M é t i e r s
Expert en biodiversité marine page 2
N a t u r e
Les papillons nous en
disent tant ! page 3
D o s s i e r
La
biodiversité, notre vraie richesse pages 4 et 5
P a r o l e s d e ch ouette page 6
Grand Jeu
100 jeux Ecolândia
à gagner page 7
B D Les Ecopains dans
”Minute papillon“ page 8
Depuis 1992, Eco-Emballages a pour mission de développer la collecte sélective des emballages ménagers en France.
www.ecoemballages.fr/juniors
Octobre 2008 n°22magazine gratuit
Te voilà parti pour de
nouvelles aventures avec
Eco Junior, alors es-tu prêt à faire le plein d’idées ? Au cours de cette année scolaire, tu recevras 3 numéros dans lesquels tu trouveras plein d’informations sur l’environnement, la nature et les animaux, les métiers de demain et les gestes importants pour notre planète.
Par exemple ? Trier ses déchets bien sûr, en vue de les
recycler pour en faire de nouveaux emballages. Cette année, tu vas sans doute découvrir à l’école des poubelles spéciales pour y jeter les canettes de soda, les bouteilles en plastique, paquets de biscuits ou encore les papiers…
Quelle bonne idée !
Dans ce premier numéro, découvre ce qu’est la biodiversité, c’est-à-dire la grande richesse du monde vivant où les millions d’espèces ont besoin les unes des autres. Une seule
disparaît et l’équilibre de la nature est menacé.
Tu peux aussi aller sur le site
www.ecoemballages.fr/juniors pour compléter cette lecture.
U ne an née
ave c Eco Juni or
1- un hôte est celui qui accueille
2 - produit chimique qui protège les cultures des parasites
* Les cétacés sont des mammifères qui vivent dans la mer (comme la baleine, le dauphin et le cachalot)
Les métiers de L’environnement Grandeur nature
Expert en biodiversité marine
Protéger
les cétacés *
en Méditerranée
3 2
Chedly Rais travaille pour ACCOBAMS, une association regroupant plusieurs pays autour de la protection des cétacés en Méditerranée.
Rémi l’a rencontré à Monaco.
»
«
Ré mi
je v
ou drais savoir
Pourquoi travailler sur la Méditerranée ?
Chedly : La mer Méditerranée abrite une grande diversité de mammifères marins, soit 21 espèces différentes de la famille des cétacés. Parmi eux, les dauphins (le dauphin bleu et blanc, le grand dauphin), les grandes baleines à fanons (le rorqual), et les
baleines à dents (le cachalot).
Mais en Méditerra-
née, cette population animale est trop souvent en danger. Le passage de bateaux y est très im- portant (pétroliers, car- gos, transport de passa- gers, plaisanciers) et la pêche y est intensive.
Quels sont les principaux
dangers pour ces animaux ?
Chedly : La pêche et les captures ac- cidentelles dans les filets dérivants sont les principaux dangers pour ces gros animaux. Il arrive aussi que l’un d’entre eux avale des débris de plastique qui l’étouffent. Ensuite, les cétacés étant les plus gros de la chaîne alimentaire (voir P.4), ils avalent tous les polluants que les plus petits ont mangés avant eux. Résultat, ils tombent malades. Ils sont aussi très sensibles à la pollu- tion sonore causée par les outils utilisés sous l’eau (radios, radars…) pour re- pérer les mouvements de terrain. Les engins de forage sous-marin et autres machi- nes les perturbent. Ils chan- gent alors de comportement, se désorientent et ont du mal à
chercher leur nourriture.
Que faites-vous pour protéger ces animaux ?
Chedly : Les pays se sont tous mis d’accord sur des points très précis comme l’interdiction de la pêche de ces espèces et celle avec des filets dérivants afin d’éviter toute capture accidentelle. Et nous, nous observons les dangers sur les zones de passage des bateaux et cargos et assurons la protection des zones d’habitat (rochers, reliefs sous-ma- rins, sites poissonneux…).
Et quel est
votre travail quotidien ?
Chedly : En mer, nous guettons tout événement anormal. Dès qu’un ani- mal est prisonnier, nous intervenons pour le libérer, le soigner, observer son comportement. Nous réalisons aussi des comptages et surveillons les zones protégées. Nous veillons à l’équilibre de la biodiversité ma- rine en prenant garde à la survie de l’ensemble des familles de poissons dont se nourrissent les cétacés.
Rémi
Rémi
Rémi
Rémi
Le dauphin commun : une espèce en
grand danger
le papillon Le Machaon peut atteindre 9 cm ! Il pond sur les feuilles de carottes, de cerfeuil ou de fenouil dont se nourrit sa chenille.
La Petite tortue ne pond que sur l’ortie. C’est aussi la plante hôte1 du Paon de jour et du Vulcain (tout en bas à gauche).
Regarde-les bien, tu pourrais les rencontrer en te promenant ! Le Cuivré des Marais est une espèce protégée. Perché sur une herbe haute, il surveille son territoire. Il est prêt à se battre à coups d’ailes pour le défendre.
Sa plante hôte1 est l’oseille sauvage.
Le Citron est le premier à sortir au printemps.
Bon comédien, il se déguise en feuille et fait le mort si on essaye de le capturer...
L’Argus bleu est petit (3 cm).
Si le mâle a le dessus des ailes bleu, chez la femelle les couleurs varient du bleu au brun.
Le globicéphale commun : facilement reconnaissable avec sa tête arrondie
Le grand dauphin : une espèce surtout côtière
la chenille
la chrysalide
Les
papillons nous
en disent tant !
Les papillons ont beau vivre à peine quelques semaines ou quelques jours pour la plupart, ils ont le temps
de nous apporter plein d’informations
sur l’évolution de la nature.
Le papillon, un bio
indicateur
A chaque étape de son développement : œuf, chenille, chrysalide, pa- pillon, ses besoins sont différents. Par exemple, chaque espèce pond sur une plante précise dont la chenille va se nourrir. C’est sa « plante hôte 1 ». Certains papillons en ont plusieurs.
Le papillon adulte lui, se
nourrit d’autres plantes. La disparition d’une espèce de papillon indique que l’une ou l’autre plante est en danger. Ainsi le papillon donne des informations sur la nature autour de lui : c’est un bio-indicateur.
Tu peux agir : le Muséum d’Histoire Naturelle propose d’aider les scientifiques en prenant des photos de papillons en train de butiner. Cela permettra de
mieux connaître les plantes préférées des papillons adultes
(www.noeconservation.org)
!
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Le papillon et la
biodiversite
Comme les abeilles, le papillon est un polli- nisateur : en butinant le nectar des fleurs, il retient du pollen sur son corps du- veteux et l’abandonne en- suite en voletant d’une fleur à l’autre. C’est ainsi qu’une fleur femelle recevra du pollen mâle et pourra se reproduire.
Le papillon sert aussi de nourri- ture à d’autres espèces ( oiseaux, araignées, batraciens, chauves- souris ). S’il disparaît, les espèces végétales et animales s’appauvris- sent à leur tour. Il est donc impor- tant de le protéger pour préserver
la biodiversité.
Papillons en danger : En France, 37 espèces de papillons
sont désormais protégées, car la suppression des friches où ils se reproduisent et se nourris-
sent, l’usage des pestici- des 2, entraînent leur disparition.
dossier : biodiversité
la “nature ordinaire”
Pas si ordinaire que ça ! Au parc, à la campagne, dans ton jardin, la bio- diversité vit sous ton nez.
Chaque insecte, chaque herbe, fait partie d’un écosystème. La dis-
parition d’une espèce ou d’une autre affecte son équilibre. Par exemple, cette araignée qui te fait peur est bien utile pour nous débarrasser des mouches et des moustiques avant qu’ils ne nous envahissent.
La b i od iv ersi té ,
notre v raie richesse
la chaîne de la vie
La biodiversité, c’est l’immense variété des organismes qui peuplent notre planète. Leur développement dépend d’éléments spécifiques à leur milieu tels que le climat, la présence d’eau, les gaz contenus dans l’air ou les substances minérales présentes dans le sol.
Chacun de ces organismes vit dans un écosystème dans lequel toutes les espèces sont adaptées au milieu (un étang, une forêt, une mon- tagne...) et à ses caractéristiques. Les dimensions d’un écosystème sont difficiles à déterminer car aucun milieu n’est totalement isolé.
La survie de chacun dépend souvent de celle des autres.
Pour qu’il y ait de la vie sur la Terre, il faut de la chaleur, de l’oxygène et de l’eau, des espaces pour grandir et se reproduire ainsi que de la nourriture. Tous les êtres vivants puisent leurs ressources chez
d’autres êtres vivants : c’est la chaîne alimentaire. Les végétaux ser- vent de repas aux herbivores (comme le lapin), ils sont
mangés par les carnivores (comme le renard). Enfin, les détritivores se nourrissent de feuilles mortes, de
carcasses d’animaux qu’ils transforment en nour- riture pour les plantes et les arbres. Retrouve ces
chaînes et d’autres encore dans l’illustration.
et l’homme dans tout ça ?
Dans toutes ses activités, l’homme
intervient à de nombreux niveaux de la chaîne alimentaire.
Pour se nourrir, il a autant besoin des carottes que du lapin, du maïs que de la poule. Pour s’habiller il utilise le coton,
la soie ou la laine du mouton. Pour construire, il utilise le bois des arbres, le sable des rivières. Il profite de l’immense richesse des écosystèmes.
Mais sans une terre riche, du soleil et de la pluie, plus d’herbe, plus de vaches, plus de lait… Si l’homme abuse des richesses de la nature, s’il contribue à les appauvrir, c’est lui qui en paiera le prix.
la biodiversité en danger
Sais-tu qu’un quart des espèces vivantes pourrait dispa- raître d’ici 2050 ? La faute à qui ? Le réchauffement clima- tique, la pollution, la déforestation, mais aussi la pêche et la chasse intensives, le braconnage (chasse et pêche en dehors des autorisations)… mettent la biodiversité en danger. Les animaux perdent à la fois leur nourriture et
leur habitat. Ils ont du mal à se reproduire.
Dans la mer, en forêt, en montagne, les plantes et les animaux sont en danger.
A nous de les préserver.
Combien de
micro-organismes, de plantes et d’animaux peuplent la Terre? Certains les estiment à 14 millions d’espèces, d’autres à 30 ou encore à 100 millions ! C’est énorme ! L’homme n’en a même pas encore répertorié 2 millions.
Mais ce qui est certain, c’est que la survie de chaque espèce dépend de son interactivité avec les autres et de l’hospitalité de son environnement.
La mousse qui retient l’eau,
maintient l’humidité de la forêt La litière, composée de débris végétaux abrite les détritivores En aérant la terre,
les vers l’aident à absorber l’eau Les racines retiennent la terre
et y puisent de l’eau et des minéraux En grattant la
terre pour manger des racines, le sanglier
enterre des glands tombés du chêne et favorise la repousse de
nouveaux chênes
En Chine, la déforestation prive les pandas de leur habitat La grenouille taureau nous arrive des Etats-Unis alors
que le propriétaire d’un château décidait d’en rapporter pour agrémenter ses mares. Elle pèse 10 fois le poids d’une
grenouille, se reproduit à toute vitesse, mange la part des autres et meugle ! Et en plus, on ne
lui connaît pas de prédateur. Résultat, un vrai danger pour la biodiversité.
On parle d’espèce
« invasive ».
C’est pas du jeu !
Comment peut-on préserver la biodiversité ? Quels sont les projets, les recherches ? Pour tout savoir, rendez-vous dans ton prochain Eco Junior.
Ecosystème simplifié de la forêt
signifie : “est mangé par”
Céréales - légumes Herbivores
Poissons - crustacés Fruits -
Arbres
5
4
6
Pour débattre avec ta classe
6
Grand Jeu
Bu lle tin d e j eu
égale ment
disp onible
sur ecoemballages.fr/juniors
Qui mange qui ?
Parmi ces espèces, qui sert de repas ?1- Le paléontologue est un scientifique qui étudie les éléments vivants de l’époque préhistorique.
2- La prédation, c’est chasser d’autres animaux pour se nourrir.
ParoLes de chouette
Stérile, cela signifie qu’il n’y a plus de vie, comme une forêt après un incendie. Les champignons, les mousses, les feuilles, les buissons ont disparu et les insectes qui ne trouvent plus leur nourriture ont déserté le lieu ; il n’y a plus que des troncs calcinés qui se ressemblent tous. Et quand la forêt renaît, c’est une multitude de
petits êtres vivants qui agissent les uns sur les autres pour constituer ce qu’on appelle une chaîne alimen-
taire. C’est la diversité de ces êtres vivants qui permet à la vie de reprendre le dessus
…et à la forêt de repousser.
C’est vrai, dans
la nature, il y a des phénomènes de compétition et de prédation 2. Mais il y a aussi, on l’oublie souvent, de nom-
breux phénomènes de collaboration et de solidarité. Reprends l’exemple de ta classe : grâce à vos différents talents, vous pouvez vous entraider, créer des liens qui profitent à chacun, au lieu seulement de chercher à rivaliser et à être le
premier. Si nous étions tous identiques, il ne pourrait y avoir aucun échange entre nous, nous ne pourrions pas nous enrichir du talent des autres. Ce sont nos différences qui
nous invitent à être solidaires. La différence entre nous et les autres espèces vivantes, c’est que les animaux ne choisissent pas d’être rivaux ou solidaires, alors que
nous, c’est tous les jours que nous pouvons faire le choix de la solidarité ou de la rivalité.
Et oui ! Si nous avions tous les mêmes capacités, les mêmes qualités et les mêmes aptitudes, si nous étions tout à fait identiques, on ne pourrait pas se compléter. Dans ta classe, tous les talents sont réunis ! Et quand on les associe, on obtient
souvent des choses inattendues. La diversité, c’est une formidable réserve
d’invention, d’innovation, d’adapta- tion, que ce soit pour ta classe ou
pour la forêt. C’est pourquoi, il faut la préserver et la
stimuler…
Ma i s l a ma îtr e sse* dit a u ss i
que l e s g ro s p o isson s m a nge nt l e s p eti ts…
C ’e s t c om m e quand l a m aîtres se * n o us dit : « à no us t o u s,
o n de v r a it y ar r i v er ! »
7
Nom et prénom : ...
Adresse : ...
... Code Postal : ... Ville : ...
Pour participer
Remplis le bulletin de jeu, indique tes coordonnées et envoie-le avant le 31 Décembre 2008 à : JUNIOR CITY - Jeu « EcoLandia » - 3 allée du Moulin Berger - 69130 Ecully.
Un tirage au sort désignant les 100 gagnants aura lieu le 7 Janvier 2009 parmi les bulletins jeu présentant des réponses justes.
Jeu gratuit sans obligation d’achat (règlement du jeu et remboursement des frais de timbres sur simple demande à la même adresse)
A gagner : 100 jeux
Comme tu le sais,
beaucoup d’espèces ont vécu très longtemps puis ont disparu, comme par exemple les dinosaures. Et
même, il faut dire qu’aucune espèce n’est faite pour durer éternelle- ment : les paléontologues 1 estiment que la durée de vie moyenne d’une
espèce est de 5 millions d’années. Ils définissent ainsi un taux d’extinction naturel, c’est-à-dire un nombre moyen d’espèces qui s’éteignent
naturellement. Mais l’action des hommes peut accélérer cette extinction, jusqu’à rendre certains milieux stériles…
Dis , l a cho
u ett e, c ’ e st g r av e s’i l y a des es pè ce s qui disp a ra isse n t ?
diversité , La c’est la vie !
Les causes de pollution sont multiples.
Leurs impacts dépendent du lieu où cela
se passe. A toi de mener l’enquête pour rétablir l’équilibre écologique,
trouver qui est responsable, et surtout où et comment.
Un nouveau jeu de plateau, pour tous,
à partir de 6 ans (2 à 4 personnes).
Qui peut bien être responsable des pollutions sur
la terre ?
PLANtES
CRIqUEt
*...ou lemaître !
Le renard mange :
1………
2………
3………
4………..………
La couleuvre mange :
1………
2………
La marmo tt e mange :
………
Le cerf mange :
………
Le mulo t mange :
………
Le grand duc mange :
1………
2…………....………
3………
diversité , La c’est la solidarité !
Ca v eut d i re q u o i , s téri le ?
Magazine d’information édité par Eco-Emballages :
44 av. Georges Pompidou - BP 306 92 302 Levallois-Perret cedex Rédactrice en chef : I. Lunel Conception / réalisation : Junior City Maquette : N. Abdallah. Rédaction : S. Grand. Illustrations : E. Laurin, M. Domecq, S. Telleschi.
Etablissement : ……….……….…
Classe : GS l - CP l - CE1 l - CE2 l - CM1 l - CM2 l - autres (précisez) : ………..………....
Nom / prénom de l’enseignant : Mlle l - Mme l - Mr l ………..………..
Adresse : ……….…………
………...…….……
Tel : ……… email : ………
Je joins un chèque de 10 E à l’ordre de Eco-Emballages.
J’adresse ce bulletin rempli et le chèque à : Junior City/Eco-Junior 3 Allée du Moulin Berger - 69130 Ecully. Les paiements par virement administratif ne sont acceptés que pour des montants supérieurs à 50 E (soit 5 classes inscrites).
Notre classe souhaite s’inscrire au Club Eco Junior ( année scolaire 2008-2009 ) Inscription en ligne sur www.ecojunior.fr ou en remplissant ce bon :
Etre membre du Club Eco Junior permet de recevoir :
• les 3 numéros annuels du magazine Eco Junior et 30 exemplaires de chaque numéro
• la enews mensuelle Eco Junior
• des cadeaux surprises: poster, CD....
Imprimé sur papier 100% recyclé. © ArtmannWitte, Elena Elisseeva, flokatier, Laurence Naudet, Leonid Smirnov, Les Cunliffe, Michael Ireland, qwasto2005, ddkatt, DKatz, Ferdl, Fernando Sanchez, johann35, JPS, Nicolas Mézière, Peter Bialas, Tom Hirtreiter, cosi- Fotolia.com. © iStockphoto / J amie Farrant / Simon Oxley / Douglas McGilviray / Noam Armonn