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Submitted on 1 Jan 1879
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Régulateur de température
René Benoit
To cite this version:
René Benoit. Régulateur de température. J. Phys. Theor. Appl., 1879, 8 (1), pp.346-349.
�10.1051/jphystap:018790080034601�. �jpa-00237551�
au
pôle négatif
a servipendant quelque temps
d’électrodeposi- tive,
il commence par baisser très-notablement(parfois
deplus
de1 5 de degré)
au-dessous de latempérature
duliquide ambiant;
ceteffet
peut
même sereproduire sept
ou huit fois desuite,
bienqu’avec
une intensitédécroissante,
si l’on ouvre et ferme alterna- tivement lecircuit,
enayant
soind’agiter
leliquide
dans les in- tervalles. Si l’onremplace
l’acidesulfurique
par l’acidechlorhy- drique,
l’effet définitif est très-faible aux deuxpôles,
mais ilss’échauffent très-fort à
chaque inversion; enfin,
avec le chlorure deplatine,
on observe àchaque
renversement du courant un re-froidissement de l’électrode
positive, qui,
à l’étatpermanent,
est laplus chaude,
un fort échauffement de l’électrodenégative, qui
est normalement la
plus
froide.Le sulfate double
d’ammoniaque
et denickel, électrolysé
entredeux thermomètres
nickelés,
donne àchaque
inversion un très-fort échauffement des deux
pôles.
Tant que dure ceteffet,
le dé-gagement
gazeux dont les électrodes sont lesiége
estsuspendu;
ilreprend
avecénergie
au bout de peud’instants,
et les deux élec-trodes reviennent à des
températures
peu différentes de celle duliquide,
le thermomètrepositif
demeuranttoujours
leplus
chaud.Je
rappelle
que le nickel absorbe del’hydrogène
et donne lieu à unphénomène particulier
de constriction étudié ci-dessus. Il est évi- dent que lesdégagements
de chaleur constatés au moment de l’in- version du courant tiennent à lacombinaison
des gaz occlus dans lemétal;
c’estpourquoi
ledégagement
estsuspendu pendant
cettepériode.
RÉGULATEUR DE
TEMPÉRATURE;
PAR M. RENÉ BENOIT.
M.
Andreoe, d’Harlingen,
a décrit(i)
unthermo-régulateur,
fondésur la variation de la tension maximum d’une vapeur saturée avec la
température.
C’est unsimple
tube deMariotte,
depetites
dimen-sions, rempli
de mercurejusque
un certain niveau. Dans la courte(’ ) Annales de Wiedemanti, nouvelle série, t. IV, p. 61 Il.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018790080034601
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branchefermée,
on a fait passerquelques gouttes
d’unliquide
dontla
température
normale d’ébullition est un peu inférieure à celle que l’on veut obtenir. Dans lagrande
branche estdisposé
un inter-rupteur
du gaz,analogue
à celuiqui
existe dans lesrégulateurs déjà
connus. Un tube intérieurconcentrique
amène le gaz d’é-clairage, qui
descendjusqu’à
son orificeinférieur,
remonte dansl’espace
annulairecompris
entre les deux tubes ets’échappe
par un conduitlatéral, qui
le mène au brûleur. Les oscillations de la co-lonne
mercurielle,
refoulée par la tension de la vapeur,règlent
Fig. i.
l’afflux du gaz
qui
chauffe le bain danslequel
estplacé l’appareil.
Ce
régulateur
esttrès-simple
ettrès-sensible;
mais il nepeut
fonc-tionner
qu’entre
des limites detempérature très-étroites,
à moinsde
changer
leliquide
volatil introduit dans lapetite
branche. Pour éviter cetinconvénient, j’ai adopté
ladisposition suivante, qui
permet
de faire varier àvolonté,
entre des limitestrès-étendues,
la
pression
souslaquelle
seproduit
lavaporisation
de celiquide.
A est un
peti t
réservoir destiné à contenir leliquide volatil,
etauquel
onpeut
donner une formequelconque
suivant ladisposi-
tion de l’étuve
E,
danslaquelle
il doit êtreintroduit;
c’est ici uneampoule
de verrc,mince,
soufflée à l’extrémité d’un tube et étiréeen
pointe
pour la facilité duremplissage.
EnB,
estreprésenté l’interrupteur
du gaz,qui,
amené par letuyau C,
descendjusqu’à
l’orifice a, et
s’échappe
par le tube latéralD,
d’où il est conduit aubrûleur. Celui-ci
est mis,
en outre, en communication directe avecla
prise
C par un deuxième canalH,
muni d’unrobinet, qui
laissepasser constamment une
petite quantité
de gaz et maintient le becen veilleuse
quand,
par l’effetdu jeu
del’appareil,
le passage setrouve ferme en cc. Deux autres tubes
F,
K servent àajouter
ou àenlever du mercure suivant les besoins. Cette
partie de l’appareil
est fixée sur une
planchette
mobile lelong
d’uneglissière,
sur la-quelle
ellepeut
être fixée à une hauteurquelconque
par une vis depression
M.Le réservoir A et
l’interrupteur B
sont réunis par un tube encaoutchouc
épais
TT. Le tout a étérempli
de ynercure, et unepetite quantité
d’alcoolméthylique
a été introduite dans le ré- servoir. Celiquide
bout à65°,
et les tensions de sa vapeur sont,d’après Regnault :
Ainsi,
avec une course totale de2m, l’appareil peut
êtreréglé
pour une
température quelconque jusque
vers 100°. Il est évidentd’ailieurs que, suivant les limites de
température
entrelesquelles
on désire
opérer,
ilpeut
y avoiravantage
à choisir un autreliquide, plus
ou ynoinsvolatil,
ou même unmélange
dont les tensions de vapeur sont intermédiaires entre celles des élémentsqui
le forment.Pour obtenir dans l’étuve une
température donnée,
il fautrégler l’appareil.
de manière que, le niveau intérieur du mercure se trou- vant au bas du réservoir A et son niveau extérieur à l’orifice a, la distance entre ces deuxniveaux, augmentée
de lapression
atmo-sphérique,
soitégale
à la tension maximum de la vapeur à cettetempérature.
Ceréglage
se fait immédiatement au moyen d’unerègle divisée,
fixée à laglissière.
349 Par suite du faible volume du réservoir et de la
rapidité
aveclacluelle
s’établit la tension maximum de la vapeur,l’appareil
estextrêmement
sensible ;
les tensions croissant d’ailleursplus
viteque les
températures,
la sensibilité va en augmentant à mesure que celles-ci s’élèvent.Il est facile de se rendre
compte
del’influence quepeuvent
exercersur la marche du
régulateur
les variations de lapression
du gazd’éclairage
et celles de lapression atmosphérique.
Ces variationssont, en
générale trop
faibles pouravoir,
surtout auxtempératures élevées,
un effet bien sensible. Dans unepetite
étuvemétallique,
convenablement
protégée
contre le refroidissement extérieur etles causes de variations
brusques, j’ai
pu obtenir destempératures
assez constantes,
jusqu’à 95°,
pour que,pendant cinq
ou six heuresconsécutives,
les oscillations n’aient pas atteint un dixièmes dedegré.
G. WIEDEMANN. 2014 Ueber die Torsion (Sur la torsion); Annalen der Physik und Chemie, nouvelle série, t. VI, p. 485; I879.
M. Wiedemann s’est
particulièren1ent
attaché à l’étude de la torsion et de la flexion des solides considérée soit enelle-même,
soit dans ses
rapports
avec lesphénomènes magnétiques.
Il a éta-bli notamment que les actions
mécaniques
même lesplus
faiblesproduisent
sur les solides des déformationspern1anentes
etqu’il n’y
a pas àproprement parler
de limite d’élasticité. Aux nombreux résultatsd’expérience qu’il
apubliés
à cesujet
de I858 àI862,
il en
ajoute
de nouveaux dans le Mémoireactuel,
en s’attachantuniquement
auphénomène
de la torsion.Les fils
métalliques
surlesquels
M. Wiedemann aopéré
sont desfils de laiton de
0m,480
delongueur
et deOlll,002
dediamètre,
tendus par un
poids
de Iokg environ. Unedisposition
convenablepermet
de tordre le fil sans secousse, au moyen d’unepoulie chargée
d’unpoids
p, et d’observer la torsiontemporaire
ou perma-nente