Bernadette Féry Automne 2007
Évolution et Diversité du Vivant
(101-NYA-05)
Chapitre 13, Campbell, 3
eédition
LES BULBILLES DES LYS PERMETT ENT LEUR REPRODUCTION ASEXUÉ
PS : les no réfèrent au guide de lecture du cours 4.
EINTRODUCTION
16.Définitions : hérédité et génétique
Hérédité
Transmission des caractères héréditaires (taches de rousseur, couleur des yeux...) d'une génération à la suivante.
Génétique
Science qui étudie l'hérédité et la
variation chez les individus.
CONCEPT 13.1
Les gènes des parents sont transmis à leurs enfants par l'intermédiaire des chromosomes
17, 18, 19 et 20.
On ressemble à nos parents parce qu’on reçoit leurs gènes via les gamètes.
Les gènes programment nos cellules afin qu'elles synthétisent les protéines dont l'effet cumulatif produit les caractères
«héréditaires» de l’organisme.
Chaque gène occupe un locus sur un
chromosome, un lieu.
Deux parents Un parent
22. Reproduction asexuée et sexuée La reproduction est l'apparition de nouveaux individus à partir des
anciens : selon le mode asexué ou sexué.
CONCEPT 13.1
Les gènes des parents sont transmis à leurs enfants par l'intermédiaire des chromosomes
Caractéristiques de la reproduction asexuée
1. Un parent qui produit un ou plusieurs double(s) de lui-même.
2. Production de clones : descendants génétiquement identiques au parent.
3. Grâce à la mitose des eucaryotes ou à la scissiparité des procaryotes.
CONCEPT 13.1
Les gènes des parents sont transmis à leurs enfants par l'intermédiaire des chromosomes
Bourgeonneme nt de l'hydre (un animal)
— mitose
Campbell : 250 (2eéd.) — Figure 13.1
Bacilles courts d'Escherichia coli (ø = 1 µm)
Des exemples !
Scissiparit é de la bactérie
Reproduction de l’Amibe
(un protozoaire
appartenant au règne des protistes) — mitose
Campbell : 230 (2eéd.) — Figure 12.1
Caractéristiques de la reproduction sexuée
1. Deux parents produisent des gamètes qui se fécondent.
2. Les descendants sont différents
«génétiquement» de leurs parents puisque issus du mélange des gènes parentaux.
3. Grâce à la méiose (eucaryotes seulement).
CONCEPT 13.1
Les gènes des parents sont transmis à leurs enfants par l'intermédiaire des chromosomes
CONCEPT 13.2
La méiose et la fécondation alternent dans la reproduction sexuée
23. Cycle de développement
Vie d’un organisme (de sa conception jusqu’à la production de ses
descendants.)
24. Nombre de chromosomes dans une cellule somatique
46
25. Chromosome métaphasique — caractéristiques
Une certaine forme spécifique : grosseur, largeur.
Une position définie du centromère.
Un patron spécifique de bandes de coloration (si on ajoute des colorants)
CONCEPT 13.2
La méiose et la fécondation alternent dans la reproduction sexuée
Campbell (3eéd.) — Figure 13.3 : 257
26. Caryotype et chromosomes homologues
Chromosomes homologues
Les deux chromosomes d'une paire.
Chromosomes semblables (même longueur, même forme, même position du centromère, mêmes bandes colorées).
CONCEPT 13.2
La méiose et la fécondation alternent dans la reproduction sexuée
Campbell (3eéd.) — Figure 13.3 : 257
Caryotype
Présentation ordonnée des chromosomes
métaphasiques.
Regroupement des
«homologues».
Classés en paires chez les humains et les autres
animaux (diploïdie).
Chez les végétaux, il n'est pas rare d'avoir des
caryotypes montrant trois homologues (triploïdie) ou quatre homologues
(tétraploïdie).
CONCEPT 13.2
La méiose et la fécondation alternent dans la reproduction sexuée
26. Caryotype et chromosomes homologues
Figure 13.3
CONCEPT 13.2
La méiose et la fécondation alternent dans la reproduction sexuée
27.Chromatides soeurs et chromatides non soeurs ou homologues
Bleus
Lisses Frisés
Bleus Yeux
Cheveux
Chromatides non soeurs
Chromatides des chromosomes d'une paire homologue.
Portent, aux mêmes locus , des gènes qui déterminent les
mêmes caractères.
Ces gènes peuvent être identiques ou non.
Chromatides soeurs
Chromatides d'un même chromosome.
Identiques
génétiquement.
CONCEPT 13.2
La méiose et la fécondation alternent dans la reproduction sexuée
28.Une exception à la règle des
homologues : la paire sexuelle est partiellement homologue chez les mâles
Animaux femelles Animaux mâles
Paire sexuelle XY
(partiellement homologue) Paire sexuelle
XX
(complètemen t homologue)
Les portions non homologues de la paire XY expliquent les différences sexuelles entre les hommes et les femmes.
Régions homologues Régions différentes
CONCEPT 13.2
La méiose et la fécondation alternent dans la reproduction sexuée
Un caryotype humain « normal » possède 23 paires de chromosomes homologues au total.
22 paires de chromosomes homologues : les autosomes
Identiques chez les deux sexes.
Dénommées à l’aide de numéros : paire 1 -1', paire 2 - 2’ ….
1 paire de chromosomes homologues
«sexuels» : les hétérosomes ou hétérochromosomes
Différente chez les deux sexes.
Dénommée à l’aide de lettres : XX ou XY Correspond à la 23e paire.
CONCEPT 13.2
La méiose et la fécondation alternent dans la reproduction sexuée
Les petites portions homologues des
chromosomes X et Y
portent les mêmes types de gènes chez les
hommes et chez les femmes. Il n’y a pas de différence dans
l'expression des
caractères déterminés par ces gènes.
Les grandes portions différentes des
chromosomes X et Y ne portent pas les mêmes types de gènes chez les hommes et chez les
femmes. Il y a une différence dans l'expression des
caractères déterminés par ces gènes selon le sexe.
CONCEPT 13.2
La méiose et la fécondation alternent dans la reproduction sexuée
Le chromosome X porte des gènes qui ne seront jamais présents sur le chromosome Y.
Exemples de gènes portés uniquement par X Gène du daltonisme.
Gène de l'hémophilie.
Le chromosome Y porte des gènes qui ne seront jamais présents sur le chromosome X ; une femme ne peut porter ces gènes car elle n'a pas de
chromosome Y.
Exemples de gènes portés uniquement par Y
Gène du syndrome de l'homme couvert de longs poils.
Gène de l'homme ayant une peau craquelée et écailleuse.
CONCEPT 13.2
La méiose et la fécondation alternent dans la reproduction sexuée
Les individus souffrant du syndrome de Down ont 3 chromosomes 21
Cette personne possède
combien
d’autosomes ?
Cette
personne possède combien
d’hétérosom es ?
Campbell : 303 (2eéd.)
Figure 15.14
45
2
CONCEPT 13.2
La méiose et la fécondation alternent dans la reproduction sexuée
29. Nos paires de chromosomes
découlent de notre origine sexuée.
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+ =
Spermatozoïde = 23 chr. Ovule = 23 chr. Zygote = 46 chr.
CONCEPT 13.2
La méiose et la fécondation alternent dans la reproduction sexuée
30. Nombre haploïde (N) et nombre diploïde (2N)
Gamètes (cellules reproductrices) Cellules haploïdes
Contiennent un seul jeu de chromosomes
Le lot haploïde est de 23 chromosomes (n = 23)
+ =
Zygote et toutes les
cellules somatiques qui en découlent.
Cellules diploïdes
Contiennent deux jeux de chromosomes
Le lot diploïde est de 46 chromosomes (2n = 46)
22 autosomes
1 hétérosome
X chez les femelles X ou Y chez les mâles
44 autosomes2 hétérosomes
XX chez les femelles XY chez les mâles
Campbell (2eéd.) — Figure 15.8 : 297
CONCEPT 13.2
La méiose et la fécondation alternent dans la reproduction sexuée
CONCEPT 13.2
La méiose et la fécondation alternent dans la reproduction sexuée
31. Cycles de développement sexué Se caractérisent par une
alternance entre la phase diploïde (issue de la fécondation des
gamètes) et la phase haploïde (issue de la méiose)
Trois types de cycles sexués selon la durée des deux phases
• Diplonte : Animaux
• Haplonte : Algues et Mycètes
• Diplo-haplonte : Végétaux
CONCEPT 13.2
La méiose et la fécondation alternent dans la reproduction sexuée
Organismes multicellulaires
diploïdes ; la période haploïde est réduite aux gamètes.
La méiose produit des gamètes qui se
fécondent ou meurent.
Le zygote diploïde issu de la fécondation se divise ensuite par mitose et produit l'organisme
multicellulaire diploïde.
Cycle diplonte
Campbell (3eéd.) — Figure 13.6 : 260
Cycle
diplonte de
l’humain
Campbell (3eéd.)
— Figure 13.5 : 259
CONCEPT 13.2
La méiose et la fécondation alternent dans la reproduction sexuée
Organismes multicellulaires haploïdes ; la période diploïde est réduite au zygote.
Quand les conditions sont bonnes, l’organisme se
reproduit de façon asexuée, par mitose. Mais lorsque les conditions deviennent
difficiles, à la mauvaise
saison, la reproduction sexuée entre en jeu. Deux organismes haploïdes fusionnent alors
ensemble et forment un
zygote diploïde résistant qui passe l’hiver. Dès que les conditions le permettent, le zygote se divise par méiose en cellules haploïdes qui formeront les adultes haploïdes.
Cycle haplonte
Campbell (3eéd.) — Figure 13.6 : 260
Campbell (3eéd.) — Figure 28.31 : 616
Cycle haplonte d’une algue unicellulaire :
Chlamydomonas
CONCEPT 13.2
La méiose et la fécondation alternent dans la reproduction sexuée
Génération du sporophyte (organisme diploïde)
La génération du sporophyte engendre la génération du gamétophyte comme
descendant, via la méiose et les spores haploïdes qui en sont issues.
Cycle haplo-diplonte ou diplo-haplonte
Campbell (3eéd.) — Figure 13.6 : 260
Génération du gamétophyte (organisme haploïde)
La génération du
gamétophyte engendre la génération suivante du
sporophyte, via les gamètes qui se fécondent.
Deux organismes
multicellulaires se reproduisent alternativement —alternance des générations haploïde et diploïde
Cycle diplo-haplonte de la fougère
Campbell : 633 (3eéd.) — Figure 29.12
Fougère
Sporophyte (2n)
Mitose et développeme nt
Prothalle
Gamétophyte (n)
Mitose et
développement
32. Les cycles sexués créent de la variation génétique chez les
descendants
La méiose introduit de la variabilité
génétique chez les descendants car ceux-ci sont issus du réassemblage du demi lot
génétique de deux parents.
CONCEPT 13.2
La méiose et la fécondation alternent dans la reproduction sexuée
CONCEPT 13.3
La méiose est la réduction de moitié du nombre de jeux de chromosomes et le passage du stade diploïde au stade haploïde
33.Préparation de la cellule pour la division (par méiose)
Il y a réplication des chromosomes en phase S de l'interphase ainsi que réplication du centrosome et de ses centrioles tout au long de l'interphase.
34. Méiose (définition)
Deux divisions cellulaires consécutives appelées méiose I et méiose qui produisent quatre cellules ayant, chacune, la moitié des chromosomes de la cellule mère.
CONCEPT 13.3
La méiose est la réduction de moitié du nombre de jeux de chromosomes et le passage du stade diploïde au stade haploïde
35.La répartition des chromosomes
homologues au cours de la méiose
Méiose I (division réductionnelle)
2n répliqué —> n répliqué Les deux chromosomes
homologues de chaque paire se séparent.
Produit deux cellules
haploïdes n’ayant qu'un jeu de chromosomes doubles ou répliqués.
Campbell : 261(3eéd.) — Figure 13.7
Méiose II (division équationnelle)
n répliqué —> n simple Les chromatides soeurs se séparent.
Produit quatre cellules
haploïdes n’ayant qu'un jeu de chromosomes simples ou non répliqués.
Il y a maintenant quatre cellules haploïdes en remplacement de la cellule de départ diploïde. Les quatre cellules reproductrices sont des gamètes chez les
animaux ou des spores chez les végétaux.
36. Les phases de la méiose
CONCEPT 13.3
La méiose est la réduction de moitié du nombre de jeux de chromosomes et le passage du stade diploïde au stade
haploïde
• Durant l’interphase, le
centrosome, les centrioles et les chromosomes se répliquent.
• Le matériel génétique apparaît sous forme de chromatine
même lorsque les chromosomes se sont répliqués en
chromatides soeurs.
AVANT LA MÉIOSE , À LA FIN DE
L’INTERPHASE
Lys (U. Wisconsin)
Campbell (2eéd.) — Figure 13.7 : 256Campbell (2eéd.) — Figure 13.7 : 256
Lys (U. Wisconsin)
Méiose I : prophase I — métaphase I — anaphase I — télophase I
• Le fuseau de division s’installe, la membrane nucléaire et les nucléoles se dissolvent et les chromosomes se condensent.
• Les paires homologues se reconnaissent et s'apparient (assemblage par paires).
• Un ou plusieurs enjambements se
produisent (échanges de gènes entre les chromatides non soeurs).
• À la fin de la prophase, les microtubules du fuseau s'attachent à chaque homologue.
Campbell (2eéd.) — Figure 13.7 : 256
Méiose I : prophase I — métaphase I — anaphase I — télophase I
Lys (U. Wisconsin)
• Les paires (sous forme de tétrades de
chromatides) s'alignent à la plaque équatoriale.
• Les chromatides sont retenues ensemble par des points de
croisement où les
enjambements ont eu lieu : les chiasmas.
Le hasard détermine lequel des homologues se place d’un côté ou l’autre de la plaque.
Campbell (2eéd.) — Figure 13.7 : 256
Méiose I : prophase I — métaphase I — anaphase I — télophase I
Lys (U. Wisconsin)
• Les paires se séparent et chaque homologue migre vers son pôle.
• À la fin de l'anaphase,
chaque extrémité possède un nombre haploïde de
chromosomes mais ceux- ci sont encore à l’état répliqué.
TÉLOPHASE 1
Chaque
extrémité de la cellule en division
possède
maintenant un nombre
haploïde de chromosomes (n) mais ceux- ci sont encore à l’état
double.
CYTOCINÈSE
Lorsque la cytocinèse se produit, elle procède
comme pour la mitose : un
sillon de division (cellules
animales) et une plaque cellulaire (cellules végétales).
Campbell (2eéd.) — Figure 13.7 : 256
Méiose I : prophase I — métaphase I — anaphase I — télophase I
Lys (U. Wisconsin)
Le fuseau de
division se forme.
Les fibres du
fuseau s'accroch ent aux kinétoch ores des chromati des.
Les fibres alignent les
chromati des à la plaque équatori ale.
Les
chromatides se séparent en
chromosome s individuels et migrent vers les pôles opposés.
La cellule s'allonge grâce aux fibres
polaires du fuseau.
Les
noyaux se reforment.
La
cytocinèse sépare les cytoplasm es des deux cellules produisant quatre
cellules filles.
Méiose II : prophase II — métaphase II — anaphase II — télophase II
Intercin èse chez
certaine s espèces
Pas de réplicatio n d'ADN, du centroso me et des centrioles durant cette période.
37. La source première de la diversité génétique est la
mutation car elle produit les nouveaux gènes.
CONCEPT 13.4
L'évolution résulte de la variation génétique qui prend sa source dans la reproduction sexuée
38. La diversité génétique résulte essentiellement d'une
redistribution des gènes selon des combinaisons propre à chaque
individu de l'espèce grâce à trois processus : • Les enjambements (en prophase 1)
• Les assortiments indépendants (en métaphase 1)
• La fécondation aléatoire des
gamètes
CONCEPT 13.4
L'évolution résulte de la variation génétique qui prend sa source dans la reproduction sexuée
Campbell (3eéd.) — Figure 13.11 : 266
En prophase 1, les enjambements
mélangent les gènes parentaux •Les homologues
(paternel et maternel) s'apparient (synapse), se
croisent (chiasma), se cassent puis
échangent des gènes ; c‘est une recombinaison.
•Phénomène qui produit des
chromosomes légèrement différents des chromosomes parentaux.
Paternel Mater
nel
CONCEPT 13.4
L'évolution résulte de la variation génétique qui prend sa source dans la reproduction sexuée
Campbell (3eéd.) —
Figure 13.10 :
• Les paires homologues se disposent de façon aléatoire de part et 265
d’autre de la plaque équatoriale et ce, de façon indépendante des autres paires. Ainsi, l’un ou l’autre des deux homologues peut se retrouver dans un gamète.
• Une disposition des chromosomes = un assortiment indépendant = une méiose.
• Un assortiment indépendant produit deux types de gamètes : 2 gamètes d'un type, par exemple combinaison no 1, et, 2 gamètes d'un autre type, par exemple, combinaison no 2.
• Nombre possible d’assortiments indépendants = 2n-1
• Nombre possible de gamètes de type différent, issus de tous les assortiments = 2n
Paternel Mater
nel
En métaphase 1, les assortiments indépendants mélangent les chromosomes parentaux
n = nombre haploïde de l’espèce
CONCEPT 13.4
L'évolution résulte de la variation génétique qui prend sa source dans la reproduction sexuée
La nature aléatoire de la fécondation ajoute à la variation génétique qui découle de la reproduction sexuée
La fécondation des gamètes se fait au hasard et chaque gamète a théoriquement la même chance d'être fécondé.
Exemple d'un couple humain
•Chaque gamète représente une seule des huit millions de combinaisons chromosomiques possibles en raison des
assortiments indépendants durant la méose (2n gamètes = 223 = environ 8 millions).
•La fusion d'un gamète mâle avec un gamète femelle produit un zygote qui possède une seule combinaison
chromosomique diploïde sur une possibilité de 64 billions (8 millions x 8 millions).
•Chaque enfant représente une combinaison parmi 64 billions possibles !
•Si l'on ajoute les gamètes différents produits à la suite des enjambements, il y a beaucoup plus de combinaisons
possibles. Chaque être est unique !
40. La variation génétique est favorable à l'évolution des espèces. L’étude de la reproduction asexuée et sexuée permet de mettre cette notion en évidence.
CONCEPT 13.4
L'évolution résulte de la variation génétique qui prend sa source dans la reproduction sexuée
Lors de la reproduction asexuée, les individus sont des clones des parents. La mitose assure la production rapide de nombreux individus qui ont tous les mêmes gènes les rendant aptes à survivre dans le milieu tant que celui-ci est favorable. Cependant si ce dernier se modifie et
qu’aucun individu ne possède les gènes nécessaires pour faire face au changement, tous vont mourir.
La reproduction asexuée n’est donc pas favorable à
l’évolution de l’espèce mais elle présente tout de même les avantages d’être rapide et productive. Elle perpétue les individus lorsque le milieu est favorable et constant (par exemple le milieu durant la saison estivale avec de bonnes conditions de température et de nourriture).
CONCEPT 13.4
L'évolution résulte de la variation génétique qui prend sa source dans la reproduction sexuée
Lors de la reproduction sexuée, les individus sont des recombinaisons entre les parents. La méiose assure la production d'un nombre plus restreint d'individus mais ayant des combinaisons génétiques uniques. Si le
milieu vient à changer, peut-être que la plupart des individus vont mourir sauf ceux qui ont une
combinaison de gènes leur permettant de faire face aux changements. Ces individus vont se reproduire et
transmettre leurs gènes, plus adaptés au nouveau milieu, à leurs descendants. La quantité de «bons»
gènes augmente de génération en génération. L'espèce évolue.
La reproduction sexuée présente cependant les
désavantages d’être plus lente et moins productive que la reproduction asexuée : il faut plus de temps pour
produire moins d'individus. Par contre, en assurant la survie de l’espèce dans un milieu changeant (par
exemple, le milieu durant la saison hivernale où la température a chuté et où la nourriture est rare), elle permet son évolution.
40. Les rôles de la méiose
a) Produire les cellules haploïdes pour la reproduction de l’espèce : gamètes des
animaux qui se fécondent immédiatement ou spores des végétaux qui engendrent plus tard, les gamètes.
Organisme pluricellulaire mâle ou femelle
Gamètes n
(spermatozoïdes_X ou Y)
Fécondati on
Animaux
CONCEPT 13.4
L'évolution résulte de la variation génétique qui prend sa source dans la reproduction sexuée
Méiose dans les gonades (testicules ou ovaires)
Gamète n
(ovule_
X)
Zygote 2n
XX_femelle ou XY_mâle
Mâle
Femelle
XY
XX
CONCEPT 13.4
L'évolution résulte de la variation génétique qui prend sa source dans la reproduction sexuée
Végétaux (plante à fleur)
Organisme pluricellulaire
Méiose dans la fleur
femelle
(pistil) et les fleurs mâles (étamines)
Grain de pollen
Zygote 2n
Fécondati on
Gamète
n
anthérozoïde
Organisme pluricellulaire haploïde
Organisme pluricellulaire haploïde
Gamète
n
oosphère
Sac
embryonnaire
Spore mâle Spore femelle Spores
n
Mitose et développement Mitose et développement
40. Les rôles de la méiose (suite)
CONCEPT 13.4
L'évolution résulte de la variation génétique qui prend sa source dans la reproduction sexuée
b) Maintenir la constance du lot génétique de
génération en génération en permettant la réduction génétique, restaurée
ensuite par la fécondation.
c) Produire une infinité de combinaisons génétiques dans les gamètes (ou les spores) engendrant ainsi des descendants
génétiquement variés.
Coccinelles asiatiques
Campbell (1eéd.) — Figure 12.11 : 255