HAL Id: jpa-00212620
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Réalisation d’un corrélateur électronique à lecture
directe
J.C. Pebay-Peyroula, P. Simon
To cite this version:
J.C. Pebay-Peyroula, P. Simon. Réalisation d’un corrélateur électronique à lecture directe. J. Phys.
Phys. Appl., 1954, 15 (S5), pp.101-108. �10.1051/jphysap:01954001505010100�. �jpa-00212620�
RÉALISATION
D’UNCORRÉLATEUR
ÉLECTRONIQUE
A LECTURE DIRECTE.Par J. C. PEBAY-PEYROULA et P. SIMON,
Laboratoire de Physique de l’E. N. S.
Sommaire. 2014 On étudie
un corrélateur qui donne à partir de deux enregistrements F et G la valeur de fonctions du type :
L’appareil, grâce à un dispositif photoélectrique, utilise directement les bandes obtenues par des
enregistreurs d’un type courant. La partie électronique calculatrice est du type à impulsions; elle ne
limite pas la précision qui est imposée par la représentation graphique des enregistrements. Dans la réalisation actuelle, le temps de corrélation 03C4 peut varier de façon continue à partir d’un minimum
dépendant de la vitesse d’enregistrement jusqu’à des valeurs aussi grandes que l’on veut.
L’étude
physique
d’unphénomène
conduitgéné-ralement à
l’emploi
desenregistreurs
graphiques.
L’enregistrement,
dans le cas dephénomènes
désor-donnés,
est laplupart
dutemps
impropre
à donner directement des résultats intéressants. Pour endéduire
quelques
propriétés,
il est nécessaire de fairedes calculs intermédiaires :
développements
deFourier,
recherche de fonction de corrélation. Dèsque l’on doit
dépouiller
une certainelongueur
d’enregistrement,
ce travail devientlong
et fasti-dieux.Aussi avons-nous
imaginé
undispositif
permettant
de calculer de
façon
entièrementautomatique
àpartir d’enregistrements
des fonctions de la forme :où F et G sont deux courbes tracées sur deux
gra-phiques
différents.Nous pouvons ainsi obtenir
rapidement
les fonc-tions de corrélation de deuxévénements F(t)
et G
(t),
les fonctions d’autocorrélation d’unévéne-ment F
(1)
et si nous avons sur une bande unesinusoïde,
des coefficients de Fourier.Principe
del’appareil.
-L’appareil
comportera
deux
parties
distinctes : lapartie
lectricequi
trans-formera les données
graphiques
ensignaux
élec-triques représentant
dans un certain code les fonc-tions F etG,
et lapartie
électronique qui
effectuerales calculs.
PARTIE LECTRICE. - La
figure 1
nous montre unschéma
général
del’appareil.
On y voit les feuilles depapier d’enregistrement
surlesquelles
sonttracées les fonctions F et G à étudier.
Transversa-lement,
lelong
dusegment
AB sedéplace
sur lediagramme
F unpoint
lumineux.Lorsqu’il
arrive en B un autreapparaît
en A et ainsi de suite. Unecellule
photoélectrique
estplacée
devant lepapier.
Lorsque
la tache lumineuse passe sur le trait noir dugraphique,
laquantité
de lumière diffusée varieet le courant de la cellule subit une
impulsion.
La vitesse de
balayage
étant uniformeet,
par suitede la continuité du
balayage,
le courant celluleprésente
l’aspect
de lafigure
1.1. Undispositif
accessoire fournit àchaque balayage
uneimpulsion
définissant le zéro
( fig. 1. 2).
Entre uneimpulsion a
et une
impulsion
b,
il s’écoule untemps
propor-tionnel à F
(t~.
A l’aide d’un second
point
lumineux et d’unedeuxième
cellule,
nous faisons une lectureanalogue
en A’B’ sur lediagramme
G. Nous obtiendrons desimpulsions
séparées
par untemps
proportionnel
à G
(t
+-r).
Précisons dès maintenant que les vitesses de
balayages
sont différentes l’une del’autre,
nousexpliquerons
cepoint
ultérieurement.PARTIE
ÉLECTRONIQUE.
- Lesimpulsions a
et bvenant d’une même voie de lecture sont
appliquées
à un circuitflip-flop
pour obtenir des ondes carrées.Le
flip-flop
nepeut
prendre
que deux états defonc-tionnement que nous
appellerons AI
etB,
(fi g. 1. 3).
L’impulsion
a lui estappliquée
defaçon
à l’amenerà la
position
Ai
et à celle-ci seulement. Demême,
l’impulsion
b nepeut
l’amenerqu’à
laposition BI.
Lalongueur
de l’ordonnée sur legraphique
estdonc maintenant
proportionnelle
à la durée d’un étatélectrique,
avec nos notations à la durée del’état
Ai.
Nous pouvons
appeler probabilité
.de l’événe-ment,A1
que nous écrironsprob
AI
lerapport
de ladurée de l’état
Ai
à la durée totale 0 del’opération.
Faisons dérouler le
papier
à vitesse constante. Nous voyons sanspeine
que nous avons :KI
étant un facteur deproportionnalité.
Il en est de même de l’autre voie pour la lecture
du
diagramme G
et nous aurons enprenant
desnotations
analogues :
Supposons
poursimplifier
r et G constants et admettons quel’indépendance
des deuxbalayages
Fig. i. - Schéma du corrélateur.
réalise entre les événements
AI
etA2
uneindépen-dance au sens du calcul des
probabilités.
A l’aide d’un
système électronique
àcoïncidence,
fabriquons
un étatélectrique
Cqui
ne sera réalisé quelorsque
les étatsAI
etA2
existeront simulta-nément(fig. 1. 5).
Définissons pour C uneproba-bilité du même
type
que celle définie pourAi
etA2.
D’après
le théorème desprobabilités composées,
nous aurons :
dans notre cas
particulier
avec F et G constants,nous avons :
d’où
Nous admettons ici
qu’en
réalisant unbalayage
rapide
tel que la variation des fonctions F etG,
considérées maintenant comme
quelconques,
soit103 A aurons,
l’opération
étant menée dutemps
o autemps
0
-Pour mesurer
prob
C unsystème
à coïncidence ne laisse passer desimpulsions
venant d’ungénérateur
d’impulsions
quelorsque
l’événement C est réalisé(fig. I . 7) .
Cesimpulsions
sontcomptées
par un numérateur. Lerapport
du nombred’impulsions
nainsi
comptées
au nombre total nous donne la valeurde
prob
C. Legénérateur
d’impulsions ayant
unefréquence
derépétition
constante, on ala constante h
pouvant
être déterminée defaçon
expérimentale.
En
répétant
cetteopération
pour différentesvaleurs de z la courbe n ~
f
(1’)
est la fonction decorrélation
cherchée,
au facteurmultiplicatif
hprès.
Une étude
plus approfondie
conduit à fixer lescaractéristiques
del’appareil,
compte
tenu despossibilités
techniques
d’unepart
et de laprécision
cherchée d’autrepart.
Comme la lecturegraphique
impose
uneprécision
maximum de i/I ooe
del’échelle,
il suffit de donner à
l’appareil
descaractéristiques
pourlesquelles
laprécision
du calculélectronique
sera
toujours supérieure
à comme on l’aFig. 2. - Réalisation.
1. Déroulement de l’enregistrement F; 2. Déroulement de
l’enregistrement G; 3. Lecteur de F surmonté de son
ampli-ficateur 4; 5. Lecteur de G surmonté de son amplificateur 6; 7. Partie électronique calculatrice; 8. Diviseurs et compteur
numérique.
montré ailleurs
(cf. Diplôme
cité enbibliographie).
On a été ainsi conduit aux valeurs suivantes :
Nombre de
balayages
par seconde : 3oo à5oo;
Vitesse de déroulement dupapier : 4
mm/s;
Fréquence
derépétition
dugénérateur
d’impul-sion : I o0 ooo.
Fig. 3 a. -
Principe du lecteur.
tig. 3 b. - Partie mécanique du lecteur.
Réalisation (fig.
2).
- PARTIE LECTRICE. - Le B corrélateur a été réalisé pour les besoins d’unlabo-ratoire déterminé. La
plupart
desenregistrements
ysont faits sur
l’enregistreur
Pekly,
nous avons dûadapter
lapartie
lectrice auxcaractéristiques
de cetappareil.
L’axe de la bande depapier
est l’axe destemps.
L’axe de la fonction est unepartie
d’arcde cercle.
Il faudra donc que la tache lumineuse décrive d’un mouvement uniforme une
portion
d’arc de cercle en satisfaisant aux conditions de continuité. Laréalisation
mécanique
devra,
d’autrepart,
êtretelle que l’on
puisse rapprocher
leplus
près
possible
les deux lecteurs si l’on veut faire un travaild’auto-corrélation pour des
temps ?
très courts.Après
de nombreuxtâtonnements,
nous avonsréalisé les lecteurs de courbe de la
façon
suivante(fige
3 a etb).
Un moteur M entraîne un tambour T à la
péri-phérie duquel
estplacé
un certain nombre de lentilles. Au centre du tambour estplacée
uneampoule
électrique rectiligne.
L’axe du filamentest
placé
suivant l’axe du tambour.L’image
dufilament se forme sur une fente
F,
les bords sont recouverts de noiroptique.
Derrière la fente sedéplace
lepapier
d’enregistrement.
La lumière diffusée par lepapier apparaissant
derrière la fenteFig.4.
A, bloc plexiglass; B, cellule; C, tambour à lentilles; D, moteur; E, ampoule; F, réglage ampoule; G, phototransistor;
H, papier; I, dispositif pneumatique; J, fentes.
est reçue par un bloc de
plexiglass
taillé entrapèze
qui
« conduit » la presque totalité de la lumièrediffusée,
par lejeu
des réflexionssuccessives,
jus-qu’à
la cellule.Le moteur M à aimant
permanent peut
tournerjusqu’à
10 ooot ~mn,
le tambour T est endural,
de 8 cm de diamètre
parfaitement équilibré.
Leslentilles au nombre de huit ont donc 2 cm de distance focale. La presque totalité du flux diffusé par le
papier
étant reçue par lacellule,
grâce
au bloc deplexiglass,
nous avons pu nous servir d’une cellule ordinaire à vide. En tenantcompte
du fait quenous devons avoir deux lecteurs
pouvant
effectuer des lectures trèsrapprochées,
nous arrivons à laréalisation définitive schématisée par la
figure
4.
De cette
façon,
pour unenregistrement
fait à la vitesse de 5mm/s,
l’écart minimum de 2 mmcorres-’
pond
à T =2/5e
s.Le
dispositif
accessoire fournissant uneimpulsion
de zéro dont nous avons
parlé
dans lapremière
partie
est constitué par unphototransistor.
Cedernier est
placé
de tellefaçon
quel’image
dufilament se forme sur la
partie
sensible à l’instant désiré. Enchangeant
laposition
duphototransistor,
Fig. 5. -
Déplacement des lecteurs, le sens de déplacement est marqué par des flèches.
on fixe le zéro au niveau
correspondant
àl’enre-gistrement
étudié. Nous avons choisi pour cetemploi
un
phototransistor
augermanium
car sapartie
sensible très réduite
(0,5 MM2)
permet
d’obtenirtrès
simplement
desimpulsions
et son peud’encom-brement
simplifie
la réalisation.Les
diagrammes
se déroulent ensynchronisme
à la vitesse constante de4
mm /s
obtenue à l’aide d’unmoteur
synchrone.
Lepapier
estparfaitement
appliqué
contre les bords de la fente à l’aide d’unsystème
pneumatique.
La
figure 5
schématise lesdéplacements
deslecteurs
permettant
d’unepart
de faire varier T etd’autre
part
de faire soit de lacorrélation,
soit del’autocorrélation.
PARTIE ÉLECTRONIQUE. - Elle est schématisée
par la
figure
I. Les réalisations étantclassiques,
nous’ ne donnerons que lesprécisions qui
noussemblent nécessaires.
Le courant donné par
l’amplificateur
de celluleFig. 6.
placé
directement sur le lecteurprésente
unemodu-lation
parasite
defréquence égale
à celle dubalayage
(fig.
6a).
Un filtrepasse-haut
élimine cettemodu-lation 6
b),
unécretage permet
de ne conserverd’impulsions parasites
de niveau moins élevé (para-sites de moteurs,etc.)
(fig.
6c).
Les coïncidences successives sont réalisées dans
un seul circuit
représenté
par lafigure
7. Les diodesFig. 7.
’
Fig. 8. - Réalisation d’ensemble.
sont
disposées
de tellefaçon
que seules les impul-sionscorrespondant
à la coïncidence des étatsAi
et
A2
puissent
passer. Les numérateurs sont réalisésde
façon
classique.
Des
découplages soignés
de haute tension ont été nécessaires pour éviter toute réaction des différents circuits les uns sur les autres. Lafigure
8 nousmontre la réalisation d’ensemble
provisoire.
La mise au
point
définitive s’est avérée très délicateFig. 9. - a. Courbe inutilisable;
b. la même « étalée » utilisable.
dans de nombreux
points
de détail.Signalons,
parexemple,
que les courbes doivent être tracées sur unpapier
neprésentant
aucuneinscription
niligne.
La courbe doit être tracée à l’encre noire et avoir un trait d’un demi-millimètre de
large.
L’enregis-trement du
phénomène
étudié doit être assezrapide
pour que la courbe ne
présente
pas de variationtrop
brutaled’amplitude
(fig. g).
Moyennant
cesquelques
précautions,
remarquons que cecorréla-teur travaille directement sur les courbes
enre-gistrées
pour fournir immédiatement des résultats chiffrés pourchaque
valeur de 1:’ étudiée.Des vérifications ont été faites sur des courbes
dont on
peut
déterminerrapidement
par le calculFig. r o.
a. Fonction F; -1
b. Fonction n(z) et points obtenus avec le corrélateur.
A
la fonction de corrélation. La
figure
10 nous donne parexemple
une de ces courbes, la fonctiond’auto-corrélation calculée et les
points
obtenus defaçon
expérimentale.
Onpeut
donc attendre une bonneprécision
de cetappareil.
Ce travail a été réalisé à la demande du labo-ratoire de Radioastronomie de
l’École
NormaleSupérieure qui
nous aapporté,
sans aucunerestric-tion,
toute l’aide matérielle nécessaire.Nous tenons à remercier M. le Professeur
Rocard,
directeur du Laboratoire de
Physique qui
apermis
la réalisation de ce
travail,
ainsi que M.Aigrain
qui
nous adirigé
pour la construction de cetappareil.
APPENDICE.
Méthode utilisée pour déterminer les para-mètres en fonction de la
précision
cherchée.-Nous avons
supposé
dansl’exposé précédent
queles événements A et B étaient
indépendants
au sensdu calcul des
probabilités.
Les événements A et Bsont fonction de la vitesse de rotation des deux
moteurs. ’ Il nous faut
justifier l’application
duthéorème des
probabilités.
,La méthode d’étude
qui
nous a paru laplus simple
est une méthode directe dont nous allons montrer
les
étapes.
Rappelons
avant de commencerqu’une
précision
de calculsupérieure à 1 /1 ooe
estillusoire,
les fonctions n’étant tracées
graphiquement qu’à
cedegré
deprécision
près.
Diagramme
des aires. - Pendantun
temps
élémentaire 3t l’événement C a une certaineproba-bilité r~. Nous
portons
y en ordonnée et letemps
Fig. I I.
0--- -il en abscisse. De o à t la
probabilité
moyenneprob
estévidemment
égale
aurapport
de l’aire hachurée à celle durectangle
OAMN(fig.
I I ).
Évaluation
directe deprob
C dans un cassimple.
- Nous allons montrer comment nouspouvons résoudre le
problème
dans un cassimple :
les deux moteurs tournent à vitesse constante, ces
vitesses sont différentes mais dans un
rapport
de la f orme n n étant un entiersimple
et les fonctions F et G ont des valeurs constantesf
et g. Sur lafigure
nous avonsreprésenté
les événements Aet B
correspondants,
nous voyonsapparaître
une«
période
» T. Nous pouvons, defaçon
analytique,
en fonction des différentesdonnées,
évaluerprob
Cpour des
temps
élémentaires Dt et faire undiagramme
des aires que nous avons dessiné
12)
avec laFig. 2.
même échelle des
temps.
Apartir
des donnéesanalytiques
définissant lespoints
nous pouvonsévaluer la valeur moyenne de
probC
pour unepériode.
Si 3t estpetit
etpermet
de confondre l’aire de lafigure
avec l’aire dupolygone,
nous obtenonsce résultat très intéressant
le
diagramme
des airespeut
d’ailleursprendre
desformes diverses pour des valeurs variées de
f
et g.Étude
de laprécision
dans ce cassimple :
première approximation
(fig.
13).
-Supposons
que nous voulions calculer
l’intégrale
qui
se ramène commef
et g
sont constants aupro-duit
f g.
Lediagramme
des aires nous donne uneméthode d’évaluation. Si l’unité de
temps
est la durée d’unepériode,
nous avonsCette
quantité
est en définitive une fonction de t13 a).
En faisant
varier t,
la fonctionLa
figure
13 c nous montre la variation de la fonc-tionig
elle-même en fonction de l’instant final.Pour être sûr d’avoir une
précision
du1/100e
Fig. 13.
quelque
soit l’instantfinal,
il faut quel’amplitude
des variations soit inférieure à i
yooe.
Nous avonscalculé la
précision
obtenue,
en valeur absolue pourun certain nombre de valeurs de
f
et g
(fig.
1 4).
Fig. r 4·
Calcul de la
précision
dans le même cas ~ ideuxième
approximations
Nous avons évaluéprécédemment
l’airecorrespondant
à unepériode
sans tenircompte
des valeurs finies du lit. L’erreur commise est au maximumégale
àl’aire
de deuxtriangles
tels que BCD(fig.
12).
Cette erreur est del’ordre
de ’ ,
n étant le nombre debalayages
parpériode.
Nous pouvons affirmer dans notre casparticulier
qu’en
prenant
20périodes
comprenant
chacune 1 obalayages,
laprécision
obtenue estsuffi-sante dans tous les cas.
Généralisation de la Une
période
telle que celle vue
précédemment
suppose unrapport
entiersimple
entre les deux vitesses de moteurs. En réalité il n’en estjamais
ainsi,
mais unexemple
va nous montrer que l’onpeut
traiter defaçon
analogue
leproblème
quelque
soit lerapport
des vitesses de moteurs. Lafigure
1 ~ a montre leu~
Fig. I 5.
cas de vitesses
respectives
de2 50o t /mn (1)
et 2
g4o t /mn (2).
Tous lesbalayages
du moteur(1)
le
diagramme
des airesprend
l’aspect
d’une «période ))
précédente,
mais toutes lespériodes
n’ont pasexactement la même aire. Un calcul montre que l’on
peut
négliger,
au bout dequelques périodes,
cephénomène ( fig.
I 5c).
Nous avons besoin au maximum d’une
précision
de
I/IOOe.
Il est donc inutile d’avoir despériodes
ayant
plus
de I obalayages :
onaugmenterait
inuti-lement la
longueur
desopérations.
20
Supposons
maintenant que, les fonctions F et G varient. Pourplus
desimplicité,
supposons une variation linéaire de Fpendant
unepériode
T. Ontrace le
diagramme
des aires dans ce cas(fig.
16)
Fig. 16.
pour calculer directement
probC.
L’évaluation de l’aire est assez difficile et conduit à des termes dudeuxième ordre de la forme On montre que l’on
peut
lesnégliger
si lavariation A/
est inférieureà Dans ce cas on trouve la valeur
simple
un certain
temps,
l’importance
des fluctuations duesà
chaque
période
est très faible et si l’on fait varier Fet G de moins de
I /I oe
parpériode
(les
fonctions Fet G sont normées par
rapport
à1)
nous auronsfinalement
On
peut
étudier d’unefaçon
analogue
l’influencedes fluctuations des vitesses des moteurs.
Rapidité
du calcul. - Nous allonsappliquer
les considérationsprécédentes
au calcul de la vitessepossible
du déroulement depapier
dans, unexemple
précis.
Une fonction subit un accroissementcorres-- pondant
à I cmd’enregistrement
et une variationFig. 17.
de niveau de o,5
(fig. 17).
Unepériode
devra durerpendant
au maximum une variation de niveau de 0,1,soit
pendant
i mmd’enregistrement.
Si l’onrègle
lesvitesses des moteurs pour avoir 200
balayages/s,
unepériode
peut
durer i/20e
s. Onpeut
doncopérer
avec une vitesse de 20
mm js,
soit environ im /mn.
Il est à remarquer que nous avons estimé deslimites
supérieures
d’erreurprises
en valeur absolue.Le
signe
des erreurs commiseslocalement,
c’est-à-dire pour une brève
longueur
del’enregistrement
nepeut
être déterminé apriori
et sur unegrande
longueur
d’enregistrement,
l’erreur finale serabeau-coup
plus
petite
par suite de lacompensation
dessignes.
Nous avons donc évalué une limitesupé-rieure de l’erreur.
En
définitive,
seul le tracé del’enregistrement
graphique
limite laprécision.
Unenregistrement
de
plus
grande
taille,
doncplus précis,
serait difficileà utiliser par le même
procédé.
Onpourrait
peut-être
envisager
dans ce cas undispositif
detrans-cription qui, piloté
à la main donnerait une fois pour toutes sur un rubanmagnétique
une traductioncodée comme celle fournie par les lecteurs. Deux lecteurs
magnétiques joueraient
ensuite le rôle des lecteurs à cellule del’appareil
actuel.Manuscrit reçu le 15 octobre 1953.
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