A NNALES DE LA FACULTÉ DES SCIENCES DE T OULOUSE
M OHAMMAD D AHER
Translations mesurables et ensembles de Rosenthal
Annales de la faculté des sciences de Toulouse 6
esérie, tome 14, n
o1 (2005), p. 105-121
<http://www.numdam.org/item?id=AFST_2005_6_14_1_105_0>
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105
Translations mesurables
etensembles de Rosenthal
MOHAMMAD
DAHER(1)
RÉSUMÉ. - Soient G un groupe abélien compact métrisable et F son
groupe dual ; nous étudions plusieurs questions liées à la généralisation
vectorielle de la notion de sous-ensemble de Rosenthal de r. Nous mon- trons par exemple que si A est un sous-ensemble de r et si
CA (G, co) ==
L~(G, co)
alors A est un ensemble fini. Étant donnés deux sous-ensembles du groupe dual, Al C A C r et un espace de Banach complexe X,nous étudions des situations où l’on a une identification entre l’espace
CA(G, X)/CA1(G, X)
et l’espaceL~A(G, X)/L~A(G, X).
ABSTRACT. - Let G be a metrizable compact Abelian group, and let r denote the dual group ; we study several questions related to the vector
case generalization of the notion of Rosenthal subset of r. We show for example that if
CA (G, c0)
=L~A(G, co)
for some subset A in r, then A is a finite set. Given two subsets of the dual group, Ai C A C r and a complex Banach space X, we investigate situations whereCA(G, X)/CA1 (G, X)
can be identified with
L~A(G, X )/L~A1 (G, X).
Annales de la Faculté des Sciences de Toulouse Vol. XIV, n° 1, 2005
Soient G un groupe abélien
compact métrisable,
m la mesure de Haarsur
G,
r le groupe dual et A~ 0393 ;
soit d’autrepart
X un espace de Banachcomplexe,
et soitF(G, X)
un espace de fonctions définies surG, intégrables
par
rapport
à m et à valeurs dansX ;
on noteraFA (G, X)
le sous-espace deF(G, X)
formé des fonctions dont lespectre
est contenu dansA,
c’est-à-dire formé des fonctionsf
telles quepour
tout 03BB ~
A. Cette notation seraappliquée
enparticulier
aux espacesLpA(G, X).
(*) Reçu le 9 septembre 2003, accepté le 19 février 2004.
(1) Université Paris 7, UFR de Mathématiques, 2 Place Jussieu, 75251 Paris CEDEX 05
email : [email protected]
Un sous-ensemble A de r est
appelé
ensemble de Rosenthal(voir
parexemple [13], [14]) lorsque
toute fonctioncomplexe
mesurable bornéef
surG,
et àspectre
dansA,
est en fait une fonction continue sur G(c’est-à-
dire
qu’il
existe unreprésentant
continu dans la classe def).
Autrementdit,
A est un ensemble de Rosenthallorsque L~A(G) = CA(G),
où nousdésignons
parC(G),
ouC(G,X), l’espace
des fonctions continues surG,
scalaires ou vectorielles. Dans le cas du tore
(G = T,
r =Z),
les ensembles lacunaires au sens de Hadamard fournissent desexemples (très particuliers)
d’ensembles de Rosenthal infinis. Il est naturel d’étudier un certain nom-
bre de
généralisations
de cette notion d’ensemble de Rosenthal au cas de fonctions à valeurs vectorielles. Laquestion
laplus
naïve est la suivante : si A est un ensemble deRosenthal,
a-t-onL~A(G, X) = CA(G, X)
pour toutespace de Banach X ? La
réponse
est évidemment oui si A estfini,
maisnous montrons dans notre
proposition
25 que laréponse
à cettequestion générale
estnégative :
dans le cas où X = co, on aL~A(G, c0) = CA(G, c0)
si et seulement si l’ensemble A est fini.
Si Y est un sous-espace fermé de
l’espace
de Banach X et si toute fonctionf
deL~A(G, X)
est une fonctioncontinue,
la mêmepropriété
estévidemment vraie pour les fonctions de
L~A(G, Y), puisqu’elles
fontpartie
des
précédentes.
Enparticulier, l’égalité
vectorielleL~A(G, X)
=CA(G, X)
n’est
possible
que si A est un ensemble de Rosenthal(on
suppose bien sûrX ~ {0}).
Si X est un espace
séparable
on sait queC(G, X)
estséparable.
Ilen résulte que
CA(G,X)
estséparable,
doncl’égalité
de Rosenthal vecto- rielleL~A(G, X) = CA(G, X)
entraînera laséparabilité
deL~A(C, X).
Nousétudions des
réciproques
de cette remarqueévidente ;
dans le corollaire9,
nous montrons que si
L~A(G, X)
estséparable,
alorsL~A(G, X)
=CA(G, X ) . Supposons
maintenant queAi
~ A ~ F. On s’intéresse dans cet article àune
propriété
de Rosenthal vectoriellerelative,
caractérisée parl’égalité
(pour Ai
=0,
ils’agit
de lapropriété
vectorielleusuelle).
Si X estséparable,
on voit que
l’espace quotient CA(G, X)/CA1(G, X)
est un espaceséparable.
Nous montrons que
réciproquement,
laséparabilité
deL~A(G, X)/L~A1 (G, X)
entraîne l’identification de cet espace avec
CA (G, X)/CA1 (G, X),
et dans laProposition
19 nousgénéralisons
au cas relatif et vectoriel des résultats de F.Lust-Piquard [13],
formulés en termes depropriété
deRadon-Nikodym.
On montre aussi des résultats
analogues
à ceux de laProposition
6 pour les espacesVBpA(G, X)/V BpA1(G, X) (Proposition 15 ;
ces espaces V Bp sont définisplus loin).
Dans le Lemme 21 on donne un critère de continuité pour une fonction
f
mesurable bornée de G dansX,
critèrequi porte
sur despropriétés
de lafamille
(fs)s~G
des translatées def ;
on montre quesi f ~ L~(G, X)
etsi
l’application s
~(fs,03BE)
est continue pour toute forme linéaire continue03BE
EL~(G, X)*,
alorsf
est une fonction continue de G dans X. Dans laProposition
24 on donne le critèreanalogue
pour montrerqu’un
élémentf
EVBP(G, X)
est en fait dansLp(G, X),
p E[1, +~).
Etant
donnés deux ensembles de Rosenthal A etAi
pour deux groupes abélienscompacts
G etG1,
il est engénéral
difficile de décider si l’ensembleproduit
A xAi
est un ensemble de Rosenthal pour le groupeproduit
G xGi.
Nous proposons un critère suffisant dans notre Corollaire
23,
critère dérivé du Lemme 21.Si p E
(1, +~)
etsi q désigne l’exposant conjugué,
on noteVBP(G, X) l’espace
desapplications
linéaires T :Lq(G) ~
X pourlesquelles
il existeune
fonction g
ELP (G)
telle que(cf. [2]-[3] ;
lafonction g
estnécessairement ~
0 presquepartout).
Si T EVBP(G, X)
on définit~T~VBp(G, X)
comme l’inf de~g~Lp(G),
où l’infporte
toutes les
fonctions g
ELP (G) qui
vérifient lesinégalités (0.1).
Nous définis-sons alors
VBpA(G, X)
commel’espace
desapplications
linéaires T dansVBP(G,X)
telles queT(A) =
0 pourtout 03BB ~
A. On noteV B1(G, X)
l’espace
des mesures définies sur G à valeurs dans X à variationbornée,
et
VBOO(G,X) l’espace
desapplications
linéaires bornées T :L1(G) ~
X.On
peut également
définirU B1A(G, X)
etV B~A(G, X)
comme dans le cas1 p
+00.Rappelons qu’un opérateur
linéaire borné T :L1(03A9, 03BC)
~ X est ditreprésentable
s’il existe une fonction mesurable bornée cp sur03A9,
à valeursdans X telle que
On dit que X
possède
lapropriété
deRadon-Nikodym lorsque
toutopérateur
borné d’un espace
L1(03A9,03BC)
dans X estreprésentable.
Si X vérifie la pro-priété
deRadon-Nikodym, l’espace V B~(G, X)
s’identifie àL~(G, X).
Si
f
EL1(G, X)
est une fonction définie sur G et si s EG,
on définitla fonction
translatée f s
parfs(u) = f (s
+u), u
EG,
et pour tout T EVBP (G, X)
on définitTs(f)
=T(fs) ( f
ELq (G),
etf
EC(G)
si p =1).
SiX est un espace de
Banach,
on notera(x, x*)
= x*(x),
pour tout x E X ettout x* E
X*,
le dual de X.Nous commencerons par deux remarques
qui
seront utiliséesplus
loin.Remarque
1. - Soient X un espace de Banachcomplexe
etAi
C AC r ; désignons
parJoo
laprojection
deL~A(G, X)
surL~A(G, X)/L~A1 (G, X),
et notons
Alle complémentaire
de l’ensembleAi.
Pourtout g
ECAc1(G)
ondéfinit une semi-norme
~·~g
surL~A(G, X)/L~A1(G, X)
parOn voit facilement que la famille de
semi-normes {~·~g :
g ~CAc1(G)}
définitune
topologie séparée
surL~A(G, X)/L~A1(G, X) :
siJ~f ~ 0,
il existe uncaractère 03BB
~ AB Ai
tel que(03BB) ~ 0,
et la semi-norme associéeà g
= À estnon-nulle sur
f ;
cettetopologie
est clairement moins fine que latopologie
de la norme sur
L~A(G, X)/L~A1(G, X).
Nous utiliserons cette remarque enconjonction
avec le théorème deLusin, qui
dit que la tribu borélienne d’un espacepolonais
nechange
pas si onremplace
latopologie polonaise
par unetopologie séparée
moins fine.Remarque
2. - SiAi
~ A ~r,
pourtout g ~ LqAc1(G)
on définit unesemi-norme
~·~g
surl’espace quotient V BpA(G, X)/V BpA1(G, X)
par la for-mule
( Jp
est maintenantl’application canonique
deV BpA(G, X)
surl’espace
quo-tient
V BpA(G, X)/V BpA1 (G, X)).
Il est facile de voir que la famille de semi-normes {~·~g : g ~ LqAc1(G)}
définit unetopologie séparée
sur lequotient
V BpA(G, X)/V BpA1 (G, X),
moins fine que latopologie
de la norme. Par uneconstruction
analogue
onpeut
définir la famille de semi-normes~·~g
sur lesespaces
quotients
de la formeV B1A(G, X)/V B1A1(G, X).
PROPOSITION 3. - Pour tout espace de Banach X
et pour
tout nombreréel p
E(1, +~), l’espace V B~(G, X)
est dense dansV Bp (G, X).
Preuve. 2013 Soit T E
V Bp (G, X) ;
par la définition de V Bp il existe unefonction
positive g
ELp(G)
telle que, pour toute fonctionf
ELq(G),
on aitPour tout entier n ~ 0 définissons une fonction réelle gn sur G par
gn (u)
== 1si
9(u) ~
n, etgn(u)
= 0 sinon. Définissons aussiTn : Lq(G) ~
X parTn(f) = T(gnf),
pour toute fonctionf
ELq(G) ;
on voit facilement queTn
EV B~(G, X)
pour tout n EN,
etTn ---+
T dansV Bp(G, X).
0Remarque 4.
- Si pour toutefonction g
ELp(G, X)
on définitTg : Lq(G) ~
X parl’opérateur g ~ Tg
est une isométrie deLp(G, X)
dansVBP(G,X) (cf. [2], [3]).
COROLLAIRE 5. - S’il existe un nombre réel po E
(1, +~)
tel queY Bpo(G, X) = Lp0(G, X),
alors pour toutréel p
e(1, +~]
on al’égalité V Bp(G, X) = Lp(G, X).
Preuve. 2013 Comme
V B~(G, X)
~V Bp0(G, X)
on voit queV B~(G, X)
-
L~(G, X) ; d’après
laProposition
3l’espace V B~(G, X)
est densedans
l’espace V Bp(G, X)
donc on obtientl’égalité V Bp(G, X) = Lp(G, X).
a
PROPOSITION 6. - Soient X un espace de Banach et
A1
~ A ~0393;
sile
quotient L~A(G, X)/L~A1(G, X)
estséparable
alorsLEMME 7
(CF. [11]
P.88, [9],
L’APPROXIMATION DEL’IDENTITÉ).
-Il existe une suite
(Kn)n~0
defonctions positives
dansL1(G)
telle que 1.Kn
*f ---+ f
dansC(G, X),
pour toutefonction f
EC(G, X) (resp.
converge dans
LP(G, X),
pour toutefonction f
ELP(G, X),
pour toutpe
[1, +~)).
2. Pour toute
fonction f
EL1(G, X)
et pour tout entier n ~0, Kn*f
estun
polynôme trigonométrique,
c’est-à-dire une combinaisonlinéaire finie
decaractères de
G,
àcoefficients
dans X.3. Pour tout entier n ~
0,
on a~Kn~L1(G) ~
1.Dans
[11]
et[9]
le Lemme 7 est démontré pour le cas de fonctions à valeurs dans X =C ;
il est facile de voir que ce lemme reste valable pourC(G, X)
ou bien
Lp(G, X),
pour tout espace de Banach X. Eneffet,
lapropriété
d’approximation
dupoint
1 du lemme reste évidemment vraie pour une fonction de laforme g
E G ~f(g)
x, avecf
scalaire et xE X ;
la densitédans
C(G, X),
ou bien dansLp(G, X),
des combinaisons linéaires de telles fonctions etl’équicontinuité
desopérateurs
de convolution par les noyaux( Kn )
donnent le résultat.LEMME 8. - Pour tout espace de Banach X
complexe
et pour toutAi
~ A ~r, l’espace CA(G, X)/CA1(G, X)
est un sous-espacefermé
del’espace quotient LA (G, X)/L~A1 (G, X).
Preuve. - Soient J
l’application canonique
deprojection
deCA (G, X)
sur
l’espace quotient CA(G, X)/CA1(G, X), J~ l’application
deL~A(G, X)
sur le
quotient L~A(G, X)/L~A1(G, X)
etf
ECA(G, X) ;
il est clair que~J~f~ ~ ~Jf~
; supposonsque ~J~f~ 1 ;
il existe donc une fonction g EL~A1 (G, X)
telle queIIf + g~ 1 ;
on en déduitque
*f + Kn * gll ~
~f
+g 11
1 pour tout n ~0 ;
d’autrepart ~Kn * f - f~
tend vers 0 par leLemme
7,
cequi implique que ~f + Kn * g Il
1 pour n assezgrand ;
commeKn * g ~ CA1(G, X)
onobtient ~Jf~ 1 ;
il en résulteque~J~f~ = ~Jf~,
ce
qui implique
le lemme. DDémonstration de la
Proposition
6. - Soitf
EL~A(G, X),
et supposons que~J~f~ ~ 1 ; on
définit uneapplication
F : G ~L~A(G, X)/L~A1 (G, X)
parF(s) = Joo(fs),
Vs E G. Pourtout g
ECAc1(G)
et pour tout h EL~A(G, X),
soit V l’ensemble défini pour 03B5 > 0 fixé parIl est facile de voir que
F-1 (V)
est un ouvert deG,
car s ~fG g(u) fs (u) dm(u)
est continue
d’après
la continuitéde g ; l’application
F est donc continue de G à valeurs dansL~A(G, X)/L~A1 (G, X)
muni de latopologie
définie à laRemarque 1 ; d’après
laRemarque
1 et le théorème de Lusin(cf. [4], § 6,
n°7)
on voit que F est fortement mesurable etbornée,
donc F est dansl’espace L~(G, L~A(G, X)/L~A1 (G, X)) ; d’après
le Lemme 7 on aKn
* F ~ F dansLI (G, LA (G, X)/L~A1 (G, X)) ;
onpeut
en déduirequ’il
existe une sous-suite(Knk)k~0
et v E G tels queSoit
fk - Knk * fv
ECA(G, X) ;
on vérifie facilement queJ~(fk)
=(Knk * F)(v),
cequi
entraîne que la suite(J~(fk))k~0
est deCauchy
dansle
quotient L~A(G, X)/L~A1(G, X) ;
par le Lemme 8 on voit que(J(fk))k~0
est de
Cauchy
dans lequotient CA(G, X)/CA1(G, X) (remarquons
quefk
est un
polynôme trigonométrique)
parconséquent
il existe une fonctiong E
CA(G,X)
telle queJ(fk) ~ J(g)
dansCA(G, X)/CA1(G, X).
On ob-tient finalement
J~(fv)
=Joo(g)
etJ~(f)
=J~(g-v),
cequi
montre laproposition.
DCOROLLAIRE 9. - Si
l’espace L~A(G, X)
estséparable,
on al’égalité L~A(G, X) = CA(G, X).
Le
rapporteur
nous a fait remarquer que le résultatprécédent peut
être obtenu enremplaçant
la théorie de la mesure par la théorie de Baire. Sif
EL~A(G, X)
estdonnée,
on voit facilement que l’ensembleest
fermé,
en utilisant la continuité des translations surL1 (G, X) ;
si onmunit G de la semi-distance
d~(a, b) = ~fa - fb~~,
l’ensembleprécédent
est une
d,,,,,-boule
fermée autour de l’élément neutreOG ;
sousl’hypothèse
du
corollaire,
l’ensemble desf a , a
EG,
estséparable
en normeLoo,
donc Gpeut
être recouvert par une suite ded,,,,,-boules
fermées de même rayonc >
0 ;
l’une de ces boules aura un intérieur non vide pour latopologie originale
ducompact G, d’après
le théorème de Baire. Il existe donc unouvert V de G tel
que ~fa - fb~~ ~ 2c,
pour tousa, b
E V. On en déduitfacilement que
Il fa - f~~
tend vers 0quand
a tend vers0G, puis
quef
estcontinue.
Remarque
10. - Une versionsimplifiée
del’argument
de laProposi-
tion 6
permet
de vérifier le fait suivant : soitf
EL~(G, X) ;
sil’application
F : s ~
f s
est fortement mesurable de G dansL~(G, X),
alorsf
estcontinue.
En
effet,
il existe une suite(nk)
et unpoint v
E G tels que(Knk * F) (v)
converge vers
F(v)
dansL~(G, X),
c’est-à-dire que la suite de fonctions continues(Knk * fv)
converge versfv
dansL~(G, X),
doncfv
et aussif
sont continues.
Supposons
que G soit un groupe localementcompact abélien ;
soitf
EL~(G, X)
telle quel’application F : s
~fs
soit fortementmesurable ;
comme
l’approximation
de l’identité(par
une suitefiltrante)
est vraie pour G(cf. [Il},
p.298),
on montre par une méthodeanalogue
quef
estégale presque-partout
à une fonction uniformément continue surG ;
eneffet,
la convolution de F avec une fonction dans
L1(G)
est une fonction uni-formément continue
(cf. [10],
p.295).
Remarque
11. - Dans l’article[21],
M.Talagrand
a montré que sif
EL~(G)
et si s ~fs
est fortementmesurable,
alorsf
estégale
presque-partout
à une fonction uniformément continue surG, (G
étant ici un groupe localementcompact abélien).
Exemple
12. - Si X est un espace de Banachséparable
ne contenantpas co et si A C F est un ensemble de
Sidon,
alorsL~A(G, X)
=CA(G,X).
Dire que A est un ensemble de Sidon
signifie qu’il
existe une constante Ctelle que
pour toute famille de scalaires
(03B103B3)
dont seulement un nombre fini sontnon nuls. Soit
f
EL~A(G, X),
avecf ~ 03A303B3~A c03B3 03B3,
c03B3E X ;
pour toutx* E
X*,
les coefficients de Fourier(x*(c03B3))
de la fonction scalairex*(f)
sontabsolument
sommables,
avec lamajoration 03A303B3~A |x* (c03B3)| ~ C ~x*~ ~f~~,
ce
qui implique
que toutes les sommes finies de vecteurs03A303B3~A1
c-yi avecAi
C Afini,
sont bornées en norme parC ~f~~ ; puisque X
ne contientpas co, la famille de vecteurs
(c03B3)
est sommable dansX,
et la fonctionf peut
êtreapprochée
par une combinaison finie decaractères,
cequi
prouve laséparabilité
del’espace L~A(G, X).
Exemple
13. -L’exemple précédent d’application
de laProposition
6 oudu Corollaire 9 n’est
peut-être
pas totalementconvaincant,
car nous pour- rions facilement conclure directement que les fonctions deL~A(G, X)
sontcontinues. Voici un autre
exemple,
dans le cas de lapropriété
de Rosenthal relative. Un cas extrême de la situationAi
C A C r est celui où A = r.Supposons
que lecomplémentaire Al
soit un ensembleA(p)
pour un p >1,
c’est-à-dire que les normes
LI
et LP sontéquivalentes
surLpAc1(G).
On saitd’après
Bachelis et Ebenstein[1]
que celaéquivaut
à dire queL1Ac1(G)
estréflexif ;
cet espace est deplus séparable,
donc son dualL~(G)/L~A1 (G)
estséparable.
Il coïncide donc avecC(G)/CA1 (G)
par laProposition
6.L’égalité précédente
caractérise le fait queAl
soitA(p)
pour un p >1 ;
en
effet,
siL1039Bc1(G)
n’est pasréflexif,
ilcontient f,1 d’après [12]
et son dualn’est pas
séparable, puisqu’il
contient alors ~~. La situation est moins claire pour les fonctions à valeurs vectorielles.Indiquons
un cas trèsparticulier :
si Y =
Lq(03A9),
avec 1q ~
p, il est facile de déduire del’équivalence
desnormes
LI
et Lq surLq039Bc1(G) l’égalité
des espacesLq039Bc1(G, Y)
etL1039Bc1(G, Y),
ce
qui implique
que ce dernier espace est réflexif. Eneffet, puisque Al
estA(p),
il existe une constante C telleque ~g~q ~
C~g~1
pour toute fonction g EL1039Bc1(G),
et sif(t, 03C9) = 03A3ni=1 gi(t)yi(03C9)
est une fonction du sous-espaceL1039Bc1(G)
0Y,
dense dansL1039Bc1(G, Y),
on aurapar Minkowski. Si X est un espace
séparable qui
seplonge
dans Y ==Lq (ç2)
pour un q E
(1, p], l’espace L1039Bc1 (G, X)
sera donc réflexif etséparable.
Cecis’applique
à tout espace Xqui
est un Lrséparable
avec 1 r ~ 2.On
peut
conclure comme avant que le dualL~(G, X*)/L~039B1(G, X*)
estséparable,
doncL~(G, X*)/L~039B1(G, X*)
=C(G, X*)/C039B1(G, X*).
En par-ticulier,
pour tout s tel que2 ~ s
o0 on aExemple 14.
- Donnons un autreexemple
dans le mêmeesprit.
Considérons les trois ensembles
Ai = {n
E Z : n0}, A3
={2n : n ~ 0}
et A =
Ai
UA3.
Il est connu que laprojection orthogonale
est bornéede
L1039Bc1 (T)
=Hl (T)
surL1039B3 (T) ~ Ê2 (c’est
laprojection
dite dePaley, [18]) ;
il en résulte que lequotient L1039Bc1(T)/L1039Bc(T)
estisomorphe
à~2
etson dual
L~039B(T)/L~039B1(T) ~ ~2
est doncséparable,
parconséquent égal
àC039B(T)/C039B1 (T).
On
peut
s’intéresser à lagénéralisation
vectorielle P 0IdX
de la pro-jection
dePaley P, agissant
deL1039Bc1(T, X)
=H1(T, X)
versL1039B3 (T, X).
Ilest clair que la démonstration
originelle
dePaley
passe au casX = ~2,
maisd’autres
exemples d’espaces
X réflexifs etséparables
pourlesquels
cetteprojection
est bornée sont connus ;ainsi,
F.Lust-Piquard
et G. Pisier ontmontré dans
[15]
que laprojection
est bornéelorsque
X ==Cp, l’espace
deSchatten,
avec 1 p +~.Supposons
donc que X soit un espace réflexifséparable
tel que laprojec-
tion de
Paley
vectorielleP ~ IdX
soit bornée deHl (T, X)
surL13 (T, X) ;
ilen résulte que le
quotient L1 c (T, X)/L1039Bc (T, X)
estisomorphe
àL1 3 (T, X).
Par
ailleurs,
on sait par un résultat de Pisier[20]
que si(03B5k)
est une suitede variables de
Bernoulli,
définie sur un espace deprobabilité (03A9, 03BC),
et(Xk)
une suite de vecteurs de
X,
on aoù la constante de
l’équivalence
estuniverselle ;
par lesinégalités
deKahane,
avec une autre constante
universelle,
on ace
qui
montre queL1039B3(T, X)
estisomorphe
à un sous-espace deL2 (Q, X),
donc est réflexif et
séparable.
Son dualL~039B(T, X*)/L~039B1 (1r, X * )
est par con-séquent séparable,
doncégal
àC039B(T, X*)/C039B1(T, X*).
DSi T E
VBP (G, X) et g
EL1(G)
on définitT * g : Lq(G) ~
X par(T * g)(f) = T(g * f),
pour toute fonctionf
ELq (G).
PROPOSITION 15. - Soient X un espace de Banach
complexe, Al
CA C r et p E
[1, ~) ; si
lequotient V Bp039B(G, X)/V Bp039B1(G, X)
est unespace
séparable
alorsLEMME 16. -
L’espace Lp039B(G, X)/LP039B1 (G, X) s’identifie
à un sous-espacefermé de l’espace V Bp039B(G, X)/V Bp039B1(G, X).
Preuve. La démonstration de ce lemme est
identique
à celle du Lemme 8 enremarquant
que si T EV Bp039B1(G, X)
alors pour toute fonc- tion g ~L1(G), on a T * g
ELP(G,X)
et~T * g~Lp(G,X) ~ ~g~L1(G)~T~,
(cf. [3]) (si v
EV B1039B1(G, X)
pourtout g
EC(G), 03BD * g
EL1(G, X)).
DDémonstration de la
Proposition
15.2013Pour montrer laProposition
15il suffit d’utiliser des
arguments analogues
à ceux de laProposition
6 enutilisant le Lemme
16,
le théorème desélection,
laRemarque
2 et le théorème de Lusin. DOn note par a la mesure de
Lebesgue
normalisée sur le tore T =]R/27rZ
et
par D
ledisque
unité ouvert de C. Pour tout p > 0 on notehp(D, X) l’espace
des fonctionsharmoniques f :
D ~ X telles queet on
désigne
parHp(D, X)
le sous-espace dehp (D, X)
formé des fonctionsholomorphes F : D ~
X. Si r E[0,1)
on notePr
le noyau dePoisson,
définipour tout 03B8 E 1r par
Le corollaire suivant se trouve aussi dans
[6].
COROLLAIRE 17. - Soit X un espace de
Banach ;
supposonsqu’il
exzstep E
(1, +~)
tel quehp (D, X)
soitséparable ;
alors X a lapropriété
deRadon-Nikodym (cf. [5], [7]).
Preuve. - En utilisant le noyau de Poisson on montre
l’égalité hP(D, X)
= V Bp (T, X) ; d’après
laProposition 15,
on sait quehP (D, X)
=Lp (T, X)
c’est-à-dire que
chaque
fonctionf
Ehp(D, X)
admet des limites radialespresque-partout,
cequi
montre que X a lapropriété
deRadon-Nikodym (cf. [5]).
DCOROLLAIRE 18. -Soit X un espace de Banach
complexe ; si Hp(D, X)
est
séparable
pour un p E[1, +~),
alors X a lapropriété
deRadon-Nikodym analytique (cf. [5], [8]).
PROPOSITION 19. - Soit X un espace tel que
CA (G, X)/CAi (G, X) ait
la
propriété
deRadon-Nikodym,
alorsPreuve. - Soit
f
EL~039B(G, X) avec ~J~f~ ~ 1 ;
soit Ul’application
deLI (G)
dansCA (G, X)/C039B1 (G, X)
définie parUg
=J(g* f ),
pour toute fonc-tion g
EL1(G) ; l’opérateur
U estborné ;
commeC039B(G, X)/C039B1(G, X)
ala
propriété
deRadon-Nikodym,
ilexiste 03C8
EL~(G, CA(G, X)/CAi (G, X ) )
telle que
La forme donnée par Michael du théorème de relèvement de Bartle-Graves montre
qu’il
existe une sélection continue S : :C039B(G, X)/C039B1(G, X) ~ CA(G, X)
telle quel’image
de la boule unité deCA(G, X)/CAi (G, X)
par Ssoit contenue dans la boule de rayon 2 dans
CA (G, X) ;
pour presque toutu E G posons
H (u, v) = S(03C8(u))(v) ;
pour toute h EC039Bc1(G)
on aCela
implique
que pour toutefonction g
EL1(G)
on aPar
conséquent
on a pour presque tout uo E Gl’égalité
ce
qui
entraîne enprenant pour h
les caractères de l’ensemble(dénombrable) Al,
l’existence d’un uo E G tel que v ~f (v - uo) - H(uo, v)
soit àspectre
dansAi.
Soita(v)
=H(uo, v) ;
cette fonction est une fonction continue àspectre
dansA ; d’après
cequi précède f - a
EL~039B1 (G, X)
etJ(X)f
= Jee.ri
Remarque
20. - Dans[13],
F.Lust-Piquard
a montré que siCA (G)
a lapropriété
deRadon-Nikodym,
alorsL~039B(G) = CA (G),
autrement dit A estun ensemble de Rosenthal.
LEMME 21. - Soient X un espace de Banach et
f
EL~(G, X) ;
alorsf
estégale presque-partout
à unefonction
continue si et seulement si pour toutélément 03BE
EL~(G, X)*, d’application s
~(fs, 03BE)
est continue.Preuve. 2013 Soit
f
EL~(G, X) ;
supposonsqu’il
existe g EC(G, X)
telque
f
= gpresque-partout ;
on a donc(fs,03BE) = (gs, 03BE)
pour tout s e G et~pour
tout 03BE
EL~(G, X)*,
maisl’application
s ~ gs est continue de G dansC(G, X),
donc s ~(gs, 03BE) = (fs, 03BE)
est continue.Démontrons maintenant
l’implication
inverse.Supposons
que pour toute formelinéaire 03BE
EL~(C, X)* l’application
s ~(fs,03BE)
soitcontinue ;
ilsuffit de montrer que
l’application
F : G ~L~(G, X)
définie parF(s) - f s
est fortement mesurable(Remarque 10) ; d’après
laRemarque
1 et lethéorème de Lusin il suffit de montrer que F est à valeurs dans un sous-
espace
séparable
deL~(G, X).
Soit L un sous-ensemble dénombrable dense dansG ; désignons
par M le sous-espace fermé deL~(G, X) engendré
parF(L)
et parMi
le sous-espace ferméengendré
parF(G) ;
montrons que M =Ml ;
sinond’après
le théorème de Hahn-Banach ilexiste 03BE
EL~(G, X)*
telque 03BE =
0 sur Met ç i-
0 surMl,
donc il existe s E G tel que(fs, 03BE) ~ 0,
d’autre
part
il existe une suite(sn)n~0
dans L telle que sn ~ s ; celaimplique
que(fsn, 03BE) ~ (fs, 03BE)
0 car(fsn, 03BE)
= 0 pour tout entier n ; ceci estimpossible
car(fs, 03BE) ~ 0,
parconséquent
M =Ml
et F est à valeursdans un sous-espace
séparable
deL~(G, X).
~PROPOSITION 22. - Soit Y un espace de Banach
complexe
telque X
=Y* soit
séparable ;
on suppose queL1 (G, Y)/L1039Bc (G, Y)
ne contient aucunsous-espace
isomorphe
à~1.
Sil’espace CA(G)
estfaiblement séquentiel-
lement
complet,
alorsC039B(G, X)
=L~039B(G, X).
Preuve.
2013 D’après
le Lemme 21(et
le théorème deprolongement
deHahn-Banach)
il suffit de montrer que pour toutf
EL~039B(G, X)
et pourtout
EL~039B(G, X)* l’application s
~(fs, 03BE)
est continue. Notons queLoo(G,X)
est le dual deL1(G, Y) puisque
X = Y* estséparable (cf. [7]) ;
soient
f
EL~039B(C, X) et L~039B(C, X)* = (L1(G, Y)/L1039Bc(G, Y))** ;
commeZ =
L1 (G, Y)/L1039Bc (G, Y)
ne contient pas decopie
de~1,
tout élément deZ** est limite
simple
d’une suite d’éléments de Z(cf. [17]),
donc il existe unesuite
(gn)n~0
dansL1(G, Y)
telle que(gn, fs)
~(fs, 03BE),
pour tout s EG ;
pour
chaque
entier n la fonction s ~(gn, fs)
est continue(c’est
essentielle- ment une convolutionLI * LOO)
et àspectre
dansA ;
par le théorème deconvergence dominée de
Lebesgue
et le fait queCA (G)
estsupposé
faible-ment
séquentiellement complet
on voit quel’application
s ~(fs, 03BE)
estcontinue. D
COROLLAIRE 23. - Soient
G, G1
deux groupes abélienscompacts
métri-sables ;
on suppose queCA(G)
estfaiblement séquentiellement complet,
que l’ensembleAi
est un ensemble de Rosenthal pourG1
et que lequotient
L1(G
xG1)/L1(039B 039B1)c(G
xGI)
ne contient pas decopie de ~1 ;
alors A xAi
est un ensemble de Rosenthal pour G x
G1.
Preuve.
- D’après
laProposition
22appliquée
àl’espace
X =L~039B1 (G1)
= C039B1(G1)
et àl’espace
Y =L1(G1)/L1039Bc1(G1)
il suffit de montrer queest
égal
àDésignons
par 7r laprojection
deL1(G, Y)
surL1(G, Y)/L1039Bc(G, Y)
et parTri la
projection
deL1(G1)
surL1(G1)/L1039Bc1(G1 ) =
Y. On décrit d’abordune
application
T deY2
versYI.
Achaque
fonctionf (x, y)
EL1(G
xGi),
associons la fonction x ---+
fx
de G dansL1(G1)
définie parf x (y)
=f (x, y) ;
cette
première application
estisométrique.
Considérons ensuite l’élément h :x ~
03C01(fx) qui
est dansL1 (G, Y),
de norme ~~f~1,
et posonsT1 f = 7r(h).
L’opérateur Tl
est de norme ~ 1 deL1(G
xGi)
dansL1 (G, Y)/L1039Bc(G, Y).
De
plus, Tl
est nulle surL1(039B 039B1)c(G
xG1) :
si un caractèref (x, y) =
03B3(x)03B31 (y)
n’est pas dans A xAl,
ou bien 03B31 E039Bc1,
etfx = 03B3(x)03B31
est annulépar Tri, ou
bien "’(
E AC et x ~03C01(fx) = 03B3(x)03C01(03B31)
est annulée par 03C0. Pardensité des
polynômes trigonométriques (utiliser
le Lemme7)
on en déduitque
Tl
est nulle surL1(039B 039B1)c(G
xG1),
et on obtient enpassant
auquotient
l’application
voulue Tde Y2
versV1.
Pour construire
l’application
inverseU,
considérons une sélection de Michael S de Y versL1(G1) ;
pourchaque g
EL1(G, Y),
considérons d’abord la fonction x ~S(g(x)), qui
est dansL1(G, L1(G1)) = L1(G
xG1), puis
sa classeU1(g)
EY2.
La fonctionU1(g)
nedépend
pas du relèvement choisi : siSI
est un autrerelèvement,
la fonction h : x ~Si (g(x)) - S(g(x))
est dans
L1(G, L1039Bc1(G1)), qui
est contenu dansL1(039B 039B1)c(G
xG1)
par Fu-bini,
donc la classe de hdans Y2
est nulle. Comme pour tout c >0,
onpeut
supposer que le relèvement de Michael
vérifie S (y) (1 + 03B5)~y~
pour touty E
Y,
on en déduitque ~U1~ ~
1.Si g
est de la formeg(x) = 03B3(x)y, avec 03B3 ~ A,
on lui a associé gl :x ~
S(03B3(x)y) ;
mais x ~S(03B3(x)y) - 03B3(x)S(y)
est dansL1(G, L1039Bc(G1)),
et x ~
03B3(x)S(y)
est dansL1039Bc(G, L1(G1)),
contenu dansL1(039B 039B1)c(G
xG1)
par
Fubini,
donc glprojette
sur 0 dansY2.
On en déduit queU1
passe auquotient,
et on vérifiequ’on
obtient ainsi l’inverse de T. D Par un raisonnementanalogue
à celui du Lemme 21 on montrePROPOSITION 24. - Soient X un espace de
Banach,
p E[1, +~)
et Tun élément de
V Bp(G, X) ; l’opérateur Test représentable
si et seulementsi pour
tout 03BE
EV Bp(G, X)* l’application
s ~(Ts, 03BE)
est continue.PROPOSITION 25. - Si
C039B(G, co)
=L~039B(G, co)
alors A est un ensemblefini.
Preuve. 2013
Supposons
queC039B(C, c0)
=L~039B(G, c0).
Si A est un ensembleinfini,
onpeut
choisir pour tout n ~ 0 unepartie In
C A de cardinal4n ;
posons
On a
~fn~C(G) = 1 (valeur
à l’élémentneutre),
alors que par ailleurs~fn~L1(G) ~ ~fn~L2(G)
= 2-n. Il en résulte quefn ~
0presque-partout ;
on définit
f :
T ~ co enposant
pour presque tout u E GIl est évident que
f
est à valeurs dans co, d’autrepart
lesfn
sont mesurableset co est
séparable,
doncf
est mesurable etf
E~039B(G, c0).
De notrehy- pothèse
on déduit quef
ECA (G, co) ;
il existe alors unpolynôme trigono- métrique P
à valeurs dans co,(c’est-à-dire
que P =03A303B3~A a03B3
7? où A est unsous-ensemble fini de
r,
et 03B103B3 =(a03B3,n)n~0 ~ co)
tel quePosons pour tout n fixé
Pn
=03A303B3~A a03B3,n03B3 ~ C(G) ;
comme les caractères sont uniformément bornés on voit quelimn~+~ ~Pn~C(G) =
0. D’autrepart
on a
et on en déduit que pour n assez
grand
ona ~fn~C(G) 1 2,
cequi
contreditnotre choix initial et montre donc que A est un ensemble fini. ~