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Submitted on 1 Jan 1958
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Le spectre bêta et électronique du RaD
J. Tousset, A. Moussa
To cite this version:
J. Tousset, A. Moussa. Le spectre bêta et électronique du RaD. J. Phys. Radium, 1958, 19 (1), pp.39-40. �10.1051/jphysrad:0195800190103900�. �jpa-00235759�
39.
LE SPECTRE BÊTA ET
ÉLECTRONIQUE
DU RaDPar J. TOUSSET et A.
MOUSSA,
Institut de Physique Nucléaire, Lyon.
Résumé. 2014 On a étudié au spectromètre magnétique le spectre d’électrons du RaD au-dessus de 3 keV. Les deux spectres nucléaires de 15 et 61 keV ont été séparés du spectre
d’électrons Auger L. On a mesuré les rendements de fluorescence et Auger de la couche L.
Abstract. 2014 Study of the electron spectrum of RaD above 3 keV. The two nuclear beta- spectra of 15 and 61 keV have been separated from the Auger L electrons. The fluorescence and
Auger yields of the L shell have been measured.
LE ’JOURNAL "DE ’PHYSIQUE ET LE 1,RADIUM :TOME 1"9, JANVIER :1958,
L’emploi
de sources très minces obtenuespar évaporation
sous vide et d’unspectromètre
àdouble focalisation
équipé
d’un compteur G. M.possédant
une fenêtre dont le cut-off mesuré sesitue vers
1,5
keV apermis l’exploration
du spectreélectronique
du RaD(21oPb)
enéquilibre
avec sesdescendants,
sans correction sensible pourl’absorp-
tion
jusque
vers 5 keV avec unpouvoir séparateur
FIG. 1.
de l’ordre de
1,7.10-2 (fig. 1).
Cette étude a étépoursuivie jusque
vers3,5 keV,
sansabsorption,
àl’aide d’une
post-accélération
de 1 500 volts. Nousnous sommes
proposé
une estimation des rende- mentsAuger
L moyennant certainessuppositions indispensables
en cequi
concerne enparticulier
laséparation
des électronsAuger LI
etAuger LII.
Nous devons d’abord estimer
l’importance
dufond continu
qui comprend
en fait trois spectresnucléaires :
spectre
duRaE, spectre
beta du RaDcorrespondant
à la transition directe de 61 keV dont l’existence et l’estimation a faitl’objet
d’untravail
précédent [1]
et enfinspectre
beta moud’énergie
maximum voisine de 15 keV.L’impor-
tance de ce dernier
spectre
estprimordiale
danscette
région,
mais il est presque entièrementmasqué
et on ne
dispose
pour son observation que de larégion 4-5,4
keV(entre
les spectresAuger
L etAuger M).
Notreprécédente
étude du spectre betade 61 keV fournissait pour celui-ci la
proportion 0,19 + 0,04, d’où,
pour le spectre mou0,8i + 0,04.
On obtient un meilleur accord avec
l’expérience
dans la
région précitée
enprenant
uneproportion de 0,85.
Faute d’informationsplus précises,
etFm. 2.
étant donné la faible influence des facteurs de forme pour Wo
faible,
nous supposons lespectre
de forme
permise
et nousnégligeons également
l’effet d’écran. Le spectre de 61
keV,
d’intensitécomplémentaire,
estsupposé
de formepermise également. Enfin,
le spectre du RaE est construitavec
l’hypothèse
que la formule donnant le facteur de forme C de Plassman etLanger [2]
est valabledans cette
région
de basseénergie ; l’importance
de ce
spectre
est en fait assez minime(fig. 2).
Les raies
Auger
L du RaE forment un ensembletrès
complexe
dont ledépouillement paraît
trèsdélicat..Plusieurs
analyses
de ces raies furent données parKobayashi [3] puis
par M. A. S. Ross et al.[4]
ces derniers utilisant lespectre
établiArticle published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:0195800190103900
40
par Bashilov et al.
[5].
Onpeut
aussi se reporterà
l’analyse
des raiesAuger
L dudépôt
actif duthorium. Une étude détaillée fut faite par A. Moussa et J. B. Bellicard
[6], puis
par Burde et Cohen[7].
Lasuperposition
inévitable des raiesimpose
certaines réserves quant à une estimationquantitative
des différents groupes. Nous admet- tons dans certaines limitesl’analyse
deM. A. S. Ross et al.
Une étude
préliminaire
des raies de conversiondu gamma de
46,5
keV avec unpouvoir sépa-
ratçur de5,2.10-8
nous apermis
de fixer lesrapports
de conversion4/IIIILIII
comme suit1 j0,088/0,008
soit en prenant les notations de Ross :Ct
=0,088
etCa
=0,008.
D’autre part, nous avons tracé une droite de Kurie du
spectre
du RaE à l’aide du facteur de forme C de Plassman etLanger [2],
cequi
nouspermet
d’établir le nombre d’électrons de conver-sion par
désintégration
que nous trouvonségal
à
0,77
d’où nous tironségalement
le facteurI,
nombre d’électrons L de conversion par désinté-
gration,
soit0,60.
La mesure de l’aire sous lespectre Auger
L conduit à la détermination du facteurA,
nombre d’électronsAuger
L par désinté-gration ;
nous trouvons0,38, d’où,
pourF,
nombrede
quanta
XL pardésintégration : 0,22.
Nousobtenons donc
FII
=0,37.
Nous donnons un tableau
récapitulatif
desprin- cipaux
résultatsacquis
par différents auteurs :Le spectre
Auger
L que nous avons tracé est enbon accord avec ceux de
Kobayashi
et deBashilov,
mais les spectres de ces auteurs montrent une
absorption
sensible en-dessous de 8 keV environ.En suivant
toujours
les notations deRoss,
c’ust-à-dire en
appelant 1, Aa, A3
les nonlbres relatifs d’électronsAuger produits
àpartir
des 3 niveaux,et en admettant
l’analyse approchée
deRoss,
pour les électronsAuger d’énergie supérieure
à8,5 keV,
nous trouvons :
A3/(1
+A2)
=1,5 puis A 2
=1,6
soit
A3 = 3,9,
et si nousappelons
col, W2, 6)3’ les rendements de fluorescence des 3 niveauxL ;
a1 a2,a3les
rendementsAuger
des 3niveaux ; f 12 et f 13
les rendements de la transition
Coster-Kronig
pour le transfert de l’ionisation de la couche 1 auxcouches 2 et
3,
nous trouvons :en faisant
l’hypothèse
quef 23
= 0 et enprenant
les valeurs
F2
=0,79
etF3
=2,12
admises par Ross comme nombres dequanta
Xproduits
àpartir
des niveaux 2 et 3 relativement à ceux de la couche 1pris
comme unité.Tableau
récapitulatif.
Kinsey...
M. A. S. Ross ....
Burde et Cohen ...
Présent travail ....
Les divers résultats
dépendent
fortement deshypothèses
faites dansl’analyse
du spectreAuger
Lsauf pour a 3 dont la détermination est
plus sûre,
comme le montre la discussion du
système d’équa-
tions. Nous n’avons pu suivre Burde et Cohen dans leur
analyse,
surtout en cequi
concerne l’attri-bution au groupe
Lm
d’une raieimportante (appelée A’)
de10,2
keV et que nous attribuonsplutôt
au groupeLu.
Cettedivergence
ne seréper-
cute vraiment d’une manière très sensible que
sur a2.
BIBLIOGRAPHIE
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