• Aucun résultat trouvé

Les équations de la superconductivité

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Les équations de la superconductivité"

Copied!
5
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00205469

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00205469

Submitted on 1 Jan 1963

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Les équations de la superconductivité

J. Högaasen-Feldman

To cite this version:

J. Högaasen-Feldman. Les équations de la superconductivité. Journal de Physique, 1963, 24 (5),

pp.293-296. �10.1051/jphys:01963002405029300�. �jpa-00205469�

(2)

293.

LES ÉQUATIONS DE LA SUPERCONDUCTIVITÉ

Par Mme J. HÖGAASEN-FELDMAN,

Laboratoire Joliot-Curie de Physique nucléaire, Orsay.

Résumé.

2014

On étudie les équations définissant la transformation de Bogoliubov-Valatin, qui présentent une analogie intéressante avec un problème d’électrostatique classique. L’existence et l’unicité des solutions sont assurées dans le cas d’une force d’Appariement séparable. Dans le cas

des couches complètes, pour une constante de couplage inférieure, en valeur absolue, à une valeur critique, la solution se confond toutefois avec la solution triviale, et il n’est pas possible de définir

un système de quasi-particules.

Abstract.

2014

The equations defining the Bogoliubov-Valatin transformation are studied. They present an interesting analogy with a problem in classical electrostatics. The existence and uni- queness of solutions are assured for the case of a separable pairing force. In the case of closed shells, and with a coupling constant whose absolute value is less than a certain critical value, the solution coïncides with the trivial solution, and therefore it is not possible to define a system of quasi-particles.

PHYSIQUE 24, 1963,

Introduction.

-

La transformation de Bogoliu-

bov-Valatin [1], introduite dans l’étude de la

superconductivité [2], substitue à l’étude d’un

système de particules celui d’un système de quasi- particules. Une quasi-particule est une combinaison linéaire d’une particule et d’un trou. Dans le lan-

gage de la 2e quantification, a tm et aim désignant respectivement l’opérateur de création et de des- truction d’un fermion dans l’étatljm >, l’opérateur

de création d’une quasi particule s’écrit :

avec

vi est la probabilité de présence d’une particule

dans la couche j, ui la probabilité de son absence.

Les coefficients U; et vi ne dépendent que des couches. La transformation (1) ne conservant pas le nombre de particules, il s’introduit une condition

supplémentaire concernant la moyenne de l’opé-

rateur nombre de particules N dont on tient compte

en introduisant un potentiel chimique 1, et en

minimisant la valeur moyenne de l’Hamiltonien H - aN. Pour la force d’Appariement, l’Hamil-

tonien est :

c, est l’énergie de la couche j.

On note 1 (Do > le vide des quasi-particules, et

on pose :

où f2i est la dégénérescence de paires de la couche j.

En minimisant, comme dans la méthode d’Hartree-Fock, 1>0 IH - ÀNI 1>0 > par rap-

port aux ui et VI, et en ajoutant la conditions sup-

plémentaire : 1>0 INI (Do > = n, si n est le nombre de particules du système que l’on veut

décrire, on est conduit à deux équations en If et x,

qui sont les équations de la superconductivité [3]

(cc gap équations »), que nous nous proposons d’étu- dier dans cet article :

Les termes GV; sont des termes de renormali-

sation qui sont inversement proportionnels à la dégénérescence totale du système. Nous allons supposer celle-ci grande, et donc négliger les effets

de renormalisation, dans une première approche.

Nous sommes ramenés à l’étude de l’intersection,

dans le plan (X, A) des courbes

et

1

Les courbes /(X, A) et go,, A) constituent deux familles de courbes orthogonales. En effet :

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01963002405029300

(3)

294

d’où la relation d’orthogonalité des courbes :

Il existe en fait une analogie classique très simple, qui fut suggérée par B. Bayman [4]. Si l’on

fixe sur l’axe À, aux points Ei, des charges élec- triques + Qi, f et g représentent respectivement

les équipotentielles et les lignes de force de ce système électrostatique bien classique [5].

Il sera souvent pratique d’étudier les courbes en

coordonnées polaires. Si l’on pose

ri = V(À - E,)2 + â2, cos ai =

-

Ei)!r"

ri représente la distance du point (À, A) à la charge placée au point Fi et Oi représente l’angle du vec-

teur partant de Ei et aboutissant à (x, A) avec

l’axe À. Les équations (4) s’écrivent alors :

Étude des courbes.

-

f(Ã, A) = 2 jj Gi.

Lorsque 1 Gi tend vers l’infini, f(Ã, A) tend vers

un grand cercle ; lorsque 1 Gi est petit, f( Ã, A) se décompose en plusieurs petits cercles centrés aux

points Et. Pour passer de l’une à l’autre forme, lorsque 1 Gr décroit, il se creuse dans les courbes

des minima, pour des valeurs de X entre les si,

jusqu’à ce que ces minima atteignent l’axe x.

Alors, pour des valeurs bien déterminées de 1 GI,

les courbes se croisent « en huit », sur l’axe x,

puis se divisent (fig. 1).

,

FIG. 1.

Pour étudier l’intersection des courbes i avec

l’axe X, il faut étudier l’équation :

obtenue à partir de (4a) en égalant A à zéro. La courbe f (a, 0) est montrée sur la figure 2.

Pour À extérieur aux et, l’équation (7) a tou- jours une solution. Pour À situé entre e, et Fi+,, il n’existe de solutions que si [ G[ est suffisamment

petit. La valeur limite de [Gj correspond à la

courbe critique « en huit o ; ; elle est donnée, ainsi

que l’abscisse x du point de croisement, par les deux équations :

FIG. 2.

L’équation (8) indique que la courbe f(x, 0) passe par un minimum pour la valeur de X correspon- dante.

Pour étudier les angles d’intersections, il suffit

de se placer en coordonnées polaires, en choisis-

sant pour pôle le point d’intersection, et de déve- lopper l’équation (6a) par rapport aux puissances

du rayon r qui tend vers 0.

On a:

d’où on tire la relation approchée :

Pour que r = 0 soit solution, il faut que la relation :

1 ûil Gi 2 Il Gil

soit satisfaite. Cette relation n’est autre que l’équa-

tion (7).

Les termes du premier ordre donnent cos 0 = 0 si S 1 e, Q, i ei ¥= 0. L’angle d’intersection est donc

n ci

°

77/2, sauf pour les points critiques où £ 1 Ei Q, i ei = 0,

ce qui n’est autre que l’équation (8). Dans ce cas

il faut aller jusqu’aux termes du 2e ordre, et on

trouve cos2 0 = 1/3, ce qui correspond à un angle

de 54°44’.

(4)

295

Étude des courbes

Chaque courbe g a une asymptote obtenue aisément

en développant cos Oi en puissances de r, le pôle

étant le pied de l’asymptote sur l’axe a, d’abscisse xo.

On a

et, pour r grand, l’équation (6b) s’écrit :

La direction de l’asymptote est donnée par

cos e = n -

-

1. Elle décroît de 7C à 0 quand n soi

i

croît de 0 à 2 E £2i, qui est sa valeur maximum.

i

xo est donnée à l’ordre suivant par 1 £li e, === 0 ;

i

c’est donc le barycentre des points si :

L’étude de l’intersection des courbes g avec

l’axe À introduit une différence notable entre le

cas des systèmes à couches remplies et celui des

autres systèmes, à couches incomplètes. Dévelop- pant l’équation (6b) pour r petit, le pôle étant le point d’intersection étudiée xo, il vient :

Supposons Ào entre Fi et si+,.

Au premier ordre il vient :

...,

z

Les i premières couches sont donc remplies.

L’abscisse du point d’intersection s’obtient à l’ordre 2, si sin 0 e 0, par l’équation

qui est l’équation (8), et qui définit le point de croi-

sement des courbes’g critiques. L’angle d’intersec- tion s’obtient à l’ordre 3 ; puisque sin 0 a été sup-

posé non nul, l’on a cos 0 = 0, soit 0 = Tu/2.

Il reste la solution sin 8 = 0, qui consiste dans le segment (Ei, e.¡+1).

Dans le cas des couches incomplètes,

et les développements précédents sont inexacts

-

à doit donc être confondu avec un’des si.

On a alors :

et, pour l’angle d’interaction, une valeur cos 01

définie au Zer ordre par

Il vient :

O O

Lorsque n varie de 2 l’angles Oi varie de à 0.

En résumé, lorsqu’on augmente le nombre de particules du système en le faisant varier de 0 à

1 £2i, l’allure des courbes g se modifie de la façon

i

suivante (fig. 3) : Pour n = 0, la courbe g est le

FIG. 3.

segment à = 0, 03BB E1. Quand n croît de 0 à 2 £11,

la courbe tourne autour du point cl, l’angle qu’elle

fait avec l’axe À variant de 7r à 0. Pour n = 2Qi,

la première couche est remplie. La courbe g consiste

en un segment de l’axe x allant de s, à E2, et d’une courbe touchant à angle droit l’axe X, au point cri- tique donné par l’équation (8). Lorsqu’on remplit

la deuxième couche, la courbe tourne autour du

point E2, et ainsi de suite, jusqu’au segment à = 0,

À > cp ,qui correspond au nombre maximum de

particules.

Conclusion.

-

Il y a donc toujours une et une

peule solution des équations (4). Elle est triviale si

A = 0, car alors les équations (1) ne définissent que des particules ou des trous [6]. Cette solution ne

s’obtient que dans le cas des couches complètes,

pour 1 GI inférieur à une valeur critique 1 GCI. Cette valseur 1 GCI correspond au point d’instabilité des solutions de Hartree-Fock classiques [7].

Pour illustrer cette étude nous avons choisi le cas

de deux couches de même dégénérescence (fig. 4).

L’origine des énergies est prise à mi-distance des

(5)

296

FIG. 4.

couches. Les courbes f et g sont alors symétriques

par rapport à l’axe A, le pied des asymptotes est à l’origine des axes, qui est le seul point critique et correspond à la valeur G = - 0,5. La première

couche remplie correspond à la courbe g(À, A) = 0.

Celle-ci se ec mpose du segment de l’axe À, - + 2 et de l’axe 0. La valeur de la distance

2 2

entre les couches et celle de la dégénérescence com-

mune de ces couches ne jouent en fait aucun rôle

dans ce problème. Seuls interviennent les para-

mères G) QI e et n /20..

Les termes de renormalisation n’introduisent pas de différences fondamentales, rendant seulement plus malaisée la résolution des équations (7) et (8) qui définissent les valeurs critiques de À et G.

Ces équations s’écrivent dans ce cas :

On peut voir que l’effet de renormalisation se

traduit par une augmentation de la valeur cri- tique 1 Gct, autrement dit, pour les couches com-

plètes, la renormalisation retarde le début de la solution non triviale des équations de la super- conductivité. En effet, G étant négatif, la première

sommation dans (9) donne un résultat global infé-

rieur donc une valeur pour Gc plus grande.

L’étude précédente nous a permis de conclure à

l’existence et l’unicité des solutions superconduc-

tives. Ce n’est toutefois que dans le cas simple, la

force choisie est séparable que nous avons pu arri-

ver à ces conclusions. Si la constante de couplage

est de la forme G(i, j), dépendant de 2 couches, l’équation (3) introduit un paramètre Ai par couche.

On ne peut alors çtre sûr ni de l’existence, ni sur-

tout de l’unicité des solutions, des contre-exemples pouvant être obtenus [8].

Manuscrit reçu le 5 décembre 1962.

BIBLIOGRAPHIE [1] BOGOLIUBOV (N. N.), Nuovo Cimento, 1958, 7, 794.

VALATIN (J. V.), Nuovo Cimento, 1958, 7, 843.

[2] BARDEEN (J.), COOPER (L. N.), SCHIEFFER (J. R.), Phys. Rev., 1957, 1175.

[3] BELYAEV (S. T.), Mat. Fys. Medd. Dan. Vid. Selsk., 1959, 31, 11.

[4] Communication privée.

[5] DURAND (E.), Électrostatique et Magnétostatique,

Masson et Cie, 1953, 31.

[6] HÖGAASEN-FELDMAN (J.), Nuclear Physics, 1961, 28,

258.

[7] THOULESS (D. J.), Nuclear Physics, 1960, 21, 225.

[8] ARVIEU (R.), Communication privée.

Références

Documents relatifs

Dans quel ensemble doit se situer l’âge d’une personne qui veut pouvoir entrer dans l’une des deux boîtes de nuit ?.. L’Insee estime qu’un couple avec deux enfants appartient

[r]

Rédiger selon le modèle ci-dessous (ne rien écrire sur

[r]

Déterminer la distance entre les points A et C mesurée en unités de graduation.. Déterminer la distance entre les points C et D mesurée en unités

En général, la notation |.| n'a pour utilité que de simplier la dénition d'une fonction. Fonction

Sur une droite munie d’un repère normé (O;

[r]