• Aucun résultat trouvé

Deuxi` eme partie

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Deuxi` eme partie"

Copied!
6
0
0

Texte intégral

(1)

 Ch.. Polytechnique A

ENONC´ ´ E

Polytechnique, ´ epreuve A

Attention, l’´enonc´e suivant est une r´e´ecriture du sujet d’origine, nettoy´e de ses erreurs et approximations.

Les retouches sont l’œuvre de Cl´ement de Seguins Pazzis. L’auteur de l’original pr´ef`ere probablement rester anonyme.

Notations

Soit n > 1 un entier. On appelle point entier de Rn un point dont toutes les coordonn´ees sont enti`eres, c’est-`a-dire un point deZn. Si K est une partie deRn, on note

K son int´erieur. On appelle points entiers de K (respectivement, points entiers int´erieurs) les points de K ∩Zn (respecti- vement, les points de K ∩ Zn). On note respectivement Card K ∩Zn

et Card

K ∩Zn

le nombre (´eventuellement infini) de points entiers deK et de son int´erieur

K.

Soithβ l’homoth´etie de rapportβ ∈R(centr´ee en 0) ; l’image deK par hβ est not´ee βK :=hβ(K). Si τx est la translation de vecteur x∈Rn, on noteK −x:=τ−x(K) l’image deK parτ−x.

SiM = (mi,j) est une matrice de Mn(R),mi,j est le coefficient de laie ligne et de laje colonne.

On note (x1 | · · · | xn) la matrice de Mn(R) dont les colonnes sont les vecteursx1, . . . ,xndeRn. On noteInla matrice identit´e deMn(R) etEi,j

la matrice deMn(R) dont tous les coefficients sont nuls sauf celui de laie ligne et de laje colonne qui vaut 1.

On noteMn(Z) l’ensemble des matrices deMn(R) dont tous les coeffi- cients sont entiers.

On note bac la partie enti`ere d’un r´eel a : c’est le plus grand entier inf´erieur ou ´egal `aa; et{a}:=a− bac ∈[0,1[ la partie fractionnaire dea.

On notecable plus grand entier strictement inf´erieur `aa.

On rappelle que des entiers a1, . . . ,ak non tous nuls sont dits premiers entre eux dans leur ensemble si pgcd(a1, . . . ,ak) = 1.

Premi`ere partie

1. Soit M ∈ Mn(R) une matrice inversible et `a coefficients entiers.

1.a. Montrer queM−1 est `a coefficients rationnels.

1.b. Montrer l’´equivalence des propositions suivantes :

(2)

Ch.. Polytechnique A 

i. la matrice M−1 est `a coefficients entiers ; ii. le r´eel detM vaut 1 ou−1.

Dans la suite, on note GLn(Z) l’ensemble des matrices carr´ees de taillen`a coefficients entiers et de d´eterminant±1. C’est un sous-groupe de GLn(R).

On remarque que pouri6=j et c∈Z, la matriceIn+c Ei,j appartient `a GLn(Z).

2. SoitM = (x1| · · · |xn)∈GLn(R).

2.a. Montrer queM ∈GLn(Z) si et seulement siM(Zn) =Zn. 2.b. Montrer l’´equivalence des propositions suivantes :

i. la matrice M appartient `a GLn(Z) ; ii. les points entiers du parall´el´epip`ede

P :=

n X

i=1

tixi

(t1,...,tn)∈[0,1]n

sont exactement les 2n points

n

X

i=1

εixi o`u εi ∈ {0,1} pour tout entier i∈[[1,n]].

3. Pour toutαdansRet tous entiersietj distincts compris entre 1 etn, d´ecrire l’effet sur une matrice carr´ee M de taille n de la multiplication `a gauche parIn+α Ei,j. Mˆeme question pour la multiplication `a droite.

4. On suppose ici que n > 2. Soit a1, . . . ,an des entiers non tous nuls.

Le but de cette question est de montrer qu’il existe une matrice deMn(Z) dont la premi`ere colonne est (a1, . . . ,an) et de d´eterminant pgcd(a1, . . . ,an).

Pour cela on raisonne par r´ecurrence surn.

SoitN ∈ Mn−1(Z) une matrice dont la premi`ere colonne est (a2, . . . ,an).

Etant donn´´ eu,vdansQ, on consid`ere la matrice

M :=

a1 0 · · · 0 u va2

N ...

... van

 .

4.a. Exprimer detM en fonction de detN,uetv.

4.b. On suppose que les a2, . . . ,an ne sont pas tous nuls et que l’on a detN = pgcd(a2, . . . ,an). Montrer que l’on peut choisiru,vde sorte queM r´eponde `a la question. Conclure.

(3)

 Ch.. Polytechnique A

5. Soit M ∈ Mn(Z), de d´eterminant non nul. On souhaite montrer qu’il existe une matriceAdans GLn(Z) telle queM Asoit triangulaire sup´erieure et, en notantM A:= (ci,j)16i,j6n, on ait 06ci,j < ci,i pour tousi,j dans [[1,n]] tels quei < j, etci,i>0 pour touti∈[[1,n]]. Jusqu’`a la question(c) incluse, on suppose quen>2.

5.a. On note M = (x1 | · · · | xn). Soit x01, . . . ,x0n les ´el´ements de Zn−1 obtenus en prenant lesn−1 premi`eres coordonn´ees dex1, . . . ,xn.

Montrer qu’il existea1, . . . ,andansQ, non tous nuls, et v´erifiant l’´egalit´e

n

X

i=1

aix0i= 0. Montrer que l’on peut choisir les ai entiers et premiers entre eux dans leur ensemble.

5.b. Montrer qu’il existe une matriceA1dans GLn(Z) telle que la premi`ere colonne de ˜C=M A1 ait tous ses coefficients ˜ci,1 nuls sauf le premier ˜c1,1

que l’on peut prendre strictement positif.

5.c. En consid´erant, pour tout entier j ∈ [[2,n]], la division euclidienne

˜

c1,j = qj˜c1,1+rj, o`u 0 6 rj < ˜c1,1, montrer que l’on peut supposer

˜

c1,1>c˜1,j, quitte `a changerA1. 5.d. Conclure par r´ecurrence.

6. Soit M ∈ Mn(Z), de d´eterminant non nul. Montrer qu’il existe une matrice A dans GLn(Z) telle que AM soit triangulaire inf´erieure et, en notantAM = (ci,j)16i,j6n, on ait 06ci,j < cj,j pour tous i,j dans [[1,n]]

tels quei > j, etcj,j >0 pour toutj∈[[1,n]].

Deuxi` eme partie

Soits0,s1, . . . ,sn des points deRn. On suppose que les vecteurss1−s0, s2−s0, . . . ,sn−s0sont lin´eairement ind´ependants. On appellesimplexe de sommetss0,s1, . . . ,sn l’ensemble

S :=

n X

i=0

tisi| (t0, . . . ,tn)∈(R+)n+1 tel que

n

X

i=0

ti= 1

=

s0+

n

X

i=1

ti(si−s0)| (t1, . . . ,tn)∈(R+)ntel que

n

X

i=1

ti61

.

Si de plus lessisont tous des points entiers, on dit queSest un simplexe entier.

On d´efinit le volume du simplexeS de sommetss0,s1, . . . ,sn par Vol(S) := 1

n!

det(s1−s0, s2−s0, . . . , sn−s0) .

(4)

Ch.. Polytechnique A 

On admet que la donn´ee du simplexeS d´etermine la liste (s0, . . . ,sn) `a l’ordre pr`es, c’est-`a-dire que si une liste (s00, . . . ,s0n) d´efinit le mˆeme simplexe S, alors il existe une permutationσde [[0,n]] telle que∀i∈[[0,n]], s0i=sσ(i).

7. SoitS le simplexe de sommetss0,s1, . . . ,sn. 7.a. Montrer queS est un compact convexe de Rn. 7.b. Montrer que

S= ( n

X

i=0

tisi| (t0, . . . ,tn)∈(R+)n+1tel que

n

X

i=0

ti= 1

.

En d´eduire que si 0∈S, alors λS ⊂S pour toutλ∈[0,1[.

7.c. Pouridans [[0,n]], on note ˆsi= (1,si) le point deRn+1 dont les coor- donn´ees sont 1 suivi des coordonn´ees de si. Exprimer

det(ˆs0,ˆs1, . . . ,ˆsn) en fonction de Vol(S).

En d´eduire que le volume d’un simplexe ne d´epend pas de l’ordre des sommets.

8. SoitV >0 un r´eel.

8.a. Donner un exemple de simplexe entier deR2, de volume sup´erieur ou

´egal `a V, et n’ayant aucun point int´erieur entier.

8.b. Donner un exemple de simplexe entier deR3, de volume sup´erieur ou

´egal `a V, et dont les seuls points entiers sont les sommets.

9. SoitK un compact convexe deRn tel que 0∈K.

9.a. Montrer que l’ensemble desλ>0 tels que−λK ⊂ Kest un intervalle.

On note

a(K) = sup

λ>0 : −λK ⊂ K . 9.b. Montrer quea(K)<+∞et quea(K) = max

λ >0 :−λK ⊂ K . 9.c. Montrer que 0< a(K)61.

En d´eduire quea(K) = 1 si et seulement siKest sym´etrique par rapport

` a 0.

Onadmetle r´esultat suivant que l’on pourra utiliser sans d´emonstration pour la suite du probl`eme.

Th´eor`eme 1.SoitS un simplexe de Rn et k un entier. SiVol(S)>k, il existek+ 1 points distinctsv0, . . . ,vk deS tels quevi−vj ∈Zn quels que soienti etj entre0 etk.

(5)

 Ch.. Polytechnique A

10. Dans toute cette question,S est un simplexe deRn tel que 0∈S. On veut montrer que

Card

S ∩Zn

>2

Vol(S)

a(S) a(S) + 1

n + 1.

On pose alorsa:=a(S) etk:=

Vol(S) a a+ 1

n .

10.a. Exprimer, pour β∈R etx∈Rn, Vol(βS) et Vol(S −x).

Montrer que Vol λa a+ 1 S

> kpourλ∈]0,1[ voisin de 1.

10.b. On dispose donc d’un λ ∈ ]0,1[ tel que Vol λa a+ 1S

> k. Le Th´eor`eme 1 fournit alors k+ 1 points distincts v0, . . . ,vk dans λa

a+ 1 S v´erifiantvi−vj ∈Zn pour tousietj dans [[0,k]].

Montrer que les points a(vi−vj)

a+ 1 sont dans λa a+ 1S.

En d´eduire que les vi−vj sont dans

S.

10.c. Montrer qu’il existe un indice j ∈ [[0,k]] tel que les 2k+ 1 points 0,±(vi−vj), pouri∈[[0,k]]\ {j}, soient distincts. En d´eduire l’´enonc´e de la question10, puis que

Card

S ∩Zn

>Vol(S) a(S)

2 n

.

Troisi` eme partie

SoitS et S0 deux simplexes de Rn. On dit queS est ´equivalent `a S0 lorsqu’il existe une liste (s0, . . . ,sn) de sommets d´efinissant S, une liste (s00, . . . ,s0n) de sommets d´efinissant S0, et une matrice A de GLn(Z) telle queA(si−s0) =s0i−s00 pour touti∈[[1,n]].

11. Montrer que la relation ainsi d´efinie est une relation d’´equivalence sur l’ensemble des simplexes deRn.

12. Montrer que deux simplexes entiers S et S0 sont ´equivalents si et seulement s’il existe une matrice A ∈ GLn(Z) et un vecteur b ∈ Zn tels queS0=A(S)−b.

13. Montrer que le volume, le nombre de points entiers et le nombre de points int´erieurs entiers sont les mˆemes pour deux simplexes entiers ´equi- valents.

(6)

Ch.. Polytechnique A 

14. SoitSun simplexe entier. Montrer queS est ´equivalent `a un simplexe entier inclus dans le cube

0,n! Vol(S)n .

Onadmetle r´esultat suivant que l’on pourra utiliser sans d´emonstration.

Th´eor`eme 2.Pour tout entier strictement positifk, il existe une constante strictement positive C(n,k) telle que pour tout simplexe entier S de Rn poss´edant exactement k points int´erieurs entiers,Vol(S)6C(n,k).

15. D´eduire du Th´eor`eme 2 que pour tout entier strictement positif k, il n’existe `a ´equivalence pr`es qu’un nombre fini de simplexes entiers de Rn ayant exactementkpoints int´erieurs.

Références

Documents relatifs

Examen de Math´ ematiques 2, deuxi` eme session — septembre 2002 Dur´ ee : 3 heures — Documents, calculatrices et t´ el´ ephones interdits.. N.B.: Le soin apport´ e ` a la

D´ emontrer que la conclusion de la question pr´ ec´ edente reste vraie (utiliser le th´ eor` eme de Hahn–Banach g´ eom´ etrique N.. En d´ eduire une (petite) am´ elioration du

Démontrer que tout nombre entier strictement positif peut s’écrire comme la différence de deux entiers strictement positifs qui ont le même nombre de facteurs premiers.. Tout nombre

(Facultatif) Soit k un entier strictement positif.. Soit z un entier

Q2 : Démontrer que pour k entier impair positif et pour tout n entier naturel positif, la somme des entiers consécutifs de 1 à n divise la somme des puissances d’ordre k de ces

Q2 : Démontrer que pour k entier impair positif et pour tout n entier naturel positif, la somme des entiers consécutifs de 1 à n divise la somme des puissances d’ordre k de ces

Q2 : Démontrer que pour k entier impair positif et pour tout n entier naturel positif, la somme des entiers consécutifs de 1 à n divise la somme des puissances d’ordre k de ces

Si n est un entier strictement positif qui n’est pas une puissance d’un nombre premier et E un ensemble de n entiers consécutifs strictement positifs alors il existe un polygone