ECS1 H. Boucher 04/02/2021 Devoir surveill´e no5 (dur´ee : 4 heures)
Les calculatrices et les documents sont interdits.
Les r´esultats devront ˆetre encadr´es .
Si le candidat rep`ere ce qui lui semble ˆetre une erreur d’´enonc´e, il l’indique sur sa copie et poursuit en expliquant les initiatives qu’il a ´et´e amen´e `a prendre.
Probl`eme 1
On suppose qu’un espace probabilis´e fini (Ω,P(Ω),P) mod´elise la situation suivante. On joue `a un jeu de hasard o`u la probabilit´e de gagner une partie est p ∈]0,1[. On va jouer N parties ind´ependantes avec N ∈N∗. Lors de la premi`ere partie, la dotation est de 1 euro. C’est-`a-dire qu’on empoche 1 euro en cas de victoire. `A chaque partie la dotation augmente de 1 euro. Ainsi, par exemple, une victoire `a la troisi`eme partie permet d’empocher 3 euros.
On note X1 la somme empoch´ee lorsqu’on remporte notre premi`ere victoire, X2 la somme empoch´ee lors de la deuxi`eme victoire, et ainsi de suite. Pour r ∈ J1, NK, Xr prend bien sˆur la valeur 0 s’il n’y a pas de r-i`eme victoire.
Pour tout i∈J1, NK, on note Vi etDi les ´ev´enements correspondant respectivement `a une victoire et `a une d´efaite lors de lai-i`eme partie.
Exemple. Examinons (seulement pour cet exemple) le casN = 5. Je joue une partie et je perds (´ev´enement D1). Je rejoue (il y a maintenant 2 euros en jeu) et gagne cette deuxi`eme partie (´ev´enementV2). J’empoche donc X1 = 2 euros. Le jeu continue et je rejoue, cette fois pour 3 euros. Je perds (D3), je rejoue (pour 4 euros) mais je perds encore (D4). Je rejoue (pour 5 euros) et gagne (V5). AlorsX2 = 5. On a jou´e 5 parties, le jeu est maintenant termin´e. Il n’y aura jamais de troisi`eme victoire, donc X3 prend la valeur 0, ainsi que X4,etc.
1. Donner X1(Ω).
2. Cas particulier (pour cette question seulement) : N = 3.
(a) Mod´eliser `a l’aide d’un arbre la situation compl`ete correspondant `a ce cas particulier.
(b) Exprimer pour tout k∈X1(Ω) l’´ev´enement [X1 =k] `a l’aide des ´ev´enementsVi etDi. (c) D´eterminer la loi de X1 et son esp´erance.
(d) Si ma deuxi`eme victoire me rapporte X2 = 3 euros, quelle est la probabilit´e que j’aie gagn´e la toute premi`ere partie ?
3. N est `a nouveau quelconque. On ´etudie tout d’abordX1.
(a) Pour tout k dans un ensemble d’entiers `a pr´eciser, d´ecrire l’´ev´enement [X1 >k+ 1] `a l’aide des
´ev´enementsDi et/ou Vi.
(b) En d´eduireP(X16k) (pour ces mˆemesk), ainsi que la fonction de r´epartition de X1. (c) Montrer que
∀k∈X1(Ω),P(X1=k) =
((1−p)N sik= 0, p(1−p)k−1 sinon.
(d) Calculer E(X1).
4. Soitr ∈J2, NK. On rappelle queXr repr´esente la somme empoch´ee lors de la r-i`eme victoire, si elle se produit avant la fin du jeu, et prend la valeur 0 sinon.
1
(a) D´eterminer Xr(Ω).
(b) D´ecrire l’´ev´enement [Xr =r] `a l’aide des ´ev´enements Vi et/ouDi et en donner la probabilit´e.
(c) Soit k non nul dans Xr(Ω). Lorsque [Xr = k] est r´ealis´e, d´ecrire (en termes de victoires ou de d´efaites) les r´esultats possibles des k−1 premi`eres parties du jeu. Donner alors P(Xr = k).
(indication : on pourra d´enombrer les diff´erentes situations possibles et d´eterminer la probabilit´e de chacune d’elles)
Probl`eme 2
A Etude d’une suite r´ ´ eelle
On rappelle les d´efinitions suivantes :
• Un intervalle I deR est ditstablepar une fonction f lorsque∀x∈I,f(x)∈I.
• On dit qu’un r´eel xest un point fixede la fonctionf lorsquef(x) =x.
Soit c∈Ret (xn)n∈N la suite r´eelle d´efinie par
(x0= 0
∀n∈N, xn+1 =x2n+c . 1. Mod´elisation
(a) Quel est le nom de la fonction Scilab ci-dessous ? Quels sont ses arguments d’entr´ee ? Que renvoie- t-elle ?
function u = x(n,c) u=0
for k = 1:n u = u^2+c end
endfunction
(b) R´e´ecrire cette fonction sans changer son effet mais en rempla¸cant la boucle for par une boucle while.
(c) Proposer une fonction div(c) qui prend en entr´ee le nombre c et qui renvoie le premier rang n <1000 tel quexn>10. Si cela ne se produit jamais, on veut qu’elle renvoie 1000.
2. D´eterminons la suite (xn) dans quelques cas particuliers.
(a) D´ecrire la suite (xn) dans le cas o`uc= 0.
(b) Calculer les premiers termes de la suite (xn) dans le cas o`uc=−2. Conclure.
(c) Mˆemes questions avecc=−1.
3. Soit f :x7→x2+c etg:x7→f(x)−x.
(a) ´Etudier la fonction f surR.
(b) D´eterminer, en fonction de c, le nombre de z´eros de g. Lorsqu’il y en a 2, on les notera α et β avec α < β. Donner alors leur expression en fonction de c.
(c) Donner, dans ces diff´erents cas, le signe de g.
(d) D´eterminer (en fonction de c) les deux r´eelsaetb tels que
∀x∈R, f(f(x))−x= (f(x)−x) (x2+ax+b).
2
4. On suppose dans cette question que c∈ 1
4,+∞
. (a) Montrer que la suite (xn) est strictement croissante.
(b) Montrer que (xn) n’admet pas de limite finie.
(c) En d´eduire le comportement de (xn) lorsque ntend vers +∞.
5. On suppose dans cette question que c∈]−∞,−2[.
(a) Montrer que pour tout entiern>2,xn>−c.
(b) Montrer queβ <−cet en d´eduire les variations de (xn).
(c) On admet (c’est la mˆeme d´emonstration qu’`a la question 4) que (xn) n’a pas de limite finie. En d´eduire son comportement lorsque ntend vers +∞
6. On suppose dans cette question que c∈
0,1 4
.
(a) Montrer que [0,α[ est stable parf. En d´eduire que pour toutn∈N, 06xn< a.
(b) D´eterminer le sens de variation de (xn).
(c) En d´eduire la convergence de (xn) et pr´eciser sa limite.
7. On suppose dans cette question que c∈
−3 4,0
. (a) Montrer quec < α <0.
(b) Justifier queα et β sont des points fixes def ◦f et que ce sont les seuls.
(c) Montrer quef ◦f est strictement croissante sur [c,0].
(d) En d´eduire quef(c)> α puis que [α,0[ est stable par f◦f.
(e) D´eterminer le sens de variations de la suite (x2n) et sa convergence vers une limite `a pr´eciser.
(f) D´eterminer les variations, la convergence et la limite de (x2n+1).
(g) En d´eduire le comportement de la suite (xn).
8. On suppose dans cette question que c∈
−2,− 3 4
. (a) D´emontrer que |f(c)|<−cet|f(−c)|< c.
(b) Dresser le tableau de variations complet def sur [−c,c] et en d´eduire que (xn) est born´ee.
9. Bilan : D´eterminer l’ensembleA des nombres r´eelsctels que la suite (xn) ne tende pas vers +∞.
Etude d’une suite complexe ´
Soit maintenant c∈Cet (zn)n∈N la suite de nombres complexes d´efinie par
(z0 = 0
∀n∈N, zn+1=zn2+c . Cette d´efinition d´epend bien sˆur du nombrecfix´e. Si n´ecessaire, on noterazn(c) les nombresznainsi d´efinis.
Comme dans la premi`ere partie, le but du probl`eme est d’´etudier l’ensemble B =
c∈C,(|zn(c)|)n∈
N ne tend pas vers +∞ . 10. Mod´elisation.
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(a) Si on note c = a+ib et zn = an+ibn sous forme alg´ebrique, montrer que pour tout n ∈ N, (an+1 =a2n−b2n+a
bn+1= 2anbn+b .
(b) ´Ecrire une fonction Scilab prenant en entr´een,aetbet renvoyant le module de zn. 11. Pr´eliminaires.
(a) Montrer que si (|zn|) est born´ee, alorsc ∈B.(r´esultat que vous penserez `a utiliser dans la suite du probl`eme)
(b) ´Etude d’un cas particulier : d´eterminer la suite (zn(i)) et en d´eduire que i∈B.
(c) Montrer que pour toutn∈N,zn(c) =zn(c). En d´eduire que c∈B ⇔c∈B.
12. Supposons que|c|6 1
4. Montrer que pour toutn∈N,|zn|6 1
2. En d´eduire que c∈B.
13. cest `a nouveau quelconque.
(a) Montrer que l’´equation x2 =x+|c| admet exactement une solution r´eelle dans [1,+∞[. On la noterar.
(b) Montrer que|c| −r = 2|c| −1−p
1 + 4|c|
2 .
(c) Si|c|>2, comparer 2|c| −1 et p
1 + 4|c|puis en d´eduire que |c|> r.
14. Pour toutn∈N, on poseen=|zn| −r.
(a) Montrer que pour toutn∈N, (r+en)26r2+en+1. (b) En d´eduire que pour toutn∈N,en+1 >2ren.
(c) Si|c|>2, montrer que|z1|> r puis que∀n>1, en
e1 > (2r)n 2r . (d) En d´eduire quec /∈B.
15. Bilan : d´ecrire et/ou dessiner (en vous r´ef´erant aux r´esultats de cette partie) un domaine du plan complexe qui contient l’ensembleB.
Etude d’un cas particulier ´
On fixe pour cette partie c=−1 4+3
8i.
16. (a) R´esoudre dansC l’´equation z2−z+c= 0.
(b) Montrer que l’une des solutions est de module 1 2√
2. On la notera α.
(c) Montrer que|z1−α|= 1 8.
17. Montrer que pour tout n ∈ N, |zn+1 −α| 6 |zn−α|(|zn−α|+ 2|α|) et en d´eduire que pour tout n∈N∗,|zn−α|6 1
8. 18. En d´eduire quec∈B.
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