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Sur la formule de Helmholtz relative à la force électromotrice d'une pile

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00241427

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00241427

Submitted on 1 Jan 1908

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Sur la formule de Helmholtz relative à la force électromotrice d’une pile

Witold Broniewski

To cite this version:

Witold Broniewski. Sur la formule de Helmholtz relative à la force électromotrice d’une pile. J. Phys.

Theor. Appl., 1908, 7 (1), pp.934-937. �10.1051/jphystap:019080070093401�. �jpa-00241427�

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934

2) Certaines des substances essayées noircissent le revètement en

argent de la cuve ; les cellules se dessinent alors sur ce fond, le noir-

cissement étant maximum sur les contours, très faible au centre.

Les propriétés chimiques de la matière ne sont donc pas les mêmes

sur les bords des cellules où l’argent est attaqué, et dans la partie

centrale où il n’y a pas d’attaqne;

3° Dans les mélanges de paraffine ou de cire et de salol, le salol

reste en surt’usion après la solidification de la paraffine et de la cire.

On peut provoquer la cristallisation, du salol surfondu et mesurer

la vitesse de cette cristallisation comme je l’ai indiqué (~~; on ob-

serve que la cristallisation progresse plus vite au centre des cellules et sur les bords que dans la zone intermédiaire.

SUR LA FORMULE DE HELMHOLTZ RELATIVE A LA FORCE ÉLECTROMOTRICE

D’UNE PILE ;

Par M. WITOLD BRONIEWSKI.

William Thomson (’) avait admis que toute la chaleur qui es dégagée par la réaction chimique de la pile se transforme en travail.

Il détermina ami la force électromotrice de la pile par la formule :

E étant la force électromotrice en volts, et Q la chaleur de réaction de la pile (gr. cal.) rapportée à un équivalent électrochimique.

Cette formule ne donnait que des résultats approximatifs (Boscha, Edlund, Braun). Tantôt l’énergie transformée en travail était plus petite que celle présumée par la formule et la pile s’échauffait, tantôt plus grande, et la pile se refroidissait alors en puisant le surplus d’énergie de la chaleur ambiante.

Helmholtz (~) modifia la formule précédente en supposant: que

l’énergie potentielle chimique se compose de deux parties dont une (libre) peut se transformer en travail, l’autre (dépendante) ne peut se

( 1 ) C. loc. cil.

(àl i,, série, t. il, p. 12«) ;

(3) HHLMHOLT/, Ijeol. 13 el’., is82, p. 22 eL J. cle série, t. Ili, p. 31t ;

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019080070093401

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935

transformer qu’en chaleur; que le principe de Carnot est applicable

aux piles réversibles, dans lesquelles on ne considère que l’énergie

libre.

Helmholtz arrive ainsi à la formule :

où T est la température absolue de la pile.

Si l’on traite la relation algébriquement

C)

I en admettant que dT peut I

être aussi bien positif que négatif, la formule de Helmholtz s’accorde bien avec les données expérimentales (Czapski, Gockel, Jahn), mais

alors son interprétation physique ne s’accorde plus avec les prin- cipes qui ont servi à son établissement.

Ainsi, lorsque le coefficient de température p ,7? dT est ositif, p ce qui q a

souvent eu lieu, l’énergie

«

libre

»

transformée en travail est plus grande que l’énergie dégagée par la réaction chimique, alors qu’elle

devrait être égale à la différence de celle-ci et de l’énergie

«

dépen-

dante » .

D’autres piles sont en contradiction avec le principe de Carnot tout

en suivant la formule de Helmholtz. La pile de Bugarszky (i), par

exemple, fonctionne en donnant naissance à une réaction endother-

mique. L’énergie est puisée dans la chaleur ambiante qui se transforme

ainsi simultanément en travail (3,78 calories par équivalent) et en énergie chimique (~,6~ calorie), ce qui n’aurait pas pu avoir lieu si le

principe de Carnot était applicable aux piles.

Ces faits m’ont poussé à vérifier l’établissement de la formule de Helmholtz et j’ai pu constater qu’elle pouvait être déduite sous une

forme plus générale sans admettre ni l’existence de deux genres

d’énergie, ni l’application du principe de Carnot.

La seule hypothèse que nous ferons est la suivante :

une pouvait fonctionner au zéro absolu, toute son énergie cldmique serait en ou autrement dit, nous

admettrons que le principe de NV. Tliomson serait exact au zéro absolu.

?s. Chem., t. XIV, p. 1’1;,; 1891.-Laréaction de la pile est

) 1 + KOlI -1 lIp2Ô + KCL

(4)

936 J

Cette hypothèse est, a très jJlausible, car, à la température

du zéro absolu les effets parasites (effet Peltier et Thomson) s’an-

nulent et n’aura ient pu absorber de l’énergie de la pile ; d’autre part, la pile n’aurait pas pu emprunter de l’énergie aux corps am-

biants, ceux-ci ne possédant plus d’énergie calorifique.

La force électromotrice de la pile, déterminée ainsi au zéro absolu,

varie avec la température suivant une fonction différente pour chaque pile. Cette fonction peut toujours être exprimée par une formule ’

expérimentale d’un nombre de termes suffisant :

T désignant la température absolue et a,,

...,

an des coefficients.

Déterminons ces coefficients.

Si T = o, E

=

ao, donc, suivant l’hypothèse :

Pour déterminer les autres coefficients, nous allons différencier n fois l’équation (1) :

Nous avons ainsi n équations qui nous permettent de déterminer

1

la valeur de al’ cc2,

... ,

an.

En substituant ces valeurs dans la formule (1), nous obtenons l’expression :

Si l’on se borne aux deux premiers termes, les autres étant très

petits, on retombe sur la formule de Helmholtz.

L’expression ainsi obtenue est très générale, elle peut s’appliquer

à toutes les propriétés physiques ayant une expression commune au

zéro absolu. Par exemple la résistance électrique des métaux s’an-

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937 nule pour le zéro absolu et peut s’exprimer pour tous les métaux par la même formule (4), si on y annule le premier terme.

Seulement le premier terme de la formule (4) a une valeur théo-

rique, les autres ne forment qu’une identité avec la formule expéri- mentale, et on y retrouve ce qu’on a mis par les coefficients expéri-

mentaux.

Aussi notre formule et la formule de Helmholtz ne peuvent servir qu’à vérifier l’hypothèse que nous avons admise, lorsqu’on connaît

la variation de laforce électromotrice avec la température, mais elles

ne permettent pas de déterminer d’avance cette force électro- motrice.

La formule que nous venons d’établir conduit pratiquement aux

mêmes résultats que la formule de Helmholtz, mais elle a l’avantage

d’être plus générale et surtout de se déduire facilement d’une hypo-

thèse qui reste d’accord avec les conséquences physiques qu’on peut

tirer de la formule.

INFLUENCE DES TRÈS HAUTES ET DES TRÈS BASSES TEMPÉRATURES SUR LA RÉSISTANCE ÉLECTRIQUE DES MÉTAUX (1) ;

Par M. GUIDO NICCOLAI.

i. Arndtsen (2), Matthiessen et Bose (3) furent les premiers qui

étudièrent l’influence de la température sur la conductibilité élec-

trique des métaux. Matthiessen et Bose étendirent leurs recherches à un certain nombre de métaux purs à des températures comprises

entre 0° et 100° ; ils calculèrent aussi les coefficients i de tempéra-

ture entre ces mêmes limites. Il résulte de leurs expériences que la résistance augmente encore avec la température. Ces auteurs trou- vèrent en outre que, comme l’avait déjà observé Arndtsen (1), les

valeurs de a pour tous les métaux purs (excepté pour le fer qui a

une valeur beaucoup plus élevée) sont comprises entre 0,00403 et

0,00327.

(1) Travaux de l’Institut de Physique de Pise (direct. : Battelli).

(r) Pogg. Ann., 1858, CIV, p. 650.

(3) 1862, p. 355.

(~) Pogg. Ann., 1858, CIV, p. ~1.

’J. cle Plays., 4e série, t. VII. (Décembre 1908.) 62

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