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Agissons sur la relecturedes programmes de collège pour définirune culture commune

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Academic year: 2021

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ET DES PRATIQUES N A T I O N A L

DES PROGRAMMES

Agissons sur la relecture des programmes

de collège pour définir une culture commune

Au moment où se déroule le grand débat sur la loi d’orientation, le ministère poursuit une relecture des programmes de collège. Aucun bilan préalable de leur application et des difficultés rencontrées par les ensei- gnants et les élèves n’a été réalisé. Elles sont pourtant réelles et soulignées lors de chaque stage que le SNES organise, même si leur nature est parfois différente selon les disciplines.

Pour le SNES, les contenus enseignés sont un véritable enjeu de culture commune et de pédagogie. Certes la relation aux élèves est importante mais la nature même de ce qui est enseigné aide à construire cette relation.

Les rapports Bach sur les sciences et mathématiques et Rémond sur les humanités proposent une relec- ture de tous les programmes de collège (qui se veut en continuité avec le premier degré), des thèmes de

« convergence », des exemples de travaux, d’évaluation dans certaines disciplines.

Sur les programmes, il existe des différences très grandes entre le pôle humanités qui s’est contenté d’un toilettage en lettres, his- toire-géographie/éducation civique et le pôle sciences qui propose une véritable modification des programmes de la Sixième à la Troisième particulièrement pour les SVT et la physique-chimie autour d’une « démarche d’investigation ».

Ces modifications parfois substantielles se concrétisent dans une proposition de programme de Troisième rénové à mettre en œuvre pour la rentrée 2005. Ce qui ne nous semble pas opportun et pose à la fois des problèmes de méthode (si certaines modifications sont justifiées alors, il est nécessaire de commencer par le niveau Sixième en 2005 en continuité avec les pro- grammes de primaire rénovés) et de calendrier (le temps d’in- formation et de formation des enseignants est notoirement insuf- fisant).

Trois disciplines devraient subir de profondes modifications sur l’ensemble des niveaux : les langues vivantes entièrement revues, avec de nouveaux programmes pour 2005 en Sixième, programmes en continuité avec le premier degré (là non plus aucun bilan n’est proposé) et surtout avec une mise en confor- mité de ces programmes avec les directives européennes de tra- vailler en termes de compétences linguistiques.

La technologie collège dont nous refusons l’éclatement et la mise au service d’une orientation, devrait offrir une possibilité de diver- sification en lien avec les options de Seconde, dans le cadre d’un programme et de compétences communes en classe de Troisième.

L’éducation physique et sportive.

Outre ces relectures très différentes des programmes, les groupes d’experts proposent des thèmes de convergence, c’est à dire le travail de plusieurs disciplines sur des points identifiés du pro- gramme tant pour le pôle sciences que pour le pôle humani- tés, thème de convergence qui serait au centre des IDD. Six thèmes de convergence sont annoncés et détaillés : les énergies, l’environnement, météorologie et climatologie, l’importance du mode de pensée statistique dans le regard scientifique sur le monde, l’éducation à la sécurité, l’éducation à la santé. Tous ces thèmes s’inscrivent dans les programmes des diverses disciplines.

Nous vous proposons, dans le cadre des observatoires du SNES, une première information sur ces textes mais également un bilan discipline par discipline de la mise en œuvre des programmes actuels tant en termes de contenus que de pratiques.

Nous comptons sur votre participation active. Nous ne pouvons pas laisser à quelques experts la défini- tion des contenus à enseigner , chaque syndiqué doit participer à la réflexion collective à l’intérieur du syndicat pour construire ses positions et faire des propositions.

Une journée de restitution et d’analyse de ces bilans de réflexion en vue de construire des propositions pour une culture commune en collège aura lieu fin mars. Tous les syndiqués sont invités à y participer. Gisèle Jean cosecrétaire générale, responsable du secteur contenus

Culture commune

Le SNES travaille depuis des années sur la définition de ce que pourrait être une culture commune, ce qui ne signifie pas pour autant les mêmes contenus d’en- seignement pour tous au lycée.

Le collège mis en place par la réforme Haby a refusé de traiter la question de la définition d’objectifs clairs à atteindre. Que doit savoir un élève en fin de Troisième ? Que doivent savoir tous les élèves en fin de scolarité obligatoire ? Comment les acquis permettent-ils de construire ensuite de nouvelles connaissances ? Comment évaluer les acquis tout au long du cursus et en fin de cursus. Le brevet est-il un diplôme final de certification de connaissances et de compétences ?

Est-il possible de diversifier les contenus dès le collège tout en conservant une culture commune à tous les élèves ? Cette culture commune comprise comme l’acquisition de solides connaissances de capacités et de langages dans les domaines scientifique, littéraire, de sciences humaines, technique, artistique, phy- sique et sportif doit en même temps permettre de travailler le rapport des élèves à eux-mêmes. Elle contribue à la formation d’un citoyen responsable, éclairé, capable d’initiative. Elle doit permettre de construire des repères, de comprendre le monde pour débattre et agir, de défendre des valeurs.

Elle doit permettre aux élèves de se doter d’outils pour comprendre trier, synthétiser les informations. Elle suppose qu’on attache de l’importance à répondre à des pro- blèmes et à problématiser ses réponses.

La culture commune est porteuse de valeurs universelles sans pour autant négli- ger les cultures d’appartenance. Elle doit permettre à tous les élèves de poursuivre des études au delà de la scolarité obligatoire aujourd’hui. L’objectif de la poursuite d’études pour tous jusqu’à 18 ans est une nécessité pour notre société mais éga- lement la condition même d’une citoyenneté économique sociale et politique.

De ce point de vue toutes les disciplines concourent de façon différente à faire gran- dir, à enrichir la personnalité et la vision du monde en développant la capacité de jugement, l’imagination, à porter un regard critique à partir de connaissances socia- lement reconnues.

Ont contribué à la réalisation de ce 8 pages Gisèle Jean, Sandrine Charrier

(éducation musicale), Hélène David (arts plastiques)

et les groupes disciplinaires.

Pour nous contacter Groupe enseignements artistiques du SNES :

1, rue de Courty, 75341 Paris Cedex 07 Tél. : 01 40 63 29 13 - [email protected] Pour faire partie du groupe enseignements artistiques ou pour s’inscrire à la liste de diffusion enseignements artistiques du SNES, envoyez un courriel à [email protected]

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Enquêtes sur les pr

ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

– Lors des différents stages organisés par l’inspection, les collègues manifestent généralement une adhésion aux pro- grammes de collège qu’ils trouvent adaptés au développement des élèves ; les critiques portent essentiellement sur la fai- sabilité de certaines parties de ces programmes, êtes-vous d’accord, qu’en pensez-vous ? Le découpage Sixième, cycle cen- tral, Troisième, vous semble-t-il toujours pertinent ?

Depuis plusieurs années, le SNES a mis en place des groupes de réflexion dans chaque discipline, sur la question des programmes et des pratiques pédagogiques ; il organise des stages nationaux et académiques, informe les collègues et les consulte. C’est à partir de ces discussions et consultations qu’il peut ensuite faire état de ses propositions et formuler un avis sur les projets de programmes qui lui sont soumis.

Les programmes de collège datent de 1996, les groupes d’experts ministériels travaillent actuellement à leur

« relecture » et il nous faut aujourd’hui, forts de notre expérience, proposer notre analyse et des améliorations

Questionnaire 2004 « arts plastiques »

Nom : Prénom : Âge :

Établissement : ZEP ? Commune : Académie :

Êtes-vous syndiqué(e) au SNES ?

Classe Ce qui fonctionne Ce qui ne fonctionne pas

Sixième Cycle central Troisième

Vos propositions : ...

...

– Les élèves de Sixième arrivent de l’école primaire avec des niveaux très variables ; en effet, il existe souvent un déca- lage entre les programmes du primaire et leur application, ce qui entraîne des problèmes de culture commune entre élèves d’origines géographiques différentes. Est-ce un problème pour vous ? Avez-vous observé une évolution à ce niveau ? Par ailleurs, le lien entre les programmes de primaire et ceux de Sixième se fait-il aisément ?

– Les programmes sont conçus pour donner une cohérence nationale dans les apprentissages proposés aux élèves, pen- sez-vous qu’ils atteignent leur but en particulier pour ce qui est de la culture commune des élèves ? Le groupe de relec- ture de René Rémond reproche aux programmes d’arts plastiques d’utiliser un langage difficilement compréhensible, qu’en pensez-vous ?

– Les programmes doivent-ils rester un axe laissant beaucoup de liberté ou doivent-ils être un cadre strict avec une marge de souplesse comme en lycée ? La liberté d’interprétation des programmes actuels peut-elle, selon vous, entraîner des

« conflits » avec l’inspection ?

– Les manuels scolaires aident les élèves et leurs familles à s’approprier les programmes, ils offrent des références culturelles communes ; en arts plastiques, il en existe peu, êtes-vous favorable à ce type d’outil ? Qu’en pensez-vous ? Les œuvres pro- posées dans les éditions existantes vous semblent-elles bien choisies ? Serait-il positif de prévoir une liste d’œuvres conseillées dont le ministère acquérrait les droits et favoriserait une diffusion de qualité en particulier par Internet ?

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à ces programmes. Il est nécessaire d’être rapides, car le SNES devra faire des propositions concrètes avant le mois de mars. Au moment où la circulaire Baqué prévoit de modifier l’équilibre de la classe de Troisième, les arts plastiques et l’éducation musicale sont particulièrement concernés par ce travail.

Nous engageons donc une consultation de la profession, et vous demandons de bien vouloir répondre au questionnaire correspondant à votre discipline afin de nous aider dans cette tâche.

Témoignages « arts plastiques »

– Les textes d’accompagnement des programmes sont des outils utiles, en êtes-vous satisfaits, sont-ils pertinents ?

– L’utilisation des TICE est recommandée dans nos programmes, où en êtes-vous ? Si vous avez un ordinateur en classe, est-il connecté à Internet, est-il « banque de documents », ou vos élèves ont-il accès à l’infographie ? Quelle est la place de cet outil ? Avez-vous bénéficié d’une formation ?

– Dans le contexte de l’expérimentation des options en Troisième, les programmes devront nécessairement être rééqui- librés, pensez-vous que les concepts abordés en Troisième pourront l’être en Quatrième ?

– Trouvez-vous une forte cohérence entre les programmes des différentes disciplines qui permette une vraie interdisci- plinarité ? Quelles sont les disciplines qui, selon vous, le permettent le plus ?

– Quelles sont les compétences que vous estimez devoir être acquises dans votre discipline par un élève en fin de Troisième ?

– Accepteriez-vous de participer à un groupe de réflexion du SNES sur les arts plastiques en collège ? Dans ce cas, indi- quez vos coordonnées pour l’envoi de documents et d’informations.

Nom :...

Adresse :...

Courriel :...

1.... rien à reprocher aux programmes actuels. Ils offrent à l’enseignant en AP une belle liberté d’action tout en visant l’essentiel. On pourra bien sûr leur reprocher leur manque d’articulation avec les programmes de l’école élémentaire, plus ouverts. Mais il serait tout à fait irresponsable d’ouvrir encore le champ à couvrir lorsqu’on mesure qu’une seule heure par semaine ne permet déjà pas d’aborder la moitié de l’extraordinaire richesse technique, historique, esthétique, de notre discipline. Les pro- grammes actuels sont un compromis habile devant cette forte limitation.

De plus, l’option en lycée est tellement rare que toute la culture artis- tique de la grande majorité des élèves repose sur le niveau de Troisième.

Autant dire que si réforme il doit y avoir, elle devrait viser à augmen- ter le nombre d’heures hebdomadaires pour tous les cycles du collège.

Enfin, avant même de penser à modifier les programmes, il faudrait peut-être s’interroger sur les moyens (et oui, encore les moyens...) offerts pour mener à bien ceux qui existent : salles de classe et mobiliers sou- vent inadaptés, absence d’espaces d’exposition et/ou d’entreposage, outils « modernes » (vidéo, photographie, multimédia...) souvent indis-

ponibles (trop chers ou partagés avec d’autres disciplines), budget de docu- mentation indigent. Je peux témoigner qu’en ZEP je ne dispose que de 50 centimes par élève et par an. Quand on sait le prix des produits spé- cialisés, on mesure la relativité de l’importance accordée aux arts plastiques au collège. S.S., Académie de Versailles 2. Les programmes actuels se déclinent parfaitement de la Sixième à la Troisième, je ne vois pas comment « resserrer» le tout sur trois ans, ce pour une hypothétique diversification qui ne se mettra en place que pour une élite proche des bons lycées !

B.D., Académie de Montpellier 3. … pour une diversification des enseignements artistiques pourquoi ne pas mettre en œuvre une vraie politique d’ateliers en complément des cours obligatoires ? On ne chamboulerait ainsi pas les programmes du collège ni le rythme d’apprentissage de nos élèves ! car, rappelons-le, les programmes actuels d’arts plastiques sont particulièrement adaptés à la construction des adolescents. A.M.,Académie d’Orléans-Tours

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ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

Questionnaire « éducation musicale »

I. L’approche de l’éducation musicale au collège à travers les programmes 1. Considérez-vous :

a) Que les programmes actuels sont valides, adaptés à l’âge des collégiens, et incitent à l’éveil de la curiosité et à l’ouverture sur le monde ? OUI NON

b) Que cela dépend plutôt des choix opérés par chaque professeur ? OUI NON

2. Considérez-vous qu’avec les programmes actuels il est plutôt facile de construire un cours, particulièrement pour les jeunes collègues qui sortent d’IUFM ? OUI NON

Pourquoi ?...

3. Qu’attendez-vous des programmes ?

a) Qu’ils vous permettent de vous adapter à l’hétérogénéité des élèves et de construire votre cours librement ? OUI NON

b) Qu’ils permettent clairement d’établir ce qu’est un niveau de Sixième, de Cinquième, de Quatrième, de Troisième, niveau vers lequel on s’efforcera d’amener les élèves ? OUI NON

c) Autre :...

4. Estimez-vous que vous construisez votre cours, décidez des thématiques à aborder, des connaissances et des compétences à travailler, déterminez la place et le type de pratique musicale :

a) En fonction des programmes ? OUI NON

b) En fonction des sites Internet où vous pouvez télécharger des progressions (sites académiques ou sites conçus par des collègues) ? OUI NON

c) En fonction des instructions données par l’IPR de votre académie ? OUI NON

II. Que faudrait-il améliorer dans les programmes de collège ?

1. Revoir un niveau en particulier qui pose problème ? OUI NON

Si oui lequel et pourquoi ?...

2. Revoir certaines approches des programmes de collège ? OUI NON

a) Si oui, faut-il mieux identifier les connaissances et compétences à mettre en œuvre dans chaque classe ? OUI NON

b) Si oui faut-il mieux identifier et préciser pour chaque niveau « les composantes et notions musicales de référence » ? OUI NON

c) Si oui, la maîtrise de la lecture et de l’écriture des signes musicaux, telle qu’elle apparaît dans les compétences à acquérir en Troisième, doit-elle faire l’objet d’une progression détaillée dans les programmes de Sixième et du cycle central ? OUI NON

d) Si oui, faut-il préciser pour chaque niveau, les périodes musicales dans lesquelles certaines pièces du répertoire analysé devront être choisies ? OUI NON

e) Si oui, faut-il prévoir des thématiques larges à traiter par niveau, qui permettraient à la fois une unité d’approche et une liberté quant au choix des œuvres ? OUI NON

f) Si oui, faut-il inscrire dans les programmes de chaque niveau des « œuvres de référence », incontournables à aborder, constituant un « patrimoine commun » qui puiserait dans tous les styles de musique et toutes les époques ? OUI NON

g) Autre :...

3. Améliorer la cohérence “verticale” avec le cycle 3 des programmes du primaire et avec ceux de lycée ? OUI NON

Si oui, comment ?...

– En inventoriant plus clairement les contenus d’enseignement à mettre en œuvre au collège ? OUI NON

– Si oui, sur quel plan souhaiteriez-vous plus de clarté ?

a) Sur le plan des thématiques à aborder ? OUI NON

b) Sur le plan des paramètres sonores à aborder dans chaque cycle (par exemple en précisant davantage les notions à étudier dans chaque niveau de classe) ? OUI NON

c) Autre :...

Nom : Prénom : Âge :

Établissement : ZEP ? Commune : Académie :

Êtes-vous syndiqué(e) au SNES ?

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5. Mieux ordonner et hiérarchiser ce qui relève des thématiques à aborder, des savoirs à acquérir, des compétences à atteindre, des pratiques pédagogiques à mettre en œuvre ? OUI NON

6. Adopter une architecture de programme unique pour les arts plastiques et l’éducation musicale au collège, comme cela a été fait pour les programmes de lycée, en séparant dans chaque programme les composantes pratiques des composantes culturelles et des composantes techniques et méthodologiques ? OUI NON

– Si oui pourquoi, si non pourquoi ?...

7. Redéfinir l’usage des technologies numériques, dans le domaine du traitement du son ? OUI NON

a) Si oui, faut-il que l’utilisation de ces technologies soit obligatoire ? OUI NON

b) Si oui faut-il définir des contenus d’enseignements obligatoires à aborder avec ces technologies ? OUI NON

III. Dans le contexte de l’expérimentation des options de Troisième, estimez-vous :

1. Que les programmes de Troisième sont valides dans leur esprit et au niveau des objectifs mais qu’il faut revoir certains aspects du programme ? OUI NON

2. Qu’il faut revoir complètement les programmes de Troisième ? OUI NON

3. Que les programmes d’éducation musicale de Troisième doivent continuer à opérer une synthèse des apprentissages et des contenus disciplinaire ? OUI NON

4. Qu’une synthèse doit maintenant être opérée en Quatrième ? OUI NON

5. Que les programmes d’éducation musicale de Troisième doivent s’ouvrir davantage à la danse, au cinéma, à l’histoire des arts, au théâtre par exemple ? OUI NON

Pourquoi ?...

a) Si oui, faut-il prévoir dans les programmes de Troisième des problématiques obligatoires ou obligatoires au choix permettant d’aborder ces questions, par exemple : musique et image, musique et danse, musique et publicité, etc.

OUI NON

b) Si oui, faut-il prévoir un temps spécifique pendant lequel ces thématiques devraient être abordées, par exemple pendant un tiers du temps, soit un trimestre environ ? OUI NON

Points de vue sur les programmes d’éducation musicale

Ces programmes d’éducation musicale sont très bien faits. Notre matière a été métamorphosée en une quinzaine d’années. Avec ces programmes, elle s'impose comme particulièrement pertinente en termes d’éducation.

Cette façon d’aborder la musique cesse de réduire l’éducation musicale à une simple ouverture culturelle mais propose une véritable éducation par la musique. Notre enseignement se place dans les outils incontour- nables qui permettent à l’école de relever de très nombreux défis. Ces pro- grammes placent enfin la pratique, la création, le plaisir au centre du cours d’éducation musicale et sont tolérants et ouverts. En laissant beaucoup de liberté à l'enseignant tant sur le fond que la forme du cours, ils nous donnent des pistes très pratiques.

F. F. Nice Les programmes devraient indiquer l’obligation de travailler en liaison avec les programmes d’histoire, dans chaque niveau de classe, afin de don- ner plus de sens à ce qui est enseigné aux élèves et leur permettre de faire des liens entre les disciplines.

Des propositions de thématiques centrales intégrant cette dimension historique devraient être indiquées pour aller dans ce sens.

Les programmes devraient également être plus précis quant à la pro- gression du langage musical sur les 4 niveaux.

Il me semble que l’on aurait intérêt à avoir des programmes plus pré- cis, même s’il faut garder une certaine liberté pédagogique indispensable

dans notre métier. Cela nous permettrait une certaine harmonisation dans les contenus disciplinaires abordés, qui sont très divers aujourd’hui d’un collègue à l’autre, et permettrait aux élèves de s’y retrouver, notamment lorsqu’ils changent d’enseignant ou d’établissement. Cela don- nerait une légitimité plus grande à l’éducation musicale en tant que dis- cipline obligatoire.

V. B. Paris Les programmes respectent la liberté pédagogique et permettent le choix des œuvres à étudier, ce qui simplifie les choses.

Il est à regretter cependant qu’il y ait trop d’écart entre les contenus des programmes (parfois trop complexes) et le niveau réel des élèves. Il est difficile de concilier d'une part, technique musicale indispensable pour certaines notions, culture artistique... et d’autre part, absence d'acquis, absence de travail à la maison, manque de curiosité de la part de beaucoup de nos élèves.

Les séquences de 6 semaines, l’établissement d’un rapport pédagogique entre chants, pratiques instrumentales ou vocales et activités d’écoute me paraissent intéressants, et en fait, je crois que j’ai toujours fonctionné ainsi.

Avec les nouvelles épreuves du bac, j’ai modifié certaines de mes pratiques en collège afin de préparer les élèves notamment dans les activités d’écoute où la démarche comparative est demandée.

A. D. Orléans-Tours

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ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES

Depuis notre première rencontre en août 2002 avec la mission inter- ministérielle chargée d’écrire un rapport sur « l’éducation artistique des jeunes Français », beaucoup d’eau a coulé sous les ponts...

Déjà, cette commission présidée notamment par Christine Juppé, inspectrice générale de cinéma, avait évoqué la possibilité d’une diver- sification des enseignements artistiques en Troisième et nous leur avions fait part de notre désaccord.

En février 2003, leur rapport indiquait la nécessité « d’engager une réflexion et une expérimentation de l’enseignement obligatoire choisi en classe de Troisième (2 heures) avec possibilité de diversification des choix ». Le rapport dénonçait sans aucune justification les pro- grammes d’éducation musicale et d’arts plastiques jugés « anciens », avec

« des ruptures de ton incompréhensibles, d’un niveau à l’autre, en par- ticulier en Troisième », et insistait sur le « morcellement des horaires d’en- seignements artistiques du collège ». Ce rapport avait provoqué un certain émoi dans la profession et nous l’avions fortement dénoncé...

Parallèlement, nous avions rencontré à plusieurs reprises Monsieur

Baqué, responsable des enseignements artistiques au cabinet du ministre.

Nous avions alors fait part de l’ensemble de ces propositions dans un 4 pages SNES spécial enseignements artistiques. Si nous souscrivions à cer- taines d’entre elles, notamment sur la revalorisation de la série L, nous avions de nouveau exprimé notre profond désaccord à la mise en place d’options artistiques diversifiées à la place des arts plastiques et de l’éducation musicale en Troisième.

L’enquête que nous avions alors menée dans la profession nous confor- tait dans cette opposition : plus de 95 % des collègues y étaient oppo- sés, sans toutefois rejeter l’idée d’options artistiques en plus des cours obli- gatoires d’éducation musicale et d’arts plastiques.

Après avoir pu faire repousser la parution de la circulaire pendant quelques mois, elle a fini par être publiée au BO n° 40 du 30 octobre 2003 :

http://www.education.gouv.fr/bo/2003/40/MENE0301998C.htm sans aucune consultation du Conseil supérieur de l’Éducation, qui doit pour- tant examiner tout projet de circulaire concernant la politique éducative !

« Orientations pour une politique

en matière d’enseignements artistiques et d’action culturelle »

Genèse du texte ministériel

Pour décrypter la circulaire sur les options de Troisième

1. Réserver les classes à PAC uniquement à l’école primaire et au lycée pro- fessionnel, éventuellement en classe de Sixième. Les classes à PAC présentaient le défaut majeur de devoir être mises en œuvre pendant les cours. Au lieu d’amélio- rer le dispositif, le ministère le supprime après la Sixième, notamment pour des rai- sons budgétaires.

2. Expérimenter des options artistiques diversifiées en classe de Troisième afin d’assurer « une continuité nécessaire entre primaire et supérieur ». C’est notre point de désaccord principal. Nous demandons aux collègues de ne pas s’en- gager dans cette expérimentation.

3. Mettre en œuvre un sixième DEUG arts : « arts appliqués-design ».

4. Ouvrir les CPGE littéraires au cinéma, à l’histoire des arts et au théâtre.

5. Réajuster certains contenus et objectifs des programmes du collège en prenant en compte les propositions des groupes d’experts.

6. Étudier la possibilité d’étendre à d’autre arts le dispositif des classes à horaires aménagés réservées pour l’instant à la musique.

7. Rénover la série « Techniques de la musique et de la danse ». Le SNES sou- mettra les propositions de l’IG aux collègues en février.

8. Étudier des dispositifs expérimentaux pour que les lycéens volontaires des

sections scientifiques puissent accéder à une formation scientifique plus substantielle et convenablement validée au baccalauréat. Nous mettons en place un groupe de travail pour réfléchir à cette question.

9. Ouvrir le concours général à tous les nouveaux domaines artistiques : cinéma, danse, histoire des arts, théâtre.

10. Stimuler les candidatures aux concours de recrutement du second degré (par- ticulièrement en éducation musicale). Encore faudrait-il que le ministère se penche sur la question du vivier, et sur celle du nombre de postes aux concours de recru- tement.

11. Améliorer la formation des professeurs des écoles

12. Mettre en œuvre des certifications complémentaires aux différents concours de recrutement (certification en cinéma, théâtre, histoire de l’art ou d’autres arts). Nous émettons d’extrêmes réserves sur cette question, sur- tout dans le contexte des options de Troisième et dans le contexte de la bivalence prônée par le ministre.

13. Améliorer la formation et le recrutement des enseignants-chercheurs.

14. Compléter le groupe des IA/IPR 15. Rénover et stimuler le partenariat.

Les nouveautés de la circulaire du 30 octobre 2003

Cette circulaire s’inscrit dans une approche globale des enseignements artistiques que nous contestons (voir les extraits du courrier commun SNES-SNEP envoyé en juillet dernier au ministère et que nous publions dans ce 8 pages). Voici très brièvement l’essentiel des mesures que la circulaire prévoit de mettre en œuvre « dès la rentrée 2003 ».

Ce système d’options va-t-il s’implanter dans tous les collèges ? Non, en tout cas pas à la rentrée prochaine, c’est un dispositif expérimental.

La circulaire précise : « les établissements non intéressés pourront en res- ter au dispositif actuel : 1 heure d’arts plastiques + 1 heure d’éducation musicale obligatoires pour tous les élèves sans exception ». Le SNES appelle les collègues à ne pas s’engager dans cette expérimentation.

Dans les établissements où l’expérimentation des options se met- tra en place, remplaceront-elles l’éducation musicale et les arts plas- tiques ?

Oui, c’est un système d’options obligatoires au choix qu’a décidé de mettre en place le ministère ; les élèves devront choisir « parmi les com- posantes des grands champs artistiques : « “arts visuels” (2 heures) ou “arts du son” (2 heures) ou “arts du spectacle vivant” (2 heures), ou encore trans- versaux : “histoire des arts” (2 heures) ».

Le SNES n’a cessé de demander que l’éducation musicale et les arts plastiques continuent d’être obligatoires pour tous les élèves de collège.

La circulaire définit de grands champs artistiques (cités plus haut), regrouperont-ils plusieurs disciplines ? Y aura-t- il des programmes pour enseigner ces nouveaux « champs artistiques » ?

Les champs sont définis comme suit : « “arts visuels” : arts appliqués, arts plastiques, cinéma et audiovisuel, photographie, vidéo et toutes les exten- sions récentes ; “arts du son” : musique vocale et instrumentale, travail du son portant sur l’enregistrement, la transformation, le montage, le mixage et la restitution du matériau sonore... ; “arts du spectacle vivant” : arts du cirque, danse, marionnette, mime, théâtre... » ; « ces trois grands champs, qui se recoupent fréquemment dans l’art contemporain trouvent au collège, et surtout au lycée, une traduction plus resserrée en termes de discipline : arts appliqués, arts du cirque, arts plastiques, cinéma et audio- visuel, danse, histoire des arts, métiers d’art, musique, théâtre... ». La cir- culaire précise également qu’à ces champs artistiques s’ajoute l’architec- ture. Pour l’instant, aucun programme permettant d’enseigner certaines composantes de ces champs artistiques en collège n’est paru (arts du cirque, théâtre, cinéma par exemple). Le ministère entend-il mettre en œuvre de nouveaux enseignements sans programme ou avec des programmes définis localement ?

Une évaluation de l’expérimentation est-elle prévue ?

La circulaire ne prévoit pas de protocole d’expérimentation. Pour l’instant aucun projet de protocole ne semble prévu.

(7)

Monsieur,

Nous découvrons début juillet un texte sur lequel la DESCO requiert notre avis. Nous aurions souhaité un débat sur cette ques- tion puisque ce texte n’est pas un appendice à la circulaire de rentrée mais bien comme l’indique le titre une orientation pour une politique en matière d’enseignements artistiques et d’action culturelle. [...]

I. Un titre et des orientations générales qui posent problème

Par ce titre, « orientations pour une politique en matière d’enseignements artistiques et d’action culturelle », les enseignements artistiques sont d’emblée mis sur le même plan que l’action culturelle. [...]

Souvent utilisée dans son intégralité dans la suite du texte, cette expression montre une volonté politique d’entretenir la confusion entre les deux notions. [...] Bien que le souci de clarification soit énoncé dans le tout premier paragraphe [...] la suite de la circulaire n’y répond pas et continue, au contraire, à entretenir une grande ambiguïté [...] La conclusion générale est tout aussi inquiétante : il est question notamment de « culture solide » de « rencontre sensible, réfléchie et active avec l’art ». On ne sait jamais de quel dispositif on parle, est-ce d’enseignements obligatoires, de pratiques volontaires, de partenariat, de rencontre avec l’art, avec des artistes ? [...] Rien n’est dit sur le recrutement des professeurs spécialistes, notamment en éducation musicale, tandis que l’on survalorise les « certi- fications complémentaires ». Il était pourtant clair l’an dernier que ces certifications ne devraient toucher que les domaines où il n’y a pas de CAPES. L’apport du CAPEPS sur le champ des activités physiques artistiques (danse et arts du cirque) n’est pas même évoqué.

En ce qui concerne la qualité de l’enseignement, la question des effectifs ou du travail en groupe n’est jamais abordée.

II. La question de la classe de Troisième

3-1-3 : que signifie « permettre aux collégiens de bénéficier d’une diversité des parcours et des arts » ? Les trois grands champs disciplinaires cités (arts visuels, arts du son, arts du spectacle vivant) impliqueraient-ils de nouvelles définitions de programmes disciplinaires ou interdisciplinaires ? Pourquoi ce découpage en trois champs disciplinaires ? [...] Y aurait-il un cadrage national des contenus ? Ou serait-ce plutôt des ateliers obligatoires au choix des élèves avec des contenus élaborés localement ? Ou bien encore est-il question d’élaborer de grands objectifs et de grandes compétences transversales qui seraient à décliner dans chaque domaine artistique ? Il vise la constitution d’une éducation artistique et culturelle équilibrée s’appuyant sur les trois compo- santes suivantes : le faire, les savoirs et les savoir-faire. Ce découpage reste artificiel. [...]

Par qui seraient « enseignés » ces domaines ? des professeurs d’éducation musicale ou d’arts plastiques du collège (et si oui avec quelle formation ?), de cinéma, de danse, ou de théâtre venant des lycées, des professeurs d’autres disciplines ayant obtenu une certification complémentaire ? [...]

M. Baqué, en février dernier, avait évoqué la possibilité d’options artistiques de 2 heures en Troisième sur les bases que vous décrivez aujourd’hui dans ce projet de circulaire. Nous avions alors consulté les collègues : 95 % d’entre eux sont opposés à ces options à la place des deux disciplines actuellement obligatoires pour des raisons de fond de culture commune, de contenus disciplinaires, de formation de l’individu et de continuité du cursus scolaire. Ce dispositif est d’ailleurs non conforme à la loi de 1988.

En matière de continuité, vous affirmez d’ailleurs qu’il faut l’assurer pour tous les enseignements artistiques, de l’école primaire au supérieur et qu’elle ferait défaut pour le cinéma la danse et le théâtre. Nous ne comprenons pas de quelle continuité il s’agit : ces trois disciplines ne sont actuellement pas enseignées à l’école primaire. Si des projets réussis ont vu le jour, peut-on pour autant parler d’enseignement et sont-ils à ce point généralisés pour que l’on puisse parler de continuité nécessaire au collège ? [...]

III. La série L Le partenariat

Le SNES et le SNEP ne sont pas opposés au partenariat et au recours à des intervenants extérieurs à condition que cette colla- boration procède d’un choix délibéré des enseignants responsables des enseignements artistiques dans le système éducatif, qu’elle ne conduise à aucune substitution de responsabilités, ne soit pas source de profondes inégalités entre les établissements, localités et régions, qu’elle soit définie clairement quant à ses objectifs s’inscrivant dans un cadre national.

La place accordée au partenariat au lycée nous inquiète. Si actuellement les enseignements de cinéma et de théâtre par exemple sont dispensés nécessairement en partenariat en série L, ce n’est pas le cas pour les arts plastiques et la musique. Or cette circu- laire tend à laisser croire que tous les enseignements artistiques de lycée seraient concernés [...]

Ce bouleversement supposé est complètement contraire à l’approche actuelle des enseignements de musique et d’arts plastiques au lycée où le partenariat n’est pas obligatoire ni souhaité.

Au-delà se pose la question de l’implication éventuelle des collectivités territoriales :

3.5.2. : « s’appuyer sur le dynamisme et les possibilités de la décentralisation en contractualisant, à tous les niveaux des collec- tivités territoriales… ces contrats porteront dès la conception des projets artistiques sur le fonctionnement, les équipements et les contenus ». [...]

Pourquoi uniquement les collectivités et non la DRAC ? [...]

En conclusion, nous vous demandons de surseoir à la parution d’un tel texte, tant qu’un débat préalable n’aura pas été institué dans le cadre de la concertation qui s’engage sur la loi d’orientation, d’une réflexion au sein du CSE et que les orientations de la classe de Troisième n’auront pas été clarifiées.

Nous vous prions d’agréer…

Gisèle Jean Jean Lafontan

Cosecrétaire générale du SNES Secrétaire général du SNES

Stages académiques : inscrivez-vous !

Plusieurs stages enseignements artistiques sont prévus dans les académies avec un responsable natio- nal de la discipline. Ce sera l’occasion de faire le point sur les nouveautés concernant les disciplines artis- tiques, d’aborder la question des programmes de collège, des nouvelles épreuves de bac, etc.

Contactez votre section académique du SNES pour les modalités d’inscription et demandez dès maintenant votre autorisation d’absence auprès de votre chef d’établissement (elle est de droit et ne peut vous être refusée).

Nice : jeudi 5 février. Reims : mardi 17 février. Paris-Créteil-Versailles : mercredi 10 mars.

Lyon : jeudi 11 mars. Bordeaux : jeudi 18 mars. Rennes : jeudi 1eravril. Nancy : mercredi 21 avril que le recrutement des collègues se fasse « selon

les formules utilisées au lycée dans ces mêmes domaines (associant équipes de professeurs et partenaires culturels) ». Ils sont mis en œuvre par des équipes associant professeurs de diverses disciplines, artistes et professionnels de la cul- ture, sur la base du volontariat. Le SNES demande depuis février dernier que soit menée une réflexion sur l’opportunité d’ouvrir le collège à d’autres enseigne- ments couvrant d’autres champs artistiques : faut-il absolument introduire de nouveaux enseignements obligatoires au choix ou bien faut-il réfléchir à d’autres dispositifs (enseignements facultatifs ou renforcement des ateliers par exemple). Le ministère a choisi la pré- cipitation et le passage en force sans consultation des collègues.

Est-ce que tous les collègues volontaires, quelle que soit leur discipline d’origine pourront enseigner ces grands champs artistiques ?A priori oui, la circulaire le permet.

Il y a fort à craindre que dans certains établissements où il n’y a pas de poste d’éducation musicale et/ou d’arts plastiques, et où les élèves ne bénéficient pas d’une ou des deux disciplines, cette circulaire soit pré- sentée comme une avancée notable par rapport à la situation existante. Le SNES demande qu’une poli- tique volontariste de recrutement de collègues d’édu- cation musicale et d’arts plastiques soit mise en œuvre.

Les chefs d’établissement peuvent-ils déci- der seuls de l’implantation de ces options ? Non, le texte précise que l’expérimentation se fera « dans le cadre strict et unique du volon- tariat des équipes pédagogiques ». Il faut s’ap- puyer sur cette phrase pour exiger que les CA soient consultés et convaincre l’ensemble des collègues de ne pas s’engager dans cette expérimentation.

La circulaire prévoit-elle le financement matériel des nouvelles disciplines propo- sées en option ?

Non ! Rien n’est dit sur ce point, ni en ce qui concerne les locaux nécessaires.

« Laisser le choix aux élèves peut être positif, ainsi, nous n’aurons en éducation musicale et en arts plastiques que les élèves motivés » ! Rien de moins sûr, les problèmes de gestion des emplois du temps risquent d’être prépondérants ; de plus, le choix peut aussi se faire par défaut (comme pour les itinéraires de découverte dans certains établissements).

Est-il garanti que les élèves auront partout le choix entre les 4 domaines cités par la circulaire ?Non, ce sera en fonction de l’offre locale, comme en lycée, où certains établisse- ments concentrent beaucoup d’options. Dans le cadre de l’expérimentation il serait ainsi possible de ne proposer ni arts plastiques, ni éducation musicale en Troisième.

Le partenariat sera-t-il obligatoire dans tous les domaines ?

La circulaire précise que seront associés

« équipes de professeurs et partenaires cultu- rels » pour le cinéma, la danse, l’histoire des arts et le théâtre.

(8)

l’USno597 du 31 janvier 2004, hebdomadaire du Syndicat national des enseignements de second degré (FSU) 1, rue de Courty, 75341 Paris Cedex 07. Directeur de la publication : Gérard Anthéaume - Compogravure : CAG, Paris - Imprimerie : SIPE, Paris - NoCP0108 S06386 – ISSN no0751-5839 Date de naissance sexe : masc. fém.

NOM PRENOM

Résidence, bâtiment, escalier ____________ N° et voie ___________________________________________________________________

Commune si différente du bureau distributeur ___________________________________________________________________________

Code postal _________________ Bureau distributeur ____________________________________________________________________

Nom de jeune fille ____________________________ Téléphone ___________________________________________________________

Etablissement d’affectation : code

Nom et adresse : _________________________________________________________________________________________________

Demande d’adhésion

à remettre au trésorier du SNES de votre établissement (ou à votre section académique pour les isolés)

La recherche documentaire :

une activité utile à toutes les disciplines

A tout moment, les élèves peuvent être confrontés à un ques- tionnement, à la recherche d’informations pour y répondre, à la sélection de documents pertinents.

Cela ne va pas de soi. Les dispositifs (travaux croisés, IDD), l’utilisation croissante des TIC, ont mis en évidence les difficultés des élèves à trouver et à traiter l’information.

Quand la collaboration est possible entre professeurs de dis- cipline et de documentation, ces derniers peuvent mettre en œuvre des apprentissages documentaires. Mais, le carac- tère aléatoire de ces activités (séquences dispersées ne concernant que quelques classes) ne permet pas l’acquisi- tion par tous des savoirs et compétences documentaires qui

font, pour le SNES, partie de la culture commune.

Le rapport Rémond fait d’ailleurs le constat de ces insuffi- sances. Il préconise « une progression des compétences en recherche documentaire qui pourrait être élaborée et mise en relation avec chaque programme disciplinaire ». Le SNES souscrit bien sûr à ces recommandations, mais sou- ligne que leur mise en œuvre suppose des séquences régu- lières de la Sixième à la Troisième et des professeurs docu- mentalistes en nombre suffisant.

Consultez le sitewww.snes.edu/docs/spip

Le groupe Documentation

Enseignements artistiques : le ministère passe en force !

En contradiction avec la loi et les arrê- tés horaires en vigueur, le ministère de l’Éducation nationale met en place une expérimentation en Troisième visant à remplacer les enseignements obli- gatoires d’arts plastiques et d’éducation musicale par 2 heures choisies par les élèves sur des grands champs artistiques redéfinis arbitrairement en « arts visuels »,

« arts du son », « arts du spectacle vivant

» ou « histoire des arts ».

Sans consultation des professeurs et du Conseil supérieur de l’Éducation, une simple circulaire parue au BO du

30 octobre 2003 menace d’en finir avec l’obligation pour l’État d’assurer les ensei- gnements d’arts plastiques et d’éducation musicale en classe de Troisième, comme composante de la culture commune des collégiens.

Avec le SNES, les personnels soussignés exigent que le ministère renonce à cette expérimentation, respecte la loi et les arrê- tés en vigueur et aide à promouvoir une politique ambitieuse des enseignements artistiques, de l’école primaire jusqu’à la fin du lycée, comprenant enseignements obli- gatoires et enseignements facultatifs.

Nom, prénom Discipline ou qualité Signature

A renvoyer au SNES – Enseignements artistiques 1 rue de Courty, 75341 Paris cedex 07

Le BOdu 30 octobre 2003 sur les options de Troisième ne remplace pas la loi de 88 !

Contrairement à ce que prétendraient cer- tains IPR et certains chefs d’établissements, la circulaire parue au BO du 30 octobre dernier ne remplace pas la loi de 88 (qui fait désormais partie du code de l’Éduca- tion) !

Une circulaire ne peut pas abroger une loi.Elle peut définir une expérimen- tation d’organisation dérogatoire des ensei- gnements dans un cadre légal strict (pro- tocole, contenu, publication de la liste des établissements expérimentaux...) La cir- culaire du 30 octobre ne prévoit rien de ce type !

Légalement, à la rentrée 2004, les arts plastiques et l’éducation musicale sont donc toujours obligatoires dans tous les niveaux du collège. Seuls les établissements qui voudront se lancer dans « l’expéri- mentation des options » pourront le faire.

Le SNES appelle les collègues à ne pas s’engager dans cette expérimentation.

Intervenez dans les conseils d’administra- tion, faites remonter la pétition incluse dans ce 8 pages.

Établissement : ...

Académie :...

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