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b) Rn’est pas sym´etrique s’il existe unxet uny deE tels quexRy etnon(yRx)1

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Texte intégral

(1)

UNIVERSITE PARIS-DAUPHINE DEMI2E 1`ere ann´ee, 9 novembre 2010 Corrig´e du partiel d’alg`ebre 1

Questions de Cours

1) SoitRune relation binaire sur un ensembleE

a) Rest sym´etrique si pour toutxety deE tels quexRy on ayRx.

b) Rn’est pas sym´etrique s’il existe unxet uny deE tels quexRy etnon(yRx)1. c) Rest antisym´etrique si pour toutxet y deEtels que xRyet yRxon ax=y.

2) Soitr =|z| et θ un argument de z. Les racines ni`emes de z sont les solutions dans C de l’´equation (z)n=z, d’inconnuez. Elles sont donn´ees par

wk = √n

r eiθ+2kπn , k= 0, . . . , n−1.

Leur sommeS vaut donc:

S=

n1

X

k=0

n

r eiθ+2n = √n

reinθ S avecS =

n1

X

k=0

ei2kπn .

Commen≥2, on aei2nπ 6= 1. Donc S =

n1

X

k=0

uk =

n1

X

k=0

eink

= 1−ei2nπn

1−ein = 1−ei2π

1−ein = 0 car ei2π= 1 doncS = 0.

3) 1 est le complexe de module 1 et d’argument 0[2π]. D’apr`es la formule rappel´ee `a la question pr´ec´edente, ses racines cubiques sont 1,ei3 etei3 . Comme−1 est le complexe de module 1 et d’argumentπ, ses racines cubiques sonteiπ3,e=−1 etei3 . Enfin−8iest le complexe de module 8 et d’argument−π2. Ses racines cubiques sont donc 2eiπ6,2eiπ2 et 2ei76π.

4) Un ensembleE est d´enombrable s’il existe une bijection entreE et N. L’ensembleQest d´enombrable et R\Q n’est certainement pas d´enombrable car s’il l’´etait,R serait d´enombrable comme la r´eunion disjointe d’ensembles d´enombrables, `a savoirQetR\Q.

5) Si on dispose de deux propri´et´esP etQtels queP ⇒Q, alors la n´egation de (P ⇒Q) est (P etnon Q).

La n´egation de la propri´et´e donn´ee est

∃f ∈F, [∃x∈R,∀y∈R, f(x, y)≥0] ET [∃y∈R,∀x∈R, f(x, y)<0].

La propositionP est VRAIE, en effet s’il existe un r´eelx0pour lequel f(x0, y)≥0 pour tout tout r´eel y, alors forcement pour tout r´eely, on a toujoursf(x0, y)≥0 et donc il existe bel et bien un r´eelxtel quef(x, y)≥0.

6) Une rotation de centreCd’affixezCet d’angleθassocie `a tout point d’affixez∈Cle pointM d’affixe z=e(z−zC) +zC. La rotation de centre le point d’affixe 1 +iet d’angle−π4 est donc l’application qui `a toutz∈Cassocie le complexez=eiπ4(z−1−i) + 1 +i=12(1−i)z−√

2 + 1 +i

1Et oui, il fallait juste nier la r´eponse `a la question a) !!

1

(2)

2

Exercice I

a) On ´ecrit d’une part que 1 +eiπ6 = ei12π ei12π +ei12π

= 2 ei12π cos12π. On a donc |1 +eiπ6| =

|2 ei12π cos12π| = 2 cos12π car cos12π ≥ 0. Pour d´eduire la valeur de cos12π, il suffit de calculer le module de 1 +eiπ6 et le diviser par 2. On obtient cos12π =

2+ 3

2 . On pouvait aussi calculer cos12π en remarquant que cos12π est la partie r´eelle de (1 +eiπ6)/|1 +eiπ6|.

b) On posez= ei

π 3

ei

π

4. Il est ´evident que d’une part on a |z|=|e

iπ 3|

|ei

π

4| =11 = 1 et que ei

π 3

ei

π

4 =eiπ3 eiπ4 =ei12π, doncz=ei12π. D’autre part,

z=

1 2(1 +i√

3)

2

2 (1 +i) = 1

√2

(1 +i√

3)(1−i) (1 +i)(1−i) = 1

2√ 2

1 +√ 3 +i(√

3−1) . On a donc sin12π = ℑ(z) = 2321 (on a aussi sin12π = 1

2

2+

3 : les deux expressions sont ´egales).

Comme sin(−x) =−sin(x) pour tout r´eelx, il vient que sin −12π

=−2321. Exercice II

La premi`ere observation est quez= 0 est ´evidemment une solution de l’´equation qui nous int´eresse. Supposons quez 6= 0 et zn = ¯z. On a alors zn+1 =zz¯=|z|2 donc |z|n+1 =|zn+1|=|z|2. Comme z 6= 0, ceci implique que|z|n1 = 1, et donc |z| = 1 car n≥2. Comme zn+1 =|z|2, on a donczn+1 = 1, donc z est une racine (n+ 1)i`eme de 1. R´eciproquement, sizn+1= 1 alors|z|= 1, donczn+1=|z|2=zz¯et donc en divisant par z (qui est diff´erent de 0 car|z|= 1) on obtientzn = ¯z. Les solutions sont donc 0 et les racines (n+ 1)`eme de 1, c’est `a dire les nombres de la formeein+12, k= 0, . . . , n.

Exercice III

a) Soit z = x+iy ∈ C, avec x et y r´eel. Le fait que z soit r´eel veut dire que y = 0 et donc que f(z) = 12(eix+eix) et donc, en utilisant la formule d’Euler,f(z) = cos(x) = cos(z). On en d´eduit que pour tout r´eelx,f(x) =f(x+ 2π) puisque la fonction cosinus est p´eriodique de p´eriode 2πdoncf n’est pas injective. De plus on sait que cos(R) = [−1,1]. On en d´eduit que f(R) = [−1,1]

b) f1(R) ={z∈C, f(z)∈R}={z∈C, f(z) =f(z)}. Or en posantz=x+iyavecxety r´eels : f(z) =f(z)⇔eyeix+eyeix=eyeix+eyeix⇔(ey−ey)(eix−eix) = 0⇔2i(ey−ey) sinx= 0

Il vient donc quef(z) est r´eel si et seulement si (ey−ey = 0 OU sinx= 0) ce qui est ´equivalent `a (y= 0 OU∃k∈Z, x=kπ). On a donc :

f1(R) =R ∪ {kπ+iy, k∈Z, y∈R}.

Probl`eme

1) Une transposition permute par d´efinition seulement deux ´el´ements et laisse le reste des ´el´ements in- chang´es. Il y a donc n−2 ´el´ements de E qui restent inchang´es par τ. D’o`u Card P F(τ) = n−2.

Puisque l’applicationτ ´echange seulement deux ´el´ements,τ◦τ les ”remet en place” et donc intuitive- mentτ◦τ =IdE. Formellement, supposons que τ ´echangexet y, alors pour tout autre ´el´ementz de Eon aτ(z) =z et doncτ(τ(z)) =τ(z) =z. De plus,τ(x) =y et doncτ(τ(x)) =τ(y) =xet de mˆeme poury. Doncτ◦τ=IdE. Doncτ est bijective de r´eciproque elle-mˆeme.

(3)

3

2) D’apr`es la question pr´ec´edente, toute transposition est une bijection, d’o`u toute compos´ee d’un nombre fini de transpositions est aussi une bijection d’o`uf est bijective.

3) E a au moins deux ´el´ements distincts, disons x et y. On peut donc consid´erer la transposition τ qui ´echangexet y. D’apr`es la question a), on aτ◦τ =IdE, ce qui prouve que l’application identit´e de E s’´ecrit sous forme la forme d’une compos´ee d’un nombre fini de transpositions (deux en l’occurence).

4) a) L’applicationg est clairement bien d´efinie de E dans E. Une transposition est une bijection et l’applicationf est bijective par d´efinition. Comme la compos´ee de deux bijections est une bijection on en d´eduit queg est bijective.

b) Par d´efinitionf(x0)6=x0 et doncx0∈/ P F(f). De plus comme f est bijective, en particulier in- jective et quef(x0)6=x0, on en d´eduit quef(f(x0))6=f(x0) ce qui veut dire quef(x0)∈/ P F(f).

Soit x∈P F(f). On a donc f(x) =x. De plus, d’apr`es ce qui pr´ec`ede, x∈E\{x0, f(x0)}, donc τ(x) =x. Donc finalementg(x) =τ(f(x)) =τ(x) =x. Doncx∈P F(g), et doncP F(f)⊂P F(g).

c) On aτ(f(x0)) =x0par d´efinition, doncx0∈P F(g), orx0∈/ P F(f) par d´efinition, doncP F(f)6= P F(g). Comme P F(f) ⊂P F(g), l’ensemble P F(f) est un sous-ensemble strict de P F(g). De plus, comme E est de cardinal fini, P F(g) l’est aussi car c’est un sous-ensemble de E. Or on sait que si A est un sous-ensemble strict d’un ensemble fini B, alors Card A < Card B. Donc Card P F(f)< Card P F(g).

d) On fait une r´ecurrence forte sur le nombre de points fixes (plus pr`Ecis`Ement, soit une r´ecurrence descendante sur le nombre de points fixes, soit une r´ecurrence montante sur le nombre de points non fixes). Pour tout entier naturelk, notonsHk la propri´et´e suivante : toute bijectionf :E →E qui an−kpoints fixes (i.e. Card P F(f)≥n−k) peut s’´ecrire comme la compos´ee d’un nombre fini de transpositions.

Initialisation : H0 dit que toute bijection de E dans E qui a npoints fixes est la compos´ee d’un nombre fini de transpositions. Mais commeE a n´el´ements, la seule bijection de E dansE qui a npoints fixes est l’identit´e deE. Donc d’apr`es la question 3, (H0) est vraie.

H´er´edit´e : soitk ∈N. SupposonsHq vraie pour tout entier naturel q≤k. Soit f :E → E une bijection qui an−(k+ 1) points fixes. D’apr`es la question pr´ec´edente, il existe une transposition τ et une bijection g:E→E qui a strictement plus de points fixes quef telle queg=τ◦f. Tout d’abord, f =τ◦τ ◦f =τ◦g. De plus, comme g a strictement plus de points fixes que f, par hypoth`ese de r´ecurrence (forte), g est la compos´ee d’un nombre fini de transpositions, et donc f aussi, puisque f =τ◦g. DoncHk+1 est vraie.

Donc Hk est vraie pour tout entier naturel k. Or toute bijection de E dans E a un nombre de points fixes de la forme n−k (prendrek=n−Card P F(n)), donc toute bijection deE dans E est la compos´ee d’un nombre fini de transpositions (en fait, d’au plusntranspositions).

e) Soitf :E→E, une application injective. CommeEest fini,f est aussi bijective, donc d’apr`es la question 4.d) elle peut s’´ecrire comme la compos´ee d’un nombre fini de transpositions. Consid´erons maintenant une application deEdansE qui n’est pas bijective (il en existe carEayant au moins deux ´el´ements, toute application constante deE dans E n’est pas surjective, donc pas bijective).

Cette application ne peut pas s’´ecrire comme la compos´ee d’un nombre fini de transpositions car sinon elle serait bijective d’apr`es la question 2). Il existe donc des applications deEdansE qui ne sont pas la compos´ee d’un nombre fini de transpositions. Plus pr´ecis´ement, seules les applications bijectives sont de cette forme.

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