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Sur le courant de réaction de l'arc électrique

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00237990

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00237990

Submitted on 1 Jan 1882

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Jamin, G. Maneuvrier

To cite this version:

Jamin, G. Maneuvrier. Sur le courant de réaction de l’arc électrique. J. Phys. Theor. Appl., 1882, 1

(1), pp.437-441. �10.1051/jphystap:018820010043700�. �jpa-00237990�

(2)

SUR LE COURANT DE RÉACTION DE L’ARC

ÉLECTRIQUE;

PAR MM. JAMIN ET G. MANEUVRIER.

Les deux courants de sens alternativement contraires que donne la machine auto-excitatrice de Gramme sont absolument

égaux;

par

conséquent,

ils ne

décomposent

pas

l’eau,

et une boussole de tangentes intercalée dans le circuit

n’éprouve

aucune

déviation, puisque

les effets contraires

qui

se succèdent à des intervalles très

rapprochés

se détruisent.

Cette destruction des effets se maintient

quand

on met dans le

circuit un ou

plusieurs brûleurs,

pourvu que les deux charbons soient

égaux, identiquement disposés

et

qu’ils

s’échauffent

égale-

ment.

Si l’on introduit 8" ou IOél de Bunsen dans le circuit

total,

ils

donnent à la

boussole, quand

la machine est au repos, une dé- viation

S,

et, si elle

fonctionne,

une déviation 0" absolument

égale

à d.

Cette

égalité

prouve que la résistance des fils de la machine pour

un courant venu d’une source extérieure ne

change

pas si cette

machine est en repos ou en mouvement; elle prouve, en outre, que les deux effets de la machine et de la

pile

se

superposent

et sont

indépendants.

Supprimons

maintenant la

pile,

mais allumons dans le circuit

un brûleur formé de deux charbons

inégaux,

l’un gros

(om,004),

l’autre

plus

mince

(0111,002);

cette

dissymétrie

suffit pour détermi-

ner une déviation

permanente

de la

boussole,

comme si l’on avait

intercalé une

pile.

Les deux

systèmes

de courants inverses donnés par la machine cessent donc d’être

égaux;

celui

qui

est

dirigé

du

gros charbon vers le

petit,

de la

partie

la moins chaude à celle

qui

l’est

davantage, l’emporte

sur le

système

de direction contraire : il en résulte un courant différentiel

qui

est accusé par la boussole

J. de Phys., 26 série, t. I. (Octobre 1882.) 29

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018820010043700

(3)

et

qui

est d’autant

plus

intense que la différence dé grosseur des deux charbons est

plus accentuée;

il atteint son maximum entre

une

grande

masse de charbon de cornue

qui

s’échauffe peu et un

crayon terminé en

pointe

fine

qui

atteint la

température

la

plus

élevée. Le même

phénomène

se

réalise,

et dans le même sens,

quand

on

produi t

un arc entre une masse d’un métal

quelconque

et une

pointe

de charbon. Comme il est difficile de maintenir la constance de

l’arc,

l’intensité du courant différentiel est assez va-

riable ;

les résultats suivants ne doivent être considérés que comme

une

première approximation :

En

général,

le courant différentiel est faible ou nul

quand

l’arc

est peu

étendu,

il augmente avec la distance des électrodes. Pour le

zinc,

il est d’abord aussi intense

qu’avec

le

cuivre,

mais il baisse

tout à coup,

probablement

à cause de

l’oxyde

dont le métal ne

tarde pas à se couvrir.

Cette déviation

dépend

de deux choses : I ° de la force électro- motrice moyenne du courant

différentiel;

de la résistance intro- duite dans le courant par l’arc formé. On

peut

aisément con1parer dans les divers cas cette force et cette résistance de la manière suivante :

On introduit dans le circuit total une

pile

de n

couples,

de

force électromotrice

nA;

suivant

qu’elle agit

dans le sens du cou-

rant différentiel o u dans le sens

contraire,

on a

Quand

.x est

plus grand

que

nA,

les deux déviations ont le 111ên1e

signe

et l’on trouve

si,

au

contraires

est

plus petit

que

nA,

les deux déviations sont

de

signe

con traire :

(4)

439 Je me servais d’éléments Bunsen neufs et bien

amalgames;

l’expérience,

peu

susceptible

de

grande précision,

à cause des

variations de

l’arc,

a donné les valeurs suivantes de la force électromotrice du courant différentiel évalué en éléments Bun-

sen :

, Les

trois

premières

substances sont à peu

près égales,

les trois

dernières sont très actives. Le cuivre

équivaut

à 5o

bunsens,

le

zinc à 66 au commencement de l’action et se réduit à 5.

Quant

au mercure, il offre une valeur bien constante et

énorme ;

le cou-

rant différentiel a une force électromotriee moyenne

équivalente

à

i o3, 7

bunsens. Les mêmes déterminations conduisent à une

appré-

ciation de la résistance introduite. On a, en

effet,

R est en raison inverse de i - i’.

Or la résistance totale R se

composait :

1° de celle des fils de la

machine ;

a" de celle de la

pile;

de celle de l’arc

électrique.

Cette dernière seule est variable et augmente ou diminue la valeur de R : elle sera donc d’autant

plus grande

que i - i’ sera

plus petit.

Voici les valeurs calculées de i - i’ :

Il résulterait de ces nombres que le

charbon,

le fer et le

plomb

offriraient la

plus grande résistance,

le cuivre elle mercure ayant la

plus

faible.

On ne peut

expliquer

le courant différentiel que de deux ma-

nières,

ou par une différence dans la

résistance,

ou bien par une

inégalité

dans les réactions inverses de l’arc dans l’un ou dans l’autre sens.

Pour savoir si la résistance de l’arc

change

avec le sens,

j’ai

fait t

passer un courant

continu,

d’abord du charbon au mercure, en- suite du mercure au charbon. Une

boussole, placée

en

dérivation,

mesurait l’intensité dans les deux cas. Je n’ai pu mesurer aucune

(5)

différence

appréciable.

Mais

expériences

ont

présenté

par- ticularité

remarquable : quand

le courant

passait

du mercure au

charbon,

l’arc avait une couleur verte très

prononcée

et la volatili- sationdumétalsefaisait avec

vivacité;

dansle cas

contraire,

I’arc était

rougeâtre

et il y avai t une moins abondante

production

de vapeurs.

Cela rend évidente la

dissymétrie qui

existe dans les deux cas.

Or, quazzd

on

dirige

à travers ce brûleur les courants alternatifs de la machine

Gramme,

l’arc est vert, ce

qui

prouve

qu’il

y a

prédomi-

nance du courant

qui

va du mercure au charbon sur le courant

qui

va dans le sens

opposé ;

et,

puisqu’il n’y

a pas de différence dans la résistance de

l’arc,

c’est dans une

propriété particulière

des cou-

ranis alternatifs

qu’il

faut chercher la raison du courant diffé- rentiel.

Chacun des deux

systèmes

de courants

emmagasine,

au moment

où il commence, une certaine somme

d’énergie qui

devient libre

quand

il cesse et se traduit par un courant

contraire,

ou, comme le dit IVl.

Edlund,

par une force électromotrice inverse. Ainsi un

premier

courant, tout d’abord très

faible,

s’accroît peu à peu, et,

lorsqu’il

cesse, donne naissance à une réaction inverse ---,

qui s’ajoute

au courant -- que la machine

développe

au même mo-

ment. Si donc un des systèmes de courant -+ offre une réaction

plus

faible que le

système

contraire ---, il sera moins affaibli eu

plus renforcé,

et il déterminera le sens du courant différentiel.

Quelle

que

soit l’explication

de ces

faits,

il est clair

qu’une

fois

produit

par un arc au mercure, le courant différentiel

change

entiè-

rement le

jeu

de la

machine,

que l’un des

systèmes

de courants est

sinon

éteint,

du moins considérablement

affaibli,

et que l’autre

système

est constitué par des courants successifs d’une intensité

et d’une durée

plus grandes.

Aussi tout arc

électrique

introduit en

sus offre le même

aspect

que celui des

piles,

c’est-à-dire un éclat

et une chaleur

plus grands

au

pôle positif

avec

transport

de matière

vers le

pôle négatif.

La

machine, qui, précédemment,

était inca-

pable

de

décomposer l’eau,

devient

capable

de le faire comme une

pile

dont la force électromotrice serait

égale

à I oo

couples

da

Bunsen;

elle

peut,

comme les

piles,

déterminer toutes les actions

chimiques

que l’on

voudra,

aiman ter le fer

doux,

réduire les mé- taux,

transporter

la

fôrce, remplacer,

en un mot, une machine à

courants continus dans ses

applications.

(6)

Il V a deux types de machines

magnéto-électriques :

les unes,

qui

dérivent

du système Gramme, peuvent

donner directement des

courants de sens constant; les autres, comme celle de Nollet ou de

Méritens,

ne peuvent

engendrer

que des courants

alternatifs;

elles

ne sont

applicables qu’à

la

production

de la

lumièr e ;

on a vaine-

ment

essayé

de les

employer

aux travaux

chimiques,

en redressant

les courants par un commutateur. On voit que ce commutateur

pourrait

être

remplacé automatiquement

par un ou

plusieurs

arcs

formés entre un bain de mercure et une

pointe

de charbon. Il

reste à

savoir quelles

seraient les conditions

économiques

de cette

transforma tion.

NOTE SUR LA PHOTOGRAPHIE DE LA COMÈTE b 1881, OBTENUE

A L’OBSERVATOIRE DE MEUDON;

PAR M. J. JANSSEN.

L’année

qui

vient de s’écouler aura vu se réaliser un

progrès.

nouveau et intéressant dans l’histoire des comète.

C’est,

en

effet,

l’année dernière

qu’on

a obtenu pour la

première

fois

l’image photographique complète

de l’un de ces astres,

précisément

celle

de la

grande

comète dont

l’apparition

a excité

pendant plusieurs

mois la curiosité

publique,

et à propos de

laquelle

on a

agité

de

nouveau les théories et les

hypothèses depuis longtemps

émises

sur la nature de ces astres, dont la

physique

est encore si peu

avancée,

et sur la nature

desquels l’esprit

se pose tant de

questions auxquelles

la Science ne peut encore faire de

réponse

certaine.

C’est

précisément

cette

ignorance

nous sommes encore de la nature exacte des comètes et des causes

précises

des

phénomènes

si

curieux,

mais si

singuliers, qu’elles

nous

présentent quand

elles

s’approchent

du

Soleil, qui

donne un intérêt considérable à toute

méthode nouvelle

d’investigation.

Or, je

n’hésite pas à dire que la

Photographie peut

constituer ici un moyen d’études nouveau et

puissant.

La

Photographie,

en

effet,

ne se contente pas

ici,

comme on

pourrait

le penser, de donner de l’astre une

image qu’on pourrai t

obtenir par le

dessin,

et

qui,

à ce

titre,

ne

présenterait qu’un

in-

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