JANVIER 2021 / Vol.3, No. 1
Chers collègues,
GAC Mag entame sa troisième année d’existence et comme le veut la tradition, mon premier texte de l’année portera sur le bilan de l’année qui vient de se terminer et posera un regard sur l’avenir pour tenter d’anticiper les défis qui vont se présenter à nous.
L’année 2020 aura bien évidemment été marquée par la pandémie de Covid-19 qui a bouleversé nos façons d’opérer. Toutefois, nous n’avons ménagé aucun effort pour protéger nos employés et ainsi poursuivre nos activités normalement. Ceci nous a permis de maintenir les emplois directs, indirects et induits, de contribuer à l’économie nationale à travers les achats locaux et les versements directs à l’État conformément à notre convention de base.
À l’échelle mondiale, l’impact économique de la pan- démie de Covid-19 est sans précédent. Il s’agit de la pire crise depuis la Grande Dépression avec une croissance économique globale négative de -4.4%
selon les plus récentes données. Dans notre secteur d’activités, cet impact a principalement été ressenti par la dégringolade du prix de la bauxite qui est pas- sé de 55 $ à 42 $ par tonne métrique sèche.
Le troisième élément qui a eu un impact négatif sur nos activités en 2020 est l’incapacité de l’opérateur de la voie ferrée (CBG et ANAIM) de nous accorder un quatrième train quotidien. Heureusement, grâce au soutien récemment exprimé par le gouverne- ment guinéen, non seulement sommes-nous assurés d’avoir nos quatre trains quotidiens en 2021, mais nous pensons être en mesure d’aller bien au-delà.
En effet, l’année 2021 sera marquée par la mise en œuvre de notre programme de croissance rapide.
Notre souhait est de passer de 11,9 à 15 millions de tonnes sur une base annualisée (et à 17.3 millions de tonnes en 2022). Cette augmentation de la produc- tion nous permettra de réduire nos coûts d’exploi- tations, d’augmenter notre rentabilité, d’améliorer notre compétitivité, de protéger et de maintenir des emplois, et aussi, de contribuer davantage aux reve- nus de l’État conformément à notre convention de base.
En 2021, le prix de la bauxite devrait demeurer rela- tivement bas, ce qui est une mauvaise nouvelle pour nous, mais également pour tous les autres produc- teurs. Cette situation s’explique par des stocks éle-
Retour sur 2020 et
perspectives 2021 GAC Mag
JANVIER 2021 / Vol.3, No.1 Éditeur
Martin SIMARD Éditeur adjoint Souleymane DIALLO Rédaction
Abdourahamane DIALLO, Souleymane
DIALLO, André CAMARA, Sophie-Jeanne LAMAH, Daniel Cornel POP, Martin SIMARD
Photographes
Abdourahamane DIALLO, Souleymane DIALLO, Martin SIMARD, Hadjiratou BAH, Fatoumata Ibrahima CAMARA, Sophie-Jeanne LAMAH, Pyspic Infographie et relecture
Agence RARILI Impression EasyCom Tirage
1250 exemplaires
GAC MAG est un magazine publié pour le personnel et les retraités de Guinea Alumina Corporation S.A. La reproduction des articles est permise sans autorisation à la condition d’en mentionner la source.
Service des Communications Guinea Alumina Corporation S.A.
vés puisque certaines raffineries, principalement en Chine, ont profité des bas prix pour stocker de la bauxite et profiter des bas prix plus longtemps.
Compte tenu des défis qui nous attendent en 2021, l’équipe de direction va se concentrer sur le contrôle de nos coûts, mais aussi sur notre performance opé- rationnelle (efficacité) ainsi que sur le taux de dis- ponibilité des équipements (maintenance) tels que le concasseur, le culbuteur de wagons, la roue-pelle, les convoyeurs, le chargeur de barge, etc. Si nous fai- sons bonne figure en matière de performance opé- rationnelle et en maintenance, les tonnes de bauxite seront au rendez-vous.
En terminant, je profite de cette tribune pour vous souhaiter à toutes et à tous une excellente année 2021 ! Qu’elle vous apporte joie, bonheur, prospérité et qu’elle permette la réalisation de tous vos désirs.
Daniel Cornel POP Chef de la direction
GAC donne un coup de main
L’hôpital de campagne Sheikh Mohamed bin Zayed, construit sous les directives et le pa- tronage de Son Altesse Sheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, prince héritier d’Abou Dha- bi, a été inauguré le 25 novembre dernier par le ministre guinéen de la Santé, le docteur colonel Rémy Lamah, et par des représentants des Émi- rats Arabes Unis. Il a été construit et équipé en un temps record de 30 jours sur la base militaire de Sonfonia avec le soutien de GAC. L’établisse- ment est entièrement équipé, doté de 208 lits, dont 48 en soins intensifs, d’une pharmacie et d’un laboratoire médical. Il a été remis à l’État guinéen et est maintenant géré et exploité par le ministère de la Santé pour lutter contre la pandémie de Covid-19.
Par Martin Simard [email protected]
L
e quatrième trimestre de l’année 2020 a été rela- tivement difficile du cô- té de la mine. Plusieurs incidents se sont ajoutés à ceux qui étaient survenus au cours des trimestres précédents, et cela est devenu une très grande préoccupation pour la direction de GAC, mais aussi pour celle de DTP, à tel point qu’elles en sont arrivées à une même conclusion : il fallait cesser les activités avant que quelqu’un ne se blesse sé- rieusement ou ne meurt.Rapport trimestriel sur
les activités minières
Alors que les activités reliées au chargement des trains se sont poursuivies normalement grâce à l’inventaire présent sur l’aire de stockage, les activités d’extrac- tion minière et de concassage ont quant à elles été interrompues.
Des ressources ont été déployées pour donner un coup d’électro- choc important à l’ensemble des équipes de la mine.
« Nous partions de loin, nous a confié le directeur des activités minières Johann van Breda. En- viron 80% des observations que
nous faisions étaient négatives.
Il nous fallait absolument donner un sérieux coup de barre, modi- fier les habitudes, les comporte- ments, mais surtout les attitudes.
Pendant 72 heures, toutes les ma- nières de faire et les procédures ont été revues. Lorsque nous avons redémarré nos activités, un changement a immédiatement été ressenti. Aujourd’hui, 80% de nos observations sont positives et nous avons renversé la vapeur.
Nous revenons de loin, mais il reste encore beaucoup à faire pour nous rapprocher des 100%
de réussite ».
Stopper les activités d’une société minière est une mesure très rare, mais surtout extrême, puisqu’elle affecte directement la rentabilité de l’organisation. Par exemple, dans le cas qui nous occupe, cet arrêt a occasionné une perte de production d’environ 100 000 tonnes et une perte de revenus d’environ 3 millions de dollars américains pour GAC. « Une vie
humaine n’a pas de prix, indique Johann van Breda. Je préfère perdre 3 millions de dollars plutôt que de perdre un employé dans un accident mortel ».
Guinéenne de Prestation et de Construction (GPC) entre en scène
GPC est une entreprise 100% gui- néenne spécialisée en génie civil, en construction métallique, en réalisation de travaux publics et plus encore. C’est elle qui a dé- croché le marché pour extraire un
million de tonnes de bauxite pour le compte de GAC. Dans une ap- proche favorisant l’achat local, la direction de GAC a estimé qu’elle était en bonne position pour faire le travail. C’est la première fois qu’une compagnie minière passe un contrat direct d’une telle en- vergure avec une société détenue à 100% par des intérêts guinéens.
Cela démontre une fois de plus notre volonté de faire de GAC une compagnie internationale qui contribue concrètement au dé- veloppement économique de la Guinée.
La mobilisation de GPC a été plus longue que prévu. Alors qu’elle devait démarrer ses activités en mai ou juin dernier, c’est à la fin du quatrième trimestre seulement
qu’elle a été en mesure de le faire.
Toutefois, l’impossibilité de pou- voir obtenir un quatrième train quotidien (voir encadré) a atténué les effets de ce retard et a permis à la GPC de mieux se préparer.
15 millions de tonnes en 2021 En 2021, nous comptons sur le quatrième train quotidien pour transporter les 15 millions de tonnes que nous comptons ex- traire et concasser sur nos ins- tallations minières. Cela repré- sente une augmentation de 50%
par rapport à l’année précé- dente, mais Johann van Breda est convaincu que nous y arrive- rons. « En 2019, après FOOS, nous avons remporté le Défi Un Million de Tonnes. En 2020, nous avons atteint 10,1 millions de tonnes ; soit une augmentation de 1000% ! En 2021, nous devrions facilement atteindre 15 millions à la condition d’obtenir notre quatrième train quotidien ».
Les 3 priorités de 2021
Poursuivre la transformation de l’équipe en matière de santé et de sécurité au travail avec pour seul objectif ZÉRO accident : Chacun doit pouvoir identifier, évaluer et contrôler tous les facteurs de risques pouvant causer un acci- dent. S’endormir au volant d’un véhicule ou se trouver coincé ou écrasé par des objets qui roulent, glissent ou se déplacent peut se prévenir si vous décidez de faire de la santé et de la sécurité au travail votre priorité numéro 1 et que vous exercez une vigilance de tous les instants.
Le personnel de la mine doit être extrêmement rigoureux en matière d’entretien ménager (house-keeping) : Cela comprend le maintien de la propreté et de l’ordre dans les zones de travail, le maintien des halls et des plan-
chers à l’abri des risques de glis- sade et de trébuchement, et l’éli- mination des déchets et autres risques des zones de travail. Cela nécessite également de prêter at- tention aux détails importants tels que la disposition de l’ensemble du lieu de travail, le balisage des routes et des allées piétonnières, l’adéquation des installations de stockage et la maintenance. Un bon entretien ménager est égale- ment un élément fondamental de la prévention des incidents.
Suivre le plan minier à la lettre : Certains peuvent croire à tort qu’ils améliorent les choses en effectuant tel geste ou en igno- rant telles données. Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’en pensant bien faire, ils compromettent les plans à venir. Le plan minier d’au- jourd’hui fait partie intégrante du plan minier de la semaine, qui lui-même fait partie du plan mi- nier mensuel, lequel fait partie du plan minier annuel, qui fait partie du plan minier quinquennal…. En définitive, nous avons un plan mi- nier pour les quarante prochaines années. Si quelqu’un décide de ne pas suivre le plan d’aujourd’hui en pensant bien faire, il affecte les quarante prochaines années. Ici un seul message à retenir : suivez toujours le plan minier.
Johann van Breda est catégo- rique, « Si chacun de nous fait de la santé et de la sécurité au travail sa priorité numéro un, si chacun d’entre nous fait sa part pour gar- der nos espaces de travail propres et prêts à être minés, et si chacun d’entre nous suit le plan minier à la lettre, nous atteindrons facile- ment nos objectifs de production.
C’est aussi simple que cela ! ».
Par Martin Simard [email protected]
Les accidents peuvent
être évités si vous
décidez de faire de la
santé et de la sécurité
au travail votre priorité
numéro 1 et que vous
exercez une vigilance de
tous les instants.
Rapport trimestriel sur
les activités portuaires
A
u moment où nousavons rencontré Mar- tin Christopher Small, le directeur des acti- vités portuaires de GAC, pour réaliser cet article, celui-ci était particulièrement heureux de la performance de son équipe en 2020. « Nous avons atteint l’ob- jectif de notre plan d’affaires de 2020 et n’eût été l’incapacité de la CBG de nous fournir notre quatrième train quotidien, nous aurions probablement atteint l’objectif du Plan 12 millions de tonnes ».
Martin Small est aussi très fier de la performance de son équipe au quatrième trimestre. « Nous
avons été en mesure de soutenir un chargement de barge à raison de 4 000 tonnes par heure, ce qui est 7% de plus que la capacité établie de l’équipement par le ma- nufacturier ».
Au cours du dernier trimestre, l’équipe du port a mis en place de nombreux « grattoirs » qui éliminent le déversement des convoyeurs, des chutes et des tours. L’équipe a également su in- nover en inventant et en mettant en fonction un « canon à air » qui prévient les blocages dans les chutes. Elle a réussi à améliorer l’alignement des courroies des convoyeurs, mais il reste encore des améliorations à y apporter.
Perspectives 2021
En 2021, l’équipe du port recevra et expédiera près de 15 millions de tonnes de bauxite sur les marchés mondiaux, soit 50% de plus qu’en 2020. « Nous allons investir sur les personnes qui composent notre équipe, a dit Martin Small. Nous avons besoin d’employés qui pensent santé-sécurité, qui vivent santé-sécurité et qui respirent santé-sécurité. Nous avons besoin d’employés qui veulent apprendre le métier et devenir les meilleurs dans leur domaine, et aussi d’em- ployés expatriés qui savent être d’excellents professeurs pour transférer leurs connaissances et leurs compétences. Enfin, nous avons besoin d’employés qui partagent entre eux les connais- sances et qui s’aident les uns les autres, parce qu’à partir de 2022, nous aurons de plus en plus de Guinéens qui occuperont des postes avec des responsabilités croissantes et nous avons besoin de les y préparer. »
Par Martin Simard [email protected]
Rapport trimestriel sur
les activités ferroviaires
L
e mois d’octobre 2020 a été relativement difficile du côté du chemin de fer. Les ma- nifestations sociopolitiques et les manifes- tations contre le délestage électrique nous ont empêchés de livrer 12 trains aux installations portuaires de Kamsar. Cela représente une perte de près de 4 millions de dollars américains. À cela s’ajoute une perte de 4 trains en raison de bris mé- caniques au niveau du culbuteur de wagons, princi- palement, mais aussi sur une des locomotives.Le mois de novembre 2020, quant à lui, a été ex- cellent. Nous avons livré tous les trains qui étaient prévus au calendrier.
L’année 2020 aura été cependant marquée par l’in- capacité de la CBG, qui est l’opérateur de la voie ferrée nationale, de nous fournir le quatrième train quotidien. Nous attendons ce train depuis le second semestre 2020 et cela représente non seulement une perte financière importante pour GAC, mais aussi une perte de revenus pour l’état guinéen et pour le Fonds de développement économique local (FODEL) de Boké qui profitent aux communautés locales.
Perspectives 2021
Notre plan d’affaires 2021 prévoit quatre trains quoti- diens de 120 wagons pour débuter, mais nous passe- rons à 130 wagons en début d’année pour atteindre 150 wagons au dernier trimestre de l’année. Enfin, bien qu’il y ait 365 jours dans une année, nous de- vons prévoir des journées de maintenance pour la voie ferrée et les équipements ferroviaires. Ainsi, notre plan d’affaires est basé sur une utilisation de la voie ferrée sur un total de 333 jours pour transporter 15 millions de tonnes de bauxite.
Par Martin Simard [email protected]
Comprendre le 4 e train
Lors de nos entrevues avec nos directeurs des opé- rations, Johann van Breda et Martin Christopher Small, le sujet du 4e train quotidien est revenu régu- lièrement. Or, qu’en est-il exactement ?
Le chemin de fer que nous utilisons appartient à l’État guinéen à travers l’Agence Nationale pour l’Aména- gement des Infrastructures Minières (ANAIM). Ce- pendant, il a toujours été opéré par la CBG, qui a longtemps été la seule utilisatrice de ce chemin de fer, et ce, sur la base d’un contrat de concession avec l’ANAIM.
Bien évidemment, avant d’investir 1,4 milliard de dol- lars américains dans le projet GAC, EGA s’est assurée qu’elle aurait accès à la voie ferrée. L’État guinéen a ainsi garanti à EGA et GAC un accès à la capacité nécessaire à son activité. Il y a donc eu un contrat signé entre l’État, la CBG, RUSAL et GAC sur l’utilisa- tion de la voie ferrée, c’est ce que l’on appelle com- munément le MUA (Multi User Agreement). L’entente prévoit également que l’opérateur de la voie ferrée serait la CBG.
Pour 2020, GAC a demandé un volume de 12 millions de tonnes de bauxite, mais on ne lui en a accordé que 10,5 millions. Pour 2021, GAC a demandé 15 millions, mais au moment d’écrire ces lignes, la CBG ne lui en a accordé que 12 millions. Ainsi, les discussions se poursuivent sous l’égide de l’ANAIM et du ministère de la Géologie et des Mines pour, à terme, permettre à GAC d’atteindre son objectif d’exporter 15 millions de tonnes de bauxite en 2021.
Par Martin Simard [email protected]
La gestion du
capital humain en temps de crise
L
a gravité de la pan- démie de la Covid-19 confronte les entreprises guinéennes et celles du monde entier à des défis ex- traordinaires et sans précédent dans tous les domaines d’orga- nisation, le domaine du capital humain n’est pas épargné. Com- ment dès lors, les entreprises dans ce domaine précis s’orga- nisent-elles, et surtout comment envisagent-elles l’avenir ?En cette période de crise, le ca- pital humain, sa gestion, sa moti- vation, son implication au travail, etc. sont des données fondamen- tales à intégrer dans la stratégie des entreprises. En effet, force est de constater que le pilotage des actions liées à la gestion du capi- tal humain se positionne comme une donnée complexe, qu’il convient d’analyser avec une cer- taine hauteur. L’un des premiers éléments dont il faut se souvenir est la valeur inestimable de nos
collaborateurs. En temps de crise, il est également indispensable de jouer la carte de la transparence.
Ainsi, des réunions périodiques permettent de dresser un état réaliste de la situation et de pré- senter aux collaborateurs les défis auxquels l’entreprise fait face et doit faire face. Annoncer les mau- vaises nouvelles tout aussi bien que les bonnes nouvelles s’im- pose comme un acte d’honnête- té vis-à-vis des collaborateurs. Si nous savons que la solidarité est de mise en cette période inédite, les décisions prises doivent être comprises sans arrière-pensée.
Un avantage concurrentiel pour l’entreprise
Les bureaux de direction du ca- pital humain doivent également veiller à préserver l’emploi interne et mettre à profit ce temps pour faire évoluer les compétences des collaborateurs. Chaque fois que
cela est possible, plutôt que de recourir au recrutement, il est né- cessaire de bien analyser les com- pétences et les talents internes et de favoriser la mobilité et la pro- motion interne.
Choisir d’investir dans le déve- loppement des compétences des salariés permet également d’aug- menter leur confiance envers leur employeur et d’accroître ainsi leur niveau d’engagement. De sur- croît, les entreprises qui offrent un cadre stimulant par l’appren-
Comment booster le moral des employés en période de crise
tissage et la formation améliorent l’expérience des employés, ce qui contribue à rehausser leur image de marque et constitue un levier pour attirer les meilleurs talents.
Au-delà de ces quelques exemples, il est aussi fondamental de préparer l’avenir et d’anticiper la reprise. En ce sens, licencier des collaborateurs en période de crise doit rester un dernier recours, car cela n’apporte qu’une réponse à court terme et peut fortement im- pacter les performances de l’en- treprise lors de la reprise et donc obérer la capacité de croissance future. Dans ce cas, il faudra alors recruter à nouveau, former le nouveau collaborateur… Dans cer- tains cas, le départ d’un collabora- teur peut constituer, entre autres, une perte de plusieurs années de
« savoir » et « savoir-faire », sur- tout dans les entreprises ou l’ef- fet d’expérience est déterminant.
En cas de licenciement « écono- mique », il convient donc de bien prendre en compte ces données et de ne pas se séparer des colla- borateurs « stratégiques ».
Regard vers l’avenir
Au-delà des mesures réactives mises en place, nous assistons actuellement à des change- ments sociaux, sociétaux et or- ganisationnels fondamentaux. La pandémie a mis en lumière des enjeux en dormance qui, par la suite, ne pourront pas être élu- dés. Chose certaine, la pénurie de main-d’œuvre et de talents qui bouillonnait avant l’« attaque » de la Covid-19 ne disparaîtra pas…
et son effet boomerang pourrait être amplifié par des prises de conscience collectives qui im- poseront aux organisations des remises en question encore plus profondes.
La Covid-19 pourrait nous amener à remettre fondamentalement en question nos cultures d’entre- prise, la manière dont nous répar- tissions, enrichissions, élargissions le travail et déployions notre capi- tal humain, et la façon dont nous suscitions l’engagement de nos collaborateurs, ainsi que notre façon de penser notre capital humain, en particulier, mais aussi toutes les composantes de nos organisations. À plus long terme, cette situation pourrait constituer une occasion de rehausser nos communications, nos pratiques, nos priorités, de créer ou de dé- velopper un capital humain plus résilient, et d’accorder une plus grande importance à la santé et au bien-être.
Et si on pensait à investir plus de capitaux dans le capital humain ?
Par André Camara [email protected]
Les entreprises confrontées à la crise de la COVID-19 font face à une baisse de moral de leur per- sonnel qui se sent sous pression persistante. Voici comment les entreprises peuvent contribuer à améliorer le moral de leur person- nel, à un moment où cela parait essentiel, dans cette période d’in- certitude et de crise.
Créer des réseaux de mentorat Le lien social est particulièrement important lorsque les travailleurs sont déployés sur plusieurs sites.
Encouragez votre équipe à établir des liens à la fois pour des raisons personnelles et professionnelles, ce qui constitue une étape po- sitive vers le soutien de la santé mentale. Dans le même temps, cela peut également offrir des op- portunités à long terme, des par- cours d’apprentissage et aider les gens à penser au-delà de la crise actuelle. Un mentor peut aider les jeunes employés à identifier les domaines de formation et de développement, et leur offrir une occasion de réfléchir à leur car- rière. Ne négligez pas le mento- rat inversé, dans le cadre duquel de jeunes employés, souvent plus jeunes, aident des employés plus âgés à apprendre et à s’adapter aux nouvelles technologies.
Encourager les moments de dé- tente
En temps de crise, les dirigeants peuvent avoir l’impression qu’il est difficile, voire inapproprié, de faire de l’humour ou de passer du bon temps entre collègues, mais permettre et encourager des mo- ments de positivité et de légèreté est ce dont tout le monde a be- soin de temps en temps. Ces mo- ments de détente se trouvent être
l’un des facteurs les plus évidents de la satisfaction au travail, mais l’un des plus difficiles à obtenir, et la clé pour créer un environne- ment de travail centré sur l’em- ployé. Lorsque les employés sont en phase les uns avec les autres, ils sont beaucoup plus suscep- tibles de se remonter le moral.
Donner l’exemple et faire preuve de gentillesse
La gentillesse a toujours été un trait de leadership important, mais elle est encore plus essen- tielle en cette période d’incerti- tude qui exige de l’empathie et de la compréhension. Des dirigeants aimables et sympathiques sont capables de transformer leurs équipes lorsqu’elles ont le plus besoin de ces qualités.
Célébrer les petites victoires Il est facile de se laisser emporter par les routines et les défis. Mais même lorsque les entreprises sont au plus fort de leur pression - et surtout à ce moment-là - il est important de faire une pause et de constater les réalisations des collègues. En outre, lorsque les dirigeants veillent à ce que leur équipe fasse quelque chose de bien, ils sont moins suscep- tibles de s’occuper négativement de leurs problèmes. La positivité se répercutera sur l’humeur et la productivité.
Rehausser le moral dans un envi- ronnement difficile demande du travail, mais cela en vaut la peine.
En prenant du recul, en prêtant attention aux besoins de l’équipe et en prenant des mesures déli- bérées, on peut aider à créer une dynamique qui mènera à un cycle ascendant bénéfique.
Par Souleymane Diallo [email protected]
LES NOMINATIONS
• SANKARASUBRAMANI Ramesh, Surintendant, d’Entrepôt
• SOUMAH Moussa, Administrateur principal des contrats
• SZOCS Zsolt, Responsable, Sécurité et du dépôt de carburant
• CONDÉ Aly, Cadre supérieur, Conformité et sur- veillance environnementale
• DREYER Jacobus, Superviseur, Électricité et ins- trumentation
LES NOUVEAUX EMPLOYÉS
• KALIVOGUI Yakpaoro, Assistant, Contrôle qua- lité
• DRAME Bandougou, Assistant, Contrôle qualité
• BARRY Amadou, Assistant, Contrôle qualité
• SALL Ibrahima, Assistant, Contrôle qualité
• GASSAMA Ansoumane, Assistant, Contrôle qua- lité
• DRAME Ibrahima Sory, Assistant, Contrôle qua- lité
• DIALLO Elhadj Telly, Contrôleur de qualité
• BALDE Thierno Younoussa, Assistant, Échantil- lonnage
• LY Mamadou Dian, Assistant, Échantillonnage
• DIALLO Abdoulaye, Assistant, Échantillonnage
• BARRY Thierno Mamadou Aliou, Assistant, Échantillonnage
• CAMARA M’Mahawa, Assistant, Échantillonnage
• CAMARA Sekou, Assistant, Échantillonnage
• DIALLO Thierno Madjou Sira, Assistant, Contrôle qualité
• LASZCZYK Michal Slawomir, Surintendant, Transports maritimes et marine marchande
• BAH Mamadou Aliou, Planificateur principal, Maintenance
• DIALLO Mamadou Alimou, Technicien, Service informatique
• BAH Mamadou Saliou Aissata, Assistant, Contrôle qualité
• SIBIYA Sphamandla Cyprian Siphosenkosi, Men- tor, Salle de contrôle
• BARRY Mariama Omou, Technicienne, Chemins de fer
• CAMARA Morigbe, Technicien, Chemins de fer
Nominations, arrivées
& départs
• KOMA Alpha, Technicien junior, Chemins de fer
• KABA Bangaly, Technicien, Conformité et sur- veillance environnementale
• FOFANA Laye 1, Technicien, Conformité et sur- veillance environnementale
• CHÉRIF Ibrahima, Technicien, Conformité et sur- veillance environnementale
• LENO Marcel, Technicien, Conformité et surveil- lance environnementale
• BARRY Ousmane, Cadre supérieur, Conformité et surveillance environnementale
• SYLLA ABOUBACAR KERFALA, Technicien junior, Chemins de fer
• SYLLA MOHAMED TOZO, Technicien junior, Chemins de fer
• DOPAVOGUI Oye, Mécanicien
• DIAKITE Daouda, Analyste, Planification Inté- grée des Opérations (PMO)
• CONDÉ Mamady Mandy, Technicien junior, Che- mins de fer
• WHITE Willem Christiaan, Mentor, Formation à la maintenance
• RABARTS Graham Bruce, Surintendant, Déchar- gement portuaire et stockage
LES DÉPARTS
• GOODMAN Rewayne Peter, Surintendant, Trans- ports maritimes et marine marchande
• CARBERRY Steven David Anthony, Superviseur, Maintenance
• CISSE Lansana, Comptable
• DIALLO Safiatou, Superviseure, Relations com- munautaires
• KEIRA Oumou, Assistante de voyage
• CAMARA Moussa Nanfadima, Ingénieur de ter- rain
• BARRY Abdoulaye, Cadre supérieur, Environne- ment
• BARRY Alpha Mamadou, Surintendant principal, Projets KCT
• SIDIBE Toumany, Cadre supérieur, Agronome
• DAFFE M’Mahawa, Assistante supérieure, Achats
• SOW Diao, Ingénieur de terrain
• BALDE Abdoulaye Djibril, Ingénieur, Construc- tion
• BAH Talibé, Coordonnateur principal, Relations communautaires
• DIALLO Amadou Sadio, Analyste, Contrôle fi- nancier
• DIALLO Alpha Mamadou, Ingénieur, Construc-
tion
• BALDE Mamadou Alpha, Ingénieur de terrain
• BARRY Mamadou Oury, Ingénieur de terrain
• DIALLO Karim, Opérateur, Salle de contrôle de la sécurité
• SYFFERT Johann, Mentor, Salle de contrôle
• OUENDENO Dominique, Opérateur, Salle de contrôle de la sécurité
• RAUT Parag Sharad, Formateur, Atelier méca- nique et engins lourds
• DOUMBOUYA Thierno Ibrahima Sory, Respon- sable, Ingénierie et planification
• AGAG Alex Flores, Surintendant, Qualité élec- trique
Savoir rester en vie au travail
C
omme évoqué dans le précédent numé- ro du GAC Mag, il est primordial que les employés de GAC et de ses sous-trai- tants observent scrupuleusement les dix règles de sécurité au travail. Elles sont valables aus- si bien au niveau d’EGA, notre maison mère, que chez nos pairs de l’industrie minière.Ces règles doivent être appliquées par tous afin de permettre à chaque employé de retourner sain et sauf à la maison auprès de sa famille à la fin d’une journée de travail. Voici deux autres règles que nous vous rappelons et que nous vous invitons à retenir et à partager avec vos collègues et vos proches.
1. Soyez apte physiquement et mentalement au travail :
Travailler en étant physiquement et mentalement inapte peut s’avérer dangereux pour vous-même et
pour les membres de votre équipe. Vous devez vous assurer d’être en possession de toutes vos facultés physiques et mentales. Cela signifie que votre état de santé doit vous permettre d’effectuer une tâche sans qu’elle ne représente un danger pour vous-même ou pour vos collègues. Par exemple, si vous êtes sous l’emprise de l’alcool ou de médicaments susceptibles d’altérer votre jugement, vous ne devez en aucun cas vous rendre au travail. GAC pratique une politique de tolérance zéro vis-à-vis de l’alcool au travail. Si vous êtes sous médication, vous devez vous assurer que les médicaments que vous prenez n’ont pas d’effets secondaires qui peuvent réduire ou altérer vos facul- tés.
2. Restez à l’écart des zones de dynamitage :
Le dynamitage représente une activité potentielle- ment dangereuse et à haut risque. Avant une opé- ration de dynamitage, les opérateurs doivent s’assu- rer que toutes les mesures de sécurité ont été prises afin d’éviter un éventuel accident. Une évaluation correcte des limites de la zone de dynamitage est la première étape pour assurer la sécurité des em- ployés. Les chemins d’accès à une zone de dynami- tage doivent être identifiés comme tels et surveillés afin d’éviter le passage de personnes ou d’animaux lors du dynamitage. Il faut s’assurer que les commu- nautés voisines à la zone ont bien été informées à l’avance de la date et de l’heure du dynamitage. Le superviseur doit s’assurer que la zone de tir est bali- sée et que seul le personnel autorisé peut y accéder.
Tous les employés doivent être évacués de la zone de dynamitage et placés dans un endroit sécurisé et un comptage doit être effectué afin de s’assurer que personne ne reste dans la zone de tir. Des dis- positions doivent être prises pour que personne ne puisse revenir dans la zone de dynamitage avant que le signal de fin de tir ne soit émis.
Par Abdourahamane Diallo [email protected]
Autonomisation
des communautés affectées par GAC
GAC soutient les initiatives pour la création d’activités
génératrices de revenu
In
Memoriam 2020
A
u-delà des pro-grammes d’aide au développement que GAC mène dans dif- férents domaines socio-éco- nomiques dans sa zone d’opé- ration, la compagnie soutient également les initiatives pour la création d’activités génératrices de revenus, en vue de promou- voir l’autonomisation des com- munautés locales.
Des jeunes engagés de Kamsar et de Filima (cité GAC), ont ainsi bénéficié d’un appui pour la créa- tion d’une entreprise dénommée
Entreprise de Nettoyage et In- dustrie Guinée (ENIG) en juillet 2019. L’entreprise a pour voca- tion le développement durable des communautés vivant autour des infrastructures portuaires de GAC, à Kamsar, et a déjà obtenu de GAC le contrat de nettoyage du convoyeur et des toilettes, ainsi que la surveillance de la cité de réinstallation de Filima. ENIG va aussi participer aux activités d’assainissement de la cité GAC, à l’entretien des routes et au cu- rage des caniveaux. L’entreprise a développé des partenariats avec
des fournisseurs locaux pour l’ap- provisionnement d’équipements et matériels.
La création d’emplois et l’octroi de ces contrats à ENIG ont for- tement contribué au développe- ment de l’économie locale et à l’amélioration des conditions de vie des réinstallés de la cité et de leurs familles. En plus, ce progrès a permis à l’entreprise d’apporter sa modeste contribution à certaines familles affectées par GAC, par la distribution de vivres alimentaires (sacs de riz, cartons de lait, sucre) lors du précédent mois saint de
Ramadan, le don d’un disjoncteur à la centrale électrique de Kamsar et la dotation de la mosquée de Filima (Cité GAC) d’un amplifica- teur sonore et de ses accessoires.
Du point de vue communau-
taire, ENIG participe à toutes les instances décisionnelles pour la cohésion sociale et le dévelop- pement des communautés de Kamsar à travers des initiatives de sensibilisation sur les questions
d’emploi local, relations entre les projets miniers et les communau- tés et l’entrepreneuriat jeune.
Par Sophie Lamah [email protected]
Ismaël Condé
Ismaël Condé, notre cher ami et collègue a été enlevé à notre affection le 23 juin 2020 des suites d’une longue maladie. Il avait 44 ans et laisse derrière lui une femme et trois enfants.
Ismaël a rejoint GAC en sep- tembre 2019 en tant que Su-
perviseur, Mine. Sa générosité et sa tendresse nous ont tou- jours marqués. Ses collègues garderont de lui son éternelle bonne humeur et sa joie de vivre qui rayonnaient autour de lui.
Toutes nos pensées et nos prières vont à sa famille, à ses proches et à ses nombreux amis. Que son âme repose en paix.
Mamadou Alpha Barry
Le décès inattendu de notre collègue et ami Mamadou Al-
pha Barry, Administrateur prin- cipal, Contrat, le 29 juillet 2020 nous a tous bouleversés.
Mamadou était un membre très apprécié de GAC depuis le 1er octobre 2016 date à laquelle il a rejoint l’entreprise. Ses col- lègues se souviendront de son incroyable gentillesse, de sa sensibilité et de son humanité profonde.
Toutes nos pensées et nos prières vont à sa famille, à ses proches et à ses nombreux amis. Que son âme repose en paix.
Nous avons perdu de véri- tables amis et collègues. Ils nous manqueront beaucoup au sein de GAC, mais nous continuerons à nous inspirer de leurs exemples. Que leurs âmes reposent en paix.
Merci Ismaël et Alpha !
C
’est une crise économique sans précédent que le monde traverse. La pandémie de Covid-19 a engendré une crise à travers le monde. Elle a mis à rude épreuve l’éco- nomie dans tous les secteurs, avec des prévisions de récession estimées à 4,9% en juin 2020, bien loin des 3% estimés par le Fonds Monétaire Internatio- nal (FMI) au tout début de la pandémie.Alors que la situation sanitaire reste toujours très in- certaine, une chose est sûre, le désastre provoqué par la pandémie de Covid-19 laissera des traces du- rables. Même si au mois d’octobre 2020, le FMI avait revu légèrement à la hausse ses chiffres à -4,4% de croissance, l’institution se montre très réservée sur le caractère durable de la reprise économique avec une croissance mondiale estimée à 5,2% en 2021, un chiffre bien moins élevé que prévu.
Mais ces prévisions s’accompagnent d’un degré d’in- certitude élevé car elles se basent sur des facteurs de santé publique et économiques qui peuvent vite être bouleversés. Avec une deuxième vague qui a démarré vers le début du troisième trimestre 2020, les données pourraient être revues à la baisse, parti- culièrement pour l’année 2021. Les économistes pré-
Situation de l’économie mondiale : quelles
perspectives en 2021 ?
viennent qu’il n’y a guère de quoi se réjouir à moyen terme, malgré le léger rebond attendu cette année.
La croissance économique mondiale devrait ralentir progressivement pour atteindre un taux de 3,5% et la pandémie va avoir un impact sur les progrès réalisés depuis les années 1990 en matière de réduction de la pauvreté et des inégalités.
Les pays les plus durement touchés sont ceux où l’épidémie a été la plus grave et ceux qui se carac- térisent par une forte dépendance vis-à-vis du com- merce mondial, du tourisme, des exportations de produits de base et des financements extérieurs.
Bien que l’ampleur de la crise varie d’une région du monde à l’autre, tous les pays émergents et en voie de développement souffrent de vulnérabilités qui sont accentuées par ces chocs exogènes. En outre, la fermeture des écoles et les difficultés accrues d’accès aux soins de santé primaires auront proba- blement des effets durables sur le développement du capital humain.
Au premier semestre de l’année 2020, plusieurs pays exportateurs de matières premières en Afrique sub- saharienne ont dû faire face à une baisse de la de- mande extérieure et à la chute des prix du pétrole et des métaux. Selon les prévisions de la Banque Mondiale, l’activité économique devrait se contracter dans la région de 2,8% en 2020 avec une baisse im- portante du PIB par habitant. L’économie guinéenne étant très dépendante de son secteur minier, le pays devrait aussi connaître un ralentissement de sa crois- sance économique estimée à 1,4% en 2020, bien loin des 5,6% réalisés en 2019. Le FMI prévoit que la Guinée connaîtrait une croissance de 6,6% en 2021.
Même si la production de bauxite continue de croître, la demande mondiale pourrait ralentir à l’avenir, en- traînant ainsi une perte importante d’emplois et une baisse des recettes publiques du pays.
Par Abdourahamane Diallo [email protected]
Q
ue serait notre exis- tence sans la va- riété d’espèces vivantes qui com- posent la biodiversité (les mi- cro-organismes, les végétaux, les animaux, les cours d’eau…) ? Éthique d’entreprise, gestion de la biodiversité et prévention des risques… sont des pôles majeurs pour lesquels GAC a entrepris di- verses activités de surveillance afin de mesurer l’impact de son exploitation minière sur la biodi- versité et l’efficacité de son plan de gestion.GAC a installé une cinquantaine de caméras de surveillance sur l’ensemble de sa concession mi- nière pour capturer des images d’animaux sauvages. Dix para- techniciens, issus des villages au-
tour de la concession, ont vu leurs compétences renforcées pour ef- fectuer des patrouilles régulières afin de s’assurer que les activités minières n’ont que des incidences mineures sur la biodiversité.
De plus, en vue d’amener l’en- semble de la communauté à une prise de conscience collective, des séances de sensibilisation et d’éducation en langue locale sont aussi planifiées.
L’application de ces efforts qui s’inscrivent dans le respect des normes nationales et internatio- nales permet de concilier l’exploi- tation de la mine à la protection de l’environnement. Elle vise éga- lement à évaluer et à enregistrer les observations sur les impacts cumulatifs dus aux activités mi- nières et communautaires, pou-
vant entrainer une détérioration de la biodiversité à travers la perturbation des habitats natu- rels ; et de revoir l’existence des espèces de la faune et de la flore présentes dans la concession, lors des études d’impacts environne- mentales précédentes.
Ce programme a permis à la compagnie de répertorier des centaines de chimpanzés. Les recherches se poursuivent pour l’identification d’autres espèces de primates et des espèces fau- niques comme les colobes rouges et autres espèces animales proté- gées.
Préservons notre biodiversité
« car la biodiversité c’est nous, nous et tout ce qui vit sur terre ».
Par Sophie Lamah [email protected]
Les avantages
de protéger la
biodiversité
GAC Mag
Service des Communications Guinea Alumina Corporation S.A.
Quartier Taouyah - Commune de Ratoma BP 5090
Conakry, République de Guinée
Le comité de direction de GAC a identifié parmi nous le « super-héros » du quatrième trimestre. Après Re- né Morel le trimestre précédent, Fanta Doukouré, Su- rintendante, Administrations et services bénéficie du vote des membres du Exco pour s’être vraiment illus- trée au cours du quatrième trimestre qui s’est écoulé.
« Tantie » ou « Hadja » Fanta, comme bon nombre d’employés l’appellent affectueusement, est allée au-delà des attentes que l’on peut avoir pour dési- gner un « Superhéros GAC ». Elle a réellement fait la différence au cours de ce quatrième trimestre en facilitant notamment l’hébergement des employés indispensables au maintien de la production sur la plateforme de Kamsar. Son travail a permis d’opti- miser à son plein potentiel la capacité d’accueil du camp et d’accueillir ainsi les travailleurs dont l’entre- prise avait besoin en zone rouge.
La situation sanitaire liée à l’épidémie de Coronavirus nous a amenés à revoir notre organisation et nos mé- thodes de travail. Fanta Doukouré a participé à cette nécessaire et indispensable réorganisation, contri- buant ainsi par sa performance à la performance globale de l’entreprise.
Fanta Doukouré est l’une des plus anciennes em- ployées de GAC qu’elle a rejoint en 2000 alors que la société n’était encore qu’en période d’exploration mi- nière. Elle a vécu les hauts et les bas du projet, n’a ja- mais baissé les bras et continue à apporter sa pierre à l’édifice GAC en mettant à la disposition de l’entre- prise toutes ses compétences et son expérience.
Par Abdourahamane Diallo [email protected]