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Appel à contribution

Cahiers des Amériques Latines – Numéro thématique 2012/3

Le développement durable en Guyane : de la transposition d’un modèle aux stratégies d’adaptations

Coordination : Frédéric Piantoni, Dorothée Serges

La Guyane connaît aujourd’hui une crise de développement qui repose, entre autres facteurs, sur le déséquilibre entre une croissance démographique sans précédent et la disponibilité des ressources, essentiellement les transferts métropolitains et européens.

En effet, le département compte 230 000 habitants (INSEE, 2009), dont 33 % d’immigrés (90 % de la population étrangère est haïtienne, surinamaise, brésilienne). 22 % de la population en situation irrégulière, soit, 62 % des étrangers. Le taux de croissance est de 4 % par an depuis les années 90 et 45

% de la population à moins de 20 ans aujourd’hui. En matière d’Emploi, 30 % est au chômage, 62 % de la population active est tributaire de l’emploi public. D’un point de vue sanitaire, la majorité des indicateurs sont négatifs (mortalité infantile 10,5 ‰ ; mortalité périnatale 17,7‰ ; espérance de vie inférieure de 3 ans par rapport à la métropole ; maladies infectieuses (paludisme endémique) et cardio- vasculaires cancer identiques ; inégalités d’accès au soin ; 14 % des logements non raccordés à l’eau courante). Soulignons, enfin, que ces indicateurs sont fortement hétérogènes selon les espaces de Cayenne à St-Laurent (littoral), dans les fleuves frontaliers et dans les quartiers périphériques en franges urbaines.

Si les modèles socioéconomiques et culturels de référence, fondés sur l’alignement métropolitain, semblent trouver leurs limites, les modèles coutumiers traditionnels ou issus de l’immigration ne forment plus de structures assez puissantes pour pallier les inégalités des processus d’intégration.

Aussi, peut-on considérer que la transposition des cadres technico-administratifs d’organisation, de planification et de gestions territoriales n’est plus une condition d’un développement endogène.

Rappelons qu’à la suite d’une économie de plans (1950-1985), a succédé celle d’une valorisation du patrimoine écologique amazonien depuis le milieu des années 1990. Cette logique, associée à l’intégration de la Guyane aux RUP en 1999, puis consacrée par la création du parc amazonien de Guyane en 2007, assigne la Guyane à un support de biodiversité tropicale. Dans cet espace, désormais sacralisé par une représentation européenne de la Nature, la forme de développement prônée devient celle d’une exploitation « durable » des ressources constituées par la richesse des inventaires faunistiques et floristiques. Par effet, il a conduit à la reconnaissance sociale et politique de groupes socioculturels attachés à l’espace forestier et aux bassins fluviaux. Ce nouveau crédo s’exprime avec d’autant plus de force que le facteur anthropique est faible au sein d’un espace sous tutelle financière des transferts, et que l’impératif de protection écologique légitime une intégration territoriale nationale, dévolue au contrôle de l’activité aurifère et des flux migratoires.

Par conséquent, les cycles de modèles de développement se succèdent, fermant toujours le département à son environnement régional, sans plus de succès en matière de croissance des ressources locales. Dans le temps long, cette situation produit une rupture entre des modes de vie calés sur les modèles métropolitains, et ceux comparables aux pays à PIB/hab. faible des pays sud- américains. Cette divergence conditionne des vulnérabilités économiques, sociales, sanitaires touchant la population étrangère, mais aussi résidente au sein de territoires en marge (quartiers d’habitat non planifiés, enclaves fluviales ou littorales).

Pour autant, on observe l’émergence de stratégies d’adaptation, germes certes contraints de formes de développement fondés sur des règles différentes du modèle républicain. Ainsi, l’hyper-

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croissance d’un secteur informel structuré associé à la mondialisation des réseaux d’échanges transnationaux. En outre, on assiste à des mutations des registres linguistiques et des catégories sociales. Enfin, émergent de nouveaux rapports d’altérités et de reconnaissance entre les groupes socioculturels.

De fait, ce constat soulève évidemment un questionnement sur le cadre institutionnel actuel comme condition de développement et de sa durabilité. Mais, il conduit, en creux, à réfléchir sur les stratégies d’informalité alternatives produites, à leurs conséquences structurelles et à leur pertinence dans le temps. En effet, comment participent-elles à la création de plus-values économiques, sociales, culturelles, politiques ? Comment ces interactions sociales créent-elles aujourd’hui des modèles dans le cadre de processus de bricolage ? Comment ces hybridations multidimensionnelles, en marge des modèles transposés, deviennent-elles, paradoxalement, les conditions d’une véritable durabilité sociétale ouvrant des perspectives de développement ?

A la lumière de situations comparables et de disciplines différentes, on tentera de qualifier les principaux facteurs pouvant générer des perspectives de développement pérenne. Celles-ci ressortiront d’approches sociolinguistiques, démographiques, économiques, juridiques, sociologiques, géographiques, anthropologiques, historiques et d’aménagement du territoire.

Contact et envoi des articles : [email protected] ou [email protected] Date limite de soumission : 30 novembre 2012

Normes typographiques :

http://www.iheal.univ-paris3.fr/spip.php?article7

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Call of paper

Cahiers des Amériques Latines – Special Issue 2012/3

Sustainable development in Guyana: from the transposition of a model to informality Editors : Frédéric Piantoni, Dorothée Serges

Today, Guyana is in the middle of a development crisis whose causes are, among other factors, the imbalance between an unprecedented population growth and the availability of resources, mainly transfers from mainland France and Europe.

There are 230,000 inhabitants in this department (INSEE, 2009), out of whom 33% are immigrants (90% of the foreign population comes from Haiti, Surinam and Brazil). 22% of the population consists of illegal residents, which represents 62% of its foreign population. Since the 1990s, the growth rate has amounted to 4% per year, and today 45 % of the population is under 20 years of age. In terms of employment, 30% are unemployed, and 62% of the active population depends on the public employment sector. From a sanitary perspective, most of the indicators are negative (infant mortality 10.5%; perinatal mortality 17.7%; life expectancy is three years shorter than mainland France; infectious diseases (endemic malaria), cardiovascular diseases and cancer are the same rates; inequalities in health care; 14% of dwellings have no running water). Eventually, it should be noted that these indicators are highly heterogeneous regarding areas from Cayenne to Saint Laurent (the coast), on border rivers and in the outskirts of major urban areas.

If the socio-economic and cultural models of reference, based on an alignment with mainland France seem to have reached their limit, the customary and traditional models, or those resulting from immigration no longer represent structures which are powerful enough to compensate for the inequalities of the integration processes.

Consequently, it may be said that the transposition of technical administrative frameworks for organisation, planning and regional management is nowadays merely one condition of an endogenous development. It should be reminded that since the mid-90s, an economy based on plans (1950-1985) has been followed by an economy based on the development and promotion of the environmental and ecological heritage of the Amazon. This policy, related to the integration of Guyana into the UPR in 1999 and enforced by means of the creation of the national Amazonian park in 2007, assigns Guyana a supportive role in protecting the tropical biodiversity. In this area, which has now been sacralised by a European representation of Nature, the form of development which is advocated has become that of a

“sustainable” exploitation of the resources which are made up of rich and large stocks of wildlife. As a result, it has led to the social and political recognition of the socio-cultural groups linked to the forest areas and the river basins. This new creed is expressed most forcefully since the anthropogenic factor is small in an area whose financial transfers are under supervision, and since the necessity for legitimate environmental protection is a national territory integration, devolved to the control of the gold-related activity and of the influx of immigrants.

As a consequence, cycles of development models follow one another, therefore limiting the Department to a regional level of its environment, with no success in terms of growth of local resources. In the long run, this situation leads to a discrepancy between lifestyles based on the metropolitan model and those which can be compared to South-American countries with a low GDP/inhabitant. This discrepancy paves the way for economic, social, and health vulnerabilities affecting the foreign population, as well as the population in territories on the margins (unplanned residential areas, coastal or river enclaves.)

Nevertheless, strategies of adaptation can be noticed, the yet-constrained seeds of forms of development based on the various rules of the Republican model. For instance, hyper-dependence to transfers with mainland France and the European Union partakes in the growth of a structured informal sector associated with the globalization of transnational networks of exchange. Besides, transformations of linguistic registers and social categories can be observed. Eventually, new relationships based on the recognition of otherness amongst socio-cultural groups are emerging.

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Therefore, this assessment calls into question the current institutional framework as a condition for development and the latter’s sustainability. Nonetheless, it implicitly leads one to question the alternative informal strategies produced, their structural consequences and their relevance in the long run. Indeed, what part do they play in the creation of economic, social, cultural and political capital gains? How do these social interactions create today’s models as far as makeshift processes are concerned? How do these multi-dimensional hybridizations, outside the framework of transposed models, become, paradoxically enough, the very conditions for a societal sustainability paving the way for development prospects?

In the light of similar situations and diverse fields, the purpose will be to qualify the principal factors which can generate sustainable development prospects. These will be the result of socio- linguistic, demographic, economic, legal, sociological, geographic, anthropologic and historical approaches to land-use planning.

Expectations :

- Papers must comply with the typographical standards of the Cahiers des Amériques Latines.

- Articles must be sent either to Frédéric Piantoni ([email protected]) or Dorothée Serges ([email protected]).

- Submission deadline : November 30, 2012.

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Llamado a artículos

Cahiers des Amériques Latines / Número especial 2012/13

Desarrollo sustentable en Guyana: de la transposición del modelo hacia estrategias de adaptación

Guyana atraviesa actualmente una crisis de desarrollo que se arraiga sobretodo en el desequilibrio entre un inaudito crecimiento demográficoy la disponibilidad de recursos en mayor proveniencia de Francia metropolitana y de Europa.

El 33% de los 230 000 habitantes de este departamento francés (INSEE, 2009) son inmigrantes (90% de la población extranjera viene de Haití, Surinam, Brasil). El 23% de la población reside ilegalmente en Guyana; el 62% de los extranjeros se encuentran en esta situación. Desde la década de los noventa, la tasa de crecimiento se eleva a 4% por año y el 45% de la población actual cuenta con menos de 20 años de edad. El 30% de la población está desempleada y 62% de la población activa depende del sector público. La mayoría de los indicadores sanitarios son negativos (mortalidad infantil: 10,5‰; mortalidad perinatal: 17,7‰; la esperanza de vida es de 3 años inferior a la de Francia metropolitana; las enfermedades infecciosas (paludismo endémico), las enfermedades cardiovasculares y el cáncer llegan a las mismas tasas; desigualdad en la atención a la salud; el 14% de las viviendas no tiene agua corriente). Obviamente, estos indicadores llegan a ser muy heterogéneos cuando se consideran áreas tan distintas como Cayenne o Saint-Laurent (la costa), los márgenes de los ríos y las afueras de las ciudades más importantes.

Si bien los modelos socio-económicos y culturales de referencia alineados con Francia metropolitana parecen haber llegado a sus límites, las costumbres, los modelos tradicionales o los que resultan de la inmigración todavía no constituyen estructuras tan fuertes como para compensar las desigualdades que producen los procesos de integración.

Por consiguiente, se puede decir que la transposición de los marcos técnico-administrativos para la organización, la planificación y el manejo regional ya no constituye una condición del desarrollo endógeno. Desde la mitad de la década del noventa, la economía en base a planes (1950-1985) ha sido reemplazada por una economía en base a la promoción de las herencias ambientales y ecológicas del Amazonas. Esta política, que se relaciona con la integración de Guyana en el UPR en 1999 y fue reinforzada por la creación del parque nacional amazónico en 2007, atribuye a Guyana un papel de soporte en la protección de la biodiversidad tropical.

En este área, que ha sido sacralizada por una representación europea de la Naturaleza, la forma de desarrollo que se recomienda es la de la de la explotación ‘sustentable” de los recursos, compuestos con ricos inventarios faunísticos y florísticos. Entonces, ha llevado al reconocimiento social y político de los grupos socio-culturales vinculados con las áreas forestales y las cuencas. Este nuevo credo se expresa con aun mayor fuerza ya que el factor antropogénico es reducido en este espacio que se ubica bajo tutela financiera de las transferencias, y que el imperativo de protección ecológica legitima una integración territorial nacional, que suele recaer sobre el control de la actividad vinculada con el oro y la afluencia de inmigrantes.

Resulta en que ciclos de modelos de desarrollo se sigan el uno al otro, restringiendo la consideración del ambiente del departamento a su nivel regional, sin impacto perceptible en términos de crecimiento de los recursos locales. En el largo plazo, esta situación conlleva una discrepancia entre estilos de vida basados en el modelo metropolitano y estilos de vida cercanos a los de países

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económicas, sociales y sanitarias que afectan tanto las poblaciones extranjeras como las poblaciones asentadas en territorios marginales (asentamientos no planificados; enclaves costero o ribereños).

Sin embargo, se pudo rastrear estrategias de adaptación, aunque estos gérmenes sean contraídos por formas de desarrollo elaboradas en base a reglas distintas de las del modelo republicano. Por ejemplo, la hiper-dependencia respecto a los intercambios con Francia metropolitana y la Unión Europea tiene incidencia en el crecimiento de un sector informal estructurado vinculado con la globalización de las redes transnacionales de intercambios. Por otra parte, se observan transformaciones en los registros lingüísticos y en las categorías sociales. Por fin, emergen nuevas relaciones basadas en el reconocimiento de la alteridad entre grupos socio-culturales.

Esta valoración pone en cuestión el marco institucional vigente como condición para el desarrollo y su sustentabilidad. Sin embargo, lleva implícitamente también a que se pongan en cuestión las estrategias informales alternativas que se producen, su consecuencias estructurales y su relevancia en el largo plazo. Qué papel tienen en la creación de las mayores ganancias económicas, sociales, culturales, políticas? Cómo estas interacciones sociales participan en los procesos de conformación de los modelos actuales? Cómo, fuera del marco de los modelos transpuestos, y con cierto paradoja, estas hibridaciones multidimensionales devienen las condiciones mismas de la sustentabilidad societal y abren el camino hacia perspectivas para el desarrollo?

A la luz de situaciones similares y de varios campos, se tratara de identificar los principales factores que pueden generar perspectivas de desarrollo sustentable, a través de enfoques socio-lingüísticos, demográficos, económicos, legales, sociológicos, geográficos, antropológicos y desde la planificación territorial.

Requisitos:

Los artículos deben cumplir con los estándares tipográficos de la revista Cahiers des Amériques latines.

Los artículos deben ser enviados a Dorothée Serges ([email protected]) o Frédéric Piantoni ([email protected])

Fecha límite para presentar los artículos: 30 de noviembre de 2012.

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Chamada de artigos

Cahiers des Amériques Latines / Número temático

O desenvolvimento sustentável na Guiana Francesa: da transposição de um modelo às estratégias de adaptação

A Guiana Francesa conhece hoje uma crise de desenvolvimento que se baseia, entre outros fatores, sobre o desequilíbrio entre um crescimento demográfico sem precedente e a disponibilidade dos recursos, essencialmente as transferências francesas metropolitanas e europeias.

Com efeito, o departamento conta com 230 000 habitantes (INSEE (Instituto Nacional da Estatística e dos Estudos Econômicos), 2009), dos quais 33% imigrantes (90% da população estrangeira é haitiana, surinamesa, brasileira). 22% da população está em situação irregular, ou seja, 62% dos estrangeiros. A taxa de crescimento é de 4% ao ano desde os anos 90 e 45% da população tem menos de 20 anos. Quanto ao trabalho, 30% está desempregada e 62% da população ativa é tributária do emprego público. De um ponto de vista sanitário, a maioria dos indicadores são negativos (mortalidade infantil: 10,5‰; mortalidade pré-natal: 17,7‰; esperança de vida inferior de 3 anos em relação à França metropolitana; doenças infecciosas (malária endêmica) e cardiovasculares e câncer idênticas; desigualdades de acesso aos cuidados de saúde; 14% dos domicílios não ligados à rede de abastecimento de água potável). Sublinhemos, enfim, que estes indicadores são fortemente heterogêneos segundo se está nos espaços de Caiena e Saint-Laurent (São Lourenço) (litoral), nos rios fronteiriços e nos bairros periféricos nos limites urbanos.

Se os modelos socioeconômicos e culturais de referência, fundamentados sobre o alinhamento metropolitano, parecem encontrar seus limites, os modelos costumeiros tradicionais ou oriundos da imigração já não formam estruturas suficientemente poderosas para atenuar as desigualdades dos processos de integração.

Igualmente, pode-se considerar que a transposição de quadros técnico-administrativos de organização, de planificação e de gestão territoriais já não é uma condição de desenvolvimento endógeno. Lembremos que, depois de uma economia de planos (1950-1985), seguiu-se uma de valorização do patrimônio ecológico amazônico desde meados dos anos 1990. Esta lógica, associada à integração da Guiana Francesa às RUP (Regiões Ultra-Periféricas) em 1999, de seguida consagrada pela criação do parque amazônico da Guiana Francesa em 2007, designa a Guiana Francesa a um suporte de biodiversidade tropical. Nesse espaço, a partir de agora sacralizado por uma representação europeia da Natureza, a forma de desenvolvimento celebrada torna-se a de uma exploração sustentável dos recursos constituídos pela riqueza dos inventários de fauna e flora.

Consequentemente, os ciclos de modelos de desenvolvimento se sucedem, sempre fechando o departamento ao seu entorno regional, sem mais sucesso em termos de crescimento dos recursos locais. A longo prazo, esta situação produz uma ruptura entre os modos de vida baseados sobre os modelos metropolitanos, e os comparáveis aos dos países de PIB/hab. fraco dos países sul-americanos.

Esta divergência condiciona vulnerabilidades econômicas, sociais e sanitárias que afetam a população estrangeira, mas também residente no seio de territórios marginais (bairros de habitat não planificados, enclaves fluviais ou litorais).

Contudo, observa-se a emergência de estratégias de adaptação que, apesar de constrangidas, são germes de formas de desenvolvimento fundamentadas sobre regras diferentes do modelo republicano.

Assim, a hiper-dependência em relação às transferências metropolitanas e às da União Europeia contribui ao crescimento de um setor informal estruturado associado à globalização das redes de trocas

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socioculturais. Finalmente, emergem novas relações de alteridade e de reconhecimento entre os grupos socioculturais.

De fato, esta constatação suscita evidentemente um questionamento sobre o quadro institucional atual como condição de desenvolvimento e de sua sustentabilidade. Mas ele conduz, indiretamente, a refletir sobre as estratégias de informalidade alternativas produzidas, a suas consequências estruturais e a sua pertinência ao longo do tempo. Com efeito, como elas participam da criação de mais-valias econômica, social, culturais, política? Como essas interações sociais criam hoje modelos no quadro de processos de bricolagem ? Como essas hibridações multidimensionais, à margem de modelos transpostos, tornam-se, paradoxalmente, as condições de uma verdadeira sustentabilidade societal que abre perspectivas de desenvolvimento?

À luz de situações comparáveis e de disciplinas diferentes, tentar-se-á qualificar os principais fatores que podem gerar perspectivas de desenvolvimento perene. Elas resultarão de abordagens sociolinguística, demográfica, econômica, jurídica, sociológica, geográfica, antropológica, histórica e de ordenamento do território.

Requisitos:

- As contribuições devem levar em conta as normas tipográficas dos Cahiers des Amériques Latines (Cadernos das Américas Latinas)

- Os artigos devem ser enviados para Dorothée Serges ([email protected]) ou para Frédéric Piantoni ([email protected]).

- A data limite de submissão dos artigos está fixada para 30 de novembro de 2012.

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