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Congrès de la FGR-FP

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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46 avenue d'Ivry

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Congrès de la FGR-FP

75647 PARIS Cedex 13 Tél. 01 40 63 29 12 Fax. 01 40 63 29 09 Mail : [email protected]

OUI AU RAPPORT D'ACTIVITÉ, ASSORTI DE PROPOSITIONS

Je ne reprendrai pas tous les thèmes abordés dans le rapport d'activité de J.

Maurice au nom de l'exécutif, ni le jugement positif porté sur cette activité, que le SNES partage : la FGR c'est nous tous ; ce temps de bilan commun - notre congrès - est particulièrement important pour nous rencontrer, mieux nous connaître, faire le point et avancer ensemble.

Qu'elles aient été spectaculaires ou plus discrètes, ponctuelles et quotidiennes, les initiatives n'ont pas manqué même si le succès n'a pas été souvent au rendez-vous, ou pas encore : rassemblements, dépôts de motions, manifestations, rencontres, recherches et communication d'informations, notamment via les circulaires, témoignent de notre activité.

L'arrimage aux UCR, "l'inter UCR" est un atout précieux : dans la différence nous savons nous exprimer et agir ensemble, ce qui ne prive aucune organisation d'élaborer et faire connaître ses propres revendications ; il ne s'agit pas d'un militantisme fusionnel dans lequel il conviendrait que chacun se dissolve, c'est la recherche du plus large socle commun souvent suffisant pour exister et se battre ensemble.

De création plus récente que les autres, l'UNSA Retraités figure désormais aux côtés de l'inter UCR où elle entend bien jouer sa partition. C'est aussi, bien sûr, une préoccupation des syndicats de la FSU que celle de l'évolution de l'organisation de ses retraités ; à ce jour en tout cas c'est via le "secteur retraités" et ses contacts, qu'ont pris la décision d'adhérer à la FGR, deux syndicats de la FSU le Sygma et l'Unatos, en attendant que les syndicats plus récents comptent dans leurs rangs des retraités et qu'ils décident eux aussi de nous rejoindre : la FGR a besoin de se renforcer pour peser de tout son poids, avec les retraités des fonctions publiques.

L'actuelle baisse des effectifs doit être enrayée : même en progression, cette année encore, le SNES ne se résout pas à cette baisse ni aux conséquences graves qu'elle entraîne.

Première proposition : que chacun d'entre nous dans sa fédération, son union de

syndicats, son groupe convainque les autres syndicats de la Fonction publique qu'ils

ont leur place dans la FGR-FP.

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L'activité inter UCR se double de l'activité du "Pôle des retraités" : il y a là aussi sans doute des gisements d'adhésion !!! Retraités de la Fonction publique, TOUS ENSEMBLE !

Enfin, dimension plus récente, l'activité conduite en relation avec la FERPA : on l'a vu il y a peu, l'Europe ne laisse personne indifférent et le mouvement des retraités a lui aussi besoin de relations avec ceux des autres pays : les thèmes revendicatifs sont les mêmes et la lecture très critique faite par la Ferpa du livre vert "Face aux changements démographiques une nouvelle solidarité entre générations" de la Commission européenne rencontre nos critiques et celle du CNRPA.

Ne boudons pas notre satisfaction, nous avons pris notre part du travail fait au sein de notre FGR : par la participation aux instances nationales et locales - partout où cela a pu être possible - à l'activité qui en découle dans les représentations diverses (CCPA, CCAS, CLICS, CODERPA, instances régionales, etc.) qui sont la FGR au quotidien.

Proposition 2 : mettre en commun, dans les CE qui pourraient davantage être des lieux d'échanges, toute l'activité locale, sous l'égide des responsables régionaux dont le rôle de relais, d'animation, d'intervention pourrait être précisé.

Concernant le congrès nous soulignons la préparation plus attractive qui en a été faite : la motion d'Ajaccio à laquelle faisait face l'invitation en blanc pour inscrire les modifications, amendements.

Invitation suivie d'effets dans nos rangs où la pratique de l'amendement est familière, dans les départements où le débat a eu lieu bien sûr.

Préparation diversement effectuée : tantôt "slogans" nous a-t-on dit (trop synthétique, percutant, trop "motion" ?) ou alors trop bavard, irréaliste, pas les pieds sur terre ? Tantôt encore : pas tous sur la même longueur d'ondes : comme s'il y avait de bons et de moins bons militants ! Il ne faut pas avoir de "brevet de militant"

pour parler, ni être expert en tout (personne ici ne peut prétendre l'être). Les camarades qui se sont investis dans la préparation du congrès de la FGR l'on fait avec leur vécu, leur intelligence, leurs traditions syndicales, leurs tripes aussi : rien n'est pire que le silence et ce sont les indignations passionnées d'aujourd'hui qui seront demain la dynamique du changement.

Proposition 3 : décider ensemble que pour le prochain congrès, on s'y met tous : on se partage le travail, on fait une CE avant l'AG et on rassemble les adhérents dans tous les départements.

C'est bien dans cette optique de rassemblement que s'inscrit notre congrès c'est

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nous avons su nous rassembler pour dénoncer la casse à laquelle s'est livrée la droite, sa façon de brader tous les acquis sociaux de l'après-guerre, de chercher à institutionnaliser la précarité - le CPE en est un exemple récent - d'organiser l'appauvrissement des retraités qui perdent chaque année du pouvoir d'achat mesuré par le seul indice INSEE, contesté, de laisser perdurer des situations intolérables pour les plus basses pensions et de refuser de régler d'anciens contentieux.

L’indexation des pensions sur les prix décidée par la loi de 2003 peut paraître rassurante. Cependant, à long terme, elle signifie que les retraités n’ont pas vocation à voir leur pouvoir d’achat progresser, à profiter des fruits de la croissance.

Du point de vue social, c’est une décision très préoccupante. Considérons le cas d’un retraité de 2003 dont les revenus permettent actuellement de couvrir le coût d’une maison de retraite. Le pouvoir d’achat de sa pension restera identique tout au long de sa retraite tandis le coût de la maison de retraite va s’élever en même temps que les salaires des personnels : sa pension ne lui permettra pas d’y accéder, à l’âge où le besoin pourrait exister. L’indexation des pensions sur les prix est donc un message clair envoyé aux individus pour qu’ils se constituent un capital retraite ou disposent d’une rente viagère complémentaire.

Il est donc de la responsabilité des organisations de retraités de populariser l’idée que l’indexation des pensions induit à terme la paupérisation des retraités et de mobiliser pour la progression de leur pouvoir d’achat.

Tout cela explique pourquoi il convient de revendiquer à la fois le retour à l’indexation des pensions sur les traitements et celle du point d’indice fonction publique sur les prix.

Sous couvert de modernisation de la Fonction publique ( le terme magique qui vise à traiter de ringards tous ceux qui luttent pour son amélioration et s'opposent au gouvernement), ils veulent la détruire, lui imposer les structures, méthodes et culte de la performance managériale du privé. Bref, mettre à mal la fonction publique.

Le rapport d'activité évoque la question : " nous avons eu l'occasion, lit-on, de dénoncer les incessantes actions contre les services publics". L'annonce de la suppression de 15 000 postes de fonctionnaires illustre cette politique.

Les initiatives multiformes qui se sont déroulées le dernier week-end témoigne de l'extension et de l'approfondissement du mouvement. "Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics", auquel participe la FSU et ses syndicats nationaux qui est partie de la Creuse et dont un des responsables est secrétaire départemental de la FGR (et aussi membre du SNES).

Dans ce domaine et J. Maurice l'a évoqué

C'est la 4

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proposition : travailler plus et, peut-être mieux encore, sur la question des

services publics, des services publics de proximité entre autres, tout ce qui doit

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permettre aux retraités et personnes âgées de vivre convenablement en zones rurales comme dans les villes, notamment à domicile.

Il ne s'agit pas de services rendus au public par des sous-traitants privés, uniquement mûs par des intérêts de rentabilité. Au moment où des forces de gauche évoquent la possibilité de renationaliser certains secteurs (EDF…) nous aurions tort, nous retraités en train de devenir âgés de contenir nos attentes : ici et là encore on évoque - enfin - la possibilité d'un service public de la petite enfance. Il faut que les jeunes puissent compter sur le service public pour leurs enfants.

Il faut aussi tracer les contours de ce que doit être le service public pour les plus âgés : ce n'est pas la loi dite de cohésion sociale et la création d'enseignes commerciales de "services à la personne" multipliant les exonérations fiscales qui résoudra le problème. La motion "protection sociale" de notre congrès avance des éléments intéressants. A cet égard on pourra s'appuyer sur le récent rapport du CNRPA sur le "logement des retraités et personnes âgées" pour nourrir une telle réflexion, rapport auquel ont participé nos représentants FGR au CNRPA.

Ne nous y trompons pas ! Nous en avons l'expérience : nous souhaitons tous qu'une alternative amène un gouvernement de gauche au pouvoir : nous savons par expérience que cela peut rendre plus difficile notre intervention unitaire, nous ne sommes pas tous d'accord sur le temps à mettre pour satisfaire les revendications ni sur la hauteur des exigences. Rappelons-nous 81 : l'euphorie, un peu comme si le but de la campagne avait été l'élection… puis 83, la douche froide et - malgré d'indéniables réalisations - le constat de quelque chose d'inachevé laissant la porte ouverte à d'autres.

Désormais instruits par l'expérience nous savons qu'il faut intervenir, manifester nous faire entendre et ce ne sont pas nos anciens du Front populaire, en grève en mai- juin 36, après les élections favorables à la gauche, qui nous diraient le contraire…

La conjugaison des mouvements est nécessaire, même si elle est parfois compliquée à mettre en œuvre.

La question est bien celle de l'élaboration de nos revendications et dans le même temps, sous des formes évolutives, celle de la construction de la mobilisation progressive pour les faire aboutir.

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proposition : il ne revient donc, après notre congrès, de continuer à tous niveaux, à faire connaître nos revendications et aussi notre détermination pour les faire prendre en compte et mettre en œuvre sans délai.

Dans un passé récent, nous avons pu constater que nos dénonciations de la nocivité de

la loi Fillon et notre exigence d'une autre loi, éliminant ce que l'on a combattu, avaient

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pour une autre loi. Il doit en aller de même pour la loi Douste-Blazy dont on mesure également les effets néfastes : l'organisation d'une médecine à plusieurs vitesses, la culpabilisation des patients, l'augmentation des restes à charge, etc. sans que soit résolue la question du financement, pire cette année les exonérations sociales ont progressé de 11,6 % entre 2005-2006.

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proposition (avant-dernière, bien sûr, qui précise la 5

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) : faire connaître et partager notre projet de refondation de l'assurance maladie, de sa reconstruction sur de nouvelles bases, autres que celles de la priorité de la chasse aux abus et de la privatisation : en claire… d'autres dispositions législatives.

Concernant les personnes âgées, c'est loin d'être gagné. Penser une politique de maintien à domicile ce n'est pas appuyer systématiquement sur les aidant(e)s naturel(le)s, ni avoir recours par exemple aux emplois-jeunes ou de solidarité : de ce point de vue aussi le texte de la commission est plus offensif.

Enfin, et sans transition la 7

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proposition, l'accès sinon au bonheur à un bref plaisir : à l'inverse du président Chirac, je promulgue ma proposition et je l'applique tout de suite : je me fais le porte-parole du poète Claude Roy qui en 1936 affirmait

Jamais, jamais, je ne pourrai dormir tranquille aussi longtemps que d'autres n'auront pas le sommeil et l'abri

Ni jamais vivre de bon cœur tant qu'il faut que d'autres meurent qui ne savent pas pourquoi

J'ai mal au cœur, mal à la terre, mal au présent.

Il ne s'agit plus de comprendre le monde, IL FAUT LE TRANSFORMER.

C'est le bonheur que je nous souhaite.

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