HAL Id: jpa-00234332
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Submitted on 1 Jan 1950
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Localisation spatiale, à distance, d’un objet marqué par
un émetteur de rayons γ (cobalt 60)
Pierre Süe, Paul Belilovsky
To cite this version:
664
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[12] LATTES C. M. G., FOWLER P. H. et CÜER P. - Proc.
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Isotopen
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1949. [23] VIGNERON L. et BOGAARDT H. 2014 C. R. Acad. Sc.,1950, 230, 2176.
LOCALISATION
SPATIALE,
ADISTANCE,
D’UN OBJET
MARQUÉ
PAR UNÉMETTEUR
DE RAYONS 03B3(COBALT 60)
Par PIERRE
SÜE
et PAUL BÉLILOVSKY. Laboratoire de Chimie nucléaire duCollège
de France.Sommaire. - Localisation d’un
objet de 1 cm3, marqué par ~ 500 03BC C de 60Co, dans un volume de 100 000 cm3 d’air, par deux compteurs mobiles entourés d’un collimateur en plomb de forme spéciale.
En 1 mn, l’objet est localisé dans une sphère de 15 cm3. En 5 mn la détermination est très précise :
80 pour 100 des localisations se situant bien à l’intérieur de l’objet.
LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM. TOME 11, DÉCEMBRE 1950,
Avec
quelle précision
peut-on
déterminer les coordonnées d’unpetit
objet susceptible
de sedéplacer
lentement, dans un espace degrande
dimension ?
A l’intérieur d’un coffre de bois de ion 00o cm3
(5o
X 5o X4o)
ondispose l’objet
constitué par unepetite
boîte en aluminium de cm3(1
cm2 X1 cm),
renfermant environ
50o N C
de radiocobalt 60(oxyde provenant
de lapile
deChatillon)
émetteur de rayons yénergiques
d’environ1,3 MeV.
Avec du cobaltplus
actif,
onpourrait,
pardépôt
élec-trolytique
sur une mince feuillemétallique,
obtenir une source de dimensions et depoids
négligeables.
Les rayons y sont détectés simultanément par deuxcompteurs
deGeiger
àparois
d’aluminiumde 0,1 mm
(modèle
Collège
deFrance).
Ils sontlogés
dans un bloc deplomb
de formespéciale
fixésur un
support :
lesdéplacements
verticaux sontobtenus par une crémaillère et les mouvements dans le
plan
horizontal par rotation du bloc deplomb
sur un
pivot;
un indexmétallique
sedéplaçant
devant un
rapporteur
permet
de mesurerl’angle
derotation.
Étant
donnéel’énergie
élevéedes y
du 60CO,
nouspouvons utiliser le
compteur
enbout,
sans craindreune
absorption
dans lapartie
terminale(rondelle
en
plexiglass
etcire).
Cemontage
al’avantage
d’alléger
laprotection
enplomb
ducompteur,
représentée
sur lafigure I.
Celle-cipesant
6 700 g,est constituée par un tronc de cône
percé
d’un canal de II mm de diamètre(1
cm2 desection),
que l’onpeut
diminuer en introduisant des tubes deplomb.
Le
compteur
logé
dans lecylindre
a son extrémitéavant située à 15 cm du bout du cône. La forme de
ce dernier a été choisie de telle manière que les
rayons y
plus
inclinés que ceuxcorrespondant
à l’ouverture normale de 30, aient à effectuer unparcours moyen de 70 mm. Pour une telle distance
l’absorption
est presquetotale,
puisque
l’on calculequ’il
n’arrive aucompteur
qu’environ
i pour 100des rayons.
Le contrôle d’efficacité du collimateur en
plomb,
outélescope,
a été effectué avec la sourcedisposée
à
23,5
cm à l’intérieur ducoffre,
c’est-à-dire à38,5
cmdu
compteur.
Enbalayant
l’espace
verticalement etpar rotations
horizontales,
on détermine laposition
665
de la source par les deux maxima
apparaissant
dans les mesures du nombre
d’impulsions.
Onpeut
ainsi localiser la source à + 3 mm
près
en hauteuret horizontalement.
Nous avons cherché
maintenant,
la source étanttoujours
fixe et dans uneposition
inconnue,
avecquelle
précision
onpouvait
la localiser en fonction dutemps.
Fig.I.
Dans les estimations
rapides,
nous nousimpo-sons i mn de mesure, alors que les déterminations
plus
fines demandent 5 mn.Étant
donnée lapetitesse
de la surfaceprospectée
par uncompteur,
environ 1
cm2,
parrapport
à l’une des faces du, coffre
(2
000cm2),
il faudrait untemps
trèslong
pour trouver la direction où se trouve la source.
Nous avons
préféré,
pour la déterminationrapide,
retourner le collimateur afin de travailler sur la
partie
arrière ducompteur
qui
n’est pasprotégée.
Celui-cireçoit
alors lerayonnement pouvant
pro-venir den’importe
quelle
direction. Lecompteur
étantdisposé
à 20 ou 3o cm d’une face ducoffre,
on
déplace
sur celle-ci un écrancubique
enplomb
de 5 cm de côté.
Lorsque,
la source, l’écran et lecompteur
sontalignés,
on a un minimum très netdu taux de
comptage
et l’on obtient ainsi très viteune détermination
approximative
de la direction de la source. Ce minimum s’observe facilement enregardant
la succession des éclairs deslampes
de l’échelle de 100. En retournant alors lescompteurs
on cherche par
quelques pointés
le maximum del’intensité. Deux
opérateurs,
ayant.
chacun unensemble,
compteur
etéchelle,
peuvent
situeren 1 mn
l’objet
dans unesphère
de 15 cm3.En
rapprochant
le collimateur et en le retournant,on
procède
alors dans cette zone, à unedétermi-nation
plus
fine. En effectuant des mesures de 15 sec,dans les
plans
horizontaux etverticaux,
on arriveen 5 mn à trouver les coordonnées
qui,
reportées
sur un
graphique,
donnent unpoint qui
seplace
dans 80 pour oo des cas dans la source elle-même.
Les autres
points
étant trèsproches.
Ainsi
donc,
la détermination à distance d’unobjet
fixe situé dans ungrand
volume est trèsprécise,
à condition d’avoir une source d’intensité suffisante.
Si la source est
susceptible
de sedéplacer,
elle serabien localisée