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Submitted on 1 Jan 1907
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Quelques problèmes actuels de radioactivité
G.A. Blanc
To cite this version:
G.A. Blanc. Quelques problèmes actuels de radioactivité. Radium (Paris), 1907, 4 (12), pp.430-436.
�10.1051/radium:01907004012043000�. �jpa-00242268�
MÉMOIRES ’iRADUIT’a
Quelques problèmes actuels de radioactivité
Par G. A. BLANC, [Institut de Physique de l’Université de Rome.]
La question de la désintégration atomique.
N peut hien dire que, depuis l’époque où Pu-
O thcrford a tenté d’expliquer les phénomènes
de radioactivité par un processus de désinté-
gration auquel seraient sujets certains corps, on n’a pu imaginer d’hypothèse qui s’adapte mieux à l’ex- plication de l’ensemble des faits observés.
Il y a certes quelques points qui demeurent obscurs,
mais rien ne nous autorise à supposer qu’ils ne
viennent pas en dernière analyse se ranger à l’explica-
tion de l;uthcrford,
A l’origine, quand on ne connaissait encore que des substances dont l’activité ne semble pas diminuer
avec le temps, comme c’esi le cas pour le radium, on
trouvait plausible l’idée que les corps radioactifs soient de simples transforlnateurs d’énergie alimentés par l’extérieur. ha découverte de substances douées d’une activité temporairc contribua beaucoup a faire aban- donner cette manière de voir, en même temps que la loi exponentielle caractéristique, qui préside indis-
tinctcment à tous les phénomènes de désactivation,
venait donner une force toujours plus grande à l’hypo-
thèse d’une transformation proprement dite se produi-
sant au sein de la substance active.
Bulherford considère cette transformation comme
de nature atomiquc, c’est-à-dire que pour lui les corps radioactifs sont des éléments chimiques véri- tables, dont les atomes iraient se désintégrant peu à peu, donnant naissance d’une part à des électrons,
d’autre part a des atomes d’un type nouveau,.
L’importance de la question est évidente, puisque,
vu la tendance actuelle à la généralisation, et les ré-
sultats des recherches récentes qui montrent que beau- coup des éléments communs sont doués d’activité, on
est conduit à considérer la radioactivité comme une
propriété commune a tous les types de matière, de
sorte que le principe unique constitutif de l’univers de- viendrait une réalité purement énergétique, l’électron.
C’est a la discussion de cette hypothèse que je vou-
drais m’arrêter un peu.
Si on examine les raisons qui font distinguer les
processus radioactifs des processus chimiques ordi- naires, on voit que les seuls arguments essentiels sont
les suivants : indépendance des processus radioactifs par rapport à tous les agents pllysico-chimiques con-
nus, différence dans l’ordre de grandeur des quantités d’énergie mises en jeu.
Toutefois, en ce qui concerne le premier argument, il faut noter que les récentes expériences de Makower
montrent une influence faible, mais réelle, de la tem-
pérature sur certains processus radioactifs. La quels- tion est encore en suspens, et constitue justement un
des problèmes les plus intéressants de la radioactivité
sur lequel j’aurai occasion de revenir sous peu.
Quoi qu’il en soit, c’est le second argument qui est
le plus important. L’émanation du radium, par
exemple, dans sa transformation en radium A, met en liberté une quantité d’énergie plus d’un million de fuis supérieure à celle que libère la plus énergique
des réactions chimiques connues.
Ceci mène à admettre que dans les processus radioac- tifs sont intéressées non les liaisons moléculaire, mais les liaisons atomiques elles-mêmes. Si la radioactivité est une propriété universelle, on est alors nécessaire-
ment amené u considérer l’électron comme l’élément constitutif de la matière.
Avant d’accueillir définitivelnent cette hypothèse, il
faut considérer avcc attention certains points trop né- gligés jusqu’ici.
Avant tout, il est bon de noter que si, pour un cer- tain nombre de métaux, on a trouvé une émission de rayons Becquerel, dans d’autres cas, par exemple pour
beaucoup de gaz, on n’a pu faire de constatation ana-
logue.
Ceci posé, rappelons-nous que parmi les consti- tuants des corps radioactifs, les gaz chimiquement
inertes semblent occuper une place inlportante; pour l’hélium, le doutc n’est plus permis après les nom-
breuses expériences montrant la production de ce gaz
parle radium ; de plus, d’après Debierne l’hélillnl est
également un produit de désintégration de l’actiniun1.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/radium:01907004012043000
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D’autre part, Moureu a remarqué que parmi les gaz d"un grand nombre de sources minérales, dont les
eau contiennent des corps radioactifs, il existe, outre l’hélitim, d’autres gaz inertes. Finalement, de récentes expériences de Ramsay semblent indiquer que dans certaines circonstances il est possible d’observer, en présence d’émanation du radium, la production de
gaz inertes autres que l’hélium, comme le néon, l’ar- gon, et aussi de corps non inertes, comme le lithium.
Tous ces laits pourraient conduire à considérer le processus radioactif sous un jour assez différent de ce
qu’on fait d’ordinaire. En fait ne pourrait-on pas ad- mettre que le radium, son émanation et toutes lcs
substances douées de propriétés radioactives sont en
réalité composées d’éléments chimiquement ineries,
COlllllle 1 hélium, le néon, l’argoii, unis à d’autres élé-
ments? L’inertie chimique de quelques-uns des coiis-
tituaits de la substance active pourrait faire supposer que la formation de celle-ci a nécessité des quantités d’énergie énormes par rapport à celles qui sont mises
en jeu d"ordinaire, elle expliquerait aussi l’indépen-
dance des processus radioactifs par rapport aux agents dont nous pouvons disposer.
En d’autres tcrmes, on n’a jamais pu préparer de
combinaison des gaz rares, donc si une combinaisons semblable existe dans la nature, on pcut penser
qu’elle possède des propriétés très particulières.
On pourrait donc admettre que parmi les corps con-
nus, ceux qui sont radioactifs sont formés de groupe-
ments d’atomes de certains types de matièrc fonda-
mentaux et indestructibles, liés entre eux par des forces sinon qualitativement du moins cluantitative-
ment différentes des affinités chimiques ordinaires.
Parmi ces corps fondamentaux il n’y aurait pas que les gaz incr(cs : l’hydrogène par exemple, vu son poids atomique, ne pourrait être constitué d’autres corps.
Quoi qu’il en soit, il me semble que pour le mo- ment on pent conclure que l’hypothèse d’une désinté-
gration intéressant certains atomes est l’unique expli-
caution des phénomènes radioactifs, mais il reste a voir si cette désintégration est une propriété générale
de toute matière, par laquelle celle-ci ne serait plus qu’une forme momentanée de l’énergie.
La nature du corpuscule a.
Une des manifestations les plus intéressantes de la radioactivité est sans doute cette élnission de corpus- cules de dimension atomique, chargés positivement,
et animés d’une vitesse voisine du dixièmc de la vitcssc de la lumière.
On est d’accord que le corpuscule B est un électron,
c’est-à-dire une charge libre possédant du fait du
champ électromagnétique qui l’accompagne la pro-
priété fondamentale de la matière, l’inertie. On est
d’accord aussi sur le rayon y, qu’on regarde comme
une pulsation de l’éthcr analogue en tous points au
rayon Rôntgen. Mais la nature exacte du corpuscule «
n’est pas encore élucidée.
Les expériences des dernières années nous permet- tent daffirmer que si la vitesse d’émission du corpus- cule « est variable d’un corps radioactif a l’autre, la valeur du rapport e m est la même dans tons les cas. Les
particules « sont donc identiques à elles-mêmes, quel
que soit le corps qui les émet.
Si l’on compare la. valeur du rapllort e pour les rayons (J. et pour les ions électrol3tiques, on voit
que la première est sensiblement internlédiaire entre
celle qui convient t u l’atome d’hydrogène et celle qui
convient à l’atome d’hélium.
En supposant la charge électrique unitaire iiidiii- sible, on peut alors faire quatre hypothèses sur la na-
ture Ûll corpuscule (J.
1° C’est un atome d’hélium portant une charge
double de la charge électrique élémentaire;
20 C’est un demi-atome d hélium portant la charge
élémentaire ;
5° C’est un molécule d’hydrogène portant cette
charge ;
4° C’est un atome nouveau, environ deux fuis plus
lourd que l’atome d’hydrogène, portant la charge élé-
mentaire.
Les deux dernières hypothèses sont peu satisfai- santes, mais les deux premières ont aussi leur point faible,, de sorte qu’il est Impossible de décider entre
elles et qu’il faut peut-être les rejeter toutes.
Il est peu probable que le corpuscule a soit une
molécule d’hydrogène, qui aurait toutes chances de se
dissocier sous l’effet des forces violentes qui la projet-
tent ; de plus on n’a janlais constaté la présence de 1 hydrogène, à côté de 1 hélium, dans les minéraux radioactifs.
L’hypothèse d’un atome nouveau, ,deux fois plus
lourd (lue atome d hydrogène, est rendue improbable
par le fait qu’on n’a jalnais décelé ce corps nouveau ni par l’analyse spectrale, ni autrement, malgré l’abon-
dance relative qu’il devrait avoir, puisque lcs corps très actifs ont un rayonnement « intense.
Passons aux arguments pour ou contre l’assimila- tion du corpuscule tJ.. à l’atome d’héJilul1.
L’argument le plus favorable est certainement la
présence constatée de l’héliunl dans les produits de désintégration de deux au moins des corps radioactifs
connus, le radium et l’actiniuu1.
Des deux hypothèses mcntionnées ci-dessus, celle
qui considère le corpuscule v comme formé d’un
demi-atome d’hélium est de beaucoup le moins pro-
bable. Rappelons néanmoins que Van den Brook a
tenté récemment une classification des éléments en
reprenant l’idée de Proust, mais en prenant comme
substance fondamentale, non l’atome d’hydrogène,
mais le corpuscule a considéré comme demi-atome
d’hélium. La conclusion llll’ll croit pouvoir tirer est
que tous les atomes peuvent très bicn s’envisager
comme des agglomérations de particules OL. Mais alors
on sc demander ce que peut être F atome d’hydrogène ?
dont la lllasse est moitié moindre de celle de l’atome fondamental.
Rutherford préfère admettre que le corpuscule ce est
un atome d’hélium portant deux fois la charge élé-
mentaire. En fait il suinta pour expliquer les faits observés, de supposer (luc le corpuscules a est émis par la substance activc a l’état neutre. On doit évidem-
ment admettre que s’il est capable d’ioniser par choc les molécules gazeuses qu’il rencontre, il doit lui aussi
acquérir une charge à la suite de ces chocs. Le cor-
puscule viendrait en somme à perdre successivement deux électrons, acquérant de la sorte deux fois la charge élémentaire positive. Pour expliquer la cons-
tance du rapport entre la charge et la masse, il suffit
d’admeftrc que, dans ces conditions lcs chocs ulté- ricllrs soient incapables d’arracher de nouveaux élec-
trons.
Il sc présente toutefois une objection grave. Puisque
le corpuscule a est toujours identique à lui-même,
-
quel que soit le corps qui l’émet, toutes les substances,
qui produisent des rayons devraient produire de
l’hélium. Or, même si l’on ne considère pas comme
tout ii fait concluants les résultats récents de Greinachcr,
lequel n’a pu mettre en évidence la production d’hé-
lium par le polonium.il reste que, d’après Boltwood,
dans les minéraux radioactifs la teneur en hélium est
toujours proportionnelle à la teneur en radium, tan-
dis qu’elle semble plus ou moins indépendante de la présence d’autres substances possédant un rayonne-
ment a. Ainsi la thorianitc de Ccylan, qui renferme plus de 70 pour 100 de thoriulll, ne présente, d après
Roltvood, que la quantité d’hélium correspondant à sa
teneur en radium.
Il ne me semble pas que 1 observation faite par
Ramsay d’un cas où une solution de nitrate de tho- rium a donné naissance à de l’hélium soit suffisante à enlever beaucoup de leur valeur aux résultats de Boltwood. Il faudrait d’abord être sûr que le sel em-
ployé par Ramsay était bien exempt de radium, et, chose plus difficile à obtenir, d’actinium, qui donne
aussi de l’hélium.
On le voit, la question de la nature du corpuscule a
n’est pas cncore résolue. Une des voie à suivrc serait
peut-être 1 étude des rayons canaux. Les récents résul- tats de J.-J. Thol1lS0n sont de toutcs façons très lllté-
ressants. Des déterminations trl’s exactes ont montré que ces rayons sont constitués d’un double flux de
1 ..1’ lcs valeurs trulmés pour e m cor-
respondant suit à l’atome soit a la molécule d’hydro- gène.
Pourtant, par ail1eurs, J.-J. Tholllson fail voir que la présence ou l’absence de l’hydrogène ne change rien
aux phénomènes, l’introduction de l’héliun1 n’u pas
davantage d’effet notable.
Si donc on voulait admettre le corpuscule ano- diquc est effectivement de l’hélium ou de l’hydro- ,,ène, le plus simplc serait de supposer que ces gaz viennent de la désintégration des électrodes sous t’cnet de la décharge. Mais s’arrêter à cette hypothèse serait anticiper sur les arguments discutés plus loin.
Généalogie des corps radioactifs.
Partant de l’interprétation des phénomènes radio-
actifs par une série de transformations successives, il
est évident que le problème se pose d’établir les liens de parenté qui lient entre eux les corps radioactifs
connus.
Pour les substances à désintégration rapide, le pro.
blème est relativement facile. Il n’en est pas de même pour les corps à évolution lente, dont la destruction
ne peut s’observer directement.
Il est évident, dans l’hypothèse de Rutherford, qu’un corps possédant 1 activité du radium ne peut exister en quantité appréciable dans le globe, s’il n’y
a pas quelque part une source de production. Au con-
traire pour les corps faiblement actifs, comme l’ura- nium, la lenteur du processus de désintégration, cal-
culée d’après l’émission des rayons x, est telle que,
malgré l’âge considérable de notre planète, les quan- tités d’uranium actuellement existantes peuvent très
bien s’envisager comme le résidu des quantités for-
mées à l’origine.
D’autre part, l’uranium étant de tous les corps celui dont le poids atomique est le plus élevé, on n’en
saurait concevoir la formation actuclle par un proces-
sus radioactif, a moins de faire entre en ligne de compte un phénomène de synthèse dont on n’a aucune
preuve.
Partons donc de l’uranium. La proportionnalité
trouve indépendamment par Strutt et Holtwood entre les quantités d’uranium et de radium contenues dans
un grand nombre de ininéraux radioactifs, montre
sllffisanlmcnt l’existence d’un lien de parenté entre les
deux substances. Il ne reste qu’à déterminer les pllases possibles de la transformation.
Le radium ne provient pas directement de la desilltu-
gration de l’uranium, nous le savons du fait que le
premier produit de l’uranium est l’uranium X. D’autre
part, des expériences récentes de Soddy montrent que l’uranium X à son tour ne peut pas être considéré.
comme le parent direct du radium.
Il y a longtemps que Rutherl’ord a admis l’hypo-
thèse qu’entre l’uranium X et le radium doivent sue
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placer les membre clc la famille de l’actiniuln, et
cette supposition a semblé définitivement prouvée le jour où Boltwood a annoncé avoir obscrvé la forma- tion du radium dans une solution d’actinium. Mais peu après Ilutlierford put démontrer que cette pro- duction était le fait d’impuretés contenues dans le sel et non le fait de l’actinium lui-même.
Ici une question surgit. Le corps génératcur de radium, contenu dans les produits actinifères de Rutherford et Boltvood, est-il un membre de la famille de l’actinium? En d’autres termes, deBons-
nous considérer l’actinium comme appartenant à la famille uranium-radium? Cela me semble impossible
pour la raison suivante. Le poids atomique de l’ura-
niU1l1 est 258,5, celui du radium 225. Ils diffèrent de 13,5 unités, ce qui nous autorise à conclure que pour passer du premier au second il ne peut pas y avoir émission de plus de trois corpuscules x, la
masse des électrons étant naturellement négligeable
ici. Mais en admettant qu’à chaque désintégration il n’y ait émission que d’un corpuscule x et se rappelant
que l’uraniuln, l’uranium X et quatre des produits de
l’actilium émettent des rayons de cette espèce, on
voit que l’atome de radium devrait différer de l’atome d’uranium par la perte de six corpuscules a, ce qui
conduirait au poids atolnique erroné 214,7. On peut conclure de là que la série de l’actiniulll n’est pas
comprise entre l’uraniunl X et le radium, et que le
ou lcs produits intermédiaires de cette transformation restent à découvrir.
Pour ce qui regarde les produits de transformation
qui suivent le radium, nous sommes assez bien ren-
seignés, grâce aux nombreux travaux faits sur ce sujet. Mais une incertitude extrême reparaît lorsqu’il s’agit de savoir quel produit vient après le radium F.
Au début on avait suggéré que le résultat de la transformation de ce corps était le plomb. Cette vue a
été fortement confirmée par Boltwood, qui a observé
que, dans tous les minéraux radioactifs, on trouve du
plomb, en quantité généralement proportionnelle à la quantité de radium présent.
Pourtant, avant de conclure définitivement, il y a
un point à éclaircir. Entre le radium et le radium F il y a au nioins 6 produits à rayonnement a. Le pro- duit qui suit le radium F devrait donc avoir pour
poids atomique 20i,2, alors que le poids atomique du plomb est 206,5. De plus il faut noter qu’en suppo- sant l’émission de six corpusculcs x seulement entre
le radium et le radium F on fait une hypothèse très improbable, puisqu’il existe une vitesse critique
au-dessous de laquelle les rayons x ne se manifestent
plus à nous et que par suite les produits en apparence inactifs peuvent très bien émettre des corpuscules (1..
Resterait à considérer la famille du thorium. Nous admettons que le thorium, comme l’uranium, ne peut
provenir de la désintégration d’un autre élément. 11
donne naissance a une série de produits dont six au
moins émettent des rayons x capables d’ioniscr l’air.
Si l’on admet que les autres transformations de cette famille ne s’accompagnent pas de rayonnement x, ce qui est très douteux, le poids atomique du produit
final devrait être 208,2, valeur voisine du poids ato- mique du bismuth (207,0).
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