EXERCICE 1
RIEN NE SERT DE COURIR, IL FAUT CONNAˆITRE SON COURS 1. La fonctionf est major´ee sur l’intervalleI.
2. ∃ε >0, ∀N ∈N, ∃n > N ⇒ |un|>ε
3. L’assertion«x >1 ⇒ln(x) >0» est-elle vraie car x >1⇒ln(x)>0⇒ln(x) >0 (qui peut le plus peut le moins)
4. Il existe au moins un ami de mes amis qui n’est pas mon ami.
5. ∀x∈I,−x∈I etf(−x) =−f(x) 6. y=f0(a)(x−a) +f(a)
7. f0(x) = u0(x)
u(x) f0(x) = −nu0(x)
un+1(x) f0(x) =−sin(x) f 0(x) =u0(x)×g0(u(x))
EXERCICE 2
TRAITER DES IN ´EGALIT ´ES MATH ´EMATIQUES (ET PAS SOCIALES)
1. L’ensemble de d´efinition de l’´equation est [1,+∞[ et on a, en ´elevant au carr´e (donc par analyse- synth`ese) :
2x−3 =√
x−1⇒(2x−3)2 =x−1⇒4x2−12x+ 9 =x−1⇒4x2−13x+ 10 = 0
Un rapide calcul de discriminant donnex= 54 ou x= 2. Les deux solutions sont bien dans l’ensemble de d´efinition mais en rempla¸cant x par 54 on obtient 2x−3 =−12 et donc 54 n’est pas solution et :
S={2}
2. Effectuons une disjonction des cas : 1er cas :x64, alors
|4−x|62x+ 1⇔4−x62x+ 1⇔x>1 Doncx∈[1,4]
2`eme cas : x>4, alors
|4−x|62x+ 1⇔x−462x+ 1⇔x>−5 Doncx∈[4,+∞[
En conclusion : S= [1,+∞[
3. Sans disjonction de cas : x−1
x+ 3 >2⇔ x−1−2(x+ 3)
x+ 3 >0⇔ −x−7 x+ 3 >0 Un rapide tableau de signe donne S= [−7,−3[ .
EXERCICE 3
AVOIR LE SENS DE L’ANALYSE SUR LES FONCTIONS 1. (a) f(x) =√
3−2 sinx
La fonction sin est born´ee entre −1 et 1 donc 163−2 sinx65 et doncf est d´efinie et d´erivable (par compos´ee) sur R.
∀x∈R, f0(x) = −cosx
√3−2 sinx
(b) g(x) = ln(1−lnx)
g est d´efinie si, et seulement si, x >0 et 1−lnx >0⇔x < edoncDg =]0, e[.
Sur cet intervalleg est d´efinie et d´erivable par compos´ee de fonctions d´erivables et :
∀x∈]0, e[, g0(x) = −1x
1−lnx = 1 x(ln(x)−1) (c) h(x) = (2e−x+ 1)7
h est d´efinie surRet d´erivable par compos´ee de fonctions d´erivables et :
∀x∈R, h0(x) = 7×(−2e−x)(2e−x+ 1)6=−14e−x(2e−x+ 1)6 2. (a) lim
x→1
3
1−4x 1−3x.
D´etaillons num´erateur et d´enominateur : lim
x→1
3
1−4x=−13et lim
x→1
3
−1−3x= 0+donc lim
x→1
3
−
1−4x
1−3x =−∞ . De mˆeme lim
x→1
3 +
1−4x
1−3x = +∞ .
(b) Il s’agit d’une compos´ee. PosonsX= 2x2−1 1 +x2+x.
La limite en±∞d’une fonction rationnelle est ´egale `a la limite du quotient de ses termes de plus haut degr´e. Ainsi :
x→+∞lim
2x2−1
1 +x2+x = lim
x→+∞
2x2 x2 = 2 On a ´egalement lim
X→2lnX= 2 donc lim
x→+∞ln
2x2−1 1 +x2+x
= ln 2 . (c) Simplifions, pourx6= 1 :
x4−1
(x−1)2 = (x−1)(x+ 1)(x2+ 1)
(x−1)2 = (x+ 1)(x2+ 1) x−1 Ainsi lim
x→1
x4−1
(x−1)2 = lim
x→1
(x+ 1)(x2+ 1) x−1 .
x→1lim(x+ 1)(x2+ 1) = 4 et lim
x→1−0− donc lim
x→1−
x4−1
(x−1)2 =−∞ et de mˆeme lim
x→1+
x4−1
(x−1)2 = +∞ . 3. Soitf la fonction d´efinie surR\{−1} parf(x) = −2x2+x+ 1
x+ 1 .
On applique m´ecaniquement la m´ethode vue en cours, avec les propri´et´es sur les limites de fonctions rationnelles rappel´ees au 2.(b) :
x→+∞lim f(x)
x = lim
x→+∞
−2x2+x+ 1
x2+x = lim
x→+∞
−2x2 x2 =−2 On posea=−2 et on calcule :
x→+∞lim [f(x)−ax] = lim
x→+∞
−2x2+x+ 1 x+ 1 + 2x
= lim
x→+∞
3x+ 1
x+ 1 = lim
x→+∞
3x x = 3
On poseb= 3 et on en d´eduit l’existence d’une asymptote oblique `aCf en +∞d’´equationy= 2−x+3.
De plus, en posant pourx6=−1,d(x) =f(x)−(−2x+ 3), apr`es mis au mˆeme d´enominateur on trouve d(x) =− 2
x+ 1.
d(x)>0 sur ]− ∞,−1[ etd(x)<0 sur ]−1,+∞[ donc la courbe est au-dessus de son asymptote sur ]− ∞,−1[ et en dessous sur ]−1,+∞[.
EXERCICE 4
ET POUR LA SUITE : DES SUITES !...
On consid`ere la suite (un)n∈N d´efinie par : u0 = 1 et ∀n∈N, un+1= 2un+n−1 1. Posons ∀n∈N, la propri´et´e Pn:un>1.
Initialisation : La propri´et´eP0 est trivialement vraie.
H´er´edit´e : Supposons pour nfix´e queun>1 alors :
un+1 = 2un+n−1>2 +n−1>n+ 1>1 AinsiPn+1 est vraie.
Conclusion : Ainsi, par principe de r´ecurrence : ∀n∈N, un>1.
2. D’apr`es le 1., on a pour tout n∈N,un+1 = 2un+n−1>n+ 1 soit∀n∈N∗,un>n.
De plusu0= 1>0 donc la propri´et´e reste vraie au rang 0.
Ainsi ∀n∈N, un>n.
3. lim
n→+∞n= +∞ donc par minoration de limites, comme ∀n∈N, un>n, lim
n→+∞un= +∞.
4. ∀n∈N, un+1−un= 2un+n−1−un=un+n−1>2n−1.
Ainsi pourn∈N∗,un+1−un>0 et pourn= 0,u1−u0= 1−1 = 0 donc la suite (un)n∈N est croissante.
5. On a, pour toutnde N:
vn+1=un+1+ (n+ 1) = 2un+n−1 + (n+ 1) = 2un+ 2n= 2vn Ainsi la suite (vn)n∈N est une suite g´eom´etrique de raison 2 etv0 =u0+ 0 = 1.
Pour toutnde N,vn=v0×qn= 2n et donc un= 2n−n .
EXERCICE 5 : PROBL` EME
LES RACINES SONT CARR ´EES, ET VOS RAISONNEMENTS ?
On posef :x7→
rx−1
x+ 1 et g:x7→xf(x).
PARTIE A - ETUDE DE ´ f ET DE SA BIJECTION R ´ ECIPROQUE
1. (a) f est d´efinie si, et seulement si, x−1
x+ 1 > 0. Un rapide tableau de signe du quotient donne Df =]− ∞,−1[∪[1,+∞[ .
(b) La fonctionf ne peut ˆetre ni paire, ni impaire car l’ensemble de d´efinition n’est pas centr´e en 0.
2. Il y a 3 limites `a calculer, par compos´ee. On posonsX = x−1
x+ 1 pour la suite.
•Limite en +∞ :
La limite en +∞ d’une fonction rationnelle est ´egale `a la limite du quotient de ses termes de plus haut degr´e donc :
x→+∞lim x−1
x+ 1 = lim
x→+∞
x x = 1 Et lim
x→1
√
X = 1 donc lim
x→+∞f(x) = 1 par compos´ee.
•Limite en −∞ :
De mˆeme qu’en +∞, lim
x→−∞f(x) = 1.
•Limite en −1− :
x→−1lim−x−1 =−2 et lim
x→−1−x−1 = 0− donc par quotient lim
x→−1−
x−1
x+ 1 = +∞.
De plus lim
x→+∞
√X= +∞ donc lim
x→−1−f(x) = +∞ par compos´ee.
On notera la pr´esence d’une asymptote horizontales d’´equationy= 1 en +∞et−∞et d’une asymptote verticales d’´equation x=−1.
3. (a) ∀x >1,
f(x)−f(1) x−1 =
rx−1 x+ 1−0
x−1 =
√x−1
√x+ 1(x−1) = 1
√x+ 1√
x−1 = 1
√ x2−1 (b) On calcule lim
x→1+
f(x)−f(1)
x−1 = +∞sans ind´etermination donc on en d´eduit que la limite du taux d’accroissement n’est pas finie et donc quef n’est pas d´erivable en x= 1.
4. fest d´erivable surDf\{1}comme compos´ee et quotient de fonctions d´erivables et∀x]−∞,−1[∪]1,+∞[ : f0(x) =
2 (x+1)2
2 qx−1
x+1
= 1
(x+ 1)2 qx−1
x+1
On en d´eduit que la fonctionf est strictement croissante sur ]− ∞,−1[ et sur [1,+∞[.
x f0(x)
f
−∞ −1 1 +∞
+ +
1 1
+∞
0 0
1 1
5. (a) f est strictement croissante sur [1,+∞[ etf([1,+∞[) = [0,1[ doncf est une bijection de [1,+∞[
vers l’intervalle [0,1[.
(b) Pourx∈[1,+∞[ ety∈[0,+∞[, on pose : y=f(x) ⇔
rx−1 x+ 1=y
⇔ x−1
x+ 1 =y2 (car y>0)
⇔ x−1 =y2(x+ 1)
⇔ x−y2x= 1 +y2
⇔ x(1−y2) = 1 +y2
⇔ x= 1 +y2
1−y2 (car y <1) Ainsi f−1 a pour expressionx7→ 1 +x2
1−x2 sur [0,1[.
PARTIE B - ETUDE D’UNE ASYMPTOTE OBLIQUE DE ´ g
5. Commeg(x) =xf(x), Trivialement Dg =Df .
6. g est d´erivable sur Dg\{1} par produit de fonctions d´erivables et∀x∈Dg\{1}, g0(x) = 1.f(x) +xf0(x)
=
rx−1
x+ 1+ x
(x+ 1)2 qx−1
x+1
=
x−1
x+1 ×(x+ 1)2 (x+ 1)2q
x−1 x+1
+ x
(x+ 1)2q
x−1 x+1
= (x−1)(x+ 1) +x (x+ 1)2
qx−1 x+1
= x2+x−1 (x+ 1)2
qx−1 x+1
.
7. g0(x) est du signe de x2−x+ 1 ayant pour racines x= −1±√ 5
2 .
Seuleα= −1−√ 5
2 ∈Dg car α <−1.
x g0(x)
g
−∞ α −1 1 +∞
+ 0 − +
−∞
−∞
g(α) g(α)
−∞ 00
+∞
+∞
Il y a 3 limites `a calculer, par produit.
•Limite en +∞ : lim
x→+∞f(x) = 1 donc par produit lim
x→+∞xf(x) = +∞.
•Limite en −∞ : lim
x→−∞f(x) = 1 donc par produit lim
x→−∞xf(x) =−∞.
•Limite en −1− : lim
x→−1−f(x) = +∞ et lim
x→−1−x=−1 donc par produit lim
x→−1−xf(x) =−∞.
8. D’apr`es le tableau de variation,gest major´ee parg(α) mais pas minor´ee (et pas born´ee) sur ]−∞,−1[.
−3 est un majorant de g sur ]− ∞,−1[ si, et seulement si,g(α)6−3.
Il faut donc calculer : g(α) =α
rα−1
α+ 1 =−1 +√ 5 2
v u u t
−3−√ 5 2 1−√
5 2
=−1 +√ 5 2
s 3 +√
√ 5
5−1 =−1 +√ 5 2
s
(3 +√
5)(1 +√ 5) 4
Soitg(α) =−1 +√ 5 2
r8 + 4√ 5
4 =−1 +√ 5 4
p8 + 4√
5 et ainsi : g(α)<−3⇔ 1 +√
5 4
q 8 + 4
√
5>3⇔(1 +
√ 5)
q 8 + 4
√ 5>12 En ´elevant au carr´e (toutes les quantit´es sont positives) :
g(α)<−3⇔(1 +√
5)2(8 + 4√
5)>144⇔(6 + 2√
5)(8 + 4√
5)>144⇔88 + 40√
5>144⇔√ 5> 56
40 Cette derni`ere in´egalit´e est vraie car√
5>2> 75 donc g est major´ee par−3.
9. (a) ∀(a, b)∈(R∗+)2, (√
a−√ b)(√
a+
√ b) =√
a2−√
b2=a−b⇔√ a−√
b= a−b
√a+√ b (b) ∀x >1,
g(x)−x=xf(x)−x=x(f(x)−1) =xf(x)2−1 f(x) + 1 Donc
g(x)−x=
x−1 x+1 −1
f(x) + 1 =xf(x)2−1 f(x) + 1 =x
−2 x+1
f(x) + 1 = −2x x+ 1
1 f(x) + 1
(c) On a d´ej`a lim
x→+∞
g(x)
x = lim
x→+∞f(x) = 1, donc on posea= 1.
D’apr`es la question pr´ec´edente on a :
x→+∞lim g(x)−x=−1 car lim
x→+∞
1 f(x) + 1
= 1
2 et lim
x→+∞
−2x x+ 1 =−2
On en d´eduit l’existence d’une asymptote oblique `a la courbe de g en +∞ d’´equationy =x−1.
EXERCICE 6 (Bonus)
A N’ABORDER QUE SI TOUT LE RESTE A ´ET ´E TRAIT ´E !
∀(x, y)∈R2,
(|x+y|<1 et |x−y|<1) ⇔
−1< x+y <1
−1< x−y <1
⇔
−1−y < xetx <1−y
−1 +y < xetx <1 +y
⇔
−x <1 +y etx <1 +y
−x <1−y etx <1−y
⇔
|x|<1 +y
|x|<1−y
⇔
−y <1− |x|
y <1− |x|
⇔ |x|<1− |y|
⇔ |x|+|y|<1