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Oncologie : Article pp.63-64 du Vol.3 n°1 (2009)

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Texte intégral

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Psycho-Oncologie (2009) 3:6 -6 DOI 10.1007/s11839-009-0126-0

ANNONCE /ANNOUNCEMENT

Naissance de l ’ association francophone

pour les soins oncologiques de support (Afsos)

© Springer-Verlag 2009

La Société française de psycho-oncologie et L’Association francophone pour les soins oncologiques de support (Afsos) ont vocation à collaborer étroitement pour un enrichisse- ment mutuel. C’est évident ! Toutes les interfaces sont une richesse quand elles sont réfléchies et organisées.

Toutes les occasions pour « entendre l’autre » doivent être favorisées dans ce monde si dense et si complexe ; l’Afsos souhaite être une tribune supplémentaire pour les psycho-oncologues qui veulent parler aux « somaticiens de la cancérologie », aux différentes équipes de soins de support, et les sensibiliser à leurs problématiques. Inverse- ment, cette démarche a vocation à faire du lien et à attirer aussi certains vers la SFPO. Il n’y a plus qu’à formaliser un peu plus ces liens qui unissent déjà sur le terrain beaucoup d’entre nous, comme professionnels et souvent amis, réunis pour aider les malades, les proches et les équipes.Ivan Krakowski, Président de l’Afsos

Introduction

L’Association francophone pour les soins oncologiques de support (Afsos) vient d’être créée à l’initiative de l’Association européenne pour les soins de confort en oncologie (AESCO), du groupe soins de support de la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC) et du groupe de réflexion sur l’accompagne- ment et les soins de support en hématologie et en oncologie (Grasspho).

Les motivations de cette création sont de réunir et de mutualiser les professionnels francophones concernés au sein d’une société savante unique de dimension internationale.L’Afsos voit le jour avec le soutien de la Multinational Association for Supportive Care in Cancer (MASCC) et la participation active d’autres professionnels francophones de la cancérologie et des soins de support.

Pourquoi avoir créé l

Afsos ?

Conceptualisée dans les années 1990, appliquée à une plus large échelle depuis les années 2000, la dynamique des soins oncologiques de support devait évoluer. L’Afsos devient « la » société savante pour les professionnels francophones, sensibilisés à l’organisation et aux différentes pratiques qui font les soins oncologiques de support, quelles que soient leurs spécialités et compétences d’origine.

L’Afsos a vocation à s’enrichir à partir des sociétés savantes qui la « nourrissent » et à servir d’interface entre les professionnels de la cancérologie, de la douleur, de la psycho-oncologie, de la nutrition, de la réadaptation, des soins palliatifs… Elle doit permettre de favoriser les rencontres et les échanges entre pays francophones dans le domaine.

Quelles sont ses missions ?

Cette association a pour objet de promouvoir la connais- sance et la mise en œuvre des soins oncologiques de support c’est-à-dire « l’ensemble des soins et soutiens nécessaires aux personnes malades tout au long de la maladie conjointement aux traitements oncohématologiques spécifiques, lorsqu’il y en a1» (Circulaire NoDHOS/SDO/

2005/101 du 22 février 2005 relative à l’organisation des soins en cancérologie). Les soins oncologiques de support ne sont pas une nouvelle spécialité, mais une organisation destinée à mieux faire communiquer les professionnels impliqués dans l’accompagnement et la prise en charge des symptômes à toutes les phases de la maladie et quel qu’en soit le pronostic.

La recherche de l’excellence dans la prise en charge des symptômes, l’accompagnement, la démarche participative au sein des équipes intra- et extrahospitalières sont des valeurs fondatrices de la réflexion et de l’action.

COMMUNIQUE DE PRESSE Janvier 2009

Contact presse :

COMM Santé 1in Oncologie, 2004 6: 715

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Cet article des Editions Lavoisier est disponible en acces libre et gratuit sur archives-pson.revuesonline.com

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Ses moyens d

action

La conception, la mise en œuvre et la réalisation de recherches ou d’études épidémiologiques ;

la conception, la mise en œuvre et la réalisation de recherches biomédicales ;

l’acquisition et l’utilisation des moyens techniques nécessaires à la réalisation des recherches et études décrites ci-dessus ;

la conception et la mise en œuvre de programmes de formation tant à destination des médecins, du personnel paramédical que des patients ;

la mise enœuvre d’actions de communication notamment l’organisation de congrès médicaux et scientifiques, la réalisation de films, l’édition de brochures et ouvrages divers ;

la participation à des congrès médicaux et scientifiques ; la publication d’articles ou de revues indépendantes ; la création d’un site Internet dédié.

Le conseil d’administration « fondateur », pluridisciplinaire et pluriprofessionnel, est constitué des membres suivants : président : Ivan Krakowski ;

vice-président : Philippe Colombat, Didier Kamioner ; secrétaire général et général adjoint : Florian Scotté,

Didier Mayeur ;

trésorier et trésorier adjoint : Dominique Jaulmes, Philippe Poulain ;

membres francophones non français : Matti Aapro, Mario Dicato ;

autres membres du conseil d’administration : Didier Ammar, Florence Barruel, Pascale Dielensiger, Mario Di Palma, Pierre Saltel.

Un site Web sera prochainement disponible à l’adresse suivante : www.afsos.org.

En attendant, pour adhérer à l’Afsos et obtenir des informations complémentaires, vous pouvez adresser un courrier électronique au secrétariat : [email protected].

ERRATUM

Une erreur s

est glissée dans la publication de cette communication, parue dans le Vol 2, n

4, décembre 2008 Rubrique Communications Libres

Atelier 2

« Questions éthiques et cultures ».

Nous le reproduisons ici dans son intégralité et présentons à nouveau nos excuses aux auteurs Influence des facteurs socio-culturels dans la prise de décision médicale et la mise en place

de la décision partagée en cancérologie

Fanny Soum-Pouyalet–Docteur en Anthropologie sociale et culturelle,

Expert REVeSS –Recherches et Etudes sur les Vulnérabilités sociales et la Santé publique, Chercheur associé–Institut Bergonié, CLCC, Bordeaux, 229 cours de l’Argonne 33076 cedex Bordeaux.

[email protected], Véronique Régnier– Docteur en Sociologie, Institut de Cancérologie de la Loire (ICL), Saint-Etienne., Madina Querre1, Jean-Philippe Jacquin–Oncologue médical, Institut de Cancérologie de la Loire (ICL),

Saint-Etienne, Marc Debled –Oncologue médical, Institut Bergonié, CLCC, Bordeaux.

Le concept de « décision partagée » (decision-making) se base sur l’idée d’une participation éclairée de la patiente au choix thérapeutique dans un contexte où l’incertitude du résultat incite à faire appel à d’autres facteurs que les seules données pronostiques. Or dans la pratique, les comparaisons internationales font état de subtiles divergences culturelles dans la mise en œuvre de la décision partagée. D’une part, la chimiothérapie adjuvante est moins systématiquement prescrite en France qu’aux Etats-Unis. D’autre part, à l’inverse de ce qui se produit dans le contexte américain, l’utilisation des outils d’aide à la décision est encore marginale en France. Cette constatation amène nécessairement à s’interroger sur les facteurs qui influencent la prise de décision médicale en contexte français et sur la corrélation entre la prescription moins systématique de la chimiothérapie adjuvante et le recours à la décision partagée. Plusieurs études sur les préférences des patients ayant déjà été réalisées, nous nous intéressons ici à l’influence des cultures médicales sur le processus de décision et sur la mise en pratique de la décision partagée. Les premières constatations qui découlent de l’étude socio-anthropologique en cours menée sur six établissements français (répartis en deux régions) montrent ainsi la négociation subtile qui se noue entre les cultures d’établissements, les cultures de groupes (groupes professionnels, spécialités médicales, réseaux…), et l’historique socio-culturel du médecin, considéré dans son individualité.

64 Psycho-Oncologie (2009) 3:63-64

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