Espaces vectoriels
Herv ´e Hocquard
Universit ´e de Bordeaux, France
28 ao ˆut 2019
Espaces vectoriels
D ´efinition
On appelle structure deK-espace vectoriel (ou espace
vectoriel surKavecK=RouC) la donn ´ee d’un ensemble non videE et de deux lois de compositions + et . telles que :
+ est une loi de composition interne (lci) surE qui est commutative, associative, qui poss `ede un ´el ´ement neutre (not ´e 0E ou 0), et pour laquelle tout ´el ´ement deE admet un sym ´etrique dansE.
. est une loi de composition externe (lce) deK×E dansE qui v ´erifie les 4 axiomes suivants :
∀(u,v)∈E2, ∀(α,β)∈K2 : 1.u=u
(α+β).u=α.u+β.u (α β).u=α.(β.u) α.(u+v) =α.u+α.v
Espaces vectoriels
D ´efinition
On appelle structure deK-espace vectoriel (ou espace
vectoriel surKavecK=RouC) la donn ´ee d’un ensemble non videE et de deux lois de compositions + et . telles que :
+ est une loi de composition interne (lci) surE qui est commutative, associative, qui poss `ede un ´el ´ement neutre (not ´e 0E ou 0), et pour laquelle tout ´el ´ement deE admet un sym ´etrique dansE.
. est une loi de composition externe (lce) deK×E dansE qui v ´erifie les 4 axiomes suivants :
∀(u,v)∈E2, ∀(α,β)∈K2 : 1.u=u
(α+β).u=α.u+β.u (α β).u=α.(β.u) α.(u+v) =α.u+α.v
Espaces vectoriels
D ´efinition
On appelle structure deK-espace vectoriel (ou espace
vectoriel surKavecK=RouC) la donn ´ee d’un ensemble non videE et de deux lois de compositions + et . telles que :
+ est une loi de composition interne (lci) surE qui est commutative, associative, qui poss `ede un ´el ´ement neutre (not ´e 0E ou 0), et pour laquelle tout ´el ´ement deE admet un sym ´etrique dansE.
. est une loi de composition externe (lce) deK×E dansE qui v ´erifie les 4 axiomes suivants :
∀(u,v)∈E2, ∀(α,β)∈K2 :
1.u=u
(α+β).u=α.u+β.u (α β).u=α.(β.u) α.(u+v) =α.u+α.v
Espaces vectoriels
D ´efinition
On appelle structure deK-espace vectoriel (ou espace
vectoriel surKavecK=RouC) la donn ´ee d’un ensemble non videE et de deux lois de compositions + et . telles que :
+ est une loi de composition interne (lci) surE qui est commutative, associative, qui poss `ede un ´el ´ement neutre (not ´e 0E ou 0), et pour laquelle tout ´el ´ement deE admet un sym ´etrique dansE.
. est une loi de composition externe (lce) deK×E dansE qui v ´erifie les 4 axiomes suivants :
∀(u,v)∈E2, ∀(α,β)∈K2 : 1.u=u
(α+β).u=α.u+β.u (α β).u=α.(β.u) α.(u+v) =α.u+α.v
Espaces vectoriels
D ´efinition
On appelle structure deK-espace vectoriel (ou espace
vectoriel surKavecK=RouC) la donn ´ee d’un ensemble non videE et de deux lois de compositions + et . telles que :
+ est une loi de composition interne (lci) surE qui est commutative, associative, qui poss `ede un ´el ´ement neutre (not ´e 0E ou 0), et pour laquelle tout ´el ´ement deE admet un sym ´etrique dansE.
. est une loi de composition externe (lce) deK×E dansE qui v ´erifie les 4 axiomes suivants :
∀(u,v)∈E2, ∀(α,β)∈K2 : 1.u=u
(α+β).u=α.u+β.u
(α β).u=α.(β.u) α.(u+v) =α.u+α.v
Espaces vectoriels
D ´efinition
On appelle structure deK-espace vectoriel (ou espace
vectoriel surKavecK=RouC) la donn ´ee d’un ensemble non videE et de deux lois de compositions + et . telles que :
+ est une loi de composition interne (lci) surE qui est commutative, associative, qui poss `ede un ´el ´ement neutre (not ´e 0E ou 0), et pour laquelle tout ´el ´ement deE admet un sym ´etrique dansE.
. est une loi de composition externe (lce) deK×E dansE qui v ´erifie les 4 axiomes suivants :
∀(u,v)∈E2, ∀(α,β)∈K2 : 1.u=u
(α+β).u=α.u+β.u (α β).u=α.(β.u)
α.(u+v) =α.u+α.v
Espaces vectoriels
D ´efinition
On appelle structure deK-espace vectoriel (ou espace
vectoriel surKavecK=RouC) la donn ´ee d’un ensemble non videE et de deux lois de compositions + et . telles que :
+ est une loi de composition interne (lci) surE qui est commutative, associative, qui poss `ede un ´el ´ement neutre (not ´e 0E ou 0), et pour laquelle tout ´el ´ement deE admet un sym ´etrique dansE.
. est une loi de composition externe (lce) deK×E dansE qui v ´erifie les 4 axiomes suivants :
∀(u,v)∈E2, ∀(α,β)∈K2 : 1.u=u
(α+β).u=α.u+β.u (α β).u=α.(β.u) α.(u+v) =α.u+α.v
Espaces vectoriels
Exemples fondamentaux
Kn={(x1,x2, ...,xn), xi∈K}muni de :
(x1,x2, ...,xn) + (y1,y2, ...,yn) = (x1+y1,x2+y2, ...,xn+yn) λ.(x1,x2, ...,xn) = (λx1,λx2, ...,λxn) ∀λ ∈K est unK−espace vectoriel et 0Kn = (0,0, ...,0).
Espaces vectoriels
Exemples fondamentaux
SoitDun ensemble non vide quelconque (presque toujours,D sera un intervalle deRou un sous ensemble deRn) etE est l’ensemble des applications deDdansK. On le munit de :
f+g : D−→K
x −→ (f+g)(x) =f(x) +g(x) λ.f : D−→K
x −→ (λ.f) (x) =λf(x)
C’est unK−espace vectoriel qui a pour ´el ´ement neutre l’application nulle surD.
Espaces vectoriels
Exemples fondamentaux
L’ensemble des suites `a valeurs dansK, muni des op ´erations habituelles :(un) + (vn) = (un+vn)etα(un) = (αun)est unK− espace vectoriel dont l’ ´el ´ement neutre est la suite nulle (tous ses termes valent 0).
Espaces vectoriels
Notations et vocabulaire
Les ´el ´ements deE s’appellent des vecteurs et ceux deKdes scalaires.
Siu1,u2, ...,unsont n vecteurs etλ1,λ2, ...,λnsont n scalaires, l’ ´el ´ement deE ´egal `a
n
∑
i=1
λiui s’appelle une combinaison lin ´eaire (C.L.) deu1,u2, ...,un.
Exercice
Montrer queu= (1,2,3)est une combinaison lin ´eaire de u1= (4,5,6)etu2= (5,7,9).
Espaces vectoriels
Notations et vocabulaire
Les ´el ´ements deE s’appellent des vecteurs et ceux deKdes scalaires.
Siu1,u2, ...,unsont n vecteurs etλ1,λ2, ...,λnsont n scalaires, l’ ´el ´ement deE ´egal `a
n
∑
i=1
λiui s’appelle une combinaison lin ´eaire (C.L.) deu1,u2, ...,un.
Exercice
Montrer queu= (1,2,3)est une combinaison lin ´eaire de u1= (4,5,6)etu2= (5,7,9).
Sous-espaces vectoriels
D ´efinition
Soit(E,+, .)unK-espace vectoriel. On appelle sous-espace vectoriel (sev) deE tout sous-ensemble non vide deE qui est unK-espace vectoriel pour les m ˆemes lois queE.
Soit(E,+, .)unK-espace vectoriel. Une partieF deE est un sev deE ssi :
F est non vide F est stable par C.L.
Remarque
Tout sev d’unK-ev est aussi unK-ev. Exercice
Montrer queE={(x,y,z)∈R3/x+2y−3z=0} est un sev deR3.
Sous-espaces vectoriels
D ´efinition
Soit(E,+, .)unK-espace vectoriel. On appelle sous-espace vectoriel (sev) deE tout sous-ensemble non vide deE qui est unK-espace vectoriel pour les m ˆemes lois queE.
Soit(E,+, .)unK-espace vectoriel.
Une partieF deE est un sev deE ssi : F est non vide
F est stable par C.L.
Remarque
Tout sev d’unK-ev est aussi unK-ev. Exercice
Montrer queE={(x,y,z)∈R3/x+2y−3z=0} est un sev deR3.
Sous-espaces vectoriels
D ´efinition
Soit(E,+, .)unK-espace vectoriel. On appelle sous-espace vectoriel (sev) deE tout sous-ensemble non vide deE qui est unK-espace vectoriel pour les m ˆemes lois queE.
Soit(E,+, .)unK-espace vectoriel.
Une partieF deE est un sev deE ssi : F est non vide
F est stable par C.L.
Remarque
Tout sev d’unK-ev est aussi unK-ev.
Exercice
Montrer queE={(x,y,z)∈R3/x+2y−3z=0} est un sev deR3.
Sous-espaces vectoriels
D ´efinition
Soit(E,+, .)unK-espace vectoriel. On appelle sous-espace vectoriel (sev) deE tout sous-ensemble non vide deE qui est unK-espace vectoriel pour les m ˆemes lois queE.
Soit(E,+, .)unK-espace vectoriel.
Une partieF deE est un sev deE ssi : F est non vide
F est stable par C.L.
Remarque
Tout sev d’unK-ev est aussi unK-ev.
Exercice
Montrer queE={(x,y,z)∈R3/x+2y−3z=0}
est un sev deR3.
Sous-espaces vectoriels
Exemples
L’ensemble desn−uplets(x1,x2,· · ·,xn)tels que
n
∑
i=1
aixi=0 o `u lesai sont des ´el ´ements deKfix ´es est un sev deKn.
Soit(E,+, .)unK−espace vectoriel. Soientu1,u2, ...,un n ´el ´ements deE. Alors l’ensemble de toutes les
combinaisons lin ´eaires deu1,u2, ...,unest un sev deE.On dit que c’est le sev engendr ´e par la partie{u1,u2, ...,un}et on le noteVect{u1,u2, ...,un}.
L’ensemble des suites d’ ´el ´ements deKqui v ´erifient une relation de r ´ecurrence lin ´eaire sans second membre. L’ensemble des fonctions d ´erivables sur un intervalleIqui v ´erifient une ´equation diff ´erentielle lin ´eaire homog `ene.
Sous-espaces vectoriels
Exemples
L’ensemble desn−uplets(x1,x2,· · ·,xn)tels que
n
∑
i=1
aixi=0 o `u lesai sont des ´el ´ements deKfix ´es est un sev deKn.
Soit(E,+, .)unK−espace vectoriel. Soientu1,u2, ...,un n ´el ´ements deE. Alors l’ensemble de toutes les
combinaisons lin ´eaires deu1,u2, ...,unest un sev deE.On dit que c’est le sev engendr ´e par la partie{u1,u2, ...,un}et on le noteVect{u1,u2, ...,un}.
L’ensemble des suites d’ ´el ´ements deKqui v ´erifient une relation de r ´ecurrence lin ´eaire sans second membre. L’ensemble des fonctions d ´erivables sur un intervalleIqui v ´erifient une ´equation diff ´erentielle lin ´eaire homog `ene.
Sous-espaces vectoriels
Exemples
L’ensemble desn−uplets(x1,x2,· · ·,xn)tels que
n
∑
i=1
aixi=0 o `u lesai sont des ´el ´ements deKfix ´es est un sev deKn.
Soit(E,+, .)unK−espace vectoriel. Soientu1,u2, ...,un n ´el ´ements deE. Alors l’ensemble de toutes les
combinaisons lin ´eaires deu1,u2, ...,unest un sev deE.On dit que c’est le sev engendr ´e par la partie{u1,u2, ...,un}et on le noteVect{u1,u2, ...,un}.
L’ensemble des suites d’ ´el ´ements deKqui v ´erifient une relation de r ´ecurrence lin ´eaire sans second membre.
L’ensemble des fonctions d ´erivables sur un intervalleIqui v ´erifient une ´equation diff ´erentielle lin ´eaire homog `ene.
Sous-espaces vectoriels
Exemples
L’ensemble desn−uplets(x1,x2,· · ·,xn)tels que
n
∑
i=1
aixi=0 o `u lesai sont des ´el ´ements deKfix ´es est un sev deKn.
Soit(E,+, .)unK−espace vectoriel. Soientu1,u2, ...,un n ´el ´ements deE. Alors l’ensemble de toutes les
combinaisons lin ´eaires deu1,u2, ...,unest un sev deE.On dit que c’est le sev engendr ´e par la partie{u1,u2, ...,un}et on le noteVect{u1,u2, ...,un}.
L’ensemble des suites d’ ´el ´ements deKqui v ´erifient une relation de r ´ecurrence lin ´eaire sans second membre.
L’ensemble des fonctions d ´erivables sur un intervalleIqui v ´erifient une ´equation diff ´erentielle lin ´eaire homog `ene.
Sous-espaces vectoriels
Proposition
SoientF1,F2,· · ·,Fpp sev d’unK-espace vectorielE.
Alors
p
\
i=1
Fi est un sev deE.
D ´efinition
SoientF1,F2,· · ·,Fpp sev d’unK-espace vectorielE. On appelle somme deF1,F2,· · ·,Fpl’ensemble des x1+x2+· · ·+xpo `uxi∈Fi pour touti.
On note cet ensembleF1+F2+· · ·+Fp(
p
∑
i=1
Fi).
Sous-espaces vectoriels
Proposition
SoientF1,F2,· · ·,Fpp sev d’unK-espace vectorielE.
Alors
p
\
i=1
Fi est un sev deE.
D ´efinition
SoientF1,F2,· · ·,Fpp sev d’unK-espace vectorielE.
On appelle somme deF1,F2,· · ·,Fpl’ensemble des x1+x2+· · ·+xpo `uxi∈Fi pour touti.
On note cet ensembleF1+F2+· · ·+Fp(
p
∑
i=1
Fi).
Sous-espaces vectoriels
Proposition
F1+F2+· · ·+Fp=Vect{F1∪ · · · ∪Fp}est un sev de E. C’est le plus petit sous espace de E qui contient tous lesFi.
D ´efinition
SoientF1,F2,· · ·,Fpp sev d’unK-espace vectorielE.On dit que ces sev sont en somme directe si tout ´el ´ement de
p
∑
i=1
Fi s’ ´ecrit d’une seule fac¸on sous la forme
p
∑
i=1
xi ,xi∈Fi. Autrement dit,
p
∑
i=1
xi=
p
∑
i=1
yi avecxi etyi ´el ´ements deFi pour tout i, implique quexi=yi pour tout i.
On note alors cette sommeF1⊕F2⊕...⊕Fp.
Sous-espaces vectoriels
Proposition
F1+F2+· · ·+Fp=Vect{F1∪ · · · ∪Fp}est un sev de E. C’est le plus petit sous espace de E qui contient tous lesFi.
D ´efinition
SoientF1,F2,· · ·,Fpp sev d’unK-espace vectorielE.On dit que ces sev sont en somme directe si tout ´el ´ement de
p
∑
i=1
Fi s’ ´ecrit d’une seule fac¸on sous la forme
p
∑
i=1
xi ,xi∈Fi. Autrement dit,
p
∑
i=1
xi=
p
∑
i=1
yi avecxi etyi ´el ´ements deFi pour tout i, implique quexi=yi pour tout i.
On note alors cette sommeF1⊕F2⊕...⊕Fp.
Sous-espaces vectoriels
Proposition
Les sevFi sont en somme directe si et seulement si Fi∩
∑
j6=i
Fj
!
={0}.
Cas particulier
Deux sevF1etF2deE sont en somme directe si et seulement siF1∩F2={0}.
D ´efinition
Deux sevF1etF2deE sont dits suppl ´ementaires,F1⊕F2=E, si ils sont en somme directe et siF1+F2=E.Ce qui ´equivaut `a dire que tout ´el ´ement deE s’ ´ecrit d’une seule fac¸on comme somme d’un ´el ´ement deF1et d’un ´el ´ement deF2.
Sous-espaces vectoriels
Proposition
Les sevFi sont en somme directe si et seulement si Fi∩
∑
j6=i
Fj
!
={0}.
Cas particulier
Deux sevF1etF2deE sont en somme directe si et seulement siF1∩F2={0}.
D ´efinition
Deux sevF1etF2deE sont dits suppl ´ementaires,F1⊕F2=E, si ils sont en somme directe et siF1+F2=E.Ce qui ´equivaut `a dire que tout ´el ´ement deE s’ ´ecrit d’une seule fac¸on comme somme d’un ´el ´ement deF1et d’un ´el ´ement deF2.
Sous-espaces vectoriels
Proposition
Les sevFi sont en somme directe si et seulement si Fi∩
∑
j6=i
Fj
!
={0}.
Cas particulier
Deux sevF1etF2deE sont en somme directe si et seulement siF1∩F2={0}.
D ´efinition
Deux sevF1etF2deE sont dits suppl ´ementaires,F1⊕F2=E, si ils sont en somme directe et siF1+F2=E.Ce qui ´equivaut `a dire que tout ´el ´ement deE s’ ´ecrit d’une seule fac¸on comme somme d’un ´el ´ement deF1et d’un ´el ´ement deF2.
Sous-espaces vectoriels
Exercice
On se place dans l’espace vectorielR2. On noterax= (x1,x2) les ´el ´ements deR2.
1 Montrer queD=
x ∈R2;x1+2x2=0 et
∆ =
x∈R2;2x1=x2 sont des sous-espace vectoriels de R2(en donner une repr ´esentation graphique) et que D∩∆ ={0
R2}
2 Soitx un ´el ´ement deR2. Montrer quex0 d ´efini par x10 =4x1
5 −2x2
5 x20 =−2x1 5 +x2
5 est ´el ´ement deD.En d ´eduire queR2=D⊕∆.
Sous-espaces vectoriels
Remarque
SiF etGsont deuxK-ev alorsF∪Gn’est pas forc ´ement un K-ev.
Exemple
E={(x,y)∈R2/x2−y2=0}n’est pas un sev deR2. Exercice
SoitE un espace vectoriel et soientF etGdeux sous-espaces vectoriels deE. On suppose queF∪Gest encore un
sous-espace vectoriel deE. Montrer queF ⊂GouG⊂F.
Sous-espaces vectoriels
Remarque
SiF etGsont deuxK-ev alorsF∪Gn’est pas forc ´ement un K-ev.
Exemple
E={(x,y)∈R2/x2−y2=0}n’est pas un sev deR2.
Exercice
SoitE un espace vectoriel et soientF etGdeux sous-espaces vectoriels deE. On suppose queF∪Gest encore un
sous-espace vectoriel deE. Montrer queF ⊂GouG⊂F.
Sous-espaces vectoriels
Remarque
SiF etGsont deuxK-ev alorsF∪Gn’est pas forc ´ement un K-ev.
Exemple
E={(x,y)∈R2/x2−y2=0}n’est pas un sev deR2. Exercice
SoitE un espace vectoriel et soientF etGdeux sous-espaces vectoriels deE. On suppose queF∪Gest encore un
sous-espace vectoriel deE. Montrer queF ⊂GouG⊂F.
Familles g ´en ´eratrices, familles libres
D ´efinition
Soit(E,+, .)unK−espace vectoriel.
Une famille finie(u1,u2, ...,un)d’ ´el ´ements deE est dite g ´en ´eratrice de E si tout ´el ´ement de E peut s’ ´ecrire comme C.L. desui.UnK−espace vectoriel qui admet une famille g ´en ´eratrice finie est dit de dimension finie (attention, il existe des sev qui n’admettent pas de famille g ´en ´eratrice finie, ils sont dits de dimension infinie).
Une famille finie(u1,u2, ...,un)d’ ´el ´ements deE est dite libre (on dit aussi que les n ´el ´ements de la famille sont lin ´eairement ind ´ependants) si :
∀(αi)ni=1∈Kn,
n
∑
i=1
αiui=0E=⇒αi=0 ∀i=1,2, ...,n Une famille qui n’est pas libre est li ´ee (les ´el ´ements de la famille sont lin ´eairement d ´ependants).
Familles g ´en ´eratrices, familles libres
D ´efinition
Soit(E,+, .)unK−espace vectoriel.
Une famille finie(u1,u2, ...,un)d’ ´el ´ements deE est dite g ´en ´eratrice de E si tout ´el ´ement de E peut s’ ´ecrire comme C.L. desui.UnK−espace vectoriel qui admet une famille g ´en ´eratrice finie est dit de dimension finie (attention, il existe des sev qui n’admettent pas de famille g ´en ´eratrice finie, ils sont dits de dimension infinie).
Une famille finie(u1,u2, ...,un)d’ ´el ´ements deE est dite libre (on dit aussi que les n ´el ´ements de la famille sont lin ´eairement ind ´ependants) si :
∀(αi)ni=1∈Kn,
n
∑
i=1
αiui=0E=⇒αi=0 ∀i=1,2, ...,n Une famille qui n’est pas libre est li ´ee (les ´el ´ements de la famille sont lin ´eairement d ´ependants).
Familles g ´en ´eratrices, familles libres
Exercice
Pour chaque espace vectoriel, d ´eterminer une famille g ´en ´eratrice :
1 A={(x,x+y,2x−3y)/(x,y)∈R2}
2 B={(x,y,z)∈R3/x+3y−2z=0}
Exercice
Parmi les familles suivantes lesquelles sont libres ?
1 {(1,2,3); (4,5,6); (7,8,9)}.
2 {(1,2,3); (4,5,6); (5,7,9)}.
Familles g ´en ´eratrices, familles libres
Exercice
Pour chaque espace vectoriel, d ´eterminer une famille g ´en ´eratrice :
1 A={(x,x+y,2x−3y)/(x,y)∈R2}
2 B={(x,y,z)∈R3/x+3y−2z=0}
Exercice
Parmi les familles suivantes lesquelles sont libres ?
1 {(1,2,3); (4,5,6); (7,8,9)}.
2 {(1,2,3); (4,5,6); (5,7,9)}.
Bases
D ´efinition
Une base de E est une famille finie qui est `a la fois libre et g ´en ´eratrice de E.
Remarque
On peut voir facilement qu’une famille finie(u1,u2, ...,un)est une base deE ssi tout ´el ´ement deE s’ ´ecrit d’une fac¸on unique comme combinaison lin ´eaire desui. Siuest un ´el ´ement deE et siu=
n
∑
i=1
αiui est l’unique ´ecriture deu comme combinaison lin ´eaire desui, les coefficientsαi sappellent les coordonn ´ees deu dans la base(ui). On ´ecrirau= (α1, ...,αn)et, dans la mesure du possible, on distingueraudeU=
α1
... αn
le vecteur colonne des coordonn ´ees deu.
Bases
D ´efinition
Une base de E est une famille finie qui est `a la fois libre et g ´en ´eratrice de E.
Remarque
On peut voir facilement qu’une famille finie(u1,u2, ...,un)est une base deE ssi tout ´el ´ement deE s’ ´ecrit d’une fac¸on unique comme combinaison lin ´eaire desui. Siuest un ´el ´ement deE et siu=
n
∑
i=1
αiui est l’unique ´ecriture deu comme combinaison lin ´eaire desui, les coefficientsαi sappellent les coordonn ´ees deu dans la base(ui). On ´ecrirau= (α1, ...,αn)et, dans la mesure du possible, on distingueraudeU=
α1
... αn
le vecteur colonne des coordonn ´ees deu.
Bases
Exercice
SoientE =Vect{(1,2,3); (4,5,6); (7,8,9)}et F=Vect{(1,2,3); (4,5,6); (5,7,9)}.
D ´eterminer une base deE et une base deF.
D ´eterminer dans cette base deE les coordonn ´ees du vecteur u= (1,1,1).
Bases
Exemples
Base canonique deKn: on poseei= (0, ...,0,1,0, ...,0)o `u le 1 se trouve `a la i`emeplace. On montre facilement que(ei)ni=1est une base deKn. On l’appelle la base canonique deKn. Son int ´er ˆet est que siu= (α1, ...,αn), alors ses coordonn ´ees dans la base canonique sontu= (α1...αn).
Autrement dit, avec les notations pr ´ec ´edentes,U= tu.
Bases
Exemples
SiKn[X]d ´esigne l’espace vectoriel des polyn ˆomes `a coefficients dansKet de degr ´e≤n, la famille(pi)ni=0o `u pi(X) =Xi est une base deKn[X]que l’on appelle la base canonique deKn[X].L `a encore, siP(X) =∑ni=0αiXi, ses coordonn ´ees dans la base canonique sont lesαi.
Attention,K[X], l’espace vectoriel de tous les polyn ˆomes `a coefficients dansKou l’espace des suites n’admettent pas de bases finies.
Bases
Exemples
SiKn[X]d ´esigne l’espace vectoriel des polyn ˆomes `a coefficients dansKet de degr ´e≤n, la famille(pi)ni=0o `u pi(X) =Xi est une base deKn[X]que l’on appelle la base canonique deKn[X].L `a encore, siP(X) =∑ni=0αiXi, ses coordonn ´ees dans la base canonique sont lesαi.
Attention,K[X], l’espace vectoriel de tous les polyn ˆomes `a coefficients dansKou l’espace des suites n’admettent pas de bases finies.
Bases
Th ´eor `eme de la base incompl `ete
SoitE unK−ev non r ´eduit `a{0},(u1,u2, ...,ur)une famille g ´en ´eratrice de E et(v1,v2, ...,vs)une famille libre de E (s<r).
On peut alors compl ´eter la famille libre par des vecteurs choisis dans la famille g ´en ´eratrice de fac¸on `a obtenir une base de E.
Th ´eor `eme
SoitE unK−ev de dimension finie, non r ´eduit `a{0}.Alors E admet des bases et toutes ces bases ont le m ˆeme nombre d’ ´el ´ements. Ce nombre s’appelle la dimension de E et se note dimE (par convention,dim{0}=0).
Exemples
Knest un ev de dimensionnsurK.Kn[X]est de dimension n+1 surK.K[X]est de dimension infinie.
Bases
Th ´eor `eme de la base incompl `ete
SoitE unK−ev non r ´eduit `a{0},(u1,u2, ...,ur)une famille g ´en ´eratrice de E et(v1,v2, ...,vs)une famille libre de E (s<r).
On peut alors compl ´eter la famille libre par des vecteurs choisis dans la famille g ´en ´eratrice de fac¸on `a obtenir une base de E.
Th ´eor `eme
SoitE unK−ev de dimension finie, non r ´eduit `a{0}.Alors E admet des bases et toutes ces bases ont le m ˆeme nombre d’ ´el ´ements. Ce nombre s’appelle la dimension de E et se note dimE (par convention,dim{0}=0).
Exemples
Knest un ev de dimensionnsurK.Kn[X]est de dimension n+1 surK.K[X]est de dimension infinie.
Bases
Th ´eor `eme de la base incompl `ete
SoitE unK−ev non r ´eduit `a{0},(u1,u2, ...,ur)une famille g ´en ´eratrice de E et(v1,v2, ...,vs)une famille libre de E (s<r).
On peut alors compl ´eter la famille libre par des vecteurs choisis dans la famille g ´en ´eratrice de fac¸on `a obtenir une base de E.
Th ´eor `eme
SoitE unK−ev de dimension finie, non r ´eduit `a{0}.Alors E admet des bases et toutes ces bases ont le m ˆeme nombre d’ ´el ´ements. Ce nombre s’appelle la dimension de E et se note dimE (par convention,dim{0}=0).
Exemples
Knest un ev de dimensionnsurK.Kn[X]est de dimension n+1 surK.K[X]est de dimension infinie.
Bases
Propri ´et ´es
Toute sur-famille d’une famille g ´en ´eratrice est g ´en ´eratrice.
Toute sous-famille d’une famille libre est libre.
Une base est une famille libre maximale.
Une base est une famille g ´en ´eratrice minimale.
SiF est un sev d’un evE de dimension finie, alorsF est de dimension finie etdimF ≤dimE.
Soit(u1,u2, ...,un)une famille d’ ´el ´ements deE.Cette famille est une base deE ssi tout ´el ´ement deE s’ ´ecrit d’une seule fac¸on comme C.L. desui.
SoitE un ev de dimensionn.
Toute famille libre deEa au plusn ´el ´ements.
Toute famille g ´en ´eratrice deE a au moinsn ´el ´ements. Toute famille libre deE `an ´el ´ements est une base deE. Toute famille g ´en ´eratrice deE `an ´el ´ements est une base deE.
Bases
Propri ´et ´es
Toute sur-famille d’une famille g ´en ´eratrice est g ´en ´eratrice.
Toute sous-famille d’une famille libre est libre.
Une base est une famille libre maximale.
Une base est une famille g ´en ´eratrice minimale.
SiF est un sev d’un evE de dimension finie, alorsF est de dimension finie etdimF ≤dimE.
Soit(u1,u2, ...,un)une famille d’ ´el ´ements deE.Cette famille est une base deE ssi tout ´el ´ement deE s’ ´ecrit d’une seule fac¸on comme C.L. desui.
SoitE un ev de dimensionn.
Toute famille libre deEa au plusn ´el ´ements.
Toute famille g ´en ´eratrice deE a au moinsn ´el ´ements.
Toute famille libre deE `an ´el ´ements est une base deE.
Toute famille g ´en ´eratrice deE `an ´el ´ements est une base deE.
Bases
Th ´eor `eme
SiE est de dimension finie, alors tout sevF deE admet au moins un suppl ´ementaireGdans E.
Th ´eor `eme
SoientF etGdeux sev d’unK-evE de dimension finie. Si
F ⊂G (ouG⊂F) et
dimF= dimG
alors F =G.
Th ´eor `eme
SoientF etGdeux sev d’unK-evE de dimension finie, les assertions suivantes sont ´equivalentes :
(i)F etGsont suppl ´ementaires dansE.
(ii)La sommeF+Gest directe etdim(F) + dim(G) = dim(E). (iii)E=F+Getdim(F) + dim(G) = dim(E).
Bases
Th ´eor `eme
SiE est de dimension finie, alors tout sevF deE admet au moins un suppl ´ementaireGdans E.
Th ´eor `eme
SoientF etGdeux sev d’unK-evE de dimension finie.
Si
F⊂G (ouG⊂F) et
dimF= dimG
alors F =G.
Th ´eor `eme
SoientF etGdeux sev d’unK-evE de dimension finie, les assertions suivantes sont ´equivalentes :
(i)F etGsont suppl ´ementaires dansE.
(ii)La sommeF+Gest directe etdim(F) + dim(G) = dim(E). (iii)E=F+Getdim(F) + dim(G) = dim(E).
Bases
Th ´eor `eme
SiE est de dimension finie, alors tout sevF deE admet au moins un suppl ´ementaireGdans E.
Th ´eor `eme
SoientF etGdeux sev d’unK-evE de dimension finie.
Si
F⊂G (ouG⊂F) et
dimF= dimG
alors F =G.
Th ´eor `eme
SoientF etGdeux sev d’unK-evE de dimension finie, les assertions suivantes sont ´equivalentes :
(i)F etGsont suppl ´ementaires dansE.
(ii)La sommeF+Gest directe etdim(F) + dim(G) = dim(E).
(iii)E=F+Getdim(F) + dim(G) = dim(E).
Bases
Exercice SoientD=
x∈R2;x1+2x2=0 et∆ =
x ∈R2;2x1=x2 deux sous-espace vectoriels deR2.
1 D ´eterminer les dimensions deDet∆.
2 Montrer queR2=D⊕∆.
Bases
Proposition : une autre caract ´erisation
SoientF1,F2, ...,Fpp sev d’unK-espace vectorielE.
AlorsE=F1⊕F2⊕...⊕Fpsi et seulement si la r ´eunion des bases de chaqueFi est ´egale `a une base deE.
Th ´eor `eme des 4 dimensions ou Formule de Grassmann SiE est un ev de dimension finie et siF etGsont deux sev de E, alors :
dim(F+G) = dim(F) + dim(G)−dim(F∩G).
Bases
Proposition : une autre caract ´erisation
SoientF1,F2, ...,Fpp sev d’unK-espace vectorielE.
AlorsE=F1⊕F2⊕...⊕Fpsi et seulement si la r ´eunion des bases de chaqueFi est ´egale `a une base deE.
Th ´eor `eme des 4 dimensions ou Formule de Grassmann SiE est un ev de dimension finie et siF etGsont deux sev de E, alors :
dim(F+G) = dim(F) + dim(G)−dim(F∩G).
Rang d’une famille de vecteurs
D ´efinition
SoitU = (u1,u2, ...,un)une famille d’ ´el ´ements d’unK−evE. On appelle rang de la familleU, la dimension de
Vect{u1,u2, ...,un}.
On montre que ce rang est ´egal au nombre maximum de vecteurs lin ´eairement ind ´ependants dans la familleU.
Exercice
Soitu1= (1,1,1);u2= (1,1,−1);u3= (1,−1,1);
u4= (2,2,−2);u5= (3,1,1)etE le sous-espace vectoriel de R3engendr ´e par la familleU ={u1,u2,u3,u4,u5}.
D ´eterminer le rang deU (on pourra en d ´eduire queE=R3).
Rang d’une famille de vecteurs
D ´efinition
SoitU = (u1,u2, ...,un)une famille d’ ´el ´ements d’unK−evE. On appelle rang de la familleU, la dimension de
Vect{u1,u2, ...,un}.
On montre que ce rang est ´egal au nombre maximum de vecteurs lin ´eairement ind ´ependants dans la familleU. Exercice
Soitu1= (1,1,1);u2= (1,1,−1);u3= (1,−1,1);
u4= (2,2,−2);u5= (3,1,1)etE le sous-espace vectoriel de R3engendr ´e par la familleU ={u1,u2,u3,u4,u5}.
D ´eterminer le rang deU (on pourra en d ´eduire queE=R3).
Applications lin ´eaires
D ´efinition
SoitE etF deuxK-ev (K=RouC). On dit qu’une application ϕ:E→F est une applicationK-lin ´eaire ou queϕ est un homomorphisme deK-ev si :
∀(u,v)∈E2, ϕ(u+v) =ϕ(u) +ϕ(v)
∀α ∈K, ∀u∈E,ϕ(αu) =α ϕ(u)
Proposition
Soitϕ : E→F,E etF deuxK-ev. Alorsϕ est lin ´eaire ssi :
∀(u,v)∈E2, ∀(α,β)∈K2, ϕ(αu+βv) =α ϕ(u) +β ϕ(v) et on a alors :
∀(u1, ...,un)∈En, ∀(α1, ...,αn)∈Kn, ϕ
n
∑
i=1
αiui
!
=
n
∑
i=1
αiϕ(ui)
Applications lin ´eaires
D ´efinition
SoitE etF deuxK-ev (K=RouC). On dit qu’une application ϕ:E→F est une applicationK-lin ´eaire ou queϕ est un homomorphisme deK-ev si :
∀(u,v)∈E2, ϕ(u+v) =ϕ(u) +ϕ(v)
∀α ∈K, ∀u∈E,ϕ(αu) =α ϕ(u)
Proposition
Soitϕ : E→F,E etF deuxK-ev. Alorsϕ est lin ´eaire ssi :
∀(u,v)∈E2, ∀(α,β)∈K2, ϕ(αu+βv) =α ϕ(u) +β ϕ(v) et on a alors :
∀(u1, ...,un)∈En, ∀(α1, ...,αn)∈Kn, ϕ
n
∑
i=1
αiui
!
=
n
∑
i=1
αiϕ(ui)
Applications lin ´eaires
Remarques
Siϕ est lin ´eaire alorsϕ(0E) =0F.
On noteL(E,F)l’ensemble des applications lin ´eaires deE dansF etL(E)l’ensemble des applications lin ´eaires deE dansE (endomorphismes deE). Il est facile de voir que (L(E,F),+, .)est unK-espace vectoriel.
Exercice
D ´eterminer si les applications suivantes sont lin ´eaires :
1 f(x,y) =2x+3y.
2 g(x,y,z) = (x−y,x+z,x+y+z+2).
3 h(x,y,z) = (x−y,x+z,x+y+z).
Applications lin ´eaires
Remarques
Siϕ est lin ´eaire alorsϕ(0E) =0F.
On noteL(E,F)l’ensemble des applications lin ´eaires deE dansF etL(E)l’ensemble des applications lin ´eaires deE dansE (endomorphismes deE). Il est facile de voir que (L(E,F),+, .)est unK-espace vectoriel.
Exercice
D ´eterminer si les applications suivantes sont lin ´eaires :
1 f(x,y) =2x+3y.
2 g(x,y,z) = (x−y,x+z,x+y+z+2).
3 h(x,y,z) = (x−y,x+z,x+y+z).
Applications lin ´eaires
Proposition
SoitE etF deuxK-ev etϕ∈L(E,F). Alors, pour tout sevE1 deE,ϕ(E1)est un sev deF. En particulier,ϕ(E)est un sev de F, qui s’appelle l’image deϕ et qui se noteImϕ.
Imϕ={v ∈F /∃u∈E avecϕ(u) =v}
Applications lin ´eaires
Proposition
SoitE etF deuxK-ev etϕ∈L(E,F). Alors, pour tout sevE1 deE,ϕ(E1)est un sev deF. En particulier,ϕ(E)est un sev de F, qui s’appelle l’image deϕ et qui se noteImϕ.
Imϕ={v ∈F /∃u∈E avecϕ(u) =v}
Applications lin ´eaires
Proposition
SoitE etF deuxK-ev etϕ∈L(E,F). Alors, pour tout sevF1 deF,ϕ−1(F1)est un sev deE. En particulier,ϕ−1({0})est un sev deE qui s’appelle le noyau deϕet que l’on notekerϕ.
kerϕ={u∈E/ϕ(u) =0F}
Applications lin ´eaires
Proposition
SoitE etF deuxK-ev etϕ∈L(E,F). Alors, pour tout sevF1 deF,ϕ−1(F1)est un sev deE. En particulier,ϕ−1({0})est un sev deE qui s’appelle le noyau deϕet que l’on notekerϕ.
kerϕ={u∈E/ϕ(u) =0F}
Applications lin ´eaires
Proposition
Soitϕ∈L(E,F).Alors : ϕ surjective⇐⇒Imϕ=F ϕ injective⇐⇒kerϕ={0}
Composition
Proposition
Soit E,F et G troisK-ev. Soitϕ∈L(E,F)etψ∈L(F,G).
Alorsψ◦ϕ∈L(E,G).
Proposition
Soit E et F deuxK-ev etϕ∈L(E,F). Siϕest bijective, alorsϕ−1∈L(F,E). Vocabulaire
Siϕ∈L(E,F)et siϕ est bijective, on dit queϕ est un
isomorphisme d’espaces vectoriels et queE etF sont deux ev isomorphes. Un endomorphisme bijectif deE s’appelle un automorphisme deE.
Composition
Proposition
Soit E,F et G troisK-ev. Soitϕ∈L(E,F)etψ∈L(F,G).
Alorsψ◦ϕ∈L(E,G).
Proposition
Soit E et F deuxK-ev etϕ∈L(E,F).
Siϕest bijective, alorsϕ−1∈L(F,E).
Vocabulaire
Siϕ∈L(E,F)et siϕ est bijective, on dit queϕ est un
isomorphisme d’espaces vectoriels et queE etF sont deux ev isomorphes. Un endomorphisme bijectif deE s’appelle un automorphisme deE.
Composition
Proposition
Soit E,F et G troisK-ev. Soitϕ∈L(E,F)etψ∈L(F,G).
Alorsψ◦ϕ∈L(E,G).
Proposition
Soit E et F deuxK-ev etϕ∈L(E,F).
Siϕest bijective, alorsϕ−1∈L(F,E).
Vocabulaire
Siϕ∈L(E,F)et siϕ est bijective, on dit queϕ est un
isomorphisme d’espaces vectoriels et queE etF sont deux ev isomorphes. Un endomorphisme bijectif deE s’appelle un automorphisme deE.
Applications lin ´eaires et bases
Proposition
Soit E et F deuxK-ev, E de dimension finien.
Soit{e1,e2, ...,en}une base de E etu1,u2, ...,unn vecteurs de F. Il existe alors une unique application lin ´eaireϕ de E dans F telle que, pour touti=1,2, ...,n ϕ(ei) =ui.
Autrement dit, une application lin ´eaire est d ´etermin ´ee de mani `ere unique par l’image des vecteurs d’une base deE.
Proposition
Soit{e1,e2, ...,en}une base de E etϕ∈L(E,F).
Alors{ϕ(e1),ϕ(e2), ...,ϕ(en)}est une famille g ´en ´eratrice de Imϕ.On d ´efinit le rang deϕ par :rangϕ= dimImϕ.
Applications lin ´eaires et bases
Proposition
Soit E et F deuxK-ev, E de dimension finien.
Soit{e1,e2, ...,en}une base de E etu1,u2, ...,unn vecteurs de F. Il existe alors une unique application lin ´eaireϕ de E dans F telle que, pour touti=1,2, ...,n ϕ(ei) =ui.
Autrement dit, une application lin ´eaire est d ´etermin ´ee de mani `ere unique par l’image des vecteurs d’une base deE.
Proposition
Soit{e1,e2, ...,en}une base de E etϕ∈L(E,F).
Alors{ϕ(e1),ϕ(e2), ...,ϕ(en)}est une famille g ´en ´eratrice de Imϕ.On d ´efinit le rang deϕ par :rangϕ= dimImϕ.
Applications lin ´eaires et bases
Remarque
rangϕ≤dimE et, siF est aussi de dimension finie, rangϕ≤dimF.
Proposition
Soit E de dimension finie etϕ∈L(E,F).Alors : ϕ injective⇐⇒rangϕ= dimE Si de plus F est de dimension finie, alors :
ϕ surjective⇐⇒rangϕ= dimF et donc si E et F sont de dimensions finies, alors :
ϕbijective⇐⇒rangϕ= dimE= dimF
Applications lin ´eaires et bases
Remarque
rangϕ≤dimE et, siF est aussi de dimension finie, rangϕ≤dimF.
Proposition
Soit E de dimension finie etϕ∈L(E,F).Alors : ϕ injective⇐⇒rangϕ= dimE Si de plus F est de dimension finie, alors :
ϕ surjective⇐⇒rangϕ= dimF et donc si E et F sont de dimensions finies, alors :
ϕ bijective⇐⇒rangϕ= dimE= dimF
Th ´eor `eme du rang
Th ´eor `eme du rang
Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ
Corollaire
Soitϕ∈L(E,F), E et F deuxK-ev tous les deux de
dimensions finies. Alorsϕ est bijective ssi il existe une base de E qui a pour image parϕune base de F, et alors toute base de E a pour image parϕ une base de F.
Th ´eor `eme du rang
Th ´eor `eme du rang
Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ
Corollaire
Soitϕ∈L(E,F), E et F deuxK-ev tous les deux de
dimensions finies. Alorsϕest bijective ssi il existe une base de E qui a pour image parϕune base de F, et alors toute base de E a pour image parϕ une base de F.
Th ´eor `eme du rang : preuve
Th ´eor `eme du rang
Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ
Preuve
Soit(e1, ...,ep)une base dekerϕ.On la compl `ete en une base deE par ep+1, ...,en
(Th ´eor `eme de la base incompl `ete). On sait que ϕ(e1), ...,ϕ(ep),ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)
est une famille g ´en ´eratrice deImϕ. Comme lesei pouri=1, ...,psont dans kerϕ,ϕ(e1) =· · ·=ϕ(ep) =0. Donc la famille
ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)
est g ´en ´eratrice deImϕ.
Th ´eor `eme du rang : preuve
Th ´eor `eme du rang
Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ
Preuve
Soit(e1, ...,ep)une base dekerϕ.On la compl `ete en une base deE par ep+1, ...,en
(Th ´eor `eme de la base incompl `ete).
On sait que ϕ(e1), ...,ϕ(ep),ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)
est une famille g ´en ´eratrice deImϕ. Comme lesei pouri=1, ...,psont dans kerϕ,ϕ(e1) =· · ·=ϕ(ep) =0. Donc la famille
ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)
est g ´en ´eratrice deImϕ.
Th ´eor `eme du rang : preuve
Th ´eor `eme du rang
Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ
Preuve
Soit(e1, ...,ep)une base dekerϕ.On la compl `ete en une base deE par ep+1, ...,en
(Th ´eor `eme de la base incompl `ete).
On sait que ϕ(e1), ...,ϕ(ep),ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)
est une famille g ´en ´eratrice deImϕ.
Comme lesei pouri=1, ...,psont dans kerϕ,ϕ(e1) =· · ·=ϕ(ep) =0. Donc la famille
ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)
est g ´en ´eratrice deImϕ.
Th ´eor `eme du rang : preuve
Th ´eor `eme du rang
Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ
Preuve
Soit(e1, ...,ep)une base dekerϕ.On la compl `ete en une base deE par ep+1, ...,en
(Th ´eor `eme de la base incompl `ete).
On sait que ϕ(e1), ...,ϕ(ep),ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)
est une famille g ´en ´eratrice deImϕ. Comme lesei pouri=1, ...,psont dans kerϕ,ϕ(e1) =· · ·=ϕ(ep) =0. Donc la famille
ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)
est g ´en ´eratrice deImϕ.
Th ´eor `eme du rang : preuve
Th ´eor `eme du rang
Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ
Preuve
Montrons qu’elle est libre : soitαi des scalaires tels que :
∑ni=p+1αiϕ(ei) =0⇒ϕ
∑ni=p+1αiei
=0 (ϕ lin ´eaire)
⇒∑ni=p+1αiei∈kerϕ⇒∑ni=p+1αiei=∑pi=1βiei
⇒∑ni=p+1αiei−∑pi=1βiei=0⇒αi=0 etβi=0 (lesei forment une base)
⇒la famille ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)
est libre.
C’est donc une base deImϕ. D’o `urangϕ=n−p, ce qui donne l’ ´egalit ´e.
Th ´eor `eme du rang : preuve
Th ´eor `eme du rang
Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ
Preuve
Montrons qu’elle est libre :
soitαi des scalaires tels que :
∑ni=p+1αiϕ(ei) =0⇒ϕ
∑ni=p+1αiei
=0 (ϕ lin ´eaire)
⇒∑ni=p+1αiei∈kerϕ⇒∑ni=p+1αiei=∑pi=1βiei
⇒∑ni=p+1αiei−∑pi=1βiei=0⇒αi=0 etβi=0 (lesei forment une base)
⇒la famille ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)
est libre.
C’est donc une base deImϕ. D’o `urangϕ=n−p, ce qui donne l’ ´egalit ´e.
Th ´eor `eme du rang : preuve
Th ´eor `eme du rang
Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ
Preuve
Montrons qu’elle est libre : soitαi des scalaires tels que :
∑ni=p+1αiϕ(ei) =0⇒ϕ
∑ni=p+1αiei
=0 (ϕ lin ´eaire)
⇒∑ni=p+1αiei∈kerϕ⇒∑ni=p+1αiei=∑pi=1βiei
⇒∑ni=p+1αiei−∑pi=1βiei=0⇒αi=0 etβi=0 (lesei forment une base)
⇒la famille ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)
est libre.
C’est donc une base deImϕ. D’o `urangϕ=n−p, ce qui donne l’ ´egalit ´e.
Th ´eor `eme du rang : preuve
Th ´eor `eme du rang
Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ
Preuve
Montrons qu’elle est libre : soitαi des scalaires tels que :
∑ni=p+1αiϕ(ei) =0⇒ϕ
∑ni=p+1αiei
=0 (ϕ lin ´eaire)
⇒∑ni=p+1αiei∈kerϕ⇒∑ni=p+1αiei=∑pi=1βiei
⇒∑ni=p+1αiei−∑pi=1βiei=0⇒αi=0 etβi=0 (lesei forment une base)
⇒la famille ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)
est libre.
C’est donc une base deImϕ. D’o `urangϕ=n−p, ce qui donne l’ ´egalit ´e.
Th ´eor `eme du rang : preuve
Th ´eor `eme du rang
Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ
Preuve
Montrons qu’elle est libre : soitαi des scalaires tels que :
∑ni=p+1αiϕ(ei) =0⇒ϕ
∑ni=p+1αiei
=0 (ϕ lin ´eaire)
⇒∑ni=p+1αiei∈kerϕ⇒∑ni=p+1αiei=∑pi=1βiei
⇒∑ni=p+1αiei−∑pi=1βiei=0⇒αi=0 etβi=0 (lesei forment une base)
⇒la famille ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)
est libre.
C’est donc une base deImϕ. D’o `urangϕ=n−p, ce qui donne l’ ´egalit ´e.