• Aucun résultat trouvé

Systèmes de 2 points

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Systèmes de 2 points"

Copied!
3
0
0

Texte intégral

(1)

1

SYSTÈME DE DEUX POINTS MATÉRIELS 1) Centre de masse et masse réduite du système .

Soient deux points matériels de masse mAet mB, situés en A et B.

Le centre de masse G est défini par mAGAmBGB= 0 avecGB−GA= AB.

On en déduitGA=− mB

mAmBAB et GB= mA mAmBAB.

Par définition la masse réduite du système est µ= mAmB

mAmB ou bien 1 µ= 1

mA 1 mB. D'où GA=− µ

mAAB et GB= µ mBAB.

2) Mouvement relatif .

v vB Soient vAet vB les vitesses de A et B, à la date t, par rapport à un

référentiel (R) quelconque.

Le mouvement de B dans le référentiel RA en translation avec la vA vitesse vA par rapport à (R) est appelé mouvement relatif de B.

Vitesse d' entraînement de B: ve= vA pas de rotation deRApar rapport àR.

Accélération d 'entraînement : ae= aA, accélération complémentaire : ac= 0 .

Vitesse relative de B: v= vB−vA

Accélération relative : a= aB−aA ⇒ v= dAB

dta=dv

dt = d2AB dt2 3) Grandeurs cinétiques dans le référentiel propre (R*) .

a. Quantité de mouvement . p*A=mAv*A=mAdGA

dt =−µdAB

dt ; pB*=mBv*B=mBdGB

dt =µdAB

dt p*B= −pA* =µv b . Moment cinétique.

L*= GA∧p*AGB∧pB*= − µ

mAAB∧−µv µ

mBAB∧µv L*= AB∧µv c. Énergie cinétique .

Ec*= 1

2

mAvA*2mBv*2B

=12

mpA*2AmpB*2B

=12

µm2vA2

µ2v2

mB

Ec*= 12µ v2

d .Conclusion: particule réduite .

C'est un point fictif M de masse égale à la masse réduite µ et tel que GM= AB.

DansR*, ce point a la vitessev=dGM

dt =dAB

dt et l 'accélération a= dv dt .

Donc le mouvement de la particule réduite dans (R*) est identique au mouvement relatif de B par rapport à A.

Le moment cinétique et l'énergie cinétique de la particule réduite sont constamment égaux à ceux du système dans (R*).

Connaissant le mouvement de M, on en déduit ceux de A et B par deux homothéties:

GA=− µ

mAGM et GB= µ mBGM.

Si mA≫mB alors µ≈mB,GB≈ GM et GA≈ 0 : A est pratiquement confondu avec G, donc A est immobile dans (R*), et B est confondu avec la particule réduite M.

A

G B mA

mB

(R) (RA)

A

B

(2)

2 4) Système isolé .

Les deux points A et B ne subissent pas d'autre force que leur interaction.

Donc mAmB aG= Fext= 0, vGest un vecteur constant.

Le centre de masse G a un mouvement rectiligne uniforme et (R*) est galiléen.

a. Relation fondamentale . Dans R*,fB= fB* =dpB

dt =µ dv dt =µa .

Le mouvement de la particule réduite M est celui d'un point fB matériel de masse µ soumis à la force, fBcolinéaire à

AB donc àGM.

On dit quefB est une force centrale et l'accélération a est également centrale.

b .Théorème du moment cinétique . dL*

dt = MG,ext= 0 donc L*est un vecteur constant . fB

Or L*= AB∧µv= GM∧µv ⇒ le rayon vecteur GM L* toujours perpendiculaire à L* est dans un plan fixe.

La trajectoire est plane.

L*= GM∧µdGM

dt =ρ eρ∧µ ˙ρeρρθ˙ eθ =µρ2θ˙ ez.

La quantitéρ2θ est donc constante au cours du mouvement: ˙ ρ2θ˙ =C.

Cette relation est dite ''intégrale première du moment cinétique'' parce qu'elle ne contient que la dérivée première deθ.

On retrouve ce résultat à partir de l'accélération, centrale c'est-à-dire radiale, donc de composante orthoradiale nulle: aθ=ρθ2¨ ρ˙θ˙ =1

ρ d

ρ2θ˙

dt =0  ρ2θ˙ =C.

c. Interprétation géométrique: loi des aires .

Pendant la durée dt, le rayon vecteur GM tourne de dθet balaie la surface dS du triangle curviligne GMM':

dS= 1

2ρ ρdθ= 1

2dθ  dS dt = C

2 . La vitesse aréolaire dS

dt est constante, égale à la moitié de la constante des aires C. D'où la loi des aires: le rayon vecteur balaie des aires égales en des temps égaux.

Conséquences: • la vitesse angulaireθ˙ a toujours le même signe, le point M parcourt sa trajectoire toujours dans le même sens.

θ˙

augmente quand ρ diminue c'est-à-dire quand M se rapproche de G.

La valeur absolue de la vitesse angulaire est maximale au péricentre , point de la trajectoire le plus proche de G, et minimale à l 'apocentre .

G

M M'

x ρ

ρ dθ dθ

A

B G

M

θ A

B

x z

G

M ρ = GM

(3)

3 d. Énergie .

Dans (R*) l'énergie cinétique du système vaut Ec=1 2µ v2.

Si la force d'interaction entre les deux particules dérive d'une énergie potentielle Ep, ne dépendant que de la distance entre particules, l'énergie mécanique totale du système est égale à E*=EcEp.

E*= 1

2µ v2Ep=1

2µ ˙ρ2ρ2θ˙2Ep avec ρ2θ˙ =C  E*=1

2µρ˙21 2µ C

2

ρ2 Epρ.

Or le système étant isolé, son énergie mécanique totale E* est constante.

L'équation précédente, dite ''intégrale première de l'énergie'', permet théoriquement de déterminer ρt, puis en reportant dans l'intégrale première du moment cinétique ρ2θ, on obtient˙ θt.

Pour résoudre cette équation, on sépare les variables en remarquant que la quantité 1 2µC2

ρ2Epρ ne dépend que de ρ et s'appelle énergie potentielle effective Ep eff.

D'où ρ˙2= 2

µE*−Epeff  dρ

dt =±

µ2E*−Epeff ou

E*dρEpeff

= ±

µ2 dt.

e. Relations de Binet.

Ces deux relations expriment les vecteurs vitesse et accélération de la particule réduite en fonction de u= 1 ρ et de ses dérivées par rapport à θ, u 'θet uθ''.

v= ˙ρ eρρθ˙ eθ avec ρ˙ = d

1u

dθ dθ

dt = − ˙θu 'θ

u2 ; v= ˙θ

u 'u2θ eρu eθ

.

La relation ρ2θ˙ =C s' écrit aussi θ˙ =C u2 d 'où v=C−u 'θeρueθ. On en déduit a = dv

dt =C

d u'dtθ eρu 'θθ˙ eθdudt eθuθ˙ eρ

.

a=C

d u 'dθθθ˙ eρ−u 'θθ˙ eθdu

dθθ˙ eθ−uθ˙ eρ

=−Cθ˙

uuθ''

eρ ⇒ a= −C2u2

uuθ''

eρ

Connaissant la force d'interaction f(u), la relation fondamentale donne l'équation différentielle de la trajectoire : fu =fu eρ=µa ⇒ uθ''u=− fu

µ C2u2 d 'où la trajectoire uθ.

Réciproquement, connaissant la trajectoire uθ, on en déduit a puis la force d'interaction fu.

___________________________________________________________________________________________

Deux particules en interaction sont distantes de r.

Déterminer la loi de force entre ces particules si la particule réduite a une trajectoire dont l'équation en coordonnées polaires est:

•r=a eθ. Déterminer la vitesse relative en fonction de r.

•r=a cosθ.

•r=a th θ

2.

•r= p

1e cosθ , p0, e1.

•r= a cosθ.

Références

Documents relatifs

ainsi que la concentration initiale de Ag + calculée en supposant que la réaction avec NH 3 n’a pas encore eu lieu.. ce qui veut dire que AgBr commence à précipiter ( trouble) dès

-Plus l’acide est fort, plus sa base conjuguée est faible -Plus la base est forte, plus son acide conjugué est faible -Un ion bien solvaté est moins acide/basique.. - Un ion moins

- périodique ou pseudopériodique ; c’est le cas par exemple d’un oscillateur mécanique ; - divergente si la valeur (ou valeur absolue) de g(t) augmente indéfiniment au cours

[r]

[r]

[r]

On dit que le nombre a = p h , avec h entier naturel, est une constante d’Eisenstein entière p-adique (ou une constante d’Eisenstein p-adique) pour la fonction f s’il existe un

On peut faire l’expérience de manière à éviter cette difficulté : supposons que les positions Pi et P2 soient très voisines, de telle sorte que la distribution du