Chapitre 3
Suites de R´ ef´ erence
Sommaire
I. Les Suites Arithm´etiques . . . 2 II. Les Suites G´eom´etriques . . . 3 III. Sommes des termes cons´ecutifs d’une suite arithm´etique ou g´eom´etrique . . . 4 IV. Suites arithm´etico-g´eom´etriques . . . 5
Leonardo FIBONACCI (1180 `a 1250) de son vrai nom Leonado DA PISA est un math´ematicien qui a parcouru plusieurs pays m´edit´eran´eens (Sicile, Gr`ece, Syrie et Egypte). Il apprend les math´emtiques grecques et arabes. Il est notamment convaincu par la sup´eriorit´e du syst`eme d’´ecriture des nombres avec les chiffres arabes. Son oeuvre est fondamentale puisqu’il permit d’´etablir un lien entre les math´ematiques arabes et celles de La Renaissance. Il a notamment permis l’in- troduction des nombres arabes en Occident.
La suite de FIBONACCI r´epond au probl`eme suivant :
Partant d’un couple de lapins, combien en obtiendra-t-on apr`es un nombre donn´e de mois, sachant que chaque couple se produit chaque mois un nouveau couple, qui lui mˆeme deviendra productif apr`es deux mois ?
I. Les Suites Arithm´ etiques
Une suite (un)n∈I est dite arithm´etique lorsqu’on passe d’un terme au suivant en ajoutant toujours la mˆeme constanter.
u0 −−−−−−+ r →u1 −−−−−−+ r →u2 .... un−−−−−−+ r→un+1 r est appel´e la raison arithm´etique de la suite (un)n∈I.
Une telle suite v´erifie alors la relation de r´ecurrence suivante : un+1 =un+r D´efinition 3.1 : Suite arithm´etique
La suite (un)n∈
N de terme g´en´eral un+1 =un+ 2 et u0 = 0 est une suite arithm´etique de raison r = 2 : il s’agit alors de la suite des nombres pairs.
Exemple 3.2 :
La relation de r´ecurrence n’est pas adapt´ee au calcul d’un terme dont l’indice est grand. C’est pourquoi nous allons donner une autre expression, qui sera le terme g´en´eral, pour les suites arithm´etiques.
Remarque 3.3 :
On consid`ere la suite (un)n∈
N arithm´etique de raison r. Pour tout entier n, on a : un =u0 +nr
Propri´et´e 3.4 :
Soit la suite (un)n∈
N arithm´etique de raisonr =−4 avec u0 = 100.
Calculer u10,u27 etu1 000. Exemple 3.5 :
On consid`ere la suite (un)n∈
N arithm´etique de raison r. Pour tous entiers n et p, on a : un =up+ (n−p)r
Propri´et´e 3.6 :
Soit la suite (un)n∈
N arithm´etique de raisonr = 0,4 avec u7 = 1,16.
Calculer u10,u27 etu1 000 Exemple 3.7 :
Le sens de variation d’une suite arithm´etique de raison r d´epend du signe de la raison r : 1. Si r >0, la suite est alors croissante.
2. Si r <0, la suite est alors d´ecroissante.
3. Si r = 0, la suite est alors stationnaire.
Propri´et´e 3.8 :
Donner le sens de variation de la suite (un)n∈
N d´efinie par un+1 =un−15 et u0 = 250.
Exemple 3.9 :
Les points repr´esentant une suite arithm´etique sont align´es.
Propri´et´e 3.10 :
II. Les Suites G´ eom´ etriques
Une suite (un)n∈I est dite g´eom´etrique lorsqu’on passe d’un terme au suivant en multipliant toujours par la mˆeme constante q.
u0 −−−−−→×q u1 −−−−−→×q u2 .... un−−−−−→×q un+1 q est appel´e la raison g´eom´etrique de la suite (un)n∈I.
Une telle suite v´erifie alors la relation de r´ecurrence suivante : un+1 =un×q D´efinition 3.11 : Suite G´eom´etrique
La suite (zn)n∈
N est une suite g´eom´etrique de raison q = 69 et de premier terme z0 = 12.
Calculer z1, z2 et z3. Exemple 3.12 :
On consid`ere la suite (un)n∈
N g´eom´etrique de raison q. Pour tout entier n, on a : un =u0×qn
Propri´et´e 3.13 :
Soit la suite (un)n∈
N g´eom´etrique de raison q = 1,5 avec u0 = 100.
Calculer u5, u10 et u12. Exemple 3.14 :
On consid`ere la suite (un)n∈
N g´eom´etrique de raison q. Pour tous entiers n et p, on a : un =up×qn−p
Propri´et´e 3.15 :
Soit la suite (un)n∈
N g´eom´etrique de raison q = 1,69 avec u4 = 10.
Calculer u5, u10 et u12. Exemple 3.16 :
III. Sommes des termes cons´ ecutifs d’une suite arithm´ etique ou g´ eom´ etrique
Soit n∈N alors :
1 + 2 +. . .+n = n(n+ 1) 2 Th´eor`eme 3.17 :
On peut aussi ´ecrire
n
X
i=1
i= n(n+ 1)
2 .
Remarque 3.18 :
Lucie me donne chaque jour 1ede plus que le jour pr´ec´edent. Elle me donne 1ele 1er septembre 2020.
Combien ai-je accumul´e aujourd’hui (04 novembre 2020) ? Exemple 3.19 :
On consid`ere une suite (un) une suite arithm´etique de raison r. Soit n∈N alors : u0+u1+. . .+un = (n+ 1)× u0+un
2 Th´eor`eme 3.20 :
On consid`ere la suite (un) arithm´etique de raisonr= 2,5 et de premier termeu0 = 10.
Calculer
20
X
k=0
uk =u0+u1+...+u20. Exemple 3.21 :
On consid`ere la suite (un)n∈
N g´eom´etrique de raison q. Alors :
u0+u1+. . .+un=u0× 1−qn+1 1−q Propri´et´e 3.22 :
Lire la vid´eoUtiliser le symbole de somme Σ. Compl´ement(s) :
Soit (un) une suite g´eom´etrique de raison q = 0,69 et de premier terme u0 = 666.
Calculer
15
X
k=0
uk =u0+u1+...+u15. Exemple 3.24 :
Lire la vid´eoCalculer la somme des termes d’une suite (Algorithme). Compl´ement(s) :
Que faire si le premier terme de la somme n’est pas d’indice 0 ?
Prenons un exemple, on souhaite calculer la somme u6+u7+...+u20. On remarque alors la chose suivante :
u6+u7+...+u20 =u0+u1+...+u5+u6+...+u20
| {z }
Je sais calculer
−(u0+u1+...+u5)
| {z }
Je sais calculer
Remarque 3.26 :
Soit (un) la suite g´eom´etrique de raison q= 0,69 et de premier terme u0 = 666.
Calculer
21
X
k=16
uk=u16+...+u21. Exemple 3.27 :
Soit (vn) la suite arithm´etique de raisonr = 3 et de premier terme v0 = 10.
Calculer
21
X
k=10
vk =v10+...+u21. Exemple 3.28 :
IV. Suites arithm´ etico-g´ eom´ etriques
Une suite (un) est dite arithm´etico-g´eom´etrique si, pour tout n ∈ N, on d´efinit la suite par la relation de r´ecurrence suivante :
un+1 =a un+b.
o`ua∈R et b∈R.
D´efinition 3.29 : Suite arithm´etico-g´eom´etrique
• Lorsque a = 1, la relation de r´ecurrence v´erifi´ee par une suite airthm´etico-g´eom´etrique est un+1 = un+b : il s’agit de la relation de r´ecurrence d’une suite arithm´etique.
• Lorsque b = 0, la relation de r´ecurrence v´erifi´ee par une suite airthm´etico-g´eom´etrique est un+1 = a un : il s’agit de la relation de r´ecurrence d’une suite g´eom´etrique.
Remarque 3.30 :
Soit (un) la suite d´efinie pour tout n∈N par un+1 = 2un−4 et u0 = 7.
Calculer les termes d’indice 1 `a 4.
Exemple 3.31 :
Pour retrouver le terme g´en´eral d’une suite arithm´etico-g´eom´etrique (un) d´efinie, pour tout n ∈ N, par un+1=a un+b (a6= 1 et b6= 0), on proc`ede de la mani`ere suivante :
1. on d´etermine la solution, not´eeα, de l’´equationax+b =x;
2. on d´efinit la suitevn=un−α et on d´emontre qu’elle est g´eom´etrique : un+1 = a un +b
− α = a α +b
un+1−α =a(un−α) 3. on en d´eduit le terme g´en´eral de la suite (vn) ;
4. on en d´eduit le terme g´en´eral de la suite (un) .
M´ethodologie 3.32 : Terme g´en´eral d’une suite arithm.-g´eo.
Pour d´eterminer le sens de variations d’une suite arithm´etico-g´eom´etrique (un) d´efinie, pour tout n ∈ N, par un+1 =a un+b (a6= 1 et b6= 0), on proc`ede de la mani`ere suivante :
1. on ´ecrit le terme g´en´eral de la suite (un).
2. on ´etudie ensuite le signe de la diff´erenceun+1−un
M´ethodologie 3.33 : Monotonie d’une suite arithm.-g´eo.