Formulaires: R´ evision d’analyse
Proposition 1:
Formules d’Euler Pour tout r´eel θ, on a :cos(θ) = exp(iθ) + exp(−iθ)
2 et sin(θ) = exp(iθ)−exp(−iθ) 2i
Proposition 2:
Formule de De MoivrePour tout r´eel θ, pour tout entiern, on a : (cos(θ) +isin(θ))n = cos(nθ) +isin(nθ).
Proposition 3:
Pour tout (z1, z2) ∈ C2, pour tout λ ∈ R, pour tout n ∈ N et pour tout m ∈Z, on a :1. λz1 =λz1
2. z1+z2 =z1+z2 3. z1z2 =z1 z2
4.
z1 z2
= z1
z2 si z2 6= 0 5. z1 =z1
6. Re (z1) = z1+z1 2
7. Im (z1) = z1−z1 2i 8. (z1)n=z1n
9. (z1)m =z1m si z1 6= 0
Proposition 4:
Pour tout complexes z etz0, r´eel λ, entier naturel n, entier m et complexes z1, z2,· · · , zn, on a :1. |z|2 =zz=|z|2. 2. |z|= 0⇔z = 0 3. |z×z0|=|z| × |z0| 4. |zn|=|z|n
5.
z0 z
= |z0|
|z| siz 6= 0
6. |zm|=|z|m siz 6= 0
7. |λz|=
(λ|z| si λ>0
−λ|z| si λ60 8.
n
Y
k=0
zk
=
n
Y
k=0
|zk| 9. |z1 +z2|6|z1|+|z2|
Proposition 5:
θ 0 π
6 π 4
π 3
π
2 π
cos(θ) 1
√3 2
√2 2
1
2 0 −1
sin(θ) 0 1 2
√2 2
√3
2 1 0
tan(θ) 0 1
√3 1 √
3 non d´efini 0
Proposition 6:
Relation cœfficients-racines Soient b et c deux r´eels. Les racines z1 et z2 du polynˆome X2+bX+cv´erifient :z1 +z2 =−b et z1z2 =c.
R´eciproquement, si on a : z1+z2 = −b et z1z2 = c alors z1 et z2 sont les racines du polynˆome X2+bX+c.
Proposition 7:
Pour tous r´eels θ, on a : cosπ2 −θ
= sin(θ) et sinπ 2 −θ
= cos(θ).
Proposition 8:
Pour tous r´eels θ et ϕ, on a :• cos(θ+ϕ) = cos(θ) cos(ϕ)−sin(θ) sin(ϕ)
• sin(θ+ϕ) = sin(θ) cos(ϕ) + sin(ϕ) cos(θ)
• cos(θ−ϕ) = cos(θ) cos(ϕ) + sin(θ) sin(ϕ)
• sin(θ−ϕ) = sin(θ) cos(ϕ)−sin(ϕ) cos(θ)
Proposition 9:
Pour tout r´eel θ, on a :sin(2θ) = 2 sin(θ) cos(θ) et cos(2θ) = cos2(θ)−sin2(θ) = 2 cos2(θ)−1 = 1−2 sin2(θ).
La prochaine proposition n’est pas `a apprendre par cœur mais `a savoir retrouver `a partir de formules de l’angle moiti´e (en identifiant parties r´eelles et imaginaires) :
exp (ia)+exp (ib) = 2 cos
a−b 2
exp
ia+b
2
et exp (ia)−exp (ib) = 2isin
a−b 2
exp
ia+b
2
.
Proposition 10:
Pour tous r´eels p etq, on a :• cos(p) + cos(q) = 2 cos p+q2
cos p−q2
• cos(p)−cos(q) =−2 sin p+q2
sin p−q2
• sin(p) + sin(q) = 2 sin p+q2
cos p−q2
• sin(p)−sin(q) = 2 cos p+q2
sin p−q2
Proposition 11:
Pour tous les r´eels θ et ϕ, sous r´eserve d’existence, on a :• 1 + tan2(θ) = 1 cos2(θ)
• tan(θ+ϕ) = tan(θ) + tan(ϕ) 1−tan(θ) tan(ϕ)
• tan(θ−ϕ) = tan(θ)−tan(ϕ) 1 + tan(θ) tan(ϕ)
• tan(2θ) = 2 tan(θ) 1−tan2(θ)
Proposition 12:
Pour tout r´eel θ, sous r´eserve d’existence, en posant t = tan θ2
, on a :
• sin(θ) = 2t
1 +t2 • cos(θ) = 1−t2
1 +t2 • tan(θ) = 2t
1−t2
D´ efinition 13:
• Soit P une fonction deK dans K. On dit que P est un polynˆome `a coefficients dans K s’il existen un entier naturel etn+ 1 ´el´ements deK, a0, a1, a2, . . . , an, telles que :
P =a0+a1X+a2X2+. . .+anXn ce qui peut s’´ecrire ainsi :
P : (
K - K
x - a0+a1x+a2x2+. . .+anxn
• On note K[X] l’ensemble des polynˆomes `a coefficients dans K, les ´el´ements de R[X] sont appel´es polynˆomes `a coefficients r´eels, les ´el´ements de C[X] sont appel´es polynˆomes `a coefficients complexes.
Proposition 14:
Soient n et m deux entiers naturels. Soient (a0, a1, . . . , an) ∈ Kn+1 et (b0, b1, . . . , bm) ∈ Km+1. On pose P = a0+a1X+. . .+anXn et Q = b0+b1X+. . .+bmXm avec an6= 0, bm 6= 0. On a :P =Q⇐⇒
n =m
a0 =b0
. . .
an =bn
Proposition 15:
Int´egrit´e de K[X]Soient P etQ deux polynˆomes `a coefficients dansK, on a : P ×Q= 0⇐⇒P = 0 ouQ= 0.
Proposition 16:
Formule du binˆome de NewtonSoient P etQ deux polynˆomes `a coefficients dansK etn un entier naturel, on a : (P +Q)n=
n
X
k=0
n k
PkQn−k.
Proposition 17:
Soient P etQdeux polynˆomes `a coefficients dansK etλun ´el´ement de K.• On a : ∂◦(P +Q)6max(∂◦(P), ∂◦(Q)).
• Si on sait que ∂◦(P)6=∂◦(Q) alors ∂◦(P +Q) = max(∂◦(P), ∂◦(Q)).
• Siλ est non nulalors : ∂◦(λP) = ∂◦(P).
• On a : ∂◦(P ×Q) = ∂◦(P) +∂◦(Q).
• On a : ∂◦(P ◦Q) = ∂◦(P)×∂◦(Q).
• ∂◦(P0) =
(∂◦(P)−1 si∂◦(P)>1
−∞ si∂◦(P)60.
Th´ eor` eme 18:
Th´eor`eme de d’AlembertSoit P un polynˆome `a coefficients complexenon constant.P admet au moins une racine dansC.
Th´ eor` eme 19:
Tout polynˆomeP deC[X] s’´ecrit de fa¸con unique (`a l’ordre pr`es) sous la forme :P =λ×(X−α1)µ1 ×(X−α2)µ2· · · ×(X−αn−1)µn−1 ×(X−αn)µn avec :
• λ le coefficient dominant deP.
• n un entier naturel.
• α1, . . . , αn les racines deP.
• ∀i∈J1, rK, µi est la multiplicit´e de αi.
• µ1 +µ2+· · ·+µn−1+µn le degr´e de P.
Proposition 20:
Soit P un polynˆome `a coefficients r´eel. Soit z un complexe tel que P(z) = 0. On a alors :P(z) = 0.
Th´ eor` eme 21:
Soit n un entier naturel.• Un polynˆome non nul de degr´e n admet au plus n racines compt´ees avec leur multiplicit´e
• Si P appartient `a Kn[X] et admet n + 1 racines distinctes deux `a deux, alors P est le polynˆome nul.
Proposition 22:
Soient P un polynˆome `a coefficients dans K et a un ´el´ement de K. Soit k un entier naturel non nul.• α est racine de P d’ordre au moins k si et seulement si : P(α) =P0(α) = · · ·=P(k−1)(α) = 0.
• α est racine de P d’ordre exactement k si et seulement si :
P(α) = P0(α) =· · ·=P(k−1)(α) = 0 et P(k)(α)6= 0.
Proposition 23:
Croissances compar´ees Soient α et β des r´eels strictement posi- tifs. Soit k un r´eel strictement sup´erieur `a 1. On a alors :1. (ln(n))β = o
+∞(nα) 2. nα = o
+∞(kn) 3. kn= o
+∞(n!)
Proposition 24:
Soient pet n deux entiers naturels tels que p6n, on a :n
X
k=p
gk = premier terme×1−raisonnombre de termes 1−raison
avec (gn)n∈N une suite g´eom´etrique de raison diff´erente de 1.
Proposition 25:
Soient pet n deux entiers naturels tels que p6n, on a :n
X
k=p
ak= (premier terme+dernier terme)×nombre de termes 2
avec (an)n∈N une suite arithm´etique.
Proposition 26:
Soient a etb deux r´eels et (Un)n∈N une suite d´efinie par :∀n ∈N, Un+2 =aUn+1+bUn.
1. Si l’´equation caract´eristique admet deux racines r´eelles r1 etr2 alors il existe deux r´eels λ etµ tels que, pour tout entier naturel n, on ait :
Un=λr1n+µr2n.
2. Si l’´equation caract´eristique admet admet une racine double r0 alors il existe deux r´eels λ etµ tels que, pour tout entier naturel n, on ait :
Un=λrn0 +µnr0n.
3. Si l’´equation caract´eristique admet deux racines complexesr1 etr2, elles seront de la forme reiθ etre−iθ avecr etθ deux r´eels et il existera :
• deux complexesλ et µtels que, pour tout entier naturel n, on ait : Un =λr1n+µr2n.
• deux r´eels A etB tels que, pour tout entier naturel n, on ait : Un= (Acos(nθ) +Bsin(nθ))rn.
Proposition 27:
Passage `a la limite dans les in´egalit´es Soient (Un)n∈N et (Vn)n∈N deux suites r´eelles. On suppose que :∀n∈N, Un>Vn.
• Si lim
n→+∞(Un) et lim
n→+∞(Vn) existent et sont finies, on a : lim
n→+∞(Un)> lim
n→+∞(Vn).
• Si lim
n→+∞(Un) =−∞ alors lim
n→+∞(Vn) = −∞. Si lim
n→+∞(Vn) = +∞ alors lim
n→+∞(Un) = +∞.
Th´ eor` eme 28:
Th´eor`eme des gendarmes (ou d’encadrement)Soient (Un)n∈N, (Vn)n∈N et (Wn)n∈N trois suites r´eelles. On suppose que, pour tout entier naturel n, on a :
Un6Vn 6Wn. Si lim
n→+∞(Un) et lim
n→+∞(Wn) existent, sont finies et ´egales alors (Vn)n∈N converge et converge vers cette limite.
Th´ eor` eme 29:
Th´eor`eme de la limite monotoneSoit (Un)n∈N une suite de r´eels monotone. Si (Un)n∈N est croissante (resp. d´ecroissante) alors :
• Si elle est de plus major´ee (resp. minor´ee), elle converge et sa limite est la borne sup´erieure (resp. inf´erieure) de l’ensemble {Un, n∈N}.
• Si elle n’est pas major´ee (resp. minor´ee),, elle tend vers +∞(resp. −∞ ).
Proposition 30:
On appelle somme de Riemann de f sur [0,1], avec f fonction num´erique et continue sur [0,1], les deux r´eels suivants :S1,n(f) = 1 n ×
n−1
X
k=0
f k
n
et S2,n(f) = 1 n ×
n
X
k=1
f k
n
.
Ces quantit´es sont des sommes d’aires de rectangles associ´es `a f. Si f est continue sur [0,1] alors les sommes de Riemann de f sur [0,1] convergent et on a :
n→+∞lim (S1,n(f)) = lim
n→+∞(S2,n(f)) = Z 1
0
f(t)dt
D´ efinition 31:
Soita un r´eel. Si limx−→a
f(x)−f(a) x−a
existe et est finie alors on dit que f est d´erivable en a et on a :
f0(a) = lim
x−→a
f(x)−f(a) x−a
.
Proposition 32:
Soit f :D → R une fonction continue et strictement monotone. Si f est d´erivable en a et si f0(a)6= 0 alors f−1 est d´erivable en f(a) et, en posant b=f(a), on a :f−10
(b) = 1
f0(f−1(b)).
Th´ eor` eme 33:
Th´eor`eme des valeurs interm´ediairesSoient a et b deux r´eels tels que a < b. Soit h une fonction num´erique `a variable r´eelle continue sur [a, b]. Si h(a)×h(b)60 alors il existe c∈[a, b] tel queh(c) = 0.
Proposition 34:
Soienta et bdeux r´eels tels quea < b. Soithune fonction num´erique`
a variable r´eelle continue sur [a, b] telle queh(a)×h(b)60. On d´efinit les suites (ak)k∈N et (bk)k∈N
de la fa¸con suivante :
• a0 =a etb0 =b.
• Pour tout entier naturelk, on note ck= ak+bk 2 et : ak+1 =
(ak si f(ak)f(ck)60
ck sinon et bk+1 =
(bk si f(ak)f(ck)>0 ck sinon
On sait que :
1. Pour tout entier naturel k, on a : bk−ak = b−a 2k .
2. (ak)k∈N et (bk)k∈N sont des suites adjacentes, (ak)k∈N est croissante, (bk)k∈N d´ecroissante.
3. (ak)k∈N et (bk)k∈N converge vers un r´eel α de [a, b] tel que f(α) = 0.
Th´ eor` eme 35:
Th´eor`eme de l’image d’un segmentL’image d’un segment par une fonction continue est un segment, cela signifie qu’une fonction continue sur un segment y est born´ee et atteint ses bornes.
Th´ eor` eme 36:
Th´eor`eme de la bijection continueSoit f une fonction num´erique d´efinie sur I. Si f est strictement monotone et continue sur I alors f−1 est continue et strictement monotone et son sens de variation est celui de f. De plus, l’´equation f(x) = y d’inconnue x ´el´ement de I a exactement 0 solution si y n’appartient pas `a f(I) et a exactement 1 solution si y appartient `a f(I).
Th´ eor` eme 37:
Th´eor`eme de RolleSoient a etb deux r´eels tels quea < b, soitf : [a, b]→Rune fonction. Si f est continue sur [a, b], d´erivable sur ]a, b[ et sif(a) = f(b) alors il existe c dans ]a, b[ tel que f0(c) = 0.
Th´ eor` eme 38:
Th´eor`eme des accroissements finisSoient a etb deux r´eels tels quea < b, soitf : [a, b]→Rune fonction. Si f est continue sur [a, b], d´erivable sur ]a, b[ alors il existec dans ]a, b[ tel que :
f0(c) = f(b)−f(a) b−a .
D´ efinition 39:
Notations de Landau.• On dit que f est n´egligeable devant g au voisinage de a et l’on note f =
a o (g) lorsque
x→alim
f(x) g(x)
= 0.
• On dit que f est ´equivalente `a g et l’on notef ∼
a g lorsque lim
x→a
f(x) g(x)
= 1.
Proposition 40:
Soit α un r´eel non nul.• Si lim
x→a(f(x)) existe, est finie et non nulle alors : f(x)∼
a lim
x→a(f(x)).
• Si lim
x→a(f(x)) = 0 alors : 1. sin(f(x))∼
a f(x) 2. tan(f(x))∼
a f(x) 3. ln(1 +f(x))∼
a f(x)
4. 1−cos(f(x))∼
a
f(x)2 2 5. exp (f(x))−1∼
a f(x) 6. (1 +f(x))α−1∼
a αf(x)
• Un polynˆome est ´equivalent en l’infini `a son monˆome de plus haut degr´e. Un polynˆome est
´equivalent en z´ero `a son monˆome de plus bas degr´e.
Th´ eor` eme 41:
Th´eor`eme de Taylor-YoungSoient D un voisinage de z´ero et f :D →R une fonction. On suppose que f est de classe Cn sur D, on a alors :
f(x) =
0 f(0) +f0(0)x+f00(0)x2
2! +f(3)(0)x3
3! +· · ·+f(n)(0)xn n! + o
0(xn).
Proposition 42:
En utilisant la formule de Taylor-Young, on obtient les d´eveloppements limit´es en z´ero de fonctions usuelles.exp(x) =
0 1 + x1 1! +x2
2! +· · ·+xn n! + o
0(xn). cos(x) =
0 1−x2 2! + x4
4! · · ·+ (−1)n x2n (2n)!+ o
0 x2n+1 . sin(x) =
0
x1 1! −x3
3! + x5
5! · · ·+ (−1)n x2n+1 (2n+ 1)! + o
0 x2n+2 . (1 +x)α =
0 1 +αx1
1! + α(α−1)
2! x2+· · ·+α(α−1)· · ·(α−n+ 1)
n! xn+ o
0(xn) avec α un r´eel quelconque
=0 n
X
k=0
α k
xk
!
+ o0(xn).
√1 +x=
0 1 + x 2 − x2
8 +· · ·+ (−1)n−11×3× · · · ×(2n−3) 2nn! xn+ o
0(xn). 1
1 +x =
0 1−x+x2−x3+· · ·+ (−1)nxn+ o
0(xn). 1
1−x =
0 1 +x+x2+x3+· · ·+xn+ o
0(xn). ln(1 +x) =
0 x− x2 2 + x3
3 · · ·+ (−1)n−1xn n + o
0(xn).
Proposition 43:
Soit f :I →Rune fonction. Sif est continue sur I alors la fonction F d´efinie sur I par :F :x7→
Z x a
f(t)dt
est une fonction de classe C1 surI telle que F0 estf.F est l’unique primitive de f qui s’annule en a.
Proposition 44:
Soient f :J →R et g :J →R deux fonctions. Soientr, u et y trois´
el´ements deJ. On suppose quef etg sont continues ou continues par morceaux sur J, on a :
• Z b
a
(vf(t) +ug(t))dt=v Z b
a
f(t)dt+u Z b
a
g(t)dt. (Lin´earit´e de l’int´egration)
• Z u
r
f(t)dt = Z y
r
f(t)dt+ Z u
y
f(t)dt. (Relation de Chasles)
Proposition 45:
Soient u : J → R et v : J → R deux fonctions de classe C1 sur J alors :Z b a
u0(t)v(t)dt = [u(t)v(t)]ba− Z b
a
u(t)v0(t)dt. (Int´egrations par parties)
Proposition 46:
Soient α et β deux r´eels. K d´esignera le segment [α, β] si α6 β et le segment [β, α] siβ 6α.Soient f : J → R et u : K → R deux fonctions. On suppose que f est continue ou continue par morceaux sur u(K) et que u est de classe C1 surK. On a alors :
Z u(β) u(α)
f(x)dx et Z β
α
f(u(t))u0(t)dt existent et
Z u(β) u(α)
f(x)dx= Z β
α
f(u(t))u0(t)dt.
On dit qu’on effectue le changement de variable x=u(t) et que celui-ci est licite.
Proposition 47:
Croissance de l’int´egration Soient g et h deux r´eels tels que g 6h.Soient f1 : [g, h] →R et f2 : [g, h] → R deux fonctions continues ou continues par morceaux sur [g, h].
1. Si pour tout ´el´ement t de [g, h], sauf ´eventuellement en un nombre finis de points, on a f1(t)>f2(t), alors on peut affirmer que :
Z h g
f1(t)dt >
Z h g
f2(t)dt.
2.
Z h g
f(t)dt 6
Z h g
|f(t)|dt. Cette derni`ere in´egalit´e s’appelle l’in´egalit´e triangulaire.
Proposition 48:
Si g est de classe C1 surI et que g0 admet un d´eveloppement limit´e au voisinage de z´ero d’ordren alorsg admet un d´eveloppement limit´e au voisinage de z´ero d’ordre n+ 1 et si : g0(x) = (a0+a1x+a2x2+· · ·+anxn) + o0(xn) avec (a0, a1,· · ·, an)∈Rn+1 alors : g(x) =
g(0) +a0x+a1x2
2 +a2x3
3 +· · ·+anxn+1 n+ 1
+ o0 xn+1 .
Proposition 49:
Notons S l’ensemble des solutions de l’ ´equation diff´erentielle d’in- connue yfonction deux fois d´erivable suivante : y00+by0+cy = 0 . Pour l’expliciter, on r´esout son´
equation caract´eristique, c’est l’´equation, d’inconnue x complexe, x2 +bx+c = 0. On distingue alors les cas suivants :
1. Si l’´equation caract´eristique admet deux racines r´eelles r1 etr2, on a alors : S =
( f :
(I →R
x 7→λexp (r1x) +µexp (r2x),(λ, µ)∈R2 )
.
2. Si l’´equation caract´eristique admet une racine double r0, on a alors : S =
( f :
(I →R
x 7→(λ+µx)×exp (r0x), (λ, µ)∈R2 )
.
3. Si l’´equation caract´eristique admet deux racines complexes, elles seront de la forme α+ iβ etα−iβ avec (β, α)∈R2. On a alors :
S = (
f :
(I →R
x 7→(λcos(βx) +µsin(βx)) exp (αx), (λ, µ)∈R2 )
.
Proposition 50:
Soit (E) l’´equation diff´erentielle suivante d’inconnue y fonction d´erivable sur I : y0+a(x)y=b(x) (E). L’ensemble des solutions de (E) est :( f :
(I →R
x 7→y0(x) +Cexp(−A(x)), C ∈R )
avec A une primitive de a et y0 une solution particuli`ere de (E). On peut chercher une solution particuli`ere de (E) sous la formex7→C(x) exp(−A(x)) avecC fonction d´erivable sur I (m´ethode de variations de la constante).
Proposition 51:
On cherche `a calculer une approximation de u(T) aveca un r´eel, T un r´eel strictement positif et u une fonction d´erivable sur [0, T] telle que :∀t∈[0, T], u0(t) = f(t, u(t)) et u(0) =a
avec f une fonction continue sur R2. On d´efinit alors les r´eels z0,· · · , zN d´efinis par z0 = a et, pour tout entier k deJ0, N −1K, on pose :
zk+1 =zk+f
kT N, zk
× T N. On sait que lim
N−→+∞(zN) est une bonne approximation de u(T).
D´ efinition 52:
Soient f :D →R une fonction de deux variables avecD une partie de R2 et λ un r´eel. Soit (a, b) un ´el´ement de D.• On appelle courbe de niveauλdef l’ensemble{(x, y)∈R2 avec (x, y)∈ D etf(x, y) =λ}.
• On appelle applications partielles def en (a, b) les fonctions suivantes : fx:
({x∈R tels que (x, b)∈ D } →R
x 7→f(x, b) etfy :
({y ∈Rtels que (a, y)∈ D } →R
y 7→f(a, y)
que l’on note parfois f(., b) et f(a, .).
• Si fx est d´erivable en a alors on dit que f admet une d´eriv´ee partielle par rapport
`
a la premi`ere variable en (a, b) et on note : ∂f
∂x(a, b) = fx0(a). Autrement dit, si
x−→alim
f(x, b)−f(a, b) x−a
existe, on a alors :
∂f
∂x (a, b) = lim
x−→a
f(x, b)−f(a, b) x−a
. Mˆeme concept pour la deuxi`eme variable.
• On dit quef est une fonction de classeC1surDsi toutes les d´eriv´ees partielles def existent et sont continues sur D.
• Si la fonction ∂f
∂x admet des d´eriv´ees partielles en tout point de D, on note :
∂2f
∂x2 = ∂
∂x ∂f
∂x
et ∂2f
∂y∂x = ∂
∂y ∂f
∂x
.
De mˆeme avec ∂f
∂y qui donne ∂2f
∂x∂y et ∂2f
∂y2. Ces quatre fonctions sont appel´ees les d´eriv´ees partielles secondes de f et on dit que f est de classe C2 surD si ses d´eriv´ees partielles ∂f
∂x et ∂f
∂y sont de classe C1 sur D. Si f est de classe C2 surD alors leth´eor`eme de Schwarz affirme que ∂2f
∂y∂x = ∂2f
∂x∂y.
Proposition 53:
Soient I un intervalle r´eel non r´eduit `a un point, f : D → R, ϕ:I →Retψ :I →R trois fonctions. On pose : g :(I →R
t 7→f(ϕ(t), ψ(t)). On suppose quef est un ´el´ement deC1(D,R), queϕetψ sont deux ´el´ements deC1(I,R) et queϕ(I)×ψ(I)⊂ D.g est alors un ´el´ement de C1(I,R) et pour tout r´eel t de I, on a :
g0(t) = ϕ0(t)∂f
∂x(ϕ(t), ψ(t)) +ψ0(t)∂f
∂y(ϕ(t), ψ(t)).
D´ efinition 54:
Soit f une fonction num´erique de classe C1 sur D. Soit (a, b) un´
el´ement de D. On appelle gradient de f en (a, b) le vecteur not´e −−→
grad(a,b)(f) de coordonn´ees ∂f
∂x (a, b),∂f
∂y (a, b)
.
Proposition 55:
Soient (a, b, c, d) ∈ R4 avec a < b et c < d. Soit f une fonction num´erique de classeC1 sur ]a, b[ × ]c, d[ .• Si f admet en (x0, y0) un extremum alors ∂f
∂x(x0, y0) = ∂f
∂y (x0, y0) = 0 et le gradient de f en (x0, y0) est le vecteur nul.
• Si ∂f
∂x (x0, y0) = 0 et ∂f
∂y (x0, y0) = 0, on dit que (x0, y0) est un point critique de f.
D´ efinition 56:
Soit f :D → Rune fonction de classe C1 sur D. Soit (x0, y0) un point de D. Le plan tangent `a Sf en (x0, y0) est le plan d’´equation cart´esienne :z =f(x0, y0) + ∂f
∂x(x0, y0) (x−x0) + ∂f
∂y (x0, y0) (y−y0).
Le plan tangent `a Sf en (x0, y0) est donc le plan passant par (x0, y0, f(x0, y0)) et normal `a
−−→grad(x0,y0)(f).
Proposition 57:
Soit f :D → Rune fonction de classe C1 sur D. Soient h etk deux r´eels et −→u le vecteur (h, k), on a :f(x0+h, y0+k)−f(x0, y0)≈−−→
grad(x0,y0)(f)· −→u