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Étude expérimentale de la structure hyperfine de raies laser infrarouges du xénon-131. Interprétation théorique

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(1)

HAL Id: jpa-00207185

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00207185

Submitted on 1 Jan 1971

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Étude expérimentale de la structure hyperfine de raies laser infrarouges du xénon-131. Interprétation théorique

S. Liberman

To cite this version:

S. Liberman. Étude expérimentale de la structure hyperfine de raies laser infrarouges du xénon-131. Interprétation théorique. Journal de Physique, 1971, 32 (11-12), pp.867-870.

�10.1051/jphys:019710032011-12086700�. �jpa-00207185�

(2)

ÉTUDE EXPÉRIMENTALE DE LA STRUCTURE HYPERFINE

DE RAIES LASER INFRAROUGES DU XÉNON-131.

INTERPRÉTATION THÉORIQUE (*)

S. LIBERMAN

Laboratoire Aimé

Cotton,

C. N. R.

S., 91, Orsay,

France

(Reçu

le 12 mai

1971)

Résumé. - On donne les résultats de mesures

expérimentales

des structures

hyperfines

sur des

raies laser

infrarouges

de Xe I pour

l’isotope

de nombre de masse 131. La

partie magnétique

se

déduisant de l’étude sur

l’isotope

129, on étudie seulement la

partie quadrupolaire électrique

pour

laquelle

on montre l’influence des effets relativistes et des interactions de

configurations

lointaines.

Abstract. 2014

Experimental

results on

hyperfine

structures of Xe I infrared laser lines

(isotope

of

mass number

131)

are given in this paper. As the

magnetic

part may be deduced from studies on the

isotope

of mass number 129, one has

only

to

study

the

quadrupole

part ; it is shown that the influence of relativistic effects and far

configuration

interaction is

important.

Classification

Physics

Abstracts

13.20, 13.23

Introduction. - A la suite de l’étude

expérimentale

des structures

hyperfines

de raies laser

infrarouges

du

xénon-129

[1]

et de

l’interprétation théorique

des

résultats

[2],

nous avons

entrepris

un travail similaire pour

l’isotope

de nombre de masse 131. Cet

isotope possède

un

spin

nucléaire

1= 2

et

présente

un moment

quadrupolaire

faible

Q N 0,12

barns

[3].

Les struc-

tures

hyperfines

sont donc

plus compliquées

que dans

le cas du xénon-129 pour

lequel

I =

t.

L’utilisation d’un échantillon enrichi à

plus

de 98

%

en

xénon-131

[4] simplifie beaucoup

le travail d’identi- fication des

composantes.

I. Résultats

expérimentaux.

- Le

montage expé-

rimental

(d’analyse

par

spectromètre Fabry-Perot photoélectrique),

décrit

précédemment [1 ],

nous a

permis d’enregistrer

les structures d’une douzaine de raies laser

infrarouges,

mais 7 d’entre elles seulement ont des structures assez

simples

pour

pouvoir

être

exploitées.

Les résultats

expérimentaux

sont

pré-

sentés dans le tableau

1 ;

les schémas des

figures enregistrées (colonne 3)

montrent pour

plusieurs

raies

des

composantes

non identifiées

qu’on peut

attri- buer à des résidus de

l’isotope

129. Les écarts mesurés sont donnés

(colonne 4)

avec une

précision

de l’ordre

de

0,2

mK

(écart quadratique moyen).

Des

enregistrements

effectués sur les raies intenses  =

2,62

u, Â =

3,50 Jl, Â

=

4,15 u

et  =

5,57 g

n’ont pas pu être

exploités :

ils montrent des struc-

(*) Les résultats obtenus dans cet article forment une partie de la thèse de doctorat ès sciences physiques soutenue par l’auteur le 19/1/71 à Orsay (n° d’ordre 732).

tures assez serrées à nombreuses composantes pour

lesquelles

l’identification est

trop

incertaine.

Tenant

compte

de la valeur

précise

du

rapport

des

moments

magnétiques /l129/Jl131 = - 1,124 85 [5]

et des valeurs mesurées des constantes

AaJ

de struc-

ture

hyperfine magnétique

des niveaux

(aJ)

de l’iso-

tope

129

[1, 2],

nous avons pu déduire la structure

magnétique

des niveaux

correspondants

de l’iso-

tope 131,

sachant que l’anomalie de structure

hyper-

fine est tout à fait

négligeable [6].

Dans ces

conditions,

les mesures

précédentes permettent

d’accéder aux

constantes

quadrupolairesr Baj

de

plusieurs

niveaux.

Un programme de calcul de ces constantes à

partir

des intervalles

mesurés,

par une méthode de moindre

carrés,

donne les valeurs des constantes contenues dans le tableau II

(Le principe

du calcul consiste à fixer alternativement les valeurs des

AaJ

et des

BaJ ;

les constantes

Aa J

initiales sont tirées des valeurs obtenues à

partir

des résultats sur

l’isotope

129 et

sont

rappelées

en colonne

2).

II.

Interprétation théorique

de la structure qua-

drupolaire.

- Les

configurations

du

spectre

de Xe I

sont de la forme 5

p’

nl. Dans ce cas, si l’on veut tenir

compte

des corrections relativistes

[2] l’opérateur

d’interaction

hyperfine quadrupolaire peut

s’écrire

sous la forme

[7] :

avec

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:019710032011-12086700

(3)

868

TABLEAU 1

(4)

TABLEAU Il

(Valeurs

en

mK)

pour le « trou » 5 p

(équivalent

à un facteur de

phase près

au coeur 5

p5)

pour l’électron externe nl.

Les coefficients

zz’)

contiennent la

dépendance

radiale en

l/r3

>

(pour

les électrons p le terme

bp(13) W(13)2

n’existe

pas).

Le calcul de

l’énergie

d’interaction

(au

1 er

ordre)

au moyen de ces

opéra-

teurs fait intervenir les constantes

quadrupolaires BaJ

des niveaux aJ

(Formule

de

Casimir). Enfin,

les cons-

tantes

BaJ

sont liées aux coefficients

bi(Kk)

caractéris-

tiques

des orbitales

électroniques

i par des relations linéaires :

BaJ = l xJ .bi(Kk).

La

partie angulaire

i

décrite par les

xa’

se calcule

simplement

en tenant

compte

du

couplage

réel

explicité préalablement

dans l’étude des

configurations [2].

Les coefficients

bi(Kk)

sont traités comme des

paramètres ajustables

dans un calcul de moindres carrés où les 2es membres sont constitués par les constantes

BaJ expérimentales.

a)

CONFIGURATIONS PAIRES 5

p S (6

p + 7

p).

-

Pour réduire le nombre de

paramètres

libres comme

nous l’avons fait dans l’étude de la structure

hyperfine magnétique [2],

nous pouvons ici encore fixer les rap-

ports bnp(Kk)/bsp(Kk)

aux valeurs de

(np/(sp

détermi-

nées dans l’étude du

couplage

intermédiaire. Seuls subsistent donc comme

paramètres

libres :

b5p(02)

et

b5p(11).

On a en

particulier (6p/(Sp = 0,051

et

(7p/ (sp

=

0,25

de sorte que les

configurations

5

p’

6 p et 5

ps

7 p

qui

sont très

mélangées peuvent

être étu- diées simultanément. A

partir

de nos déterminations

expérimentales

de

BaJ,

on obtient les valeurs des para- mètres données dans le tableau III.

TABLEAU III

L’introduction des

paramètres

non

diagonaux

notés

bn’l’n’’I’,(Kk)

vient de la

prise

en considération des interactions de

configurations proches

5

p’

n’ l’

et 5

p5

n" 1"

(comme

dans le calcul

empirique

des

énergies

des

niveaux).

Le tableau IV donne les valeurs de

B0153J

calculées à

partir

des

paramètres précédents

pour tous les niveaux des

configurations

5

p5(6

p + 7

p).

Il

permet

la compa- raison avec les valeurs

expérimentales

de

B0153J

déter-

minées par divers auteurs. L’écart

quadratique

moyen

(calculé

avec nos valeurs

expérimentales

et celles de

A. Bohr et Coll

[3].

pour les niveaux que nous n’avons pas

mesurés)

est de

0,6 mK ;

il est du même ordre de

grandeur

que l’incertitude

expérimentale

moyenne.

TABLEAU IV

(Valeurs en mK)

b)

CONFIGURATIONS IMPAIRES 5

p5(6

S + 5

d).

- Les

paramètres bi(ick) correspondants

aux orbitales 6 s

n’existent évidemment pas ; par ailleurs l’étude

empirique

des

énergies

des niveaux de la

configuration

5

p’

5 d avait conduit à

prendre

pour

5d

la valeur

zéro

[2]

de sorte

qu’il

est raisonnable de

négliger

les

paramètres b5d(Kk) (ainsi

que les

paramètres

non

diagonaux).

Seuls subsistent donc ici encore les

paramètres b,P(02)

et

bsp(11).

Nous utilisons pour les

calculer la valeur de

Ba J

mesurée avec une

grande précision

par Faust et McDermott

[6]

sur le niveau

6

s[3/2] 2,

ainsi que deux des valeurs que nous avons mesurées

(niveaux

5

d[1/2]

1 et 5

d[3/2] 2).

Les valeurs

calculées des

paramètres

sont alors :

bsp(02) _ - 5,65

±

0,5

mK

b,p(l 1) =

+

0,9 ± 0,4 mK .

Le tableau V rassemble les valeurs de

Bai

calculées à

partir

de ces

paramètres

pour les niveaux des confi-

gurations

5

p’(6

s + 5

d),

et donne les valeurs

expé-

rimentales

qui

ont pu être déterminées par divers auteurs. L’écart

quadratique

moyen est

égal

à

o,13 mK,

valeur en

deçà

de l’incertitude

expérimentale

moyenne.

c)

DISCUSSION DES RÉSULTATS. - Les constantes de structure

quadrupolaire

des états

2p j

du coeur - 5

p5

peuvent

être déterminées à

partir

de la valeur de

b5p(02).

On établit en effet la relation :

D’où la

possibilité

de comparer avec les valeurs déterminées par d’autres auteurs

(Tableau VI).

(5)

870

TABLEAU V

(valeur

en

mK)

TABLEAU VI (valeur en mK)

Nous pouvons remarquer les valeurs différentes obtenues suivant les

configurations ; cependant,

la

comparaison

avec les valeurs données par d’autres auteurs demeure satisfaisante.

Des calculs

théoriques reposant

sur un certain nombre

d’approximations [8] permettent

d’obtenir des

expressions

littérales pour les coefficients

bi(Kk).

On

peut

donc calculer le

rapport b5p(11)/b5p(02)

au moyen de ces

expressions

et comparer sa valeur à celles

qu’on

obtient à

partir

de valeurs

empiriques

déterminées en

a)

et

b) (Tableau VII).

TABLEAU VII

Les valeurs

empiriques

obtenues pour les

configu-

rations

paires

et

impaires

sont

approximativement égales,

mais elles diffèrent assez notablement de la valeur

théorique

attendue -

0,038.

Cet écart est lié

à la

grande

incertitude relative à la détermination de

b5p(11)

à

partir

des résultats

expérimentaux,

ainsi

qu’au

caractère

approché

des calculs

qui

conduisent

aux

expressions théoriques

des coefficients

bi(Kk).

Cependant,

les différences obtenues d’une

part

entre les valeurs de

b5p(02)

pour les deux

types

de confi-

gurations,

d’autre

part

entre les valeurs

expérimentale

et calculée du

rapport bsp(II)/bsp(02)

montrent que

des corrections autres que les seules corrections rela- tivistes ont été effectivement

prises

en

compte

dans

ces calculs. Les nouvelles corrections sont dues pour l’essentiel aux effets des interactions de

configurations

lointaines. Ces

effets,

traités au 2e ordre de

perturba-

tion sur la structure

hyperfine

sont d’évaluation difficile.

Les études

théoriques qui

en ont été faites

jusqu’ici

ne concernent que les

configurations

d’électrons

équivalents : nlN [9],

alors que pour Xe 1 les confi-

gurations

sont de la forme

nlN

n’ l’

(avec n1N -

5

p5).

En outre, ces études

théoriques

ne considèrent que les corrections dues à l’interaction

électrostatique

en

négligeant

celles dues au

couplage spin-orbite ;

or.

l’effet décelé sur

bSp(11) (donc

sur

l’opérateur wSp (11)2)

ne

peut

se

comprendre

que par l’intervention au 2e ordre de

l’opérateur

de

couplage spin-orbite qui agit

à la fois sur les variables de

spin

et d’orbite. L’étude

de la structure fine avait d’ailleurs montré

l’impor-

tance du rôle

joué

par le

couplage spin-orbite

dans le

spectre

de Xe 1

[2].

Conclusion. -

L’interprétation

satisfaisante des

mesures de

Bal

constitue un test

supplémentaire

de qua- lité pour les fonctions d’onde du

couplage intermédiaire ;

elle

permet

de

prévoir

avec une incertitude raisonnable les valeurs des constantes

Bal

de niveaux

qui

n’ont

encore donné lieu à aucune mesure. Par contre, la

prise

en considération effective des effets relativistes et des interactions de

configurations

lointaines demeure

empirique,

de sorte que l’évaluation

précise

de la

valeur moyenne

1/r3 > 5p

et du même coup celle du moment

quadrupolaire Q du

noyau restent un

problème

difficile.

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Commu-

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Références

Documents relatifs

sont présentés dans le tableau VII pour les para- m6tres de structure hyperfine (ici encore nous n’avons pas obtenu une valeur de asp significative). TABLEAU

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