Vingt-sixième Année. — N° 45 P r i x d u n u m é r o : 1 0 centimes
Mercredi 7 Juin 1911
Bureaux : R u e de l a S e r r e , 58
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Organe de la Chambre suisse de l'Horlogerie, des Chambres de commerce, des Bureaux de contrôle et des Syndicats professionnels.
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La boule de neige en Autriche Le système de vente dit «boule de neige»
et d'autres analogues, ont t'ait déjà couler beaucoup d'encre et suscité les protesta- tions unanimes du commerce régulier, qui n'est pas éloigné d'y voir une organisation de concurrence déloyale perfectionnée, alors que ses auteurs se vantent d'avoir dé- couvert une superbe méthode de forcer les affaires sans courir aucun risque.
Dans beaucoup de pays, en Suisse par- ticulièrement, des arrêtés des gouverne- ments l'ont inlerdit. Mais il est évident q u e si nul, en Suisse, ne peut faire des opéra- tions de vente basées sur ce système, nous sommes impuissants pour agir contre ceux qui l'organisent chez nous pour le prati- quer ailleurs, dans les pays où il n'est pas interdit ou même, à leurs risques et périls, dans les pays où la boule de neige est con- sidérée comme un délit.
La «boule de neige» est apparue succes- sivement dans plusieurs contrées comme une véritable maladie épidémique. Q u a n d un certain monde d'acheteurs est saturé des produits qu'on lui vend sans qu'il sa- che exactement ce qu'il achète, tout rentre dans l'ordre, le commerce régulier reprend ses droits, et il s'écoule un bon n o m b r e d'années, avant que de nouvelles attaques soient fructueuses. Les acheteurs sont, du- rant cette période, absolument immunisés.
L'Aulriehe-lIongrie est en train d'y pas- ser; depuis plusieurs années, la «boule de neige» s'est mise au service de l'horloge- rie, et a pris un développement tel, que l'Association des horlogers de Vienne s'en est émue et a décidé de prendre, avec le concours des autorités, d'énergiques me- sures pour l'extirper.
La Chambre suisse de l'horlogerie en a été nantie le L2ï mai écoulé, par une lettre du «Verband der Edelmetall- u n d Uhren- Branche», dont l'un des signataires est M. R o n s p e r g e r , conseiller du commerce, très connu dans nos contrées, et l'un des plus importants acheteurs de montres suis- ses en Autriche-Hongrie. Quatre maisons suisses, ou plus exactement les noms sous lesquels elles_font la «boule de neige», ont
été signalés; une rapide enquête a permis de connaître les négociants qui s'abritent derrière des marques n o n enregistrées.
*
Il est important que l'on sache que le 14 mai dernier a eu lieu, à Vienne, une assemblée provoquée par le Comité cen- tral de l'Association des détaillants en hor- logerie et bijouterie, pour protester contre la vente faite d'après le système «boule de neige» et par coupons. Celle assemblée était très revêtue, et plusieurs notabilités ont pris part à la discussion.
M. Gustave Prinz, président de l'Asso- ciation, informa l'assemblée que des mai- sons d'horlogerie suisses ont placé ces der- niers mois, plus de 30.000 montres en or par le procédé illégal de la « boule de neige» et par coupons. Le public retire sé- parément les montres du dépôt en douane du bureau de contrôle, et les pertes que les horlogers détaillants subissent de ce
fait, sont considérables. O n affirme que les affaires de Pentecôte sont nulles.
Une lettre de M. le ministre du com- merce Weiskirchner fut lue, par laquelle il dit vouloir faire son possible pour suppri- mer cet état de chose. Le président de la Chambre des représentant, D1 Pattai, pro- posa de faire des démarches par voie di- plomatique. L'ancien député au Rcichsrat, M. le conseiller du commerce Kuranda, fit la proposition d'élaborer une loi anli- boule de neige.
Le D1 Prcssburgcr, avocat de la cour, qui qualifie la vente d'après la boule de neige comme étant une tromperie, fit la proposition d'adresser au procureur géné- ral une plainte collective, tendant à faire confisquer, à leur importation, les mar- chandises destinées à cette vente.
La boule de neige est interdite dans la plupart des p a y s ; c'est pourquoi les mai- sons coupables ont jeté leur dévolu sur l'Autriche. Les maisons en question trom- pent également la douane, car les montres pour hommes passent la douane dans de petites caissettes, tandis que les montres pour dames sont adressées directement à destination particulière, par lettre recom-
mandée, sans payer ainsi des droits d'en- trée.
Tel est le résumé de la discussion qui a eu lieu à cette importante réunion.
* * *
O n peut s'étonner que le gouvernement autrichien n'ait pris aucune mesure contre la boule de neige, alors qu'il signalait déjà le mal aux autorités suisses il y a dix ans.
Le m o u v e m e n t unanime de protestation du commerce régulier de Vienne, l'engagera certainement à r e n d r e un décret interdi- sant la boule de neige. Il lui appartient na- turellement, de faire la police sur son pro- pre territoire et il est permis de croire qu'il s'y décidera avant qu'il soit long- temps.
Quant aux quatre maisons qui ont été signalées à la Chambre suisse de l'horloge- rie, nous les engageons à ne pas attendre les mesures législatives qui vont sans-doute être décrétées et qui pourraient bien com- prendre la confiscation de leurs envois.
Nous espérons que l'avertissement que nous leur d o n n o n s , leur sera salutaire.
Reposante perspective
Il est admis, dans certains milieux, qu'au lendemain du grand soir, l'égalité parfaite régnera sur la terre ; que le précepte du Christ : aimez-vous les uns les autres, pré- sidera aux relations des h o m m e s ; q u ' o n ne travaillera plus guère, si même on tra- vaille e n c o r e ; enfin, que tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Ces prévisions, d'une réalisation loin- taine, hélas ! faisant immédiatement suite à l'universel cataclysme, à «l'opération»
comme l'écrivait en un euphémisme char- mant le rédacteur de la Solidarité horlo- gère, sont bien faites pour déconcerter ceux qui, se basant sur des constatations vieilles comme le m o n d e , savent que la violence appelle la violence, et q u e , de revanche en revanche, les hommes sont ainsi destinés à s'entre déchirer jusqu'à la consommation des siècles et ce par la faute de ceux que leur impatience conduit à préférer la révolution avec toutes les hor-
reurs de l'emploi des procédés scienti- fiques de destruction, à l'évolution, mé- thode plus lente mais plus sûre, dont leur gofit pour le chambardement et leur désir d'y jouer un rôle ne s'accommodent guère.
Q u a n d une affirmation par trop osée est dite ou écrite par l'un des précurseurs des temps d'harmonie, on proteste doucement contre ceux qui en font état. Il nous sou- vient d'un démenti, peu convaincu d'ail- leurs, qui nous fut d o n n é , parce que nous avions parlé des deux heures et quart, maximum journalier que Sébastien Faure veut bien concéder à ceux qui n'auront pas complètement perdu le goût du travail dans la société future. Le prophète anar- chiste était calomnié, nous disait-on ; les deux heures et quart étaient une légende.
Ce qu'il y avait de particulièrement troublant dans la formule de Sébastien F a u r e , c'était ce quart d'heure ajouté aux deux heures concédées. Etait-il là pour d o n n e r une apparence scientifique à l'affir- m a t i o n ? P o u r la présenter comme la ré- sultante de longues recherches et de labo- rieux calculs? Ou la malignité d'un bour- geois en mal de critique, l'avait-elle intro- duit, ce malheureux quart d'heure, dans une formule inventée de toutes pièces?
Nous nous le demandions avec angoisse.
Mais voilà que tout près de nous, celte môme affirmation se produit. Non plus comme une indication de ce que sera le temps de travail plus tard et au lendemain du grand soir, mais de ce qu'il peut et doit être demain, aujourd'hui, tout de suite.
Et c'est dans La Sentinelle, qu'à propos des forces motrices de la Suisse, son princi- pal rédacteur, écrit la phrase sensationnelle que nous reproduisons p o u r la plus grande joie de nos lecteurs, car la justice voudra que les patrons, qui ne travaillent guère aujourd'hui — les collectivistes le préten- dent du moins — ne soient pas obligés de travailler pins que leurs ouvriers, quand sera acquise la réduction fantastique dont M. G. Naine demande impérieusement la réalisation.
«Quand donc l'ouvrier comprondra-t-il sa si- tuation, quand se décidera-t-il à la trouver abso- lument indigne de lui et du progrès. Je l'ai déjà dit et je le répète, ce n'est pas la journée de huit heures que l'ouvrier est en droit de réclamer.
La nature fournit en surabondance des forces qui peuvent remplacer les siennes, la science a assoupli ces forces aux travaux les plus délicats ; nous avons chacun six esclaves infatigables à notre service et nous continuons à travailler comme des esclaves au détriment de notre déve- loppement physique, moral, intellectuel et esthé- tique.
« Il faut diminuer la journée de travail, la di- minuer à tout prix, arriver aux huit heures d'a- bord pour apprendre à connaître la valeur de la liberté, mais ne pas s'arrêter lé, descendre à six, quatre et même deux heures, puisque la science économique nous apprend que si tous les hom- mes valides travaillaient pour le bien commun, cet effort de deux heures serait suflisant dans l'état actuel de la production»
M. G. Naine est-il devenu un parfait pince-sans-rire, ou croit-il réellement ce qu'il avance? Désire-t-il, pour l'humanité civilisée, le règne de la paresse universelle, ou se préoccupe-t-il si peu de ce que fe- raient les hommes durant les quatorze heures de loisir que leur laisserait le temps de travail ajouté aux heures de sommeil d'une journée ?
Ne considère-t-il donc que l'augmenta- tion de la production et ne voit-il pas que les besoins augmentent sans cesse, comme augmente aussi le n o m b r e des humains
auxquels on crée des besoins en les civi- lisant ?
. Et pourquoi M. C. Naine enlève-t-il, à la formule de l'anarchiste Sébastien Faure, le quart d'heure qui lui donne un faux air de précision? Serait-ce simplement pour arrondir ?
Questions troublantes pour ceux qui cercheront à faire la part du sérieux et celle de la farce... ce qui n'empêchera d'ailleurs aucun bourgeois de dormir sur ses deux oreilles.
Exposition nationale suisse à Berne Le Conseil fédéral recommande aux Chambres d'accorder à la troisième Exposition nationale suisse, à Berne, une subvention de fr. 2.050.000.
De celte somme, fr. 1.750.000 sont destinés à l'exposition générale et fr. 300.000 à l'exposition d'agriculture.
11 a été accordée l'Exposition nationale de Ge- nève en 1896, une subvention de fr. 1.000.000.
La somme de fr. 750.000 demandée en plus pour celle de Berne, se justifie par diverses circons- tances: 1° par l'adjonction de différents groupes qui n'étaient pas représentés à Genève, comme l'aéronautique, les sports et le tourisme, la pro- tection des beautés naturelles et des sites, ainsi que le pacifisme ; 2° par l'extension donnée à cer- tains groupes représentés à Genève ; 8° par la né- cessité d'établir l'exposition sur un terrain plus vaste, d'où un surcroit de charges pour la cons- truction de bâtiments, la canalisation et la cons- truction de chemins et d'avenues ; 4° par la hausse du prix de la main-d'œuvre et des matériaux de construction qui s'est produite depuis 1896.
Si l'on tient compte de ces circonstances spé- ciales, dit le message du Conseil fédéral, on est obligé de reconnaître que la demande de subven- tion adressée à la Confédération est restée dans des limites raisonnables. Il est de fait que dans les Etats industriels limitrophes, on organise de temps à autres des expositions de ce genre et que celles-ci ont toujours exercé une heureuse in- fluence sur l'économie nationale. Le Conseil fé- déral est convaincu que l'entreprise projetée à Berne, qui est dirigée par des hommes énergi- ques et entendus, donnera les heureux résultats que les autorités et le peuple en attendent. En 14)14, 18 ans se seront écoulés depuis la dernière exposition et pendant ce laps do temps, de grands progrès ont été réalisés dans bien des domaines.
L'entreprise projetée peut donc être à bon droit reconnue comme oppprtunc.
Contré les trusts
Un a r r ê t de principe de la Cour suprême aux Etats-Unis
La Cour suprême des Elals-Unis a défi- nitivement prononcé dans l'affaire de la Standard Oil Company. Après quatre an- nées de difficultés, de renvois et d'ajour- nements, de manœuvres d'obstruction de toute espèce, elle a enfin rendu son juge- ment, dont l'attente était une entrave à toutes les grandes entreprises des Elals- Unis. Elle maintient la sentence rendue par la Cour d'appel fédérale siégeant à Saint-Louis, le 20 novembre 100!).
La Cour d'appel avait décidé à l'unani- mité que les défendeurs individuels (MM.
Rockefeller, Rogers, etc.), s'étaient enten- dus avec la Standard Oil et ses subsidiai- res en vue de former a combination or conspiracy in restraint of trade and com- merce — une combinaison ou complot pour nuire à la liberté du trafic cl du com- merce — en violation de la section I du Sherman anti-trust Act de 1890; qu'ils s'é- taient entendus en outre pour monopoliser une partie considérable du commerce in- térieur et international, en violation de la section II du même act. Des poursuites criminelles pouvaient être intentées suivant les prescriptions de celte section. En con-
séquence, interdiction était signifiée à ces personnes et à la Compagnie d'user désor- mais des expédients qu'ils avaient adoptés pour tourner, au profit de la Standard Oil, les lois contre les trusts édictées par les Etats particuliers, et interdiction aussi de faire le commerce intérieur tant qu'ils n'auraient pas renoncé à leurs pratiques il- légales. La Standard Oil se pourvut aussi- tôt devant la Cour suprême et continua ses opérations, le pourvoi étant suspensif des effets du jugement d'appel.
La Cour suprême étant saisie d'une sé- rie d'appels dominés par la même question de principe que celui de la Standard Oil Company, à la suite de la guerre au cou- teau déclarée par le président Roosevelt aux grands trusts, son arrêt interprétatif de la loi Sherman était attendu avec le plus vif intérêt.
Une grève dans une coopérative socialiste L'organisation socialiste du travail n'est pas plus garantie contre les grèves et les crises que l'organisation capitaliste.
Le mécontentement des ouvriers du tissage socialiste de Gand vient prouver que l'autorité émanant de leur classe est, le cas échéant, aussi discutée que l'autorité patronale et traitée en conséquence.
Donc dernièrement les tisseurs socialistes du
«Vooruit» de Gand, au nombre de 200, se sont mis en grève. Ils se plaignent d'avoir à suppor- ter de la part des surveillants des sévérités et des brutalités. Une deputation s'est rendue auprès de la direction pour demander que le lundi on cessât le travail plus tôt que les autres jours, comme cela se pratique généralement dans les autres usines. Il leur fut répondu que la direc- tion décidera à ce sujet ce que bon lui semblera et quand elle le voudra.
Là-dessus les ouvriers ont quitté le travail.
Toutefois la grève a été de courte durée. Le jour suivant les grévistes ont repris le travail, à
l'issue d'une séance du syndical socialiste. Ils ont été sévèrement blâmés pour leur manque- ment à la discipline.
Les principaux membres du parti et les direc- teurs des organisations économiques ouvrières de Gand, Anseele, Van de Weghe et Dumortier, écrit le « Vooruito, se sont réunis, et Dumortier a blâmé la conduite des ouvriers. Le conseil d'administration du tissage socialiste, à l'unani- mité moins l'abstention de deux membres ou- vriers, a pris une décision dans le même sens.
On fit remarquer que dans aucune autre fabrique les ouvriers n'auraient agi comme ils l'avaient fait dans la coopérative.
Le «Vooruit», journal socialiste de Gand, ajoute encore qu'il est absolument du même avis, et que «la fuite» des ouvriers est profondément regrellable.
« La discipline à laquelle tous les omis politi- ques doivent se soumettre — et qui constitue la force de notre parli — ne disparait pas dès qu'on est ouvrier ou employé dans une de nos insti- tutions. »
Billets de banque chinois
Le gouvernement chinois a décidé de créer à Pékin, une imprimerie impériale, outillée de la manière la plus moderne, bâtie et installée par des architectes américains et qui coulera 10 mil- lions de francs. Elle est destinée à l'impression des billets de banque. Jusqu'à présent, disent les Münchner Nachrichten, le régime du papier- monnaie en Chine est si compliqué, qu'il en ré- sulte pour le commerce et l'industrie de graves inconvénients. Chaque province a sa monnaie particulière qui n'a pas cours dans la province voisine. On projetle depuis longtemps d'unifier dans tout l'Empire le système monétaire: la fon- dation de l'imprimerie nouvelle apparaît comme la pierre d'attente d'une réforme plus considéra- ble. Il y a deux ans, le gouvernement avait con- fié au Dr Chen une mission en Amérique et en Europe pour y éluder les établissements analo- gues; le Docteur a choisi pour modèle celui de
Washington. On espère que l'imprimerie impé- riale de Pékin sera prête dans deux ans et pourra
LA FÉDÉRATION HORLOGÈRE SUISSE 285 être ouverte au travail en 1913, en même temps
que le Parlement sera i n a u g u r é . Deux graveurs américains, engagés dès maintenant, a u r o n t pour office de surveiller l'installation et d'instruire des élèves chinois dans l'art de la g r a v u r e .
B r e v e t s d ' i n v e n t i o n
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Gl. 69, n° 50981. 19 octobre 1909,
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Gl. 71 f, n" 50983. 12 m a r s 1910, 4 h . p. — Mou- vement d'horlogerie à barillet central, perfec- tionné. — François Pheulpin. fabricant d'hor- logerie, P o r r e n t r u y (Suisse). Mandataire : A.
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Cl. 94, n° 50993. 5 m a r s 1910, 4 h . p . — Arti- cle d'horlogerie-bijouterie. — Paul Ditis- heiin, fabricant d'horlogerie, 9-bis, r u e du P a r c , La Ghaux-de-Fonds (Suisse.) Manda- taire : A. Mathey-Doret, La Ghaux-de-Fonds.
R e c o n n a i s s a n c e t i e nullit«''.
Cl. 05, n° 38826. 29 juillet 1907, 7 '/. h . p. —Ca- dran pour pièces d'horlogerie. — F. Barbe- zat, Fabrique du Pasquier, Fleurier (Suisse).
M a n d a t a i r e : A. Mathey-Doret, La Chaux de- F o n d s . — Ensuite d'acquiescement fait par le propriétaire du brevet devant le Tribunal du district du Val-de-Travers, ce brevet a été dé- claré nul et de nul effet; enregistrement du 10 mai 1911.
l t a c l l a t i o n s .
Cl. 65, n° 38826. Cadran pour pièces d'horloge- rie.
Gl. 7 1 c , n° 46058. Pièce d'horlogerie indiquant l'heure de lieux situés à des longitudes diffé- rentes.
Cl. 7) d, n" 46611. Balancier compensé.
Cl. 71 f, n° 42562. Boite de montre.
Cl. 7 9 k , n° 47153. Tète mobile pour machine à fraiser.
Nouvelles diverses
C o m m e r c e d e l a F r a n c e . — Pendant les quatre premiers mois de 1911, les importations se sont élevées de 2388.42 à 3000.31 millions de francs, tandis que les exportations ont diminué de 2046 à 2001.52 millions.
C o m m e r c e d e l ' A n g l e t e r r e . — Les chif- fres Comparatifs des mois d'avril 1911 et 1910 ne sont pas satisfaisants à priori. Car si les exporta- tions donnent u n e plus-value de 400.000 liv. st.
sur un total de 35.692.400 liv. st., les importa- lions sont en diminution de 7.7 millions sur un total de 51.850.900 liv. st.
Ou fait valoir, pout effacer cette mauvaise im- pression, que les vacances de Pâques ont coïn- cidé cette année avec le mois d'avril, que le prix du caoutchouc contribua l'an dernier à grossir de manière exorbitante le chiffre d'importation.
D o u a n e s . — Le règlement d'exécution pour la loi sur les douanes a été complété par arrêté du Conseil fédéral du 16 mai courant. Suivant cet arrêté, qui entrera en vigueur le 1e r juin, on peut recourir à la Direction générale des doua- nes contre une décision prise p a r u n e direction d'arrondissement, au Département des douanes contre une décision de la Direction générale des douanes et, en dernière instance; au Conseil fé- déral contre les décisions du Département des douanes. Le Conseil fédéral prononce en dernier ressort (art. 36 de la loi sur les douanes.)
Les recours contre les décisions des autorités inférieures doivent être adressées à l'instance de recours dans un délai de 20 jours dès la récep- tion de la décision critiquée, faute de quoi celle-ci acquiert force de loi.
Voyageurs de commerce. — On peut se procurer, auprès de la Chancellerie fédérale du commerce, au prix de 50 cent, l'exemplaire, le tableau des noms des raisons de commerce qui se sont pourvues de caries de légitimation payan- tes du 1e r janvier au 31 m a r s de celle année.
L ' e n q u ê t e s u r l ' u t i l i t é d e l ' E x p o s i t i o n u n i v e r s e l l e p r o j e t é e e n 1 9 2 0 . — Les résul- tats définitifs en seront bientôt connus. Des ré- ponses reçues par le ministère du commerce, il résulte que la consultation n'est pas favorable.
Industriels et commerçants s'élèvent en grande majorité contre l'organisation d'une exposition universelle.
Ils soulèvent des objections qui peuvent se ré- sumer ainsi : préjudice causé à la province au bé- néfice de P a r i s , exode de nombreux ouvriers vers la capitale et impossibilité pour eux d'y trou- ver du travail l'exposition achevée, dépression générale causée p a r le surcroît de dépenses et d'activité, bouleversement d a n s la production na- tionale.
De plus, les intéressés font valoir que l'exten- sion incessante des connaissances scientifiques et de leur application, la rapidité des moyens de communications, la multiplicité des centres in- dustriels, la tendance actuelle des peuples à éta- blir la totalité des produits nécessaires à leur existence enlèvent de leur utilité aux grandes ex- positions internationales.
Il paraît donc probable que la proposition de M. Breton soit acceptée. Tout porte à croire que nous n ' a u r o n s pas d'Exposition universelle en 1920 à P a r i s .
P a r contre, il paraît certain que l'on organi- sera des expositions spéciales.
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