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Submitted on 1 Jan 1971
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Raies laser infrarouges dans les vapeurs de terres rares et d’alcalino-terreux
Ph. Cahuzac
To cite this version:
Ph. Cahuzac. Raies laser infrarouges dans les vapeurs de terres rares et d’alcalino-terreux. Journal
de Physique, 1971, 32 (7), pp.499-505. �10.1051/jphys:01971003207049900�. �jpa-00207104�
RAIES LASER INFRAROUGES DANS LES VAPEURS
DE TERRES RARES ET D’ALCALINO-TERREUX
Ph. CAHUZAC
Laboratoire Aimé
Cotton,
C. N. R. S.II, 91, Orsay,
France(Reçu
le 9 novembre1970)
Résumé. 2014 Nous avons observé dans les vapeurs de terres rares
(thulium, ytterbium, samarium, europium)
et d’alcalino-terreux(baryum, strontium),
76 raies laserinfrarouges.
Les vapeurs étu-diées sont excitées par des
impulsions électriques
brèves et intenses. A l’aide d’un interféromètre deFabry-Perot
et d’undispositif
de détectionsynchrone,
nous avons mesuréquelques déplacements isotopiques
dans la vapeurd’ytterbium.
Enfin, nous avons mis aupoint
un laser oscillant en modeunique
pourplusieurs
raies des vapeurs debaryum
et de strontium.Abstract. 2014 We have observed in rare earth vapors
(thulium, ytterbium,
samarium,europium)
and in alkaline earth vapors
(barium, strontium),
76 infrared laser lines. The metallic vapors were exited with short and intense electricalpulses.
With aFabry-Perot
interferometer andphase
sensi-tive
detection,
we have measured severalisotope
shifts inytterbium
vapor.Finally
we have achieveda
single-mode
laseroperating
with several lines of barium and strontium vapors.Classification
Physics
Abstracts :13.20
1. Introduction. - L’excitation par des
impulsions électriques
brèves et intenses de vapeursmétalliques
nous a
permis
d’obtenir de nombreuses raies laserinfrarouges
dans les vapeurs dequatre
terres rares(thulium, ytterbium, samarium, europium)
et de deuxalcalino-terreux
(baryum, strontium) (*).
A notreconnaissance,
une seule de ces raies adéjà
été observée par d’autres auteurs. Elles couvrent un domaine spec- tral s’étendant de1 Jl
à6,5
y. Nous avons identifiéune
grande partie
d’entre elles. Lesplus
intenses sontissues de niveaux fortement connectés au niveau fonda- mental par transition
dipolaire électrique (niveau résonnant),
ou aboutissent à des niveaux métastables.Ces laser constituent de nouvelles sources spectro-
scopiques infrarouges
très intenses. A l’aide d’unétalon de
Fabry-Perot
extérieur à la cavité laser etd’un
dispositif
de détectionsynchrone approprié,
nous avons effectué
quelques
mesures dedéplacement isotopique.
Deplus,
nous avons mis aupoint
un laseroscillant sur un seul mode
longitudinal
pourplusieurs
raies des deux alcalino-terreux étudiés.
II.
Dispositif expérimental.
- La méthode d’exci- tation que nous avons utilisée est maintenantclassique
pour la recherche des raies laser dans les vapeurs
métalliques [1], [2], [3].
Enprincipe,
lasimple décharge
d’un condensateur dans le tube laser suffit à
produire
les
impulsions
nécessaires.Cependant,
lors de l’ana-(*)
La mise au point du dispositif expérimental et son application à l’étude des terres rares constitue la thèse de Doctorat de 3e cycle soutenue par l’auteur le 8 Juillet 1969 à Orsay.lyse
des raies à très hauterésolution,
un bonrapport
signal/bruit
est nécessaire. Celaexige
d’unepart
une bonne stabilité de source, d’autrepart
une détectionsynchrone
de lafréquence
desimpulsions.
Ceci nousa conduit à
envisager
unmontage plus complexe.
a)
DISPOSITIFÉLECTRONIQUE (Fig. 1).
- Dans notremontage,
larégularité
du déclenchement desimpul-
sions est assurée par un
thyratron
depuissance.
Lui-même est commandé par une base de
temps ajustable
FIG. 1. - Ensemble du dispositif expérimental (a) miroirs escamotables
(b) métal à étudier.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01971003207049900
500
en
fréquence
de 1 Hz à 130 Hz environ. L’ensembleprésente
untemps
de montée inférieur à0,5
ys etpeut
fournir desimpulsions
de 500 A maximum d’in- tensité de crête. Leurlargeur
est de l’ordre de 2 JlS.La valeur du
signal
de cellule étant biensupérieure
à la tension de
bruit,
onpeut
observerchaque impul-
sion sur un
oscilloscope
avec un bonrapport signal/
bruit. Un tel mode d’observation suffit pour la recher- che des raies
laser,
mais la situation n’est pas aussi favorable dans le cas d’unenregistrement.
Eneffet,
d’une
impulsion
àl’autre,
l’intensité de crêtepeut
varierbeaucoup
et deplus
la durée dusignal
utile estfaible devant celle
qui sépare
deuximpulsions
succes-sives. Le
signal enregistré (valeur
moyenne dusignal
utile et du
bruit)
est constitué par du bruit purpendant
la
majeure partie
dutemps
et doncprésente
unrapport
signal/bruit
médiocre. Onl’augmente
notablement en nedétectant
lesignal électrique
quependant
la duréedu
signal
utile. Ceci est réalisé à l’aide d’uneporte
analogique.
Commandée par la base detemps,
ellemultiplie
lesignal
donné par la cellule par des créneauxpériodiques synchrones
desimpulsions.
Deux retardsvariables
permettent d’ajuster
leurlargeur
et leurposition
parrapport
ausignal
utile.b)
DISPOSITIF THERMIQUE. - Les éléments àétudier,
introduits dans le tube àdécharge
sous forme degrains métalliques
purs à mieux que 99%,
sont solides àtempérature
ordinaire. Il est nécessaire de chauffer le tube laser afin d’obtenir unepression
de vapeurmétallique
suffisante. A ceteffet,
nous avons utilisé des fourstubulaires,
l’unélectrique,
l’autre à gaz.Tous deux sont
régulés
entempérature
à mieux que± 5 °C
près.
Lagéométrie
dudispositif
dechauffage (résistance électrique
ou rampe de becsMeker)
esttelle que la
température
reste relativement constantesur la
majeure partie
de lalongueur
du four(environ
75
cm).
Nous avons utilisé des tubes à
décharge
de 5 à10 mm de diamètre interne. La
partie
centrale est enquartz
ou en alumine. Lesparties
externes,froides,
sont en pyrex. Au cours de
l’expérience,
nous intro-duisons un gaz
porteur qui peut
être indifféremment dunéon,
del’argon,
de l’hélium ou même del’hydro- gène.
Son rôle est double : d’unepart,
ilpermet
le passage de ladécharge
dans lesparties
froides dutube,
d’autrepart,
il ralentit la diffusion de la vapeurmétallique
vers les fenêtres du laser.c)
DISPOSITIF OPTIQUE. DÉTECTEUR. - La cavité laser est dutype confocal ;
salongueur
est de1,25
m.Les
miroirs,
revêtus d’une couche d’or totalementréflectrice, présentent
un bonpouvoir
réflecteur dansl’infrarouge proche
et moyen(Jt =
98%).
Une faiblepartie
del’énergie
lumineuse estprélevée
à l’aided’une lame
placée
dans lacavité,
à 45° de son axe.Cette lame est en
fluorine,
ainsi que les fenêtres du tube àdécharge placées
à l’incidence de Brewster.Un
petit
monochromateur à réseaupermet
deséparer
les différentes raies laser dont nous mesuronsles
longueurs
d’ondegrâce
à unspectromètre
à réseauà haute résolution du
type Czerny-Turner (résolution
à A =
2,5 ti :
150 000environ).
Pourl’analyse
de lastructure des raies laser à très haute
résolution,
nousdisposons
d’un étalon deFabry-Perot plan,
àépais-
seur fixe. Le
balayage
enfréquence
est effectué parvariation de
pression.
La détection du
signal
laser est assurée par des cellulesphotorésistives
dutype
PbS ouGe-Au,
selon le domainespectral
étudié(1 u-3
Jl et 3y-8 y
respec-tivement).
III. Résultats. -
a)
RECHERCHE ET IDENTIFICATION DES RAIES LASER. - Pour tous les élémentsétudiés,
terres rares et
alcalino-terreux,
les conditions de fonctionnement sont assez voisines. Nous n’avons observé aucun effet laser au-dessous d’unepression
devapeur
métallique
de l’ordre de10-4
torr. Au-dessusd’une
pression
de0,5
torr, la consommation de métalaugmente rapidement
et entraîne une diminutionnotable de la durée de vie du tube. La
pression
du gazporteur (0,5
torr à 3torr)
est engénéral
nettementsupérieure
à celle de la vapeurmétallique.
Nous avonscherché à obtenir les raies laser avec
plusieurs
gazporteurs
afin de lesdistinguer
des éventuelles raies laser de ces gaz. Dans laplupart
des cas, l’intensité de crête desimpulsions
a été de 150 à 300 A.Le tableau 1 résume les résultats obtenus dans l’étude des six éléments choisis.
Dans le
thulium,
les transitions observées sontgroupées
dans un domainespectral
assez étroit. Toutesmettent en
jeu
les niveauxprofonds
desconfigurations
4
f "
6 p 6S2
et 4f "
5 d 6 s pour les niveauxsupé- rieurs, 4 f 13 6 s 6 p et 4 f 12 5 d 6 s2
pour les niveauxinférieurs
[4].
Elles ontdéjà
été observées en émissionspontanée
par J. L.Vergès
à l’aide duspectromètre
SISAM
[5].
Dessept
niveaux inférieursintéressés,
sixsont métastables.
Dans le cas de
l’ytterbium,
le domainespectral
couvert s’étend de 1 11 à
4,8
11 et lesconfigurations
mises en
jeu
sont nombreuses. Parmi lesquatre
raies observées ensuperradiance (Tabl. I),
trois aboutissent à des niveaux métastables. Les deux raies duspectre
IIont leur niveau
supérieur
fortement connecté par transitiondipolaire électrique
au niveau fondamental duspectre
d’étincelles.Dans la vapeur de
samarium,
nous n’avons pu identifier avec certitudequ’une
seule transition(A
= 26 998A.).
Ellecorrespond
à une raie observéeen émission
spontanée
par C. Morillon. Demême,
la raie A = 20 483 a été observée par cet auteur, mais sa classification n’est pas encore connue[6].
Le cas de
l’europium
estplus
favorable. Toutes les raies laser observées ont pu être identifiées. Comme dans le cas du thulium peu deconfigurations
sontintéressées. Il
s’agit
desconfigurations
4f’
6 s 6 p et 4f7
6 s 5 d.Beaucoup
de niveaux sont communs àplusieurs
raies.Toutes,
sauf deux(Â
=2,58 11
etA =
2,72 11)
sont issues des trois niveaux duspectre
1TABLEAU 1
Raies laser
infrarouges
observées.(a)
Le calcul deslongueurs
d’onde a étéeffectué
àpartir
d’une liste de niveaux connus pourchaque élément, grâce
à un programme mis aupoint
au Laboratoire A. Cotton par J. Bauche et A. Carlier.(b)
D’une division à l’autre de cetteéchelle,
l’intensité estmultipliée
par unfacteur
sept environ.(c)
Raie observée ensuper-radiance.
(d)
Raie observée avecprisme
sélecteur seulement.(e)
Raie oscillantégalement
endéclzarge
continue.502
TABLEAU 1
(suite)
les
plus
fortement connectés au niveau fondamental par transitiondipolaire électrique.
Seule la raieÀ =
1,76 g
aboutit à un niveau métastable. L’utilisa- tion d’unprisme
sélecteur degrand angle placé
dansla cavité nous a
permis
de mettre en évidence des effets de cascades et decompétitions
entre raies. Enprésence
de ceprisme
les intensités relatives sontnotablement modifiées. En
particulier
les deux raiesÀ =
2,58 g
et =2,72 g
n’oscillent pas. Ceci montre que leurs niveauxsupérieurs
sont essentiellementpeuplés
par cascade(Fig. 2). Enfin,
l’intensité de1,76 u.
estmultipliée
par un facteur dix environ.Les transitions observées dans les vapeurs de
baryum
et de strontium font intervenir desconfigura-
tions très diverses. Les deux raies les
plus
intéressantes sont A =1 ,50 y
pour lebaryum
et  =6,45 g
pour le strontium(Fig. 3).
Elles mettent enjeu
des niveauxhomologues sp(’Pl)
-->Sd(l D2).
Toutes deux ontété
prévues
par W. T. Walter et Coll.[7].
La raie/) =
1,50 Il
satisfait auxprincipaux
critères énoncés par ces auteurs et caractérisant le mécanisme de l’émission laser à très hautgain,
enimpulsions.
Enparticulier,
le niveausupérieur
estrésonnant,
leniveau inférieur est métastable. Cette situation favo- rise un
peuplement rapide
du niveausupérieur
par collisionsélectroniques.
Onpeut
donc obtenir aveccette structure une inversion de
population
d’unedurée très brève
rapidement
suivie d’une accumulation d’atomes sur le niveau métastable. Parsuite,
aucuneffet laser ne
peut
avoir lieu endécharge
continue. La situation est différente dans le cas de la raie =6,45 Il
du strontium : d’une
part,
le niveau 5 s 4d(l D2)
a uneénergie supérieure
à celle des niveaux 5 s 5p(3PO,l,2),
d’autre
part,
pour letriplet
5 s 4d(3 Dl,2,3)
et, à unmoindre
titre,
pour letriplet
5 s 5p(3Po,l,z)
on s’écartedu
couplage (L, S).
Le niveau 5 s 4d(1D2)
n’est doncpas métastable. Ceci est confirmé par
l’observation,
en effet
laser,
de la raie  =1,77 Il correspondant
àla transition 5 s 4
d(l D2)
--> 5 s 5p(3p 1)
interdite encouplage (L, S)
pur. Dans ces deux élémentsquelques
raies n’ont pu être encore identifiées. Il n’est pas
impossible
que certaines d’entre elles mettent enjeu
les niveaux
3F2,3,4
desconfigurations nd2 (n
= 5pour le
baryum, n
= 4 pour lestrontium)
et dont lesénergies
ne sont pas encore connues.FIG. 2. - Schéma de quelques-unes des raies laser obtenues dans la vapeur d’europium montrant en particulier les effets de cascades sur les raies À = 2,58 u et À = 2,72 p et de compétition
entre les raies  = 1,76 u et = 4,32 p.
FIG. 3. - Schéma comparatif des niveaux les plus profonds du
Ba 1 et du Sr I.
b)
ANALYSE A TRÈS HAUTE RÉSOLUTION DES RAIES LASER. -Malgré
les diverses causes d’instabilité dans l’émissionlaser,
il estpossible
d’effectuer uneanalyse
à très haute résolution des raies obtenues dans les vapeurs
précédentes.
Nous avons effectuéquelques
mesures de
déplacements isotopiques
dansl’ytterbium
(Tableau II)
et de structurehyperfine
pour une raie du thulium.Cependant,
cette étude n’a pas été pour-suivie, l’emploi d’isotopes séparés permettant
seul d’obtenir des mesuresprécises
et d’identifier aveccertitude les différentes
composantes
des structuresenregistrées.
TABLEAU II
Déplacements isotopiques
observés dansl’ytterbium
L’appareil analyseur (Fabry-Perot)
estplacé
àl’extérieur de la cavité. Celle-ci étant de
grande
lon-gueur,
plusieurs
modes dominants sontprésents
dansla
largeur Doppler
et l’onenregistre approximative-
ment
l’enveloppe
de ces modesélargie
par la fonction instrumentale. Pourchaque
raieétudiée,
nous avons utiliséplusieurs
intervalles entre ordres afin de lever lesambiguïtés
dues à d’éventuels recouvrements d’ordres. Lafigure
4 donne unexemple d’enregistre-
ment d’une raie de
l’ytterbium.
Les troiscomposantes correspondent
très vraisemblablement aux trois iso-topes
lesplus
abondants dans lemélange
naturel :Ybl72 (22 %), Yb174 (32 %), Ybl76 (13 %).
Il estraisonnable de penser que les
isotopes impairs,
bienque relativement abondants
Ybl7l (14 %)
etY 173 (16 %)
ne donnent lieu à aucun effet laser : par suite dutrop grand
nombre decomposantes,
legain
surchacune d’elles est
trop
faible pourpermettre
l’oscil- lation.c)
RÉALISATION D’UN LASER MONOMODE. - Lesexpériences précédentes
nous ont montré l’existence de raies laser àgain
trèsélevé,
notamment dans lesvapeurs de
baryum (Â
=1,50 gain =
40dB/m
à760°C)
et de strontium(Â
=6,45 y).
Nous avonsobtenu l’oscillation de ces raies avec une très courte
longueur
de milieu actif.Pour une
longueur
de 20 cm de milieu actif(cavité
de 40
cm),
nous avons observé dans la vapeur debaryum
onze des dix-neuf transitionsprécédentes.
Ces transitions sont
précédées
d’unastérisque
dans letableau I. Avec une
longueur
de 4 cm de milieu actif(cavité
de 22cm),
seule oscille la raie =1,50 J.l
etdans ce cas un seul mode dominant est
présent
dans lalargeur Doppler.
Endéplaçant
l’un des miroirs lelong
de son axe, nous avons «enregistré »
les modesdominants successifs
K-l, 0, 0 ; K, 0, 0 ;
K +1, 0, 0,
etc...
(Fig. 5).
L’observation du «Lamb-dip »
montre504
FIG. 4. - Déplacement isotopique pour une raie de l’ytterbium.
FIG. 5. - Exemple d’enregistrement obtenu sur la raie Â=1,50 g du Ba 1 à l’aide du laser monomode (longueur de la cavité : 1
22 cm).
la stabilité en
fréquence
de ces modesmalgré
les nom-breuses causes d’instabilité dont les
plus importantes
sont la
présence
du four dans la cavité et le fonction-nement en
impulsions.
Récemment,
avec la mêmelongueur
de cavité(22 cm),
nous avons obtenu l’oscillation en modeunique
sur trois raies du strontium(Â
=1,97 J.1
et =
2,09 J.1
enimpulsions ; Â
=6,45 J.1
endécharge continue).
IV. Conclusion. - Le but initial de ce travail était d’obtenir des raies laser dans les vapeurs des terres rares afin d’aider à la classification de leur
spectre.
Quoique
assezélevé,
le nombre de raies laser obser- vées(43
dans les terres rares et 33 dans les alcalino-terreux)
est insuffisant pourrépondre
au but recher- ché. Afin de résoudre leproblème posé
par les raiesnon encore
identifiées,
nous avonsanalysé
lespertur-
bations dans les intensités des raies visibles de l’émis- sionspontanée ayant
des niveaux communs avec les raies laser observées. Mais cetteanalyse
menée soitpar une étude
photographique,
soit par une étudetemporelle
des intensités n’a pasdonné,
pour le moment, derenseignements supplémentaires.
Cependant,
ce travail montrequ’il
estpossible
demener à bien des études
spectroscopiques
à très haute résolution avec cetype
de sources. Deplus,
avec lelaser
monomode,
nousdisposons
d’une sourceinfrarouge intense,
trèsmonochromatique
et de lon-gueur d’onde variable dans un
petit
domainespectral.
Nous
comptons
l’utiliser dans desexpériences
d’ab-sorption.
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