Les Consulats suisses à l'étranger reçoivent le j o u r n a l .
Huitième Année. — N
013.
P r i x d u n u m é r o 10 c e n t i m e s
Dimanche 11 Février 1894.
B u r e a u x : R u e d e la S e r r e , 27.
Suisse . . . . Fr. 6»— Fr. 3;>—
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Organe de la Société intercantonale des Industries du Jura, des Chambres de commerce, des Bureaux de contrôle et des Syndicats professionnels.
Une réforme sociale
destinée à rapprocher les distances Un député républicain au parlement français a récemment prononce, à Lyon, un discours sensationnel, dont un pas- sage aura un grand retentissement. Le lils du général Cavaignac a conseillé à la majorité républicaine d'inscrire l'im- pôt progressif dans son programme.
Voici comment le correspondant pari- sien du Journal de Genève commente le discours du député français. Nos lecteurs liront avec intérêt des appréciations qui, si elles étaient émises par tin journa- liste socialiste, provoqueraient, même chez nous, une certaine émotion dans puelques milieux.
Le passage concernant Ie rôle des ré- publicains de gouvernement, est tout spécialement à méditer.
Ceci tlit, nous laissons la parole au correspondant du Journal de Genève.
« Sans en avoir l'air, c'est tout un événe- ment. L'autorité morale du député de la Sartho, sa gravité puritaine, sa haute conscience ·— et son nom — prélent à son opinion un poids considérable. Sous son couvert, une formule de réforme fis- cale, considérée par la presque unani- mité de notre bourgeoisie comme tyran- nique, subversive et révolutionnaire, et préconisée presque en tous pays par les partis les plus avancés, apparaît pour ainsi dire sur le seuil de l'édifice gou- vernemental. 11 n'est pas temps de dis- cuter une proposition si audacieuse, sur le détail de laquelle M. Cavaignac n'a donnée du reste aucune explication un peu précise et piatique. On peut s'en rapporter à ce laborieux et à cet obstiné pour suivre son idée jusqu'au bout et offrir tôt ou tard à la critique un objet positif. Ce qui intéresse aujourd'hui, c'est
le fait môme de l'attitude prise au regard des réformes sociales par un homme politiquement des plus modérés et dont on ne saurait suspecter la sincérité par- faite.
« Les personnes étroitement attachées aux doctrines de l'économie politique orthodoxe accueillent avec douleur l'ini- tiative de M. Cavaignac : c'est la note donnée par les Débats, qui n'en peuvent revenir. Mais il y a aussi des spee-tateurs
— j'en crois connaître dans la majorité, et parmi les plus fidèles à M. Casimir- Périer — qui seront ravis de voir un des leurs, particulièrement autorisé, heur- ter courageusement les intérêts et les habitudes de la « richesse assise». Ceux- là estiment que le plus grand danger pour les républicains de gouvernement serait, en assuiant l'ordre matériel et la sécu- rité des personnes, comme c'est leur rôle, d'avoir l'air pourtant de défendre en bloc tout ce qui existe, y compris les institutions, les pratiques et les lois qui favorisent le règne de l'argent Une dé- mocratie industrielle, à l'abri du laisser- faire des économistes, tend, disent-ils,
et c'est un mal très grave, à devenir une ploutocratie ou à lui ressembler. M. Ca- vaignac, averli par sa profonde honnê- teté, l'a admirablement vu : il y a cer- taines solidarités que ce bourgeois rigo- riste ne veut pas accepter, même avec ca classe et son parti; il l'a prouvé dans l'affaire du Panama, et son discours de Lyon en est une seconde et décisive con- firmation.
« Sera-t-il suivi d'abord? Quel succès rencontreront ses idées particulières?
Cela ne peut se pronostiquer encore.
Mais on doit penser qu'une majorité qui compte, au premier rang, de pareils hommes, ne bornera pas son activité réformatrice et son devoir social à voter des lois, d'ailleurs nécessaires, contre les anarchistes et à élever autour de
nos frontières une muraille de tarifs douaniers. M. Cavaignac y fera un utile contrepoids à M. Méline. »
Le Journal de Genève, parlant de l'ef- fet produit par le discours de M. Cavai- gnac sur les conservateurs et même sur les libéraux français, dit :
« Qu'a-t-il donc fait? Pourquoi cette grande colère? C'est surtout parce que, dans son énumération des remèdes pro- pres à guérir les maladies sociales, dont l'une est la ploutocratie, le règne et le culte de l'argent, il a indiqué l'impôt progressif. Pour cela, et pour cela seul, on le qualifie de socialiste.
« Nous sommes donc socialistes sans le savoir, nous autres libéraux genevois qui, depuis longtemps, vivons avec l'im- pôt progressif sur le capital, sans trop nous en plaindre, et nous pouvons ajou- ter qu'aucun impôt ne se paie plus exac- tement que celui-là, bien qu'il soit fondé sur la libre déclaration du contribuable.
C'est notre bonheur qu'il en soit ainsi.
Il est certain que l'impôt progressif poussé trop loin, jusqu'à l'anéantisse- ment du capital, serait la ruine pour tous et aurait pour effet certain de chas- ser la richesse du pays. Mais rien n'o- blige à le pousser jusque-là. C'est une question de mesure.
« Il est vrai, qu'en France, pays de
logique à outrance, où l'on va toujours
au bout de tout, soit en bien soit en mal,
l'essai peut en être dangereux; mais
l'exemple de son fonctionnement régu-
lier dans une république très libérale et
aussi très conservatrice est de nature à
justifier M. Cavaignac en prouvant que
l'impôt progressif modéré, c'est bien
ainsi qu'il l'entend, n'a rien de subversif
ni de socialiste. »
52 LA FEDERATION HORLOGERE SUISSE
Convention monétaire latine Sur la demande du gouvernement fran- çais, le Conseil fédéral a, en date du 29 janvier accordé son adhésion à la pro-
rogation, au 10 mars prochain, du délai primitivement fixé au 30 de ce mois pour l'échange des ratifications de l'arrange- ment conclu à Paris le 15 novembre 1893 et relatif à la révision partielle et temporaire de quelques dispositions de la convention monétaire latine du 6 no- vembre 1885.
11 nous parait utile de rappeler le texte des deux premiers articles de l'ar- rangement du 15 novembre 1893.
Art. I
0''. — Les gouvernements belge, français, grec et suisse s'engagent à re- tirer de la circulation les pièces d'ar- gent italiennes de 2 francs, 1 franc, 50 centimes et 20 centimes et à les remet- tre au gouvernement italien qui. de son côté, s'engage à les reprendre et à en rembourser la valeur dans les conditions fixées dans les articles suivants.
Art. 2. — Quatre mois après l'échange des ratifications du présent arrangement les caisses publiques de la Belgique, de la France, de la Grèce et de la Suisse, par dérogation à l'article 6 de la con- vention du 6 novembre 1885 cesseront de recevoir les monnaies divisionnaires d'argent italiennes.
Paiement des droits de douane en Italie
En complément de sa Note récente concer- nant le paiement des droits de douane en va- leur métallique, le Gouvernement italien vient d'adresser an Conseil fédéral un Mémoire re- produisant tous les motifs qui l'engagent à maintenir son décret du 8 novembre. Lc gou- vernement persiste à considérer la mesure qu'il a prise <;omme de nature purement in- terne. Il se refuse en conséquence à consti- tuer l'arbitrage, auquel en seconde ligne le Conseil fédéral a proposé d'avoir recours.
La Suisse invoque à cet effet l'article 14 du traité de commerce avec l'Italie qui porte que les parties contractantes « conviennent de résoudre, le cas échéant, par voie d'arbi- trage les questions concernant l'interpréta- tion et l'application dudit traité qui ne poi li- raient pas être réglées à la satisfaction com- mune par la voie directe d'une négociation diplomatique. »
De Département fédéral des affaires étran- gères présentera prochainement ses proposi- tions au Conseil fédéral.
Il n'est pas moins vrai que le traité de com- merce italo-suisse est menacé en son existence après deux a n s de mise en vigueur. Aux ap- préciations du Gouvernement italien, il y a lieu de répondre que la Suisse livre à l'Italie pour 50 millions de produits divers par an, soieries, machines, tissus, fromages, montres, fit.
L'Italie, par contre, exporte en Suisse pour 140 millions <\e produits: soies, bétail, vins, etc; les vins figurent pour 14 à 15 millions par an. L a Suisse rend à l'Italie environ 100 millions par an en espèces. Si donc, dans cette exportation de la Suisse à l'Italie, atteignant une cinquantaine de millions par an, l'Italie l'ait peser une majoration des droits de 14 à 18 O/o, il y a évidemment lieu de reconnaître,!
qu'elle constitue un obstacle sérieux, prohibi- tif sur certains articles, à l'exportation des produits suisses en Italie.
Observatoire de Neuchâtel
Le Conseil d'Etat de la République et Canton de Neuchâtel,
Vu Ie règlement du 31 m a r s 1877, concernant l'observation des chronomètres à l'observa- toire cantonal et la distribution des prix aux meilleurs chronomètres présentés aux con- cours a n n u e l s ;
Vu le rapport du directeur de l'observatoire accompagné des tableaux et des bulletins de marche des chronomètres observés durant l'année 1893,
Entendu le Département de l'industrie et de l'agriculture,
A rrête :
Qu'il décerne comme suit, pour l'exercice de 189S, les prix institués par le règlement:
I. Prix général de -'00 fr. au citoyen Patd-D.
Nardtn, au Locle.
Classe A. — Chronomètres de marine : II. Prix unique de 150 fr. au n° 11, de ¥ As-
sociation ouvrière, au Locle.
Classe B. — Chronomètres de poche observés durant six semaines en cinq positions :
III. 1er prix de 130 fr. au n° 147625, des ci- toyens Nicolet fils •$• O , à La Chaux-de- Fonds.
IY. 2"ie prix de 120 francs au n° 147545, des mânes.
V. 3me prix tie n o (V. au n° 42920, des ci- toyens Reichen Sf Girard, successeurs du citoyen Guinand-Meyer, aux Brenets.
Classe C. — Chronomètres de poche observés durant un mois au plat et au pendu :
VI. l«r prix de 100 Ir. au n° 21562, de l'Asso- ciation ouvrière, au Locle.
VII. 2me prix de 80 fr. au n° 145354, des ci- toyens SYicoletfils φ O , à La Chaux-de- Fonds.
VIII. 3mo prix de 60 fr. au n° 92, des citoyens Ch. Huguenin-Son \ O , au Locle.
IX. 4m» prix de 50 fr. au n" 19953, de Y Asso- ciation ouvrière, au Locle.
Neuchâtel le 19 janvier 189-1.
Au nom du Conseil d ' E t a t : Le secrétaire, Le président.
Clerc. Comtesse.
Exportation aux Etats-Unis
H o r l o g e r i e e t f o u r n i t u r e s Districts consulaires de
1892 Chaux-de-Fonds
Berne Genève
Total .
0,851,624 132,407 2,184,219
1893 6,060,218
59,573 1,551,438 7,671,229 . IV. 9,168,250
En moins 1893: IV. 1,497,021.
En ce qui concerne l'exportation de la soie et des rubans, il résulte du rapport des con- suls qu'elle a diminué en janvier pour fr. 362,000.
d intermédiaires entre les fabricants, les in- dustriels et les commerçants sont tenus de déclarer par écrit à la Chambre de commerce et, en l'absence d'une Chambre decommerce, à la Mairie locale, les maisons pour lesquel- les ils travaillent et de présenter l'autorisation de représenter lesdiles maisons dans la lo- calité.
Ils sont également tenus de notifier à la Chambre de commerce le retrait de cette au- torisation.
Ils ne peuvent offrir des marchandises ni recevoir des commandes qu'au nom et pour le compte des commerçants en gros ou en détail qu'ils représentent.
Art. NXVII (!lu règlement). — Les person- nes qui veulent exercer la profession de com- missionnaires, d'agents commerciaux ou d'in- termédiaires entre les fabricants et les négo- ciants, qu'ils soient établis dans le pays "ou qu'ils soient voyageurs decommerce, ne'pour- ront fonctionner comme tels que s'ils accom- plissent les formalités suivantes :
I. déclarer par écrit a la Chambre de com- merce ou en l'absence d'une Chambre de com- merce, à la Mairie locale, les maisons ou les fabriques pour lesquelles et au nom desquel- les ils travaillent.
II. Déposer en même temps que cette décla- ration, une copie légalisée de la procuration en vertu de laquelle ils agissent.
Art. XXVIII. — Aucune procuration ne sera reçue par la Chambre de commerce ou par l'autorité communale si elle n'est authentique et faite conformément aux lois du pays dont elle émane.
Les procurations données par les fabricants étrangers devront être visées par là légation de Roumanie dans ce pays.
Art. XXIX. — La Chambre de commerce à laquelle une pareille procuration sera présen- tée devra l'enregistrer et en garder une copie légalisée. Si la procuration est présentée à une autorité communale celle-ci devra, l'enregis- trer et en envoyer la copie légalisée à la Chambre de commerce de la circonscription.
Art. XXX. — La Chambre de commerce ou l'autorité communale devra délivrer un certi- ficat constatant que la copie de la procuration a été déposée.
Berne, le 6 février 1894.
Département fédéral des affaires étrangères, Division du commerce.
Voyageurs de commerce en Roumanie
D'après une communication du Gouverne- ment roumain, les voyageurs de commerce suisses se rendant dans ce pays sont soumis aux dispositions suivantes d e ' l a s Loi sur le commerce ambulant :> et du « Règlement * de ladite loi :
Art. 5 (de la loi). — Les commissionnaires, agents et toutes les personnes qui servent
Nouvelles diverses
D o u a n e s . — Les recettes de douanes se sont élevées en janvier 1894 à 2,537,980 fr. 28 en 1893 à 2,100,694 fr. 02 ; excédent des recettes en janvier 1893 : 377,286 IV. 26.
l ' r o d u i t «le l*aleoo1. — Le rapport du monopole des alcools, est inférieur de 692,000 francs aux prévisions budgétaires de 6,000,000 francs.
Genève reçoit en répartition . . . (V. 241,473 Carouge » 17,215 Tessin » 207,593 Berne * 1,030,651 Neuchâtel » 178,307 Vaud » 410,941
T e s j o u r s o u v r a b l e s . — D'après une sta- tistique générale récemment publiée en Alle- magne, les Russes travaillent 267 jours par an, les Anglais 278, les Espagnols 290, les Autrichiens 295, les Italiens 298, les Bavarois 300, les Saxons et les Français 302, les Suis- ses, les Danois, les Norvégiens 303, les P r u s - siens 305, les Hollandais et les Américains du Nord 308. Les Hongrois arrivent bons p r e - miers avec 312 jours de travail sur 365.
LA FÉDÉRATION HORLOGERE SUISSE 53
L e s o u v r i e r s r u r a u x d e l ' A n g l e t e r r e sont actuellement, en règle générale, clans une situation très supérieure à celle C|u'ils avaient autrefois. D'après l'enquête récente laite clans nombre de comtés du Sud, là, où d'ailleurs, ils ont été, jadis, les plus malheureux, la vie
•de l'ouvrier s'est sensiblement améliorée: il inange plus de viande, peut boire davantage, s'habille mieux, lit et voyage plus. C'est sur- tout l'émigration dans les villes qui a élevé les salaires pour ceux qui restent dans les campagnes. Le thé, le pain, les habits, les
«Impeaux, les bottes sont aujourd'hui à bien meilleur marché qu'autrefois. A son extérieur, on ne distingue plus l'ouvrier des hommes des autres classes. Il a de meilleurs meubles
•dans sa maison. Le prix de la lumière ne l'empêche plus de veiller, si cela lui convient.
Il se sert de serviette sur la table. Les enfants arrivent à l'école bien habillés, bien chaussés, l'air bien portant. Lotit garçon de IG ans pos- sède une montre. Les épiciers vendent une
•énorme quantité de conserves de viande. Le thé n'est plus un luxe. L'usage des légumes s'esl répandu. Il n'est pas nécessaire d'ajouter qu'à côté de ces ouvriers relativement heureux, il y en a encore beaucoup de misérables, qu'il
•est toujours désirable (pie l'on procure à un plus grand nombre d'ouvriers des terres et qu'on leur facilite les moyens de s'élever à la situation des petits cultivateurs.
Kn B o s n i e e t e n H e r z é g o v i n e . Ie crédit, j u s q u ' e n ces derniers temps, était très peu dé-
veloppé, !-ε paysan payait, pour obtenir un
•crédit personnel, 1 grochen par dukate et par semaine, c'est-à-dire plus de 100 0 n. Les petits marchands l'exploitaient de toute m a - nière. Les gens riches, eux-mêmes, quand ils avaient besoin d'argent pour une améliora- tion ou pour une fête religieuse, devaient payer
au moins 24 0/Ό; encore n'en trouvaient-ils pas toujours. Le crédit commercial coûtait 18 O/o, et le taux légal était de 12 0/n. Tout, dans le pays, se payait en nature, les impôts comme la tretina, ou le tiers des récoltes, du par les métayers. On ne connaissait presque pas l'argent.
M. von Kallay, gouverneur depuis 1882, s'est refusé à adopter les propositions limitatives du taux de l'intérêt. Il s'est borné de déclarer que les dettes contractées pour achat d'eau- de-vie ne seraient pas reconnues. Mais il a institué'des caisses d'assistance pour fournir du crédit, dans 22 des 49 districts du pays.
Aujourd'hui, elles fonctionnent à merveille.
Le peuple les appelle « fond de bonheur, ou de boni.e chance ».
L ' é m i g r a t i o n e n S i b é r i e , d'après les re- levés statistiques, de ceux qui passent par la ville de Tjumen, le point intermédiaire, s'est élevée de 9638 en 1885 à 83,000 en 1892.
L e s t a i l l e u r s d e d i a m a n t s à A m s t e r - d a m souffrent beaucoup des maladies inhé- rentes à leur métier. D'après une enquête de 1887, 80 0/o étaient empoisonnés par la céruse, qu'il emploient pour polir le diamant, et sur 4093 personnes traitées pour des mala- dies des yeux, de janvier à septembre 1890, 4 0/o étaient des tailleurs de diamants.
Statistique française
L'administration des finances vient de pu- blier le rendement des impôts et revenus in- directs, ainsi que celui des monopoles de l'Etat pendant le mois de janvier 1894.
Les résultats accusent une plus-value de 23,661,900 fr. par rapport aux évaluations bud- gétaires et une augmentation de 20,824,100 fr.
par rapport à la période correspondante de 1893.
Les plus-values sont principalement dues aux recettes provenant des droits de douanes sur les céréales. On a, en effet, introduit en France, en prévision de l'élévation du droit sur les blés, des quantités de blés étrangers qu'on évalue à 5 millions de quintaux, dont les quatre cinquièmes ont été importés en janvier dernier.
Si l'on fait abstraction du rendement des douanes, on constate toutefois que, sur l'en- semble des autres produits, la situation est sensiblement identique à celle de 1893, et ce- pendant il y a, pour le mois de janvier 1894, une moins-value de 3,912,000 fr. sur l'alcool, par rapport au mois correspondant de 1893.
France et Italie
Conclusions de l'article de M. Auguste V a c - querio dans le Rappel:
€ Nous l'avons dit plusieurs fois, et nous aimons à le répéter, quelque conduite qu'on ait tenue à notre égard dans ces dernières années de l'autre cùté des Alpes nous n'éprou- vons aucune joie à voir souffrir un peuple;
nous souhaitons que l'Italie redevienne la n a - tion prospère qu'elle a été, et elle peut être sûre que, le jour ou elle nous reviendra, nous la recevrons les bras ouverts.
« Mais quant au roi qui « l'a forcée à trai-
« ter en ennemi la seule nation qui ait versé
« son sang pour elle » et en ami la nation qui l'a opprimée pendant des siècles, si ce roi et sa dynastie en trépassent, ils se feraient illu- sion en espérant de nous une autre oraison funèbre que : — C'est flchtrement bien fait. »
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d'horlogerie, qu'il est le seul inventeur et propriétaire
du brevet concernant la montre 24 heures avec deux cadrans placés horizontalement ou verticalement et divisés, l'un dans l'ancienne numérotation de 1 à 12, wfj l'autre dans la nouvelle numérotation des 24 heures A de 13 à 24 ou de 1 à 24 avec aiguille de minutes 5 5 placée au centre du cadran.
5 § Ayant acquis en due forme ce brevet enregistré 5 2 en Suisse et en Italie, il se permet par les présentes »
™ de prier le public de se mettre en garde contre toutes Φ imitations. En cas de contrefaçon, il se réserve d'agir
selon toutes les rigueurs de la loi. 2437-1 Florence, 2 février 1894.
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