L.E.G.T.A. Le Chesnoy TB2−2011-2012
D. Blotti`ere Math´ematiques
Correction du concours blanc
Exercice de probabilit´es (extrait du sujet du concours A-TB 2009)
Dans cet exercice, la probabilit´e de l’´ev´enement Asera not´ee P(A).
Nous disposons de trois d´es ´equilibr´es, chacun ayant quatre faces num´erot´ees de 1 `a 4. L’un des d´es est rouge, un autre est bleu et le dernier est vert.
1. Nous jetons les trois d´es simultan´ement.X d´esigne la variable al´eatoire qui donne le maximum des trois nombres amen´es par les d´es.
1.1. Quelles sont les valeurs prises parX? 1.2. D´eterminer la fonction de r´epartition deX. 1.3. En d´eduire la loi deX.
2. Nous jetons les trois d´es simultan´ement et on note X1, X2, X3 les nombres amen´es respectivement par le d´e rouge, le d´e bleu et le d´e vert.
2.1. SoitY la variable al´eatoire donnant la somme des nombres amen´es par les d´es rouge et bleu.
2.1.1. D´eterminer explicitement les couples (a, b) d’entiers de{1,2,3,4} tels que : (a)a+b= 3, (b)a+b= 6, (c)a+b= 8.
2.1.2. D´eterminer l’ensembleI des valeurs prises parY.
2.1.3. D´eterminer la loi deY en compl´etant le tableau suivant. On justifiera les r´eponses.
i 2 3 4 5 6 7 8
P(Y =i)
2.2. SoitZ la variable al´eatoire donnant la somme des nombres amen´es par les trois d´es.
2.2.1. D´eterminer l’ensembleJ des valeurs prises parZ.
2.2.2. Justifier que :∀j∈J, P(Z=j) =
8
X
i=2
P(Y =i etX3=j−i).
2.2.3. D´emontrer queP(Z= 5) = 3 32.
2.2.4. D´eterminer la probabilit´e que la somme des nombres amen´es par les trois d´es soit un multiple de 5.
3. Nous jetons les trois d´es et nous calculons la somme des nombres amen´es par les trois d´es. Et tant que cette somme n’est pas un multiple de 5, nous recommen¸cons le lancer des trois d´es.
N d´esigne le nombre de lancers r´ealis´es pour obtenir cette somme multiple de 5.
Reconnaˆıtre la loi deN et pr´eciser son esp´erance.
Correction
1.1. Chacun des trois d´es pouvant amener l’un des nombres{1,2,3,4}, le maximum des nombres amen´es par les trois d´es est l’un des nombres de{1,2,3,4}. Par suite :X(Ω) ={1,2,3,4}.
1.2. La variable al´eatoireX prenant ses valeurs dans {1,2,3,4}, sa fonction de r´epartition est la fonction en escalier, donn´ee par :
FX:R→[0,1] ; t7→P(X ≤t) =
0 sit <1 FX(1) =P(X ≤1) si 1≤t <2 FX(2) =P(X ≤2) si 2≤t <3 FX(3) =P(X ≤3) si 3≤t <4
1 si 4≤t.
Pour calculer la fonctionFX, nous n’avons donc que trois de ses valeurs `a calculer :FX(1), FX(2), FX(3).
Pour ce faire, nous allons utiliser :
• les variables al´eatoiresX1, X2, X3 d´efinies dans le sujet seulement1 `a la question 2. ;
• la propri´et´e suivante (rappel´ee en classe) :
(?) ∀a, b, c, t∈R, max(a, b, c)≤t⇐⇒(a≤tetb≤tet c≤t).
Soiti∈ {1,2,3}.
FX(i) = P(X ≤i)
= P(max(X1, X2, X3)≤i) (par d´efinition deX, X1, X2, X3)
= P([X1≤i] ∩ [X2≤i] ∩ [X3≤i]) (d’apr`es (?))
= P(X1≤i)×P(X2≤i)×P(X3≤i) (les lancers des trois d´es sont ind´ependants)
= FX1(i)×FX2(i)×FX3(i)
= (FX1(i))3 (carX1, X2, X3 suivent la mˆeme loi :U({1,2,3,4}) CommeX1∼ U({1,2,3,4}), on a :
FX1(1) =P(X1≤1) =P(X1= 1) = 1 4 ;
FX1(2) =P(X1≤2) =P(X1= 1) +P(X1= 2) = 1 4+1
4 = 1 2 ; FX1(3) =P(X1≤3) =P(X1= 1) +P(X1= 2) +P(X1= 3) = 1
4+1 4 +1
4 =3 4.
On a donc :
FX(1) = (FX1(1))3= 1
4 3
= 1
64 ; FX(2) = (FX1(2))3= 1
2 3
=1
8 ; FX(3) = (FX1(3))3= 3
4 3
= 27 64. 1.3. Comme X(Ω) ={1,2,3,4}, pour d´eterminer la loi de X, il nous faut calculer les probabilit´es : P(X =
1), P(X = 2), P(X = 3), P(X = 4).On sait que connaissant la fonction de r´epartitionFX deX, on peut retrouver chacune de ces probabilit´es (cf. courbe repr´esentative deFX et hauteurs des sauts). Voici comment.
P(X = 1) =FX(1) = 1 64 P(X = 2) =FX(2)−FX(1) = 1
8 − 1 64 = 7
64 P(X = 3) =FX(3)−FX(2) = 27
64−1 8 = 19
64 P(X = 4) =FX(4)−FX(3) = 1−27
64 =37 64 On v´erifie que l’on a bien : P(X = 1) +P(X= 2) +P(X = 3) +P(X= 4) = 1.
2.1.1. Les couples (a, b) d’entiers de{1,2,3,4}tels quea+b= 3 sont : (1,2),(2,1).
Les couples (a, b) d’entiers de{1,2,3,4}tels quea+b= 6 sont : (2,4),(3,3),(4,2).
L’unique couple (a, b) d’entiers de{1,2,3,4}tels que a+b= 8 est (4,4).
1. Il me semble qu’il aurait ´et´e plus pertinent de d´efinir ces trois variables al´eatoires X1, X2, X3 en d´ebut d’exercice, car leur introduction facilite la r´edaction ici.
2.1.2. L’ensemble des valeurs prises parY =X1+X2 est{2,3,4,5,6,7,8} carX1 et X2 ont comme ensemble de valeurs {1,2,3,4}.
2.1.3. La loi de Y est donn´e par le tableau suivant.
i 2 3 4 5 6 7 8
P(Y =i) 1 16
2 16 = 1
8 3 16
4 16 = 1
4 3 16
2 16 = 1
8 1 16
On v´erifie que :
8
X
i=2
P(Y =i) = 1
et on remarque une sym´etrie (ce qui n’est pas une surprise car on a d´etermin´e la loi deY =X1+X2, avec X1etX2ind´ependantes et de mˆeme loi). On justifie ci-dessous quelques unes des valeurs donn´ees dans le tableau.
P(Y= 3) = P(X1+X2= 3)
= P(([X1= 1]∩[X2= 2]) ∪ ([X1= 2]∩[X2= 1])) (cf. 2.1.1.)
= P(([X1= 1]∩[X2= 2])) +P(([X1= 2]∩[X2= 1])) (probabilit´e d’une r´eunion disjointe)
= P([X1= 1])×P([X2= 2]) +P([X1= 2])×P([X2= 1]) (ind´ependance des lancers de d´es)
= 1
4×1 4+1
4×1 4
= 1
8
P(Y= 6) = P(X1+X2= 6)
= P(([X1= 2]∩[X2= 4]) ∪ ([X1= 3]∩[X2= 3]) ∪ ([X1= 4]∩[X2= 2])) (cf. 2.1.1.)
= P(([X1= 2]∩[X2= 4])) +P(([X1= 3]∩[X2= 3])) +P(([X1= 4]∩[X2= 2])) (probabilit´e d’une r´eunion disjointe)
= P([X1= 2])×P([X2= 4]) +P([X1= 3])×P([X2= 3])) +P([X1= 4])×P([X2= 2]) (ind´ependance des lancers de d´es)
= 1
4×1 4+1
4×1 4+1
4×1 4
= 3
16
P(Y= 8) = P(X1+X2= 8)
= P([X1= 4]∩[X2= 4]) (cf. 2.1.1.)
= P([X1= 4])×P([X2= 4]) (ind´ependance des lancers de d´es)
= 1
4×1 4
= 1
16
2.2.1. L’ensemble des valeurs prises parZ=X1+X2+X3estJ ={3,4,5,6,7,8,9,10,11,12}carX1,X2etX3
ont comme ensemble de valeurs{1,2,3,4}.
2.2.2. Nous avons vu que la variableY a comme ensemble de valeursY(Ω) ={2,3,4,5,6,7,8}. Donc : ([Y =i])i∈{2,3,4,5,6,7,8} est un syst`eme complet d’´ev´enements.
Soit j ∈J ={3,4,5,6,7,8,9,10,11,12}. On applique la formule des probabilit´es totales par rapport au syst`eme complet d’´ev´enements ([Y =i])i∈{2,3,4,5,6,7,8} pour obtenir :
P(Z =j) =
8
X
i=2
P([Z=j] ∩ [Y =i]).
Mais, si i∈ {2,3,4,5,6,7,8}, on a :
Z =j etY =i = X1+X2+X3=j et X1+X2=i
= X3=j−(X1+X2) etX1+X2=i
= X3=j−ietX1+X2=i
= X3=j−ietY =i.
La formule des probabilit´es totales pr´ec´edente se r´e´ecrit donc : P(Z=j) =
8
X
i=2
P(X3=j−i etY =i).
2.2.3. D’apr`es la formule pr´ec´edemment ´etablie, on a :
P(Z= 5) =
8
X
i=2
P(X3= 5−ietY =i)
= P(X3= 3 etY = 2) +P(X3= 2 etY = 3) +P(X3= 1 etY = 4)
les autres probabilit´es apparaissant dans la somme sont nulles
= P(X3= 3)×P(Y= 2) +P(X3= 2)×P(Y = 3) +P(X3= 1)×P(Y = 4)
Y =X1+X2etX3sont ind´ependantes car les lancers des d´es sont ind´ependants
= 1
4× 1 16+1
4×1 8+1
4× 3
16 (2.1.3. etX3∼ U({1,2,3,4}))
= 3
32.
2.2.4. La probabilit´e que la somme des nombres amen´es par les trois d´es soit un multiple de 5 est : P(Z= 5 ouZ = 10) =P(Z= 5) +P(Z= 10)
carZ(Ω) ={3,4,5,6,7,8,9,10,11,12}(cf. question 2.2.1.). Il reste donc `a calculerP(Z= 10). Pour cela, on utilise `a nouveau la formule obtenue en 2.2.2..
P(Z= 10) =
8
X
i=2
P(X3= 10−ietY =i)
= P(X3= 4 etY = 6) +P(X3= 3 etY = 7) +P(X3= 2 etY = 8)
les autres probabilit´es apparaissant dans la somme sont nulles
= P(X3= 4)×P(Y= 6) +P(X3= 3)×P(Y = 7) +P(X3= 2)×P(Y = 8)
Y =X1+X2etX3sont ind´ependantes car les lancers des d´es sont ind´ependants
= 1
4× 3 16+1
4×1 8+1
4× 1
16 (2.1.3. etX3∼ U({1,2,3,4}))
= 3
32.
La probabilit´e que la somme des nombres amen´es par les trois d´es soit un multiple de 5 est donc : 3
32+ 3 32 = 3
16.
3. On reconnaˆıt une situation de loi usuelle. On r´ep`ete un sch´ema de Bernoulli de fa¸con ind´ependante jusqu’`a l’obtention d’un premier succ`es et on consid`ere la variable al´eatoire N ´egale au nombre de r´ep´etitions effectu´ees. Dans ce sch´ema de Bernoulli :
• un succ`es est : la somme amen´ee par les trois d´es lors d’un lancer simultan´e est un multiple de 5 ;
• la probabilit´e de succ`es est : 3
16 (cf. 2.2.4.).
On en d´eduit queN∼ G 3
16
et queE(N) = 16 3 .
Exercice d’alg`ebre lin´eaire (d’apr`es le sujet du concours A-TB 2008)
Dans tout l’exercice,ad´esigne un nombre r´eel appartenant `a ]2,+∞[.
1. Puissance d’une matrice
SoitM la matrice carr´ee d’ordre 2 `a coefficients r´eels d´efinie par :M =
a 1−a
1 0
.
1.1. Spectre de M
1.1.1. Factoriser a2−4a+ 4. En d´eduire quea2−4a+ 4≥0 et calculer la valeur de√
a2−4a+ 4.
1.1.2. D´eterminer l’ensemble Spec(M) ={λ∈R : rang(M−λI2)6= 2}.
1.2. Sous-espaces propres deM 1.2.1. D´emontrer queE1 =
x y
∈R2 : M x
y
= x
y
est un sous-espace vectoriel deR2. En donner une base et pr´eciser sa dimension.
1.2.2. D´emontrer que Ea−1 = x
y
∈R2 : M x
y
= (a−1) x
y
est un sous-espace vectoriel deR2. En donner une base et pr´eciser sa dimension.
1.3. Diagonalisation de M
On noteE= (e1, e2) la base canonique deR2,ϕl’endomorphisme deR2canoniquement associ´e `aM et idR2: R2→R2; u7→u(endomorphisme identit´e deR2).
1.3.1. Montrer que la familleF =
f1= 1
1
, f2=
a−1 1
est une base deR2. 1.3.2. Calculer la matriceD d´efinie par :D= Mat(ϕ,F,F).
1.3.3. Calculer la matriceP d´efinie par :P= Mat(idR2,F,E).
1.3.4. Justifier, sans effectuer de calcul, que :
(a)P est inversible, (b)M =P DP−1. 1.4. Puissances successives de M
1.4.1. Montrer que :∀n∈N, Mn=P DnP−1. 1.4.2. CalculerP−1.
1.4.3. CalculerDn, pour tout entier natureln.
1.4.4. En d´eduire que :
∀n∈N, Mn= 1 2−a
1−(a−1)n+1 1−a+ (a−1)n+1 1−(a−1)n 1−a+ (a−1)n
.
2. Calcul des termes cons´ecutifs d’une suite r´ecurrente lin´eaire d’ordre 2
Soit (un)n∈Nla suite d´efinie par ses deux premiers termesu0, u1et la relation de r´ecurrence : un+2=a un+1+ (1−a)un
valable pour toutn∈N.
2.1. Pour tout entier naturel n, on poseXn = un+1
un
. 2.1.1. Soitn∈N. Reconnaˆıtre le produitM Xn.
2.1.2. Montrer que pour tout entier natureln: Xn=MnX0.
2.2. En utilisant la partie 1., exprimer pour tout entier natureln, le termeunen fonction den,a,u0etu1. Correction
1.1.1. On a :
a2−4a+ 4 = (a−2)2.
On peut le voir en rep´erant une identit´e remarquable ou bien en calculant la forme canonique du trinˆome du second degr´ea2−4a+ 4.
Comme a2−4a+ 4 = (a−2)2 et comme un carr´e r´eel est positif ou nul, on a : (a−2)2 ≥0. De plus, a6= 2 (cara∈]2,+∞[) et donca−26= 0. Ainsi a-t-on :
(a−2)2>0.
√a2−4a+ 4 = p
(a−2)2 (d’apr`es la factorisation pr´ec´edente)
= |a−2| (∀X∈R, √
X2=|X|)
= a−2 (a∈]2,+∞[ (i.e.a >2) =⇒a−2>0) 1.1.2. Soitλ∈R.
rang(M −λI2) = rang
a 1−a
1 0
− λ 0
0 λ
= rang
a−λ 1−a
1 −λ
= rang
1 −λ a−λ 1−a
(L1↔L2)
= rang
1 −λ
0 1−a−(a−λ)(−λ)
(L2←L2−(a−λ)L1)
= rang 1 −λ
0 −λ2+aλ+ 1−a
!
On en d´eduit que :
rang(M −λI2)6= 2 ⇐⇒ −λ2+aλ+ 1−a= 0.
On est ainsi conduit `a chercher les racines du trinˆome du second degr´e P = −X2+aX + 1−a. Son discriminant est :
∆ =a2−4×(−1)×(1−a) =a2−4a+ 4 =
1.1.1.(a−2)2 >
1.1.1.0.
Le polynˆomeP admet donc deux racines distinctes : x1= −a−√
a2−4a+ 4
2×(−1) =
1.1.1.−−a−(a−2)
2 =a−1 et x2= −a+√
a2−4a+ 4
2×(−1) =
1.1.1.−−a+ (a−2)
2 = 1.
On d´eduit de cette ´etude que :
Spec(M) ={λ∈R : rang(M−λI2)6= 2}={a−1,1}.
Remarque : On a d´etermin´e ici les valeurs propres deM.
1.2.1. On a :
E1 = x
y
∈R2 : M x
y
= x
y
= x
y
∈R2 : M x
y
− x
y
= 0
0
= x
y
∈R2 : M x
y
−I2 x
y
= 0
0
= x
y
∈R2 : (M−I2) x
y
= 0
0
On en d´eduit queE1est l’ensemble solution du syst`eme lin´eaire homog`ene (S1) :
(a−1)x + (1−a)y = 0
x − y = 0
d’inconnue x
y
∈ R2 et dont les coefficients sont r´eels. D’apr`es le cours, E1 est donc un sous-espace vectoriel deR2. Pour d´eterminer une base deE1, r´esolvons (S1).
(a−1)x + (1−a)y = 0
x − y = 0 ⇐⇒
x − y = 0
(a−1)x + (1−a)y = 0 (L1↔L2)
⇐⇒
x − y = 0
((1−a) + (a−1))y = 0 (L2←L2−(a−1)L1)
⇐⇒
x − y = 0
0 = 0
Le syst`eme (S1) est de rang 1 et poss`ede deux inconnues. On choisit un param`etre : y. De L1, on tire x=y. On a donc :
E1= y
y
: y∈R
= Vect 1
1
.
E1 est engendr´e par le vecteur 1
1
qui est non nul. C’est donc un sous-espace vectoriel deR2de dimen- sion 1, dont
1 1
forme une base.
1.2.2. On a :
Ea−1 = x
y
∈R2 : M x
y
= (a−1) x
y
= x
y
∈R2 : M x
y
−(a−1) x
y
= 0
0
= x
y
∈R2 : M x
y
−(a−1)I2
x y
= 0
0
= x
y
∈R2 : (M−(a−1)I2) x
y
= 0
0
On en d´eduit queEa−1 est l’ensemble solution du syst`eme lin´eaire homog`ene (Sa−1) :
x + (1−a)y = 0 x + (1−a)y = 0 d’inconnue
x y
∈R2 et dont les coefficients sont r´eels. D’apr`es le cours, Ea−1 est donc un sous-espace vectoriel deR2. Pour d´eterminer une base deEa−1, r´esolvons (Sa−1).
x + (1−a)y = 0
x + (1−a)y = 0 ⇐⇒
x + (1−a)y = 0
0 = 0 (L1=L2)
Le syst`eme (Sa−1) est de rang 1 et poss`ede deux inconnues. On choisit un param`etre :y. De L1, on tire x= (a−1)y. On a donc :
Ea−1=
(a−1)y y
: y∈R
= Vect
a−1 1
.
Ea−1 est engendr´e par le vecteur
a−1 1
qui est non nul. C’est donc un sous-espace vectoriel deR2 de dimension 1, dont
a−1 1
forme une base.
Remarque : On a d´etermin´e ici une base de chacun des sous-espaces propres deM, apr`es avoir red´emontr´e qu’un sous-espace propre de M est un sous-espace vectoriel de R2 (ce qui d´ecoule du cours `a pr´esent).
1.3.1. On a : F=
f1=
1 1
, f2= a−1
1
est une base deR2 ⇐⇒
1
1
, a−1
1
est libre
Fposs`ede deux ´el´ements dim(R2) = 2
⇐⇒ det
1 a−1
1 1
6= 0 (crit`ere du d´eterminant) Or det
1 a−1
1 1
= 1×1−(a−1)×1 = 2−a6= 0 cara∈]2,+∞[. La familleFest donc une base deR2. Remarque : On construit ici une base de vecteurs propres de M en concat´enant une base de E1 et une base deEa−1. La matriceM est donc diagonalisable, par d´efinition.
1.3.2. On calculeD= Mat(ϕ,F,F). Pour cela, il nous faut exprimer :
• ϕ(f1) =M f1 comme combinaison lin´eaire def1 et def2;
• ϕ(f2) =M f2 comme combinaison lin´eaire def1 et def2. Nous avons vu que f1 =
1 1
forme une base deE1. On a donc en particulier quef1∈E1. Mais alors, par d´efinition mˆeme deE1, on a M f1=f1.On a donc :
ϕ(f1) =M f1=f1= 1f1+ 0f2. Nous avons ´egalement vu que f2 =
a−1 1
forme une base de Ea−1. On a donc en particulier que f2∈Ea−1. Mais alors, par d´efinition mˆeme deEa−1, on a M f2= (a−1)f2. On a donc :
ϕ(f2) =M f2= (a−1)f2= 0f1+ (a−1)f2. On en d´eduit que :
D= Mat(ϕ,F,F) =
1 0 0 a−1
.
Remarque : D est la matrice de l’endomorphisme ϕassoci´e canoniquement `aM dans la base F qui est form´ee de vecteurs propres pourM. On trouve bien sˆur une matrice diagonale, avec sur la diagonale, les valeurs propres correspondant aux diff´erents vecteurs propres de la matrice M.
1.3.3. On calculeP = Mat(idR2,F,E). Pour cela, il nous faut exprimer :
• idR2(f1) =f1 comme combinaison lin´eaire dee1 et dee2;
• idR2(f2) =f2 comme combinaison lin´eaire dee1 et dee2. Comme
e1=
1 0
, e2=
0 1
est la base canonique de R2, c’est tr`es simple. On a :
f1= 1
1
= 1e1+ 1e2 et f2=
a−1 1
= (a−1)e1+ 1e2. On a donc :
P = Mat(idR2,F,E) =
1 a−1
1 1
.
Remarque : P est la matricePE,F de passage de la base canonique `a la base de diagonalisationF.
1.3.4. On aP = Mat(idR2,F,E).P est la matrice de l’isomorphismeidR2 deR2 dans les basesE et E. D’apr`es le cours,P est donc inversible et :
P−1= Mat((idR2)−1,E,F) = Mat(idR2,E,F) ((idR2)−1=idR2).
On a alors :
DP−1 = Mat(ϕ,F,F)×Mat(idR2,E,F)
= Mat(ϕ◦idR2,E,F) (cf. lien entre composition d’applications lin´eaires et produit de matrices)
= Mat(ϕ,E,F) (ϕ◦idR2 =ϕ)
et donc :
P DP−1 = Mat(idR2,F,E)×Mat(ϕ,E,F)
= Mat(idR2◦ϕ,E,E) (cf. lien entre composition d’applications lin´eaires et produit de matrices)
= Mat(ϕ,E,E) (idR2◦ϕ=ϕ)
Or comme ϕest l’endomorphisme canoniquement associ´e `aM, on a : M = Mat(ϕ,E,E).
D’apr`es ce qui pr´ec`ede, on a donc :P DP−1=M.
Remarque : Ici, on a finalement red´emontr´e le th´eor`eme de changement de base, dans un cas particu- lier. Compte tenu des derniers r´esultats du cours, on peut maintenant justifier cette relation en citant le th´eor`eme de changement de base, qui donne :
Mat(ϕ,E,E) =PE,F×Mat(ϕ,F,F)×(PE,F)−1
et en identifiant les diff´erentes matrices intervenant dans la formule, avec celles de l’´enonc´e.
1.4.1. Pour toutn∈N, on pose :
Pn : Mn=P DnP−1.
• Initialisation
La propri´et´e P0 s’´ecrit : M0 = P D0P−1. Comme M0 = D0 = I2, la propri´et´e P0 se r´e´ecrit I2 = P I2P−1. Elle est vraie.
• H´er´edit´e
Supposons la propri´et´ePn vraie pour un entiern∈Nfix´e, i.e. : Mn =P DnP−1. Montrons que la propri´et´ePn+1 est vraie, i.e. que :
Mn+1=P Dn+1P−1. Mn+1 = MnM
= P DnP−1
| {z }
Mn
P DP−1
| {z }
M
= P DnP−1P
| {z }
I2
DP−1
= P DnD
| {z }
Dn+1
P−1
= P Dn+1P−1
• Conclusion
De l’initialisation au rangn= 0, de l’h´er´edit´e et de l’axiome de r´ecurrence on d´eduit que la propri´et´e Pn est vraie pour toutn∈N, i.e. que :
∀n∈N, Mn=P DnP−1.
1.4.2. Pour calculer P−1, on r´esout le syt`eme : (S) :
x1 + (a−1)x2 = y1
x1 + x2 = y2
d’inconnue x1
x2
∈R2, o`u y1
y2
∈R2 est un param`etre.
(S) ⇐⇒
x1 + (a−1)x2 = y1 (1−(a−1))
| {z }
(2−a)
x2 = y2−y1 (L2←L2−L1)
Notons que comme a∈]2,+∞[, (2−a)6= 0. On retrouve le r´esultat prouv´e en 1.3.4. (P est inversible), car (S) est de Cramer.
De (L2), on d´eduit que :
x2=− 1
2−ay1+ 1 2−ay2. De (L1), on d´eduit alors que :
x1=y1−(a−1)x2=y1+a−1
2−ay1−a−1
2−ay2= 1
2−ay1−a−1 2−ay2. D’o`u :
x1 = 1
2−ay1 − a−1 2−ay2
x2 = − 1
2−ay1 + 1 2−ay2
.
On en d´eduit que :
P−1= 1 2−a
1 −(a−1)
−1 1
.
1.4.3. La matriceD=
1 0 0 a−1
´
etant diagonale, pour calculer sa puissancen-i`eme (n∈N), il suffit d’´elever chacun de ses coefficients diagonaux `a la puissancen. On a donc :
∀n∈N, Dn=
1n 0 0 (a−1)n
=
1 0 0 (a−1)n
.
1.4.4. Soitn∈N.
Mn = P DnP−1 (cf. 1.4.1.)
=
1 a−1
1 1
1 0
0 (a−1)n 1
2−a
1 −(a−1)
−1 1
(cf. 1.3.3., 1.4.3., 1.4.2.)
= 1
2−a
1 a−1
1 1
1 0
0 (a−1)n
1 −(a−1)
−1 1
= 1
2−a
1−(a−1)n+1 1−a+ (a−1)n+1 1−(a−1)n 1−a+ (a−1)n
2.1.1. Soitn∈N.
M Xn =
a 1−a
1 0
un+1
un
=
aun+1+ (1−a)un
un+1
=
un+2
un+1
(cf. relation de r´ecurrence)
= Xn+1 2.1.2. Pour toutn∈N, on pose :
Pn : Xn=MnX0.
• Initialisation
La propri´et´eP0s’´ecrit :X0=M0X0. CommeM0=I2, la propri´et´eP0se r´e´ecritX0=X0. Elle est vraie.
• H´er´edit´e
Supposons la propri´et´ePn vraie pour un entiern∈Nfix´e, i.e. : Xn=MnX0. Montrons que la propri´et´ePn+1 est vraie, i.e. que :
Xn+1=Mn+1X0. Xn+1 = M Xn (cf. 2.1.1.)
= M MnX0 (hypoth`ese de r´ecurrence)
= Mn+1X0
• Conclusion
De l’initialisation au rangn= 0, de l’h´er´edit´e et de l’axiome de r´ecurrence on d´eduit que la propri´et´e Pn est vraie pour toutn∈N, i.e. que :
∀n∈N, Xn =MnX0.
2.2. Soitn∈N. D’apr`es 2.1.2. et 1.4.4., on a : Xn= 1
2−a
1−(a−1)n+1 1−a+ (a−1)n+1 1−(a−1)n 1−a+ (a−1)n
X0
ce qui se r´e´ecrit :
un+1
un
= 1
2−a
1−(a−1)n+1 1−a+ (a−1)n+1 1−(a−1)n 1−a+ (a−1)n
u1
u0
ou encore :
un+1
un
=
1−(a−1)n+1
2−a u1+1−a+ (a−1)n+1
2−a u0
1−(a−1)n
2−a u1+1−a+ (a−1)n 2−a u0
.
On en d´eduit que :
un=1−(a−1)n
2−a u1+1−a+ (a−1)n 2−a u0.
Probl`eme d’analyse (extrait du sujet du concours A-TB 2009)
Consid´erons la suiteud´efinie par :∀n∈N∗, un=
n
X
k=1
(−1)k−1 k . 1. Convergence de la suite u
1.1. Soitnun entier naturel non nul.
1.1.1. Montrer que pour tout entier naturel non nulk: 1 k =
Z 1 0
xk−1dx.
1.1.2. En d´eduire que :un = Z 1
0
1−(−x)n 1 +x dx, puis que :un = ln(2) + (−1)n+1
Z 1 0
xn 1 +x dx.
1.2. Soitnun entier naturel non nul.
En encadrant la fonctionx7→ 1
1 +x sur [0,1], montrer que : 1
2(n+ 1) ≤ Z 1
0
xn
1 +x dx≤ 1 n+ 1. 1.3. Etablissons la convergence de la suite´ u.
1.3.1. Montrer que :∀n∈N∗, |un−ln(2)| ≤ 1 n+ 1.
1.3.2. En d´eduire, avec soin, que la suiteuconverge et pr´eciser sa limite.
1.4. Vitesse de convergence
A l’aide de la question 1.3.1., d´` eterminer un entier naturelptel que :
|up−ln(2)| ≤10−4. 2. Acc´el´eration de la convergence de la suite u
2.1. A l’aide d’une int´` egration par parties, montrer que :
∀n∈N∗, Z 1
0
xn
1 +xdx= 1
2(n+ 1)+ 1 n+ 1
Z 1 0
xn+1 (1 +x)2 dx.
2.2. En d´eduire que :∀n∈N∗, un= ln(2) +(−1)n+1
2(n+ 1)+(−1)n+1 n+ 1
Z 1 0
xn+1 (1 +x)2 dx.
2.3. Consid´erons la suiteν d´efinie par :∀n∈N∗, νn= 2u4n−1−u2n−1. 2.3.1. Montrer que :∀n∈N∗, νn= ln(2) + 1
2n Z 1
0
x2n(x2n−1) (1 +x)2 dx.
2.3.2. Montrer que :∀n∈N∗,
Z 1 0
x2n(x2n−1) (1 +x)2 dx
≤ 1 2n+ 1. 2.3.3. En d´eduire que :∀n∈N∗, |νn−ln(2)| ≤ 1
4n2.
2.4. Concluons sur la convergence et la rapidit´e de convergence de la suiteν. 2.4.1. Montrer, avec soin, que la suite ν converge vers ln(2).
2.4.2. A l’aide de la question 2.3.3., d´` eterminer un entier naturelqtel que :
|νq−ln(2)| ≤10−4. 2.5. Algorithme de calcul des termes de la suite ν
2.5.1. Montrer que :∀n∈N∗, νn=
2n−1
X
k=1
(−1)k−1 k
! + 2
4n−1
X
k=2n
(−1)k−1 k
! .
2.5.2. nd´esigne un entier naturel non nul.
Recopier et compl´eter les cadres de l’algorithme de calcul deνn suivant.
x←
signe←1
pourkallant de 1 `a faire
x←x+signe / k signe←
pourkallant de `a faire
x←
signe←
Correction 1.1.1. Soitk∈N∗.
Z 1 0
xk−1dx= 1
k xk 1
0
= 1 k1k−1
k 0k
|{z}
0 cark entier non nul
= 1 k.
1.1.2. Soitn∈N∗. un =
n
X
k=1
(−1)k−1 k
=
n
X
k=1
(−1)k−11 k
=
n
X
k=1
(−1)k−1 Z 1
0
xk−1dx (cf. 1.1.1.)
= Z 1
0 n
X
k=1
(−1)k−1(x)k−1
| {z }
(−x)k−1
dx (lin´earit´e de l’int´egrale)
= Z 1
0 n−1
X
k0=0
(−x)k0 dx (changement d’indicek0=k−1)
= Z 1
0
1−(−x)n 1−(−x) dx
car ∀q∈R\ {1}, ∀N ∈N,
N
X
k=0
qk = 1−qN+1 1−q
= Z 1
0
1−(−x)n 1 +x dx Or :
Z 1 0
1−(−x)n 1 +x dx =
Z 1 0
1 1 +x+
(−1)n+1xn
z }| {
−(−x)n 1 +x dx
= Z 1
0
1
1 +xdx+ (−1)n+1 Z 1
0
xn
1 +xdx (lin´earit´e de l’int´egrale)
= [ln(|1 +x|)]10+ (−1)n+1 Z 1
0
xn 1 +x dx
= ln(2) + (−1)n+1 Z 1
0
xn 1 +xdx.
On a doncun= ln(2) + (−1)n+1 Z 1
0
xn 1 +x dx.
1.2. Soitnun entier naturel non nul.
Soitx∈[0,1].
0≤x≤1 =⇒ 1≤1 +x≤2 (ajout de 1 `a chaque membre)
=⇒ 1≥ 1 1 +x ≥1
2 (la fonction inverse est (strictement) d´ecroissante sur ]0,+∞[)
=⇒ xn≥ xn 1 +x≥ xn
2 (multiplication de chaque membre parxn ≥0)
On a donc :
∀x∈[0,1], xn 2 ≤ xn
1 +x ≤xn. En int´egrant cette relation entre 0 et 1 (cf. croissance deR1
0), on obtient : Z 1
0
xn 2 dx≤
Z 1 0
xn 1 +x dx≤
Z 1 0
xndx soit, d’apr`es la lin´earit´e de l’int´egrale et la question 1.1.1. :
1 2
Z 1 0
xndx
| {z } 1 n+ 1
≤ Z 1
0
xn 1 +x dx≤
Z 1 0
xndx
| {z } 1 n+ 1
.
On a donc :
1 2(n+ 1) ≤
Z 1 0
xn
1 +x dx≤ 1 n+ 1. 1.3.1. Soitn∈N∗. De 1.1.2., on d´eduit que :un−ln(2) = (−1)n+1
Z 1 0
xn
1 +xdx. On a :
|un−ln(2)| =
(−1)n+1 Z 1
0
xn 1 +x dx
(d’apr`es la pr´ec´edente ´egalit´e)
=
(−1)n+1 ×
Z 1 0
xn 1 +xdx
(multiplicativit´e de la valeur absolue)
=
Z 1 0
xn 1 +xdx
(car
(−1)n+1 = 1).
On rappelle qu’en 1.2., on a vu :
1 2(n+ 1)
| {z }
>0
≤ Z 1
0
xn
1 +x dx≤ 1 n+ 1.
On a donc Z 1
0
xn
1 +x dx >0 et donc :
Z 1 0
xn 1 +x dx
= Z 1
0
xn 1 +xdx.
On en d´eduit :
|un−ln(2)|= Z 1
0
xn 1 +xdx.
En rempla¸cant Z 1
0
xn
1 +x dxpar|un−ln(2)|dans la relation obtenue en 1.2., on obtient alors : 1
2(n+ 1) ≤ |un−ln(2)| ≤ 1 n+ 1 d’o`u :
|un−ln(2)| ≤ 1 n+ 1. 1.3.2. Soitn∈N∗.
|un−2| ≤ 1
n+ 1 =⇒ − 1
n+ 1 ≤un−ln(2)≤ 1
n+ 1 (∀A∈R+, ∀X ∈R, |X| ≤A⇐⇒ −A≤X ≤A)
=⇒ ln(2)− 1
n+ 1 ≤un ≤ln(2) + 1
n+ 1 (ajout de ln(2) `a chaque membre) De ln(2)− 1
n+ 1 →
n→+∞ln(2), de ln(2) + 1 n+ 1 →
n→+∞ln(2) et du th´eor`eme d’encadrement, on d´eduit que : un →
n→+∞ln(2).
1.4. Soitp∈N∗. D’apr`es 1.3.1., on a :
|up−ln(2)| ≤ 1 p+ 1. Donc sipest tel que :
1
p+ 1 ≤10−4 on a, par transitivit´e de la relation d’ordre :
|up−ln(2)| ≤10−4. Il suffit donc de trouverptel que :
1
p+ 1 ≤10−4. 1
p+ 1 ≤10−4 ⇐⇒ p+ 1≥104 (la fonction inverse est (strictement) d´ecroissante sur ]0,+∞[)
⇐⇒ p≥104−1 = 9999.
Donc pour p= 9999, on a|up−ln(2)| ≤10−4. 2.1. Soitn∈N∗.
La fonctionu: [0,1]→R; x7→ 1
n+ 1xn+1est C1sur [0,1] (fonction polynˆome).
La fonctionv: [0,1]→R; x7→ 1
1 +x estC1 sur [0,1] (fraction rationnelle).
De plus, pour toutx∈[0,1], on a :
u0(x) =xn et v0(x) =− 1 (1 +x)2.
Z 1 0
xn 1 +x
| {z }
u0(x)×v(x)
dx =
1 n+ 1
xn+1 1 +x
| {z }
u(x)×v(x)
1
0
| {z } 1 2(n+ 1)
− Z 1
0
1 n+ 1xn+1
− 1 (1 +x)2
| {z }
u(x)×v0(x)
dx (int´egration par parties)
= 1
2(n+ 1) + 1 n+ 1
Z 1 0
xn+1
(1 +x)2 dx (lin´earit´e de l’int´egrale) On a donc :
Z 1 0
xn
1 +xdx= 1
2(n+ 1)+ 1 n+ 1
Z 1 0
xn+1 (1 +x)2 dx.
2.2. Soitn∈N∗.
un = ln(2) + (−1)n+1 Z 1
0
xn
1 +xdx (cf. 1.1.2.)
= ln(2) + (−1)n+1 1
2(n+ 1) + 1 n+ 1
Z 1 0
xn+1 (1 +x)2 dx
(cf. 2.1.)
= ln(2) +(−1)n+1
2(n+ 1)+(−1)n+1 n+ 1
Z 1 0
xn+1 (1 +x)2 dx 2.3.1. Soitn∈N∗.
νn = 2u4n−1−u2n−1 (d´efinition deνn)
= 2
ln(2) + (−1)(4n−1)+1
2((4n−1) + 1)+(−1)(4n−1)+1 (4n−1) + 1
Z 1 0
x(4n−1)+1 (1 +x)2 dx
−
ln(2) + (−1)(2n−1)+1
2((2n−1) + 1)+(−1)(2n−1)+1 (2n−1) + 1
Z 1 0
x(2n−1)+1 (1 +x)2 dx
(cf. 2.2.)
= 2
ln(2) +
1
z }| { (−1)4n
8n +
1
z }| { (−1)4n
4n Z 1
0
x4n (1 +x)2 dx
−
ln(2) +
1
z }| { (−1)2n
4n +
1
z }| { (−1)2n
2n Z 1
0
x2n (1 +x)2 dx
= 2 ln(2) +
1 4n+ 1
2n Z 1
0
x4n
(1 +x)2 dx−ln(2)− 1 4n− 1
2n Z 1
0
x2n (1 +x)2 dx
= ln(2) + 1 2n
Z 1 0
x4n
(1 +x)2 dx− Z 1
0
x2n (1 +x)2 dx
= ln(2) + 1 2n
Z 1 0
x4n
(1 +x)2 − x2n
(1 +x)2 dx (lin´earit´e de l’int´egrale)
= ln(2) + 1 2n
Z 1 0
x2n(x2n−1)
z }| { x4n−x2n
(1 +x)2 dx
D’o`u : νn = ln(2) + 1 2n
Z 1 0
x2n(x2n−1) (1 +x)2 dx.
2.3.2. Soitn∈N∗. On a :
Z 1 0
x2n(x2n−1) (1 +x)2 dx
≤ Z 1
0
x2n(x2n−1) (1 +x)2
dx (majoration de la valeur absolue d’une int´egrale).
Soitx∈[0,1]. On a :
x2n(x2n−1) (1 +x)2
= |x2n| |x2n−1|
|(1 +x)2| (multiplicativit´e de la valeur absolue).
Un carr´e de nombre r´eel ´etant positif, on a :|(1 +x)2|= (1 +x)2et |
(xn)2
z}|{
x2n|=x2n.On a donc :
x2n(x2n−1) (1 +x)2
=x2n|x2n−1|
(1 +x)2 . On va chercher `a encadrerx7→ |x2n−1|
(1 +x)2 sur [0,1].
0≤x≤1 =⇒ 0 = 0
6=0
z}|{2n ≤x2n≤12n= 1 (x7→x2n est (strictement) croissante sur [0,+∞[)
=⇒ −1≤x2n−1≤0 (soustraction de 1 `a chaque membre)
=⇒ −1≤x2n−1≤1 (0≤1 et transitivit´e de la relation d’ordre)
=⇒ |x2n−1| ≤1 (∀A∈R+, ∀X ∈R, |X| ≤A⇐⇒ −A≤X ≤A).
0≤x≤1 =⇒ 1≤1 +x≤2 (ajout de 1 `a chaque membre)
=⇒ 1 = 12≤(1 +x)2≤22= 4 (la fonction carr´ee est (strictement) croissante sur [0,+∞[)
=⇒ 1 = 1
1 ≥ 1
(1 +x)2 ≥1
4 (la fonction inverse est (strictement) d´ecroissante sur ]0,+∞[)
En multipliant membre `a membre les deux in´egalit´es :
|x2n−1| ≤1 et 1
(1 +x)2 ≤1 qui ne mettent en jeu que des nombres positifs, on obtient :
|x2n−1|
(1 +x)2 ≤1.
En multipliant cette derni`ere in´egalit´e parx2n≥0, on a enfin : x2n|x2n−1|
(1 +x)2
| {z }
x2n(x2n−1) (1 +x)2
≤x2n.
En int´egrant cette in´egalit´e entre 0 et 1 (cf. croissance deR1
0), il vient : Z 1
0
x2n(x2n−1) (1 +x)2
dx≤ Z 1
0
x2ndx =
(cf. 1.1.1.)
1 2n+ 1. De cette in´egalit´e et de la premi`ere obtenue, on tire :
Z 1 0
x2n(x2n−1) (1 +x)2 dx
≤ Z 1
0
x2n(x2n−1) (1 +x)2
dx≤ 1 2n+ 1 d’o`u, par transitivit´e de la relation d’ordre :
Z 1 0
x2n(x2n−1) (1 +x)2 dx
≤ 1 2n+ 1. 2.3.3. Soitn∈N∗.
On a :
νn−ln(2) = 1 2n
Z 1 0
x2n(x2n−1)
(1 +x)2 dx (cf. 2.3.1.) et ainsi
|νn−ln(2)|=
1 2n
Z 1 0
x2n(x2n−1) (1 +x)2 dx
=
1 2n
| {z } 1 2n
×
Z 1 0
x2n(x2n−1) (1 +x)2 dx
o`u l’on a appliqu´e la multiplicativit´e de la valeur absolue pour obtenir la derni`ere ´egalit´e. De
Z 1 0
x2n(x2n−1) (1 +x)2 dx
≤ 1
2n+ 1 (cf. 2.3.2.) on d´eduit :
1 2n×
Z 1 0
x2n(x2n−1) (1 +x)2 dx
| {z }
|νn−ln(2)|
≤ 1
2n× 1 2n+ 1
en multipliant chaque membre par 1
2n >0. Mais : 2n≤2n+ 1 =⇒ 1
2n≥ 1
2n+ 1 (la fonction inverse est (strictement) d´ecroissante sur ]0,+∞[)
=⇒ 1
4n2 ≥ 1
2n× 1 2n+ 1
multiplication de chaque membre par 1 2n >0.
En rassemblant les derniers r´esultats obtenus, il vient :
|νn−ln(2)| ≤ 1
2n× 1
2n+ 1 ≤ 1 4n2 d’o`u |νn−ln(2)| ≤ 1
4n2 par transitivit´e de la relation d’ordre.
2.4.1. Soitn∈N∗.
|νn−2| ≤ 1
4n2 =⇒ − 1
4n2 ≤νn−ln(2)≤ 1
4n2 (∀A∈R+, ∀X ∈R, |X| ≤A⇐⇒ −A≤X ≤A)
=⇒ ln(2)− 1
4n2 ≤νn≤ln(2) + 1
4n2 (ajout de ln(2) `a chaque membre) De ln(2)− 1
4n2 →
n→+∞ln(2), de ln(2) + 1 4n2 →
n→+∞ln(2) et du th´eor`eme d’encadrement, on d´eduit que : νn →
n→+∞ln(2).
2.4.2. Soitq∈N∗. D’apr`es 2.3.3., on a :
|νq−ln(2)| ≤ 1 4q2. Donc siqest tel que :
1
4q2 ≤10−4 on a, par transitivit´e de la relation d’ordre :
|νq−ln(2)| ≤10−4. Il suffit donc de trouverq tel que :
1
4q2 ≤10−4. 1
4q2 ≤10−4 ⇐⇒ 4q2≥104 (la fonction inverse est (strictement) d´ecroissante sur ]0,+∞[)
⇐⇒ 2q≥102 (la fonction racine carr´ee est (strictement) croissante sur [0,+∞[)
⇐⇒ q≥50 (division par 2>0 de chaque membre) Donc pour q= 50, on a|νq−ln(2)| ≤10−4.
Remarque : Pour calculer ν50 `a l’aide de la d´efinition propos´ee, il faut calculer le terme u199. Calculer les 199 premiers termes de(un)n∈N∗ estbien moins coˆuteux que de calculer les 9999 premiers termes.
2.5.1. Soitn∈N∗. On a :
νn = 2u4n−1−u2n−1 (cf .d´efinition deν)
= 2
4n−1
X
k=1
(−1)k−1 k
!
−
2n−1
X
k=1
(−1)k−1 k
!
(cf. d´efinition deu)
= 2
2n−1
X
k=1
(−1)k−1
k +
4n−1
X
k=2n
(−1)k−1 k
!
−
2n−1
X
k=1
(−1)k−1 k
!
(1<2n <4n−1 et relation de Chasles)
= 2
2n−1
X
k=1
(−1)k−1 k
! + 2
4n−1
X
k=2n
(−1)k−1 k
!
−
2n−1
X
k=1
(−1)k−1 k
!
=
2n−1
X
k=1
(−1)k−1 k
!
| {z }
S1
+ 2
4n−1
X
k=2n
(−1)k−1 k
!
| {z }
S2
2.5.2. Soitnun entier naturel non nul.
x← 0 \∗ initialisation de la variablexdans laquelle on calcule la somme `a 0∗\
signe←1 \∗ initialisation de la variablesignedans laquelle on calcule les puissances successives de−1, i.e. (−1)k−1∗\
pourkallant de 1 `a (2n−1) faire \∗ boucle de calcul de la sommeS1 ∗ \
x←x+signe / k \∗on ajoute le termeuk=signe / k`a ce qui a d´ej`a ´et´e calcul´e ∗\
signe← (−1)∗signe \∗on change le signe pour pr´eparer le calcul suivant ∗\
pourkallant de 2n `a (4n−1) faire \∗ boucle de calcul de la sommeS2 ∗ \
x← x+ 2∗signe / k \∗ comme pourS1, mais on ajoute un 2∗, pour tenir compte du 2 qui est en facteur au d´ebut deS2 ∗ \ signe← (−1)∗signe \∗on change le signe pour pr´eparer le calcul suivant ∗\