TD de Mathématiques, PT
1 Espaces vectoriels 3
1.1 Indication . . . 7 1.2 Corrections des exercices . . . 7
2 Déterminants 15
3 Réduction des endomorphismes et des matrices carrées 28
3.1 Correction . . . 31
4 Fonction dérivable 43
5 Intégration sur un segment 46
5.1 Correction . . . 48
6 Séries numériques 50
6.1 Correction . . . 52
7 Espace préhilbertien 54
7.1 Correction . . . 56
8 Intégrales impropres 65
8.1 Correction . . . 68
9 Courbes planes 76
10 Enveloppe, développée, développantes 78
10.1 Correction . . . 79
11 Equation différentielle 88
11.1 Correction . . . 90
12 Séries entières 97
12.1 Correction . . . 98
13 Espace euclidien 105
13.1 Indication . . . 109 13.2 Correction . . . 109
14 Série de Fourier 114
15 Intégrales à paramètre 116
15.1 Correction . . . 117
16 Forme quadratiques, coniques, quadriques 123 16.1 Correction . . . 124
17 Topologie euclidienne 128
18 Calcul différentiel 131
TD 1 – Espaces vectoriels
■ Établir qu’une famille est libre, génératrice
Exercice 1
Pour toutx∈, on posef (x) = x cos(x)etg(x) = x sin(x). Montrer que la famille(cos,sin,f,g)est libre dans le-espace vectorielF(,).
Exercice 2
Justifier que les ensembles suivants sont des espaces vectoriels, puis préciser leur dimension : 1. E =
( a b b a
!
,(a,b)∈2 )
;
2. F =
Ó a 0
0 a b 0 c d
,(Ó,a,b,c,d)∈5
. Exercice 3
Vérifier que les parties suivantes sont des sous-espaces vectoriels de 4. Déterminer pour chacun d’eux sa dimension, et une de ses bases.
1. F =n
(x,y,z,t)∈4|x + y−z + t = 0o . 2. G =n
(x,y,z,t)∈4|x + y = z + t = 0o . Exercice 4
SoitE un-espace vectoriel de dimensionn etu un endomorphisme deE. On suppose qu’il existe un entierp>1tel que
up−1,0 et up= 0.
1. Justifier l’existence d’un vecteurxdeEtel queup−1(x),0.
2. Montrer que la famille
x,u(x),u2(x),... ,up−1(x)
est libre.
3. En déduire quep6n, puis queun= 0.
Exercice 5
SoitEun-espace vectoriel de dimensionn, on noteE∗=L(E,)l’ensemble des formes linéaires sur E.
1. Quelle est la dimension deE∗? 2. Soit(e1,... ,en)une base deE.
a) Soitk∈~1,n. Justifier l’existence d’une unique forme linéaireïktelle que :
∀i∈~1,n, ïk(ei) =
1 sii = k 0 sinon.
b) Montrer que la famille(ï1,... ,ïn)est une base deE∗.
c) Soitèune forme linéaire surE, déterminer les coordonnées deèdans la base(ï1,... ,ïn).
Exercice 6
Soitfpla fonction définie sur parfp(x) = sin(px).
1. Soitpetqdeux entiers. CalculerI(p,q) = Z á
0
fp(x)fq(x)dx. 2. Montrer que la famille
fp)p∈∗ est libre dans le-espace vectoriel des fonctions de dans.
■ Justifier que deux sous-espaces vectoriels sont supplémentaires
Exercice 7
SoitEun-espace vectoriel de dimension3. On considère la baseB= (e1,e2,e3)deE.D désigne la droite vectorielle engendrée par le vecteurê1=e1+ 3e2−e3 etP le plan engendré par les vecteurs ê2=e1−e3etê3= 2e1−e2.
1. Montrer queD etPsont supplémentaires dansE.
2. Soitpla projection surPparallèlement àD. DéterminerMatB(p).
3. On poseq = Id−p, justifier queqest un projecteur. Déterminer son image et son noyau.
Exercice 8
Soit E le -espace vectoriel constitué des fonctions à valeurs réelles, de classe∞ sur . On pose F =n
f : x7→Ýcos(x) +Ôsin(x)|(Ý,Ô)∈2o
etG =n
g∈E,g(0) = g(á/2) = 0o . 1. Montrer queFetGsont des sous-espaces vectoriels deE.
2. Justifier qu’ils sont supplémentaires dansE.
Exercice 9 Soitn>1un entier.
1. Montrer queMn() = Vect(In)⊕ker(Tr).
2. Soitple projecteur surVect(In)parallèlement àker(Tr). Pour toute matriceMdeMn(), détermi- nerp(M).
3. SoitM∈Mn(). Quelle est la projection deMsurker(Tr)parallèlement àVect(In)?
■ Étudier une application linéaire
Exercice 10
Soitn>2un entier. On désigne parul’application définie surMn()par :
∀A∈Mn(), u(A) = A + Tr(A)In. 1. Montrer queuest un endomorphisme deMn().
2. Établir queu est un isomorphisme.
3. Montrer queu2−(n + 2)u + (n + 1) IdMn()= 0.
4. En déduire une expression deu−1en fonction deu,netIdE. 5. On suppose dans cette question quen = 2.
a) Déterminer la matrice deudans la base(E11,E12,E21,E22)deM2().
b) Justifier que cette matrice est inversible, puis déterminer son inverse.
Exercice 11
Soit E un -ev de dimension 4de base B = (e1,e2,e3,e4) et soit f l’endomorphisme de E dont la matrice dans la baseBest
A =
0 −1 −1 0
−1 0 0 −1
1 0 0 1
0 1 1 0
.
1. Montrer quef est de rang2.
2. Déterminer, en fonction des vecteurs deB, une base dekerf et une base deImf.
TD 1 – Espaces vectoriels 3. En déduire queImf = ker f. Sans calculs, déterminerA2.
4. On poseF = Vect(e1,e2). Montrer queFetkerf sont supplémentaires dansE.
5. Déterminer une baseCadaptée à la décompositionE = F⊕kerf. Donner la matrice def dans cette base.
6. Déterminer la matrice de passagePentre la baseBetC. ExprimerP−1. Que vautP−1AP? Exercice 12 (Ensam PT)
On poseE =n[X],n>3. Soita,betcdes réels. Pour tout polynômeP deE, on pose : æ(P) = Q où Q(X) = aP(X + 2) + bP(X + 1) + cP (X).
1. Montrer queæest un endomorphisme deE. Que peut-on dire de sa matrice dans la base canonique deE?
2. Montrer queæest un automorphisme deE si et seulement sia + b + c,0.
3. SoitP∈E, on poseæ(P) = Q. Montrer que : Q(X) = (a + b + c)P (X) +
¼n
k=1
(a2k+b)P(k)(X) k! . 4. On suppose quea + b + c = 0.
Montrer queImæ=n
−1[X]si et seulement si2a + b,0.
Exercice 13
SoitE un espace vectoriel de dimension finie, f un endomorphisme deE. Montrer que les proposi- tions suivantes sont équivalentes :
(i) kerf etImf sont supplémentaires dansE; (ii) f etf2ont même rang ;
(iii) f etf2ont même noyau.
■ Effectuer un calcul matriciel
Exercice 14
Une matriceAdeM2()est ditenilpotentes’il existe un entierktel queAk= 0. On noteN l’ensemble des matrices nilpotentes deM2().
1. SoitM∈M2(). Montrer queM2−Tr(M)M + det(M)I2= 0.
2. Montrer queA∈ N si et seulement sidet(A) = 0etTr(A) = 0.
3. Établir queVect(N) =n
A∈M2()|Tr(A) = 0o . Exercice 15
Soita1,... ,an nréels non tous nuls etA =
a1 a1 ··· a1 a2 a2 ··· a2 ... ... ... an an ··· an
.
1. Quel est le rang deA? 2. DéterminerA2. 3. Soits = ´n
k=1
aketB = 2A−sIn. DéterminerB2, en déduire une une condition nécessaire et suffisante pour queB soit inversible. Dans ce cas, déterminerB−1.
Exercice 16 Soitn>1un entier.
1. SoitA∈Mn(). DéterminerTr(AEi j).
2. SoitAetB deux matrices deMn()vérifiant la propriété :
∀M∈Mn(), Tr(AM) = Tr(B M).
Établir queA = B.
3. Pour toute matriceAdeMn(), on considère l’applicationïAdéfinie surMn()par :
∀M∈Mn(), ïA(M) = Tr(AM).
a) Justifier queïAest linéaire.
b) Montrer que l’application
ï: Mn() −→ L
Mn(), A 7−→ ïA
est un isomorphisme.
■ Vrai/Faux
SoitEun-espace vectoriel,F,G etH des sous-espaces vectoriels deE,uun endomorphisme deE, AetBdeux matricesMn().
Vrai Faux 1 -L’ensemblen
(x,y)∈2,x + 2y = 3o
est un-espace vectoriel.
2 -L’ensemble n
(x,y,z,t)∈4,x = yo
est un-espace vectoriel de di- mension3.
3 -L’ensemble des suites réelles qui convergent vers0est un-espace vectoriel.
4 -SiF⊕G = F⊕HalorsG = H.
5 -On suppose que E = F⊕G. Six est un élément deE n’appartenant pas àF alorsxappartient àG.
6 -F∪G est sous-espace vectoriel deE.
7 -On suppose queEest de dimension finie. Siuest un automorphisme deE, alorsdimu(F) = dim F.
8 -SoientD1,D2,D3des droites de3deux à deux distinctes. Alors3 est somme directe deD1,D2,D3.
9 -Siu2= IdE, alorsu = IdE ouu =−IdE.
10 -Si
u(e1),... ,u(ep)
est une famille libre de E, alors(e1,... ,ep)est une famille libre.
11 - Si
u(e1),... ,u(ep)
est une famille génératrice de E, alors (e1,... ,ep)est une famille génératrice.
12 -Si (e1,... ,ep) est une famille libre, alors
u(e1),... ,u(ep)
est une famille libre deE.
13 -Le rang deAest le même que le rang deA2.
14 -SiTr(A) = Tr(B)alorsA = B.
TD 1 – Espaces vectoriels
1.1 Indication
Exercice1
On pourra utiliser les développements limités.
Exercice4
3. Déterminer le cardinal de la famille
x,u(x),u2(x),... ,up−1(x) . Exercice10
2. Pour toute matriceAdeker(u), déterminerTr u(A)
. Exercice12
2. Un rappel : une matrice triangulaire est inversible si et seulement si ses coefficients diagonaux ne sont pas nuls.
3. Établir la formule pour les vecteursXp,p∈~0,npuis généraliser.
4. Raisonner sur le rang de la matrice deædans la base canonique deE.
Exercice14
2. Justifier, en utilisant l’exercice 4, que siAk = 0alorsk62.
3. Déterminer une base deker(Tr)constituée de matrices nilpotente.
1.2 Corrections des exercices
Corrigé de l’exercice 1 SoitÝ,Ô,ÓetÕdes réels tels que :
∀x∈, Ýf (x) +Óg(x) +Ôcos(x) +Õsin(x) = 0.
La fonction h : x 7→ Ýf (x) +Óg(x) +Ôcos(x) +Õsin(x) est de classe C3 sur , elle admet donc un développement limité en0à l’ordre3:
h(x) =Ô+ (Õ+Ý)x +
Ó−Ô 2
x2− Õ
6+Ý 2
x3+o x3
. Puisquehest nulle, l’unicité du développement limite entraîne que :
Ô= 0 Õ+Ý= 0 Ó−Ô
2= 0 Õ
6+Ý 2= 0
⇐⇒ Ô=Õ=Ó=Ý= 0.
La famille(f,g,cos,sin)est libre dansE. ❏
Corrigé de l’exercice 2 1. E = Vect I2, 0 1
1 0
!!
etdim(E) = 2.
2. F = Vect(E11,E22+E12,E23,E32,E33)etdimF = 5.
❏ Corrigé de l’exercice 3
1. F est un hyperplan de4: c’est un sous-espace vectoriel de4 de dimension3. Pour déterminer une base deF, il suffit de déterminer une famille libre de vecteurs deF comportant3éléments. Par exemple(1,−1,0,0),(1,0,1,0)et(1,0,0,−1).
2. G est l’intersection de deux hyperplans de4, d’équations respectivesx + y = 0etz + t = 0. On sait donc queG est un sous-espace vectoriel de4 etdim(G )>4−2 = 2. CependantG n’est pas un hyperplan de4 car les vecteurs(1,1,0,0)et(0,0,1,1)ne sont pas proportionnels . Par conséquent G est de dimension2. Une base deG est par exemple la famille constituée des vecteurs(1,−1,0,0)et (0,0,1,−1).
❏ Corrigé de l’exercice 4
1. Puisqueup−1 n’est pas l’application nulle, il existe un vecteurxdeEtel queup−1(x),0 2. Soit(Ýk)k∈~0,p−1 une famille de réels telle que :
Ý0x +Ý1u(x) +···+Ýp−1up−1(x) = 0. (∗) On compose l’égalité(∗)parIdE,u,u2,... ,up−1. Puisque pour tout entierk>p,uk(x) = 0, il vient :
Ý0x +Ý1u(x) +···+Ýp−1up−1(x) = 0 Ý0u(x) +Ý1u2(x) +···+Ýp−2up−1(x) = 0
... Ý0up−2(x) +Ý1up−1(x) = 0
Ý0up−1(x) = 0 .
Puisqueup−1(x),0, le système précédent conduit successivement àÝ0 = 0,Ý1= 0,... ,Ýp−1 = 0. La famille
x,u(x),... ,up−1(x)
est libre.
3. La famille
x,u(x),u2(x),... ,up−1(x)
est de cardinalp, elle est libre dans un-espace vectoriel de dimensionndoncn>p. Puisqueup= 0, on a donc :
un=un−p◦up= 0.
❏ Corrigé de l’exercice 5
1. dim(E∗) =n.OOdimL(E,) = dim(E) dim().
2. a) Une application linéaire est entièrement déterminée par l’image d’une base.
b) Puisque(ï1,... ,ïn)est de cardinaln = dim(E∗), il suffit d’établir qu’elle est libre pour justifier qu’elle forme une base deE∗. Soit(Ý1,... ,Ýn)des scalaires tels que :
∀x∈E, Ý1ï1(x) +···+Ýnïn(x) = 0.
En particulier pourx = ek,k∈~1,n, il vientÝk= 0.
c) Il existe une unique famille(Ý1,... ,Ýn)de scalaires telle que :
∀x∈E, è(x) =Ý1ï1(x) +···+Ýnïn(x) = 0.
En particulier pourx = ek,k∈~1,n, il vientÝk=è(ek).
TD 1 – Espaces vectoriels
❏ Corrigé de l’exercice 7
1. Montrons que la famille (ê1,ê2,ê3) est une base de E. Pour cela, il suffit de montrer qu’elle est libre. On a :
detB (ê1,ê2,ê3) =
1 1 2
3 0 −1
−1 −1 0
=−6,0.
La famille(ê1,ê2,ê3)est une base deE. Elle est formée d’une base deD et d’une base deP:E = D⊕P. 2. Soit x un vecteur deE de coordonnées (x1,x2,x3)dans B. On sait qu’il existe un unique triplet (Ý1,Ý2,Ý3)∈3tel que :
x =Ý1ê1+Ý2ê2+Ý3ê3.
Par définition, on sait que p(x) = Ý2ê2+Ý3ê3. Deux vecteurs de E sont égaux s’ils ont les mêmes coordonnées dansBet par conséquent on a :
x1=Ý1+Ý2+ 2Ý3
x2= 3Ý1−Ý3
x3=−Ý1−Ý2
⇐⇒
Ý1= x1 6 +x2
3 +x3 6 Ý2=−x1
6 −x2 3 −7x3
6 Ý3= x1
2 +x3 2
.
Pour tout vecteurxdeE, on a : MatB(p(x)) =
−x1 6 −x2
3 −7x3 6
1 0
−1
+
x1 2 +x3
2
2
−1 0
= 1 6
5x1−2x2−x3
−3(x1+x3) x1+ 2x2+ 7x3
. On en déduit que :
P =1 6
5 −2 −1
−3 0 −3
1 2 7
.
3. On sait queqest le projecteur surD parallèlement àP. On a doncImq = D etkerq = P.
❏ Corrigé de l’exercice 8
1. PuisqueF = Vect(cos,sin),Fest un sous-espace vectoriel deE.OOdim(F) = 2
⊲Les applicationsï:g7→g(0)etè:g7→g(á/2)sont des applications linéaires deEdans. Puisque G = ker(ï)∩ker(è),G est un sous-espace vectoriel deE.
2. Soith∈E.
⊲ Analyse –On suppose qu’il existe un couple(f,g)∈F×G tel queh = f + g, c’est-à-dire tel que :
∀x∈, h(x) = f (x) + g(x).
En particulier pourx = 0etx =á/2, on obtient :
h(0) = f (0) et h(á/2) =f (á/2).
Puisquef∈F, il existe deux réelsÓetÔtels que :
∀x∈,f (x) =Ócos(x) +Ôsin(x).
Pourx = 0, puisx =á/2, il vientÓ=h(0)etÔ=h(á/2). On vient de prouver quef etg = h−f, étaient uniques.
⊲ Synthèse –Soitf etg les fonctions définies sur par :
f (x) = h(0) cos(x) + h(á/2) sin(x) et g(x) = h(x)−f (x).
(i) On a bienh = f + g.
(ii) Puisquef est une combinaison linéaire des fonctionscosetsin,f appartient àF. (iii) Puisqueg(0) = g(á/2) = 0,gappartient àG.
⊲ F etG sont supplémentaires dansE.
❏ Corrigé de l’exercice 9
1. SoitM = (mi j)∈Mn(). On a :
M∈ker(Tr) ⇐⇒ m11+m22+···+mnn= 0.
Ainsiker(Tr)est un hyperplan deMn()et on a donc dim
ker(Tr)
+ dim Vect(In) =n2.
⊲SoitM∈Vect(In)∩ker(Tr). On aTr(M) = 0et il existe un réelÝtel queM =ÝIn. AinsiTr(ÝIn) = 0soit Ý= 0. DuThéorème ??, on déduit queVect(In)etker(Tr)sont supplémentaires dansMn().
2. Il existe un unique couple(Ý,H)∈ ×ker(Tr)tel que :M =ÝIn+H.PuisqueTr(H) = 0, la linéarité de la trace entraîne queÝ= Tr(M)
n et par conséquent :p(M) =Tr(M) n In. 3. Notonsqla projection surker(Tr)parallèlement àVect(In).
Puisquep + q = IdMn(), il vient :
q(M) = M−Tr(M) n In.
❏ Corrigé de l’exercice 10
1. Mn()est stable paru.uest linéaire car l’application trace l’est.
2. SoitA∈keru. On a doncTr u(A)
= 0soit(n + 1) Tr(A) = 0. PuisqueA + Tr(A)In = 0, on a nécessai- rementA = 0. L’applicationu est un endomorphisme injectif d’un-espace vectoriel de dimension finie, il est donc bijectif.
3. SoitA∈Mn(), on a par linéarité deu :
u2(A) = u(A) + Tr(A)u(In)
=A + (n + 2) Tr(A)In
=A + (n + 2)
u(A)−A)
= (n + 2)u(A)−(n + 1)A.
On en déduit que pour toute matrice :
u2−(n + 2)u + (n + 1) IdMn()
(A) = 0 et donc queu2−(n + 2)u + (n + 1) IdMn()= 0.
TD 1 – Espaces vectoriels
4. On vient de prouver queu2−(n + 2)u + (n + 1) IdE= 0ce qui s’écrit sous la forme : u◦(n + 2) IdE−u
n + 1 = IdE. Et par conséquent on a :
u−1= (n + 2) IdE−u n + 1
a) On a :u(E11) =E11+I2,u(E12) =E12, u(E21) =E21 etu(E22) =E22+I2.PuisqueI2=E11+E22, la matrice deudans la baseBest :
M =
2 0 0 1 0 1 0 0 0 0 1 0 1 0 0 2
.
b) Cette matrice est inversible puisque c’est la matrice d’un isomorphisme. De plus, on a prouvé que
M−1= 4I4−M
3 = 1
3
2 0 0 −1
0 3 0 0
0 0 3 0
−1 0 0 2
.
❏ Corrigé de l’exercice 12
1. Pour tout réelh, l’applicationP7→P(X + h)est un endomorphisme deE. Ainsiæest une combi- naison linéaire d’endomorphismes deE, c’est donc un endomorphisme deE.
Soit P ∈ E et Q =æ(P). Puisquedeg(Q)6deg(P), la matrice deæ dans la base canonique de E est triangulaire supérieure de la forme :
a + b + c ∗ ··· ∗
0 ... ... ...
... ... ... ∗
0 ··· 0 a + b + c
.
2. æest un automorphisme si et seulement si la matrice précédente est inversible. Elle est triangu- laire supérieure, ses coefficients diagonaux sont égaux àa + b + c. Ainsiæest un automorphisme si et seulement sia + b + c,0.
3. Soitp∈~1,n. D’après la formule du binôme du Newton, on a : (X + 2)p=Xp+
¼p
k=1
2kp(p−1)···(p−k + 1)Xp−k
k! .
NotonsD l’endomorphisme deE défini par :D(P ) = P′. On a pourk>1: Dk(Xp) =p(p−1)···(p−k + 1)Xp−k. Puisque pourk>non aDk(Xp) = 0, on peut écrire :
(X + 2)p=Xp+
¼n
k=1
2kDk(Xp) k! .
On calcule de même(X + 1)pet on a :
æ(Xp)(X) = (a + b + c)Xp+
¼n
k=1
(a2k+b)Dk(Xp) k! . Les endomorphismesæet(a + b + c) IdE+´n
k=1
(a2k+b)Dk
k! coïncident sur une base deE, ils sont donc égaux. Ce qui établit la formule annoncée.
4. L’endomorphismeæn’est plus bijectif et on a æ(P) = (2a + b)P′+
¼n
k=2
(2ak+b)P(k) k!
soitæ(P)∈n
−1[X].On vient d’établir queIm(æ)⊂n
−1[X].
⊲Supposons2a + b,0. La matrice deædans la base canonique deEest :
0 2a + b ··· ∗ 0 . .. . .. ...
... . .. . .. (2a + b)n
0 ··· 0 0
;
en effet on a pourk>1:
æ(Xk)(X) = (2a + b)kXk−1+Pk(X) avecdeg(Pk)<k−1.
C’est une matrice de rangn, doncIm(æ)est de dimensionn. De l’inclusion précédente, on déduit que Im(æ) =
n−1[X].
⊲ Supposons que Im(æ) = n
−1[X], alors d’après le théorème du rang ker(æ) est de dimension 1.
Puisquea + b + c = 0, on aæ(1) = 0et par conséquentker(æ) =.
En particulier, on aæ(X),0. Puisqueæ(X) = 2a + b, on a nécessairement2a + b,0.
❏ Corrigé de l’exercice 13
⊲(i)=⇒(ii) – PuisqueImf2⊂Imf, il suffit de vérifier l’inclusion réciproque. Soity∈Im(f ), il existe un vecteurx∈Etel quey = f (x). D’après(i), il existe(z,t)∈ker(f )×Etel que :
x = z + f (t).
On en déduit quey = f2(t), soity∈Im(f2).
⊲ (ii)=⇒(iii) – Du théorème du rang, on déduit que dim ker(f )
= dim
ker(f2)
. D’autre part, on a toujoursker(f )⊂ker(f2); ce qui établit (iii).
⊲(iii)=⇒(i) – Puisquedim(E) = dim(ker f ) + rg(f ), il suffit d’établir queIm(f )∩ker(f ) =n 0o
.Soity ∈E vérifiant :
∃x∈E, f (x) = y et f (y) = 0.
On en déduit quex∈ker(f2)et par conséquent quex∈ker(f ), d’après (iii) ; ce qui établit (i). ❏ Corrigé de l’exercice 14
TD 1 – Espaces vectoriels 1. SoitM = a b
c d
!
. NotonsB = M2−Tr(M)M + det(M)I2, un calcul matriciel conduit à :
B = a2+bc b(a + d) c(a + d) d2+bc
!
−(a + d) a b c d
!
+ (ad−bc) 1 0 0 1
!
soitB = 0.
2. ⊲Sidet(A) = Tr(A) = 0, alors de la question précédente on déduit queA2= 0soitA∈ N.
⊲Réciproquement, supposons queA∈ N. SiA = 0, on a évidemmentdet(A) = Tr(A) = 0. Supposons A,0. On noteu l’endomorphisme de2 canoniquement associé àA. PuisqueAest nilpotente non nulle, il existe un entier p >2tel que up−1 ,0 etup = 0. De l’exercice 4, on déduit que p 62et u2= 0. AinsiA2 = 0, puisque An’est pas inversible, la question précédente nous donneTr(A)A = 0 soitTr(A) = 0.
3. ⊲La linéarité de l’application trace et la question précédent impliquent que : Vect(N)⊂ker(Tr).
⊲ D’autre part, on sait que ker(Tr) est de dimension 3; en effet il s’agit de l’hyperplan de M2() d’équation cartésienne relative à la base canonique deM2():a11+a22= 0.Ainsi on a :
ker(Tr) = Vect 0 1
0 0
! , 0 0
1 0
!
, 1 −1 1 −1
!!
.
On vient de trouver une base deker(Tr)constituées de matrices sont nilpotentes et par conséquent : ker(Tr)⊂Vect(N).
❏ Corrigé de l’exercice 15
1. Toutes les colonnes deAsont identiques et non nulles :rg(A) = 1.
2. A2= Tr(A)A.Aest la matrice d’une projection si et seulement siTr(A) = 1.
3. On aB2= 4A2−4sA+s2In=s2In.Best inversible si et seulement sis,0et dans ce casB−1= 1 s2B.
❏ Corrigé de l’exercice 16
1. Désignons par (C1,... ,Cn) les colonnes de la matrice Ei j : elles sont toutes nulles sauf la jième. PuisqueAEi j est la matrice formée des colonnesAC1,... ,ACn, seule lajièmeest non nulle :
AEi j =
0 ··· 0 ACj 0··· 0 .
D’autre part, tous les coefficients de Cj sont nuls sauf le iième et par conséquent ACj est la iième colonne deA:
ACj=
a1i
... ani
.
La trace d’une matrice est la somme des coefficients diagonaux de cette matrice et par conséquent : Tr(AEi j) =
ACj
j =aji.
2. Soit(i,j)∈~1,n2. PourM = Ei j, il vient d’après la question précédente : aji =bji.
Les matricesAetB ont les mêmes coefficients, elles sont égales.
a) L’application trace est linéaire doncïAl’est.
b) ⊲ Soit(A,B)∈Mn()2etÝ∈. Pour toute matriceMdeMn(), on a par linéarité de la trace : ïA+ÝB(M) = Tr
(A +ÝB)M
= Tr(AM) +ÝTr(B M) =
ïA+ÝïB (M).
On en déduit donc queïA+ÝB =ïA+ÝïB; l’applicationïest linéaire.
⊲ PuisquedimMn() = dim L
Mn(),
, pour montrer queïest isomorphisme il suffit de prou- ver queïest injectif. SoitA∈ker(ï). Pour toute matriceMdeMn()on a :Tr(AM) = 0.De la question précédente, on déduit alors queA = 0.
❏
TD 2 – Déterminants
■ Calculer un déterminant de petites tailles
Exercice 1
Calculer les déterminants suivants :
D1=
a b c c a b b c a
,D2=
1 0 0 1 0 1 0 0 1 0 1 1 2 3 1 1
,D3=
1 0 3 0 0 0 1 0 3 0 a 0 a 0 3 b a 0 a 0
0 b 0 0 a
.
Exercice 2
Soita,betc trois réels. Exprimer le déterminant
É=
b + c c + a a + b b2+c2 c2+a2 a2+b2 b3+c3 c3+a3 a3+b3
en fonction du déterminant
a b c
a2 b2 c2 a3 b3 c3 .
En déduire la valeur deÉ. Exercice 3
Développer le déterminant suivant sous la forme d’un produit de facteurs linéaires enx:
x + 2 2x + 3 3x + 4 2x + 3 3x + 4 4x + 5 3x + 5 5x + 8 10x + 17
.
Exercice 4
Soita∈, on posee1= (1,1,1),e2= (1,2,3)ete3= (1,4,a). Déterminer les valeurs deatelles que la famille(e1,e2,e3)soit une base de3.
Exercice 5
Soitvl’endomorphisme de3canoniquement associé à la matrice
A =
1 2 −3
0 1 0
−1 0 3
.
1. Quel est le rang dev?
2. Déterminer une équation cartésienne deImvdans la base canonique de3. Exercice 6
SoitM =
0 1 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1 1 0 0 0
. Déterminer les valeurs deÝtelles que la matriceM−ÝI4ne soit pas inversible.
■ Calculer un déterminant de dimension n
Exercice 7
Calculer les déteminants d’ordrensuivants :
1.
1 n ··· n
n 2 ... ...
... . .. ... n n ··· n n
. 2.
a1 a2 a3 ··· an a2 a2 a3 ··· an a3 a3 a3 ··· an ... ... ... ... ...
an an an ··· an .
3.
1 1 1 ··· 1 1 1 0 ··· 0 ... ... ... ... ...
1 0 0 ... 0 1 0 0 ··· 1
. 4.
a b ··· b
b a ... ...
... ... ... b b ··· b a .
Exercice 8
Soita1,a2,... ,an des réels. Calculer le déterminant
Dn =
0 a2 ··· an−1 an a1 0 ... ... ...
... a2 ... an−1 ... ... ... ... 0 an a1 a2 ··· an−1 0
Exercice 9
Soitr1,... ,rn,aetbdes complexes, aveca,b.
1. Montrer que
Pn(x) =
x + r1 x + b ··· x + b x + a x + r2 . .. ...
... . .. . .. x + b x + a ··· x + a x + rn
est un polynôme enxde degré au plus égal à1. En déduire la valeur dePn(x).
2. Déterminer les valeurs des déterminants suivants :
É1=
r1 b ··· b a r2 . .. ...
... . .. ... b a ··· a rn
puis É2=
0 b ··· b
a 0 ... ...
... ... ... b a ··· a 0
Exercice 10 (Déterminant de Vandermonde)
Pour toutn-uplet(Ó1,... ,Ón)den, on noteVn(Ó1,... ,Ón)le déterminant d’ordrensuivant :
Vn(Ó1,... ,Ón) =
1 1 ··· 1
Ó1 Ó2 ··· Ón
Ó21 Ó22 ··· Ó2n
... ... ...
Ón1−1 Ón2−1 ··· Ónn−1 .
TD 2 – Déterminants
1. Soit(Ó1,... ,Ón)∈n, on suppose que les éléments de cette famille ne sont pas deux à deux dis- tincts. DéterminerVn(Ó1,... ,Ón)dans ce cas.
2. Soitn>2etÓ1,... ,Ón−1 des complexes deux à deux distincts. On pose, pour toutx∈ :Pn(x) = Vn(Ó1,... ,Ón−1,X).
a) Montrer quePn est un polynôme den
−1[x].
b) ExprimerPn(X)en fonction deVn−1(Ó1,... ,Ón−1).
3. Pour tout(Ó1,... ,Ón)∈n, déterminer l’expression deVn(Ó1,... ,Ón)en fonction deÓ1,... ,Ón. Exercice 11
Soitn >1, on noteDn()l’ensemble des matrices diagonales de Mn(). Soit(Ý1,... ,Ýn)∈n, pour touti∈~1,non définit la matriceDi deDn()par :
Di= diag(1,Ýi,Ý2i,... ,Ýni−1).
Déterminer une condition nécessaire et suffisante pour que la famille (D1,... ,Dn)soit une base de Dn().
Exercice 12 (Ensam-CCP PT)1. Montrer que
¼n
k=1
k2= n(n + 1)(2n + 1)
6 .
2. On poseD1= 1et pourn>2on noteDn le déterminant d’ordrensuivant :
Dn =
1 0 ··· 0 n−1
0 1 ... ... n−2
... ... ... 0 ...
0 ··· 0 1 1
n−1 n−2 ··· 1 1 .
ExprimerDnen fonction den Exercice 13
SoitA∈Mn()une matrice de rang1. Montrer quedet(A + In) = 1 + TrA.
Exercice 14
SoitAune matrice non nulle deMn()etu l’endomorphisme deMn()défini par :
∀M∈Mn(), u(M) = M + Tr(M)A.
Calculerdet(u). En déduire une condition nécessaire et suffisante pour queusoit bijective.
Exercice 15
Soit u l’application de n[X] dansn[X] définie par u(P) = P + P′. Calculer detu. Même question lorsqueu(P) = XP′+P(1).
■ Questions diverses
Exercice 16 (Banque PT)
SoitA∈M2()une matrice à coefficients dans. Montrer que la matriceAest inversible et queA−1 est, elle aussi, un élément deM2()si et seulement sidetA∈n
−1,1o . Exercice 17
On suppose qu’il existe deux matrices inversiblesA etB deMn()telles queAB + B A = 0. Montrer quenest pair.
■ Vrai-faux
SoitA,B deux matrices deMn(),u un endomorphisme d’un-espace vectorielE de dimensionn.
Vrai Faux
1 -Pour tout scalaireÝ∈,det(ÝA) =Ýdet(A).
2 -SiAest inversible, alorsdet(A),0.
3 -Une matrice diagonale est inversible si et seulement si ses coeffi- cients diagonaux ne sont pas nuls.
4 -Siuest une symétrie deE, alorsdet(u)∈n
−1,1o
.
5 - det(A + B) = det(A) + det(B).
6 - det(AB) = det(A) det(B).
7 -SiAetBsont semblables, alorsdet(A) = det(B).
8 -Sidet(A) = det(B), alorsAetB sont semblables.
9 -Sidet(A) = det(B), alorsAetB ont même rang.
10 -Si Sidet(A) = det(B),0, alorsAetB ont même rang.
11 -
1 2 1 1 0 1 0 1 0
= 0.
12 -
1 2 3 4 5 6 1 2 3
= 3
1 2 1 4 5 2 1 2 1
.
TD 2 – Déterminants
■ Indications
Exercice9
1. N’essayer pas de calculer Pn(x); mais à l’aide d’opérations élémentaires, conserver la variable x uniquement dans une ligne (ou une colonne).
Exercice10
2. b) Calculer Pn(Ók)pour k ∈~1,n−1et en déduire une expression factorisée du polynômePn (n’oublier pas le coefficient dominant).
Exercice11
Remarquer que B = (E11,... ,Enn) est une base de Dn(), puis calculer det
B (D1,... ,Dn). On pourra, pour ce faire, utiliser l’exercice 10.
Exercice13
Justifier queAest semblable à la matrice
0 ··· 0 Ó1
0 ... ... ... ... ... 0 Ón−1
0 ··· 0 Tr(A)
,oùÓ1,... ,Ón−1sont des réels que l’on ne
cherchera pas à déterminer.
Exercice14
Déterminer la matrice deudans une base du type(A,A2,... ,An2).
Exercice16 PourM = a b
c d
!
inversible, vérifier queM−1= 1 det(M)
d −b
−c a
! . Exercice17
Remarque queAB =−B A, puis utiliser le déterminant.
■ Corrigés des exercices
Corrigé de l’exercice 1
D1=
a b c c a b b c a
C1←C1+C2+C3
−−−−−−−−−−−−−→ D1= (a + b + c)
1 b c 1 a b 1 c a
L3←L3−L1
−−−−−−−−−→
L2←L2−L1 D1= (a + b + c)
1 b c
0 a−b b−c 0 c−b a−c
= (a + b + c)(a2+b2+c2−ab−bc−ca)
D2=
1 0 0 1 0 1 0 0 1 0 1 1 2 3 1 1
C4←C4−C1
=
1 0 0 0
0 1 0 0
1 0 1 0
2 3 1 −1
=−1
D3=
1 0 3 0 0 0 1 0 3 0 a 0 a 0 3 b a 0 a 0
0 b 0 0 a
L3←L3−aL1 L4←L4−bL1
=
1 0 3 0 0
0 1 0 3 0
0 0 −2a 0 3 0 a −3b a 0
0 b 0 0 a
.
En développant par rapport à la première colonne :D3=
1 0 3 0
0 −2a 0 3 a −3b a 0
b 0 0 a
.
D3
L3←L3−aL1 L4←L4−bL1
=
1 0 3 0
0 −2a 0 3
0 −3b −2a 0
0 0 −3b a
=
−2a 0 3
−3b −2a 0 0 −3b a
=−2a
−2a 0
−3b a + 3
−3b −2a 0 −3b
= 4a3+ 27b2. ❏
Corrigé de l’exercice 2
NotonsBla base canonique de3:É= det
B (B +C,C +A,A+B)si on poseA =
a a2 a3
,B =
b b2 b3
etC =
c c2 c3
Par linéarité par rapport à la première colonne, on a :
É= det
B (B,C + A,A + B) + det
B (C,C + A,A + B).
La linéarité par rapport à la seconde colonne nous donne ensuite : É= det
B (B,C,A + B) + det
B (B,A,A + B)
| {z }
=0
+ det
B (C,C,A + B)
| {z }
=0
+ det
B (C,A,A + B).
En effet, les familles(B,A,A + B)et(C,C,A + B)sont liées donc leur déterminant dansBest nul. On fait de même avec la troisième colonne et on obtient :É= det
B (B,C,A) + det
B (C,A,B).On a : detB (B,C,A) =−det
B (B,A,C) = det
B (A,B,C).
De même on montre quedet
B (C,A,B) = det
B (A,B,C)et ainsi on a : É= 2 det
B (A,B,C).
⊲On a :
É= 2abc
1 1 1
a b c
a2 b2 c2
É= 2abc(b−a)(c−a)
1 0 0
a 1 1
a2 b + a c + a
Ci ←−Ci−C1 D = 2abc(b−a)(c−a)(c−b)
❏ Corrigé de l’exercice 4
NotonsBla base canonique de3. On sait que :
(e1,e2,e3)est une base de3 ⇐⇒ det
B (e1,e2,e3),0.
TD 2 – Déterminants On a
detB (e1,e2,e3) =
1 1 1 1 2 4 1 3 a
=
1 0 0
1 1 3
1 2 a−1
Ci ←Ci−C1
=a−7 développement par rapport à la ligne1
La famille(e1,e2,e3)est une base de3si et seulement sia,7. ❏ Corrigé de l’exercice 5
1. On remarque que(C1,C2)est libre et queC3=−3C1; ainsiAest de rang2et doncrg(v) = 2.
2. On désigne parC1,C2,C3les colonnes deAet parBla base canonique de3. On sait que(C1,C2) forme une base deIm(v). SoitX = (x,y,z)un vecteur de3. On a :
X∈Im(v) ⇐⇒ (X,C1,C2)est liée ⇐⇒ det
B (X,C1,C2) = 0
⇐⇒
x 1 2
y 0 1
z −1 0
= 0 ⇐⇒ −x + 2y + z = 0.
Im(v)est le plan d’équation−x + 2y + z = 0.
❏ Corrigé de l’exercice 6
La matriceM−ÝI4n’est pas inversible si et seulement sidet(M−ÝI4) = 0. Un développement suivant la première colonne nous donne :
det(M−ÝI4) =−Ý
−Ý 1 0
0 −Ý 1
0 0 −Ý
−
1 0 0
−Ý 1 0 0 −Ý 1
=Ý4−1.
On a donc :
M−ÝI4non inversible ⇐⇒ Ý∈n
−1,1,i,−io .
❏ Corrigé de l’exercice 7
1.
1 n ··· n n 2 ... ...
... . .. ... n n ··· n n
Ci←Ci−Cn
=
1−n 0 ··· n 0 2−n . .. ...
... . .. ... n
0 ··· 0 n
= (−1)n−1n!.
2.
a1 a2 a3 ··· an a2 a2 a3 ··· an a3 a3 a3 ··· an ... ... ... . .. ...
an an an ··· an
Li←Li−L1
=
a1 a2 a3 ··· an−1 an
a2−a1 0 0 ··· 0 0
a3−a1 a3−a2 0 ··· 0 0
... ... ... . .. ...
an−a1 an−a2 an−a3 ··· an−an−1 0 En développant par rapport à la dernière colonne, on obtient :
(−1)n+1an
a2−a1 0 0 ··· 0
a3−a1 a3−a2 0 ··· 0
... ... . .. ... ...
an−a1 an−a2 an−a3 ··· an−an−1
= (−1)n+1an
n−1
½
i=1
(ai+1−ai)
3.
1 1 1 ··· 1 1 1 0 ··· 0 ... ... ... ... ...
1 0 0 ... 0 1 0 0 ··· 1
C1←C1−´n j=2Cj
=
2−n 1 1 ··· 1
0 1 0 ··· 0
... ... . .. ... ...
0 0 0 . .. 0
0 0 0 ··· 1
= 2−n.
4.
a b ··· b b a . .. ...
... ... ... b b ··· b a
C1←C1+´n j=2Cj
=
a + (n−1)b b ··· b a + (n−1)b a . .. ...
... . .. ... b a + (n−1)b ··· b a
Li←Li−L1
=
a + (n−1)b b ··· b 0 a−b . .. ...
... ... ... 0
0 ··· 0 a−b
= (a + (n−1)b) (a−b)n−1.
❏ Corrigé de l’exercice 8
Pour touti∈~1,non factorise la colonneCi parai et il vient :
Dn =a1···an
0 1 ··· 1 1 ... ... ...
... ... ... 1 1 ··· 1 0 .
TD 2 – Déterminants On effectue ensuite l’opération élémentaireC1←C1+´n
j=2
Cj, ce qui permet de factoriserC1parn−1 et ainsi :
Dn= (n−1)a1···an
1 1 ··· 1 1 0 ... ...
... ... ... 1 1 ··· 1 0 .
Pour touti>2, on effectue l’opération élémentaireLi ←Li−L1et ainsi :
Dn= (n−1)a1···an
1 1 ··· 1
0 −1 . .. ...
... . .. ... 0 0 ··· 0 −1
= (−1)n−1(n−1)a1...an.
❏ Corrigé de l’exercice 9
1. Pouri∈~1,n, on effectue les opérationsLi←Li−L1, on obtient un déterminant dont la première ligne est constitué de polynôme de degré1enxet les autres sont constituées de constantes :
Pn(x) =
x + r1 x + b ··· ··· x + b a−r1 r2−b 0 ··· 0
... a−b . .. ... ...
... ... . .. ... 0
a−r1 a−b ··· a−b rn−b .
En développant ce déterminant suivant la première ligne, on obtient une combinaison linéaire de polynômes enxde degré1.Pn(x)est donc un polynôme enxde degré au plus1.
⊲Puisquea,b,(X + a,X + b)est une famille libre de2[X] de cardinal2 = dim
2[X]
: c’est donc une base. Il existe deux complexesÝetÔtels que :Pn(x) =Ý(x + a) +Ô(x + b).Pourx =−aetx =−b, on obtient :
Ô= Pn(−a)
b−a et Ý= Pn(−b) a−b . Pn(−a)etPn(−b)sont des déterminants triangulaires et par conséquent :
Pn(−a) =
½n
i=1
(ri−a) et Pn(−b) =
½n
i=1
(ri−b).
On en déduit que :
Pn(x) = µn i=1
(ri−b)
a−b (x + a) + µn i=1
(ri−a)
b−a (x + b).
2. On aÉ1=Pn(0)et du résultat précédent on déduit : É1= 1
a−b
a
½n
i=1
(ri−b)−b
½n
i=1
(ri−a)
. Pour obtenirÉ2, on particulariseÉ1avecri = 0pour touti et on obtient :
É2= (−1)n a−b
abn−ban .