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ECS2 Lycée Louis Pergaud

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

ECS2 Lycée Louis Pergaud

Correction du devoir maison

DM1

Exercice 1 (EML 2005)

1. (a) Soit (x, y) ∈ ([0, + ∞ [) 2 fixé.

Considérons la série P

n>1

1

( n + x )( n + y ) . On a :

• 1

(n + x)(n + y) ∼ 1 n 2 ;

• 1

n 2 ≥ 0 pour tout n ≥ 1 ;

X 1

n 2 est une série de Riemann convergente (puisque α = 2 > 1).

Par théorème de comparaison, on en déduit que P

n>1

1

( n + x )( n + y ) converge . Pour la série P

n>1

1

( n + x ) 2 ( n + y ) on a :

• 1

( n + x ) 2 ( n + y ) ∼ 1 n 3 ;

• 1

n 3 ≥ 0 pour tout n ≥ 1 ;

X 1

n 3 est le terme général d’une série de Riemann convergente (puisque α = 3 > 1).

Par théorème de comparaison, on en déduit que P

n>1

1

( n + x ) 2 ( n + y ) converge aussi.

(b) On a pour tout x de [0 , + ∞ [ : 1 n − 1

n + x = x n ( n + x )

qui est le terme général d’une série convergente (question précédente avec y = 0). Donc la série P

n>1

1 n − 1

n + x

converge .

On note S l’application définie, pour tout x de [0 , + ∞ [, par S ( x ) = +∞ P

n=1

1 n − 1

n + x

.

2. On a S (0) =

+∞

X

n=1

0 = 0 et

S(1) =

+∞

X

n=1

1 n − 1

n + 1

= lim

m→+∞

m

X

n=1

1 n − 1

n + 1

= lim

m→+∞

1 1 − 1

m + 1 = 1.

3. (a) On a pour tout ( x, y ) ∈ ([0 , + ∞ [) 2 , S(y)S(x) =

+∞

X

n=1

1 n − 1

y + 1

+∞

X

n=1

1 n − 1

x + 1 =

+∞

X

n=1

1 n − 1

n + y − 1 n + 1

n + x

=

+∞

X

n=1

1

n + x − 1 n + y

=

+∞

X

n=1

( n + y ) − ( n + x ) ( n + x )( n + y )

= ( yx )

+∞

X

n=1

1 ( n + x )( n + y )

1

(2)

ECS2 Lycée Louis Pergaud

(b) D’où en prenant la valeur absolue :

|S ( y ) − S ( x ) | =

( yx )

+∞

X

n=1

1 ( n + x )( n + y )

= |y − x|

+∞

X

n=1

1 ( n + x )( n + y )

≤ |y − x|

+∞

X

n=1

1

n 2 = |y − x| π 2 6 car X

n≥1

1

n 2 converge comme somme de Riemann avec α = 2 > 1, et que 1

( n + x )( n + y ) ≤ 1

n 2 pour tout x, y ≥ 0.

(c) Soit x ∈ [0 , + ∞ [ fixé. Pour tout y ∈ [0 , + ∞ [, on a :

y→x lim |y − x| π 2 6 = 0 .

Par théorème des gendarmes, lim y→x S ( y ) existe donc et vaut S ( x ). En d’autres termes, la fonction S est continue en x . Comme ceci est vrai quelque soit x ≥ 0, on en déduit que

S est continue sur [0 , + ∞ [ .

4. (a) Soit ( x, y ) dans ([0 , + ∞ [) 2 tel que x 6 = y . On a : S ( y ) − S ( x )

yx

+∞

X

n=1

1 ( n + x ) 2 =

+∞

X

n=1

1

( n + x )( n + y ) −

+∞

X

n=1

1 ( n + x ) 2

=

+∞

X

n=1

1

( n + x )( n + y ) − 1 ( n + x ) 2

=

+∞

X

n=1

( n + x ) − ( n + y ) ( n + x ) 2 ( n + y )

=

+∞

X

n=1

xy ( n + x ) 2 ( n + y )

On en déduit que :

S ( y ) − S ( x ) yx

+∞

X

n=1

1 ( n + x ) 2

=

+∞

X

n=1

xy ( n + x ) 2 ( n + y )

≤ |x − y|

+∞

X

n=1

1

( n + x ) 2 ( n + y )

≤ |x − y|

+∞

X

n=1

1 n 3

car X

n≥1

1

n 3 converge comme somme de Riemann avec α = 3 > 1, et que 1

( n + x ) 2 ( n + y ) ≤ 1

n 3 pour tout x, y ≥ 0.

(b) Soit x ≥ 0 fixé. Pour tout y ≥ 0, on a :

y→x lim |x − y|

+∞

X

n=1

1 n 3 = 0 . Par théorème des gendarmes, lim y→x S(y)S(x)

yx existe et vaut +∞ P

n=1

1

( n + x ) 2 . Ainsi la fonction S est dérivable en tout x ≥ 0 , donc sur [0, + ∞ [, et on a :

∀x ∈ [0, + ∞ [, S 0 (x) =

+∞

X

n=1

1 ( n + x ) 2 .

2

(3)

ECS2 Lycée Louis Pergaud

(c) On a S 0 (0) = +∞ P

n=1

1

( n ) 2 = π 2

6 d’après l’énoncé.

On a S 0 (1) = +∞ P

n=1

1

(n + 1) 2 = +∞ P

m=2

1

(m) 2 = +∞ P

m=1

1

(m) 2 − 1 = π 2

6 − 1 = π 2 − 6 6 .

5. On se souvient qu’une fonction f de classe C 1 sur un intervalle I est concave si et seulement si f 0 est décroissante.

Ici on a pour tout x ≥ 0, S 0 ( x ) = +∞ P

n=1

1 (n + x) 2 .

Or si x, y ≥ 0 sont tels que xy , alors on a ( x + n ) 2 ≤ ( y + n ) 2 pour tout n ∈ N , et donc 1

(y + n) 2 ≤ 1

(x + n) 2 . On obtient en sommant que pour tout m ∈ N :

m

X

n=1

1 (y + n) 2

m

X

n=1

1 (x + n) 2 . On passe à la limite quand m → + ∞ (tout converge bien ici) :

+∞

X

n=1

1 ( y + n ) 2

+∞

X

n=1

1

( x + n ) 2 soit encore S 0 ( y ) ≤ S 0 ( x ) . Donc S 0 est décroissante, et S est concave .

6. (a) La fonction ϕ est continue sur [1 , + ∞ [, donc l’intégrale considérée est généralisée en + ∞ . On a :

ϕ ( t ) = t + xt

t ( t + x ) = x t ( t + x ) ∼

0

x t 2 ;

• 1

t 2 ≥ 0 pour tout t ≥ 1 ;

• L’intégrale Z +∞

1

dt

t 2 converge (intégrale de Riemann en + ∞ avec α = 2 > 1).

Par théorème de comparaison, on en déduit que l’intégrale Z +∞

1

ϕ ( t )d t converge . On a de plus pour tout y > 1 :

Z y

1 ϕ(t)dt = [ln(t) − ln(t + x)] y 1 = ln(y) − ln(x + y) + ln(1 + x) = ln y(1 + x) x + y

.

Or on a lim y→+∞ ln y (1 + x ) x + y

= ln(1 + x ), donc on retrouve que l’intégrale Z +∞

1

ϕ ( t ) dt converge, et elle vaut ln(1 + x ) .

(b) ϕ est une fonction de classe C 1 sur ]0 , + ∞ [ comme somme de fonctions usuelles, et on a pour tout t > 0,

ϕ 0 ( t ) = − 1

t 2 + 1

( t + x ) 2 < 0

La fonction ϕ est donc décroissante. On en déduit en particulier que pour tout n ∈ N , pour tout t ∈ |n, n + 1], on a :

ϕ ( n + 1) ≤ ϕ ( t ) ≤ ϕ ( n ) .

D’où en prenant l’intégrale entre n et n + 1 (l’intégrale est croissante) : ϕ ( n + 1) 6

Z n+1 n

ϕ ( t )d t 6 ϕ ( n ) .

3

(4)

ECS2 Lycée Louis Pergaud Soit m ∈ N . On somme alors ces inégalité pour n = 1, . . . , m :

m

X

n=1

ϕ ( n + 1) ≤

m

X

n=1

Z n+1 n

ϕ ( t ) ≤

m

X

n=1

ϕ ( n )

soit encore : m

X

n=1

ϕ ( n + 1) ≤ Z m+1

1

ϕ ( t ) ≤

m

X

n=1

ϕ ( n ) .

Faisons alors tendre m vers + ∞ dans ces inégalités (c’est bien possible car tout converge, séries et intégrales). On obtient :

+∞

X

n=1

ϕ ( n + 1) ≤ Z +∞

1

ϕ ( t ) ≤

+∞

X

n=1

ϕ ( n ) ce qui s’écrit encore :

S ( x ) − ϕ (1) ≤ Z +∞

1

ϕ ( t ) ≤ S ( x ) . On obtient finalement :

Z +∞

1

ϕ ( t )d t 6 S ( x ) 6 ϕ (1) + Z +∞

1

ϕ ( t )d t 6 1 + Z +∞

1

ϕ ( t )d t.

(c) Or on a calculé cette intégrale en 6.(a). On obtient donc : ln(1 + x)S(x) ≤ ln(1 + x) + 1.

D’où en divisant par ln(1 + x ), on obtient : 1 ≤ S ( x )

ln(1 + x ) ≤ 1 + 1 ln(1 + x ) . Comme lim

x→+∞ 1+ 1

ln(1 + x ) = 1, on en déduit par théorème des gendarmes que lim

x→+∞

S ( x ) ln(1 + x ) existe et vaut 1, ce qui se réécrit sous la forme S ( x ) ∼

x→+∞ ln( x + 1) . Enfin on a ln( x + 1)

ln( x ) = ln( x ) + ln(1 + 1 x )

ln( x ) = 1 + x 1 )

ln( x ) → 1 lorsque x → 0. On en déduit que ln(1 + x ) ∼

0 ln( x ), et donc que S ( x ) ∼

x→+∞ ln( x ) . 7. (a) On a S 0 ( x ) =

+∞

X

n=1

1

( n + x ) 2 > 0. Donc S est strictement croissante sur [0 , + ∞ [. De plus on a S ( x ) ∼

x→+∞ ln( x ), donc lim x→+∞ S ( x ) = + ∞ . On peut donc dresser le tableau de variation de f .

x 0 1 + ∞

f 0 ( x ) π 6

2

+ π 6

2

− 1 + f (x)

0 1 + ∞

(b) Reste enfin à tracer l’allure de la courbe représentative de S .

4

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