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Spectrographie par diffraction des rayons γ de la famille
de l’actinium
Marcel Frilley
To cite this version:
SPECTROGRAPHIE PAR DIFFRACTION DES
RAYONS 03B3
DE LA FAMILLE DE L’ACTINIUMPar M. MARCEL FRILLEY,
Laboratoire Curie. Institut du Radium de Paris.
Sommaire. 2014 Le
spectre 03B3 des dérivés de l’Ac a été étudié entre 20 et 750 U.X. au moyen d’un spectro-graphe à cristal tournant. On a obtenu une quarantaine de raies correspondant à des rayonnements 03B3
nucléaires, ou à des rayons X de fluorescence (spectres K) des radioéléments ou des terres rares actini-fères. Les résultats concernant les spectres K sont en accord avec les mesures effectuées sur les rayons X
caractéristiques des éléments lourds. Le spectre K le plus intense n’est pas celui de l’élément 83 comme
dans les familles du Ra et du Th, c’est celui du 86, émis au cours de la désintégration AcX ~ An. La
comparaison des énergies y mesurées par diffraction avec les résultats obtenus par analyse des spectres 03B1 et 03B2 est difficile en raison du grand nombre de radioéléments contenus dans les sources et de la complexité
du spectre de chacun. La concordance entre les diverses méthodes est satisfaisante pour les 03BB inférieures
à 175 U.X. Par contre, pour les 03BB plus élevées, les résultats sont très différents de ceux fournis par les
spectres 03B2. Certains rayonnements doivent avoir un coefficient de conversion interne très élevé (comme
ceux de 1 415 ekV du Ra C et 40 ekV du Th C). D’autre part, certaines raies de diffraction intenses ne
correspondent à aucun rayonnement 03B3 identifié par la spectrographie 03B2. On n’a pas observé d’anomalies de cet ordre dans la famille du Ra. A défaut d’autre hypothèse, il semble que les coefficients de conversion interne de ces rayons 03B3 seraient exceptionnellement faibles.
1. Introduction. - La mesure des
énergies
des rayons y fournit les données essentielles dans l’étude des structures nucléaires. Elle
peut
êtrefaite par divers processus,
plus
ou moinsdirects,
dont il est intéressant de comparer les résultats. Cette
comparaison
estgénéralement
difficile,
enraison des différences de sensibilité et de
précision
queprésentent
les différentes méthodesspectro-graphiques
dans les domainesqui
leur sont communs.On
peut
classer en trois groupes lesprocédés
qui
permettent
d’étudier d’une manière détaillée la constitution desspectres
y(en
écartant les mesuresd’absorption
et decalorimétrie) :
1 ~
L’analyse
desspectres
derayons
deconver-sion
interne,
complétée
par celle desspectres
dephotoélectrons
excités par lerayonnement
y;>0
L’analyse
de la structure fine des rayons oc;30 La mesure directe des 1, par diffraction.
La
première
méthode est cellequi
a donné lesrésultats les
plus complets.
Elle a étéappliquée
à un très
grand
nombre deradioéléments,
avec uneprécision
satisfaisante dans un domained’énergies
qui
s’étend dequelques
dizaines àplusieurs
millionsd’électrokilovolts.
Toutefois,
lamultiplicité
desraies
de faibleénergie
entraîne des difficultésd’interprétation
dans larégion
de bassefréquence
desspectres
La structure fine des rayons ce donne des résultats
dont la
qualité
est assez variable. Certainesdiffé-rences
énergétiques
sont bien définies ets’identi-fient avec des émissions ~~ connues.
Mais,
toutesles combinaisons
possibles
des niveaux nucléaires observés ne donnent pas lieu à coup sûr à uneémis-sion y. Par contre, les erreurs
expérimentales
sont tellesqu’il
est souventpossible
de fairecorres-pondre
indifféremment un mêmerayonnement -,,
àdifférents intervalles du
spectre
de
structure fine.La diffraction directe
donne,
à certainségards,
des résultats
sûrs,
en ce sensqu’avec
uneprécision
plus
ou moinsbonne,
ellepermet
d’indiquer
desrayonnements
y dont l’existence nepeut
être miseen doute. Les résultats sont
cependant
peuétendus,
car le domaine desfréquences
danslequel
on a pul’appliquer jusqu’ici
est limité. La sensibilité réduitene
permet
d’étudier que des radioélémentspouvant
constituer,
sous unpetit
volume,
une source intenseet à évolution lente. Les corps à
période
courte nepeuvent
êtreséparés
de l’élément à vielongue qui
lesprécède
et la durée des poses est assezgrande
pour
qu’on
nepuisse,
dans laplupart
des cas, éviterla formation en
quantité
notable des dérivés. Onenregistre
doncgénéralement
l’ensemble desspectres
de toute une série de radioéléments. Enfin la sensi-bilité et laprécision
diminuentrapidement lorsque
la
fréquence
augmente
et la mesure des intensitésqui
devrait,
parcomparaison
avecl’analyse
desspectres
~3,
permettre
d’évaluer les coefficients deconversion
interne,
présente
des difficultés sérieuses.On ne
peut,
pratiquement,
estimer lesrapports
d’intensités que pour des raies assez voisines.
Après
des résultats sommaires obtenus en1914
par Shaw
puis
Rutherford etAndrade,
la diffractiondes rayons y a été
appliquée
par J. Thibaud[1]
à la famille du
Th;
j’ai
ensuite étudié celle du Ra[2],
puis
Valadarès[3]
arepris
avec uneprécision
accruel’analyse
desrégions
de bassefréquence
de ces deuxfamilles.
C’est aux dérivés de l’Ac que
j’ai,
en dernier lieu,appliqué
cette méthode. Dans cettefamille,
laplus grande partie
durayonnement
,- est émisepar RdAc et AcX. L’An et les éléments du
dépôt
actif
(AcA excepté)
émettentégalement
quelques
raies.35
2.
Appareillage.
Précision. - Lespectrographe,
antérieurement décrit
(2J,
a été utilisé avec uncristal de sel gemme, comme
précédemment.
Lie sel gemmeprésente
l’avantage
d’une distance réticulaire faible avec unpouvoir
réflecteur élevé.Il a
généralement
été abandonné dans laspectro-graphie
des rayonsX,
où l’ondispose
d’intensitésde
rayonnement considérables,
en raison des défautsde cristallisation
qu’il
comporte.
Onpeut
cependant
trouver des échantillons de
grande
dimensions,
donnant une luminosité convenable pour depetits
angles
deréflexion,
etn’ayant
pas de défautsgênants.
Il serait
impossible
avec de tels cristaux d’obtenirdes raies extrêmement fines comme celles
qu’on
recherche dans laspectrographie
des rayons X. Dansle cas des rayons y, d’autres causes
d’élargissement
des raies affranchissent d’une telle
préoccupation
(largeur
de la source, diffusion dans l’écranrenfor-çateur
et dans laplaque).
Les raies ontgénéralement
une
largeur
dequelques
dixièmes demillimètre,
mais leur
position
peut
êtredéterminée,
sauf pour lesplus
faibles,
à o,1 ou o, 2 mmprès.
Laprécision
obtenue avec une
dispersion
de 3U.X./mm
dans lepremier
ordre est environ o,5 U.X. pour les raies K et les raies degrande longueur
d’onde,
visiblesquelquefois jusqu’au quatrième
ordre. Elle estplus
faible pour les raies de
fréquence
élevée,
généra-lement moins nettes
(o,5
à IU.X.).
Parmi cesdernières,
l’existence de raies
multiples
non résoluespeut
introduire des erreurs
supplémentaires qui
nepeuvent
être éliminées que dans le cas où les
composantes
appartiennent
à des éléments différents dont l’unpeut
être étudié isolément.L’emploi
d’un écranrenforçateur
d’untype
courantpour
radiographie
estindispensable
dans lesrégions
spectrales
étudiées. Lesplaques
utilisées étaientgénéralement
dessuperfulgur
Guilleminot.La durée des poses a
varié,
suivant les sources etles
régions étudiées,
entre 1 o et 10o h.Les
spectres
de rayons Xsont
constitués de séries(K,
L,
etc.) séparées
par des intervalles trèsétendus,
il ne
peut
donc y avoir confusion entre lesspectres
des différents ordres. Par contre, dans les
spectres
y, les ordressupérieurs
se trouvent mêlés auspectre
primaire.
La distinctionpeut
être faite en couvrantune
partie
de laplaque
avec un écran absorbantdont
l’épaisseur
et la matière(position
des bandesd’absorption)
sont convenablement choisies(1).
Unevingtaine
de raies d’ordremultiple
ont étéenre-gistrées.
Il ne semble pasqu’il
existe de raies depremier
ordre au delà de574
U.X.,
jusqu’à
750
U.X.(16
à 9- 1ekV).
3. Sources. - I. L’ensemble des dérivés de l’Ac
a été étudié avec une source renfermant envi-(1) Cf. Planche Un écran d’argent de o, 2 mm absorbe les raies I~-5,; et laisse passer de part et d’autre le deuxième
et le troisième ordres des raies K-S6.
ron o,56 mg
d’Ac,
mélangé
à 5o mgd’oxyde
de La,contenus dans deux
ampoules
cylindriques
de verremince scellées. Les deux tubes,
ayant
environ 26 mmde
longueur
et 1,6 mm de diamètre extérieur,étaient
disposés
l’un derrière l’autre à l’entrée du canaliseur.La
quantité
d’Ac utiliséecorrespond
àenvi-ron
3,3 . ~ 09
atomes d’Acdésintégrés
parseconde,
soit go millicuries
(2).
II. L’étude
particulière
durayonnement
du RdAca été faite successivement avec deux
préparations
de
RdAc,
contenues dans des tubes semblables àceux d’Ac. Chacune de ces sources
renfermait,
à
l’origine,
unequantité
de RdAc sensiblementdouble de celle
présente
dans la source d’Ac. Laséparation
de l’AcX était effectuée immédiatementavant la mise en
ampoules.
Cespréparations
étaientutilisables
pendant quelques
jours,
tant que laquantité
d’AcX formée restait faible parrapport
à sa concentration
d’équilibre
avec le RdAc. Unedes sources a fait
l’objet
deplusieurs séparations
d’AcXsuccessives,
à une semaine d’intervalle.III. Une
préparation
de formeanalogue,
conte-nant de l’AcX enéquilibre
avec sesdérivés,
maisdépourvue
deRdAc,
apermis
depréciser
quel-ques-uns des résultats obtenus avec les autres sources.
Son intensité
était,
àl’origine, supérieure
d’envi-ron 5o pour 100 à celle de la source d’Ac.
4. Résultats. - I. RÉPARTITION DE L’ÉNERGIE
DANS LES SPECTRES DE RAYONS y. - Les courbes
d’absorption
et l’étudecalorimétrique
du rayon-nement y montrent quel’énergie
émise sous cette forme est du mêmeordre,
à nombreégal
d’atomestransformés,
pour le Ra et l’Ac enéquilibre
avecleurs dérivés
[4].
Mais laproportion
derayonnement
pénétrant
estbeaucoup plus
élevée pour le Ra que pour l’Ac.Après
filtration par 1 cm dePb,
lerayon-nement de la source d’Ac décrite ci-dessous est
équivalent
à celui de3, I ~
mg d 3Ra,
mesuré dans les mêmesconditions,
tandis que le nombre dedésinté-grations
par secondecorrespond
à celui de go mgde Ra. Par contre, dans l’étud3 des
spectres
defréquence
peu élevée, on obtient desenregistrements
plus
intenses avec cette source d’Acqu’avec
go mg de Ra ou go mc dé Rn.II. RAYONNEMENTS DE FLUORESCENCE. - Comme
ceux des familles du Ra et du
Th,
lespectre
y desdérivés de l’Ac
comprend
des raies K résultant de l’ionisation des atomes par la conversion internedes rayons y nucléaires. On trouve, avec des intensités très différentes d’un élément à
l’autre,
les raiesKx,
(’) On a étendu à tous les radioéléments la définition du
millicurie, utilisée primitivement pour le Rn seul : Un milli-curie d’un radioélément quelconque est la quantité de ce corps
qui donne le même nombre de désintégrations par seconde
36
et des éléments
81, 82, 83, 84,
86 et 88(3).
Pourl’élément 86 dont les raies «i et a2 sont très intenses
on
enregistre également
les raiesPi g
etL’identification de ces
rayonnements
a été faite parcomparaison
avec lesspectres
derayons X
deséléments lourds obtenus par
Ingelstam
[5].
Laconcordance avec les mesures directes ou les valeurs
interpolées
est excellente. Laposition
des bandes Kd’absorption
de divers éléments a étéégalement
vérifiée
(4).
Les
rapports
d’intensités entre les raies d’un mêmeélément sont bien de l’ordre de ceux que l’on observe
dans les
spectres
de rayons X des éléments lourds.On sait que les raies de fluorescence
qu’accom-pagnent
unedésintégration
sont celles de l’élémentqui
résulte de la transformation. Onpeut
vérifieravec une source de
RdAc
dont l’AcX a étérécem-ment
séparé,
que lespectre
ne contient que les raiesde l’élément 88
(RdAc
2013~AcX)
etcelles,
trèsatténuées,
de l’élément 86(AcX --->- An)
provenant
de l’AcX formé
pendant
la durée de la pose(envi-ron 1 o pour ioo de la
quantité
d’équilibre).
Cellesdes dérivés de
l’AcX,
réduites dans les mêmesproportions
que les raies K86,
mais normalementbeaucoup
plus
faibles,
ont alorsdisparu.
Avec une source d’AcX aucontraire,
on n’observeplus
lesraies de l’élément 88.
Le
spectre
contientégalement
des raies K émisespar un processus
différent,
celles de l’élément servantde
support
aux corpsradioactifs,
excité par lerayonnement
global
de la source. Avec les tubes d’Acon observe les raies K du La
(~).
Avec lapremière
source de RdAc constituée d’éléments
légers,
aucuneraie de cette
espèce
n’était visible dans le domaine étudié. La deuxièmemontrait,
à côté des raies duLa,
celles du Ce.
Le Tableau ci-dessous
indique
que, pour cesraies,
la concordance avec lesspectres
de rayons Xest encore satisfaisante.
(1) Cf. Planche : clichés I et II.
(4) Cf. Planche : cliché I. Un écran d’or de o, 3 mm absorbe fortement et laisse passer presque intégralement
niveau K de l’or se plaçant entre ces deux raies.
~5) C f . Planche : cliché IV,
L’étude des
spectres
K des radioéléments conduitaux conclusions suivantes :
1° Les résultats concordent avec les mesures de 1, et d’intensités les
plus
récentes,
effectuées sur lesspectres
de rayons X des éléments lourds. Cette concordance s’étend aux éléments 57 et 58 et auxbandes
d’absorption
K de divers corps. Onpeut
accessoirementobserver
que les l,mesurées,
combi-nées avec la valeur
h = 6,6I
actuellement admise pour la constante dePlanck,
conduisent à desénergies
des niveauxélectroniques,
dans les atomeslourds,
un peuplus
élevées que les valeursgénéra-lement
adoptées
pourl’interprétation
desspectres ~3.
L’écart est d’environo,5
ekVpour les
niveaux K eto,1 ekV pour les niveaux L
[6].
2~ Les raies K de l’élément 81
apparaissent
dansle
spectre
des dérivés de l’Ac(AcC
--~AcC"),
tandisqu’on
ne les voit pas dans la famille du Ra. Eneffet,
l’AcC se transforme presque
intégralement
enAcC",
tandis que le RaC
n’engendre qu’une
très faibleproportion
de RaC".30 Les intensités
respectives
desspectres
K des radioéléments d’une même famille sont trèsdiffé-rentes. En
prenant
égale
à 10 l’intensité duspectre
principal
danschaque
famille,
onpeut
établir leclassement ci-contre
(6).
Dans
chaque
famille,
une transformation donne lieu à une émission Kparticulièrement
intense,
celle de l’élément 83 pour le Ra et le
Th,
celle du 86pour l’Ac.
Or,
l’intensité duspectre
K defluores-cence doit être
proportionnelle
au nombre d’électronsextraits du niveau K par les
rayonnements
~~ convertis. Les nombresd’électrons,
évalués par(d) La comparaison des conditions expérimentales
d’enre-gistrement permet d’estimer que les intensités respectives des
spectres principaux de chaque famille (86 pour 83 pour le Ra et le Th), rapportées à un même nombre d’atomes
transformés, sont du même ordre de grandeur. Les intensités relatives des spectres 1’- ne sont données qu’à titre indicatif,
37
Ellis
17]
dans lesspectres !,3
du RaB et duRaC,
sont en effet dans un
rapport
du même ordre quecelui des intensités des raies de fluorescence
corres-pondantes.
De même le ThBpossédant
une raie yde 238 ekV très intense dont le coefficient de
conver-sion interne est
grand [8],
se trouve favorisé parrapport
aux autres éléments de la famille du Th.Pour la famille de
l’Ac,
les intensités mesuréespar
Surugue
[9]
ne montrent pas d’unefaçon
évidentepourquoi
la transformation AcX 2013 An estaccom-pagnée
d’unrayonnement
Kplus important
que celuiqui correspond
à ladésintégration
du RdAc. Il faut admettrequ’il
existe,
dans le rayonne-ment ~~ del’AcX,
une raie se convertissant sur leniveau
1~
sans que les électrons extraits de ce niveausoient visibles dans les
spectres
~. Or,
Surugue
attribue à AcX unrayonnement
de gg,1ekV,
auquel
correspondraient
des électrons K deo,5
ekV,
qui
se
placent
hors du domaine normal de laspectro-graphie
magnétique.
Cerayonnement
doit êtrefortement converti dans le niveau
K,
car les courbesde
variation,
en fonction del’énergie
desphotons,
des coefficients de conversion interne dans le niveau K montrent
qu’ils
augmentent
rapidement
auvoisi-nage de ce niveau
[ I 0] ~14).
Parcontre,
les coefficients de conversion dans les niveaux L sont encore faiblesdans cette
région I Ij.
D’autre
part
unrayonnement
y de 116 ekVdonne,
par conversion sur le niveau
K,
uneraie
dontl’intensité
photographique
est assezimportante.
La courbe d’activité
photographique
des électronsen fonction de leur
énergie,
donnée par Arnoult[8],
montre que cette raie~3,
constituée d’électrons de17,75
ekV,
doitcorrespondre
à un nombred’élec-trons K assez
grand.
Les deuxraies y
de gg et 116ek B7",
fortement converties(elles
ne sont pas visibles par(~) Cf. Planche : clichés I et II.
(1) Les raies K du Ra observées par Valadarès [.il sonl
excitées dans les atomes de Ra non désintégrés par le
rayon-nement total du tube, comme celles du La dans la source d’-Xc. Une telle émission ne se produit qu’avec un élément stable
ou radioactif à vie très longue. Les corps à vie courte ne
repré-sentent qu’une masse très faible et ne peuvent donner
nais-sance à un rayonnement K appréciable que par excitation interne.
(1) Les sources dont on a pu disposer jusqu’ici n’ont permis d’obtenir que le spectre de l’élément les autres étant
beaucoup plus faibles.
(1°) Cette augmentation rapide se manifeste quelle que soit
l’origine des photons : dipoles, quadripoles, etc.
diffraction),
sont vraisemblablementresponsables
de l’intensité considérable des raies K-86 observées.~o
Lesrayonnements
de fluorescenceprovoquent
l’émission de
photoélectrons
qu’on enregistre
dansles
spectres
~,
à côté des électrons de conversion.Lorsqu’on
calcule,
d’après
l’énergie
de cesphoto-électrons,
la différenced’énergie
entre les raiesKal
et
Ka2
d’un même élément on trouve un intervalleplus
grand
que celuiqu’on
observe dans lesspectres
de rayons X[8].
Les mesures de diffraction montrent,par leur concordance avec les
spectres
de rayons X que lesphotons
de fluorescence sont émis avecl’énergie
normale et que l’anomalieprovient
desphotoélectrons
ou de leur niveau dedépart.
III. RAIES y NUCLÉAIRES. - I o
Région
des I,inférieures
à i2o U.X. - Lespectre
y dechaque
élément
contient,
dans larégion
des
fréquences
élevées, des raies
séparées
par une différenced’éner-gies
suffisante pour que laspectrographie
p
permette
de lesdistinguer,
tandis que leurs ), sont assez voisinespour
qu’elles
se confondent dans lesspectres
de diffraction. Avec une source d’Ac enéquilibre
seproduisent
en outre dessuperpositions
de raiesappartenant
à des éléments différents(11).
L’utili-sation deRd£c,
exempt
àl’origine
d’AcX,
permet
de dédoubler certaines
raies,
ou depréciser
leurori-gine.
Mais la formationrapide
des dérivés ramèneen
quelques
jours
lesspectres
à unaspect
analogue
à celui de la source d’Ac. La
préparation
d’AcX apermis
d’éclaircir certainspoints (12),
mais il subsistedes raies dont l’identification est incertaine. En
particulier
au-dessous de 3o U.X. les clichés de diffrac-tion montrent des raies trèsrapprochées,
dont laposition
nepourrait
êtreindiquée qu’avec
une erreurprobable supérieure
aux intervallesqui
séparent
lesrayonnements
y identifiés par laspectro-graphie
des rayons~3.
Cependant,
avec la sourced’AcX on
distingue
assez bien une raie d’envi-ron 20 U.X.qui
peut
correspondre
aurayonnement
de
58g
ekV attribué à l’An.2~
Région
des raies defluorescence.
- Avecune
source de RdAc
apparaissent
deux raies de 123 et i56U.X.qui,
dans lespectre
de la sourced’Ac,
sont
masquées
par les raiesK~-86
etK;(1-84.
Avec la
préparation
d’AcX,
l’absence
durayon-nement
Kxi-88
permet
d’observer une raie faiblede
137
U.X.30
Région
desgrandes longueurs
d’onde. - Lesraies sont peu nombreuses et
faibles;
l’étude duspectre
est rendue difficile par lasuperposition
des ordressupérieurs
des raies K. Seul unrayonnement
(11) CI. Planche : clichés II et VI.
t12) G f. Planche. Le cliché V en haut, obtenu avec une source fraîche de Rd Ac, indique deux raies de !~b et j2 {J.X.
Après 6 jours d’accumulation d’AcX (cliché V en bas), la raie de 48 U.X, est masquée par celle de ~6 U.X, comme
38
de 5o ekV
(27,5 U.X.)
(13)
est d’une intensité excep-l ionneexcep-lexcep-le.Quatre
raies obtenues avec la source d’Ac n’ontpas été recherchées avec les autres sources. Leur
origine
nepeut
donc êtreprécisée
et elles nefigurent
pas dans les tableaux ci-dessous. Leurs
longueurs
d’onde et les
énergies correspondantes
sont lessuivantes :
420
U.X.(29 ekV),
433
U.X.(28,6 ekV),
487
U.X.(25,4
ekV),
574
U.X.(21,6
ekV).
Toutes lesraies observées entre
571j
semblent êtred’ordre
multiple.
Les tableaux ci-dessus ne
comprennent
pas tous lesrayonnements
y donnés par laspectrographie
~3,
ou par
analyse
de la structure fine des rayons oc,mais seulement ceux
qui
paraissent pouvoir
êtreidentifiés avec les raies de diffraction. Les mesures
de
spectrographie [3
sont celles deSurugue [g],
sauf pour la raie de143
ekv attribuée à l’AcX parMeitner
[12]
et queSurugue
n’a pas observée. Lesmesures de structure fine oc sont celles de Mme P.
Curie,
Rosenblum et leurs collaborateurs
[ 13J.
5.
Comparaison
des résultats obtenus par diffraction avec les données fournies parl’ana-lyse
desspectres x
et,3.
- Cette étudecom-(13) Cf. Planche : cliché 111.
prend
deuxparties :
1 ~comparaison
des mesuresde
longueurs
d’onde etd’énergies
pour les raies obtenues à la fois par diffraction et par d’autresméthodes;
2~ étude desrapports
d’intensités dansles
spectres
de diffraction et dans lesspectres
y résultant del’analyse
desspectres ~3.
Cette compa-raison ainsi que l’examen des raiesqui
ne sont pas obtenues simultanément par les deux méthodesconduisent à diverses considérations à propos de la
conversion interne.
1. LONGUEURS D’ONDE ET ÉNERGIES. - La
concor-dance entre les résultats des différentes méthodes est satisfaisante dans la
région
desénergies
élevées et celle des raies de fluorescence. Dans le domaine des faiblesénergies,
les résultats sont inconciliablesavec les données de la
spectrographie
~3;
onpeut
généralement
trouver dans les schémas résultant del’analyse
de la structure fine oc des intervallesd’énergies correspondant
convenablement aux raies ;robtenues
(en particulier
pourl’AcX).
Il seraittoutefois
nécessaire de mieux
préciser
laposition
de certains niveaux pourpouvoir
affirmerqu’il
n’y
a pas seulementune coïncidence
numérique
due à lapossibilité
defaire,
avec lesniveaux,
de nombreuses combinaisons.D’autre
part
il estprobable
que certaines raies dediffraction sont
composées
deplusieurs
élémentsque le
pouvoir séparateur
duspectrographe
nepermet
pas de résoudre
(14).
Dans le
spectre
des dérivés duRa,
ladiffrac-tion,
appliquée
à un domaine s’étendant de(~3
à 77o ekV
[2, 3],
a donné des résultats concordantsavec ceux des autres méthodes. La
confrontation,
dans larégion
desgrandes énergies,
estplus
aisée que dans le cas del’Ac,
lesspectres
étantbeaucoup
moinscomplexes.
Avec la famille duTh,
les mesuresde diffraction sont peu
nombreuses,
car on n’a pudisposer jusqu’ici
que de sources assez faibles. Lesquelques
raies identifiées sont en accord avec cellesqu’indiquent
lesspectres
Q.
II. INTENSITÉS. - Si l’on ne constate
pas de
divergences
entre les mesures de ), effectuées parles différentes
méthodes,
on observe par contredes anomalies au
point
de vue des intensités relativesdes raies obtenues simultanément par diffraction et par
spectrographie magnétique.
Certaines raiesintenses du
spectre
de diffraction ne se trouvent pasdans les résultats de la
spectrographie
et inver-sement(15).
Dans les
spectres
de la famille du Ra on observeune concordance satisfaisante entre les intensités (1-1) Certaines raies ont pu être séparées au moyen des sources
de RdAc ou d’AcX. [ Voir note (12), p. 8.]
(15) Étant donné le mode de variation, d’une extrémité à
l’autre
des spectres, de la sensibilité de chacune des méthodes,il est normal d’observer: 10 dans la région des fréquences
39
obtenues,
soit pardiffraction,
soit parspectro-graphie
~3.
Lesspectres
dephotoélectrons
secon-daires ont un
aspect
analogue
auxspectres [3
naturels(sauf
en cequi
concerne la raie de 1Q1 5
ekV du RaCdont le coefficient de conversion interne est très
élevé).
Pour les dérivés du
Th,
les résultats obtenus pardiffraction sont sommaires. On
peut
seulement retenir l’observation de la raie de 238 ekV duThB,
en accord avec les
spectres
~3,
et le fait que la raiede 40
ekV du ThCdoit,
comme celle de 1415
ekVdu
RaC,
être fortement convertie(16).
Les
spectres
obtenus par diffraction avec lesdérivés de l’Ac
présentent,
parcomparaison
avecles
spectres
[3,
lesparticularités
suivantes :10 Plusieurs raies
indiquées
comme très intensespar la
spectrographie
[3,
enparticulier
celles dei Qg , 2,
60,6
et53,o
ekV duRdAc, II6,3 ekV
de l’AcXn’ont pas été observées par diffraction.
2~ Dans la
région
de bassefréquence
duspectre,
aucune des raies y identifiées par la
spectrographie p
au-dessous de
79,5
ekV n’est visible par diffraction.Cette
région
estcependant
particulièrement
favo-rable à la sensibilité de cette dernière méthode.3° On trouve au contraire dans le
spectre
de diffraction du RdAc une raie y de2~0
ekV(17)
qui
est d’une intensiténotable,
tandis que lesraies f3
correspondantes
sont très faibles et que leurattribution à ce
quantum
y est douteuse. En outre,une
raie y
de 5o ekV(18) apparaît
comme très intensedans le
spectre
diffracté duRdAc,
sansqu’on puisse
trouver la raie
correspondante
dansl’analyse
desspectres
[3.
De même une raie de144 ek V
( ‘),
n’appartenant
pas au RdAc nepeut
êtrerapprochée
que d’une mesure de L. Meitner
[12],
attribuantà l’AcX un
rayonnement
y dei~3
ekVqui
n’est pas confirmé dansl’analyse
très détaillée duspectre
par
Surugue [g].
A défaut d’autre
hypothèse,
onpeut
admettreque les
particularités
observées sont liées à laconver-sion interne des
rayonnements
y et en tirer lesconclusions suivantes :
10 Les cas de conversion interne très
forte,
analogues
à celui durayonnement y
de 1415
ekV du RaC(révélé
par la confrontation desspectres p
naturels et desspectres
secondaires dephotoélec-trons)
seraientfréquents
dans lesspectres y
des dérivés de l’Ac. Dans la famille du Ra on n’a observé que celui du RaCindiqué
ci-dessus;
dans celle du Thon rencontre de même le
rayonnement
de4o
ekVdu ThC.
L’explication théorique
de l’existence de(16) Valadarès [3] n’a pas pu obtenir par diffraction la raie de 40 ekV indiquée comme très intense dans les spectres p du ThC.
(17) Ct. Planche : clichés V et
C f . Planche : cliché III.
(19) Cf. Planche : clichés II et
coefficients de conversion très élevés suppose que certaines transitions nucléaires sont
optiquement
interdites[ i o].
20
Lorsque
le mécanisme de la conversion interneest normal, le
rayonnement
y, n’étant quepartiel-lement absorbé dans les
couches
électroniques,
peut
êtreenregistré
à la fois par diffraction et parspectrographie
y(si
son intensité estsuffisante).
La théorie
prévoit
des coefficients de conversionrépartis
en fonction del’énergie
sur différentescourbes,
correspondant
chacune à un modeparti-culier d’émission des
photons -.,
(dipoles,
quadri-poles, etc.).
Les résultats
expérimentaux
exposés
ci-dessussemblent
indiquer
que, pour leplus grand
nombredes
rayonnements
y de la famille duRa,
situés dansle domaine commun à la diffraction et à la
spectro-graphie
~,
les coefficients de conversion doivent setrouver sur la même courbe ou sur des courbes
voisines,
puisque
les intensités relatives des raiesobtenues par les deux méthodes sont du même
ordre
[ 7, 10] .
Par contre, dans les
spectres
y des dérivés del’Ac,
on ne trouve pas une concordance
analogue.
Lescoefficients de conversion seraient donc
répartis
entre différentes
courbes,
lesphotons
nucléairesayant
desorigines
très diverses. °30 L’étude de la famille de l’Ac
indique
l’existence d’une anomaliequi
n’a pas étéjusqu’ici
observéepour d’autres
rayonnements
y : : Les raies intensesde
z4o
ekV et 5o ekV duRdAc,
ainsi que cellede
144
ekVappartenant
à AcX ou à l’un de sesdérivés auraient un coefficient de conversion interne
exceptionnellement
faible,
parrapport
à ceux desautres
rayonnements
observables dans lesrégions
correspondantes
duspectre.
(Il
existequelques
autres raies y visibles par diffraction et que la
spectro-graphie
n’a pasindiquées,
mais ces raies étant très faibles on nepeut
affirmer que leur coefficient de conversion interne estanormal) (20).
4 °
Larégion
de bassefréquence
desspectres
ya dans les trois familles radioactives des
propriétés
particulières.
a. Famille du Ra. - Les raies
y internes sont
visibles à la fois par diffraction et par
spectro-grapie
p,
enparticulier
celles de 5o ekV duRaC,
53 ekV du
RaB,
47
ekV du RaD. La théorieprévoit,
dans cette
région,
des coefficients de conversion internecompris
entre o,5 et o, 8[1 1 J.
Ilparaît
normal d’attribuer de tels coefficients aux raiesci-dessus
(21).
On n’observe aucun cas de conversionexceptionnellement
forte niexceptionnellement
faible.
l’oir note (15).
(21) Il s’agit du coefficient x, défini comme le rapport du
nombre de photoélectrons émis, au nombre total de photon
correspondants issus des noyaux radioactifs. La conversion
40
b. Famille du Th. - Les
expériences
faitespermettent
seulementd’indiquer
un cas deconver-sion très
forte,
celui de la raie y de ekV du ThC.c. Famille de l’Ac. - Aucun
rayonnement y
n’est observable simultanément par diffraction et parspectrographie p
au-dessous de ekV. Tous lesrayonnements
d’intensité notable doivent doncêtre affectés d’un coefficient de conversion très élevé ou très faible. Il existe en
particulier
deux raies intenses du RdAc dontl’une,
de 53ekV,
est trèsconvertie,
l’autre de 5o ekV est très peu convertie.On
peut
comparer d’unefaçon
simple
lesconver-sions de ces deux
rayonnements,
enconsidérant,
au lieu des coefficients oc(21),
les coefficients à définispar la relation à =
x (22). ô
représente
lerapport
du nombre de
photoélectrons,
au nombre dephotons
correspondants
non convertis. Dans unerégion
étroite des
spectres
où l’onpeut
considérer commefaible la variation de
sensibilité,
en fonction del’énergie,
tant dans lesspectres
que dans ceuxde
diffraction,
on voit que pourchaque
rayon-nement y, l’intensité de la
raie [3
obtenue(par
conver-sion sur un même
niveau)
estproportionnelle
à oc,celle de la raie de diffraction à 1 -
a. Il en résulte
que si deux
rayonnements
voisins Y1 et ,~2 donnentdes raies
p
d’intensitésI ~;
1 et et des raies dedif-fraction d’intensités
IT
etI ;
onpeut
écrired’où
Or,
onpeut
estimer que lesraites 9
correspondant
auxphotons
de 53 ekV sont 100 foisplus
intensesque les
plus
faibles raies visibles dans cetterégion.
Lesraies correspondant
auxphotons
de 5o ekV n’étant pas observables ont donc des intensités auplus égales
àIII ooe
de cellesprovenant
desphotons
(11) Ce coefficient est utilisé par certains auteurs de calculsthéoriques [8], [i I].
de 53 ekV. De
même,
dans lesspectres
dediffraction,
une raie de 53 ekV serait visible si son intensité
était au moins
égale
à de celle de la raie de 5o ekV. On en déduit queComme l’étude de la famille du Ra
révèle,
dansla même
région,
des raies dont les coefficients sontnormaux, on
peut
en outre amrmer que ces deuxraies du RdAc ont des coefficients l’un très
grand,
l’autre très faible.Note. ---- Le schéma des niveaux du
RdAc,
établid’après
la structure fine oc, montre l’existenced’un niveau de 2go ekV environ
auquel
necorres-pond
pas derayonnement
~~ observable par diffrac-tion ni parspectrographie
~3.
Sansqu’une
hypothèse
précise
puisse
êtreformulée,
Rosenblum a observé que la transitioncorrespondant
à ce niveaupourrait
ne pas se fairedirectement
jusqu’au
niveau de base(puisqu’il n’y
a pas émission dephotons
de 2goekV),
mais par deux chutes successives de
24o
et 5o ekV. Ces transitionscorrespondant
aux deuxrayonne-ments non convertis du
RdAc,
on trouverait ainsientre eux une relation
qui,
sansexpliquer
leurcomportement
anormal,
indiquerait pourquoi
ils ont un caractère commun.Je dois à la bienveillance de le Professeur Debierne d’avoir pu
poursuivre
au Laboratoire Curiece
travail,
au coursduquel
lBtlme Joliot-Curie m’adirigé
et conseillé avec une sollicitude dontje
la remercie très vivement.C’est
grâce
àl’emploi
d’une source d’Acparticu-lièrement forte que
j’ai
pu obtenir des résultats etj’exprime
magratitude
à l’Union minière duHaut-Katanga qui
a eu l’amabilité de mettre à ladispo-sition de Mme Joliot-Curie cette excellente
prépa-ration.
Je remercie enfin M.
Bachelet,
qui
apréparé
les sources de RdAc et d’AcX quej’ai
utilisées etàllle
Perey qui
a effectué sur cesproduits
diverstraitements,
mepermettant
ainsi de travailler dansles conditions les
plus
favorables.BIBLIOGRAPHIE.
[1] THIBAUD, Thèse, Paris, 1926. Ann. de Phys., 1926. 5,
p. 73.
[2] FRILLEY, Ann. de Phys., 1929, 11, p. 483.
[3] VALADARÈS, Thèse, Paris, 1933. Ann. de Phys. 1934, 2,
P. 197.
[4]
SANIELEVICI,
Thèse, Paris, 1936. J. Ch. Phys, 1936, 33,p. 759. 2014
ZLOTOWSKI, J. de Physique, 1935, p. 242.
[5] INGELSTAM, Nova Acta Reg. Soc. Sc., Upsala, 1937,
10, n° 5, p. 1.
[6] FRILLEY, C. R. Acad. Sc., 1938, 208, p. 1013.
[7] ELLIS, Proc. Roy. Soc., A, 143, p. 350.
[8] ARNOULT, Thèse, Paris, 1939.
[9] SURUGUE, Ann. de Physique, 1937, 8, p. 484.
[10] HULME, MOTT, OPPENHEIMER et TAYLOR, Proc. Roy. Soc.,
A, 155, p. 315.
[10] HULME, MOTT, OPPENHEIMER et TAYLOR, Proc. Roy. Soc.,
A, 155, p. 315.
[11] FISK, Proc. Roy. Soc., A, 143, p. 674. [12] L. MEITNER, Zeit. für Phys., 1925, 34, p. 807.
[13] Mme P. CURIE et ROSENBLUM, C. R. Acad. Sc., 1933, 196, p. 1598. 2014 ROSENBLUM, GUILLOT et Mlle PEREY, C. R. Acad. Sc., 1937, 204, p. 175.