D i x - n e u v i è m e a n n é e - N ° 5 2 8 6 - V e n d r e d i 2 9 - S a m e d i 3 0 j a n v i e r 2 0 2 1 – P r i x : 1 0 D A
D’ALGERIE
LE JOUR
V o t r e q u o t i d i e n n a t i o n a l
C'est officiel, l'Algérie entame, aujourd'hui, sa campagne de vaccination contre le Covid-19, après l'arrivée, hier, de la première cargaison du vaccin russe, Spoutnik V. Geste hautement symbolique de la part des pouvoirs publics, les premières vaccinations commenceront à l'hôpital Frantz-Fanon de Blida, ville où est apparu, en mars 2020, le premier cas de coronavirus en Algérie, en présence
du Premier ministre, Abdelaziz Djerad.
Ph/D.R.
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L'opération commence aujourd'hui à Blida
Coronavirus : c'est parti pour la vaccination !
Agouni Gueghrane (Tizi Ouzou)
La maison de Slimane Azem sera rénovée
Problèmes d'eau dans certaines régions
L'Etat opte pour
la «solidarité hydrique»
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De 2017 à ce jour
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Montage auto/Financement occulte de la présidentielle 2019
Ouyahia et Sellal condamnés à 15 et 12 ans de prison
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386 élus locaux suspendus
Un procès en destitution déjà perdu par les démocrates
Par Mohamed Habili
P
our gagner le procès en destitution contre Donald Trump, les démocrates ont besoin que 17 voix républicaines se joi- gnent aux leurs, elles-mêmes au nombre de 50, pour que la condition sine qua non des deux tiers de sénateurs votant la condamnation soit remplie.Jusqu'à encore récemment, ce scénario, bien que difficile- ment envisageable pour la plu- part des observateurs, ne pou- vait quand même pas être reje- té par avance comme quelque chose de tout à fait impossible. Les démocrates en tout cas ne perdaient pas espoir que cette divine surpri- se, qui leur permette ensuite de faire voter à une majorité simple la sentence de mort politique de Trump, en le pri- vant de son droit à se repré- senter à quelque fonction élective que ce soit, se produi- se malgré tout. Ils comptaient beaucoup là-dessus sur le premier des sénateurs républi- cains, Mitch McConnell, à qui il était déjà arrivé de dire qu'il considérait Trump respon- sable de l'envahissement du Capitole par la foule le 6 jan- vier. Avec une telle opinion, pensaient-ils à juste titre, le sénateur du Kentucky ne pour- rait que voter le moment venu pour la destitution, entraînant ce faisant avec lui le nombre des voix républicaines qui leur manquaient pour sortir Trump de la scène politique après l'avoir forcé à quitter la Maison-Blanche.
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Afin d'éviter des dysfonctionnements durant la réalisation des logements
Nasri insiste sur une meilleure sélection des promoteurs immobiliers Afin d'éviter des dysfonctionnements durant la réalisation des logements
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LLee JJoouurr
D’ALGERIEJeudi 3 avril 2014
LLee JJoouurr
D’ALGERIE2 L ’ é v é n e m e n t
Par Louisa Ait Ramdane
M
algré les incerti- tudes qui ont plané sur le rendez-vous promis, justifiées par le fait que le vaccin russe n'avait pas encore été réception- né, le gouvernement a tenu la promesse pour le lancement de la campagne de vaccination, ainsi que décidé par le Président Tebboune, avant la fin janvier.Selon le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer,
«la campagne de vaccination sera lancée symboliquement à partir de Blida, en présence du Premier ministre, Abdelaziz Djerad». Les premières doses du vaccin seront administrées au personnel du corps médical, aux personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques, avant d'élargir l'opération aux diffé- rentes catégories de la société, précise-t-il.
En plus du vaccin russe, il est attendu que l'Algérie reçoive un autre lot de vaccin anti-Covid-19 en provenance de la Chine et de l'Inde, ainsi que d'autres pays.
L'Algérie devrait, en effet, récep- tionner, en février, un autre lot du vaccin développé par le labora- toire pharmaceutique anglo-sué- dois AstraZeneca en collabora- tion avec l'Université d'Oxford.
L'Algérie n'attendait donc que la réception du vaccin, les procé- dures ayant été finalisées et les moyens humains et matériels sont prêts. Les contrats avec le fournisseur russe ont été signés, l'enveloppe financière dégagée (1,5 milliard de dinars pour la première opération), de même que le vaccin Spoutnik V a été enregistré au niveau de l'Agence nationale des produits pharma- ceutiques dans le cadre des mesures d'urgence prises pour commencer la campagne de vaccination en janvier.
L'Algérie a également préparé l'ensemble du dispositif logis- tique pour la conservation et la distribution du vaccin et réservé pas moins de 8 000 structures sanitaires à travers le territoire national pour l'opération. Une
formation de responsables enca- dreurs de la campagne de vacci- nation contre le Covid-19 a été lancée au courant de la semaine et sera suivie aussitôt par une autre, ces encadreurs devant, à leur tour, former d'autres person- nels du secteur au niveau local.
Selon le porte-parole du Comité scientifique chargé du suivi de l'évolution du coronavirus, Dr Djamel Fourar, le vaccin sera administré «obligatoirement en 2 doses pour la même personne, avec un intervalle de 21 jours».
«Autrement, ce vaccin sera sans effet étant donné que chaque dose ne procure que 50 % d'im- munité contre le virus», a-t-il expliqué, insistant sur l'importan- ce que le personnel de la santé soit la première catégorie de la population à en bénéficier, suivi des différents corps de sécurité, des citoyens âgés de 65 ans et plus, puis des malades chro- niques. «S'en suivra, enfin, toute la population de 18 ans et plus, les essais cliniques entrepris dans le monde n'ayant pas concerné, à ce jour, celle en- dessous de cette tranche d'âge ainsi que les femmes enceintes», a-t-il soutenu, avant d'insister sur les critères de «sécurité, d'effica- cité et de la chaîne du froid», sur lesquels s'est basée l'Algérie dans ses choix de vaccins. Le Dr Fourar a tenu, dans ce contexte, à rassurer la population, soute- nant que «l'Algérie a opté pour des vaccins sûrs, avec une bonne innocuité et le moins d'ef- fets secondaires». Toutefois, «il faut aussi savoir que la cam- pagne de vaccination durera un an ou plus», a-t-il prévenu, fai- sant remarquer qu'«aucun pays ne peut mener sa campagne de vaccination avec un seul vaccin».
Il a estimé, à ce titre, qu'«un taux minimum de 60 à 70 % de cou- verture vaccinale est nécessaire pour réussir à stopper la circula- tion du virus».
Et de rappeler qu'en sus des vaccins importés, l'Algérie béné- ficiera du dispositif Covax de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), incluant 190 pays et garantissant à ces derniers de faire vacciner, à proportions
équitables, 20 % de leurs popu- lations respectives.
Détaillant le Plan de vaccina- tion qu'il qualifie de «flexible et modulable», DrFourar a assuré que «tout le monde est prêt»
pour mener à bien la campagne y afférente, d'autant plus que les vaccins choisis par l'Algérie sont
«traditionnels, avec le même fonctionnement que ceux aux- quels elle s'est habituée car n'ayant pas subi de manipulation génétique».
De même que des équipes mobiles se déplaceront vers les zones d'ombre et enclavées du pays afin de faire bénéficier l'en- semble de la population du vac- cin, a-t-il poursuivi, précisant que
«toute personne vaccinée se dotera d'un carnet de vaccina- tion, qui pourrait, à l'avenir, être exigé par certains pays lors de déplacements à l'étranger».
La Commission de la fatwa valide le vaccin
Réunie jeudi passé, la Commission interministérielle de la fatwa a validé la vaccination contre le Covid-19, indique un communiqué du ministère des Affaires religieuses et des Waqfs.
La commission a mis en avant que les composants des vaccins ne présentaient pas de proprié- tés pouvant être «illicites» vis-à- vis de la «Chariaâ islamique».
Affirmant s'être concertée avec le Comité scientifique de suivi de l'évolution de la pandémie, elle rassure qu'«il n'y avait aucun dan- ger sur la santé des citoyens».
La commission souligne, en outre, «l'impératif de suivre les orientations des services sani- taires en Algérie, lesquels relè- vent la nécessité de se faire vac- ciner, selon les procédures et programmes tracés, conformé- ment aux dispositions de la Charia'a qui prône le traitement en reconnaissant l'existence d'un remède à toute maladie».
Pénurie de doses en Europe
La vaccination contre le coro- navirus a commencé depuis plu- sieurs semaines dans certains pays. Pourtant, le déploiement de la vaccination contre le Covid-19 bute dans le monde entier sur plusieurs obstacles.
Les laboratoires Pfizer et AstraZeneca ont annoncé des livraisons moins importantes que prévu et les pays de l'Union européenne sont amenés à ralentir les rythmes de vaccina- tion.
Le Portugal a fait savoir que sa campagne de vaccination serait plus longue que prévu et l'Allemagne a annoncé que les pénuries se feraient sentir au moins jusqu'en avril.
En France, des centres de vaccination ont vu leur date d'ou- verture repoussée tandis que d'autres ont dû fermer, en raison de livraisons insuffisantes de doses de vaccin.
Le ministère de la Santé fran- çais a déclaré que Moderna livre- rait en février 25 % de doses de moins que prévu et que les livrai- sons de Pfizer seraient fin janvier inférieures de 200 000 aux prévi- sions, rapporte l'agence Reuters.
L. A. R.
Coronavirus : c'est parti pour la vaccination ! L'opération commence aujourd'hui à Blida
C'est officiel, l'Algérie entame, aujourd'hui, sa campagne de vaccination contre le Covid-19, après l'arrivée, hier, de la première cargaison du vaccin russe, Spoutnik V. Geste hautement symbolique de la part des pouvoirs publics, les premières vaccinations commenceront à l'hôpital Frantz-Fanon de Blida, ville où est apparu, en mars 2020, le
premier cas de coronavirus en Algérie, en présence du Premier ministre, Abdelaziz Djerad.
Ph/D.R.
Ven. 29 - Sam. 30 janvier 2021
L
es pouvoirs publics ont adopté la politique de la «solidarité hydrique»entre wilayas, en vue de faire face au stress hydrique dont souffrent cer- taines communes du pays. Le ministre des Ressources en eau, Arezki Berraki, qui s'exprimait, avant-hier à l'APN, a indi- qué que l'Etat s'attelait à la concrétisation des grands transferts d'eau à partir de l'exploitation des eaux des barrages.
Qualifiant cette politique d'«ambitieu- se», le ministre a expliqué qu'elle consis- te en le «transfert d'eau à partir des régions qui disposent de ressources hydriques confortables vers les régions qui enregistrent moins de ressources,
tout en fixant les priorités». Faut-il rappe- ler, à ce titre, qu'en raison de la sécheres- se qu'a connue le pays l'année passée, de nombreux barrages ont enregistré des niveaux de remplissage très bas.
Malgré les pluies des dernières semaines de la saison hivernale en cours, ayant permis de relever un peu les quantités d'eau emmagasinées, la menace de défi- cit dans l'approvisionnement persiste encore. D'où l'utilité pour les pouvoirs publics de prévoir des solutions pour une distribution équitable de l'eau du robinet.
Par ailleurs, le ministre des Ressources en eau, interrogé par un député sur la rareté de l'eau potable dans
certaines communes de la wilaya de Jijel qui dispose, toutefois, de cinq barrages, notamment des communes jouxtant le barrage Béni Haroun, le ministre a fait savoir que le retard accusé dans les pro- jets d'approvisionnement de ces com- munes en eau potable et en eau d'irriga- tion à partir de ces barrages est dû à des raisons purement financières.
Le ministre a cité, à titre d'exemple, le projet du barrage de Yarjana, relatif à l'ap- provisionnement de la population en eau potable et des agriculteurs en eau d'irri- gation, mais non réalisé en raison de la crise financière.
Toutefois, le ministre a fait état du par-
achèvement de l'APD (avant-projet détaillé) de ce projet en vue de sa réalisa- tion. Répondant à la question d'un autre député concernant l'impact de la construction de bâtisses sur des terrains agricoles dans le périmètre d'irrigation du barrage Ladrat (Médéa), le ministre a mis l'accent sur la nécessité de faire prévaloir l'intérêt des citoyens. Il a indiqué avoir chargé les services de wilaya de résoudre cette question dans les plus brefs délais, annonçant qu'une assiette de 80 hectares, en dehors du périmètre d'irrigation, sera consacrée à la construc- tion.
Aomar F.
Bilan des dernières 24 heures
Virus : 3 décès et 277 nouveaux cas
L'ALGÉRIEa enregistré 3 nouveaux décès du coronavirus ces dernières 24 heures, un cas de moins qu'hier (4), portant à 2 884 le total des morts, a annoncé, hier, le porte-parole du Comité scien- tifique en charge de la gestion de l'épidémie, le Pr Djamel Fourar.
Le nombre de contaminations a connu une remontée, avec 277 cas, soit 26 cas de plus par rapport au bilan d'hier (251), pour atteindre, au total, 106 887 cas confirmés. R. N.
Problèmes d'eau dans certaines régions
L'Etat opte pour la «solidarité hydrique»
L ’ é v é n e m e n t
Ven. 29 - Sam. 30 janvier 20213
LLee JJoouurr
D’ALGERIEPar Thinhinene Khouchi
R
épondant aux ques- tions orales des dépu- tés, lors d'une séance plénière à l'APN en présence de membres du gou- vernement, le ministre de l'Habitat, Kamel Nasri, a indiqué que «les procédures de résilia- tion des contrats et de remplace- ment des maître d'œuvre char- gés de la réalisation des diffé- rents projets de logements pren- nent du temps, ce qui se réper- cute sur les délais de livraison».«C'est pourquoi les autorités locales ainsi que les entreprises en charge des programmes de logement doivent, dorénavant, mieux choisir les promoteurs immobiliers», a-t-il ajouté.
Questionné sur l'avancement du projet «AADL-CNEP» à Réghaïa, le ministre a indiqué que les logements seront directement remis une fois le projet finalisé.
Concernant le retard accusé dans la réalisation d'un projet dans la wilaya de Boumerdès, le ministre a affirmé que la résilia- tion de contrats n'était pas tou- jours en faveur des souscrip- teurs vu le retard qui en découle, insistant, dans ce sens, sur l'im- pératif de suivre et de surveiller l'activité des entrepreneurs.
Concernant les opérations de relogement, notamment des habitants des bidonvilles, Nasri a indiqué qu’elles n'avaient pas une date précise, mais s'effec- tuent plutôt selon les priorités. A une question sur l'avancement de certains projets de logements (LSP, LPP et LPA) dans la wilaya de Tiaret, notamment le projet de 20 logements promotionnels
aidés dans la commune de Machraâ Safa, Nasri a fait savoir que le projet avait été confié à un promoteur immobilier qui n’a réalisé que 40 % du programme.
A l'arrêt depuis trois ans, le pro- jet a été transféré à la Direction des domaines, en avril 2020, pour enclencher la procédure de résiliation du contrat, a-t-il préci- sé. Il a été soumis à la justice le mois dernier, et la procédure de désignation d'un nouveau pro- moteur a été lancée, a-t-il ajouté.
A une question concernant les souscripteurs AADL dans la wilaya de Jijel, le premier res- ponsable du secteur a indiqué que le programme AADL inscrit dans cette wilaya comptait 7 337
logements. Outre la livraison du projet de 400 logements dans la commune de Taher en 2020, plu- sieurs autres projets devraient être livrés en 2021, a-t-il dit.
S'agissant des projets inscrits en 2018, un total de 3 500 unités réparties sur 5 sites sont en cours de réalisation dans la wilaya dont les travaux ont été déjà lancés à un rythme accep- table. Quant aux projets inscrits en 2019, poursuit Nasri, 1 537 unités ont été programmées et les souscripteurs ont été convo- qués pour le versement de la 2e tranche. Le secteur ne ménagera aucun effort pour le parachève- ment de ce programme à travers un ferme suivi des projets, en
sus du renforcement des chan- tiers et la résolution des pro- blèmes soulevés dont le manque du foncier, souligne-t-il, justifiant le retard accusé dans certains projets par la situation sanitaire liée à la propagation du Covid- 19. S'agissant des citoyens ayant refusé de récupérer les attestations d'affectation dans le cadre du programme «AADL»
dans la wilaya de Jijel, le ministre a fait savoir que son secteur avait donné des instructions à l'AADL pour prendre leurs demandes en considération en fonction des capacités disponibles en respec- tant la chronologie d'inscription au programme.
T. K.
Nasri insiste sur une meilleure
sélection des promoteurs immobiliers
«Pour éviter les problèmes et les dysfonctionnements au niveau des chantiers de réalisation de logements et protéger les droits des souscripteurs, les autorités locales ainsi que
les entreprises en charge des programmes de logement doivent mieux choisir les promoteurs immobiliers», a indiqué le ministre de l'Habitat.
Afin d'éviter des dysfonctionnements durant la réalisation des logements
Ph/D.R.
«L
e nombre d’éluslocaux suspendus depuis 2017 à ce jour est de 386 sur un total de 24 876, soit 1,6 %» a fait état, jeudi à Alger, le ministre de l'Intérieur, Kamel Beldjoud.
A une question sur la révision de la loi relative à l'élu local, lors d'une plénière à l'APN, le ministre de l'Intérieur a indiqué que le pré- sident de l'APC «est soumis à la même législation que le gestion- naire des entreprises publiques, notamment la loi relative à la comptabilité publique et la régle- mentation des marchés publics et des délégations de service public». Le ministre a affirmé, en outre, que dans le cadre des
«importantes» réformes enga- gées par les pouvoirs publics afin de permettre aux Collectivités ter- ritoriales de s'acquitter «pleine- ment» de leurs prérogatives, plu-
sieurs ateliers ont été organisés pour consolider les capacités des communes en matière de valorisation des ressources finan- cières, fiscales et humaines (per- sonnels et élus), a-t-il souligné.
Ajoutant que l'objectif étant éga- lement de «renforcer le contrôle financier et le rôle des secrétaires généraux des APC», il a assuré que «ceci a permis de mieux maî- triser et rationaliser les dépenses publiques». A ce propos, il a rap- pelé que la stratégie adoptée par son département, en matière de formation et de perfectionnement des personnels et élus locaux, reposait sur une formation de base et spécialisée au niveau de l'Ecole national d'administration (ENA) en faveur des ingénieurs de la Ville ainsi que sur des cycles de formation organisés au profit des cadres du secteur.
Dans le même contexte, le
ministre a fait savoir que depuis 2016, 1 903 cadres et employés ont bénéficié de perfectionne- ment de niveau, à travers une for- mation qualitative dans de nom- breux domaines, comme la ges- tion financière des Collectivités locales, le management, la démocratie participative, la ges- tion des catastrophes, l'hygiène, la gestion des déchets. Des for- mations ont également profité, depuis 2015, à 2 007 élus locaux et 57 000 employés relevant de l'administration locale, a-t-il encore ajouté. Evoquant, par ailleurs, la stratégie de transition énergétique au niveau local, le ministre a mis en avant les nom- breuses instructions émises par son département, dont la derniè- re datant de mars dernier et visant à lutter contre le gaspilla- ge et la consommation excessive d'énergie au niveau des
Collectivités locales et à encou- rager une consommation ration- nelle et le recours à l'énergie renouvelable. Il a rappelé, dans ce sens, le programme visant à remplacer les lampes ordinaires par des lampes économiques permettant de réduire la consommation de l'énergie, ainsi que la généralisation de l'utilisa- tion de l'éclairage solaire. Le ministre a fait état, ainsi, de la mise en place, jusqu'à décembre 2020, de plus de 180 000 nouveaux éclairages publics et le remplacement de 173 984 lampes classiques par des lampes LED. En conclusion, il a insisté sur «la coordination par- faite» entre les responsables locaux et les acteurs de la socié- té civile pour «trouver des solu- tions aux problèmes soulevés au niveau local».
Meriem Benchaouia
De 2017 à ce jour
386 élus locaux suspendus
Un procès en destitution déjà perdu par les démocrates
Suite de la page une
C
e n'est en effet qu'à cette condition qu'il serait neutralisé. Un Trump qui conserverait tous ses droits politiques, et donc celui de prendre part à la pré- sidentielle de 2024, se remet- trait en campagne dès le pro- noncé de son acquittement, encouragé en cela par son sta- tut renouvelé de leader incon- testé de son camp. La cam- pagne présidentielle débuterait dès ce moment, d'autant qu'une échéance intermédiaire se profile déjà : les élections de mi-mandat, dont rien ne dit par avance qu'elles ne seraient pas remportées par les républicains. Or il y a moins d'une semaine, une motion des républicains dans laquelle ils contestaient la constitutio- nalité du procès en destitution intenté contre un président qui n'était plus en fonction n'a été rejetée qu'avec l'appui de 5 voix seulement républicaines.Elle n'a été rejetée ni par le lea- der des républicains à la Chambre, Kevin McCarthy, ni par leur chef de file au Sénat, McConnell, qui pourtant avaient impliqué directement Trump dans l'acte insurrection- nel du 6 janvier. Le résultat de ce vote, 55-45, annonce claire- ment l'acquittement prochain de Trump. Des 17 voix républi- caines manquant aux démo- crates pour obtenir la condam- nation de Trump, ceux-ci ne peuvent compter que sur 5, ce qui pour le moins n'est pas suf- fisant. Ils peuvent toujours s'entretenir dans l'illusion que les jeux ne sont pas encore faits, que les débats au cours du procès sont susceptibles de retourner des républicains, la réalité est qu'ils ont déjà perdu la partie. Leur procès est mort-né. Pire encore, il renfor- ce celui contre lequel il est intenté. Son acquittement en fera plus que jamais le leader de tout son camp, ou quasi- ment, alors que jusque-là il n'a été pleinement soutenu que par sa moitié. Ce sont les 5 républicains ayant voté contre Trump qui probablement seront évincés du parti. Nancy Pelosi, la présidente démocra- te de la Chambre des repré- sentants, avisée comme elle est souvent, n'exclut même plus que la violence ne vienne pas dans la suite des événe- ments de l'extérieur mais écla- te de l'intérieur. Pour s'en pré- munir elle préconise la mise en place de portiques détecteurs des métaux par lesquels les représentants devront passer avant de rentrer dans la Chambre. Seul moyen en effet d'enlever leurs armes à feu à ceux des représentants qui voudraient faire un massacre de leurs adversaires.
M. H.
LA QUESTION DU JOUR
Par Racim C.
R
elevant que ce pro- gramme «a souvent dévié de ses objec- tifs», l'Arav rappelle les nombreux avertissements adres- sés à la chaîne au sujet de ses contenus, qui suscitent la polé- mique au sein de la société et des réactions de colère, voire des condamnations. La même source souligne, en outre, une «insistan- ce»à aborder des tabous et des problèmes sociaux portant attein- te à la morale et aux valeurs sociales. Pour l'Arav, le contenu de cette émission ne sert pas le téléspectateur, qui aspire à une information constructive, qualitati- ve et de sensibilisation à même de contribuer à l'enrichissement de sa culture et à la solution des problèmes de son quotidien.Cependant, la course à la célébri- té et à l'audience a eu pour
conséquence un traitement superficiel et aléatoire, en l'absen- ce de spécialistes, en fonction des thèmes censés être béné- fiques pour la société, ajoute le communiqué.
Rappelant les appels, à maintes reprises, réitérés à l'im- pératif de promouvoir la scène médiatique, de préserver la digni- té du citoyen et de respecter les règles d'éthique et de déontolo- gie, l'Arav déplore «l'instrumentali- sation de certains cas sociaux en tant que phénomènes sans aucu- ne référence à des études scienti- fiques et à des statistiques exactes». Le programme a égale- ment ouvert la voie à des indivi- dus versant dans le charlatanis- me et la superstition et tentant d'abrutir le téléspectateur, ajoute le communiqué. Après visualisa- tion et examen des contenus, l'Arav a décidé de suspendre défi-
nitivement l'émission «Ma Wara'e El joudrane», à compter de la date de parution du présent com-
muniqué, et de faire injonction à la chaîne de se soumettre aux lois régissant l'activité audiovi-
suelle et à la déontologie, conclut le communiqué.
R. C.
4 LLee JJoouurr
D’ALGERIEAutorité de régulation de l'audiovisuel (Arav)
Suspension du programme «Ma Wara'e El joudrane» d'Ennahar TV
n L'Autorité de régulation de l'audiovisuel (Arav) a rendu publique, jeudi dans un communiqué, la décision de suspendre définitivement le programme «Ma Wara'e El joudrane» (Derrière les murs), diffusé par Ennahar TV, «pour
plusieurs dépassements professionnels et moraux».
A c t u e l
Ph/D.R.
L
e retour à la retraite proportionnelle et sans condition d'âge est, pour l'heure, «exclu», compte tenu du déficit de la Caisse nationale des retraites (CNR), a affirmé, jeudi à Alger, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, El Hachemi Djaaboub, mettant en avant la prise en charge de l'intégration des jeunes diplômés dans le monde du travail.A la question d'un député, lors d'une plénière à l'Assemblée populaire nationa- le, sur un éventuel retour à la procédure de retraite proportionnelle et sans condi- tion d'âge et l'intégration des jeunes diplô- més dans le monde du travail, le ministre a affirmé qu'«en l'état actuel des choses, il est impossible de revenir à cette procédu-
re compte tenu du déficit de la CNR».
M. Djaaboub a rappelé que «la procé- dure de départ à la retraite proportionnelle et sans condition d'âge est intervenue dans une conjoncture exceptionnelle, en 1997, en raison de la situation écono- mique qu'avait connue le pays suite à l'ap- plication du programme du FMI, qui a entraîné la fermeture de nombreuses entreprises et le licenciement d'un grand nombre de travailleurs».
A ce jour, la procédure a profité à «plus d'un million de personnes, ce qui a mis à mal l'équilibre financier de la CNR et créé, dès 2013, un déficit structurel», a ajouté le ministre, précisant que face à cette situa- tion, la CNR «a sollicité l'aide de diffé- rentes caisses de la Sécurité sociale et du
Fonds national d'investissement (FNI) pour assurer le versement des pensions de retraite».
Concernant l'intégration des bénéfi- ciaires du Dispositif d'aide à l'insertion professionnelle (DAIP), M. Djaaboub a fait savoir que 2 228 500 jeunes avaient béné- ficié de ce dispositif, de 2008 au 31 octobre 2019, soulignant que beaucoup d'entre eux avaient été titularisés dans plusieurs secteurs administratifs et écono- miques, publics et privés.
Il a fait état, dans ce sens, de l'intégra- tion, jusqu'à fin octobre 2019, des bénéfi- ciaires de ce dispositif parmi les diplômés de l'université et de la formation et de l'en- seignements professionnels, conformé- ment au décret du 8 décembre 2019, en
prenant en considération l'ancienneté.
A une autre question sur la possibilité de rembourser les actes de la procréation médicalement assistée (PMA), le ministre a fait savoir que la fécondation in vitro est remboursable par les assurances sociales et peut être faite au niveau des structures hospitalières publiques.
La contribution financière de la Cnas au profit des hôpitaux s'est élevée en 2020 à 92 milliards (Mds) DA et atteindra les 102 Mds DA en 2021, a-t-il ajouté.
L'insémination artificielle n'est certes pas incluse encore dans le système des assurances sociales, mais il est possible aussi de la faire gratuitementau au niveau des structures hospitalières publiques, a conclu le ministre. Yanis F.
Monde du travail
Djaaboub exclut tout retour à la retraite proportionnelle et sans condition d'âge
L
e parti Jil Jadid a dévoilé, jeudi, ses observations et propositions concernant la mouture de l'avant-projet de loi organique portant régime électoral, en tête desquelles figure son appel à l'Autorité nationale indépendante des élections (Anie) à l'effet de mener une campagne de com- munication intensifiée pour expliquer le mode de scrutin proportionnel avec listes ouvertes. A cet effet, le parti a émis une observation sur l'ar- ticle 167 de l'avant-projet, qui sti- pule que les membres de de l'Assemblée populaire commu- nale (APC) et de l'Assemblée populaire de wilaya (APW) «sont élus pour un mandat de cinq ans au scrutin proportionnel avec listes ouvertes et par vote préfé- rentiel sans panachage», appe- lant l'Anie à «expliquer de maniè- re détaillée ce scrutin» et à«intensifier la communication à
l'adresse de l'électeur, afin d'évi- ter l'augmentation du nombre de bulletins nuls».
Par ailleurs, Jil Jadid s'est joint aux formations politiques qui appellent à l'amendement de l'article 176 «en supprimant la condition requise des 4 % des suffrages exprimés lors des pré- cédentes élections, et celle d'au moins 10 élus au niveau des Assemblées populaires locales de la wilaya concernée», tout en exigeant que «les signatures pour les listes indépendantes soient faites électroniquement, sans avoir besoin d'approbation et de signature par un agent public».
S'agissant de l'article 174, le parti a suggéré que la liste des candidats aux Assemblées populaires communales et de wilaya comprenne un nombre de candidats «supérieur de 30 % à celui des sièges à occuper».
En ce qui concerne les
conditions que doit remplir le candidat à l'APC ou à l'APW, visées à l'article 182, la même formation politique a plaidé pour
«la suppression des deux condi- tions d'âge et de bonne condui- te en raison de l'absence de mécanismes juridiques clairs permettant une vérification dans ce sens».
Quant à la condition devant être remplie par le candidat à l'Assemblée populaire nationale, contenue dans l'article 198, le parti a proposé «la suppression de l'inscription à la circonscrip- tion électorale dans laquelle il se porte candidat», étant donné que «le mandat parlementaire est un mandat national».
Jil Jadid a également deman- dé la suppression de la «condi- tion de compléter tout le mandat dans les Assemblées populaires locales pour se porter candidat, pour l'élection des deux tiers des membres du Conseil de la
nation», comme énoncé dans l'article 219.
Le parti a également affiché certaines observations concer- nant le chapitre relatif à la cam- pagne électorale et à son finan- cement, proposant de relever la valeur de don de 1 000 DA à 10 000 DA.
Tout montant supérieur à la valeur de ce don (1 000 DA), doit être versé par chèque, vire- ment, prélèvement automatique ou par carte bancaire, comme stipulé dans l'article 90.
Pour Jil Jadid, «le plafonne- ment du don devant être versé via les mécanismes précités a pour but d'alléger les procé- dures de perception des dons à valeur monétaire minime, tout en respectant les autres disposi- tions relatives au financement des campagnes électorales pré- vues dans la loi».
La formation politique a éga- lement demandé l'amendement
de l'article 102 qui stipule que l'Etat se charge d'encourager les candidatures indépendantes des jeunes, en vue de contri- buer à la vie politique.
A ce propos, le parti propose la suppression des candida- tures des indépendants, affir- mant la nécessité d'«encourager la participation des jeunes dans la vie politique sans distinction, qui se sont portés candidats sous la bannière d'un parti poli- tique ou dans une liste indépen- dante».
Concernant les dispositions relatives aux opérations de vote, le parti a proposé «le plafonne- ment du nombre de représen- tants des candidats ou des listes de candidats à dix repré- sentants (article 139), ainsi que l'impératif affichage du PV en ligne, sans restrictions, dès l'achèvement du dépouillement»
(article 153).
Amine N.
Avant-projet de loi électorale
Le parti Jil Jadid demande des éclaircissements sur le scrutin proportionnel avec listes ouvertes
Ven. 29 - Sam. 30 janvier 2021
Ven. 29 - Sam. 30 janvier 2021
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E c o n o m i e
Par Sara B.
M.
Attar a précisé,dans ce contex- te, que ces textes se com- posent de 38 textes d'application et de 5 dossiers concernant la définition de la nature des contrats en relation avec le parte- nariat, précisant que les 32 textes d'application finalisés ont été déposés au niveau du Secrétariat général du gouverne- ment et que le Conseil du gou- vernement, qui se réunit chaque mercredi, examine et adopte deux textes à chaque réunion. Le ministre a mis en exergue le temps record – six mois – au cours duquel ces textes ont été élaborés, saluant les efforts
entrepris par les membres dudit comité composé de directeurs et techniciens de différents services du ministère et de ses différentes agences, en plus du groupe Sonatrach et la société Naftal.
Evoquant les caractéristiques de la nouvelle loi des hydrocar- bures, le ministre a indiqué que celle-ci était différente des lois précédentes, notamment en ce qui concerne la facilitation du partenariat, l'attrait des investis- sements et le renforcement de l'exploration pour augmenter les capacités de production et des réserves, regrettant «certaines pratiques bureaucratiques qui avaient tout retardé et freiné».
«Cette loi offre l'occasion de relancer le partenariat à travers un climat d'investissement attrac- tif et une fiscalité réduite», a-t-il ajouté, indiquant que «l'explora- tion de nouveaux puits exige d'importants nouveaux investis- sements que Sonatrach ne peut réaliser à elle seule». «Le déve- loppement du partenariat et de l'investissement sont à même d'augmenter les capacités de production et des réserves, vu que l'Algérie consomme plus de 50 % de sa production de gaz et
de produits pétrochimiques», a encore déclaré le ministre, annonçant que «l'Algérie lancera une campagne de promotion des avantages de cette nouvelle loi dès la finalisation des textes d'ap- plication si la situation épidémio-
logique (Covid-19) s'améliore».
Sonatrach fera également des offres de partenariat à propos de 14 ou 15 projets concernant le développement des petits puits qui sont au nombre d'une centai- ne, la plupart des puits de gaz, a
dit M. Attar, soulignant que cette tendance vise à assurer la sécu- rité énergétique du pays. Le comité d'experts poursuivra ses travaux, ouverts mercredi soir par le ministre de l'Energie et qui dureront quatre jours. S. B.
Les 43 textes d'application prêts au 1 Nouvelle loi des hydrocarbures er trimestre
LLee JJoouurr
D’ALGERIEL
es discussions avec un groupement d'entreprises chinoises pour l'exploita- tion du gisement de fer de Gara- Djebilet (160 km au sud-est de Tindouf) sont au «stade de finali- sation», a-t-on appris, jeudi, auprès du ministère des Mines.«Les discussions avec un groupement d'entreprises chi- noises sont au stade de finalisa- tion et la signature aura lieu très prochainement», a affirmé la même source. Le ministre des Mines, Mohamed Arkab, avait
annoncé, début janvier, que ce projet d'envergure allait être lancé durant le mois en cours, précisant que des négociations
«sont en cours avec un partenai- re étranger pour la réalisation d'un complexe qui va produire 12 millions de tonnes/an».
Lors d'une récente entrevue avec l'ambassadeur de Chine en Algérie, M. Li Lianhe, M. Arkab s'était félicité de la qualité des relations avec les entreprises chinoises. Le diplomate chinois a affirmé, de son côté, la volonté
des entreprises de son pays à contribuer au développement du secteur minier algérien. L e s gisements de minerai de fer de Gara-Djebilet, d'une teneur en fer appréciable (plus de 50 %), sont d'exploitation facile (à ciel ouvert), avec des réserves esti- mées à 3,5 milliards de tonnes.
Les gisements de Gara Djebilet sont constitués de trois sites, à savoir Gara Ouest, Gara Centre et Gara Est, soit un total de 40 000 hectares. Ce mégaprojet devrait générer plus de 3 000
emplois, dont un millier pour lan- cer sa première phase d'exploita- tion. Lors du Conseil des ministres du 3 janvier en cours, le président de la République, AbdelmadjidTebboune, avait souligné la nécessité de pour- suivre les efforts en vue de valo- riser les ressources minières que recèle le pays, mettant l'accent sur l'importance d'entamer, dans les plus brefs délais, l'exploita- tion effective de la mine de fer de Gara-Djebilet.
Nabila T.
Exploitation du gisement de Gara-Djebilet
Les discussions avec des entreprises chinoises en stade de finalisation
P
rès de 200 projets, entre start-up et projets Innovants, parmi 1 000 projets inscrits pour ce premier semestre, seront labellisés dès la semaine prochaine, a indiqué, jeudi à l'APS, le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l'Economie de la connaissance et des Start- up, Yacine El-Mahdi Oualid.Le ministre a précisé que 400 demandes de labellisation ont été introduites par les demandeurs du label «Projets Innovants», n'ayant pas de registre du commerce et vou- lant bénéficier des avantages réservés à ce type de projets avant de démarrer leur activi- té, et ceux qui aspirent au label «Start-up».
L'objectif n'étant pas dans la quantité mais plutôt dans la qualité des projets labellisés, estime le ministre, évoquant des projets éco- nomiquement viables et surtout innovants qui auront un réel impact sur l'économie nationale et qui peuvent même exporter à
l'international.
Les entreprises privées doivent, selon lui, s'impliquer davantage dans le financement et l'investissement dans les start-up, comme cela se fait partout dans le monde, recom- mande-t-il, surtout que des mécanismes d'encouragement ont été mis en œuvre par son département à leur adresse.
Une conférence régionale «Algeria Disrupt»
à Oran fin février
Evoquant l'évènement dédié aux start-up
«Algeria Disrupt», le ministre a annoncé que la première conférence régionale se dérou- lera à Oran vers la fin du mois de février.
Une autre rencontre régionale sera organi- sée à Ghardaïa, alors que Constantine abri- tera la conférence de la région Est du pays, avant la tenue d'une conférence nationale à
Alger.
Ajoutant que l'accélérateur de start-up
«Algeria Venture» sera bientôt réceptionné, bénéficiant de plusieurs sites, un à Alger, un à l'Est, un à l'Ouest et un quatrième dans le Sud.
S'exprimant au sujet des réalisations de la cellule de médiation avec l'administration, créée au niveau de son département, M. El-Mahdi Oualid a qualifié son travail d'«important», considérant que le principal frein à l'innovation et à l'entrepreneuriat en Algérie est bien la bureaucratie.
Près de 400 demandes de médiation avec différentes institutions ont été traitées par cette cellule qui planche quotidienne- ment sur des dizaines de demandes, a indi- qué le ministre, révélant que la médiation a permis de régler bon nombre de problèmes rencontrés par les porteurs de projets.
Farid Y.
Start-up et projets innovants
Près de 200 entreprises labellisées dès la semaine prochaine
Le ministre de l'Energie, Abdelmadjid Attar, a déclaré que les 43 textes d'application de la nouvelle loi des hydrocarbures seront prêts le 1
ertrimestre 2021. «L'élaboration de 32 textes d'application sur les 43 concernant la nouvelle loi des hydrocarbures (19/13) est terminée», a indiqué le ministre en marge du sixième conclave du Comité
d'experts chargé de rédiger ces textes, prévoyant la finalisation de tous les textes le 1
ertrimestre 2021.
Pétrole
Les prix ont un peu baissé, incertitudes sur
la reprise mondiale
Les prix du pétrole ont un peu baissé jeudi, l'incertitude sur la reprise économique mon- diale prenant le pas sur la chute des stocks américains de brut.
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a reculé de 28 cents, à 55,53 dol- lars (-0,5 %). Le baril américain de WTI pour le même mois a flé- chi de 51 cents, à 52,34 dollars (-1,0 %). «L'élan donné par la baisse des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis n'a pas été très efficace pour contrer le sen- timent négatif du marché», a estimé Stephen Innes, analyste d'Axi, pour qui la pression sur la demande à court terme «conti- nue de peser fortement». Selon un rapport hebdomadaire de l'Agence américaine d'informa- tion sur l'énergie (EIA) diffusé mercredi, les stocks commer- ciaux de brut aux Etats-Unis ont dégonflé de 9,9 millions de barils la semaine close le 22 janvier, tombant à leur plus bas niveau depuis mars dernier.
Cette baisse est d'autant plus significative que la prévision médiane des analystes tablait au contraire sur une hausse de 1,5 million de barils. Mais les mesures de confinement tou- jours en place à travers le monde, certaines campagnes de vaccination qui patinent et les commentaires prudents mercredi du président de la Banque centrale américaine Jerome Powell, qui a évoqué
«un long chemin avant une plei- ne reprise économique et des perspectives hautement incer- taines», contrebalancent les données de l'EIA. «Si l'écono- mie américaine est loin d'être sortie de l'auberge, la morosité risque de se propager dans d'autres régions du monde», a commenté Louise Dickson de Rystad. R. E.
Ph/D.R.
LLee JJoouurr
D’ALGERIES o c i é t é
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Par Aymen N.
«L
e taux de femmesayant bénéficié du micro-crédit en 2020 au niveau national a atteint 64 % du nombre global des bénéficiaires», a indi- qué la ministre sur les ondes de Radio Blida, au terme d'une visi- te de travail et d'inspection dans la wilaya. Dans la wilaya de Blida, le taux des femmes béné- ficiaires a atteint 69 % du nombre global des projets accordés au niveau local, per- mettant la création de 479 postes d'emploi, «une source de fierté», a-t-elle dit pour l'Agence nationale de gestion du micro-crédit (Angem). Les femmes optent pour ce type de crédit pour sa valeur réduite, ce qui les encourage à lancer leurs micro-projets.
MmeKrikou a indiqué que son département comptait assurer 780 micro-projets destinés essentiellement aux femmes.
Dans une déclaration à la pres- se en marge de sa visite de tra-
vail dans la wilaya, la ministre a rappelé qu'une «réunion de coordination entre les différents secteurs concernés est prévue lors des prochains jours, pour arrêter un programme d'action unifié de soutien à la femme rurale et à la femme au foyer».
Ce soutien se traduira par la for- mation, l'appui matériel, l'ac- compagnement ou la commer- cialisation, a-t-elle indiqué, ajou- tant que l'objectif de cette action est d'atteindre un produit conforme aux normes natio- nales et de le faire connaître sur les marchés internationaux. Le soutien de la femme rurale et l'encouragement de son inté- gration dans la vie économique et productive s'inscrit dans le cadre de l'appui du produit national, à travers la conjugai-
son et la coordination des efforts du gouvernement. De son côté, le ministre du Tourisme, de l'Artisanat et du Travail familial, Mohamed Hamidou, a souligné que cette visite d'inspection effectuée par les responsables des secteurs du Tourisme et de la Solidarité visait à «sensibiliser au soutien de l'Etat en vue de mettre en exergue le rôle de la femme, qu'elle soit rurale ou au foyer, notamment celle des zones d'ombre». Au cours de cette visite, les deux ministres ont supervisé le lancement d'une caravane de sensibilisation au profit des femmes au foyer dans les communes de Wadi Djar et Ain Roumana (Ouest). «Nous sillonnerons toutes les wilayas pour montrer aux femmes au
foyer tous leurs droits et les mécanismes que l'Etat a mis en place afin de soutenir et d'aug- menter les revenus familiaux et créer de la richesse», a indiqué M. Hamidou, soulignant qu'il existe plusieurs dispositifs de soutien dans diverses activités, qu'il s'agisse de l'artisanat, l'agri- culture ou les services. Cette caravane, ajoute-t-il, vise égale- ment à «encourager les femmes à suivre des sessions de forma- tion au niveau des chambres de l'artisanat et des centres de for- mation professionnelle à l'effet d'obtenir un diplôme leur per- mettant de bénéficier d'un local et d'un prêt pour démarrer un micro-projet». Il a rappelé que l'Etat aiderait cette catégorie dans la commercialisation de leurs produits, notamment au
regard de la stagnation de la commercialisation depuis la propagation de la pandémie de Covid-19, faisant état de l'ouver- ture de plateformes électro- niques au niveau des chambres de l'artisanat dédiées à la com- mercialisation des produits des artisans et de ceux de la femme.
Cette initiative, précise le ministre, vise à résoudre ce pro- blème et à encourager tout un chacun à davantage de travail, soulignant qu'il «est impossible pour l'Etat de créer, en la cir- constance actuelle, des emplois au profit de tous ses enfants, c'est pourquoi il a mis en place des mécanismes permettant de démarrer des petites et moyennes entreprises (PME), afin de contribuer à l'édification de l'Algérie nouvelle». A. N.
La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Kaoutar Krikou, a déclaré que 64 % des bénéficiaires du micro-crédit en 2020 au niveau national étaient des femmes.
64 % des bénéficiaires en 2020 sont des femmes Micro-crédit
P
as moins de quatre projets associa- tifs, retenus dans le cadre du pro- gramme de renforcement des capaci- tés des acteurs du développement local (CapDel) seront lancés officiellement aujour- d'hui dans la commune pilote d'El Khroub (Constantine), a affirmé, jeudi, la coordinatri- ce locale de ce programme, Imène Zeghbid.«Ces projets associatifs ont été retenus par le programme de renforcement des capacités des acteurs du développement local, qui a octroyé un 2efinancement dans le cadre du deuxième appel à projets, lancé en août der- nier dans ses huit communes pilotes, notam- ment El Khroub», a précisé la responsable.
Selon la même source, trois projets associa- tifs sur les quatre retenus à El Khroub sont inclus dans le «lot n° 1», consacré aux pro- jets destinés au renforcement de la société civile afin de consolider la gouvernance et renforcer le développement local, tandis qu'un seul projet a été sélectionné dans le
«lot n° 2», destiné aux projets catalyseurs de développement économique local (DEL), ciblant des secteurs comme l'Artisanat, l'Agriculture et la valorisation des produits agricoles ainsi que l'environnement. Dans le
premier lot, le programme a retenu le projet de l'association «Khroub des jeunes», axé sur la jeunesse et son intégration dans le mouvement associatif et la société civile pour devenir des acteurs dans le processus de développement communal, a indiqué la même source. Deuxième projet sélectionné dans le premier lot, celui de l'association
«Nissf El Moujtamaâ» (la moitié de la socié- té), dont les actions sont destinées aux femmes en détresse comme les veuves, les femmes divorcées ou maltraitées, en vue de leur apprendre à se prendre en charge à tra- vers des orientations, des conseils et des formations notamment.
Quant au troisième projet retenu dans le lot n° 1, il a été proposé par l'association Racing Club Athletic (RCA) qui souhaite créer des clubs sportifs et scientifiques au profit des élèves du cycle primaire pour leur enseigner le genre d'activités sportives et les mouvements en adéquation avec leur âge et leur corpulence.
L'unique projet associatif retenu dans le lot n° 2, celui de l'association «Hai Yafriz» (ma cité trie) a pour objectif la sensibilisation des ménages au tri des déchets domestiques, a
précisé MmeZeghbid. Ce projet vise, a-t-elle dit, à impliquer les jeunes et les citoyens dans le processus de tri des déchets, et ce, en partenariat également avec la Faculté de gestion des techniques urbaines (GTU) de l'Université Salah-Boubnider – Constantine 3 en vue d'impliquer également les étudiants.
Pour rappel, le programme CapDeL (Démocratie participative et développement local) est un programme promu par le minis- tère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire et le Programme des Nations unies pour le déve- loppement (Pnud), avec le soutien de l'Union européenne.
Il vise, à travers le renforcement des capa- cités des acteurs du développement local, la promotion d'une gouvernance locale concer- tée et transparente, le renforcement de la cohésion sociale et l'émergence d'une éco- nomie locale solidaire et diversifiée à travers huit communes pilotes, à savoir Djanet (Illizi), Timimoune (Adrar), Messaâd (Djelfa), Babar (Khenchela), Ghazaouet (Tlemcen), Djemila (Sétif), Ouled Ben Abdelkader (Chlef), El Khroub (Constantine).
Hamida H.
Lancement aujourd'hui de quatre projets associatifs dans la commune d'El Khroub
Cap Del
Blida
Trois personnes arrêtées pour trafic de pièces archéologiques classées
TROIS personnes ont été arrêtées par les services de la Gendarmerie nationale de la wilaya de Blida, pour trafic de pièces archéologiques clas- sées datant du 19esiècle, a-t-on appris, jeudi, auprès de ce corps sécuritaire. Selon un communiqué de la cellule de communication et des relations générales de ce corps, «la bri- gade de recherches de la Gendarmerie nationale de Blida a arrêté, dans le cadre de la lutte contre la criminalité et le protection des citoyens et de leurs biens, trois individus âgés entre 30 et 48 ans, pour trafic de pièces archéologiques clas- sées». Il s'agit, selon le même document, d'une épée et d'un poignard datant du 19esiècle relevant de la civilisation de la région de la Grande Kabylie (tribu Iflis Levher). Cette affaire a été mise à jour, suite à des informations parvenues à la bri- gade sus citée, portant sur la présence d'individus en pos- session de pièces archéolo- giques qu'ils s'apprêtaient à écouler à bord d'un véhiculé touristique, a-t-on ajouté de même source. Suite à quoi, le lieu des suspects a été détermi- né, avant l'interpellation du véhicule en question, puis sa fouille a abouti à la découverte, à son bord, d'une épée et d'un poignard du 19esiècle, relevant de la tribu Iflis Levher de la région de la Grande Kabylie, est-il précisé dans le même document, signalant la présen- tation prochaine des suspects devant la justice.
Amel O.
LLee JJoouurr
D’ALGERIEC u l t u r e
Ven. 29 - Sam. 30 janvier 20217
Exposition du plasticien El Bahi Belkheiri à Alger
Un cri d'une Afrique en malaise
Par Abla Selles
C
ette exposition, qui s'inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la culture africaine qui coïncide avec le 24 janvier de chaque année, met en valeur la richesse de la culture du continent noir ainsi que les couleurs de sa terre. En effet, c'est une exposi- tion d'œuvres contemporaines qui nous montre aussi le talent, la créativité de l'artiste ainsi que son attachement à la culture afri- caine. Une dizaine de toiles sans titre de différents formats, fruit d'un travail hautement esthé- tique, réalisé dans une technique dite mixte à l'acrylique et à l'huile, plaide pour l'Afrique, «continent de tous les fantasmes», restituant diverses émotions transmises uniquement par le regard et les humeurs variées du visage. Des personnages de femmes et d'hommes expriment des émo- tions fortes en lien avec la tradi- tion et la culture africaines, mais aussi et surtout, les inquiétudes et les attentes des peuples de ce grand continent.Réalisées avec une main lumineuse, aux couleurs domi- nantes et vives, les dix toiles transmettent au regard du visi- teur différents états d'âme, dont
la souffrance, les dangers du réchauffement climatique, la colère, le silence, la sagesse, le bien-être, la sérénité extrême ou encore l'ambition, la détermina- tion et la résilience. «J'ai essayé de faire entendre le cri de l'Afrique, grenier de tous les malaises, où les émotions se mélangent», explique l'artiste.
«El Bahi au cœur de l'Afrique»
est une exposition à la «théma-
tique qui interpelle», entretenue par les «textures denses de tous ces visages parlants», à travers lesquels l'artiste a exprimé «un clin d'œil pertinent à ce grand continent gisant dans sa réalité, mais bercé par le souffle de l'es- pérance», a commenté la fonda- trice de l'espace Ifru Design, Amel Bara Kasmi.
Artiste autodidacte, El Bahi Belkheiri est né en 1994 à Djelfa,
manifestant dès ses débuts, alors qu'il était encore au lycée, une créativité foisonnante et un talent prometteur qui a attiré l'at- tention de ses professeurs.
Depuis, un déclic s'est produit en lui pour décider ensuite de suivre le chemin que lui a tracé sa passion par la documenta- tion, l'auto-formation et la recherche, s'essayant à plu- sieurs disciplines artistiques,
dont la sculpture. Saisissant vite la complexité de l'univers artis- tique, El Bahi Belkheiri, persévé- rant et animé d'une grande soif d'apprendre, réussira à créer sa propre touche, en mélangeant les genres et les techniques pour avoir enfin de la visibilité dans des expositions individuelles à Djelfa, Alger, Laghouat, Ain Témouchent ou encore Tunis.
A. S.
La galerie d'art Ifru Design, sise au boulevard Krim Belkacem, à Alger, a reçu, jeudi, un public nombreux lors du vernissage de l'exposition «El Bahi au cœur de l'Afrique», signée par l'artiste peintre El Bahi Belkheiri.
L'
Agence algérienne du rayonnement culturel (AARC) a organisé, jeudi à Dar Abdellatif à Alger, un hommage à la mémoire de l'artiste défunt Cheikh Abdallah Guettaf, un des piliers de la musique chaâbi décédé il y a de cela 10 ans jour pour jour. Au programme de cette manifestation, plusieurs activités intellectuelles et artis- tiques à travers lesquelles les organisateurs ont tenté de mettre sous les projecteurs le parcours artistique de cette icone restée, certes, loin des médias, mais très présente dans les cœurs des mélomanes et des artistes.Intervenant à cette occasion, l'artiste, Abdelkader Bendameche, directeur de l'AARC et ami du défunt, a pré- senté un aperçu de la vie du Cheikh qui a créé sa propre ligne de conduite artistique en présen- tant comme socle le verbe popu- laire dit Melhoun.
Maîtrisant les techniques de ce genre musical, feu Abdallah Guettaf a su graver pour toujours son empreinte sur les nom- breuses Qsid qu'il gardait en mémoire à la faveur des grands Cheikh de l'ancienne époque pour ne citer que Ben Messaid et Sidi Lakhdar Ben Khlouf.
Il a su gagner le cœur des amoureux de ce style musical pas seulement dans la capitale mais aussi dans d'autres régions, a-t-il dit. Abdallah
Guettaf était épris de tous les styles musicaux algériens, à l'ins- tar de l'andalou, le bédoui, le kabyle et autres, a-t-il rappelé, ajoutant que le défunt a connu une forte popularité dans plu- sieurs autres villes, notamment à Constantine, Skikda, Jijel et Ghardaïa, où il se rendait sou- vent pour animer des cérémo- nies et des fêtes.
Cette rencontre a permis éga- lement d'avoir une idée sur l'as- pect humain de ce chanteur, natif
du quartier la Glacière (Alger), a déclaré le parolier et composi- teur Rachid Rezzaki, ami du défunt Abdelatif Guettaf qui, a-t-il dit, était connu pour ses valeurs morales et sa modestie et avait une culture très vaste, notam- ment dans son domaine artis- tique.Tout au long de son par- cours artistique, cet artiste était à la recherche de qsidates (poèmes) disparues et en a inter- prétées plusieurs avec une gran- de performance, a-t-il confié,
déplorant son absence dans les médias audiovisuels.
A cette occasion, un film documentaire de 15 minutes retraçant le riche parcours de cet artiste a été projeté, avec des morceaux de certaines de ses chansons et dont le tout premier enregistrement a été réalisé en 2006, à l'occasion des élimina- toires de la 1reédition du Festival national de la chanson chaâbi.
L'artiste est apparu, en 2010, dans une émission télé sur la
chaîne «Canal Algérie».
Le défunt a édité deux albums, le 1eren 2010, une année avant son décès. Le 2ealbum est sorti à titre posthume en janvier 2021. Né le 18 août 1949 à Hussein Dey à Alger, feu Abdallah Guettaf a débuté son parcours artistique vers la fin des années 1960 et poursuivi le tra- vail avec professionnalisme et sérieux, jusqu'à son décès le 28 janvier 2011, à l'âge de 61 ans.
M. K.
A l'occasion du dixième anniversaire de son décès
Un hommage rendu à Cheikh Abdallah Guettaf
U
n ouvrage collectif, réunissant des textes d'une quinzaine auteurs de dif- férents horizons sur une Algérie rêvée et la perception de la vie de l'Algérien dans un futur relativement proche, a été publié récemment sous le titre «J'ai rêvé l'Algérie». Cet ouvrage de 192 pages, publié aux éditions Barzakh, a été élaboré dans le cadre des activités de la fondation Friedrich- Ebert en Algérie qui devait organiser des ate- liers sur ce thème, transformés finalement en livre collectif pour cause de pandémie de Covid-19.Amina Izarouken, chargée des pro- grammes à la fondation, a expliqué que ce projet a été «très favorablement accueilli par les auteurs participants qui ont accepté de partager avec les lecteurs leurs rêves algé- riens».Entre fictions, récits, poèmes et témoi- gnages, 14 auteurs entre écrivain, journalis- te, étudiant, architecte, psychologue et sociologue, ont pris part à ce projet à l'instar du romancier, chroniqueur et acteur Chawki
Amari, la journaliste et romancière Sarah Haidar, la poétesse et cinéaste Habiba Djahnine ou encore la psychologue et théra- peute de famille Bouchra Fridi.
Dans la partie fiction de cet ouvrage, la qualité de vie appuyée par une transition écologique, technologique et urbanistique prime sur les textes d'auteurs comme le romancier Samir Toumi qui emmène son lec- teur en balade à Alger 80 ans après le hirak du 22 février 2019, la romancière Hajar Bali, rêvant d'une gestion complètement numéri- sée et participative, ou encore l'architecte Mohamed Larbi Merhoum pour qui la dyna- mique passe par la redynamisation du cadre de vie. Dans les «rêves» des auteurs, des projets écologiques comme «Green Algiers»
ou numérique comme «Smart Country» révo- lutionnent la vie de l'Algérien de demain avec un grand intérêt pour la végétation en milieu urbain et les modes de transport propres, une implication dans la vie associative et la gestion locale, une réhabilitation de l'espace
urbain, ou encore une vie culturelle des plus dynamiques.
Dans un autre style d'écriture, Chawki Amari propose un sorte d'état des lieux de la profession de journaliste et une projection sur ce que pourrait être les médias de façon générale, alors que la sociologue Khadidja Boussaid aborde le domaine de la recherche scientifique qu'elle rêve de voir reconsidéré.
L'éditrice de cet ouvrage, Selma Hellal, estime pour sa part que les auteurs ont tenu à proposer des textes avec une pointe d'hu- mour, éloignés du défaitisme de la revendi- cation et du militantisme, abordant différents aspects de la vie de chacun et de son envi- ronnement.
Non destiné à la vente, «J'ai rêvé l'Algérie»
a été tiré à mille exemplaires disponibles gra- tuitement dans plusieurs librairies du pays et au siège de la Fondation Friedrich-Ebert.
L'ouvrage sera prochainement traduit en langue arabe, selon l'éditeur.
F. H.
Parution de l'ouvrage collectif «J'ai rêvé l'Algérie»
Une perception de la vie dans un futur proche
Ph/D.R.