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TS Le produit scalaire dans l’espace Notations :

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

TS Le produit scalaire dans l’espace

Notations :

On note E l’ensemble des points de l’espace ; E

l’ensemble des vecteurs de l’espace.

Une unité de longueur est fixée.

I. Définition et conséquences immédiates 1°) Définition (expression trigonométrique)

u

 et v

sont deux vecteurs quelconques de E

.

u v cos

 

u v ; si u et v sont non nuls u v 

0 si u 0 ou v 0

La notation 

 

u v ; désigne l’angle géométrique formé par les vecteurs u et v

.

Il s’agit bien de l’angle géométrique des vecteurs. Il n’y a pas d’angle orienté dans l’espace.

2°) Cas particulier

A, B, C sont trois points quelconques de E tels que AB et AC. AB ACAB AC cos BAC  

 

3°) Produit scalaire de 2 vecteurs colinéaires u

et v

sont deux vecteurs non nuls de E

.

u  v si u

et v

sont colinéaires de même sens

u v

u v

 

u v

    si u

et v

sont colinéaires de sens contraire



u v

4°) Signe d’un produit scalaire u

et v

sont deux vecteurs quelconques non nuls de E

.

u v 0

  

 

u v ; est aigu

u v 0

 

 

u v ; est obtus

u v 0

 

 

u v ; est droit

Le produit scalaire en physique est utilisé pour définir le travail d’une force constante sur un trajet rectiligne ; on parle de travail moteur ou de travail résistant suivant son signe.

II. Carré scalaire d’un vecteur 1°) Définition et propriété

2 2

u u u  u

2°) Cas particulier

2 2 2

AB  AB AB

 

III. Vecteurs orthogonaux 1°) Définition

On dit que deux vecteurs u et v

de E

sont orthogonaux (on note u  v

) pour exprimer que

 soit u et v

sont non nuls et

 

u v ; 2.

 soit u 0 ou v 0

2°) Propriété

u

  v

u v0

 

(2)

3°) Lieux d’orthogonalité de référence dans l’espace Dans le plan :

 Ensemble des points M du plan tels que AB CM 0

 où A, B, C sont trois points tels que AB : droite perpendiculaire à (AB) passant par C.

 Ensemble des points M du plan tels que MA MB 0

 où A et B sont deux points tels que AB: cercle de diamètre [AB].

Dans l’espace :

 Ensemble des points M de l’espace tels que AB CM 0

 où A, B, C sont trois points tels que AB: plan orthogonal à (AB) passant par C.

 Ensemble des points M de l’espace tels que MA MB 0

 où A et B sont deux points tels que AB : sphère de diamètre [AB].

IV. Expression du produit scalaire à l’aide du projeté orthogonal 1°) Propriété

A, B, C sont trois points quelconques de E tels que AC. On note H le projeté orthogonal de B sur la droite (AC).

On a : AB AC   AH AC

  .

A C B

H A C B

H A C

B

H

2°) Démonstration Voir cours de 1ère.

3°) Généralisation (projection « complète »)

A, B, C, D sont quatre points coplanaires de E tels que AB.

On note H et K les projetés orthogonaux respectifs de C et D sur la droite (AB).

On a : AB CD   AB HK

  .

A B

C

D

H K

4°) Mises en garde

 On ne peut pas projeter sur une autre droite que la droite (AB) ou la droite (AC).

 On ne peut projeter que l’un des deux vecteurs.

 Lorsque l’on calcule un produit scalaire dans l’espace, on ne peut pas faire de projection orthogonale sur un plan.

V. Propriétés du produit scalaire

1°) Propriétés fondamentales (symétrie et bilinéarité du produit scalaire)

P : 1

 

u v , E2 u v    v u . (P : symétrie du produit scalaire) 1 P : 2

 

u v , E2   u

 

v  

u v 

(P et 2 P3: bilinéarité du produit scalaire) P : 3

u v w  , ,

E3 u

v w

u v u w   

2°) Démonstrations

Voir cours de 1ère.

3°) Conséquences sur les développements scalaires doubles

u v u v, , ', '

E4

     

u v

 

u 'v'

u u 'u v     'v u'v v'

    

 

u v , E2    

, '

2

   

u 'v  '

u v 

(3)

4°) Identités remarquables scalaires

 

u v, E2

   

u v

2u22

u v 

v2

 

u v, E2

   

u v 

2u22

u v 

v2

 

u v, E2

   

u v

 

u v

u2v2

5°) Bilan des méthodes de calcul d’un produit scalaire

Expression trigonométrique avec le cosinus (cas particuliers

 vecteurs colinéaires + ou – le produit des normes Projeté orthogonal

 vecteurs orthogonaux : 0)

P.S. de 2 vecteurs

Décomposition de vecteurs Calcul dans un repère orthonormé u v xx'yy'zz'

VI. Relations métriques dans un triangle quelconque

1°) Théorème de Pythagore généralisé (formule d’Al Kashi)

Dans un triangle ABC quelconque, on a : BC2AB2AC22AB AC cos A .

Idée pour faire la démonstration :

 

2

2 2

BC BC  AC AB  2°) Formule de la médiane

A et B sont deux points quelconques de E.

I est le milieu de [AB].

M E

 

2

2 2 2 AB

MA MB 2MI

2

M

A I B Idée pour faire la démonstration :

  

2

2

2 2

MA MB  MI IA   MI IB

3°) Autres formules dites aussi parfois « formules de la médiane »

M E

  MA2MB22AB IM 

M E

 

2

2 AB

MA MB MI

  4

 

4°) Aire d’un triangle – Formule des sinus

ABC est un triangle quelconque.

On pose aBC, bCA, cAB.

L’aire S du triangle ABC est donnée par : 1 1 1

sin A sin B sin C

2 2 2

S bc ca ab .

C

b a

A c B

2

sin A sin B sin C

a b c abc

S

VII. Lignes et surfaces de niveau 1°) Définition

f est une application de E dans .

k est un réel.

On appelle surface de niveau k de f l’ensemble Sk

ME/f

 

Mk

.

On parle de ligne de niveau lorsque f est une application du plan dans .

2°) Exemple

A et B sont deux points quelconques de E.

I est le milieu de [AB].

f E  

M  MA2MB2

(4)

Déterminer la surface de niveau k

k

de f c’est-à-dire l’ensemble Sk

ME / f

 

Mk

. Compte tenue de la définition de f, Sk

ME/ MA2MB2k

.

D’après la formule de la médiane, M E

2

2 2 2 AB

MA MB 2MI

   2 .

MSk  MA2MB2k MSk2 AB2

2MI  2 k

MSk2 1 AB2

MI 2k 2 

   

 

On ne connaît pas le signe de AB2

k 2 ; il faut faire une discussion.

1er cas : AB2

k 2

MSk  1 AB2

MI 2k 2 

   

 

Sk est la sphère 2

de centre I

1 AB

de rayon

2 2

Rk

   

 

.

2e cas : AB2

k 2 MSk  MI0 MSk  MI

 

I

Sk

3e cas : AB2

k 2 MSk  

2 2

0

0

1 AB

MI 2 k 2

 

   

 



impossible Sk 

VIII. Vecteur normal à un plan 1°) Rappel

Soit D une droite du plan.

On appelle vecteur normal à D tout vecteur directeur d’une droite orthogonale à D c’est-à-dire tout vecteur non nul dont la direction est orthogonale à celle de D.

2°) Définition [vecteur normal à un plan]

Soit P un plan de l’espace.

On appelle vecteur normal à P tout vecteur directeur d’une droite orthogonale à P.

3°) Exemple

ABCDEFGH est un cube.

A B D

C

E F

H G

Le vecteur AE

est un vecteur normal au plan

ABC .

4°) Propriété

Soit P un plan de l’espace.

Soit u

un vecteur non nul de l’espace.

Soit v et w

sont deux vecteurs non colinéaires de P.

u

est un vecteur normal à P si et seulement si u

est orthogonal aux vecteurs v et w

.

La condition « u

est orthogonal aux vecteurs v et w

» est équivalente à u v   u w0

  .

On peut dégager une méthode pratique pour démontrer qu’un vecteur est un vecteur normal à un plan défini par trois points non alignés.

(5)

Soit A, B, C trois points non alignés de l’espace et u

un vecteur non nul de l’espace.

Pour démontrer que u

est un vecteur normal au plan

ABC , on démontre que

u   ABu AC0

  .

5°) Mise en garde

La notion de vecteur normal dans l’espace n’est valable que pour un plan.

On ne parle pas de vecteur normal pour une droite de l’espace.

6°) Théorème

Soit A un point et u

un vecteur non nul de l’espace.

Le plan P passant par A et de vecteur normal u

est l'ensemble des points M de l’espace tels que les vecteurs AM



et u

soient orthogonaux.

7°) Propriétés de parallélisme, d’incidence et d’orthogonalité à l’aide de vecteurs normaux

Soit P et Q deux plans de l’espace de vecteurs normaux respectifs u et v

. P // Q  u

et v

sont colinéaires.

Soit P et Q deux plans de l’espace de vecteurs normaux respectifs u et v

. P et Q sont sécants  u

et v

ne sont pas colinéaires.

Soit P et Q deux plans de l’espace de vecteurs normaux respectifs u et v

. P  Q  u

et v

sont orthogonaux (c’est-à-dire . u v 0

 ).

Soit D une droite de l’espace.

Soit P un plan de l’espace.

Soit u et v

deux vecteurs de P.

Soit w

un vecteur directeur de D.

DP  0 0 u w v w

 



 

 

 

P D

Soit D une droite de l’espace.

Soit P un plan de l’espace.

Soit u

un vecteur normal à P.

Soit v

un vecteur directeur de D.

D // P  u et v

sont orthogonaux.

Avec les mêmes notations, D est sécante à P  u et v

ne sont pas orthogonaux.

Soit D une droite de l’espace.

Soit P un plan de l’espace.

Soit u

un vecteur normal à P.

Soit v

un vecteur directeur de D.

DP  u et v

sont colinéaires.

w



v

u

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