111 Ecole Publique de Garçons Rue de la Mutualit6, NANTES ~L.-1.i ~
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Collection de brochures hebdomadaires pour le travail libre des enfants Documentation de A. PÉRÉ
Adaptation pédagogique des Commissions de l'Institut Coopératif de l'Ecole Moderne
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L•lmprimcrie à l'Ecole
CANNES {A.·M.)
15 Avril 1950
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LAC US RE
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Dans l a même
1. Chariots et carrosses.
2. Diligences et malles-postes.
3. Derniers progrès.
4. Dans les Alpages.
5. Le village Kabyle.
6. Les anciennes mesures.
7. Les premiers chemins de Ier en France.
8. A. Bergès et la houille blanche.
9. Les dunes de Gascogne.
10. La forêt.
11. La lorêt landaise.
12. Le liège.
13. La chaux.
14. Vendanges en Languedoc.
15. La banane.
16. Histoire du papier.
17. Histoire du tMâtre.
18. Les mmes d'anthracite, 19. Histoire de l'urbanisme.
20. Histoire du costume populaire.
21. La pieue de Tavel.
22. Histoire de lécriture.
23. Histoire du livre.
24. Histoire du pain, 25. Les lottilications.
26. Les abeilles.
27. Histoite de la navigation.
28. Histoire de l'aviation.
29. Les débuts de l'auto.
30. Le sel.
31. L'or.
32. La Hollande.
33. Le Zuyderzée.
34. Histoire de l'habitation.
35. Histoire de l'éclairage.
36. Histoire de l'automobile.
37. Les véhicules à moteur.
38. Ce que nous voyons au microscope.
39. Histoire de l'école.
40. Histoire du chauffage.
41. Histoire des coutumes funéraires.
42. Histoire des Postes.
43. Armoiries, emblèmes et médailles.
44. Histoire de la route.
45. Histoire des châteaux forts. 46. L'ostréiculture.
47. Histoire du chemin de fer.
48. Temples et églises.
49. Le temps.
50. La houille blanche.
51. La tourbe.
52. Jeux d'enfants.
53. Le Soul Constantinois.
54. Le bois Protat.
55. La phri!histoire (1).
56. A l'aube de l'histoire.
c oll ec tion
57. Une us me métallurgique en Lor- raine.
58. Histoire des maîtres d'école.
59. La vie urbaine au moyen âge. 60. Histoire des cordonniers.
61. Lïle d'Ouessanl.
62. La taupe.
63. Histoire des boulangers.
64. L'histoire des armes de jet.
65. Les coiffes de France. 66. Ogni, enfant esquimau.
67. La potasse.
68. Le commerce et l'industrie au moyen âge.
69. Grenoble.
70. Le palmier dattier.
71. Le parachute.
72. La Brie, terre è blé.
73. Les battages,
74. Gauthier de Chartres.
7S. Le chocolat.
76. Roquefort.
77. Calé.
78. Enfance bourgeoise en 1789.
79. Beloti.
80. L'ardoise.
81. Les arènes romaines.
82. La vie rurale au moyen âge.
83. Histoire des armes blanches.
84. Comment volent les avions.
85. La métallurgie.
86. Un village breton en 1895.
87. La poterie.
88. Les animaux du Zoo.
89. La côte picarde et sa plaine mari- time.
90. La vie d'une commune au temps de la Révolution de 1789.
91. Bachir, enfant nomade du Sahara.
92. Histoire des bains (1).
93. Noëls de France.
94. Azack.
95. En Poitou.
96. Goémons et goémoniers.
97. En Chalosse.
98. Un estuaire breton : la Rance.
99.
c·
est grand. la mer.100. L'Ecole buissonnière.
101. Les bâtisseurs 1949.
102. Explorations souterraines.
103. Dans les grottes.
104. Les arbres et les arbustes de chez nous.
105. Sur les routes du ciel.
106. En plein vol.
107. La vie du métro.
108. La bonneterie.
A. P.tRÉ
d'après une enquête faite en septembre .1947 par les élèves de f'Aérium Normandie (pavillon 15) et les élèves de f'Aérium Douce-Rive (Aéria de Forêt-Noire)
LA C I TE LACUSTRE D'UNTERUHLD I NGEN
(LAC DE CONSTANCE)
ALL EMAGN E.
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l'~edt.loriure polie
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I' ô9e <lu broni_e.-Carle de3 étoblissemmls lacustres ou bord du lac de Constance
Le lac de Constance
Le lac de Consta nce est situé e ntre l'Alle magne, l'Autric he et la Suisse. Le Rhin, né au massif <lu Saint-Got hard, y précipite ses eaux tumultue uses ap1·ès 180 kilom ètres <le descente ra pide d ans la pitto resque vall ée <lu Rhe inthal. Le lac form e une be lle nappe
<l'eau de 69 kilo mè tres de longueur sur 11 kilom ètres, dans la plus grande largeur. Le fle uve s'échappe i1 la pointe occidental e oii est bâtie la vieille ville de Consta nce.
Sur les rives du lac (260 km. de tour), on a trouvé <le nom-
breux d ébris d'outils, d 'arm es et d es traces d 'habitations datant
de l'époque néolithique e t d e l'âge du brnnze. La carte c i-dessus
signa le l'emplaceme nt des principaux établisse ments lacustres édi-
fiés penda nt cette longue période qui s'écoule entre 8.000 ans et
1.800 an s avant notre è re.
2
LA CITt LACUSTREVue d'ensemble de la cité lacustre
La cité lacustre d'Unteruhldingen
Le nivea u <lu lac va rie, chaque année, scion le volum e d'eau applll"té par les torrents alp estres a ux péri odes pluvieuses et surlout
: 1 la fonte d es ne iges et d es glaciers. En
'185~,il
ya eu une diffé- re nce de 3 m . 20 entre le niveau d 'élé (cnie de juill el) e t le niveau d'hive r (étiage e n fé vrie r). En
19~8,le niveau du lac é ta it inférie ur
<le 5 mètres au niveau m oyen du XIX• s iècle.
C elte diminution du volume d'e au e ntraîne un rec ul du rivage, découvrant une lo ngue bande d e te r ra ins sablo nneux ou maréca- geux pe u à peu transform és en tourbières. C 'est dans ces terrains que l'on a trouvé des obje ts et d es vestiges de construc tions pré- hi st oriques. Les resles de pilotis o nt permi s de c omprendre comment étaie nt construites les habitations lacustres, et de recons- titu er, e n 193 1, à Unte ruh ldingen, sur la ri ve no1 ·d du lac de Cons- tance, deux villages d'époque différ ente
- l'un d e l'âge de la pi erre polie ;
- l'autre de l'âge de hron.ze.
LA CITt LACUSTRÉ
Schéma de la plaie-forme
La plate-forme de soutien
Le \'Îllage es t entièrement édiiié sur une plate-forme de rn11dins re posant s ur des madriers. Ceux-ci sont fixés, par des attaches e n cuir. aux pilotis ou palafittes. Ces pieux m esure nt parfois plus d e cinq m è tres de long; ils so nt enfoncés, sur une profondeur d e 2 mètres, dans la \'ase du lac ; leur e xtré mité é tait durcie au fe u.
Il ne semble pas qu'il
yait e u de très grosses agglomérations lacustres ;1 l'âge de la pierre poli e {néolithique). Sur les quarante- quatre stations de cette é poque, identiiiées autour du lac de Constance, celle d e SipplinRen. la plus importante, devait compor- ter trente maisons groupant trois cents habitants en\'iron.
On a calculé qu'il fallait plus de vingt mille pilotis pour sou- te nir un te l village. Quarante hommes ont d1î travailler pe ndant plus de trente . iours pour abattre et débiter les arbres nécessaires.
On ne sait pas encore comment ils ont pu men er un tel travail
et enfoncer bien verticalement, cfans la vase du lac, un nombre
aussi considérable de pilotis.
~- LA CITt LACUSTRB
Au premier plan,
a
gauclte, les pieux de /'enceinteL'enceinte
Le villa ge est e ntière m ent e ntouré par une enceinte formée <le pie ux juxtaposés. Cette clôture est reli ée au riv age par une passe- relle mesurant jusqu'à 100 m ètres de long. Une tour d e guet visible à la droite de la ph oto comma nde l'entrée d e la passerelle. La porte à glissière e n b ois, semblable à la herse des ponts-le vis du moyen âge, pe rmet d 'ouvrir et de f e rme r le passage. Un tronc, a ux larges e ntailles en marches d'escalie r, accède au pos te de guet d'où l'on surveille facile me nt les cha m ps cultivés sur la rive e t l'entrée de
I~forêt d'ol1
1bêtes ou peuples ennemis, peuve nt à tout instant surgir.
On estime à • -l.000 o u 5.000 le nombre de pieux nécessaires pour former une e nceinte. A lJnteruhldingen, nous avons compté 1.386 pilotis, m ais le village r econstitué de l'époque néolithiqu e ne comporte ic i que s ix ma isons.
L'enceinte de la c ité lacustre <le S ipplingen devait avoir plu s d e 6.000 pieux.
NOTE. - Les en/anis représentés aur la photo, sont les é/êvea da /'Aérium Nom1andia qui ont fait /'enqu8te sur la cité d'Untoruh/dinsren.
LA CITÉ LACUSTRE
5
La lour de gufll
La tour de guet côté lac
L'e nceinte limite du côté <lu lac une sorte <le lagune intérieure où venaient s'abriter les barques <les pêcheurs. Une barrière à claire- voie s'ouvre sur le Jm·ge. L'entrée des embarcations est protégée des vents du nord et du nord-est par un écran en angle. Le chenùn
<le ronde qui court à l' intérieur de la palissade conduit à la tour de guet d'où l'on commande l'entrée du port.
Car c'est bien l'ancêtre d' un port artificiel que les hommes des cités lacustres ont ainsi réalisé, en isolant, derrière la palissade,
€ette nappe d'eau où les embarcations sont à l'abri des coups de
vent et des orages si violents sur le lac.
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LA CITÉ LACUSTRE~
. I• rrc111lu
~r:d' '/-T LI-
La /tulle
La hutte néolithique
Les plus anciennes des habitations lac ustres du lac de Cons- t ance o nt été ide ntifiées comme rem ontant vers 8.000 a ns a va nt J .-C. Ce sont de s imples huttes qui rappe llent les cases d e cer- taines peuplades d'Océ anie ou d 'A frique centrale . Consti tuées pa1·
des bran ches, e lles sont rec ouvertes d'une natte d e rosea ux non rat tachée aux parois.
L'ha bitation de l'âge de la pierre polie, vers 3.000 a ns avant J .-C., ma rque un progrès d écis if da ns l'art de c ons truire. Un piquet vertical te rminé par un e fourc he naturelle soutie nt la poutre faîti ère à chaque e xtré mité. Le toit, à de ux pentes, est form é par un cadre de bois su pportant des pannea ux de chaume ou de jonc.
Ce piquet vertical d evie ndra le poinçon, pièce m aît resse de la
ferm e dans la charpente moderne d'un toit à d eux pentes.
LA CITÉ LACUSTRE
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jJ ~ ~~ lasab8dt~
~~~l1Z1Zlirll ~~m»ma l œma A
Plan d'une l1abilalion
Plan de l'habitation néolithique
La constru ctio n la plus importa nte du village néoli thique corrv- prend troi s parties. Elle m arque une amélioration bie n nette s ur les huttes plus a ncie nnes qui n'avaient qu'un e seul e pièce.
L'ava ncée d u toit form e un auvent ot1 l'on de vait vivre par
beau te mps , car un e place est réservée à un foyer e xtérie ur. Au
cenb·e, une pi èce est réservée à la préparation des r epas : c'est Ja
cuis ine. Elle est la pièce la plus importante, puisqu'en plus d e l'em -
place me nt du foye r, nous h·ouvons le four à pain . La troi siè me
pièce correspond à la salle commun e des maisons mod ernes alle-
mandes : c'est le wohn stube , c'est-à-dire la pièce où l'on d em eure
le plus souve nt. Ici ce devait être l'e ndroit ot1 l'on se r e pose puisque
nous
ytrouvons des lits.
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LA CITt LACUSTREf'!Ao:t.)U'11C-
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Plan de la cuisine
Dans la première pièce
Dès la porte d'entrée, le regard s'arrête sur le foyer central formé par un cercle de pierres. Pas de cheminée ; mais, entre les parois et le toit, un espace permet à la fumée de gagner l'extérieur.
Sur les étagères, des vases de terre contiennent des grains de blé, millet et orge, des noyaux de prunes et de cerises, des pépins de pommes, des baies sauvages de framboises et de mûres. Tous ces restes de fruits, qui datent de l'époque néolithique, apparaissent noircis ; ils se sont calcinés par fermentation lente ; la matière ligneuse s'est conservée dans la tourbe où on les a découverts,
jl ya vingt ans.
Les hommes du néolithique chassaient et pêchaient. Mais ils mangeaient aussi des fruits sauvages : baies, noix, noisettes.
C'étaient les femmes et les enfants qui en faisaient la cueillette.
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LA CITlf: LACUSTRE
Lc3 outi/3 de l'agriculteur
L'homme de l'époque néolithique est un agriculteur
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Un outil exposé dans cette pièce <•ttire notre attention : c'est la première charrue ou plutôt l'araire primitif. Une fourche en bois constitue les deux mancherons ; l'autre extrémité, taillée et polie en section triangulaire, durcie au feu, devient un soc assez tran- chant pour gratter la terre meuble du r ivage. Une pièce de bois horizontale, liée à la première, permet de h·aîner l'appareil : · un homme (et plus tm·d un animal)
ysera attelé.
Sur les espaces compris entre la forêt et le lac, l'homme
:1travaillé le sol et confié à la terre des graines de blé, d'orge et
de millet. D'autres pièces en bois poli et durci sont les ancêtres
des houes, des bêches et des sarcloirs. Une branche courbe, garnie
de lames de silex, servira de faucille pour couper la récolte.
1t
LA CITÉ LACUSTRELe four et le broyeur
Le moulin et le four
Une large pierre légère m ent incurvée et un broyeur en pien-e vaguement cy lindrique constituèrent la première me ule. On écra- sait le gain à la main avec le broyern· et l'on recueillait le tout dans un petit vase en terre. Sur le large van e n bois, on séparait grossièrement le son de la farine.
La pâte était préparée dans une auge , éga le ment en bois, qui rappelle un peu la m a ie de nos ca mpagnes.
Ce n'était pas du véritable pain qu e faisait c ui1·e l'homme de l'époque néolithique, car il ne connaissait pas le levain ·qui fa it gonfler la pâte.
~laisil façonna it des so rtes de ga lettes plates qu'il cuisait rap idement dan s le four. Cela devait se consommer sans la rder car un pareil pain devenait b'ès dur au bout de quelque8
JOUrs.
LA CITÉ LACUSTRE
Barque et engins de p2che
La pêche
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Les lacs aux eau,x ordinairement calmes, au climat plus doux, aux rivages fertiles, offrire nt à l'homme un site plus sCir que les rivi ères torre ntueuses ou que les vallées inhospitali èr es. Ordinaire- m ent très poissonneux, ils assuraient par la pêche une nourriture moins incertaine que la c hasse. Da ns les eaux ordinairement ca lmes du lac de Co nstance vive nt e ncore, de nos jours, de grandes qu;m- tités d 'un gros poisson d e la famill e du saumon : le fel che bleu ou corégone, qui es t e n train de disparaître dans les autres lacs.
La barque utilisée par les pêcheurs néolithii1ues rappelle la
pirogue des tribus polynésiennes. Longue de 4 m. 50, haute de
0 m. 30, e lle é tait cr eusée dans un tronc de chê ne. Le harp on à
pointe d e s ilex a été le 11remier eng in de pêche, mais certa ins os
de re nne ont pu servir d 'hameço n. Plus tard, les hameçons seront
e n bronze. On voit mêm e, au Musée de Constance, des mailles de
lin qui ont dû faire partie d'un iïlet d e pêche néolithique.
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LA CITÉ LACUSTRE~ .
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A rme:r el ouli/s en corne et pierre
Les armes et les outils
On ne peut pas séparer armes et outils, certains oh. iets c.:omme la h ache servant ;, la fo is d'armes e t d 'outils.
Les o utils de l'âge de la pi erre taillée (silex taillés i1 bords tranc ha nts, gratto irs, c iseaux et coutea ux, s i nombreux a u i\lusée d'Unteruhldingen) devi enne nt d'un 111a11ic111ent plus facil e lorsqu'on a su les e mmanch er.
Une pre mière solution était d e ligaturer le coup de pomg- ou la lance de pie rre ;, une fourche nature lle. Puis l'hom111 e cr eusa 1a tête du manche e n mortaise pour
yadapter son arme.
Trois
;'1qu atre 111ille ans avant notre è re, o n in venta l'e mman-
cheme nt
;'1do uille el l'e mmanc hement
;'1colle t.
LA CITÉ LACUSTRE
Les machines à percer les pierres
Ce sont les pièces curieuses de la cité lacustre. La machine
~1creuser comporte un socle sur lequel ~'ap
puient cieux montants supportant une traverse. Celle-ci est fixée ;, une extTé- mité par une ligature et, d'autre part.
par un contrepoids. Au centre, une pièce en )>Ureau maintient un peu de s:- 1ble au contact de la pierre. Un sys- tème d'archet imprime le mouvement
~'
la pièce centrale qui cre use la pierre par usure le nte.
La scie à pierre
La scie ;, pierre. montée d 'une façon
~rnalogue.
comporte un , \{rattoir en si- )ex qui use la pierre par petites per- c u ssions et longs iroltements.
Ces machines permettent de prépa- rer l'e mmanchement ù collet qui e),t c elui de nos h:1 ch es actuelles de no s marteaux et d e la plupart des petits instruments aratoires.
Mocltine à pHcer /es pierres
Macltine à scier /es pierres
i3
LA CJTt LACUSTRE
Village lacustre reconsUtué
Le village de l'âge du bronze
reconstitué à la cité lacustre d'Unteruhldingen
La carte du Musée d 'Unternhldingen indique qu'il n'y a plus , vers 1800 a ns ava nt J .-C., que dou ze stations lacustres autour du lac. Bon no mbre de c ités néolithiques ont disparu . Par contre, les cités de l'âge du bronze sont plus impor tn ntcs e n é te ndue. Celle de S ipplingen mesure 600 mè tres de long sur 50 de large, e lle compte à l'âge du bro nze plus de 2.000 ha bita nts. Ceux-ci se li vre nt à des occupations plus dive rses ; à côté des agriculteurs .et d es pêche urs, no us avo ns de nombr eux ar tisans : il y a da ns le village la m aison du t issera nd, la maiso n du potie r, plusieu rs m a isons de forgerons.
O n se dem ande s'il n'y ava it pas déjà des cités lacustres spécia-
lisées da ns telle indus trie ; c'est ains i que Boclmann , bie n a brité
a u fond de l'U berl ingen Sée, a pu const ruire d es barq ues de pêche
de puis l'i'ige d e bron ze et avoir, a u moye n fige, un e corporation
re nommée de construc te urs de bar ques.
LA CITÉ LACUSTRE
1 5'
La maison du cite/
La maison du chef de village
C'es t cell e qui est à droite de ln photo. Plus grnnde que les.
autres (11 m. 50 s ur 6 m. 50), elle comprend de ux pi èces nette- me nt séparées par une cloison d e bois avec porle. Au-dessus de ln deuxiè me pièce, une sm élévation du toit anno nce un dé hut de che minée. Les parois sont form ées de rondins horizo ntaux assem - hlés par de gr osses chevilles. Nous ne trouvons pas, co mme dans les huttes ordinaires, de ln terre tassée pour garnir les espaces entre les pique ts de sout ien. Le bois forme l'ense mble de la cons- tru ction : c'est du ch êne o u du noyer.
C ette maison, plus s pacieuse, plus solide, mieux aménagée que
les autres huttes, est la d em eure du che f du village, car la cité
lacustre est maintenant o rganisée : elle a un chef qui comma nde :
e l auquel on obéit.
- 16
LA CITÉ LACUSTREVerrou de la porte el lucarne
Portes et fenêtres
Les parois de l'habitation de l'âge du bronze sont munies de lJortes et f e nêtres pouvant se fe rm er. La port'e est enco1 ·e mobile autour de la nières de cuir ; mais un pe ut la bloquer de l'intériew·
avec un coin qui anête un verrou en bois. Chaque pièce est éclairée par une étroite lucarne que clôt un volet à g lissiè re. La c heville permet de fixer le volet depuis l'intérieur. On trouve encore de nos jours, en Foi·êt Noire, de nombreuses cabanes fo1·estièt·es (wald-hütte), construites e n rond ins, sembla bles au x huttes de l'âge
·du bronze.
LA CITt LACUSTRE
Les premiers meublea
L e mobilier
P o ur la première fois, qu elques me ubles apparaissent cla ns la
maison. Ils s ont encore grossi èt-ement taillés <lans un tronc <l'ar-
bre. La lourde ta ble repose sur des tré teaux massifs. Le lit ne
compor te que de ux mo nta nts c hev illés et <leux traverses s ur les-
quelles on a jeté des peaux de bêtes. Le foyer circ ula ire o ccupe tou-
jours le centre de la pièce. Un systè me ingé nieux de cré maillèr e e n
bois assure une manipul ation plus précise du vase d e bronze que
l'on pose au-dessus du feu. La partie surélevée du toit, au-dessus du
foyer, perm et l'é vacua tion de la fumée. C'est déjà l'a ncêtre <le la
ch eminée.
LA CITÉ LACUSTRE
0
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Les premières poteries
Le travail du potier
Les rives du lac contiennent une te rre a rgileuse, de coulem·
grise, facil e à modele r. La présence de celle matière pre miè re expl i- que le dé veloppe me nt du travail du potier, l'une d es plus ancie nnes activités artisanales des cités lacustres.
L'ouvrier pétrit la pâte et fa çonn e
~1la main les form es d es vases. Ces vases ont encore une sym étrie assez grnssière, mais l'artisan ne tarde pas à acq uérir un e hab ileté é tonna nte. Tro is sortes de r écipie nts naissent de ses mains adroites :
Les cruches avec anses, po ur le tra nsport de l'eau ; Les petites coupes o u gobelets, ancêtres des t imbales ; Les vases plus gra nds, cylindriques o u en forme d'urn e, desti-
nés à conserver les graines. ·
La cuisson se fa it dans un four à deux é tages. L'un d'eux est bie n vis ible près de la maison du chef du village de l'âge du bronze.
En bas, le foye r ; en haut, l'étagère sui· laquelle on disposait les
pots.
LA ClTt LACUSTRE
. ..
Le$ poteries décorées
Poteries décorées
~ V'
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Bie ntôt le po tier ne se contente plus de do nner à ses vases une forme harm onie use. li c herche p:i r la décoration à les re ndre plus agréables à l'œil.
C'est d 'abord une s imple couro nne d' incis io ns répétées près du col o u s ur le ventre du réc ipient. Puis, les m otifs e n creux o nt été garnis d'une pâte b lanche obte nue e n écrasa nt des coquillages.
Les décorntions devie nne nt plus géo métriqu es ; l'une d'elle r;i ppelle une feuille d e fougère. E lles so nt plus a ppare ntes lorsque le v:ise a été coloré a vec d e la mine de plomb ou de l'oxyde de ma ng;inèse.
Dans u ne hu tte de l'âge du bronze, nous b·ou vons un gra nd
vase plat lourdement orné. Peut-êt re était-il destiné à un c hef o u
d eva it-il ser vir à un usage religieux. En tout cas,' les décoratio ns de
ces · poteries lacus t res peuve nt être considérées comme les m ani-
fes tations du souci arti stique des a rtisa ns.
20
LA CITt LACUSTRE,. ...
~~~
Le tisserand
Les pre mie rs vêtem ents fure nt constitués par les µeaux <f ::ini- maux (our s, r ennes, cerfs) que tuaient les c hasse urs dep uis de.s millé na ires. A ces fourrures, l'homme du néo lithique ajouta les étoffes Lissées.
Le lin a ét é la pre mière matière textile e mployée ; c ette herbe à pet ite fle ur bleue poussa it naturelle m e nt s ur l es rives du lac, les te rrains fer tiles des a lluvions lui conve naient particulièrement.
Nous remarquons dans la hutte du tisserand un curieux cou- teau à ta iller : un manche s'encastra nt dans une gorge en bois rompait les tiges séparant l'écorce de la fibre.
Le peigne à pointe d'os détachait les brins parallèles qui, après torsion, form aient les fils enroulés autour du fusea u. Ces fils étaient teints soit avec de la cochenille qui donnait la couleur rouge ou des baies de s ureau qui coloraient en bleu. Un métier à tisser rudi- mentaire permettait de fabriquer la toile par l'e ntrecroisement de&
fils de chaîne et des fils de trame.
LA CITt LACUSTRE
Métier
a
tiuer de /'fige du bron'cLe métier à tisser
Le métier à tisser de l'âge du bronze est <léjà perfectionné.
Le métier est vertical au lieu d'être horizontal comme les métiers à tisser de vos écoles.
Les fils de chaîne sont tendus par des poids en bronze.
Au centre de l'appareil, vous voyez une sorte de claie dont les tiges sont percées de trous. Les rils de chaîne passent l'un clans le trou, l'autre dans l'intervalle entre les rondins.
En manœuvrant ce cadre d'avant en arrière, on sépare les deux nappes de la chaîne. Le tisserand peut alors lancer sa navette.
Vous voyez au sommet de l'appareil les fils entrecroisés qui
formeront le tissu.
LA CITif LACUSTRE
Premiers outils en bronze
Le forgeron
1 ,'une des huttes de la cité lac ustre est appelée la forge.
L'e nclume avec sa petite tê te de bronze montée sur un billot.
le martea u e n corne de cerf, la pierre c reusée en ier d e lance pour le moulage témoignent d 'une activité nouve lle.
Le bronze, alliage de cuivre et d 'étain, venait d'être découvert.
mais il n'était pas coulé au village. Le min erai se trouve à plus de cent kilomètres, dans les montagn es d'Autric he e t de Bavière. La fus ion du minerai et toute sa méta llurgie devaient se faire ailleurs.
A Unteruhldinge n, comme dans toutes les c ités du lac,
onde vait
r efondre le min erai pour e n fabriquer des armes nouvelles et des
outils variés.
LA CITÉ LACUSTRE
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Les oulils se perfectionnent
Outils en bronze
Primitivement, le métal f on<lu est co ulé dans un m oule de pie rre, mai s on ne peut obtenir ainsi que des haches grossières ou des épées très courtes, car il est diffici le de c reuse.r <les dé tails p1·écis dan s la pierr e.
Bientôt l'hom mc apprend ;, façonner le m étal sur l'enclume.
Par le martelage, o n aHine les formes, on allonge· les é pées. LC' forgero n qui prend la place du fondeur ré duit l'é paisseur du lin got et crée la la me. Il obtient ainsi l'épée ou le co uteau que l'on munit d 'une poignée d e métal. Parfois o n prolonge la lame d'un e soie perm ettant cle fixer, ;, l'a ide <le rivets, un manche de bois, de corne
ou
<l'os.
Oe la m êm e époque, datent les objets de parure comme les
fibul es, les agrafes, les pendeloques et les colliers.
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LA CITJf: LACUSTRENavigalion sur le lac de Conslance
Vers de nouveaux rivages
800 ans avant J.-C. ! Derni è re date inscrite au Musée d'lJnter- . uhldingen au rayon des cités lacustres.
C'est l'époque de la c ivilisation grecque. Rome va être fondée.
Dans les montagnes d'Autriche, à Hallstadt, d es hommes ont découve rt de nouveaux minerai s et travaille nt le fe r.
De nouvell es cités se dé veloppent dans les plaines et sur les collines e nvirnnna ntes. Les lacustres ne sont plus à l'ab1·i des armes de bronze e t de fer .
Les vlllages lacus tres disparaissent, re mplacés par des formes nouvelles d'agglomérations.
Romans préhistoriques
complétant l'étude des cités lacustres
«
Les Hommes lacu stres
»,d ' Yves COi\lBOT (Editions du Seuil).
«
Ln Guerre du F eu
»,de J.-H . ROSNY.
Dans la même
(Suite)
collection
109. Le gruyère.
110. La tréfilerie.
111. La cité lacustre.
112. Le maïs.
113. Le kaolin,
114. Le tissage à Armentières.
115. Construction du métro.
116. Dolmens et menhirs.
117. Les auberges de la jeune&Se.
118. La mirabelle,
119. Dar Chaâbane, village tunisien. 120. Alpha, le petit noir de Guinie.
121. Un torrent alpestre : !'Arve.
122. Histoire des mineurs, 123. Le Cambrésis.
124. La gare.
125. Le petit pois de conserve. 126. Le cidre.
127. Annie la Parisienne, 128. Sam, esclave noir,
129 - 130 - 131. Bel oiseau, qui es-tu } 132. Je serai marinier.
133. Le chanvre.
134. Mont Blanc, 4.807 mètres.
135, Serpents.
136. Le Cantal.
137. Yantot, enfant des Landes.
138. Le riz.
139. A la conquête du sol.
140. L'Alsace.
141. La ferme bressane.
142. Vive Carnaval 1 143. Colas de Kinsmuss.
144. Guétatcheou, le petit éthiopien.
145. L'aluminium, 146 - 147. Notre corps.
148. L'olivier.
149. La Tour Eiffel.
150. Dans la mine.
151. Les phares.
152. Les animaux et le froid.
153. Les volcans, 154. Le blaireau.
155. Le port du Havre.
156. La croisade contre les Albigeois.
157. En Champagne.
158. Le petit électricien, 159. 1. - Le portage humain.
160. La lutherie.
161 - 162. Habitant d'eau douce.
163. Ernie. le petit australien.
164. Les dents.
165. Répertoire de lectures.
166. Donzère-Mondragon.
167. La peine des hommes à Donzère- Mondragon.
168. La scierie.
169. Les champignons.
170. L'alla.
171. Le potlage (2).
172. Côtes bretonnes.
173. Le carnaval de Nice.
174. La SOmme.
175. Le petit arboriculteur, 176. Les chevaux de course.
177. Abdallah, enfant de l'oasis.
178. Une lettre à la poste.
179. Répertoire de lectures (tome li).
180. Moissons d'autrefois.
181. Vignettes CEL tl). 182. Les 24 heures du Mans.
183. Le portage (3) (brouetle.s el cha- riots).
184. Les pompiers de Patis.
185. Le téléphone.
186. Le petit mécanicien.
187 - 188. Un village de l'Oise
j
au XVJlo siècle.
189. Le tabac en A.0.F.
190, Moissons modernes.
191. Provins, cité du moyen âge.
192. L'eau à ln maison.
193. Répertoire de lectures.
194. L"l fabrication du drap.
195. La fabrication des allumettes.
196. Voici la St Jean.
197. Sauterelles et criquets.
198. La chasse aux papillons.
199. Et voici quelques champignons.
200. Il pétille le champagne.
201. Fulvius, enfant de Pompéi.
202. Produits de la mer. 1. Les crustacés 203. Produits de la mer. Il. Mollusques
et coquillages.
204. Mines de Ier de Lorraine.
205. Electricité de France.
206 • 207. Beau champignon, qui es-tu } 208. La matière (1).
209. L'énergie (Il).
210. Les machines atomiques (Ill). 211. Le petit potier.
212. Répctloire de lectures.
213. Histoire de la lame de raooir.
214. Quaire danses provençales.
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La b1oc/1ure : 50 Ir.
La collcclion comp/èle : remise 5
%
L. 11'ranl 1 FREINET
IMPRIMERIE
•
c fECITNA •27, RUE ]EAN-jAURtS, 27
CANSES (ALPES-MARITIMES)