HAL Id: hal-00428904
https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00428904
Submitted on 30 Oct 2009
HAL is a multi-disciplinary open access
archive for the deposit and dissemination of
sci-entific research documents, whether they are
pub-lished or not. The documents may come from
teaching and research institutions in France or
abroad, or from public or private research centers.
L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est
destinée au dépôt et à la diffusion de documents
scientifiques de niveau recherche, publiés ou non,
émanant des établissements d’enseignement et de
recherche français ou étrangers, des laboratoires
publics ou privés.
miroirs
Ludovic Marquis
To cite this version:
Ludovic Marquis. Espace des modules de certains polyèdres projectifs miroirs. Geometriae Dedicata,
Springer Verlag, 2010, 147 (1), p 47-86. �10.1007/s10711-009-9438-2�. �hal-00428904�
PROJECTIFS MIROIRS
par
Ludovi Marquis
Abstra t. Aproje tivemirrorpolyhedronisaproje tivepolyhedronendowedwithree tions a rossits fa es. We onstru t an expli it dieomorphism between the moduli spa e of a mirror proje tivepolyhedronwithxeddihedralanglesin
(0,
π
2
]
,andtheunionofn
opiesofR
d
,whenthe polyhedronhasthe ombinatori sofane imahedron, aninnite lassof ombinatorial polyhedra we introdu e here. Moreover, the integers
n
andd
an be omputed expli itly in terms of the ombinatori sandthexeddihedralangles.1. Introdu tion Un ouvert onvexe
Ω
de l'espa e proje tif réelP
n
(R)
est dit divisible lorsqu'il existe un sous-groupedis ret
Γ
du groupe des transformations proje tivesPGL
n+1
(R)
quipréserveΩ
et agitproprement et o ompa tement surΩ
. On dit aussi queΓ
diviseΩ
. Vinberg a trouvéune méthode géométrique pour onstruire des onvexes divisibles à l'aide des groupes de Coxeter. Cette méthode a été initiéepar Poin arépour onstruiredes réseaux du groupedes isométries de l'espa e hyperbolique réel.Dans la méthode de Poin aré, on ommen e par se donner un polyèdre
P
de l'espa e hy-perbolique réelH
n
et une famille d'isométries identient 2 à 2 les
(n − 1)
-fa es deP
. Si es isométriesvérientdesrelationsde ompatibilité,quidisentquel'onpavebienautourde haque(n − 2)
-fa e, alors le groupe engendré par es isométries agit proprement surH
n
et
P
est un domaine fondamental pour ette a tion. En parti ulier, siP
est un polyèdre deH
n
dont les angles entre les
(n − 1)
-fa es adja entes sont des sous-multiples deπ
,alors le groupe engendré par lesréexions quixentles fa esdeP
est un groupede Coxeter;il agitproprementsurH
n
et
P
est un domainefondamental.Vinberg a généralisé ette méthode au adre proje tif de la façon suivante. On se donne un polyèdre ompa t
P
deP
n
(R)
et des réexions qui xent les fa es de
P
. Cette fois- i, on a des degrés de liberté pour hoisir es réexions. L'hypothèse lesangles dièdresdeP
sontdes sous-multiplesdeπ
devientleproduitde deux réexionsparrapportàdes fa esadja entes est onjuguéà unerotationd'ordreni.Alors,legroupeΓ
engendrépar es réexionsest un groupe de Coxeter, qui agitproprementsur un ertainouvert onvexeΩ
deP
n
(R)
qui ontient l'intérieurde
P
,etP ∩ Ω
est un domainefondamental pour l'a tiondeΓ
surΩ
.Cette onstru tion motive l'introdu tion de la notion de polyèdre proje tif miroir. Il s'agit de la donnée d'un polyèdre proje tif
P
etde réexions par rapport aux fa esdeP
. On a alors une notion naturelle d'angledièdre (on donnera les dénitions pré ises à la partie 2).Dans e texte,ons'intéresseauproblèmesuivant:étantdonnélegraphed'unpolyèdreG
dontlesarêtes sont étiquetées par des réelsθ ∈]0,
π
2
]
, on her he à omprendre l'espa e des modulesX
polyèdres proje tifs miroirs qui ont la ombinatoire de
G
, et dont les angles dièdres sont les angles xés par lesétiquettes deG
.Choi s'est intéressé à e problème dans [Cho06℄, sous un angle un peu diérent : il xe un polyèdreproje tif
P
dontilétiquettelesarêtespardesréelsθ ∈]0,
π
2
]
,etil her heà omprendre l'espa e des réexions par rapport aux fa es deP
qui font deP
un polyèdre proje tif miroir dont les angles dièdres sont les étiquettes des arêtes deP
. Choi montre sous une hypothèse dite d'ordonnabilité,
que et espa e des modules est une variété lisse dont il sait al uler ladimension. Il faut noterque l'hypothèsed'ordonnabilité de Choi porte non seulement sur la ombinatoiredu polyèdreP
mais aussi sur les étiquettesdes arêtes deP
.Pour pouvoir dé rire la topologie de
X
G
, on aura besoin de faire une hypothèse sur la om-binatoire du graphe de polyèdreG
. On va dénir une sous- lasse de graphes de polyèdres : les é imaèdres. De façon imagée, il s'agit des polyèdres obtenus à partir du tétraèdre et par une suite nie de oupes "près d'un sommet" (voir dénition 3.1). On montrera le théorème suivant :Théorème (3.16). Soit
G
un é imaèdreétiqueté.L'espa eX
G
est videoudiéomorpheàla réunionden
opiesd'un ertainR
d
,oùlesentiers
n
etd
s'exprimentàl'aidedela ombinatoire deG
et de ses étiquettes.On donnera un ritère pré is et simple pour savoir si
X
G
est vide ou non. On donnera aussi un système de oordonnées expli ite sur l'espa eX
G
(théorème 4.42).Rappelonsquel'obje tifestde onstruiredes onvexesdivisibles.Ilestdon essentieldesavoir qu'il existe une innité d'é imaèdres étiquetés permettant grâ e à la méthode de Vinberg de onstruiredes onvexes divisibles.On montreraaussilethéorème suivantquisera un orollaire évident du théorème 3.16.
Théorème (Corollaire 3.19). Soient
P
un é imaèdre hyperbolique deH
3
ompa t dont tous lesangles dièdres sont aigus oudroits, et
G
legraphedeP
étiqueté par lesangles dièdres du polyèdreP
, alors, l'espa e des modulesX
G
des polyèdres proje tifs miroirs qui réalisentG
est diéomorpheàR
e
+
−3
,où
e
+
est lenombre d'arêtes deP
dont l'angledièdreest diérentdeπ
2
.Terminons etteintrodu tionendonnantleplande etarti le.Ladeuxièmepartieest onsti-tuée de rappels etde dénitions. On rappelleles dénitions de polyèdre proje tif etde groupe de Coxeter. Ensuite, ondénit la notion de polyèdre proje tif miroir qui est l'objet entralde et arti le. Pour motiver ette dénition, on rappelle le théorème de Vinberg. Pour al uler les entiers
n
etd
du théorème 3.16, on introduira la notion de 3- ir uits deG
, il s'agit des triplets(r, s, t)
de fa es fermées deG
mutuellement adja entes. Le théorème d'Andreev, qui est un analogue hyperboliquedu théorème prin ipaletdontonrappellera un énon é, pousse à dénir les notions de 3- ir uits prismatiques(i.er ∩ s ∩ t = ∅
), non prismatiques , mais aussi les3- ir uitssphériques,anes ethyperboliques selonla sommedes anglesdièdresθ
r
∩s
,θ
s
∩t
etθ
t∩r
; et enn de 3- ir uit ave angle droit ou sans angle droit selon que l'un des anglesθ
r∩s
,θ
s
∩t
ouθ
t
∩r
estdroitounon.Toutes esnotionssont ru ialesdansl'étudedelatopologiedeX
G
.Dans latroisièmepartie, on ommen epar présenter la notion d'é imaèdrequi sera la seule hypothèse du théorème 3.16. On montre que les é imaèdres peuvent être obtenus en re ollant
tronqué en unou plusieurssommetsdistin ts. Ensuite, on onsa re un paragrapheàla présen-tation du théorème 3.16.
Les paragraphesà partir du paragraphe 3.3 jusqu'au paragraphe4.8 onstituent la démons-trationdu théorème3.16.On ommen eraparmontrerlespointslesplussimplesdu théorème. Au paragraphe4.2, on montre quel'espa e des modules du triangle est homéomorphe à
R
(ou àun points'ily aunangledroit),pour elaonintroduitl'invariantR
d'untrianglemiroir.Cet invariant sera la lé de voûte de la paramétrisation de l'espa eX
G
.Dans le paragraphe 4.3, on onstruit pour tout 3- ir uit prismatique
(r, s, t)
un plan a-nonique oupantP
à l'intérieur des arêtes ommunes àr, s, t
. Ce plan permet de dé ouper géométriquementle polyèdreP
,en blo sfondamentaux quel'on omprendrapar la suite.Lorsque le 3- ir uit est prismatique, sans angle droit, et ane ou sphérique, l'invariant
R
ne peut pas à appartenir à un ertain intervalle ompa t. C'est ette obstru tion qui est la ausede la non onnexitéde l'espa eX
G
.Danslesparagraphes4.4, 4.5 et4.6,on her he à ra-menerle omptagedes omposantes onnexes deX
G
àunproblème ombinatoiresurdesforêts.Enn, dans la partie 4.7, on al ule l'espa e des modules pour letétraèdre et pour lesblo s fondamentaux. Dans la partie4.8 ondé rit lamanière de re oller deux blo sfondamentaux.
On terminelaquatrièmepartie en expli itantauparagraphe 4.9 un système de oordonnées sur l'espa e des modules des polyèdres proje tifs miroirs.
Enn, la inquième partie dé rit des exemples on rets d'espa es des modules de polyèdres proje tifs miroirs.
Je tiens à remer ier Yves Benoist pour m'avoir guidé pendant e travail, mais aussi pour m'avoir fait dé ouvrir les onvexes divisibles. Je remer ie aussi Mi kaël Crampon pour ses onseils de réda tion. Enn, je remer ie le rapporteur anonyme dont les onseils m'ont permis d'améliorer grandement laqualité de e texte.
2. Notion de polyèdre proje tif miroir
Commençonspar donnerdes dénitionspré ises etpar rappeler lethéorèmede Vinberg.On enproterapourrappelerlethéorèmed'Andreevdontlethéorème3.16estun analoguenaturel.
2.1. Les onvexesde
P
+
(V )
. Soit
V
unespa eve torielréeldedimensionnien+1 > 3
. NotonsP
+
(V ) = {
demi-droites ve torielles de
V } = (V − {0})/
R
∗
+
la sphère proje tive; 'est une variété proje tive diéomorphe à la
n
-sphère eu lidienne usuelle. Le groupe des transfor-mationsproje tives deP
+
(V )
est
SL
±
(V ) = {u ∈ GL(V )
telque
det(u) = ±1} ≃ GL(V )/
R
∗
+
.
Dénition 2.1. Une partie
Ω
deP
+
(V )
est dite onvexe lorsqueson interse tion ave tout grand er lede
P
+
(V )
est onnexe.Onditqu'elleestproprement onvexes'ilexiste enplusune hypersphèreproje tivede
P
+
(V )
quineren ontre pas
Ω
,l'adhéren edeΩ
, equiestéquivalent à l'existen e d'une arte ane dans laquelleΩ
est un onvexe borné. L'intérieur d'une partieΩ
deP
+
(V )
sera noté
˚
Ω
. Un onvexeΩ
est dit stri tement onvexe si son bord∂Ω = Ω\˚
Ω
ne ontient pas de segments non triviaux.On dit qu'un ouvert onvexe est divisible s'il existe un sous-groupe dis retΓ
deSL
±
(V )
qui préserve
Ω
, agit proprement surΩ
et tel que lequotientPourensavoirplussurlathéoriedes onvexes divisibles,onpourra onsulterlaséried'arti les de Benoist : [Ben04a , Ben03, Ben05, Ben06℄, pour une étude omplète de la dimension 2 onpourra onsulter l'arti lede Goldman :[Gol90℄.
Donnons tout de suite des exemplesde onvexes divisibles : La sphèreproje tive est un onvexe divisible.
N'importequelespa eanede dimension
n
in lusdansP
+
(R
n+1
)
est divisépar legroupe
Z
n
;R
n
est don un exemple de onvexe divisiblenon proprement onvexe.
Onpeut onstruireunautre onvexedivisépar
Z
n
de lafaçonsuivante. Labase anonique de
R
n+1
dénit naturellement un pavage de
P
+
(R
n+1
)
en
2
n+1
simplexes de dimension
n
. Si on noteΩ
l'intérieur de l'un deux, alors la omposante neutre du stabilisateur deΩ
dansSL
n+1
(R)
est le groupeD
des matri es diagonales à diagonale stri tement positive de déterminant 1. Le groupeD
agit proprement et simplement transitivement surΩ
, et l'imageΓ
de toute représentation dèleetdis rète deZ
n
dans
D
estun réseau o ompa t deD
. Ainsi,Γ
diviseΩ
qui est don un onvexe divisible proprement onvexe mais non stri tement onvexe.Terminons ette liste d'exemples par la onstru tion d'un onvexe divisible stri tement onvexe. Soient
q
une forme quadratiquesurV
de signature(n, 1)
,etΩ
l'une des 2 om-posantes onnexes de l'ouvert{[v] ∈ P
+
(V ) | q(v) < 0}
. Il s'agit du modèle proje tif de l'espa e hyperbolique réel
H
n
: il est don divisé par tous les réseaux o ompa ts de Isom
(H
n
)
, legroupedes isométries de
H
n
.
On va onstruire dans e texte des onvexes divisibles
Ω
,divisés par des groupesde CoxeterW
, selon une méthode initiéepar Vinberg.2.2. Les polyèdres proje tifs. On notera
p : V \ {0} → P
+
(V )
laproje tion naturelle. Dénition 2.2. Un polyèdre proje tif est un fermé proprement onvexe
P
d'intérieur non vide deP
+
(V )
tel qu'il existe un nombre ni de formes linéaires
α
1
, ..., α
f
surV
telles queP = p({x ∈ V \ {0} | α
i
(x) 6 0, i = 1...f })
. Pour tout polyèdre proje tifP
deP
+
(V )
,on dénitune relation d'équivalen e
∼
P
surP
de la façon suivante:x ∼
P
y ⇔
lesegment[x, y]
seprolonge stri tement des deux tés dansP
Les adhéren es des lasses d'équivalen es de
∼
P
s'appellent lesfa es deP
.On appelle dimen-sion (resp. odimension) d'une fa e la dimension (resp. odimension) de l'unique sous-espa e proje tif minimal la ontenant.2.3. Groupes de Coxeter. Les groupes de Coxeter seront au ÷ur de nos motivations; nous allons don rappeler quelques dénitions.
Dénition 2.3. Un système de Coxeter est la donnée d'un ensemble ni
S
et d'une ma-tri e symétriqueM = (M
st
)
s,t∈S
telle que les oe ients diagonaux vérientM
ss
= 1
et les oe ients non diagonaux vérientM
st
∈ {2, 3, ..., ∞}
. Le ardinal deS
s'appelle le rang du système de Coxeter(S, M)
. À un système de Coxeter, on asso ieun groupe de CoxeterW
S
. Il s'agitd'un groupedéni par générateursetrelations.Lesgénérateurs sontlesélémentsdeS
et onimpose les relations(st)
M
st
= 1
pour
s, t ∈ S
tels queM
st
6= ∞
. Ave toute partieS
′
de
S
, on peut former le groupe de CoxeterW
S
′
asso ié au système de Coxeter(S
′
, M
′
)
, oùM
′
est la restri tion deM
àS
′
. Un orollaire du théorème de Vinberg montre que le morphismenaturel
W
S
′
→ W
S
est inje tif. Ainsi,W
S
′
peut être identié ave lesous-groupede
W
S
engendré par la partieS
′
.On utiliseradon la notation
W
S
′
pour désigner es deux groupes.2.4. Polyèdre proje tif miroir. Dans le adre proje tif, si on se donne un polyèdre proje tif, on peut hoisir pour haque fa e une réexion qui la préserve. On va utiliser ette liberté pour onstruire de nombreux onvexes divisibles asso iés à un groupede Coxeter. 2.4.1. LethéorèmedeVinberg. Lebutde eparagrapheestderappelerl'énon éduthéorème de Vinberg dont onpeut trouver une démonstrationdans [Vin71℄ et dans [Ben04b ℄.
Soit
P
un polyèdre proje tif; on noteS
l'ensemble des fa es de odimension 1 deP
, et on suppose queP = p({x ∈ V \ {0} | α
s
(x) 6 0, s ∈ S})
.En parti ulier, pour toute fa es ∈ S
et pour tout élémentx ∈ s
, on aα
s
(x) = 0
. On se donne pour haque fa es
de odimension 1, une réexion proje tiveσ
s
= Id − α
s
⊗ v
s
avev
s
∈ V
etα
s
(v
s
) = 2
qui xe la fa es
, et on noteΓ
legroupeengendré par lesréexionsσ
s
pours ∈ S
, etv
ts
= −α
s
(v
t
)
.Une étude lo ale autour des fa es de odimension 2 montre que des onditions né essaires pour que les
γ(P )
pavent une partie deP
+
(V )
( 'est à dire que les
γ(P )
soient d'intérieur disjoints)sont lessuivantes :∀s, t ∈ S,
tels que odim(s ∩ t) = 2,
on a:
1)
v
ts
>
0
et(v
ts
= 0 ⇔ v
st
= 0)
2)a) v
st
v
ts
>
4
oub) v
st
v
ts
= 4 cos
2
π
m
st
avem
st
>
2
entier Le théorème de Vinberg armeque es onditions sont en faitsusantes.On va relâ her légèrement la ondition (2) en la ondition (2') qui autorise les angles à prendre toutes les valeurs dans
]0,
π
2
]
.2
')a) v
st
v
ts
>
4
oub) v
st
v
ts
= 4 cos
2
(θ
st
)
aveθ
st
∈]0,
π
2
]
Dénition 2.4. Un polyèdre proje tif miroir est la donnée d'un polyèdre proje tif
P
et, pour haque fa es
deP
, d'une réexionσ
s
= Id − α
s
⊗ v
s
qui xes
, ave les onventions suivantes :P = p({x ∈ V \ {0} | α
s
(x) 6 0, s ∈ S})
,α
s
(v
s
) = 2
et les onditions (1) et (2'b
) sont vériées. On dit que l'angle dièdre entre deux fa ess
ett
telles que odim(s ∩ t) = 2
estθ
st
∈]0,
π
2
]
siv
st
v
ts
= 4 cos
2
(θ
st
)
.Remarque 2.5. Il est important de noter que l'on ex lut le as (2'
a
) de la dénition de polyèdreproje tifmiroir.Eneet,laseuledénitiond'angledièdrea eptablepourle as(2'a
) serait un angle nul, et e as ne nous intéressepas.Notations 2.6. Soit
P
un polyèdre miroir, on désignera par la lettreS
l'ensemble de ses fa es de odimension 1. On s'est donné pour haques ∈ S
une réexionσ
s
= Id − α
s
⊗ v
s
telle queα
s
(v
s
) = 2
etP = p({x ∈ V \ {0} | α
s
(x) 6 0, s ∈ S})
. Cette onvention de signe détermine un unique ouple([α
s
], [v
s
]) ∈ P
+
(V
∗
) × P
+
(V )
. On appellera lepoint
[v
s
]
lapolaire de la fa es
. On fera bien attention au fait que le ouple(α
s
, v
s
)
n'est pas unique. En eet, si(α
s
, v
s
)
onvientalors pour toutλ ∈ R
∗
+
le ouple(λ
−1
α
s
, λv
s
)
onvientaussi. Enn,sis, t ∈ S
alors onnoteraµ
st
la quantitév
ts
v
st
= α
s
(v
t
)α
t
(v
s
)
qui est bien dénie indépendammentdeλ
. Par dénition,sis
ett
sontdeux fa esdeP
tellesque odim(s ∩ t) = 2
alorsµ
st
= 4 cos
2
(θ
st
)
; dans e as on noteram
st
=
π
θ
st
. Ces notations et onventions seront utilisées tout au long de e texte.
Dénition 2.7. Soit
P
un polyèdre proje tif miroir dont les angles dièdres sont des sous-multiples deπ
. Le système de Coxeter asso ié àP
est lesystème de Coxeter(S, M)
, oùS
est l'ensemble des fa esde odimension 1 deP
etpour touss, t ∈ S
, onaM
st
= m
st
si lesfa ess
et
t
vérient odim(s ∩ t) = 2
etM
st
= ∞
sinon. On noteW
S
legroupede Coxeter asso iéau système(S, M)
.Théorème 2.8 (Vinberg). Soit
P
un polyèdre proje tifmiroirdontlesanglesdièdres sont des sous-multiples deπ
. Soient(S, M)
le système de Coxeter asso ié àP
,W
S
le groupe de Coxeter asso iéetΓ
le groupe engendré par lesréexions proje tives(σ
s
)
s
∈S
. Alors, a) Les polyèdresγ(P )
γ∈Γ
pavent un onvexeΩ
deP
+
(V )
.
b) Le morphisme
σ : W
S
→ Γ
déni parσ(s) = σ
s
est un isomorphisme. ) Le groupeΓ
est un sous-groupe dis ret deSL
±
(V )
. d) Le groupe
Γ
agit proprement sur˚
Ω
, l'intérieur deΩ
.e) L'ensemble
Ω
est ouvert si et seulement si pour tout sommetv
deP
,W
S
v
est ni, oùS
v
= {s ∈ S | v ⊂ s}
.Remarque 2.9. Lorsque legraphede Coxeter de
W
S
est onnexe,queW
S
est inni etque lesv
s
engendrentV
, alorsΩ
est proprement onvexe (Cela est démontré dans [Ben04b ℄). Remarque 2.10. Le pointe)
du théorème de Vinberg et la lassi ation des groupes de Coxeter nis ([Bou℄) montrent que siΩ
est ouvert et le polyèdreP
est de dimension 3, alors pour tout sommetv
deP
le groupeW
S
v
est de type(2, 2, n)
aven > 2
, ou(2, 3, 3)
,(2, 3, 4)
ou en ore(2, 3, 5)
. En parti ulier, tout sommet deP
doit être de valen e 3 pour obtenir un onvexe divisibleΩ
.2.4.2. Combinatoire d'un polyèdre de
P
+
(R
4
)
. On se restreint désormais à la dimension 3 et onappellera une fa e de odimension 1(resp. 2, resp. 3) une fa e (resp. une arête, resp. un sommet).Certaines propriétés ombinatoiresdes polyèdresserontessentielles,nous allonsdon donner quelques dénitions.
A tout polyèdre
P
, on asso ie un grapheG
P
planaireet 3- onnexe (i.eG
P
a plus de quatre sommets etG
P
privé de 2 sommets quel onques non adja ents est en ore onnexe) dont les sommetssont lessommets deP
etles arêtes lesarêtes deP
.Dénition 2.11. Soient
P
un polyèdre etG
un graphe, ondira queP
réaliseG
lorsqueG
etG
P
sont des graphes planairesisomorphes.Remarque 2.12. En fait, on peut montrer qu'un graphe est réalisé par un polyèdre si et seulement s'ilest planaireet 3- onnexe (Théorème de Steinitz,voirle livre [RG96℄).De plus, leplongement d'un telgraphe dans leplan est unique àisotopie etréexion près.
Ce qui nous intéresse, 'est de réaliserdes polyèdres ave des anglesdièdres pres rits; onen vient don à ladénition suivante:
Dénition 2.13. Un graphe étiqueté est la donnée d'un graphe de valen e 3, planaire et 3- onnexe
G
etpour haque arêtee
deG
d'un réelθ
e
∈]0,
π
2
]
.Remarque 2.14. Un grapheétiqueté
G
est en parti ulierun grapheplanaireet3- onnexe, la notionde fa edeG
est don bien dénie.Notations 2.15. Soit
G
un graphe étiqueté, sie
est une arête deG
, on désignera parθ
e
l'angle asso ié. De plus, ondésignera parµ
e
le réel4 cos
2
(θ
e
)
;et siθ
e
=
π
m
,oùm
est un entier supérieurouégale à2,ondira quel'arête est d'ordrem
. Deplus, sis
ett
désignentdeux fa es deG
qui partagent une arête alors ette arête sera notéest
, etθ
st
désignealors l'angle qu'elle porte.Dénition 2.17. Soient
G
un graphe étiqueté marqué, etP
un polyèdre miroir marqué; ondit queP
réaliseG
lorsque le polyèdre sous-ja ent àP
réalise legraphe sous-ja ent àG
via une identi ation qui respe te leur marquage et que les angles dièdres du polyèdre proje tif miroirP
orrespondent auxétiquettes deG
.Remarque 2.18. Pour allégerla réda tion,onsupposera impli itementtout aulong de e texte que tous les graphes étiquetés ettous les polyèdres proje tifs miroirssont marqués. Dénition 2.19. Soit
G
un graphe planaire et 3- onnexe, unk
- ir uit orienté (resp.k
- ir uit)Γ
deG
est une suite(f
1
, e
1
, f
2
, e
2
, ..., f
k
, e
k
)
dénieà permutation ir ulaireprès (resp. à permutation ir ulaireprès et àsens de par ours près) telle que :
les
f
i
sont des fa es distin tes deG,
lese
i
sont des arêtesdeG,
∀i = 1...k, f
i
∩ f
i+1
= e
i
,
oùf
k+1
= f
1
.
De plus, si toutes les extrémités des arêtes de
Γ
sont distin tes, alors on dit queΓ
est prismatique.Remarque 2.20. On voitaisémentquesi
G
estungrapheplanaire,3- onnexeetde valen e 3 alors lestrois arêtes de tout3- ir uit non prismatiqueont un sommet en ommun.Dénition 2.21. Soient
G
un grapheétiqueté etΓ
unk
- ir uitdeG
, onnote(θ
i
)
i=1...k
les angles des arêtes deΓ
; posonsΣ =
X
i=1...k
θ
i
.On dira que
Γ
est
sans angle droit si les
θ
i
sont tous diérentsdeπ
2
pouri = 1...k,
ave angle droit si l'un aumoins desθ
i
est égal àπ
2
pouri = 1...k,
sphérique lorsqueΣ > (k − 2)π,
ane lorsque
Σ = (k − 2)π,
hyperbolique lorsqueΣ < (k − 2)π.
2.4.3. Le théorèmed'Andreev. L'étudedespolyèdreshyperboliques etdespolyèdres proje -tifs miroirsfait apparaître une famillede graphes étiquetés quiné essite un traitementà part. Il s'agit des graphes étiquetés de la gure1 qu'on appellerales prismesex eptionnels etonles notera
G
α,β,γ
.2
2
2
2
2
2
β
γ
α
Figure 1. Prismeex eptionnel, ave
α, β, γ
∈]0,
π
2
]
Théorème 2.22 (Andreev). Soit
G
un graphe étiqueté quin'est pas le graphe d'un tétra-èdre. Alors, il existe un polyèdre ompa t hyperboliqueP
qui réaliseG
si et seulement si les quatre onditions suivantes sont vériées :Tout 3- ir uit non prismatique de
G
est sphérique. Tout 3- ir uit prismatique deG
est hyperbolique.Tout 4- ir uit prismatique de
G
est hyperbolique.G
n'est pas un prisme ex eptionnel.De plus, e polyèdre est unique à isométrie près.
Onpeut trouverune démonstrationduthéorèmed'Andreevdans[And70 ℄ou[RHD07℄.On va s'intéresser à présent à un analogue proje tifde e résultat.
2.4.4. Espa edes modulesd'unpolyèdreproje tifmiroir. Soit
G
ungrapheétiquetémarqué; onintroduit l'espa e suivant :Y
G
= {P
polyèdre proje tif miroir marqué telqueP
réaliseG}.
LegroupeSL
±
4
(R)
agitnaturellementsurY
G
.Onsouhaite omprendrel'espa equotientX
G
=
Y
G
/SL
±
4
(R)
quel'onappelleespa e des modules des polyèdres proje tifs miroirs marqués qui réalisentG
. 3. Présentation des résultatsDans e texte, on s'intéresse ex lusivement à une lasse très parti ulière de polyèdres, que nousallonsdéniretétudierdans toutelapartie3.1;onappellera es polyèdreslesé imaèdres. 3.1. Les é imaèdres ombinatoires. Soientun grapheplanaire3- onnexe
G
de valen e 3et un sommetv
deG
;ondénit un nouveau grapheG
′
planaire3- onnexe de valen e 3oùle sommet
v
a été rempla é par un triangle dontles sommets appartiennent aux arêtes issues dev
, ommesur lagure 2. Cetteopération sera appelée l'é image du grapheG
ausommetv
.Figure 2. É image
Dénition 3.1. Ungraphe
G
estun é imaèdre ombinatoirelorsqu'onpeutl'obtenirà par-tirdugraphedutétraèdre ombinatoire(i.elegraphe ompletà4sommets)etd'unnombreni d'é images. Un polyèdreP
est un é imaèdre si son grapheG
P
est un é imaèdre ombinatoire. Dénition 3.2. SoientG
1
(resp.G
2
)un polyèdre ombinatoirequi possède une fa e trian-gulaireT
1
(resp.T
2
) etune identi ationφ
deT
1
etT
2
(qui renverse l'orientation).Lepolyèdre ombinatoireG
obtenu en re ollant les polyèdres ombinatoiresG
1
etG
2
le long des fa es tri-angulairesT
1
etT
2
via l'identi ationφ
est le polyèdre ombinatoire obtenu par le pro édé suivant :1. On identie les arêtes et les sommets de
T
1
(resp.T
2
) viaφ
, on obtient ainsi un triangleT
in lus dansG
.2. Onretirel'intérieurdesarêtesdutriangle
T
.Ainsiles3sommetsv
1
, v
2
, v
3
deT
deviennent de valen e2.3. Pour
i = 1, .., 3
,on notee
i
etf
i
les arêtes in identes env
i
et onfusionne es deux arêtes en une seule arêteen oubliant lesommetv
i
.Figure 3. Graphesde
T
0
,T
1
,T
2
,T
3
etT
4
Nous allons dé omposer les é imaèdres ombinatoires en blo s fondamentaux. Il s'agit des é imaèdres
(T
i
)
i=0,...,4
. L'é imaèdreT
i
est obtenu en é imant le tétraèdre ombinatoireT
0
eni
sommetsdistin ts. Leurs graphes sont représentés par lagure 3.Proposition 3.3. Tout é imaèdre ombinatoire est obtenu en re ollant un nombre ni de blo sfondamentauxlelongdefa estriangulaires.Inversementtoutpolyèdre ombinatoirequiest obtenu ommere ollementdeblo sfondamentauxlelongdefa estriangulaires estuné imaèdre ombinatoire.
Démonstration. Lesdeux dire tions semontrentpar ré urren e.
Commençons par montrer que tout é imaèdre ombinatoire
G
est obtenu en re ollant un nombre ni de blo sfondamentaux lelong de fa estriangulaires, par ré urren esur le nombre d'é image subis parG
.L'initialisation de la ré urren e est évidente. À présent, si
G
a subin
é images alors il est obtenu en é imantun sommetv
d'un é imaèdreH
qui est par hypothèsede ré urren e obtenu en re ollant des blo s fondamentaux(B
i
)
i∈I
en nombre ni. Le sommetv
appartient don à un blo fondamentalB
i
0
.Distinguons deux as, oubien le sommetv
deB
i
0
est un sommetdu tétraèdre sous-ja ent àB
i
0
oubien il est sur fa e provenant de l'é image. Si le sommetv
est un sommet du tétraèdre sous-ja ent àB
i
0
alors l'é imaèdre obtenu en é imantB
i
0
au sommetv
est en ore un blo fondamental, par onséquentG
est obtenue en re ollant un nombre ni de blo sfondamentaux lelong de fa estriangulaires.Si le sommet
v
est sur une fa e deB
i
0
venant de l'é image alorsv
est sur une fa e tri-angulaires
deB
i
0
. Dans e as,G
est obtenu en re ollant l'une des deux fa es triangulaires du blo fondamentalT
2
ave la fa es
deH
. Ainsi,G
est obtenu en re ollant un nombre ni de blo s fondamentaux le long de fa es triangulaires. Ce qui on lut la première partie de la démonstration.Montrons à présent que tout polyèdre ombinatoire qui est obtenu omme re ollement de blo sfondamentauxlelongdefa estriangulairesestuné imaèdre,parré urren esurlenombre de blo s fondamentauxdu re ollement.
L'initialisationde laré urren e est en oreévidente. Àprésent, silepolyèdre ombinatoire
G
est obtenuenre ollantn
blo sfondamentauxlelongdefa estriangulaires,alorsparhypothèse de ré urren eG
est obtenu en re ollant un é imaèdreH
et un blo fondamental le long d'une fa e triangulaires
. Par onséquent, le polyèdreG
est obtenu en é imant la fa es
en 1,2 ou 3 sommets. C'est don un é imaèdre.Dénition 3.4. Soient
G
un graphe planaire et 3- onnexe etΓ
un 3- ir uit orienté deG
. La oupe droite (resp. gau he) deG
lelong deΓ
est legrapheG
d
Γ
(resp.G
g
Γ
) obtenuen retirant tous lessommetsetlesarêtes deG
àgau he (resp. droite)deΓ
eten ajoutant untriangledont les sommets sont les extrémités des arêtes deΓ
qui sont à gau he (resp. droite) deΓ
. (Voir gure 4.)2
2
2
2
2
2
Figure 4. Coupe d'un grapheétiqueté
Dénition 3.5. Soit
G
un é imaèdre, onditqu'un 3- ir uitprismatiqueest ombinatoire-ment essentiel lorsqu'il ne faitpas letour d'une fa etriangulaire.Proposition 3.6. Si un é imaèdre
G
est obtenu en re ollant des blo s fondamentaux (qui ne sont pas desprismes triangulaires) le long de fa es triangulaires,alors, les 3- ir uits ombi-natoirement essentiels deG
sont exa tement les triangles le long desquelsse re ollent les blo s fondamentaux.Démonstration. En eet, tous les triangles le long desquels se re ollent les blo s fonda-mentaux orrespondent naturellement à un 3- ir uit prismatique ombinatoirement essentiel. Enn,ilfautmontrerpar ré urren e(de façon analogueàlaproposition3.3)quetout3- ir uit prismatique ombinatoirement essentiel orrespond à un triangle. On ne fait que la propriété d'hérédité, l'initialisationétant évidente. Soit
Γ
un 3- ir uitprismatique ombinatoirement es-sentield'uné imaèdreG
. On suppose queG
est obtenuen re ollantun é imaèdreH
etun blo fondamentalB
(qui n'est pasT
1
) le long d'une fa e triangulaire. SiΓ
est in lus dansH
ouB
alors l'hypothèse de ré urren e on lut ette remarque. SinonΓ
possède une fa ef
1
(resp.f
3
) quiest une fa edeH
(resp.B
)et quin'est pas une fa edeB
(resp.H
). Maislesfa esf
1
etf
3
ne peuvent s'interse ter le long d'unearête, e quiest absurde (le 3- ir uitΓ
possède une fa ef
2
quiest une fa e deH
etB
, etqui est une fa e du triangle de re ollementdeH
etB
). Remarque 3.7. Commetout é imaèdreest obtenuen re ollantdes blo sfondamentauxle longde fa estriangulaires,ilestfa iledevoirquetout3- ir uitnonprismatiquedeG
est in lus dans un etun seul des blo s fondamentauxquidé omposentG
. Laproposition3.6 montre que tout 3- ir uit prismatique non ombinatoirement essentiel deG
est in lus dans un ou deux blo sfondamentauxqui dé omposentG
,et s'ilest in lus dans 2alors l'un d'eux est un prismetriangulaire.Enn, laproposition3.6 montre que tout3- ir uitprismatique ombinatoirement essentielde
G
est in lusdansexa tementdeuxblo sfondamentaux.Par onséquent,l'ensemble des3- ir uitsdeG
peutêtreréalisé ommeunensemblede ourbessimples, ontinues,tranverses aux arêtes deG
et disjointes. Nousallons dé ouperG
le long de es ourbes.On a des dénitions analogues pour lesgraphes étiquetés.
Dénition 3.8. Soient
G
un graphe étiqueté etΓ
un 3- ir uit orienté deG
; on dénit la oupe droite (resp. gau he) deG
le long deΓ
, ommele graphe étiquetéG
d
Γ
(resp.G
g
Γ
) dont le graphesous-ja entest la oupedroite(resp.gau he)du graphesous-ja entàG
,etonétiquette les nouvelles arêtes deG
d
Γ
(resp.G
g
Γ
) par des 2 et les an iennes gardent leurs étiquettes. (Voir gure 4.)Remarque 3.9. Lorsqu'il n'yapas d'ambiguïtésur le3- ir uit
Γ
,onallégeralesnotationsG
d
Γ
etG
g
Γ
en notantG
d
Γ
= G
d
etG
g
Γ
= G
g
.Dénition 3.10. Soit
G
un é imaèdre étiqueté, on dit qu'un 3- ir uit prismatique est es-sentiel lorsqu'il ne fait pas le tour d'une fa e triangulaire dont toutes les arêtes sont d'ordre 2.Dénition 3.11. Un blo fondamental étiqueté est un graphe étiqueté et dont le graphe sous-ja ent est un blo fondamental ombinatoire, et lesfa es triangulairesissues de l'é image ne possèdent quedes arêtesd'ordre 2.
Remarque 3.12. Il faut bien faireattention aux blo sfondamentauxquisont des prismes triangulaires. En eet, es derniers possèdent deux fa es triangulaires mais une seule de es deux fa es provientde l'é image. Par onséquent, lesblo sfondamentauxqui sont des prismes triangulaires ne possèdent a priori qu'une seule fa e triangulaire qui porte uniquement des arêtes d'ordre2.
Tout ela permet d'asso ierà tout é imaèdre
G
, un arbreA
G
qui mémorise les é images ee tués. Cet arbre permet de oder une partiede la ombinatoiredeG
.Nous allons dé ouper
G
le long de es 3- ir uits prismatiques. Pour ela, on se donne une famille(Γ
j
)
j
∈J
de 3- ir uits orientés deG
où haque 3- ir uit est représenté exa tement une fois.Laproposition3.6etlaremarque3.7montrentquesil'ondé oupeG
lelongd'un3- ir uit prismatiqueΓ
i
0
deG
alors les 3- ir uits(Γ
i
)
i
6=i
0
sont des 3- ir uits deG
d
Γ
ou bien deG
g
Γ
. On dé oupeG
le long de tous les3- ir uits(Γ
j
)
j
∈J
qui sont prismatiques. Les é imaèdres obtenus par e dé oupage ne possèdent plus au un 3- ir uit prismatique essentiel. Par onséquent, la proposition3.6 etla remarque3.7 montrentque e sont des blo sfondamentaux étiquetés. Dénition 3.13. SoitG
un é imaèdre ombinatoire,notons(Γ
j
)
j
∈J
lafamille omplètedes 3- ir uitsorientés deG
. L'arbre asso ié àG
sera notéA
G
et il est déni de la façon suivante : les sommets deA
G
sont d'une part les sommets deG
, d'autre part les blo s fondamentaux(B
i
)
i=1...n+1
résultantdudé oupagedeG
lelongdes3- ir uitsprismatiquesdelafamille(Γ
j
)
j∈J
. DeuxsommetsdeA
G
quisontdes blo sfondamentauxB
i
etB
k
deA
G
sontreliés parune arête lorsqueB
i
etB
k
partagent un 3- ir uit de(Γ
j
)
j
∈J
. Un sommetv
deG
est relié à un blo fondamental lorsquev
appartient à e blo .On représentera les arêtes extrémales de
A
G
en pointillés, ar elles sont en bije tion ave les sommets deG
, alors que les arêtes non extrémales sont en bije tion ave les 3- ir uits prismatiques deG
. De plus, lesarêtes extrémalesdu sous-arbre en trait plein sont en bije tion ave les 3- ir uitsprismatiques non ombinatoirement essentiels.On a représentéles arbres
A
T
Figure 5. Lesarbres
A
T
0
,A
T
1
,A
T
2
,A
T
3
etA
T
4
.Remarque 3.14. L'appli ation
G 7→ A
G
n'est pas inje tive. En revan he, onvérie fa ile-mentquel'imagede etteappli ationestl'ensembledesarbresdontlessommetsnonextrémaux sont de valen e 4.Nous allons montrer que l'on peut onstruire tous les é imaèdres miroirs dont le graphe sous-ja ent n'est pas elui d'un tétraèdre en re ollantdes blo s fondamentauxmiroirs. 3.2. Enon é du résultat. Pour énon er le résultat, on a besoin d'introduire plusieurs quantités asso iées à
G
. Nousallons al ulerladimensionattendue deX
G
de façon heuristique. Rappelons que lorsque deux fa es adja entess
ett
partagent une arêtes ∩ t
qui porte l'étiquetteµ
st
alors (dénition 2.4 et notations 2.6) :On a
v
ts
= −α
s
(v
t
) > 0
.Si l'arête
s ∩ t
est d'ordre 2 alors les deux équations suivantes doivent être vériés :v
ts
= v
st
= 0
.Si l'arête
s ∩ t
n'est pas d'ordre2 alors une seule équation doit être vériée :v
st
v
ts
= µ
st
. On peut voirX
G
de lafaçon suivante: soientS
l'ensemble des fa esdeG
etf
le ardinaldeS
.1. Nombre d'in onnues:
([α
s
], [v
s
])
s
∈S
∈ (P
+
((R
4
)
∗
) × P
+
(R
4
))
S
est une variétéde dimension
6f
.2. Nombre d'équations : on a
e + e
2
équations, oùe
est le nombre d'arêtes deG
ete
2
le nombre d'arêtes d'ordre 2.3. Modulo
SL
±
4
(R)
qui agitlibrement etproprementsurY
G
etdim(SL
±
4
(R)) = 15
.Don ladimensionattenduede
G
estd(G) = 6f −e−e
2
−15
.Or,G
estdevalen e3,ilpossède don2
3
e
sommets. Larelationd'Euler montre quef =
6+e
3
, ilvient dond(G) = (e − e
2
) − 3 =
e
+
− 3
, oùe
+
= e − e
2
est lenombre d'arêtes deG
d'ordre diérent de 2. Il est intéressant de noter que e al ul heuristique ne suppose pas queG
est un é imaèdre.Dénition 3.15. Soit
G
un é imaèdre étiqueté,on dénitles quantités suivantes :d(G) = e
+
− 3
.
n(G)
est lenombre de3- ir uitsanesousphériques,prismatiques, sansangledroit deG
.m(G)
est le nombre de 3- ir uitsanes ou sphériques, prismatiques, ave angle droit deThéorème 3.16. Soit
G
un é imaèdre étiqueté marqué. Alors,1) Si
m(G) = 0
etd(G) > 0
alorsX
G
est diéomorphe àκ(G)
opies deR
d
(G)
, et
G
n'est pas un prisme oùκ(G)
est un entier pair ou égalà 1, ex eptionnel qui vérie1 6 κ(G) 6 2
n
(G)
.
2) Si
m(G) = 0
etd(G) < 0
alors on a deux as :a) Le graphe sous-ja ent à
G
est un tétraèdre ombinatoire etX
G
est un singleton. b)G = G
α,β,
π
2
pour un ertain ouple
(α, β)
aveα + β <
π
2
etX
G
= ∅
.3) Si
m(G) > 0
alors on a deux as a) siG = G
α,
π
2
−α,
π
2
alors
X
G
est un singleton etm(G) = 1
.b) sinon (en parti ulier si
G = G
α,β,
π
2
ave
α + β >
π
2
) alorsX
G
= ∅
.4) Si
G = G
α,β,γ
est un prisme alors on a 3 asa) si
α + β + γ < π
alorsX
G
= ∅
.ex eptionnel ave b) si
α + β + γ = π
alorsX
G
est un singleton.0 < α, β, γ <
π
2
) siα + β + γ > π
alorsCard(X
G
) = 2
.Remarque 3.17. Il faut bien remarquer queles points 1,2,3, et4 sont disjoints.La seule di ultéestdevoirquele as 4)estdisjointdes troisautres.Maisdansle as4,ona
m(G) = 0
,d(G) = 0
etG
est un prismeex eptionnel.Corollaire 3.18. Soit
G
un é imaèdre étiqueté marqué : alorsX
G
est une variété qui pos-sède un nombre ni de omposantes onnexes, toutes les omposantes onnexes deX
G
sont homéomorphes à des boules et elles onttoutes la même dimension.Enn, l'espa e
X
G
est vide siet seulement si on est dans l'un des as suivants : 1.X
G
est un prisme ex eptionneldont l'unique 3- ir uit prismatique est hyperbolique. 2.m(G) > 1
etG
n'est pas un prisme ex eptionnel dont l'unique 3- ir uit prismatique estane ave angle droit.
Démonstration. En eet, si
m(G) = 0
alors les as 1), 2) et 4) du théorème 3.16 montrent queX
G
= ∅
sietseulementsiG
est un prismeex eptionneldontl'unique3- ir uitprismatique est hyperbolique. Sim(G) > 1
alors 'est le as 3)du théorème 3.16 qui on lut.Corollaire 3.19. Si
G
estuné imaèdreétiquetéquivérieles onditionsduthéorème d'An-dreev alorsX
G
est diéomorphe àR
d
(G)
.
Démonstration. Ilest lairque
m(G) = n(G) = 0
etqueG
n'est pasun prismeex eptionnel, ilrestedon àvérierqued(G) > 0
,pourappliquerlepoint1).IlfautnoterqueG
n'est pasun tétraèdre puisqu'il vérie les hypothèses du théorème d'Andreev. Leplus simple est de distin-guer deux as :G
est un prisme (dont le ir uit prismatiqueest né essairement hyperbolique) oubienG
n'est ni un tétraèdre, niun prisme.Dans le premier as, il est fa ile de voir que tout prisme non ex eptionnel qui vérie que
Si
G
est un é imaèdre qui n'est ni un tétraèdre, ni un prisme alorsG
possède au moins deux 3- ir uitsprismatiques. CommeG
vérie les hypothèses du théorème d'Andreev, tout 3- ir uit prismatique deG
est hyperbolique et possède don au plus une seule arête d'ordre 2. L'é imaèdre étiquetéG
possède don au moins 3 arêtes d'ordre diérent de 2 (la 3- onnexité deG
entraîne que deux 3- ir uitsdistin ts deG
ont auplus une arête en ommun). Par suite,d(G) > 0
.Remarque 3.20. L'hypothèsed'ordonnabilitédeChoiestplusfortedansle asoùlegraphe
G
est trivalent que l'hypothèse de et arti le selon laquelleG
est un é imaèdre. Nous avons supposé que les graphes étiquetés étaient des graphes de valen e 3, et dans e as, on peut montrer que, siG
est un graphe étiqueté ordonnable, alors le graphe sous-ja ent àG
est un é imaèdre ombinatoire.Maisilexistedesgraphesplanaireset3- onnexesdevalen esupérieure à3quisontordonnables(s'ilssontétiquetés orre tement).Ilfautnoterquepour onstruireun onvexe divisible via la méthode de Vinberg, une ondition né essaire (voir la remarque 2.10) est que le polyèdre de départsoit de valen e 3.Remarque 3.21. Pour al uler
κ(G)
nous allons retirer ertaines arêtes de l'arbreA
G
et on obtient une forêt quel'on noteraF
G
. Puis onintroduirala notion d'orientation partielleet d'orientationpartielleadmissibledelaforêtF
G
(voirpartie4.4). Ennondémontrera queκ(G)
est le nombre d'orientations partiellesadmissibles de la forêtF
G
(voir lethéorème 4.42). Remarque 3.22. Nousénon eronsàlan de e textelethéorème4.42quipré iselapartie 1) du théorème 3.16 en donnant une paramétrisation expli ite deX
G
.Nousallons ommen erpar lespoints2)et3)quisontbeau oup plus fa ilesàmontrer.Puis onattaquera ladémonstration des points 1)et 4).
3.3. Démonstration des points 2 et 3.
Lemme 3.23. Soit
P
un polyèdre miroir, soients
ett
deux fa es distin tes quel onques deP
; alorsv
ts
= −α
s
(v
t
) > 0
etv
ts
= −α
s
(v
t
) = 0
si et seulement sis
ett
partagent une arête d'ordre 2.Démonstration. Si
s
ett
sont adja entes alors les onditions 1)-2'b
) (dénition 2.4 et no-tations 2.6) entraînent le lemme. À présent, soients
ett
deux fa es non adja entes deP
, etr
1
, ..., r
k
les fa es deP
adja entes àt
. CommeP
est un polyèdre proprement onvexe, son dual dansP
+
(R
4
)
∗
est aussi un polyèdre proprement onvexe dont les sommets sont les fa esde
P
. Par onséquent, lesegment quirelie[−α
s
]
à[−α
t
]
traverse l'enveloppe onvexedes([−α
r
i
])
i=1,...,k
dansP
+
(R
4
)
∗
.Par onséquent,
−α
s
peuts'é rire ommeune ombinaisonlinéaire à oe ients positifs des(−α
r
i
)
i=1,...,k
et deα
t
dont le oe ient asso ié àα
t
est stri tement positif. Les inégalités−α
r
i
(v
t
) > 0
pouri = 1...k
et l'égalitéα
t
(v
t
) = 2
entraînent l'inégalité−α
s
(v
t
) > 0
.Remarque 3.24. Rappelons que pour tout polyèdre proje tif miroir
P
, pour toute fa es
deP
,lapolaire[v
s
]
des
n'appartientpas àP
puisque−α
s
(v
s
) < 0
. Lelemme3.23 montre que tout segment proje tif issu de[v
s
]
etren ontrantP
,ren ontre en premierla fa es
.Lelemme suivantdémontre le point3) etun résultatsur les 3- ir uitsanesousphériques, prismatiques qui sera utile à plusieurs reprises.
Lemme 3.25. Soit
G
un graphe étiqueté tel queX
G
6= ∅
, alors tout 3- ir uitΓ
ane ou sphérique, prismatique deG
possède au plus un angle droit. Et s'il en possède un alorsG
est le prisme ex eptionnelG
α,
π
2
−α,
π
2
pour un ertainα ∈]0,
π
2
[
etX
G
est un singleton.Démonstration. Soient
P
un polyèdre miroir qui réaliseG
etΓ
un 3- ir uitorienté prisma-tiqueave angle droit, aneou sphérique.Commençonsparnuméroterde1à3lesfa esquiforment
Γ
detellesortequel'arêteadja ente aux fa es 1 et 2 soitd'ordre 2. Le 3- ir uitΓ
est prismatiquedon il existe une fa e à gau he deΓ
et une àdroite deΓ
qu'on numérote 4et 5.On peut supposer quel'on a la onguration suivantedans une base(e
j
)
j=1...4
deR
4
:
α
i
= −e
∗
i
pouri = 1...4
.On souhaiteavoirune forme simplepourlaformelinéaireα
5
,onvamontrerquel'onpeutsupposerqueα
5
= −e
∗
1
−e
∗
2
−e
∗
3
+e
∗
4
. Le stabilisateur des([α
i
])
i=1...4
est le groupe des matri es diagonales à diagonales stri tement positives dans la base(e
j
)
j=1...4
deR
4
. La forme linéaire
α
5
se dé ompose dans la base duale de la base(e
j
)
j=1...4
. Il sut de vérier que les signes des oe ients de ette dé omposition sont les bons. Le polyèdre dual deP
est un polyèdre onvexe dont les sommets sont les fa es deP
,par onséquent lesegmentreliant[−α
4
]
à[−α
5
]
dansP
+
(R
4
)
traverse letriangledontles sommetssontlespoints
[−α
1
]
,[−α
2
]
et[−α
3
]
.Par onséquent,α
5
estune ombinaisonlinéaireà oe ientspositifsde−α
1
,−α
2
,−α
3
etα
4
.Onpeutdon supposerqueα
5
= −e
∗
1
−e
∗
2
−e
∗
3
+ e
∗
4
. Soientv
ij
les oordonnées de(v
i
)
i=1...5
. On a:
v
1
v
2
v
3
=
−2
0
v
13
v
14
0
−2 v
23
v
24
v
31
v
32
−2 v
34
Onrappellequesilesfa es
i
etj
sontadja entes alorsv
ij
v
ji
= µ
ij
= 4 cos
2
(θ
ij
)
(dénition2.4 et notations 2.6). Le lemme 3.23 arme quev
ij
>
0
pouri 6= j
et que les inégalitéssuivantes doivent être vériées :
−α
5
(v
1
) > 0
'est-à-direv
13
>
2 + v
14
,
−α
5
(v
2
) > 0
'est-à-direv
23
>
2 + v
24
,
−α
5
(v
3
) > 0
'est-à-direµ
13
v
13
+
µ
23
v
23
>
2 + v
34
.
Don
v
13
>
2
etv
23
>
2
etainsi,µ
13
+ µ
23
>
4
etdonθ
13
+ θ
23
6
π
2
. Or,θ
13
+ θ
23
>
π
2
( arΓ
estaneousphérique)donθ
13
+θ
23
=
π
2
,etµ
13
+µ
23
= 4
.Ilvientnalementquev
13
= v
23
= 2
, et donv
31
=
µ
13
2
etv
32
=
µ
23
2
,puisv
14
= v
24
= v
34
= 0
, etennα
5
(v
1
) = α
5
(v
2
) = α
5
(v
3
) = 0
. Les fa es4 et5 sontdon adja entes aux fa es1, 2 et3, d'aprèsle lemme3.23.Ainsi,le polyèdre miroir
Q
obtenu à l'aide des fa es 1,2,3,4,5deP
réalise unG
α,
π
2
−α,
π
2
pourα = arccos(
p
µ
13
4
) ∈]0,
π
2
[
et le polyèdreQ
est lairement unique puisque les oordonnées des ve teurs(v
i
)
i=1...5
ontété al ulées expli itement.Cela montre aussi quesi
X
G
est non videalors tout3- ir uitprismatiqueaneousphérique ave angle droit est ane. Par onséquent, le polyèdreQ
est le polyèdreP
lui-même. En eet, siP
possédait d'autres fa es, alors ommeP
est un é imaèdre,P
posséderait un 3- ir uitprismatiquesphériqueave angledroitprovenantd'undessix3- ir uitsnonprismatiques sphériques deQ
.Maintenant que lepoint3) est a quis, on peut montrer lepoint2).
Démonstration du point 2. On a par hypothèse
m(G) = 0
(i.e. tout 3- ir uit prismatique ave angle droit deG
est hyperbolique). Par onséquent, au un 3- ir uit prismatiquedeG
ne possède deux angles droits. Mais on a aussi supposé qued(G) < 0
, par onséquente
+
6
2
. Comme dans un graphe 3- onnexe deux 3- ir uitsdistin ts ont auplus une arête en ommun, l'é imaèdre étiquetéG
ontientau plus un 3- ir uit prismatique.Lesseuls é imaèdres quipossèdent auplus un 3- ir uitprismatiquesontle tétraèdre ombi-natoire etle prismetriangulaire ombinatoire.
Commençonsparle asoùlegraphesous-ja entà
G
est unprismetriangulaire ombinatoire. On asupposé qued(G) < 0
donG
possèdeaumoins 7arêtesd'ordre2,et ommeG
n'a pasde 3- ir uit ane ousphérique, prismatique, ave angle droit (m(G) = 0
),G
possède exa tement7 arêtes d'ordre2, et
G = G
α,β,
π
2
pour un ertain ouple
(α, β) ∈]0,
π
2
[
2
tels queα + β <
π
2
.On reprend le al ul de la démonstrationdu lemme 3.25.On rappelle que dans la démonstration du lemme 3.25, on a en parti ulier al ulé l'espa e des modules d'un prisme ex eptionnel dont l'unique 3- ir uit prismatique est à angle droit et ane ou sphérique. À présent, ondoit al ulerl'espa e des modules d'un prisme ex eptionnel dontl'unique 3- ir uit prismatiqueest à angle droit ethyperbolique.
Onreprend lesmêmesnotationspour lesfa esetonsuppose toujoursque 'estl'arête parta-gée par lesfa es 1et 2qui est d'ordre 2.On obtient les oordonnées suivantes pour les formes linéaires
(α
i
)
i=1,...,5
etlesve teurs(v
i
)
i=1,...,5
.α
i
= −e
∗
i
, i = 1, ..., 4
α
5
= −e
∗
1
− e
∗
2
− e
∗
3
+ e
∗
4
v
1
v
2
v
3
=
−2
0
v
13
0
0
−2 v
23
0
v
31
v
32
−2 0
La fa enumérotée 5 de
G
ne ontient que des arêtes d'ordre2 par onséquent ona :
−α
5
(v
1
) = 0
'est-à-direv
13
= 2,
−α
5
(v
2
) = 0
'est-à-direv
23
= 2,
−α
5
(v
3
) = 0
'est-à-direµ
13
v
13
+
µ
23
v
23
= 2.
Donv
13
= v
23
=
µ
13
v
13
+
µ
23
v
23
= 2
, il vient que
µ
13
+ µ
23
= 4
. Ce qui est absurde puisque par hypothèseθ
23
+ θ
31
<
π
2
et donµ
13
+ µ
23
> 4
.Par onséquentX
G
= ∅
.Il reste le as où le graphesous-ja ent à
G
est un tétraèdre ombinatoire. Ladémonstration de e pointserafaiteauparagraphe4.7.1,proposition4.29,oùl'on al ulel'espa edes modules d'un tétraèdre étiqueté marqué quel onque.4. Démonstration des résultats
4.1. Plan de la démonstration des points 1) et 4). À partir de maintenant tous les graphesétiquetésquel'on onsidèren'ontau un3- ir uitaneousphérique,prismatique,ave angle droit, autrement ditils vérient
m(G) = 0
.La démonstrationsedéroule en 6 étapes:
1. Comme les 3- ir uits vont jouer un rle essentiel dans la ompréhension des polyèdres miroirs, on va ommen er par s'intéresser aux triangles miroirs. Dans la partie 4.2 on introduit l'invariant
R
qui paramètre l'espa e des modules d'un triangle ombinatoire étiqueté.2. L'idée pour omprendrel'espa e
X
G
est de dé ouperles polyèdres miroirsqui réalisentG
le long de leurs 3- ir uits prismatiques essentiels. On obtient ainsi des polyèdres miroirs qui réalisent des blo s fondamentaux. Les démonstrations des lemmes né essaires à la onstru tion des blo s fondamentaux et des plans pour dé ouperP
font l'objet de la partie 4.3.3. Une bonne méthode pour omprendre les omposantes onnexes de
X
G
est de parler d'orientation partielleadmissiblede laforêtF
G
quiest une sous-forêtde l'arbreA
G
.Nous donnerons lesdénitions de tout ela dans la partie4.4.4. Pour que labije tion entre les omposantes onnexes de
X
G
et les orientations partielles admissibles deF
G
soit la plus simple possible, il faut introduire un outil te hnique : les systèmes puits-sour e de 3- ir uitsdeG
. Cela sera fait dans la partie4.5.6. Enn,une fois quel'onadé oupé
P
en blo sfondamentaux, ilfaut omprendre omment onpeut lesre oller, 'est lapartie 4.8.4.2. Les triangles miroirs.
Dénition 4.1. On appellera triangle ombinatoire le graphe omplet à 3 sommets. Un triangle étiqueté est la donnée d'un triangle ombinatoire
T
et pour haque sommets
deT
d'un réelθ ∈]0,
π
2
]
. Un triangle ombinatoire est dit marquélorsque l'on a numéroté ses arêtes de 1 à 3. On a une dénition analogue à elle des paragraphes pré édents de triangle ave angle droit, sans angledroit, ane, sphérique, hyperbolique, proje tif, miroir,marqué et aussi d'espa e des modules de trianglesmiroirs marqués.Remarque 4.2. Le marquagede
T
fournit une orientation naturelle deT
.Proposition 4.3. Soient
T
untriangleétiquetémarqué,etX
T
l'espa edesmodulesasso ié. SiT
ne possède au un sommet d'ordre 2 alorsX
T
est diéomorphe àR
. De plus, si l'on numérotelesarêtesdutriangleproje tifmiroirT
vialemarquagedeT
,alorsl'appli ation:T 7→ R
T
= log
α
1
(v
2
)α
2
(v
3
)α
3
(v
1
)
α
1
(v
3
)α
3
(v
2
)α
2
(v
1
)
est un diéomorphisme deX
T
surR
. SiT
possède un sommet d'ordre 2 alorsX
T
est un singleton.Démonstration. On ne démontre que le as où tous les sommets sont d'ordre diérent de 2, l'autre as se démontre par un al ul analogue. Numérotons les fa es du triangle étiqueté
T
de 1 à 3, et notons(e
i
)
i=1...3
la base anonique deR
3
. On peut supposer que
α
i
= −e
∗
i
. Le stabilisateur des lasses proje tives[α
1
], [α
2
], [α
3
]
dansSL
±
3
(R)
est l'ensemble des matri es diagonales,onpeutdon supposer quedanslabase(e
i
)
i=1...3
,leve teurv
1
= (−2,
√
µ
12
, õ
13
)
. Le stabilisateurde[α
1
], [α
2
], [α
3
]
et[v
1
]
est réduit à l'identité.Onnoteen orepourtout
i, j = 1, ..., 3
,v
ij
= −α
j
(v
i
)
,onrappellequepourtouti, j = 1, ..., 3
, les équationssuivantes doit être vériéesv
ij
v
ji
= µ
ij
(Dénition2.4 etnotations 2.6)On obtientdon pour un ertain
x ∈ R
∗
+
:v
2
v
3
=
√
µ
12
−2
√
µ
23
x
√
µ
13
√
µ
23
x
−2
Celamontrequel'appli ation
T 7→ log
α
1
(v
2
)α
2
(v
3
)α
3
(v
1
)
α
1
(v
3
)α
3
(v
2
)α
2
(v
1
)
= −2 log(x)
estundiéomorphisme deX
T
surR
.Soit
T
un triangleétiqueté marqué, lesquantités suivantes vont se révéler ru iales dans la suite. On noteΣ = µ
12
+ µ
23
+ µ
31
,p = õ
12
µ
23
µ
31
. LorsqueT
est sphérique (et sans angle droit,i.ep > 0
)ondénit aussila quantitér
T
= 2 log
4−Σ+((4−Σ)
2
−p
2
)
1
2
p
> 0
.Il n'est pas lairque laquantité
r
T
est bien dénie mais on lemontrera dans ladémonstrationdu lemme4.4.Lemme 4.4. Soientuntriangleétiquetémarqué
T
ave auplusunangledroitetuntriangle miroir marquéT
qui réaliseT
. On noteB
une base deR
3
dont l'orientation est opposée à elle de la base antéduale du triplet (