which theefficiency depends
on the exposure: it is due notonly
to the fact that the modulationamplitude
increases with the exposure, but also to the fact that afterhaving
reached saturation, the
profiles
gets a non-sinusoidal form for which the theoreticalefficiency
is better than for the sinusoidal from. We presentonly
a theoreticalanalysis;
for theanalysis
ofthe correlation between the exposure and the form of the
resulting profile,
we follow the work ofSolymar
and his group.1 Introduction.
Comme
ii'est
bienconnu, la
g41atine
bichromatde et les dmulsionsargentiques
sont les matdri-aux
photosensibles
lesplus
utilisds enholographie.
Durant un sibcle les dmulsions h based'halogdnure d'argent
ont 4t4 utilis4es pourl'enregistrement
dans diffdrents domaines: lapho- tographie,
lacin4matographie, l'astronomie,
laspectroscopie,
lamicroscopie
et ainsi de suite.Elles se
distinguent
par leur hautesensibilitd,
leur bonne rdsolution(en
fonction de la finesse desgrains),
mais surtout par la facilit4 de leur utilisation cequi
donne une bonnereproductibil-
itd des rdsultats
pratiquement inddpendamrnent
des conditions environnantes(ce qui
n'est pas le cas de lag41atine
bichromatde parexemple).
Par unprocdd4
deblanchiment,
onpeut
trans-former un
hologramrne d'amplitude
en unhologramme
dephase;
il s'ensuit uneaugmentation
de la
luminosit4,
donc de l'efficacit4 de diffraction[2].
Plusieurs travaux ont 4t4 effectu4s pour am41iorer lescaract4ristiques
de ce mat4riau en vue de son utilisation enholographie [3-9].
Mal-gr4
la forte concurrence de lag41atine bichromatde,
les dmulsions h based'halog4nures d'argent
restent encore le matdriau
photosensible
leplus
utilisd et leplus
commode enholographie.
Depuis
que Scankoi[10]
a ddcouvert que l'efficacitd de diffraction des couches deg41a-
tine bichromat4epeut
s'accroitre sensiblement par un traitementchimique
hl'isopropanol,
l'intdr6t de ce matdriau
ne cesse
d'augmenter
dejour
enjour; depuis
ce tempsplusieurs
4tudesthdoriques
et caract4risationsexp4rimentales
ont dtd mendesii1-19].
Lagdlatine
bichromatdepeut
6tre considdrde comrne un matdriaud'enregistrement
en volumeiddal,
si ce n'est leprob-
lime de
reproductibilit4
dfi h sa variabilit4 selon les conditions environnantes. Eneiet,
sa r4solutionspatiale
est uniforme et se situe entre loo et 5000traits/mm,
elle esthomogIne
et par
cons4quent pr4sente
une faibledispersion
et conduit ainsi h un rapportsignal-bruit
41ev4.
L'amplitude
de modulation de l'indice de r4fraction que lag41atine
bichromat4epermet
d'obtenir est relativement forte(jusqu'h
0.08 et m6meplus),
cequi
entraine des efficacit4s de diffraction allantjusqu'k 98$l.
La fonction d'un mat4riau
d'enregistrement holographique
estd'enregistrer
la variation spa- tiale de l'intensitd de la lumibreproduite
par unefigure
d'interf4rence sous la forme d'une variation de l'indice de r4fraction oud'absorption (ou
desdeux)
leplus
fidllementpossible
et sans att4nuation du faisceau incident. Laperformance
d'un mat4riau est alorsexprimde
entermes de
rdsolution, rapport signal-bruit
etamplitude
de modulationqu'on
peut atteindre.Dans cette
optique,
lag41atine
bichromatde est un matdriau depremilre qualitd.
Dans cetarticle nous proposons une dtude
numdrique
de la diffraction pour )es rdseaux hprofil
non si- nusoidal. Nous avons retenuplusieurs types
deprofil (voir Fig, I).
Au lieu d'utiliser la thdorie des ondescoupldes,
nousemployons
une mdthode di14rente pour dcrire les programmes(voir Ill)-
2
Enregistrement
non lin4aire.Nous
ddsignons
parenregistrement
nonlindaire,
le fait que la modulation de l'indice de rdfrac- tion obtenueaprls exposition
n'est pas une fonction lindaire de I'intensitdd'exposition. Lorsque
celle-ci
d4passe
un certainseuil,
ii y a saturation et l'indice ne varieplus.
Dans cette contri-bution nous nous intdressons
prdc1s4ment
aux modulations"aplaties"
par de tels effets de saturation.La non lindaritd des matdriaux
photosensibles engendre
laprdsence d'harmoniques spatiales
d'ordre
supdrieur quand l'enregistrement
a lieu h une certainefrdquence spatiale.
Case et al.[20]
ontd4veloppd
une mdthode(comprenant
un modblemathdmatique
bas4 sur la thdorie des ondescoupldes
et associd h des mesuresphysiques)
pour ddterminer la courbe reliantl'arnplitude
de modulation de l'indice de rdfraction h
l'exposition
et cela pour le cas de lagdlatine
bichro- matde. R. Alferness[21]
aproposd
desexpressions alg4briques
de l'efficacitd de diffraction pour lepremier
et second ordre d'un rdseauholographique
de volume et dephase
dans le chs d'uner4ponse
non lin4aire hl'exposition
au secondangle
deBragg;
les r4sultatsexp4rimentaux
obtenus sun des r4seaux de
g41atine
bichromatde sont en conformitd avec la thdorie.Slinger
et al.[22]
ont dtud14 leproblbme
del'enregistrement
non lin4aire dons leshalogdnures d'argent;
ils ont dtudid lecomportement
d'une s4ried'hologrammes enregistr4s
sous desexpositions faibles, optimales
et 41evdes. Les effets de lapremibre,
seconde et troisibmeharmonique spatiale
du rdseau ont 4t4 mis en dvidenceexpdrimentalement;
desprofits
de modulationsynthdtisds
h par- tir des rdsultats obtenus ont dtd tracds pour le cas des hautesexpositions.
Plustard,
Blair et al.[23]
ontproposd
la formule suivante pour lar4ponse (non lin4aire) n(r)
hl'exposition E(r)
pour rendre
compte
de la saturation de lagdlatine
bichromatde suite h de fortesexpositions:
n(r)
=No Ii
exP(-@)i (I)
oh
n(r)
est la variation de l'indice de rdfraction h travers le vecteur deposition
r,No
etEo
sont des
constantes, E(r)
estl'exposition
totale. Pour unesimple exposition l'amplitude
de modulationpeut
6tre calculde selonl'expression
suivante(d'aprbs [23])
n(r)
=No II
exp~~~~
~ ~~~[Io(zi
+ 2f In (zi
cos(Ki
r +nx)]] (2)
~°
n=1
oh
bi
est le rapport des intensit4s desfaisceaux, Ki
le vecteur durdseau, Ei l'exposition, In (zi
la fonction de Bessel modifide et zi "
2@~~
Eo
En
posant No
" 0.04 etEo
"1000, Solymar
et al.[24]
ont tracd lesprofits
de modulation pour diffdrentesexpositions
d'unepart
et en variant lerapport
des faisceaux d'autrepart.
Lescourbes obtenues font
appar£tre
clairement queplus l'exposition augmente plus
leprofil
de modulation devient non sinusoidal vdrifiant ainsi l'effet de saturation.3.
Approche th40rique.
Dans un milieu
didlectrique pdriodique,
lapermittivitd f(z,
y,z)
est une fonction d'une coordon- nde ou d'une combinaison lindaire des troiscoordonndes,
ellepeut
Atre ddcrite parl'expression
suivante:
f(z,
y,z)
=f(az
+by
+cz) (3)
off
f
est une fonctionpdriodique
d'unevariable,
le vecteur(a,b,c)
est souventappeld
vecteur du rdseau.On considlre
l'dquation
scalaire suivanteIll:
AV(z,
y,z)
+k~£(z,
y,z)V(z,
y,z)
= 0
(4)
oh k =
)
et
f(z, y,z)
=f(kp(z,
y,z))
avecp(z,
y,z)
= ~(zsinw
+ zcosw) qui
estl'dquation
A
pour la
polarisation
TE(E
orient4 selonOy).
Paranalogie
avec led6veloppement
deRayleigh,
on cherche une solution sous la forme:
V(z,
y,z)
=e'~?(~'Y'~) Y(kz, kp~z,
y,z)) (5)
oh
~a(z,
y,z)
= z sin a + z cos a est l'eikonale de l'ondeincidente, Y(t,
@) une fonction inconnue marsp4riodique
en avec t = kz, =
kp(z,
y,z). Apr+s
substitution et transformation(voir Ill),
on obtient:h" +
2i~h'+ (v~ ~~
+ qi(6))h
= 0(6)
oh h est une fonction
p4riodique
de 6 etII (fl
sin w + sin7)2
"
f flcosw
+ cos7~
f
q(°)
=f(°)
w:
l'angle
entre le vecteur du r4seau et l'axe des z7 = w a
,
a:
angle
d'incidencef
=~~
=
~,
oh A est lap6riode
du r6seau etfl
la valeur propre pourlaquelle l'4quation (6) possie de~solutions p4riodiques.
En posant
g(6)
=e~~'h(6),
on obtient:g" +
lv~
+qi(°)ig
= o
(7)
L'dquation (7)
n'est autre quel'dquation classique
de Hill. Leprincipe
de la m4thode consiste h:I)
rechercher les valeurs propres defl
pourlesquelles l'dquation (4)
a des solutionspdri- odiques;
2)
calculer ces solutionsp4riodiques
parint4gration numdrique;
3)
enfin calculer les coefficients de Fourier de ces solutionsp4riodiques
par l'utilisation des r6sultatsprdc6dents.
La m4thode de r4solution est fortement rel14e h la th40rie des ondes
coup16es [25-28]
ou h la thdorie modale[29-32],
maispr6sente
une manibre de r4solutionplus simplifi4e
etparticulibre-
ment pour les conditions aux limites. Elle est caract4r1s4e
principalement
par le faitqu'au
lieu d'avoir unsystbme d'4quations
dilfdrentielles h coefficients constants comme c'est le cas dans la thdorie des ondescoup14es,
on a une seuledquation
di14rentielle ordinaire h coefficientsp4ri- odiques
variables. Cettedquation unique
est alors unedquation
de Hill. Un autreavantage
de cette mdthode est lapossibilitd d'analyser
desprofilp
h modulation arbitraire aussi facilement que lesprofils
sinusoidaux. Des programmes de calcul ont dtddlabords;
pourplus
de ddtailssur
l'analyse mathdmatique
voirIll.
4. Choix de diffikrents mod~les de
profits.
A
partir
de la courbecaractdristique
d'un mat4riauphotosensible,
c'est h dire la courbereprdsentant
la transmittance enamplitude
en fonction de la lumination(voir
parexemple
Ref.[33]),
ondistingue
les cas suivants selon le domaine de variation de la lumination:I)
unapplatissement
de lapartie
infdrieure de la sinus6ide dans le cas oh on se situe dons lar4gion
desous-exposition;
2)
unaplatissement
de lapartie supdrieure
de la sinusoide dans le cas oh on se situe dans lardgion
desur-exposition;
3)
une vraie sinusoide sans aucunapplatissement
si le domaine de lumination choisi corre-spond
h lapartie
lindaire de la courbecaractdristique
de la transmittance enamplitude.
Pw+1>1
Pmfii i
Pmsi j
Pmfii 2
Pm+>iJ
Pm&1 4
Pm~ 3
Pm&>s
Pmfil 4
Pm6i.sJ
Pmfil 5
Pw+1ss
a b
Fig.
1. Les modbles deprofils
choisis.Dans le but de contr61er l'influence du
profil
de modulation sur l'efficacit6 de diffraction ainsi que sur la s61ectivitdangulaire
etspectrale
dans les r4seauxholographiques
devolume,
nousavons 4t4 amends h retenir
cinq types
deprofils correspondant
h diff4rents casd'exposition.
Chaque profil peut
6tre obtenu hpartir
de la sdrie de Fourier suivante:Af =
£[Fcn
cos no +F,n
sinno] (8)
oh Af est la modulation de la
permittivitd.
Ainsi nousavons retenu )es
profits
suivants(voir
Fig,
la):
Le
profil
dutype
Icorrespond
h lapartie sous-exposde,
leprofil
2 nepeut
pas dtre obtenu par l'interfdrence de deux ondesplanes (il pourrait
6tre obtenu par gravure h l'aide d'undiamant,
mais pasen modulation de l'indice ou
d'absorption
dans lagdlatine)
toutefoisnous
l'avons retenu h titre de
comparaison.
Leprofil
3correspond
h lapartie
lindaire de la courbecaractdristique,
leprofil
4correspond
h toute la courbe(sous-exposde,
lin4aire etsur-exposde),
le
profil
5correspond
h lapartie sur-exposde
ou saturde. Nous avons aussi voulu tester desprofits
dutype
I et 5 mais avecdavantage
de coefficients deFourier;
ainsi on note de I.I I IA des variantes deprofits
dutype
I et de S-I k 5.5 des variantes deprofits
du type 5(voir Fig.
lb).
La numdrotation est faite de telle sorte que le second chiffre soit d'autantplus grand
que lepic
estplus 4troit;
il fautdavantage
de coefficients de Fourier pourreprdsenter
unpic
dtroit.5 Rdsultats
numdriques.
Dans la
figure 2a,
on areprdsent4
l'efficacitd de diffraction q en fonction del'angle
d'incidence h la reconstruction pour lesprofils
1,2, 3,
4 et 5(d4sign4s
parPI, P2,...
P5);
iiapparait
clairement que [es
profils 2,
3 et 4 donnentpratiquement
les mimes rdsultats pour le cas dupremier
ordre de diffraction(voir Fig. 2a).
Pour lesdistinguer,
it y a deuxpossibilit4s:
1)
le recours aux ordres de diffractionsupdrieurs.
Enefset,
on voit parexemple
dans lafigure
3 oh on areprdsent4
l'efficacitd de diffraction en fonction del'angle
d'incidence h la reconstruction pour l'ordre de diffraction-2,
que )es trois courbesse
distinguent
nettement surtout hpartir
d'un certainangle
d'incidence de 8.6°.2)
En variantl'amplitude
de modulation de l'indice de rdfraction: itapparait
sur lafigure
2b que les trois courbes se ddtachent clairement pour des
amplitudes
de modulation ni allant de 0.04 h 0.06.Par contre les rdsultats obtenus I
partir
desprofits
I et 5 difsbrentcomplbtement
de ceuxobtenus h
partir
desprofils 2, 3,
4 comme on le voit bien sur [esfigures
2.En outre nous avons
essayd
de ddterminer )es conditionsoptimales
pourchaque profit
d'obtenir une haute efficacitd de diffraction et une bonne sdlectiviti
angulaire.
Les deuxparam6tres
lesplus importants
sontl'amplitude
de modulation ni etl'ipaisseur
d de la couchephotosensible,
car ii est bienconnu
d'aprbs
la thdorie des ondescouplies
deKogeInik [25]
quel'efficaciti de diffraction
dipend
duproduit (ni d)
selon la formule suivaiite pour le cas d'un riseau de transmission I modulation dephase
sans perte:~ ~~~~~
l~~j~o
~~~oh ni est
l'amplitude
de modulation de l'indice derifraction,
dl'ipaisseur
de lacouche,
gol'angle
deBragg
dereconstruction,
I lalongueur
d'onde de reconstruction. Un autreparamAtre important
estf
=
~
oh I est la
longueur
d'onded'enregistrement
et A lapiriode
du riseau. On Aa constati
(voir Fig. 4)
que )esprofits
du type I(I.I I.4)
donnent leurs maxima de diffraction pour une valeur de ni a <2,
)esprofits
sinusoidaux du type 3 donnent le maximum pour0.15 ~~/
XP3
~'
oP4
0. 6 #P5
o.<5
a 0.
o. 15
2. 25 4. 6. 15 1.25
o
+Pl xP2 XP3 oP4 tP5
0, fits
o.
0. 525
b
o.15
o. its
0. 0 15 0. 01 0. 04 0.06
ni
Fig.
2.Repr4sentation
de l'eflicaciti de diffractionn en fonction de
l'angle
d'incidence o(a)
et del'amplitude
de modulation(b)
pour lesprofits
1, 2, 3, 4 et s pour l'ordre de dilraction -1.2.3 < ni a < 2.5
,
alors que )es
profils
dutype
5(5.1 5.4)
donnent le maximum d'efficaciti de difsraction pour 2.5 < ni a <4.0,
oh a=
kd,
k=
~~
et d
l'ipaisseur
de la couche.I
Cette constatation est virifiie par )es tracts de l'efficaciti de diffraction en fonction de
l'ipaisseur
pour une valeur fixie del'amplitude
de modulation(voir Fig. 5).
Ce risultatpeut
Atre mis en oeuvre iventuellement pour contr61er ou diterminerpratiquement
leprofit
demodulation h
partir
de la mesure del'ipaisseur,
de l'efficaciti de difsraction et del'amplitude
de modulation. Notons que la mesure de cette derniAre
peut
s'effectuer iiidirectemeiit et hpartir
de la courbe reliant l'efficaciti de diffraction hl'exposition
en utilisant parexemple
la0.21
~ +pi
0. 175 '?3
xP<
0. 14
o. ios
o. oJ
o,ois
2.25 4,5 6.75
o
Fig.
3.Repr4sentation
de l'eflicacit4 de diffraction n en fonction del'angle
d'incidence a pour lesprofils
2, 3 et 4 pour l'ordre de diffraction -2.~
profit 52
~ 3
O s
r
~ m
~
m
p~oiil [
~
~°
profit
12 " ~0J "
~O a
,uJ
~
n
~ "
- $
GE
+Proiil I-1
~ o ~
8j~
apraiii~
' ~Proiii 5.2 °
«
~
~ ~
+ o
~ ~
~
«
0.7
~ °«
~
o x
~ ~
x + +
x O
~ +
~'~~~
+ ~ °
~ ~
x
o ~
~
o O
j~
x> ~ ~
~ o O
o. its
~ ~
~
~
~ ~
~
+ °
q
~
~
50 too iso loo iso
,z
Fig.
5. Eflicacit4 de diffraction en fonction del'4paisseur (k.d)
pour une valeur fixe del'amplitude
de modulation de 0,018 pour les
profils P12,
P3 et P52.formule de
KogeInik.
De
plus,
nous avons ditermini l'efficaciti de difsraction dechaque profit
en fonction del'angle
d'incidence et nous avons constati queplus
lepic
duprofit
est 6troitplus
l'efficacit6 et la silectivitdangulaire
diminuent. Cette remarque est vraie pour lesprofits
dutype
I et lesprofits
dutype
5(voir Fig.
6a et 6b).
Enoutre,
on a constati que lesprofits
du type Iprisentent
une meilleure silectivit6angulaire
que lesprofils
du type 56. Conclusion.
Dans cet
article,
nous avons voulu mettre en ividence le role et l'influence duprofit
de modu- lation sur lescaractiristiques optiques
des riseauxholographiques.
Uneanalyse comp16te
decette influence est toutefois un vaste programme, h la fois
numirique
etexpdrimental.
Aussi nous sommes-nous limitis h une 4tude
numirique portant
seulement surquelques
iliments:l'efset de la
fomne
duprofil (I.I, 1.2, 1.3, IA, 2, 3, 4, 5.1, 5.3, 5.5)
sur les courbes d'efficacit4 en fonction del'angle
d'incidence ou(h l'angle
deBragg)
sur les courbes d'efficacitien fonction de
l'ipaisseur
de la couchemodulie;
l'influence de la forme du
profil
sur l'efficaciti maximalequ'on peut
atteindre dans lescn +Pl!
xp12
o.fl xP11
oP14 0.6
0.
o.
0 ° 6 d 10 12
a
+P51
~ iP52
0.8 xpf3
#P5<
0.6
0.
o. 2
2,25 4,I 6,15 ° 1,25
b o
Fig.
6. Repr4sentation de l'eflicacit4 de diffraction n en fonction del'angle
incidencea pour les
profits
du type I-I I 1.4(a)
et pour lesprofits
du type s-I I 5A(b).
conditions
optimales d'dpaisseur
etd'amplitude
de modulation(cette
efficacit4 maximale esten eflet obtenue pour des valeurs corrilies de
l'ipaisseur
et del'amplitude
demodulation).
Nos risultats font
apparaitre
que lesprofits symitriques
2 et 4(correspondant
h des siries de Fourier necomportant
que des sinus d'ordreimpair)
s'icartent peu desprofils
purementsinusoidaux,
tandis que lesprofils dissymitriques
dutype
I ou 5 s'en icartent sensiblement dAs lepremier angle
deBragg.
Ce faitpeut s'expliquer physiquement
de la manibre suivante:les
profits
2 et 4 n'ont que des coefficients de Fourier d'ordre I et3;
ainsil'harmonique
d'ordre deux du riseau itantabsente,
elle nepeut
donner lieu h aucun efset derisonance;
par contrela troisiAme
harmonique
donne lieu h un efset de risonance(mais modiri,
itant donnie lapetite
valeur du coefficient de Fouriercorrespondant).
Par contre, lesprofils
de type I ou 5 ont un gros coefficient de Fourier d'ordredeux,
cequi (par
la forte influence de la deuxibmeharmonique) explique
l'iL3rt parrapport
auprofit
sinusoidal. Nous tenons hrappeler
I cepropos que les programmes de calcul que nous utilisons rdsolvent le
problbme mathdmatique
de la diffraction par un rdseau de volume de manibreezacte,
c'est h dire sansapproximation prdalable.
L'interaction entre la lumibre diffractde et )esharmoniques
du rdseau est trbs com-plexe,
de sorte quel'explication physique
ci-dessus dolt Atre consid4rdecomme
heuristique
enefTet,
elle nepeut permettre
une dvaluationquantitative
des efiicacitds. Parailleurs,
dans les thdoriesapprochdes
de la diffraction par des rdseaux devolume,
on ne contr61e pas l'influence desharmoniques;
c'estpourquoi
nous avons 4vitd ici le recours h ces th40riesapproch4es
ouaux programmes de calcul
qui
en ddrivent.En ce
qui
concerne le secondpoint,
nous nous sommesproposd
d'dtudier selon letype
deprofit:
l'efiicacitd maximale
thdorique
aupremier angle
deBragg
sa variation en fonction de
l'angle
d'incidence aunoisinage
de cepremier angle
deBragg (sdlectivitd angulaire).
On volt aisdment dans la formule de
KogeInik
que cette eflicacitd maximale est atteintelorsque
leproduit dpaisseur
xamplitude
de modulation a une certaine valeur(voir Eq. (9)).
Mais ceci est vrai dans
l'approximation
deKogeInik (qui
par ailleurs permet d'obtenir une for- mule trbssimple).
Avec une thdorie exacte, la corrdlation entre ni(amplitude
demodulation)
et d
(dpaisseur)
estbeaucoup plus complexe qu'un simple
ni x d = constante. Ceciappar£t
sur la
figure 4,
ou on areprdsentd
enhistogrammes
[es efficacitds maximales en fonction duproduit
ni x d. Celui-ci est, comme on levolt,
trbs variable. Ainsi legraphique
de lafigure
4 met bien en dvidence un
aspect important
de l'influence duprofit:
it montre d'unepart (en ordonnde)
l'efficacitd maximalethdorique qu'un profit
donna permetd'obtenir,
et d'autrepart (en abscisse)
pourquelle
valeur de ni x d cette efiicacitd maximale a lieu. Le fait dereprdsenter
l'efiicacitdmaximale,
et non l'efficacitd pour une valeur donnde del'amplitude
de modulation ou del'dpaisseur,
permet de mettre en dvidence l'influence de la seuleforme
duprofit, inddpendamment
de sonamplitude.
Nous avons
jug]
utile d'dtudierdgalement
la sdlectivitdangulaire.
Celle-ci estdgalement
unparambtre qui
neddpend
que de laforme
duprofit
et non deson
amplitude, puisque l'amplitude
est ddterminde
(pour
unedpaisseur
de rdseaudonnde)
par la corrdlationamplitude dpaisseur.
On constate alors
(voir Fig. 6)
que lesprofits
du type 5 donnent une sdlectivitdangulaire plus
forte que lesprofits
dutype
1.Enfin,
on peut voir queIorsqu'on augmente
le nombred'harmoniques,
defajon
h resserrer le"pic"
duprofit (passage
de I-I h1.2, 1.3, puis lA),
I'eflicacitd maximale diminue.(une
explication qualitative peut
Atre la suivante:l'augmentation
du nombred'harmoniques
aurait pour effet dedisperser
la lumiAre dans des faisceaux diffractds d'ordreplus dlevd,
au ddtriment de l'ordreprinci pal).
Dans l'ensemble de cette
dtude,
nous avons retenu des formes deprofits qui correspondent
h des
profits
effectivement rdalisables dans des couchesphotosensibles
c'est cequi justifie
le choix des modAles deprofits I-1, 1.2, 1.3,
lA(sous-exposition
nonIiniaire)
et 5.1,5.3,
5.5(surexposition
nonlindaire),
conformdment aux travauxprialables
du groupe d'oxford[22-24j.
Les modAles retenus sent bien stir des modbles iddaux
(its
ne prennent pas en compte le bruitqui
existe dans tous )es riseauxnets).
Lesprofits
2 et 4 sent )es "intrus" de la sdrie(2
est trAs artificiel et 4 irrialisable parexposition
de matiriauphotosensible)
mais ant itd introduitspour
comparaison.
L'influence de la forme duprofit
de modulation est peu itudiie darts la Iittdrature alorsqu'elle
revAt unegrande importance
dansl'optiiuisation
des rdseaux. Nousesp6rons
avoir contribui h la recherche de cette influence.Remerciements.
Nous remercions le
professeur
P.Meyrucis,
directeur du laboratoire dessyst+mes photoniques,
E.
Soubari,
Y. Takakura et M.Torzinski,
chercheurs auLSP,
pour l'aidequ'ils
nous antprodigude
durant ce travail.Bibliographie
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