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Texte intégral

(1)

mm^

•$^m:'*

b- k iv^^^

/.^^

ll^i^lÇ

^^^

1^.

J

(2)

Jiîurchascb for ibe^Cibrarg

tîftlîC

Pniijcrsitg of 'Qloronio ontoftl]cprocethsof

SIîc ^oi]n ^quatr J[rencl| '^tbrarg ^uxib

thegift of

f oï)n â>quaîr, P.^.

Sfelloùt,ïcrturer,aitbÇîrofessor ofJlfrench'^anguage anbICitcrature in JtlniUerBtt^ Collège

A.îl. 1883-1916

AXX' r]dv roi cœdévTa nffiVTjadaL iràvcûv

Euripides

(3)

/.^

(4)
(5)
(6)
(7)
(8)
(9)

LES FASTES

THYBSES — SCEPTRES — TORCIIESJ

2^

Chez

Léox VAKIER,

Paris

in. Quai Saint-Michel

1891

(10)

?Q

(11)

HOMMAGE

S. M.

(12)
(13)
(14)
(15)

Jesuislefouîle l'anipclnnc.

Tristan (".oriîikri:.

Jesuis le fou de

Pampelune

:

Qui m'a vu,

du

haut destoits,

A

califourchon sur lalune

Et ma

flûte

aux

doigts?

Mon âme

estfolle d'uneétoile

Dont

la chevelure estd'or

Et

quipour

mes yeux

seuls dévoile

Son

astral essor.

C'estpourquoi,perché sur tacorne, Lune, pour

y mieux

voir,

Malgré

le ventqui

me

flagorne Je souffleenle soir

(16)

10

Les

trilles,lestrilles, les trilles

De ma

flûte auxtreize trous,

Les

trilles,les trilles,les trilles

Dont meurent

les fous.

(17)

Airsailés deLulli,

Gavottes etpavanes!

Iris etfrangipanes

Du doux temps

deLulli!

C'estl'essoren les rêves

Des

balsà falbalas

labelle àl'œil las

Rit au

beau

de ses rêves.

Hautbois, flûtes et luths, Cris ettrilles derire,

Dentelles qu'on déchire, Bassons, flûtes etluths!

(18)

Des

voix parla terrasse.

Des

froufrousen la nuit,

Et

des fuites sans bruit

Le

long dela terrasse.

Silence! au bord del'eau L'effroiblanc des toilettes

En

les escarpolettes Qui volètent surl'eau.

»

Puis au clairdelalune Eventails enémoi :

" M'aimes-tu?

aime-moi!

Et

la lune! et lalune!

O doux temps

deLulli!

Irisetfrangipanes!

Gavottesetpavanes!

Airs ailés de Lulli!

(19)

à lùliiarSdilus.

Tandis quefolle, auvert delamolle pelouse,

La

fête papillonneen rondes dedécor,

Les

nénufars, surl'eaudelavasquejalouse.

S'endorment dansl'orgueildeleurs corolles d'or.

Viennentet vontles

beaux

seigneurs,les

yeux

enflammes.

Le

long des boulingrinsfleuris de millelis,

Et quand

leur foule afflueau passage desdames.

L'air fleure des parfumsd'eau de

myrte

etd'iris.

Et

c'estpartout, danscesjardinsfaits pourla joie,

Des

chansons, des baisers etdes musiciens,

Et

très lente,

aux

frissons des simarres de soie,

La

dansesebalanceaugré des airs anciens.

(20)

14

^lacli'igaux.éventailset cris aigusde rire!

Seul,en cejour élupourl'oubli des soucis,

Le

Boufïbn,las de (.lire aux

dames

vaux-de-vire, Chercheà salangueur d'âme

un

durable sursis.

Percluset secrispant entristes attitudes, Il mire salaideur au bord

du

bassin d'or,

Oh

les blancs nénufars, fleurs des béatitudes,

Le

leurrent vers l'espoir du

Trône

et

du

Trésor.

Sa marotte, lancée enl'air,tintinnabule;

Des

ronds dans l'eauparmi lafuitedespoissons,

Le

spasme, unebulleauxlèvres

du

funambule...

Que

lente est cette danse,etquesontceschansons!

(21)

D. li. P.

A

l'ombre

du

bleu perron,

Dans

les lis roses et les lain^oses,

Les

amours

dodus dansent en rond

Comme

en

un

crépusculede roses.

Culs vermeils, orteils en l'air,

Fous du

tumulte de leursculbutes, Ils se bousculent dansl'azur clair

Au

rire des fifres et des flûtes.

Et

lorsque l'heure

du

soir

S'empourpre delueurs d'auréoles, Entrelacés, ils se laissent choir, L'aile lasse, en leurslits de corolles.

(22)

Cependant

que lentement^

Dans

le parc

pâlissentles marbres,

La

voix lointaine d'un instrument S'étoufFe enle silencedes arbres.

(23)

(iEmile Verhaeren.

Debout

contre l'écrannacarat

Que

chamarrent des chimères d'or,

Dans une

attitude d'apparat

Qui

lui

bombe

son corseletd'or, L'Infante,

du

geste de ses doigts Alourdis de rouges

anneaux

d'or,

Effeuillepar

monceaux

et parpoids

Une

flore derubis et d'or

Dont

lescorolles de maint carat

Flambent

en chutes de pourpre et d'or Surlefond del'écrannacarat

Que

chamarrent deschimères d'or.

(24)

VOIX

Par

lejardin nocturne où lalune s'endort,

Leursvoix,au sondes luths

parmi

leschrysanthèmes,

Murmurent

de vieuxairs

mi

d'amour,

mi

demort.

Les

doux

musiciens

remémorent

les thèmes

Tant

anciens surlesquels, en les soirs de désir,

Tout

lepassédansasous ces feuillages blêmes.

Un

jetd'eau qui

charma

quelqueroyalloisir Pleure, enle clair-obscur des brumeusesallées.

L'heureet l'heure quenul remords ne peutsaisir

Et

le vent, susurrant

malade

enles vallées

De

fleurs,

remue

au

cœur

des massifs delilas

Comme un

soupirfurtifde

femmes

en allées.

(25)

Ce

sont des froissementsfrêlesdefalbalas^

Et

delégers baisers ravis enle silence,

Et

des

amusements

d'amantssilas! silas!

Puislafuited'unrire! etoh! l'eauquis'élance

Des

vasques, et lesfleurs souscette

écume

d'or,

Et

les luths,etles voix lentes de somnolence

En

lejardin nocturneoà lalune s'endort!

(26)

OMBRE

Toujours la voix des luthsen les lointainsbosquets,

Et

des pas égarésau sable des allées,

Et

lesgalants, et leurs belles

aux

airs coquets.

Maisl'amour alassé ces

âmes

désolées

tout désir est

mort comme

aussitoutplaisir,

Et même

le

remords

des heures envolées.

Leurs longs doigts indolents saccagentà loisir

Les pâles dahlias, les lys etlaverveine, Sansla volupté,las! d'avoir à les choisir.

Vaine, oh! vaine estla vie,et la

mort

est plusvaine.

Vaine

comme

ces fleursqui renaissentl'hiver

Des

sèves dont jamais ne tariralaveine.

(27)

Donc

cene seraplus queparoles en l'air,

Des

étreintesde mainset de feintes tendresses,

Et

tout le

doux

regret desspasmes dela chair.

Et

lentement lavoix des luthsfondencaresses Lascivespourleurrerversl'oubli delanuit Les mauvais

amoureux

et leursmolles maîtresses

Dont

les pas las s'en vontvers les lointains, sans bruit.

(28)

NOCTURNE

Lesramiers assoupis surlesbalustres d'or

Le

long del'eau lunaire des lagunes S'essorent au

murmure ému du

ventdes dunes

Vers leslointainsd'un fabuleuxdécor.

Aux

balcons des palais enguirlandésdelustres

Un

friselisfrileux defalbalas,

Et

voilàs'effeuiller partouffesles lilas

Surles

remous

desprofondeurs palustres.

Les

gondoles d'amour, lourdes pour cesoir-là

De

girandoles et debanderolles,

Trament

l'écho

mourant

des molles barcaroUes Sur

un doux

air

démodé

de gala.

(29)

Puis lent

comme un

remords, oli! si lent, lesilence Sur l'eau lasseoùs'éplorentles lilas,

Et

l'indolentélanvers lesbleus au-delàs

Des

souvenirsmi-morts de somnolence.

(30)

VILLANELLE

A

l'heurelarosée arroseleslilas

Et

l'aurore,enlelac,rositles eaux moroses.

Quel désirde mourir

émeut

ton

cœur

silas ?

Le

bala défloré tes légers falbalas.

Et

te voicirêvant

aux

soirs des baisers roses

A

l'heurelarosée arroseles lilas.

Pâle, et tescheveux d'or éparsenleurs longslacs,

Quand

tuveilles ainsi surle

sommeil

deschoses, Queldésir demourir

émeut

ton

cœur

silas?

La musique

n'estplus des lumineuxgalas Hélas! et l'ombre afflueauseuildessalles closes

A

l'heure oùla rosée arroseleslilas.

(31)

Le

vent danslesroseaux résonne en

morne

glas:

Iras-tu dire aux eaux moroses, situl'oses,

Quel désirde mourir

émeut

ton

cœur

silas ?

Maisle sais-tu toi-même,

amante

d'au-delàs

Dont

l'âme a réveillé l'âme des vieilles roses

A

l'heurelarosée arroseles lilas.

Quel désir demourir

émeut

ton

cœur

si las?

(32)

CHAMBRE D'AMOUR

Dans

la

chambre

quifleure

un

peulabergamote,

Ce

soir, lasse, lavoix del'ancien claveciQ Chevrote des refrainsenfantins de gavotte.

Eteintes parsa

main

pour quelque

doux

dessein D'amour, voiciqu'enfinles lampes vespérales

Fument

au bruitdel'eau tintantdansle bassin;

Au

bruitdel'eau quibrilleen des lueurslustrales

A

traversles rideauxroidisde pourpre et d'or

Dont

le clairéclat croule

aux

fenêtres claustrales.

C'est, déroulant au

mur un

vaporeux décor,

La

j^astoralepeinte

aux

pimpantes images

des

Jeux

etdes Ris s'éparpille l'essor.

(33)

Sur lesdivans fanés enleurs riants

ramages

Lescoussinssemblent lourds del'oubli des absents:

Et du

bleubaldaquin s'éplorentdesplumages.

Seul,

un

éventailchu dedoigtsjadis lassants Présagele retour inespéréde Celle

Dont

l'automne apâlilescharmes languissants.

Soudainc'est lerayon roux d'unerubacelle,

Un

chuchotisde voix disant de

doux

remords,

Et

le baiser de ceuxque laVieensorcelé

Dans

la

chambre

où,lesoir,s'aimèrent tantdemorts!

(34)
(35)
(36)
(37)

Laissel'aime

femme

et les

doux mots

d'amour,

Et

leslys et lesluths qui leurrenttatendresse.

Voicil'aurore, et

du

haut delaforteresse

La

trompettet'appelle^ Athlète, auxors

du

jour.

Casque

et cuirasse-toi,sans rêve deretour,

Pour

tabataille, au sol d'exil, avec l'Ogresse.

Puishors des

murs

! et sache entendre sans détresse

Se

clore surtespasles portes delatour.

Au

longdes bleusremparts,lesgardesdes bannières S'endormentàl'abridesténèbres dernières.

Mais toi, baisela croix, symbole des tourments,

Et marche

droit vers les déserts etles savanes

se révèle, aux tasépars des ossements,

La

route, vers l'espoir, des vieilles caravanes.

(38)

CONTF

àla mémoired'Ephràim Mikhaii.

Ce

fut par

un

paysfleuri de lilas noirs

des

Dames

endeuil faisaient tinterdes harpes Surles tours degranit des

magiques

manoirs.

Et

dans les soirs d'azur où flottaient des écharpes,

Le Héros

ingénu, sous son

heaume

d'argent,

S'en vint vers lesviviers pleins defuites de carpes.

Surses pas éclatait le tonnerre outrageant

Des

trompes; les hérautsceints de sanglantes toiles

Le sommaient

de se rendre

aux amours

de lagent.

(39)

Mais

lui, redressanthaut vers les froides étoiles

Son

épée au

pommeau

qu'enguirlandaient deslys,

Kemémorait

saEeineinvisible en sesvoiles.

Et

sur ses

yeux

des doigts lourds depierres d'iris

Pesaient;etdansson

cœur

roulaientdetièdeslarmes

Pour

avoirtropaimélaDoulce dejadis.

n

tuales hérauts impurs; les nuitsd'alarmes Retentissaient d'appels mortels, et les vergers S'allumaient^aux éclairsbleuset verts de sesarmes.

Or

il advint ceci : qu'unsoir devents légers

n

vintvers

une mer

merveilleuse derêve,

dans des îlesd'or des flûtesde bergers

Sifflaient.

Et

laissant choirle fardeaude songlaive, Ilploya les

genoux

et sanglotatrès bas,

Ses bras deferencroix etledos àla grève :

" Je suis

venu

mourir, las des mauvaiscombats,

Au

leurre de vosvo^'x lointaines,ô sirènes.

Que

pleurentenriant les flûtesde là-bas.

(40)

34

Carje

me

sens l'éludespâlessouveraines

Du

Sort; à vousce corps quin'a

pu

vous surseoir, Mais

mon

âme,

mon âme

àla Reine desreines!

Pure que mes

yeux,

même

purs,n'ont

pu

voir,

Forte que

mes

bras,

même

forts,n'ont

pu

ceindre, Voicique tonne enfinle triomphe del'Hoir!

Et

ses doigtsà sa gorge,afin d'y

mieux

étreindre Les afireS; ilsonna del'olifantvermeil

Versle soleil tardif, surcesmers, às'éteindre.

Par

merveillesurgit

du

fond desflots,pareil

Au

rêve d'unpoète ancien,le blanc cortège

Des

naïades,nageantlentes

comme

au réveil.

Et

l'une soussesbras plusfroids qu'aucune neige Soulevalemourant, et l'autrel'enroula

Dans un

linceultissépour

im

roide Norvège.

Une

nacelle d'or etdenacreétait là.

Que

traînaientdesdauphinsbleusetdeshippocampes.

Lourde

de mort,pour les exils elle cingla.

(41)

Le

troupeaudesTritonssoufflait,l'écumeauxtempes,

Dans

les conques; levent, secouantson sommeil, Soulevaitl'algue éclievelée au boutdeshampes.

Et

vers lecrépuscule, ence nobleappareil,

La

barque déroula son

lumineux

sillage:

Et

le

Héros

entra dansl'orbe

du

soleil.

Seul, son glaive flambait surl'argentdela plage, Afin qu'unfutur Preux, surgissant

du

millier,

L'empoignât quelque soir pour en sacrerson âge.

C'est ainsi que

mourut

le cbaste chevalier.

(42)

LES HÉROS

Aux

fanfares d'alarme éclatant par saccades

Des

conques d'ordes cors quifulgurent au ras

D'un

ciel decrépuscule,où roux etnacarats, Les étendardsde

Dieu

buttent

aux

embuscades,

Les Paladins, hérosrauques des estocades.

Ayant

au poinglahacheet larondache au bras Afin d'en hautférirfélons etscélérats,

Caracolent, casquésdebronze, encavalcades

Que

scandentlescahots des lourds caparaçons, Allant des déserts d'ocreoù

parmi

labourrasque

TourbiUonne

en jappant de rage la tarasque,

Versle

Mont

dela

Mort nué

de bleus frissons, Quilesferahurlerde hargne,

aux

estacades.

Par

lefracas surnatureldeses cascades.

(43)

Cl Albert Mockel.

Tandis que les liérauts déferlent avec faste L'écarlate splendeur des étendards du roi,

Le

peuple des seigneurs, en

somptueux

arroi.

S'écraseautpur

du

clos quele soleil dévaste.

Au

bord

du

fleuveenplenrs s'éplore Eisa la chaste, Espérant

un

miracleenréponse à sa foi

;

Mais

le houleux tumulteinsulteàsoneffroi,

Et

les trompettes d'or hurlent vers lecielvaste.

Soudain silence, et laterreurdans tous les 3^eux:

Car,

comme un

songeissudes ondeset descieux, Voici,

verslagrève au gré d'unebourrasque

Par

la

nage

etlevolde son

Cygne

idéal, Surgir, sousla clartéqueréfracteson casque, Lohengrin,le hérosgrave

du

Saint-Graal.

(44)

PARSIFAI,

à Gaston Dubedal.

"Gloire aufolParsifal, gardien

du

Saint-Graal

Et

roi de Monsalvat! Trois fois gloire et victoire!

Et

lent, l'alleluiatonne parl'oratoire

Dans un

sonoreessorversletrône idéal.

Prosterné sur le solde marbre, Parsifal

Adore

en haubert d'or,héros vierge d'histoire,

Le

rubisquirutile

ô signe expiatoire!

Par

lespâles parois

du Vase

decristal.

Du dôme

dorment

deséchos d'orgueetde

psaumes Une

colombe, enleshalos des hauts royaumes,

Tombe,

levol ouvert sur le

heaume du

roi.

L'ombre. Mais

un

vitrail

empourpre

les étoles

Des

chevaliersfléchis enfoule sous l'eJBfroi.

Et,ôce son de cithares etde citoles !

(45)

LA CHEVAUCHÉE DES WALKYRIES

Vers leWalhalla, heïaha! lesWalkyries,

Dont

lacohorte d'orheurte

aux

cieuxles rafales,

Bondissentau galopdes sabots des cavales.

Heïaha

! lenocturnehallalides furies !

Le

feu quidarde aux fersde leurs flèchesfleuries Crépiteen

un

sillon deflammes infernales

Dans

despoudres d'airainlafoudre descymbales

Rythme

enrâlesl'essordesfantasmagories.

Heïaha

!par delà lalune et lesnuées,

Dans

le

vacarme

desarmesetdes huées.

Palpitelasplendeurécarlatedes casques !

Soudainl'écho dort.

Lors, prélude

monotone

Des

colères

du Dieu

chevaucheur debourrasques, Sonore,

un

cordecorne en la tempête tonne.

(46)

BAGUES

Seswninsauxbaguesbarbares.

JeanMoréas.

Bagues

deshautshéros casquéspour le combat,

Dont

lesrubis d'enferfulgurent,

sang et

flamme

!

Au

geste ailéquirue autour del'oriflamme

La

fanfarede ferhurlant

comme un

sabbat!

Bagues

des blancsvieillards surgis

parmi

lescierges

Pour

les alléluias d'unfaste épiscopal

Qu'ils sacrent,les

deux

bras roides d'orgueilpapal

Et

le regard dardantlebleu dédaindes vierges !

Bagues

desreines d'or ceintesd^ samitnoir

Dont

les doigts emperlés constellent les hymnaires,

La

nuit, sousles vitraux lourdsde lueurslunaires.

Quand

le tonnerre est

mort

aux orgues

du manoir

!

(47)

àJonathanScuryes.

Ses doigts

gemmés

derubacelle

Et

lourds

du

geste deseffrois

Ont

sacré d'un signe decroix

Le

samit desa tunicelle.

Sousses torsadesoùruisselle

La

rançon d'amour de maints rois,

Sa

prunelle vers lesorfrois

Darde

une viride étincelle.

Et

c'est parl'oratoire d'or Lesalléluias enessor

De

l'orgue et duvioloncelle:

Et, sur

un

missel à fermail

Qu'empourpre

le soird'un vitrail, Ses doigts

gemmés

derubacelle.

(48)

REVERIE

Accoudée

au rebord d'ordelabalustrade,

La

Reine,ayantles

yeux

lasde lamascarade.

Saccage desesdoigts ensanglantésde bagues Surleseaux de cinabre aux rutilantesvagues.

Des

rhododendrons roux,des lilas etdesroses, Qui vogueront, auloin de cesjardins moroses.

Versle Princeparti pourd'âpres épopées.

Dont

l'étendard, parmila

pompe

des épées.

Ondule

enplis d'azurpurs detoute

macule

Contre l'Or etle

Sang

d'un derniercrépuscule.

(49)

àJean Moréas.

Le

Palais quidansl'air crépitant decigales Étalaitversl'azur

mordoré

de la

mer

Ses façades de

marbre

auxfinesastragales, N'enverraplus l'éclat de ses

pompes

régales

En

insulteau tumulteéternel delamer.

Plus ne rira,le long desgrêles colonnades,

La

courtisane aux bras lourds de bracelets d'or;

Les pages chamarrés ont fui les esplanades,

Et

voilà dispersés,las deleurs sérénades.

Lesbaladins, charmeurs des mandolinesd'or.

CarlePrince

aux yeux

bleus quis'en vint,ôvictoire!

Sous lapourpredesétendardsfleurisde lys, Proclameràcescieuxl'orgueil desonhistoire,

Est

mort

sous les baisers

du

sortexpiatoire

Pour

avoir trop aimé les roses etles lys.

(50)

44

Aucun

soufile n'émeutle somnolent silence :

Les paons sontendormis auxbalustres defer,

Et

dans les bassins roux d'où nulle eaune s'élance

Les

cygnes, oubliantleurpâle turbulence.

Rêvent

de chants dedeuilsous

un

soleil de fer.

La

dolente glycine au long desgaleries Pend.

Et

partoutlecalme

énorme

de la

mort

Pèse

comme un

remords devieillesduperies Surlesbosquets feuilles ence lieu de féeries

lesjoyeux,jadis,avaient nargué lamort.

Seule,

une

enfant derêve àla légère haleine

Vientparles longs sentiers, et versl'heure

du

soir,

Avec

des gesteslentsdefileuse delaine.

Murmure

au

cœur

desfleurs la vieillecantilène

De

son

amour

éclos etdéfunten ce soir:

Le

Prince de

mon

désir estmort:

Jescellai sespaupières de pleurs

Et

je voilaisonvisage accort

D\m

samit àramarjes defleurs.

(51)

Jesuivis laparade de deuil

Jusqu'au Jardin nocturnedesPleurs.

Vesdave rivale cercueil

Pour

sa sépulhire souslesfleurs.

Depuis^ mes pas buttent

aux

talus.

Ma

chevelure estlourde depleurs:

Oh

!je nesaisplus, jenesaisplus Cette alléeon tu dorssouslesfleurs!

Maisvoici le renouveau vermeil

Dont

le rire tarira mespleurs :

Carivre

du

réveil

du

soleil,

Mon

Prince renaîtra dans lesfleurs!

Soulevant de sesdoigts

gemmés

dejaunesbagues L'impalpable blondeur desescheveux épars

ses

yeux

luisentbleus avec des feuxde dagues, Elle reprend, chantant, le cours de ses pas vagues Versleslointainsqueteinte

un

crépusculeépars.

(52)

46

Soudainc'est

un

frisson desatins et de soies Sous l'arcade demarbre, etl'éveil des chansons

Du

^deuxtemps

—mais

oùsontnosdansesetnosjoies?

Et

l'âprefroissement des paslas surles voies,

Et

la vie, et l'amourauretour descliansons.

Les paons déroulent,lourds, le fastede leurs plumes

Au

perron de parade où lesseigneurs,jadis,

Prélassaientleurprestance enlumineux costumes ;

Et

les cygnes,parles bassins verdisde brumes,

Voguent

souslessanglots desjets d'eau dejadis.

La

flûte aiguë alterneavec la mandoline

En un

gaivirelai dedésir, et là-bas

La

brise alutinela robezinzoline

De

quelque courtisane à caresse câline Qui voulut voir mourirle soleil d'or, là-bas.

Puis peu àpeu se

meurt

la voix évocatrice

En un

passéhanté de mystères mauvais;

Mort

aussi,souvenir,lemusical caprice

Des

échos; des hauts cieux l'ombre dominatrice

Tombe,

avec les regrets et les songesmauvais.

(53)

Et

sur lesmers, les

mers

de lune,unegalère Funérairea passé,portant

un

pavois d'or

désespérément

un

roi crépusculaire Étend, sans voix, sesbrasd'un geste de colère Vers le Palais désertqui s'illumined'or.

(54)
(55)
(56)
(57)

Au

rasdelaplaine plate

Le

soleilécarlate

Se

bossue en

dôme

d'or; Lesplanètesfunèbres.

De

l'Erèbe des ténèbres

Dardent

l'azur etl'or.

Sousl'herbesècheetla

mousse Le

chocdespas s'émousse

En

jaunes

remous

d'effroi

;

Le

venttousseenlaplaine

Et

crachottesonhaleine Chuchotante d'effroi.

(58)

52

De

laluneaucrépuscule

Un

bleu frisson circule,

Râle lumineux

du

soir

;

L'âme

del'ombreulule

Et

lapaniquepullule

A

l'heure

meurt

le soir.

Car

là,surlaplaineplate,

Un

cadavre écarlate Brûle enfunérailles d'or;

Et

voici qu'auxfunèbres Catafalques des ténèbres

Fument

des torches d'or.

1

(59)

à Éntile Vcrhaeren.

Au

centre

du pompeux

charroi

Qui

fuit larougepestilence,

Sesbannières endésarroi

Et

sestambourslourdsde silence,

La

Reine, autrot

du

palefroi Quibalancesasomnolence.

Cherchedes yeux, lorsqu'unbeffroi

La

réveille àsa défaillance.

Le

casqueà guivresd'or

du Roi

Quicaracole,hautlalance,

En

tête

du

fatal charroi

Du

deuil et delapestilence.

(60)

VILLANELLE

à Clnrcnce MeIlvaine.

Surleseuil debasalteet d'or

du

mausolée,

Les

tourtereaux, perlant leurs

doux

roucoulements, Pleurent, aurore et soir,leurmaîtresseenallée.

Leslys,l'irisd'azur etlarose azalée

Emmêlent

leurs parfums enlégers tournoiements Surleseuil debasalte et d'or

du

mausolée.

Le

vent

murmure

en

mal

d'amourparlavallée

les

femmes

endeuil, au sondes instruments, Pleurent, auroreetsoir,leur maîtresseenallée.

(61)

Un page

aubleu camail,desavoixdésolée, Chante àl'âme des morts des ballades d'amants Surleseuil debasalteet d'or

du

mausolée.

Et

c'estpartout, par la contréeinconsolée.

Des

glasenlesbeffroisdontles sonneurs

déments

Pleurent,aurore et soir,leur maîtresseen allée.

CarleE.oiroux batailleen larougemêlée,

Et

nereviendraplus, prosternantses tourments Surleseuildebasalteet d'or

du

mausolée.

Pleurer,auroreet soir, samaîtresse enallée.

(62)

FANTOMES

à Edgar Fawcett.

Sousla lune quifiltre au treillis d'unvitrail,

Le

mobiliertrapu s'estropie enles salles:

Cliaises dechêne,armoireaux armes colossales.

Et

dressoirs oùsetordl'héraldiquebétail.

Heaumes

ethaubergeons, bardant des simulacres,

Bombent

dansl'ombreleursbosses debronzeet d'or

s'incrustent, crispés,des strygesen essor,

Dont

la griffe etlagueuleont la faimdesmassacres.

Surles portes, les lourds tissusau fil

chenu

Qui simulenttournois, chasses et cavalcades Seplissent,froisséspar de frileusessaccades,

Au

soufflefroid d'un vent

venu

de l'inconnu.

(63)

Parfois s'éplore, au fond des corridorsnocturnes,

Un

air

énamourant

de harpeet de rebec,

Et

voici passer,fol, avec

un

frisson sec,

Le

cortège

or etfer

desReines taciturnes.

Et

cesont des doigts bleus meurtris

aux

coups

du

sort,

Et

des

yeux

révulsésen depâles colères,

Et

tout cechuchotis devoix crépusculaires Disant le

mal

d'aimer enl'hiverde la

mort

!

(64)

MUSIQUE EN LA NUIT

Lasse dece silencenocturne

Dont

s'alarmaitson amour,

La

Princesse à l'âme taciturne

Préluda surle luth d'amour.

Dans

le fouillisdesfolles étoffes

Ses doigts

aux

baguesd'argent

Emurent

de somnolentesstrophes Surles cordesd'or etd'argent.

Elledit leslentes cantilènes

Aux

langueurs de souvenir,

lesreines etleschâtelaines

Se meurent

desesouvenir.

(65)

Et

parla sallelalunejaune Luisait aufil des poignards,

Ce

furent, souslespourpres

du

trône

Lourdes de l'acierdes poignards.

Des

frôlementsdefollesétoffes

Au

jeu des baguesd'argent,

Et

l'effroi de somnolentes strophes Surlescordesd'or et d'argent.

(66)

LA MAUVAISE REINE

à AdolpheHeilé.

Au

bord

du

fleuve noir

stagne l'ordesastres,

La

Eeine, le corps roide en sa

gone

defer,

S'enva,les nuits sans lune,à l'heure des désastres.

Cueillirlabelladone etl'euphorbe d'enfer.

L'âme

de Satanasn'est lasse dela suivre:

Ses maigresbrassont durs

du

geste des combats,

Et

ses

yeux

hyalins sous satoisonde cuivre Brûlent

du doux

désirdes sinistres sabbats.

Ses chants ont assoupil'essor delaTarasque Lorsqu'ellecouvaitl'orsous ses

squames

rampants; Puis,la flûteaigreaux dentsetsursa face

un

masque, Ellearavi,tout bas, leurs secrets

aux

serpents.

(67)

L'eau verdoie.

Et

ses doigtsvirides d'émeraudes Pillent lesfleurs de deuildont àl'aube

du

jour Elle distillera, lourde de ses maraudes, Les philtres dela

Fée endormeuse

d'amour.

Dans

la fangeoù parfois

une

épée étincelle,

Des

cadavres de roisaux casques de taureaux Révulsentleurs

yeux

verts au passage de celle

Dont

l'étreinte étranglaleur orgueil dehéros.

Au

nocturne

manoir

les étendards en loques Claquent.Maiselle,calmeetle front souverain^

A

pas qui font tinterl'orde sespendeloques Surles chrysobérylsde son lourd gorgerin,

S'enva, vaticinant d'après

un

rite occulte, Versla Grand'Forêtclose aux rêves de retour.

les Monstres

du Mal

hurlentennoir tumulte Surles chairs d'enfantsfous perdus aucarrefour.

(68)

LA CITÉ ROUGE

Or

ce sera par

un

pays de crépuscule

le soleil de pourpre,auras deshorizons Qu'exhaussent des volcans fauves de floraisons, Présageralesjourslourds delacanicule.

Un

fleuve de

flamme y

déroulerasesflots Entre lesarchipels delotus etlagrève,

la vieille Chimère, en Fâprerut

du

rêve.

Tordra d'un vain essorsesflancsgrosdesanglots.

Parfois, carène noireet cordagesfunèbres,

Une

galère, aux pleurs destambours et desvoix, Exaltera, le soir,sursa

poupe

enpavois.

Le

simulacred'ord'un monstre des ténèbres.

(69)

Puis déferlant sa voileau ventdes

mauvais

sorts

Et

battantleslointainsdel'éclio de ses rames Sur

un rythme

barbareetbas d'épitbalames, Elle appareillera,pesante d'enfants morts,

VerslaCité d'amouretde grande épouvante

Dont on

nedit le

nom

qu'avec des sacrements,

De

peur detrépasserenlesimpurs

moments

Oiison désir d'enferhantal'âme fervente;

La

Cité quilà-basavec ses étendards

De

deuil, sesbastionsdebasalte et sesmorgues, Leurrera de sesvoix dethéorbes et d'orgues

Les

paslasdes

Damnés

et leursregards hagards.

Et quand

viendrontlesjours lourdsdelacanicule.

Lesvolcans, éclatanten fauvesfloraisons, Feronthurler d'horreur, auras deshorizons,

Sodome,

la Cité

Rouge du

crépuscule.

(70)

BALLET

àGustave Morenu.

En

casques de cristal azur,les baladines^

Dont

lespasmesurés auxcordes des kinnors Tintentsouslestissusdetulle roidisd'ors,

Exultent de leurs

yeux

pâles de paladines.

Toisons fauves surleurslèvresincamadines, Braslourds debracelets barbares, enessors Tentantsverslalueur lunaire desdécors, Elles

murmurent

enmalveillantes sourdines:

"

Nous sommes,

ô mortels, danseuses

du

Désir, Salomés dontlescorpstorduspar le plaisir

Leurrent vosbeurs d'amourversnospervers arcanes.

Prosternez-vous avecdes bosannas, ces soirs !

Car,surgissantdans des aurores d'encensoirs, Sur nos cymbales nous ferons tonner vos crânes.

(71)

Vaguant

parces enfersdontle

dôme

s'exalte

En

orbesd'ombre et d'orvers des cieuxsouterrains,

Tu

frôlas detespas les dalles debasalte.

Au

grêlecliquetis desrubisàtes reins

Tu

mimas,très lente,la dansedes Sibylles,

Et

sous tes doigtstonnal'âme des tambourins.

Des

limbes delanuit rampèrentles reptiles

Que

leseigneurSatan dompta,leurs

yeux

ardents

Dardant

verstoi le feu des volontéshostiles.

Ta

bouche rouge a

bu

la bave deleurs dents.

Tes mains ont caressél'acierdeleurs écailles,

Et

tes seins ont saigné sousleurs crocs corrodants.

(72)

G6

j\Jaislas !les torches d'or grésillent

aux

mui'ailles, Milleessors de velours palpitent parlenoir,

Et

les

squames

crispés craquent sur les rocailles.

Voicil'acreténèbre oùn'errenul espoir

Et

lemortelremords de faillirà larune.

Mais tu trouvasl'issuebleuissaitle soir,

Et

tu

mourus

derire

aux

rayons dela

Lune

!

(73)

à RenéGhil.

Eoide

enlachape d'or qui lui

moule

le torse, L'Idole dontles doigts coruscants de rubis S'incrustent sur le sceptre etle globe de force

Trône

enlesbleus halos detonnerres subits

Sursarougetoison s'étagela tiare,

Entre ses seins fulgure

un

stigmate d'enfer,

Et

sous ses pieds,tandis que sonnela cithare, Saigne

un cœur

transpercé de septglaives defer.

Aucun amour

n'émeutla somnolenteIdole.

Elle siège enlapose éternelle des dieux

Et

dur, son regardfuit lamultitudefolle

Dont

l'uniquedésir est deplaireà ses yeux.

(74)

De

blancsadolescents, auxtintements des harpes, Luttentsur des pavoisque des barbares noirs Exhaussent deleursbrasentortillésd'écharpes Versles

dômes

denacreoù défaillent les soirs.

Dressant sous les flambeaux d'argent leurs faces glab]

Lesbouffons roux,avecdes frissons desatin,

Font

tournoyer enl'airdes boules et des sabres

Que

des singes

gemmés

guettent d'unœil mutin.

Et

les Poètesfous sont debout dans leur gloire

Parmi

lesétendards d'amarante etles ors,

Clamant

hautlesrefrains d'une ode de victoire Quibatles infinis d'un tourbillon d'essors.

Ce

sontdescraquements debéryls sur lesdalles.

Des

paons giranten jeux d'amour sousles portails.

Et

dansl'éloignement des

lumineux

dédales,

Des

danses d'enfants nuslançant deséventails.

Mais cellepourqui seuls ontri les bacchanales,

Ouvrant

vers l'inconnusesprunellesde nuit

palpitentsoudain des lunesinfernales Poursuitlavisionquilaleurre etla fuit.

(75)

Elleconnaîtla fin etlacause deschoses,

Et

sapensée éparse enl'espace et letemps

Rêve

de

mondes

mortsetde

métamorphoses

: Elleestcellequisait lefutur des antans.

Ellea

vu

parles cieuxflamboyerles épées

Des

anges de vengeance, et surgir

du

Néant,

Dans une

éternité de rouges épopées.

Les

astres quebroiera lahargne

du

Géant.

Son

orgueilsurgira dansles apocalypses

Pour

désolerles rois des futurs paradis:

Comme un

soleilressuscitantdeses éclipses, Elle doitvivreétantla

mère

des maudits.

Elle estàjamais sourdeaux froissementsdes palmes

Dont

lesguerriersetles bouffonsjonchentsescours;

A

peine siparfois, danslesursis des calmes, Elle entend

murmurer

lespoètes desjours.

Et

tandis que sans fin,

du

hautdes atmosphères

Où dorment

les espoirs

damnés

de l'avenir,

Tombe comme un

remordsla

musique

des sphères, L'Idole quine peutvieillir ni rajeunir

(76)

70

Roide

eula chape d'or quilui

moule

letorse

Et

crispantsesdoigtsdurs deférocefierté,

Surlesceptre d'empireetleglobe deforce

Roule

en vainle secretdesonéternité!

(77)

THYRSES.

Chanson 9

Airs ailés 11

La

Mort duBouffon 13

Ronde 15

Décor 17

Voix 18

Ombre 20

Nocturne 22

Villanelle 24

Chambre d'Amour 26

SCEPTRES.

Appel 31

Conte 32

Les Héros 36

Lohengrin 37

Parsifal 38

La

ChevauchéedesWalkyries 39

Bagues 40

Cellequi prie 41

Rêverie 42

Le

Palais désert 43

(78)

72

TORCHES.

Vespérale 51

Cavalcade 53

Villanelle 54

Fantômes 5G

MusiqueenlaNuit 58

LaMauvaise Reine 60

LaCitéRouge 62

Ballet 64

Rédemption 65

L'Idole 67

(79)

VAILLANT -CARM AN NE

imprimeurà Liège, le 15 février 189L

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