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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Espaces vectoriels

Herv ´e Hocquard

Universit ´e de Bordeaux, France

28 ao ˆut 2019

(2)

Espaces vectoriels

D ´efinition

On appelle structure deK-espace vectoriel (ou espace

vectoriel surKavecK=RouC) la donn ´ee d’un ensemble non videE et de deux lois de compositions + et . telles que :

+ est une loi de composition interne (lci) surE qui est commutative, associative, qui poss `ede un ´el ´ement neutre (not ´e 0E ou 0), et pour laquelle tout ´el ´ement deE admet un sym ´etrique dansE.

. est une loi de composition externe (lce) deK×E dansE qui v ´erifie les 4 axiomes suivants :

∀(u,v)∈E2, ∀(α,β)∈K2 : 1.u=u

).u=α.u+β.u (α β).u=α..u) α.(u+v) =α.u+α.v

(3)

Espaces vectoriels

D ´efinition

On appelle structure deK-espace vectoriel (ou espace

vectoriel surKavecK=RouC) la donn ´ee d’un ensemble non videE et de deux lois de compositions + et . telles que :

+ est une loi de composition interne (lci) surE qui est commutative, associative, qui poss `ede un ´el ´ement neutre (not ´e 0E ou 0), et pour laquelle tout ´el ´ement deE admet un sym ´etrique dansE.

. est une loi de composition externe (lce) deK×E dansE qui v ´erifie les 4 axiomes suivants :

∀(u,v)∈E2, ∀(α,β)∈K2 : 1.u=u

).u=α.u+β.u (α β).u=α..u) α.(u+v) =α.u+α.v

(4)

Espaces vectoriels

D ´efinition

On appelle structure deK-espace vectoriel (ou espace

vectoriel surKavecK=RouC) la donn ´ee d’un ensemble non videE et de deux lois de compositions + et . telles que :

+ est une loi de composition interne (lci) surE qui est commutative, associative, qui poss `ede un ´el ´ement neutre (not ´e 0E ou 0), et pour laquelle tout ´el ´ement deE admet un sym ´etrique dansE.

. est une loi de composition externe (lce) deK×E dansE qui v ´erifie les 4 axiomes suivants :

∀(u,v)∈E2, ∀(α,β)∈K2 :

1.u=u

).u=α.u+β.u (α β).u=α..u) α.(u+v) =α.u+α.v

(5)

Espaces vectoriels

D ´efinition

On appelle structure deK-espace vectoriel (ou espace

vectoriel surKavecK=RouC) la donn ´ee d’un ensemble non videE et de deux lois de compositions + et . telles que :

+ est une loi de composition interne (lci) surE qui est commutative, associative, qui poss `ede un ´el ´ement neutre (not ´e 0E ou 0), et pour laquelle tout ´el ´ement deE admet un sym ´etrique dansE.

. est une loi de composition externe (lce) deK×E dansE qui v ´erifie les 4 axiomes suivants :

∀(u,v)∈E2, ∀(α,β)∈K2 : 1.u=u

).u=α.u+β.u (α β).u=α..u) α.(u+v) =α.u+α.v

(6)

Espaces vectoriels

D ´efinition

On appelle structure deK-espace vectoriel (ou espace

vectoriel surKavecK=RouC) la donn ´ee d’un ensemble non videE et de deux lois de compositions + et . telles que :

+ est une loi de composition interne (lci) surE qui est commutative, associative, qui poss `ede un ´el ´ement neutre (not ´e 0E ou 0), et pour laquelle tout ´el ´ement deE admet un sym ´etrique dansE.

. est une loi de composition externe (lce) deK×E dansE qui v ´erifie les 4 axiomes suivants :

∀(u,v)∈E2, ∀(α,β)∈K2 : 1.u=u

).u=α.u+β.u

(α β).u=α..u) α.(u+v) =α.u+α.v

(7)

Espaces vectoriels

D ´efinition

On appelle structure deK-espace vectoriel (ou espace

vectoriel surKavecK=RouC) la donn ´ee d’un ensemble non videE et de deux lois de compositions + et . telles que :

+ est une loi de composition interne (lci) surE qui est commutative, associative, qui poss `ede un ´el ´ement neutre (not ´e 0E ou 0), et pour laquelle tout ´el ´ement deE admet un sym ´etrique dansE.

. est une loi de composition externe (lce) deK×E dansE qui v ´erifie les 4 axiomes suivants :

∀(u,v)∈E2, ∀(α,β)∈K2 : 1.u=u

).u=α.u+β.u (α β).u=α..u)

α.(u+v) =α.u+α.v

(8)

Espaces vectoriels

D ´efinition

On appelle structure deK-espace vectoriel (ou espace

vectoriel surKavecK=RouC) la donn ´ee d’un ensemble non videE et de deux lois de compositions + et . telles que :

+ est une loi de composition interne (lci) surE qui est commutative, associative, qui poss `ede un ´el ´ement neutre (not ´e 0E ou 0), et pour laquelle tout ´el ´ement deE admet un sym ´etrique dansE.

. est une loi de composition externe (lce) deK×E dansE qui v ´erifie les 4 axiomes suivants :

∀(u,v)∈E2, ∀(α,β)∈K2 : 1.u=u

).u=α.u+β.u (α β).u=α..u) α.(u+v) =α.u+α.v

(9)

Espaces vectoriels

Exemples fondamentaux

Kn={(x1,x2, ...,xn), xi∈K}muni de :

(x1,x2, ...,xn) + (y1,y2, ...,yn) = (x1+y1,x2+y2, ...,xn+yn) λ.(x1,x2, ...,xn) = (λx1,λx2, ...,λxn) ∀λ ∈K est unK−espace vectoriel et 0Kn = (0,0, ...,0).

(10)

Espaces vectoriels

Exemples fondamentaux

SoitDun ensemble non vide quelconque (presque toujours,D sera un intervalle deRou un sous ensemble deRn) etE est l’ensemble des applications deDdansK. On le munit de :

f+g : D−→K

x −→ (f+g)(x) =f(x) +g(x) λ.f : D−→K

x −→ (λ.f) (x) =λf(x)

C’est unK−espace vectoriel qui a pour ´el ´ement neutre l’application nulle surD.

(11)

Espaces vectoriels

Exemples fondamentaux

L’ensemble des suites `a valeurs dansK, muni des op ´erations habituelles :(un) + (vn) = (un+vn)etα(un) = (αun)est unK− espace vectoriel dont l’ ´el ´ement neutre est la suite nulle (tous ses termes valent 0).

(12)

Espaces vectoriels

Notations et vocabulaire

Les ´el ´ements deE s’appellent des vecteurs et ceux deKdes scalaires.

Siu1,u2, ...,unsont n vecteurs etλ12, ...,λnsont n scalaires, l’ ´el ´ement deE ´egal `a

n

i=1

λiui s’appelle une combinaison lin ´eaire (C.L.) deu1,u2, ...,un.

Exercice

Montrer queu= (1,2,3)est une combinaison lin ´eaire de u1= (4,5,6)etu2= (5,7,9).

(13)

Espaces vectoriels

Notations et vocabulaire

Les ´el ´ements deE s’appellent des vecteurs et ceux deKdes scalaires.

Siu1,u2, ...,unsont n vecteurs etλ12, ...,λnsont n scalaires, l’ ´el ´ement deE ´egal `a

n

i=1

λiui s’appelle une combinaison lin ´eaire (C.L.) deu1,u2, ...,un.

Exercice

Montrer queu= (1,2,3)est une combinaison lin ´eaire de u1= (4,5,6)etu2= (5,7,9).

(14)

Sous-espaces vectoriels

D ´efinition

Soit(E,+, .)unK-espace vectoriel. On appelle sous-espace vectoriel (sev) deE tout sous-ensemble non vide deE qui est unK-espace vectoriel pour les m ˆemes lois queE.

Soit(E,+, .)unK-espace vectoriel. Une partieF deE est un sev deE ssi :

F est non vide F est stable par C.L.

Remarque

Tout sev d’unK-ev est aussi unK-ev. Exercice

Montrer queE={(x,y,z)∈R3/x+2y−3z=0} est un sev deR3.

(15)

Sous-espaces vectoriels

D ´efinition

Soit(E,+, .)unK-espace vectoriel. On appelle sous-espace vectoriel (sev) deE tout sous-ensemble non vide deE qui est unK-espace vectoriel pour les m ˆemes lois queE.

Soit(E,+, .)unK-espace vectoriel.

Une partieF deE est un sev deE ssi : F est non vide

F est stable par C.L.

Remarque

Tout sev d’unK-ev est aussi unK-ev. Exercice

Montrer queE={(x,y,z)∈R3/x+2y−3z=0} est un sev deR3.

(16)

Sous-espaces vectoriels

D ´efinition

Soit(E,+, .)unK-espace vectoriel. On appelle sous-espace vectoriel (sev) deE tout sous-ensemble non vide deE qui est unK-espace vectoriel pour les m ˆemes lois queE.

Soit(E,+, .)unK-espace vectoriel.

Une partieF deE est un sev deE ssi : F est non vide

F est stable par C.L.

Remarque

Tout sev d’unK-ev est aussi unK-ev.

Exercice

Montrer queE={(x,y,z)∈R3/x+2y−3z=0} est un sev deR3.

(17)

Sous-espaces vectoriels

D ´efinition

Soit(E,+, .)unK-espace vectoriel. On appelle sous-espace vectoriel (sev) deE tout sous-ensemble non vide deE qui est unK-espace vectoriel pour les m ˆemes lois queE.

Soit(E,+, .)unK-espace vectoriel.

Une partieF deE est un sev deE ssi : F est non vide

F est stable par C.L.

Remarque

Tout sev d’unK-ev est aussi unK-ev.

Exercice

Montrer queE={(x,y,z)∈R3/x+2y−3z=0}

est un sev deR3.

(18)

Sous-espaces vectoriels

Exemples

L’ensemble desn−uplets(x1,x2,· · ·,xn)tels que

n

i=1

aixi=0 o `u lesai sont des ´el ´ements deKfix ´es est un sev deKn.

Soit(E,+, .)unK−espace vectoriel. Soientu1,u2, ...,un n ´el ´ements deE. Alors l’ensemble de toutes les

combinaisons lin ´eaires deu1,u2, ...,unest un sev deE.On dit que c’est le sev engendr ´e par la partie{u1,u2, ...,un}et on le noteVect{u1,u2, ...,un}.

L’ensemble des suites d’ ´el ´ements deKqui v ´erifient une relation de r ´ecurrence lin ´eaire sans second membre. L’ensemble des fonctions d ´erivables sur un intervalleIqui v ´erifient une ´equation diff ´erentielle lin ´eaire homog `ene.

(19)

Sous-espaces vectoriels

Exemples

L’ensemble desn−uplets(x1,x2,· · ·,xn)tels que

n

i=1

aixi=0 o `u lesai sont des ´el ´ements deKfix ´es est un sev deKn.

Soit(E,+, .)unK−espace vectoriel. Soientu1,u2, ...,un n ´el ´ements deE. Alors l’ensemble de toutes les

combinaisons lin ´eaires deu1,u2, ...,unest un sev deE.On dit que c’est le sev engendr ´e par la partie{u1,u2, ...,un}et on le noteVect{u1,u2, ...,un}.

L’ensemble des suites d’ ´el ´ements deKqui v ´erifient une relation de r ´ecurrence lin ´eaire sans second membre. L’ensemble des fonctions d ´erivables sur un intervalleIqui v ´erifient une ´equation diff ´erentielle lin ´eaire homog `ene.

(20)

Sous-espaces vectoriels

Exemples

L’ensemble desn−uplets(x1,x2,· · ·,xn)tels que

n

i=1

aixi=0 o `u lesai sont des ´el ´ements deKfix ´es est un sev deKn.

Soit(E,+, .)unK−espace vectoriel. Soientu1,u2, ...,un n ´el ´ements deE. Alors l’ensemble de toutes les

combinaisons lin ´eaires deu1,u2, ...,unest un sev deE.On dit que c’est le sev engendr ´e par la partie{u1,u2, ...,un}et on le noteVect{u1,u2, ...,un}.

L’ensemble des suites d’ ´el ´ements deKqui v ´erifient une relation de r ´ecurrence lin ´eaire sans second membre.

L’ensemble des fonctions d ´erivables sur un intervalleIqui v ´erifient une ´equation diff ´erentielle lin ´eaire homog `ene.

(21)

Sous-espaces vectoriels

Exemples

L’ensemble desn−uplets(x1,x2,· · ·,xn)tels que

n

i=1

aixi=0 o `u lesai sont des ´el ´ements deKfix ´es est un sev deKn.

Soit(E,+, .)unK−espace vectoriel. Soientu1,u2, ...,un n ´el ´ements deE. Alors l’ensemble de toutes les

combinaisons lin ´eaires deu1,u2, ...,unest un sev deE.On dit que c’est le sev engendr ´e par la partie{u1,u2, ...,un}et on le noteVect{u1,u2, ...,un}.

L’ensemble des suites d’ ´el ´ements deKqui v ´erifient une relation de r ´ecurrence lin ´eaire sans second membre.

L’ensemble des fonctions d ´erivables sur un intervalleIqui v ´erifient une ´equation diff ´erentielle lin ´eaire homog `ene.

(22)

Sous-espaces vectoriels

Proposition

SoientF1,F2,· · ·,Fpp sev d’unK-espace vectorielE.

Alors

p

\

i=1

Fi est un sev deE.

D ´efinition

SoientF1,F2,· · ·,Fpp sev d’unK-espace vectorielE. On appelle somme deF1,F2,· · ·,Fpl’ensemble des x1+x2+· · ·+xpo `uxi∈Fi pour touti.

On note cet ensembleF1+F2+· · ·+Fp(

p

i=1

Fi).

(23)

Sous-espaces vectoriels

Proposition

SoientF1,F2,· · ·,Fpp sev d’unK-espace vectorielE.

Alors

p

\

i=1

Fi est un sev deE.

D ´efinition

SoientF1,F2,· · ·,Fpp sev d’unK-espace vectorielE.

On appelle somme deF1,F2,· · ·,Fpl’ensemble des x1+x2+· · ·+xpo `uxi∈Fi pour touti.

On note cet ensembleF1+F2+· · ·+Fp(

p

i=1

Fi).

(24)

Sous-espaces vectoriels

Proposition

F1+F2+· · ·+Fp=Vect{F1∪ · · · ∪Fp}est un sev de E. C’est le plus petit sous espace de E qui contient tous lesFi.

D ´efinition

SoientF1,F2,· · ·,Fpp sev d’unK-espace vectorielE.On dit que ces sev sont en somme directe si tout ´el ´ement de

p

i=1

Fi s’ ´ecrit d’une seule fac¸on sous la forme

p

i=1

xi ,xi∈Fi. Autrement dit,

p

i=1

xi=

p

i=1

yi avecxi etyi ´el ´ements deFi pour tout i, implique quexi=yi pour tout i.

On note alors cette sommeF1⊕F2⊕...⊕Fp.

(25)

Sous-espaces vectoriels

Proposition

F1+F2+· · ·+Fp=Vect{F1∪ · · · ∪Fp}est un sev de E. C’est le plus petit sous espace de E qui contient tous lesFi.

D ´efinition

SoientF1,F2,· · ·,Fpp sev d’unK-espace vectorielE.On dit que ces sev sont en somme directe si tout ´el ´ement de

p

i=1

Fi s’ ´ecrit d’une seule fac¸on sous la forme

p

i=1

xi ,xi∈Fi. Autrement dit,

p

i=1

xi=

p

i=1

yi avecxi etyi ´el ´ements deFi pour tout i, implique quexi=yi pour tout i.

On note alors cette sommeF1⊕F2⊕...⊕Fp.

(26)

Sous-espaces vectoriels

Proposition

Les sevFi sont en somme directe si et seulement si Fi

j6=i

Fj

!

={0}.

Cas particulier

Deux sevF1etF2deE sont en somme directe si et seulement siF1∩F2={0}.

D ´efinition

Deux sevF1etF2deE sont dits suppl ´ementaires,F1⊕F2=E, si ils sont en somme directe et siF1+F2=E.Ce qui ´equivaut `a dire que tout ´el ´ement deE s’ ´ecrit d’une seule fac¸on comme somme d’un ´el ´ement deF1et d’un ´el ´ement deF2.

(27)

Sous-espaces vectoriels

Proposition

Les sevFi sont en somme directe si et seulement si Fi

j6=i

Fj

!

={0}.

Cas particulier

Deux sevF1etF2deE sont en somme directe si et seulement siF1∩F2={0}.

D ´efinition

Deux sevF1etF2deE sont dits suppl ´ementaires,F1⊕F2=E, si ils sont en somme directe et siF1+F2=E.Ce qui ´equivaut `a dire que tout ´el ´ement deE s’ ´ecrit d’une seule fac¸on comme somme d’un ´el ´ement deF1et d’un ´el ´ement deF2.

(28)

Sous-espaces vectoriels

Proposition

Les sevFi sont en somme directe si et seulement si Fi

j6=i

Fj

!

={0}.

Cas particulier

Deux sevF1etF2deE sont en somme directe si et seulement siF1∩F2={0}.

D ´efinition

Deux sevF1etF2deE sont dits suppl ´ementaires,F1⊕F2=E, si ils sont en somme directe et siF1+F2=E.Ce qui ´equivaut `a dire que tout ´el ´ement deE s’ ´ecrit d’une seule fac¸on comme somme d’un ´el ´ement deF1et d’un ´el ´ement deF2.

(29)

Sous-espaces vectoriels

Exercice

On se place dans l’espace vectorielR2. On noterax= (x1,x2) les ´el ´ements deR2.

1 Montrer queD=

x ∈R2;x1+2x2=0 et

∆ =

x∈R2;2x1=x2 sont des sous-espace vectoriels de R2(en donner une repr ´esentation graphique) et que D∩∆ ={0

R2}

2 Soitx un ´el ´ement deR2. Montrer quex0 d ´efini par x10 =4x1

5 −2x2

5 x20 =−2x1 5 +x2

5 est ´el ´ement deD.En d ´eduire queR2=D⊕∆.

(30)

Sous-espaces vectoriels

Remarque

SiF etGsont deuxK-ev alorsF∪Gn’est pas forc ´ement un K-ev.

Exemple

E={(x,y)∈R2/x2−y2=0}n’est pas un sev deR2. Exercice

SoitE un espace vectoriel et soientF etGdeux sous-espaces vectoriels deE. On suppose queF∪Gest encore un

sous-espace vectoriel deE. Montrer queF ⊂GouG⊂F.

(31)

Sous-espaces vectoriels

Remarque

SiF etGsont deuxK-ev alorsF∪Gn’est pas forc ´ement un K-ev.

Exemple

E={(x,y)∈R2/x2−y2=0}n’est pas un sev deR2.

Exercice

SoitE un espace vectoriel et soientF etGdeux sous-espaces vectoriels deE. On suppose queF∪Gest encore un

sous-espace vectoriel deE. Montrer queF ⊂GouG⊂F.

(32)

Sous-espaces vectoriels

Remarque

SiF etGsont deuxK-ev alorsF∪Gn’est pas forc ´ement un K-ev.

Exemple

E={(x,y)∈R2/x2−y2=0}n’est pas un sev deR2. Exercice

SoitE un espace vectoriel et soientF etGdeux sous-espaces vectoriels deE. On suppose queF∪Gest encore un

sous-espace vectoriel deE. Montrer queF ⊂GouG⊂F.

(33)

Familles g ´en ´eratrices, familles libres

D ´efinition

Soit(E,+, .)unK−espace vectoriel.

Une famille finie(u1,u2, ...,un)d’ ´el ´ements deE est dite g ´en ´eratrice de E si tout ´el ´ement de E peut s’ ´ecrire comme C.L. desui.UnK−espace vectoriel qui admet une famille g ´en ´eratrice finie est dit de dimension finie (attention, il existe des sev qui n’admettent pas de famille g ´en ´eratrice finie, ils sont dits de dimension infinie).

Une famille finie(u1,u2, ...,un)d’ ´el ´ements deE est dite libre (on dit aussi que les n ´el ´ements de la famille sont lin ´eairement ind ´ependants) si :

∀(αi)ni=1∈Kn,

n

i=1

αiui=0E=⇒αi=0 ∀i=1,2, ...,n Une famille qui n’est pas libre est li ´ee (les ´el ´ements de la famille sont lin ´eairement d ´ependants).

(34)

Familles g ´en ´eratrices, familles libres

D ´efinition

Soit(E,+, .)unK−espace vectoriel.

Une famille finie(u1,u2, ...,un)d’ ´el ´ements deE est dite g ´en ´eratrice de E si tout ´el ´ement de E peut s’ ´ecrire comme C.L. desui.UnK−espace vectoriel qui admet une famille g ´en ´eratrice finie est dit de dimension finie (attention, il existe des sev qui n’admettent pas de famille g ´en ´eratrice finie, ils sont dits de dimension infinie).

Une famille finie(u1,u2, ...,un)d’ ´el ´ements deE est dite libre (on dit aussi que les n ´el ´ements de la famille sont lin ´eairement ind ´ependants) si :

∀(αi)ni=1∈Kn,

n

i=1

αiui=0E=⇒αi=0 ∀i=1,2, ...,n Une famille qui n’est pas libre est li ´ee (les ´el ´ements de la famille sont lin ´eairement d ´ependants).

(35)

Familles g ´en ´eratrices, familles libres

Exercice

Pour chaque espace vectoriel, d ´eterminer une famille g ´en ´eratrice :

1 A={(x,x+y,2x−3y)/(x,y)∈R2}

2 B={(x,y,z)∈R3/x+3y−2z=0}

Exercice

Parmi les familles suivantes lesquelles sont libres ?

1 {(1,2,3); (4,5,6); (7,8,9)}.

2 {(1,2,3); (4,5,6); (5,7,9)}.

(36)

Familles g ´en ´eratrices, familles libres

Exercice

Pour chaque espace vectoriel, d ´eterminer une famille g ´en ´eratrice :

1 A={(x,x+y,2x−3y)/(x,y)∈R2}

2 B={(x,y,z)∈R3/x+3y−2z=0}

Exercice

Parmi les familles suivantes lesquelles sont libres ?

1 {(1,2,3); (4,5,6); (7,8,9)}.

2 {(1,2,3); (4,5,6); (5,7,9)}.

(37)

Bases

D ´efinition

Une base de E est une famille finie qui est `a la fois libre et g ´en ´eratrice de E.

Remarque

On peut voir facilement qu’une famille finie(u1,u2, ...,un)est une base deE ssi tout ´el ´ement deE s’ ´ecrit d’une fac¸on unique comme combinaison lin ´eaire desui. Siuest un ´el ´ement deE et siu=

n

i=1

αiui est l’unique ´ecriture deu comme combinaison lin ´eaire desui, les coefficientsαi sappellent les coordonn ´ees deu dans la base(ui). On ´ecrirau= (α1, ...,αn)et, dans la mesure du possible, on distingueraudeU=

 α1

... αn

le vecteur colonne des coordonn ´ees deu.

(38)

Bases

D ´efinition

Une base de E est une famille finie qui est `a la fois libre et g ´en ´eratrice de E.

Remarque

On peut voir facilement qu’une famille finie(u1,u2, ...,un)est une base deE ssi tout ´el ´ement deE s’ ´ecrit d’une fac¸on unique comme combinaison lin ´eaire desui. Siuest un ´el ´ement deE et siu=

n

i=1

αiui est l’unique ´ecriture deu comme combinaison lin ´eaire desui, les coefficientsαi sappellent les coordonn ´ees deu dans la base(ui). On ´ecrirau= (α1, ...,αn)et, dans la mesure du possible, on distingueraudeU=

 α1

... αn

le vecteur colonne des coordonn ´ees deu.

(39)

Bases

Exercice

SoientE =Vect{(1,2,3); (4,5,6); (7,8,9)}et F=Vect{(1,2,3); (4,5,6); (5,7,9)}.

D ´eterminer une base deE et une base deF.

D ´eterminer dans cette base deE les coordonn ´ees du vecteur u= (1,1,1).

(40)

Bases

Exemples

Base canonique deKn: on poseei= (0, ...,0,1,0, ...,0)o `u le 1 se trouve `a la i`emeplace. On montre facilement que(ei)ni=1est une base deKn. On l’appelle la base canonique deKn. Son int ´er ˆet est que siu= (α1, ...,αn), alors ses coordonn ´ees dans la base canonique sontu= (α1...αn).

Autrement dit, avec les notations pr ´ec ´edentes,U= tu.

(41)

Bases

Exemples

SiKn[X]d ´esigne l’espace vectoriel des polyn ˆomes `a coefficients dansKet de degr ´e≤n, la famille(pi)ni=0o `u pi(X) =Xi est une base deKn[X]que l’on appelle la base canonique deKn[X].L `a encore, siP(X) =∑ni=0αiXi, ses coordonn ´ees dans la base canonique sont lesαi.

Attention,K[X], l’espace vectoriel de tous les polyn ˆomes `a coefficients dansKou l’espace des suites n’admettent pas de bases finies.

(42)

Bases

Exemples

SiKn[X]d ´esigne l’espace vectoriel des polyn ˆomes `a coefficients dansKet de degr ´e≤n, la famille(pi)ni=0o `u pi(X) =Xi est une base deKn[X]que l’on appelle la base canonique deKn[X].L `a encore, siP(X) =∑ni=0αiXi, ses coordonn ´ees dans la base canonique sont lesαi.

Attention,K[X], l’espace vectoriel de tous les polyn ˆomes `a coefficients dansKou l’espace des suites n’admettent pas de bases finies.

(43)

Bases

Th ´eor `eme de la base incompl `ete

SoitE unK−ev non r ´eduit `a{0},(u1,u2, ...,ur)une famille g ´en ´eratrice de E et(v1,v2, ...,vs)une famille libre de E (s<r).

On peut alors compl ´eter la famille libre par des vecteurs choisis dans la famille g ´en ´eratrice de fac¸on `a obtenir une base de E.

Th ´eor `eme

SoitE unK−ev de dimension finie, non r ´eduit `a{0}.Alors E admet des bases et toutes ces bases ont le m ˆeme nombre d’ ´el ´ements. Ce nombre s’appelle la dimension de E et se note dimE (par convention,dim{0}=0).

Exemples

Knest un ev de dimensionnsurK.Kn[X]est de dimension n+1 surK.K[X]est de dimension infinie.

(44)

Bases

Th ´eor `eme de la base incompl `ete

SoitE unK−ev non r ´eduit `a{0},(u1,u2, ...,ur)une famille g ´en ´eratrice de E et(v1,v2, ...,vs)une famille libre de E (s<r).

On peut alors compl ´eter la famille libre par des vecteurs choisis dans la famille g ´en ´eratrice de fac¸on `a obtenir une base de E.

Th ´eor `eme

SoitE unK−ev de dimension finie, non r ´eduit `a{0}.Alors E admet des bases et toutes ces bases ont le m ˆeme nombre d’ ´el ´ements. Ce nombre s’appelle la dimension de E et se note dimE (par convention,dim{0}=0).

Exemples

Knest un ev de dimensionnsurK.Kn[X]est de dimension n+1 surK.K[X]est de dimension infinie.

(45)

Bases

Th ´eor `eme de la base incompl `ete

SoitE unK−ev non r ´eduit `a{0},(u1,u2, ...,ur)une famille g ´en ´eratrice de E et(v1,v2, ...,vs)une famille libre de E (s<r).

On peut alors compl ´eter la famille libre par des vecteurs choisis dans la famille g ´en ´eratrice de fac¸on `a obtenir une base de E.

Th ´eor `eme

SoitE unK−ev de dimension finie, non r ´eduit `a{0}.Alors E admet des bases et toutes ces bases ont le m ˆeme nombre d’ ´el ´ements. Ce nombre s’appelle la dimension de E et se note dimE (par convention,dim{0}=0).

Exemples

Knest un ev de dimensionnsurK.Kn[X]est de dimension n+1 surK.K[X]est de dimension infinie.

(46)

Bases

Propri ´et ´es

Toute sur-famille d’une famille g ´en ´eratrice est g ´en ´eratrice.

Toute sous-famille d’une famille libre est libre.

Une base est une famille libre maximale.

Une base est une famille g ´en ´eratrice minimale.

SiF est un sev d’un evE de dimension finie, alorsF est de dimension finie etdimF ≤dimE.

Soit(u1,u2, ...,un)une famille d’ ´el ´ements deE.Cette famille est une base deE ssi tout ´el ´ement deE s’ ´ecrit d’une seule fac¸on comme C.L. desui.

SoitE un ev de dimensionn.

Toute famille libre deEa au plusn ´el ´ements.

Toute famille g ´en ´eratrice deE a au moinsn ´el ´ements. Toute famille libre deE `an ´el ´ements est une base deE. Toute famille g ´en ´eratrice deE `an ´el ´ements est une base deE.

(47)

Bases

Propri ´et ´es

Toute sur-famille d’une famille g ´en ´eratrice est g ´en ´eratrice.

Toute sous-famille d’une famille libre est libre.

Une base est une famille libre maximale.

Une base est une famille g ´en ´eratrice minimale.

SiF est un sev d’un evE de dimension finie, alorsF est de dimension finie etdimF ≤dimE.

Soit(u1,u2, ...,un)une famille d’ ´el ´ements deE.Cette famille est une base deE ssi tout ´el ´ement deE s’ ´ecrit d’une seule fac¸on comme C.L. desui.

SoitE un ev de dimensionn.

Toute famille libre deEa au plusn ´el ´ements.

Toute famille g ´en ´eratrice deE a au moinsn ´el ´ements.

Toute famille libre deE `an ´el ´ements est une base deE.

Toute famille g ´en ´eratrice deE `an ´el ´ements est une base deE.

(48)

Bases

Th ´eor `eme

SiE est de dimension finie, alors tout sevF deE admet au moins un suppl ´ementaireGdans E.

Th ´eor `eme

SoientF etGdeux sev d’unK-evE de dimension finie. Si

F ⊂G (ouG⊂F) et

dimF= dimG

alors F =G.

Th ´eor `eme

SoientF etGdeux sev d’unK-evE de dimension finie, les assertions suivantes sont ´equivalentes :

(i)F etGsont suppl ´ementaires dansE.

(ii)La sommeF+Gest directe etdim(F) + dim(G) = dim(E). (iii)E=F+Getdim(F) + dim(G) = dim(E).

(49)

Bases

Th ´eor `eme

SiE est de dimension finie, alors tout sevF deE admet au moins un suppl ´ementaireGdans E.

Th ´eor `eme

SoientF etGdeux sev d’unK-evE de dimension finie.

Si

F⊂G (ouG⊂F) et

dimF= dimG

alors F =G.

Th ´eor `eme

SoientF etGdeux sev d’unK-evE de dimension finie, les assertions suivantes sont ´equivalentes :

(i)F etGsont suppl ´ementaires dansE.

(ii)La sommeF+Gest directe etdim(F) + dim(G) = dim(E). (iii)E=F+Getdim(F) + dim(G) = dim(E).

(50)

Bases

Th ´eor `eme

SiE est de dimension finie, alors tout sevF deE admet au moins un suppl ´ementaireGdans E.

Th ´eor `eme

SoientF etGdeux sev d’unK-evE de dimension finie.

Si

F⊂G (ouG⊂F) et

dimF= dimG

alors F =G.

Th ´eor `eme

SoientF etGdeux sev d’unK-evE de dimension finie, les assertions suivantes sont ´equivalentes :

(i)F etGsont suppl ´ementaires dansE.

(ii)La sommeF+Gest directe etdim(F) + dim(G) = dim(E).

(iii)E=F+Getdim(F) + dim(G) = dim(E).

(51)

Bases

Exercice SoientD=

x∈R2;x1+2x2=0 et∆ =

x ∈R2;2x1=x2 deux sous-espace vectoriels deR2.

1 D ´eterminer les dimensions deDet∆.

2 Montrer queR2=D⊕∆.

(52)

Bases

Proposition : une autre caract ´erisation

SoientF1,F2, ...,Fpp sev d’unK-espace vectorielE.

AlorsE=F1⊕F2⊕...⊕Fpsi et seulement si la r ´eunion des bases de chaqueFi est ´egale `a une base deE.

Th ´eor `eme des 4 dimensions ou Formule de Grassmann SiE est un ev de dimension finie et siF etGsont deux sev de E, alors :

dim(F+G) = dim(F) + dim(G)−dim(F∩G).

(53)

Bases

Proposition : une autre caract ´erisation

SoientF1,F2, ...,Fpp sev d’unK-espace vectorielE.

AlorsE=F1⊕F2⊕...⊕Fpsi et seulement si la r ´eunion des bases de chaqueFi est ´egale `a une base deE.

Th ´eor `eme des 4 dimensions ou Formule de Grassmann SiE est un ev de dimension finie et siF etGsont deux sev de E, alors :

dim(F+G) = dim(F) + dim(G)−dim(F∩G).

(54)

Rang d’une famille de vecteurs

D ´efinition

SoitU = (u1,u2, ...,un)une famille d’ ´el ´ements d’unK−evE. On appelle rang de la familleU, la dimension de

Vect{u1,u2, ...,un}.

On montre que ce rang est ´egal au nombre maximum de vecteurs lin ´eairement ind ´ependants dans la familleU.

Exercice

Soitu1= (1,1,1);u2= (1,1,−1);u3= (1,−1,1);

u4= (2,2,−2);u5= (3,1,1)etE le sous-espace vectoriel de R3engendr ´e par la familleU ={u1,u2,u3,u4,u5}.

D ´eterminer le rang deU (on pourra en d ´eduire queE=R3).

(55)

Rang d’une famille de vecteurs

D ´efinition

SoitU = (u1,u2, ...,un)une famille d’ ´el ´ements d’unK−evE. On appelle rang de la familleU, la dimension de

Vect{u1,u2, ...,un}.

On montre que ce rang est ´egal au nombre maximum de vecteurs lin ´eairement ind ´ependants dans la familleU. Exercice

Soitu1= (1,1,1);u2= (1,1,−1);u3= (1,−1,1);

u4= (2,2,−2);u5= (3,1,1)etE le sous-espace vectoriel de R3engendr ´e par la familleU ={u1,u2,u3,u4,u5}.

D ´eterminer le rang deU (on pourra en d ´eduire queE=R3).

(56)

Applications lin ´eaires

D ´efinition

SoitE etF deuxK-ev (K=RouC). On dit qu’une application ϕ:E→F est une applicationK-lin ´eaire ou queϕ est un homomorphisme deK-ev si :

∀(u,v)∈E2, ϕ(u+v) =ϕ(u) +ϕ(v)

∀α ∈K, ∀u∈E,ϕ(αu) =α ϕ(u)

Proposition

Soitϕ : E→F,E etF deuxK-ev. Alorsϕ est lin ´eaire ssi :

∀(u,v)∈E2, ∀(α,β)∈K2, ϕ(αu+βv) =α ϕ(u) +β ϕ(v) et on a alors :

∀(u1, ...,un)∈En, ∀(α1, ...,αn)∈Kn, ϕ

n

i=1

αiui

!

=

n

i=1

αiϕ(ui)

(57)

Applications lin ´eaires

D ´efinition

SoitE etF deuxK-ev (K=RouC). On dit qu’une application ϕ:E→F est une applicationK-lin ´eaire ou queϕ est un homomorphisme deK-ev si :

∀(u,v)∈E2, ϕ(u+v) =ϕ(u) +ϕ(v)

∀α ∈K, ∀u∈E,ϕ(αu) =α ϕ(u)

Proposition

Soitϕ : E→F,E etF deuxK-ev. Alorsϕ est lin ´eaire ssi :

∀(u,v)∈E2, ∀(α,β)∈K2, ϕ(αu+βv) =α ϕ(u) +β ϕ(v) et on a alors :

∀(u1, ...,un)∈En, ∀(α1, ...,αn)∈Kn, ϕ

n

i=1

αiui

!

=

n

i=1

αiϕ(ui)

(58)

Applications lin ´eaires

Remarques

Siϕ est lin ´eaire alorsϕ(0E) =0F.

On noteL(E,F)l’ensemble des applications lin ´eaires deE dansF etL(E)l’ensemble des applications lin ´eaires deE dansE (endomorphismes deE). Il est facile de voir que (L(E,F),+, .)est unK-espace vectoriel.

Exercice

D ´eterminer si les applications suivantes sont lin ´eaires :

1 f(x,y) =2x+3y.

2 g(x,y,z) = (x−y,x+z,x+y+z+2).

3 h(x,y,z) = (x−y,x+z,x+y+z).

(59)

Applications lin ´eaires

Remarques

Siϕ est lin ´eaire alorsϕ(0E) =0F.

On noteL(E,F)l’ensemble des applications lin ´eaires deE dansF etL(E)l’ensemble des applications lin ´eaires deE dansE (endomorphismes deE). Il est facile de voir que (L(E,F),+, .)est unK-espace vectoriel.

Exercice

D ´eterminer si les applications suivantes sont lin ´eaires :

1 f(x,y) =2x+3y.

2 g(x,y,z) = (x−y,x+z,x+y+z+2).

3 h(x,y,z) = (x−y,x+z,x+y+z).

(60)

Applications lin ´eaires

Proposition

SoitE etF deuxK-ev etϕ∈L(E,F). Alors, pour tout sevE1 deE,ϕ(E1)est un sev deF. En particulier,ϕ(E)est un sev de F, qui s’appelle l’image deϕ et qui se noteImϕ.

Imϕ={v ∈F /∃u∈E avecϕ(u) =v}

(61)

Applications lin ´eaires

Proposition

SoitE etF deuxK-ev etϕ∈L(E,F). Alors, pour tout sevE1 deE,ϕ(E1)est un sev deF. En particulier,ϕ(E)est un sev de F, qui s’appelle l’image deϕ et qui se noteImϕ.

Imϕ={v ∈F /∃u∈E avecϕ(u) =v}

(62)

Applications lin ´eaires

Proposition

SoitE etF deuxK-ev etϕ∈L(E,F). Alors, pour tout sevF1 deF,ϕ−1(F1)est un sev deE. En particulier,ϕ−1({0})est un sev deE qui s’appelle le noyau deϕet que l’on notekerϕ.

kerϕ={u∈E/ϕ(u) =0F}

(63)

Applications lin ´eaires

Proposition

SoitE etF deuxK-ev etϕ∈L(E,F). Alors, pour tout sevF1 deF,ϕ−1(F1)est un sev deE. En particulier,ϕ−1({0})est un sev deE qui s’appelle le noyau deϕet que l’on notekerϕ.

kerϕ={u∈E/ϕ(u) =0F}

(64)

Applications lin ´eaires

Proposition

Soitϕ∈L(E,F).Alors : ϕ surjective⇐⇒Imϕ=F ϕ injective⇐⇒kerϕ={0}

(65)

Composition

Proposition

Soit E,F et G troisK-ev. Soitϕ∈L(E,F)etψ∈L(F,G).

Alorsψ◦ϕ∈L(E,G).

Proposition

Soit E et F deuxK-ev etϕ∈L(E,F). Siϕest bijective, alorsϕ−1∈L(F,E). Vocabulaire

Siϕ∈L(E,F)et siϕ est bijective, on dit queϕ est un

isomorphisme d’espaces vectoriels et queE etF sont deux ev isomorphes. Un endomorphisme bijectif deE s’appelle un automorphisme deE.

(66)

Composition

Proposition

Soit E,F et G troisK-ev. Soitϕ∈L(E,F)etψ∈L(F,G).

Alorsψ◦ϕ∈L(E,G).

Proposition

Soit E et F deuxK-ev etϕ∈L(E,F).

Siϕest bijective, alorsϕ−1∈L(F,E).

Vocabulaire

Siϕ∈L(E,F)et siϕ est bijective, on dit queϕ est un

isomorphisme d’espaces vectoriels et queE etF sont deux ev isomorphes. Un endomorphisme bijectif deE s’appelle un automorphisme deE.

(67)

Composition

Proposition

Soit E,F et G troisK-ev. Soitϕ∈L(E,F)etψ∈L(F,G).

Alorsψ◦ϕ∈L(E,G).

Proposition

Soit E et F deuxK-ev etϕ∈L(E,F).

Siϕest bijective, alorsϕ−1∈L(F,E).

Vocabulaire

Siϕ∈L(E,F)et siϕ est bijective, on dit queϕ est un

isomorphisme d’espaces vectoriels et queE etF sont deux ev isomorphes. Un endomorphisme bijectif deE s’appelle un automorphisme deE.

(68)

Applications lin ´eaires et bases

Proposition

Soit E et F deuxK-ev, E de dimension finien.

Soit{e1,e2, ...,en}une base de E etu1,u2, ...,unn vecteurs de F. Il existe alors une unique application lin ´eaireϕ de E dans F telle que, pour touti=1,2, ...,n ϕ(ei) =ui.

Autrement dit, une application lin ´eaire est d ´etermin ´ee de mani `ere unique par l’image des vecteurs d’une base deE.

Proposition

Soit{e1,e2, ...,en}une base de E etϕ∈L(E,F).

Alors{ϕ(e1),ϕ(e2), ...,ϕ(en)}est une famille g ´en ´eratrice de Imϕ.On d ´efinit le rang deϕ par :rangϕ= dimImϕ.

(69)

Applications lin ´eaires et bases

Proposition

Soit E et F deuxK-ev, E de dimension finien.

Soit{e1,e2, ...,en}une base de E etu1,u2, ...,unn vecteurs de F. Il existe alors une unique application lin ´eaireϕ de E dans F telle que, pour touti=1,2, ...,n ϕ(ei) =ui.

Autrement dit, une application lin ´eaire est d ´etermin ´ee de mani `ere unique par l’image des vecteurs d’une base deE.

Proposition

Soit{e1,e2, ...,en}une base de E etϕ∈L(E,F).

Alors{ϕ(e1),ϕ(e2), ...,ϕ(en)}est une famille g ´en ´eratrice de Imϕ.On d ´efinit le rang deϕ par :rangϕ= dimImϕ.

(70)

Applications lin ´eaires et bases

Remarque

rangϕ≤dimE et, siF est aussi de dimension finie, rangϕ≤dimF.

Proposition

Soit E de dimension finie etϕ∈L(E,F).Alors : ϕ injective⇐⇒rangϕ= dimE Si de plus F est de dimension finie, alors :

ϕ surjective⇐⇒rangϕ= dimF et donc si E et F sont de dimensions finies, alors :

ϕbijective⇐⇒rangϕ= dimE= dimF

(71)

Applications lin ´eaires et bases

Remarque

rangϕ≤dimE et, siF est aussi de dimension finie, rangϕ≤dimF.

Proposition

Soit E de dimension finie etϕ∈L(E,F).Alors : ϕ injective⇐⇒rangϕ= dimE Si de plus F est de dimension finie, alors :

ϕ surjective⇐⇒rangϕ= dimF et donc si E et F sont de dimensions finies, alors :

ϕ bijective⇐⇒rangϕ= dimE= dimF

(72)

Th ´eor `eme du rang

Th ´eor `eme du rang

Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ

Corollaire

Soitϕ∈L(E,F), E et F deuxK-ev tous les deux de

dimensions finies. Alorsϕ est bijective ssi il existe une base de E qui a pour image parϕune base de F, et alors toute base de E a pour image parϕ une base de F.

(73)

Th ´eor `eme du rang

Th ´eor `eme du rang

Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ

Corollaire

Soitϕ∈L(E,F), E et F deuxK-ev tous les deux de

dimensions finies. Alorsϕest bijective ssi il existe une base de E qui a pour image parϕune base de F, et alors toute base de E a pour image parϕ une base de F.

(74)

Th ´eor `eme du rang : preuve

Th ´eor `eme du rang

Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ

Preuve

Soit(e1, ...,ep)une base dekerϕ.On la compl `ete en une base deE par ep+1, ...,en

(Th ´eor `eme de la base incompl `ete). On sait que ϕ(e1), ...,ϕ(ep),ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)

est une famille g ´en ´eratrice deImϕ. Comme lesei pouri=1, ...,psont dans kerϕ,ϕ(e1) =· · ·=ϕ(ep) =0. Donc la famille

ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)

est g ´en ´eratrice deImϕ.

(75)

Th ´eor `eme du rang : preuve

Th ´eor `eme du rang

Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ

Preuve

Soit(e1, ...,ep)une base dekerϕ.On la compl `ete en une base deE par ep+1, ...,en

(Th ´eor `eme de la base incompl `ete).

On sait que ϕ(e1), ...,ϕ(ep),ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)

est une famille g ´en ´eratrice deImϕ. Comme lesei pouri=1, ...,psont dans kerϕ,ϕ(e1) =· · ·=ϕ(ep) =0. Donc la famille

ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)

est g ´en ´eratrice deImϕ.

(76)

Th ´eor `eme du rang : preuve

Th ´eor `eme du rang

Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ

Preuve

Soit(e1, ...,ep)une base dekerϕ.On la compl `ete en une base deE par ep+1, ...,en

(Th ´eor `eme de la base incompl `ete).

On sait que ϕ(e1), ...,ϕ(ep),ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)

est une famille g ´en ´eratrice deImϕ.

Comme lesei pouri=1, ...,psont dans kerϕ,ϕ(e1) =· · ·=ϕ(ep) =0. Donc la famille

ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)

est g ´en ´eratrice deImϕ.

(77)

Th ´eor `eme du rang : preuve

Th ´eor `eme du rang

Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ

Preuve

Soit(e1, ...,ep)une base dekerϕ.On la compl `ete en une base deE par ep+1, ...,en

(Th ´eor `eme de la base incompl `ete).

On sait que ϕ(e1), ...,ϕ(ep),ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)

est une famille g ´en ´eratrice deImϕ. Comme lesei pouri=1, ...,psont dans kerϕ,ϕ(e1) =· · ·=ϕ(ep) =0. Donc la famille

ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)

est g ´en ´eratrice deImϕ.

(78)

Th ´eor `eme du rang : preuve

Th ´eor `eme du rang

Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ

Preuve

Montrons qu’elle est libre : soitαi des scalaires tels que :

ni=p+1αiϕ(ei) =0⇒ϕ

ni=p+1αiei

=0 (ϕ lin ´eaire)

⇒∑ni=p+1αiei∈kerϕ⇒∑ni=p+1αiei=∑pi=1βiei

⇒∑ni=p+1αiei−∑pi=1βiei=0⇒αi=0 etβi=0 (lesei forment une base)

⇒la famille ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)

est libre.

C’est donc une base deImϕ. D’o `urangϕ=n−p, ce qui donne l’ ´egalit ´e.

(79)

Th ´eor `eme du rang : preuve

Th ´eor `eme du rang

Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ

Preuve

Montrons qu’elle est libre :

soitαi des scalaires tels que :

ni=p+1αiϕ(ei) =0⇒ϕ

ni=p+1αiei

=0 (ϕ lin ´eaire)

⇒∑ni=p+1αiei∈kerϕ⇒∑ni=p+1αiei=∑pi=1βiei

⇒∑ni=p+1αiei−∑pi=1βiei=0⇒αi=0 etβi=0 (lesei forment une base)

⇒la famille ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)

est libre.

C’est donc une base deImϕ. D’o `urangϕ=n−p, ce qui donne l’ ´egalit ´e.

(80)

Th ´eor `eme du rang : preuve

Th ´eor `eme du rang

Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ

Preuve

Montrons qu’elle est libre : soitαi des scalaires tels que :

ni=p+1αiϕ(ei) =0⇒ϕ

ni=p+1αiei

=0 (ϕ lin ´eaire)

⇒∑ni=p+1αiei∈kerϕ⇒∑ni=p+1αiei=∑pi=1βiei

⇒∑ni=p+1αiei−∑pi=1βiei=0⇒αi=0 etβi=0 (lesei forment une base)

⇒la famille ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)

est libre.

C’est donc une base deImϕ. D’o `urangϕ=n−p, ce qui donne l’ ´egalit ´e.

(81)

Th ´eor `eme du rang : preuve

Th ´eor `eme du rang

Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ

Preuve

Montrons qu’elle est libre : soitαi des scalaires tels que :

ni=p+1αiϕ(ei) =0⇒ϕ

ni=p+1αiei

=0 (ϕ lin ´eaire)

⇒∑ni=p+1αiei∈kerϕ⇒∑ni=p+1αiei=∑pi=1βiei

⇒∑ni=p+1αiei−∑pi=1βiei=0⇒αi=0 etβi=0 (lesei forment une base)

⇒la famille ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)

est libre.

C’est donc une base deImϕ. D’o `urangϕ=n−p, ce qui donne l’ ´egalit ´e.

(82)

Th ´eor `eme du rang : preuve

Th ´eor `eme du rang

Soit E unK-ev de dimension finienetϕ∈L(E,F).Alors : dimE= dim kerϕ+rangϕ

Preuve

Montrons qu’elle est libre : soitαi des scalaires tels que :

ni=p+1αiϕ(ei) =0⇒ϕ

ni=p+1αiei

=0 (ϕ lin ´eaire)

⇒∑ni=p+1αiei∈kerϕ⇒∑ni=p+1αiei=∑pi=1βiei

⇒∑ni=p+1αiei−∑pi=1βiei=0⇒αi=0 etβi=0 (lesei forment une base)

⇒la famille ϕ(ep+1), ...,ϕ(en)

est libre.

C’est donc une base deImϕ. D’o `urangϕ=n−p, ce qui donne l’ ´egalit ´e.

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