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Évolution et Diversité du Vivant (101-NYA-05)

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Texte intégral

(1)

Bernadette Féry Hiver 2007

Évolution et Diversité du Vivant

(101-NYA-05)

Cours 3

(Première partie) Historique

Historique

George Wells Beadle

(1903 - 1989)

Edward Lawrie Tatum (1909 - 1975 )

(2)

1. Avant, on croyait que les protéines étaient le matériel héréditaire

2. Expériences majeures ayant fait

comprendre que l’ADN est le matériel héréditaire

• L'expérience de Griffith (1928)

• L'expérience d'Hershey et Chase (1952)

3. À la recherche de la structure de l’ADN 4. Découverte du lien entre l’ADN et les

protéines.

• Invention du mot «gène»

• Hypothèse d’Archibald Garrod (1909)

• Expérience de George Beadle et

Edward Tatum sur la moisissure du

pain

(3)

• Au début des années 1940 on savait que les chromosomes étaient constitués

d'ADN et de protéines mais on croyait que les protéines étaient le matériel héréditaire.

• Deux expériences majeures mènent les Deux expériences majeures mènent les chercheurs à reconnaître leur erreur.

chercheurs à reconnaître leur erreur.

1. Avant, on croyait que les protéines

étaient le matériel héréditaire

(4)

2. Expériences majeures ayant fait comprendre que l’ADN est le matériel héréditaire

Deux souches bactériennes et des souris

L'expérience de Griffith (1928)

La souche S est non pathogène parce qu'elle est dépourvue de capsule. Le système

immunitaire la reconnaît et la détruit.

Boîte de pétri vue de côté

Boîte de pétri vue de dessus

Souche non pathogène sans capsule

Souche S (smooth)

La colonie bactérienne, sur de la gélose, paraît lisse

La souche R est pathogène parce que sa capsule la protège du

système

immunitaire de ses victimes.

Boîte de pétri vue de côté

Boîte de pétri vue de dessus

Souche pathogène avec capsule

Souche R (rough)

La colonie bactérienne, sur de la gélose, paraît rugueuse

(5)

Expérie nce

1. Les bactéries vivantes S «non pathogènes» ont capté quelque chose des bactéries mortes R «non pathogènes» et se sont transformées en pathogènes.

2. L'agent de transformation est héréditaire puisque les

bactéries transformées en pathogènes se reproduisent et forment d'autres bactéries pathogènes.

3. Le matériel héréditaire n'est pas de nature protéique puisque la chaleur dénature les protéines et que les bactéries

pathogènes injectées dans l'expérience ont été tuées par la chaleur.

Serait-ce que le matériel héréditaire n'est pas constitué de protéines ???

Conclusions

Souche R vivante

«pathogène»

Souche S vivante

«non pathogène»

Souche R tuée par la chaleur

Mélange de souche S vivante et de

souche R tuée par la chaleur La

souris morte contient des

cellules R

vivantes

(6)

L'expérience d'Hershey et Chase (1952)

Deux groupes de virus (des phages) et

des bactéries

Un groupe de

virus avait son ADN

marqué avec du

phosphore radioactif 32 (

32

P).

Un groupe de virus avait ses protéines marquées avec du soufre

radioactif 35 (

35

S).

Une bactérie

Trois phages sur une bactérie

Injection de matériel

génétique

Campbell : 312 (2eéd. française) — Figure 16.2

(7)

Culture de bactéries en

présence de virus dont les protéines sont marquées.

La culture est

passée au “blender”

pour détacher les particules virales des bactéries.

Le surnageant (contenant les

capsules virales) est radioactif

Capsules virales marquées au 35S

Le culot (contenant les bactéries) n’est pas radioactif.

Centrifugation

Le traceur est à

l’extérieur de la

bactérie

Les protéines radioactives du virus

demeurent à l'extérieur des bactéries, dans le surnageant.

Le matériel injecté aux bactéries, par les virus, n’est donc pas constitué de

protéines.

Expérienc e A

Conclusion

Taggart : 219

(1eéd. Fr) — Figure 13.4

Campbell : 312 (2eéd. française)

— Figure 16.2

(8)

L’ADN radioactif du virus entre à l’intérieur des bactéries.

Le matériel injecté dans les bactéries, par les virus, est l’ADN.

Expérienc e B

Conclusion

Le traceur est à l’intérieur de la bactérie

Taggart : 219

(1eéd. Fr) — Figure 13.4

ADN viral marqué au 32P

Culture de bactéries en

présence de virus dont l’ADN est marqué.

La culture est

passée au “blender”

pour détacher les particules virales des bactéries.

Le culot (contenant les bactéries) est radioactif.

Le surnageant

(contenant les capsules virales) n’est pas

radioactif

Campbell : 312 (2eéd. française) — Figure 16.2

Donc, le matériel héréditaire est l’ADN et non pas les protéines.

(9)

Les biologistes, maintenant convaincus que le support génétique est de l'ADN. Ils se lancent à la recherche de sa structure.

3. À la recherche de la structure de l’ADN

Sa radiographie de l'ADN par

diffraction de rayons X

• Rosalind Franklin

• Morte à 38 ans d'un cancer

• Son équipe a reçu le prix Nobel en 1962 mais pas elle !!!

Campbell : 313 (2eéd. française) — Figure 16.4

(10)

WATSON, J. D. & CRICK, F. H. C. , (1953)

« A Structure for Deoxyribose Nucleic Acid ».

Nature, 171, p. 737-738.

Watson

Crick

Watson et Crick proposent un

modèle de l'ADN basé sur la

radiographie de l'ADN faite par Rosalind

Franklin.

(11)

On sait que l’ADN est le matériel héréditaire et on connaît sa

structure en double hélice. Mais comment dicte-il l’aspect

physique d’un organisme ?

Bientôt, on va découvrir le lien entre l’ADN (les gènes) et les protéines.

4. Découverte du lien entre l’ADN et les protéines

Invention du mot «gène»

Wilhem Johannsen dénomme « gènes » les particules de l'hérédité proposées par

Mendel puis redécouvertes au début des

années 1900. En 1909 En 1909

(12)

Hypothèse « un gène-un enzyme »

Archibald Garrod émet une hypothèse : les gènes hypothèse contiennent l'information pour la formation d'enzymes particulières.

En 1909 (

En 1909 (40 ans avant que l'ADN ne soit reconnu comme étant le matériel héréditaire).

À partir de l'étude d'une anomalie métabolique

humaine : l'alcaptonurie (une affection bénigne où l'urine noircit rapidement à l’air).

 Il observe la fréquence de l’alcaptonurie dans diverses familles.

 Il constate que cette maladie se transmet selon les règles

mendéliennes : le patient doit avoir reçu 2 gènes de la maladie.

 Il suggère que ces malades ont hérité d'une incapacité de

produire une enzyme particulière.

(Il appela ce type d'affection : les

erreurs innées du métabolisme.)

(13)

Par George Wells Beadle et Edward Tatum

Chez Neurospora crassa, un champignon filamenteux : la moisissure rouge du pain (en 1941)n 1941)

Expériences prouvant la justesse de l’hypothèse de Garrod

Campbell : 329 (2eéd.

française)

— Figure 17.1

(14)

1. Des mutations peuvent conduire à la

modification d'enzymes qui ne fonctionnent plus correctement.

2. Un gène a pour fonction de commander la production d'une enzyme spécifique (une protéine).

3. L'hypothèse de Beadle et Tatum un gène-un enzyme est devenue un gène-un

polypeptide.

Pourquoi ?

Les gènes déterminent les protéines en général, pas juste les enzymes.

Certaines protéines sont faites de plusieurs chaînes polypeptidiques.

Conclusions

(15)

FIN DE LA PREMIÈRE

PARTIE

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