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Submitted on 1 Jan 1963
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Les équations de la superconductivité
J. Högaasen-Feldman
To cite this version:
J. Högaasen-Feldman. Les équations de la superconductivité. Journal de Physique, 1963, 24 (5),
pp.293-296. �10.1051/jphys:01963002405029300�. �jpa-00205469�
293.
LES ÉQUATIONS DE LA SUPERCONDUCTIVITÉ
Par Mme J. HÖGAASEN-FELDMAN,
Laboratoire Joliot-Curie de Physique nucléaire, Orsay.
Résumé.
2014On étudie les équations définissant la transformation de Bogoliubov-Valatin, qui présentent une analogie intéressante avec un problème d’électrostatique classique. L’existence et l’unicité des solutions sont assurées dans le cas d’une force d’Appariement séparable. Dans le cas
des couches complètes, pour une constante de couplage inférieure, en valeur absolue, à une valeur critique, la solution se confond toutefois avec la solution triviale, et il n’est pas possible de définir
un système de quasi-particules.
Abstract.
2014The equations defining the Bogoliubov-Valatin transformation are studied. They present an interesting analogy with a problem in classical electrostatics. The existence and uni- queness of solutions are assured for the case of a separable pairing force. In the case of closed shells, and with a coupling constant whose absolute value is less than a certain critical value, the solution coïncides with the trivial solution, and therefore it is not possible to define a system of quasi-particles.
PHYSIQUE 24, 1963,
Introduction.
-La transformation de Bogoliu-
bov-Valatin [1], introduite dans l’étude de la
superconductivité [2], substitue à l’étude d’un
système de particules celui d’un système de quasi- particules. Une quasi-particule est une combinaison linéaire d’une particule et d’un trou. Dans le lan-
gage de la 2e quantification, a tm et aim désignant respectivement l’opérateur de création et de des- truction d’un fermion dans l’étatljm >, l’opérateur
de création d’une quasi particule s’écrit :
avec
vi est la probabilité de présence d’une particule
dans la couche j, ui la probabilité de son absence.
Les coefficients U; et vi ne dépendent que des couches. La transformation (1) ne conservant pas le nombre de particules, il s’introduit une condition
supplémentaire concernant la moyenne de l’opé-
rateur nombre de particules N dont on tient compte
en introduisant un potentiel chimique 1, et en
minimisant la valeur moyenne de l’Hamiltonien H - aN. Pour la force d’Appariement, l’Hamil-
tonien est :
où c, est l’énergie de la couche j.
On note 1 (Do > le vide des quasi-particules, et
on pose :
où f2i est la dégénérescence de paires de la couche j.
En minimisant, comme dans la méthode d’Hartree-Fock, 1>0 IH - ÀNI 1>0 > par rap-
port aux ui et VI, et en ajoutant la conditions sup-
plémentaire : 1>0 INI (Do > = n, si n est le nombre de particules du système que l’on veut
décrire, on est conduit à deux équations en If et x,
qui sont les équations de la superconductivité [3]
(cc gap équations »), que nous nous proposons d’étu- dier dans cet article :
où
Les termes GV; sont des termes de renormali-
sation qui sont inversement proportionnels à la dégénérescence totale du système. Nous allons supposer celle-ci grande, et donc négliger les effets
de renormalisation, dans une première approche.
Nous sommes ramenés à l’étude de l’intersection,
dans le plan (X, A) des courbes
et
1
Les courbes /(X, A) et go,, A) constituent deux familles de courbes orthogonales. En effet :
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01963002405029300
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d’où la relation d’orthogonalité des courbes :
Il existe en fait une analogie classique très simple, qui fut suggérée par B. Bayman [4]. Si l’on
fixe sur l’axe À, aux points Ei, des charges élec- triques + Qi, f et g représentent respectivement
les équipotentielles et les lignes de force de ce système électrostatique bien classique [5].
Il sera souvent pratique d’étudier les courbes en
coordonnées polaires. Si l’on pose
ri = V(À - E,)2 + â2, cos ai = (À
-Ei)!r"
ri représente la distance du point (À, A) à la charge placée au point Fi et Oi représente l’angle du vec-
teur partant de Ei et aboutissant à (x, A) avec
l’axe À. Les équations (4) s’écrivent alors :
Étude des courbes.
-f(Ã, A) = 2 jj Gi.
Lorsque 1 Gi tend vers l’infini, f(Ã, A) tend vers
un grand cercle ; lorsque 1 Gi est petit, f( Ã, A) se décompose en plusieurs petits cercles centrés aux
points Et. Pour passer de l’une à l’autre forme, lorsque 1 Gr décroit, il se creuse dans les courbes
des minima, pour des valeurs de X entre les si,
jusqu’à ce que ces minima atteignent l’axe x.
Alors, pour des valeurs bien déterminées de 1 GI,
les courbes se croisent « en huit », sur l’axe x,
puis se divisent (fig. 1).
,FIG. 1.
Pour étudier l’intersection des courbes i avec
l’axe X, il faut étudier l’équation :
obtenue à partir de (4a) en égalant A à zéro. La courbe f (a, 0) est montrée sur la figure 2.
Pour À extérieur aux et, l’équation (7) a tou- jours une solution. Pour À situé entre e, et Fi+,, il n’existe de solutions que si [ G[ est suffisamment
petit. La valeur limite de [Gj correspond à la
courbe critique « en huit o ; ; elle est donnée, ainsi
que l’abscisse x du point de croisement, par les deux équations :
FIG. 2.
L’équation (8) indique que la courbe f(x, 0) passe par un minimum pour la valeur de X correspon- dante.
Pour étudier les angles d’intersections, il suffit
de se placer en coordonnées polaires, en choisis-
sant pour pôle le point d’intersection, et de déve- lopper l’équation (6a) par rapport aux puissances
du rayon r qui tend vers 0.
On a:
d’où on tire la relation approchée :
Pour que r = 0 soit solution, il faut que la relation :
1 ûil Gi 2 Il Gil
soit satisfaite. Cette relation n’est autre que l’équa-
tion (7).
Les termes du premier ordre donnent cos 0 = 0 si S 1 e, Q, i ei ¥= 0. L’angle d’intersection est donc
n ci
°77/2, sauf pour les points critiques où £ 1 Ei Q, i ei = 0,
ce qui n’est autre que l’équation (8). Dans ce cas
il faut aller jusqu’aux termes du 2e ordre, et on
trouve cos2 0 = 1/3, ce qui correspond à un angle
de 54°44’.
295
Étude des courbes
Chaque courbe g a une asymptote obtenue aisément
en développant cos Oi en puissances de r, le pôle
étant le pied de l’asymptote sur l’axe a, d’abscisse xo.
On a
et, pour r grand, l’équation (6b) s’écrit :
La direction de l’asymptote est donnée par
cos e = n -
-1. Elle décroît de 7C à 0 quand n soi
i
croît de 0 à 2 E £2i, qui est sa valeur maximum.
i
xo est donnée à l’ordre suivant par 1 £li e, === 0 ;
i
c’est donc le barycentre des points si :
L’étude de l’intersection des courbes g avec
l’axe À introduit une différence notable entre le
cas des systèmes à couches remplies et celui des
autres systèmes, à couches incomplètes. Dévelop- pant l’équation (6b) pour r petit, le pôle étant le point d’intersection étudiée xo, il vient :
Supposons Ào entre Fi et si+,.
Au premier ordre il vient :
...,
zLes i premières couches sont donc remplies.
L’abscisse du point d’intersection s’obtient à l’ordre 2, si sin 0 e 0, par l’équation
qui est l’équation (8), et qui définit le point de croi-
sement des courbes’g critiques. L’angle d’intersec- tion s’obtient à l’ordre 3 ; puisque sin 0 a été sup-
posé non nul, l’on a cos 0 = 0, soit 0 = Tu/2.
Il reste la solution sin 8 = 0, qui consiste dans le segment (Ei, e.¡+1).
Dans le cas des couches incomplètes,
et les développements précédents sont inexacts
-à doit donc être confondu avec un’des si.
On a alors :
et, pour l’angle d’interaction, une valeur cos 01
définie au Zer ordre par
Il vient :
O OLorsque n varie de 2 l’angles Oi varie de à 0.
’