Chapitre 4 : Conditionnement et indépendance
Dans tout le chapitre, tous les événements sont liés à une même expérience aléatoire modélisée par une probabilité P sur son univers Ω.
I. — Probabilité conditionnelle
1) Définition
Définition 1
SoitAun évènement de probabilité non nulle et soitB un événement quelconque. On définit la probabilité de B sachant A, notéePA(B), par
PA(B) = P(A∩B) P(A) .
Exemple 2. On lance un dé cubique équilibré dont les faces sont numérotées de 1 à 6. Quelle est la probabilité que le chiffre obtenu soit 6 sachant que ce chiffre est pair ?
Solution. — Ici, l’univers de l’expérience est Ω ={1,2,3,4,5,6}et on modélise l’expérience par l’équiprobabilitéP sur Ω.
On considère les évènements A : « Obtenir un chiffre pair » et B : « Obtenir 6 ». Ainsi, A={2,4,6} etB ={6}. Par équiprobabilité, on a donc P(A) = 36 = 12 etP(B) = 16. Ainsi, la probabilité d’obtenir 6 sachant qu’on a obtenu un chiffre pair est
PA(B) =
1 6 1 2
= 1
6×2 = 1 3.
Propriété 3
Soit A etB deux événements.
1. Si P(A)6= 0 alors P(A∩B) = P(A)×PA(B).
2. Si P(B)6= 0 alors P(A∩B) =P(B)×PB(A).
3. Si P(A)6= 0 et P(B)6= 0 alors P(A)×PA(B) = P(B)×PB(A).
Démonstration.
1. On suppose que P(A)6= 0. Alors, par définition, PA(B) = PP(A∩B)(A) donc, en multipliant par P(A),P(A)×PA(B) = P(A∩B).
2. Preuve identique en échangeantA et B et en tenant compte du fait que A∩B =B∩A.
3. Si P(A)6= 0 et P(B) 6= 0, il découle des deux points précédents que P(A)×PA(B) = P(A∩B) =P(B)×PB(A).
Exemple 4. On considère une urne qui contient des boules numérotées. On sait que 34 des boules sont rouges et que 13 des boules rouges portent un numéro pair. On tire une boule au hasard dans l’urne. Quelle est la probabilité d’obtenir une boule rouge portant un numéro pair ?
Solution. — Ici, l’univers Ω est l’ensemble des boules et on modélise l’expérience par l’équiprobabilité sur Ω.
Considérons les évènements A : « Tirer une boule rouge » et B : « Tirer une boule portant un numéro pair ».
D’après l’énoncé, P(A) = 34 et PB(A) = 13 donc la probabilité de tirer une boule rouge portant un numéro pair i.e. la probabilité de l’évènement A∩B est
P(A∩B) = P(A)×PA(B) = 3 4 ×1
3 = 1 4.
Propriété 5
Soit A un évènement de probabilité non nulle. Alors, la fonctionPA qui à tout évènement B de Ω associe la probabilité conditionnellePA(B) est une loi de probabilité sur Ω.
En particulier, pour tout évènement B, 06PA(B)61 et PA(B) = 1−PA(B).
Démonstration. Il s’agit de montrer que PB vérifie les deux propriétés définissant une loi de probabilité, à savoir :
1. pour tout évènement B ⊂Ω, 06PA(B)61.
2. si Ω ={x1, x2, ..., xn} alors PA({x1}) +PA({x2}) +· · ·+PA({xn}) = 1.
Montrons1.. SoitB ⊂Ω. Alors,A∩B ⊂Adonc, par croissance et positivité de la probabilité P, 06P(A∩B)6P(A). En divisant parP(A)>0, on en déduit que 06PA(B)61.
Montrons ensuite 2.. Quitte à renommer les éléments de Ω, on peut toujours supposer que A={x1, x2, ..., xk} etA={xk+1, xk+2, ..., xn}. Par définition de PA,
PA({x1}) +PA({x2}) +· · ·+PA({xn}) = P(A∩ {x1})
P(A) +P(A∩ {x2})
P(A) +· · ·+P(A∩ {xn}) P(A)
= P(A∩ {x1}) +P(A∩ {x2}) +· · ·+P(A∩ {xn}) P(A)
Soit i∈ {1,2, ..., n}. Alors, A∩ {xi}={xi} sii6k etA∩ {xi}=∅ si i > k. Dès lors,
P(A∩{x1})+P(A∩{x2})+· · ·+P(A∩{xn}) = P({x1})+P({x2})+· · ·+P({xk})+0+0+· · ·+0.
Or, par définition,P({x1}) +P({x2}) +· · ·+P({xk}) = P(A) donc, finalement, PA({x1}) +PA({x2}) +· · ·+PA({xn}) = P(A)
P(A) = 1.
Exemple 6. On reprend la situation de l’exemple 4. Quelle est la probabilité d’obtenir une boule portant un numéro impair sachant que cette boule est rouge ?
Solution. — Avec les notations de la solution de l’exemple 4, on cherchePA(B). Or, comme PA est une probabilité,
PA(B) = 1−PA(B) = 1− 1 3 = 2
3.
II. — Arbres pondérés
Les arbres pondérés (ou arbres de probabilités) constituent une manière particulièrement efficace de représenter une expérience aléatoire et de mettre en évidence les probabilités (éven- tuellement conditionnelles) en jeu.
Exemple 7. On considère une urne qui contient exactement 5 boules : 3 boules rouges et deux boules noires. On effectue successivement et sans remise deux tirages d’une boule dans l’urne.
Considérons les évènements R1 : « la première boule tirée est rouge » et R2 : « la seconde boule tirée est rouge ».
On peut représenter cette expérience par l’arbre pondéré suivant :
R1
R2
1 4
R2
3 2 4
5
R1
R2
1 2
R2
1 2
3 5
Il est important de comprendre que dans cet arbre, les probabilités ne se rapportent pas toute à la même loi :
1. les probabilités enbleusont relatives à la probabilitéP qui modélise l’équiprobabilité sur l’ensemble des 5 boules initialement dans l’urne. Ainsi,P(R1) = 35 et P(R1) = 25 car il y initialement 3 boules rouges et 2 boules noires ;
2. les probabilités enmagentasont relatives à la probabilité conditionnelle PR1 qui modélise l’équiprobabilité sur l’ensemble des 4 boules restant dans l’urne après le prélèvement d’une boule rouge. Ainsi, PR1(R2) = 24 = 12 et PR1(R2) = 24 = 12 car il y alors 2 boules rouges et 2 boules noires ;
3. les probabilités en rouge sont relatives à la probabilité conditionnelle PR
1 qui modélise l’équiprobabilité sur l’ensemble des 4 boules restant dans l’urne après le prélèvement d’une boule noire. Ainsi,PR
1(R2) = 34 etPR
1(R2) = 14 car il y alors 3 boules rouges et 1 boule noires ;
Considérons l’évènement « Obtenir deux boules rouges ». Cet évènement estR1∩R2 puisqu’il est réalisé si et seulement si on obtient une boule rouge au premier tirage et une boule rouge au second tirage. La probabilité d’obtenir deux boules rouges est donc
P(R1∩R2) =P(R1)PR1(R2) = 3 5 × 1
2 = 3 10.
Définition 8
Dans un arbre de probabilité, les segments s’appellent les branches de l’arbre et les « points » d’où partent les branches s’appellent les nœuds de l’arbre. Enfin, une succession de branches s’appelle un chemin.
Propriété 9. — (Règles de calculs sur les arbres pondérés)
Règle 1. (Loi des nœuds) La somme des probabilités des branches partant d’un même nœud est égale à 1.
Règle 2. La probabilité d’un chemin est le produit des probabilités des branches qui composent ce chemin.
Démonstration. La règle 1 n’est rien d’autre que le fait que si P est une loi de probabilité et A un évènement alors P(A) +P(A) = 1. (Ici, P peut être la probabilité P ou une probabilité conditionnelle de la formePA selon le nœud où l’on se trouve).
Le règle 2 n’est rien d’autre que l’égalité P(A∩B) = P(A)PA(B) si A et B sont deux évènements tels que P(A)6= 0.
III. — Formule des probabilités totales
Définition 10
On dit que deux évènements A et B sont incompatibles (ou disjoints) si A∩B =∅.
Remarque 11. Dire que deux évènements sont incompatibles signifie qu’ils ne peuvent pas être réalisés simultanément.
Exemple 12. On lance un dé cubique.
1. Les évènements A : « Obtenir un chiffre pair » et B : « Obtenir un chiffre impair » sont incompatibles.
2. Les évènementsA : « Obtenir un chiffre inférieur ou égal à 2 » etB : « Obtenir un chiffre supérieur ou égal à 4 » sont incompatibles.
3. Les évènementsA : « Obtenir un chiffre inférieur ou égal à 3 » etB : « Obtenir un chiffre supérieur ou égal à 3 » ne sont incompatibles pas incompatibles car 3∈A∩B.
Remarque 13. De manière générale, pour tout évènement A, les évènements A et A sont incompatibles.
Définition 14
Soit un entier n>2. On dit que n évènements A1, A2, ..., An sont mutuellement incompa- tibles (ou deux à deux incompatibles) si, pour tous entiers i et j entre 1 et n tels quei6= j, Ai etAj sont incompatibles.
Remarque 15. Dire que n évènements sont mutuellement incompatibles signifie que lorsqu’on prend 2 évènements distincts quelconques parmi cesnévènements, ils sont toujours incompatibles.
Exemple 16. On lance un dé cubique. Les évènements A1 : « Obtenir un chiffre inférieur ou égal à 2 », A2 : « Obtenir un multiple de 3 » et A3 : « obtenir 4 ou 5 » sont mutuellement incompatibles.
En revanche, les évènements B1 : « Obtenir un chiffre inférieur ou égal à 2 », B2 : « Obtenir un multiple de 3 » et B3 : « obtenir un chiffre supérieur ou égal à 4 » sont pas mutuellement incompatibles car 6∈B2∩B3.
Propriété 17
Soit un entier n >2. Si A1, A2, ..., An sont des évènements mutuellement incompatibles alors
P(A1∪A2∪ · · · ∪An) =P(A1) +P(A2) +· · ·+P(An).
Démonstration. On fait la preuve dans le cas simple où n = 2 et on admet que la propriété reste vraie si n >3.
SoitA1etA2deux évènements incompatibles. Alors,P(A1∪A2) =P(A1)+P(A2)−P(A1∩A2) mais, commeA1∩A2 =∅,P(A1∩A2) = 0 et donc P(A1∪A2) =P(A1) +P(A2).
Définition 18
Soit un entier n>2. On dit que des évènements A1, A2, ...,An forment une partition de l’univers (ou un système complet d’évènements) si
1. les événements A1, A2, ..., An sont mutuellement incompatibles.
2. La réunion des évènements A1, A2, ..., An est égale à Ω.
Exemple 19.
1. On lance un pièce de monnaie. Les évènements A : « Obtenir pile » et B : « Obtenir face » forment une partition de l’univers.
2. On lance un dé cubique. Les évènementsA : « Obtenir un chiffre pair » et B : « Obtenir un chiffre impair » forment une partition de l’univers.
3. De manière générale, si A est un évènement alors A et A forment une partition de l’univers.
4. On choisit un nombre entier au hasard entre 1 et 9999. On note, pour tout entier i ∈ {1,2,3,4}, Ai l’évènement « le nombre choisi possède i chiffres dans son écriture décimale ». Alors, les évènementsA1,A2, A3 et A4 forment une partition de l’univers.
Théorème 20
Soit un entier n > 2. Soit A1, A2, ..., An des événements de probabilités formant une partition de l’univers. Alors, pour tout événement B,
P(B) =P(B∩A1) +P(B ∩A2) +...+P(B∩An) Si, de plus, P(Ai)6= 0 pour tout i∈ {1,2, ..., n} alors
P(B) = P(A1)PA1(B) +P(A2)PA2(B) +...+P(An)PAn(B).
Démonstration. Par définition, Ω =A1 ∪A2∪ · · · ∪An. Or, B ⊂Ω donc B =B∩Ω et ainsi B =B∩(A1∪A2 ∪ · · · ∪An) = (B∩A1)∪(B∩A2)∪ · · · ∪(B∩An).
Notons, pour tout i∈ {1,2, ..., n},Bi =B ∩Ai. Ainsi, B =B1∪B2∪ · · · ∪Bn.
Soiti et j deux éléments distincts de {1,2, ..., n}. Alors,Bi ⊂Ai et Bj ⊂Aj doncBi∩Bj ⊂ Ai∩Aj =∅ car Ai et Aj sont incompatibles. Il s’ensuit queBi∩Bj = ∅. Ainsi, les évènements B1, B2, ..., Bn sont mutuellement incompatibles donc, d’après le propriété 17,
P(B) =P(B1∪B2∪ · · · ∪Bn) =P(B1) +P(B2) +· · ·+P(Bn) i.e.
P(B) = P(B∩A1) +P(B∩A2) +...+P(B∩An).
Si, de plus, P(Ai) 6= 0 pour tout i ∈ {1,2, ..., n} alors, d’après la propriété 3, pour tout i∈ {1,2, ..., n}, P(B ∩Ai) =P(Ai)PAi(B) donc
P(B) = P(A1)PA1(B) +P(A2)PA2(B) +...+P(An)PAn(B).
Exercice 21. On dispose de 2 urnes. La première contient 3 boules rouges et 2 boules noires et la seconde 4 boules rouges et 7 boules noires. On choisit une urne au hasard et on tire une boule dans cette urne au hasard.
1. Quelle est la probabilité de tirer une boule rouge ?
2. On a tiré une boule rouge. Quelle est la probabilité qu’elle provienne de la première urne ? Solution Commençons par représenter la situation par un arbre pondéré en notant A :
« Choisir la première urne » et B : « Tirer une boule rouge ».
A
B
7 11
4 B
1 11 2
A
B
2 5
B
3 5 1
2
1. On chercheP(B). Les évènementsAet Aforment une partition de l’univers donc, d’après la formule des probabilités totales
P(B) =P(A)PA(B) +P(A)PA(B) = 1 2 × 3
5+ 1 2× 4
11 = 53 110. 2. On cherchePB(A). Or, par définition,
PB(A) = P(A∩B)
P(B) = P(A)PA(B) P(B) =
1 2 × 35
53 110
= 33 53.
La formule des probabilités totales s’interprète en termes de calcul sur les arbres pondérés de la manière suivante.
Propriété 22. — Règle de calcul sur les arbres pondérés (suite)
Règle 3. Si plusieurs chemins d’un arbre mènent au même événement E alors la probabilité de E est la somme des probabilités de tous les chemins qui mènent à E.
Remarque 23. Une autre façon de présenter les probabilités est d’utiliser un tableau comme ci-dessous.
B B Total
A P(A∩B) P(A∩B) P(A) A P(A∩B) P(A∩B) P(A)
Total P(B) P(B) 1
La formule des probabilités totales assure que les nombres des cases marginales (i.e. les cases de la colonne et de la ligne « Total ») sont les sommes des cases centrales correspondantes :
P(A∩B) +P(A∩B) =P(A) P(A∩B) +P(A∩B) = P(A) P(A∩B) +P(A∩B) =P(B) P(A∩B) +P(A∩B) = P(B)
IV. — Indépendance d’événements
Définition 24
On dit que deux évènements A et B sont indépendants si P(A∩B) =P(A)×P(B).
Exemple 25. On lance un dé cubique équilibré dont les faces sont numérotées de 1 à 6. On considère les évènements A : « On obtient un chiffre pair »,B : « On obtient un chiffre supérieur ou égal à 4 » et C : « On obtient un chiffre inférieur ou égal à 4 ».
Ici, l’univers est Ω ={1,2,3,4,5,6} etP est l’équiprobabilité sur Ω. On a A ={2,4,6} B ={4,5,6} C ={1,2,3,4}
donc P(A) = 36 = 12,P(B) = 36 = 12 et P(C) = 46 = 23.
De plus,A∩B ={4,6}etA∩C ={2,4}doncP(A∩B) = 26 = 13 6=P(A)×P(B) = 12×12 = 14 et P(A∩C) = 26 = 13 = 12 ×23 =P(A)×P(C).
Ainsi, les évènements A et B ne sont pas indépendants mais les évènements A et C sont indépendants.
Remarque 26. ATTENTION à ne pas confondre évènements indépendants et évènements incompatibles. La notion d’évènements incompatibles est une notion ensembliste intrinsèque aux évènements (ont-ils des éléments en commun ?) alors que la notion d’évènements indépendants est une notion qui dépendant de la probabilité P et donc du modèle choisi.
Propriété 27
Soit A et B deux événements tels que P(A) 6= 0. Alors, A et B sont indépendants si et seulement si P(B) =PA(B).
Démonstration. Les évènements A et B sont indépendants si et seulement si P(A ∩B) = P(A)×P(B). Or, d’après la propriété 3, puisque P(A)6= 0,
P(A∩B) =P(A)×P(B)⇔P(A)×PA(B) =P(A)×P(B)⇔P(B) =PA(B).
Remarque 28. Ainsi, l’indépendance de deux évènements A et B s’interprète de la manière suivante : le fait queA soit réalisé ou non n’a pas d’influence sur la probabilité que B se réalise.
Cela éclaire les résultats de l’exemple 25.
En effet, si A est réalisé, l’univers devient {2,4,6}. Sur ce nouvel univers (toujours muni de l’équiprobabilité), la probabilité que B se réalise est 23 et cette probabilité (conditionnelle) est différente de la probabilité de B sur l’univers Ω. Ainsi, le fait que A soit réalisé modifie la probabilité queB se réalise : les évènements ne sont pas indépendants.
En revanche, la probabilité que C se réalise sachant queA est réalisé est aussi 23 mais cette fois-ci cette probabilité (conditionnelle) est égale à la probabilité de C sur l’univers Ω. Ainsi, le fait que A soit réalisé ne modifie pas la probabilité que C se réalise : les évènements sont indépendants.
Théorème 29
Soit A etB deux évènements indépendants. Alors, A et B sont également indépendants.
Démonstration. Il s’agit de montrer que P(A∩B) =P(A)×P(B). Or, étant donné que A et A forment une partition de l’univers, d’après la formule des probabilités totales,
P(A∩B) +P(A∩B) =P(B) donc
P(A∩B) = P(B)−P(A∩B).
CommeA et B sont indépendants, P(A∩B) =P(A)×P(B) et ainsi
P(A∩B) =P(B)−P(A)×P(B) = (1−P(A))×P(B) = P(A)P(B) donc A etB sont indépendants.
Remarque 30. Soit A etB deux évènements indépendants. Alors, A et B sont indépendants et, de la même façon, A et B sont indépendants. De plus, en appliquant le théorème précédent à A et B, on en déduit que A etB sont également indépendants.
Il s’ensuit que dans un tableau comme celui de la remarque 23, chaque case centrale est le produit des cases marginales correspondantes :
B B Total
A P(A)P(B) P(AP(B) P(A) A P(A)P(B) P(A)P(B) P(A)
Total P(B) P(B) 1
ATTENTION ! Ceci n’est vrai que si les évènements sont indépendants.