ÉLEVAGE DE POULETTES EN LUMIÈRE
CONSTANTE DE SIX HEURES. SON ACTION SUR LA CROISSANCE, LA MATURITÉ SEXUELLE,
LE POIDS DE L’ŒUF ET LE POURCENTAGE D’ŒUFS
A DOUBLE JAUNE EN DÉBUT DE PONTE
L. LACASSAGNE
J.-P. JACQUET
Station de Recherches avicoles, Centre national de Recherches
zootechniques, Jouy-en-Josas (Seine-et-Oise)
SOMMAIRE
46!
poussins
femelles Rhode Island XWyandotte
nées le iy décembre i9g8 sont, dès leur nais- sance,réparties
au hasard en quatre lots :- deux lots témoins élevés en lumière naturelle,
- deux lots traités, élevés avec six heures de lumière artificielle par
jour,
de la naissance àl’âge
de 22 semaines. Apartir
de cetâge
la durée d’éclairement est augmentée de r5 minutes par semaine.L’éclairement limité de six heures provoque un retard de 35
jours
de la maturité sexuelle.Le
poids
despoulettes
dans les quatre lots estidentique jusqu’à
12 semaines. Les poulettesen lumière artificielle ont un
poids
inférieur, avant etaprès
la maturité sexuelle. A la maturitésexuelle, les
poids
sontidentiques.
La consommation
quotidienne
d’aliment des lots à six heures de lumière est nettementinférieure à celle des lots témoins.
Les deux lots à maturité sexuelle retardée
pondent
des tccufsplus
lourds à leur entrée enponte. Mais au même âge, le
poids
de l’ceuf est sensiblementidentique
dans tous les lots.Les
poulettes
à maturité sexuelleprécoce pondent beaucoup plus
d’œufs à doublejaune
que lespoulettes
retardées.En
195 8
KING décrivait une nouvelle méthoded’élevage
consistant à élever despoulettes, depuis
lanaissance,
enphotopériode
de 6 heures de lumière et 18 heuresd’obscurité. Il concluait
qu’un
telrégime appliqué
durant lacroissance, joint
à uneaugmentation
lumineuse de 18 minutes par semaine tout aulong
de lapériode
deponte, augmentait
defaçon
sensible laproduction
annuelle d’oeufs.Étant
donné l’intérêt suscité par cettetechnique,
de nombreuses recherches devaient être effec- tuées par la suite : BIELLER(ig6o)
- BowMAw et ARCHIBAr,D(IC!59)
-BowMAx etJONES (I9C)I)
- KING(1 050 , ig6i)
- LAWATSCH, KNODT et NELSON(ig6o)
- LERT,WII,S0!1 et HART
( 19 60)
- MARR et Cll.( 19 6 0 )
- MARR( 19 6 2 )
-S HU T Z E,
MATSONet :!TcGINrrIS
( I9 6o).
Bien que sensiblement différents dans leurconception (durée
d’éclairement de 6 ou 8
heures,
dates de naissance et durées de traitementdifférentes),
tous ces travaux mettent en évidence l’intérêt d’une faible durée d’éclairement des
poulettes,
durant leurcroissance,
pour obtenir une meilleure saison deponte.
Denombreux
points
demeurentcependant imprécis.
Une durée d’éclairement restreinte durant la naissance retarde la maturité sexuelle des
poules
nées en mars(I, A wATSCH et al., 19 6 0 ),
en novembre etseptembre (M
ARR
etal., I95!),
en décembre et février(M ARR
etal., 19 6 0 ), lorsqu’on
les compare à despoulettes
témoins nées à la mêmeépoque.
Al’opposé,
le traitement avancel’apparition
dupremier
oeuflorsque
les animaux naissent en mai(BowMAN
etJ ON E S , I9
6 I
).
De même ScIIUTZE et al.( 19 6 0 )
trouvent que 8 heures de lumière de la nais-sance à 21semaines
d’âge
avancent la maturité sexuellepar rapport
aux lots élevés en lumièrenaturelle ;
les auteurs neprécisent
malheureusement pas la date de nais-sance de ces animaux. Une durée d’éclairement constante de 6 ou 8 heures
paraît
ainsi déclencher la maturité sexuelle de
façon indépendante
de la date de naissance.Il resterait à vérifier
qu’en
élevant despoulettes
dans cesconditions,
onobtient, quelle
que soit lasaison,
une maturité sexuellecaractéristique
de la souche. Ilfau-
drait dans ce cas
prendre
eomme lot témoixa nonpas
les animaux élevés en lumière ncctu- relle comme cela a étéfait jusqu’à présent,
mais bien les lots élevés avec 6 heures de lumière.Un tel traitement diminue le
poids
despoulettes comparé
à celui despoulettes
témoins élevées en
jours
naturels. Ainsi avec 6 heures de lumière par 24 heures BowMA!r etJ ON E S ( 19 6 1 )
et I,AwATSCH et al.( 19 6 0 )
obtiennent despoulettes plus légères
à 18 et 20 semainesd’âge.
MARR en 1957avec 8 heures de lumière parjour
aboutit à des conclusions
identiques. Cependant
les résultats sont inconstants et lepoids
despoules
témoins et traitéespeut
êtreidentique (M ARR 19 6 0 , I9 6 2 ).
En ce
qui
concerne lepoids
de l’œuf les donnéesdisponibles
sont peu nombreuses BowMAx etJO’!ES (ig6i)
trouvent que lespoulettes
nées en mai et élevées avec6 heures de lumière de la naissance à 18 semaines
pondent,
durant 10mois,
des oeufsde
poids
inférieur à ceux du groupe témoin. SCHUTZE et al.( 19 6 0 )
concluent de la même manière.Contrairement à ces auteurs, LAWATSCHet
al.,
en19 6 0 ,
constatent chez des lots nés lepremier
mars, une évolutionidentique
dupoids
de l’oeuf sur toutel’année,
que les
poulettes
soient élevées en lumière dujour
ou avec seulement 6 heures de lumière de 8 à 22semaines. Même conclusion de 3.IARRet al.( I957 )
avec despoulettes
nées en automne et élevées avec 8 heures de lumière de 6 à 20 semaines.
L’expérience qui suit,
commencée en décembre195 8,
avait pour but essentiel dedéterminer,
pour des animaux nés le 17 décembre et pour une latitude Nord de4 8° 8 4
’,
le retard de la maturité sexuelle depoulettes
Rhode XYVyandotte,
élevées à6 heures de lumière par
jour,
et d’observer les modificationsapportées
par cerégime
à la courbe de croissance des animaux ainsi
qu’à
celle dupoids
de l’oeuf en début deponte.
CONDITIONS
EXPERIMENTALES
4 6
4
poussins
femelle Rhode Island xWyandotte
nés le 17 décembre 1958 furent dès leur nais-sance
répartis
au hasard en quatre lots :- deux lots témoins que nous
appellerons T l
et T2,- deux lots traités que nous
appellerons
LIet L2, soit m6poussins
par bâtiment.Les
poulettes
témoins furent élevées en lumière naturellejusqu’au
ierseptembre
1959,puis
reçurent, à
partir
de cette date, uncomplément
de lumière artificielle suffisant pour leur procurer i3h 3o de lumière totale par
jour.
Les
poulettes
traitées reçurent six heures de lumière artificielle parjour
de la naissance àl’âge
de zz semaines soit le z mai. A
partir
de cette date la durée d’éclairement futaugmentée
de rminute
par semaine.
Les lots témoins étaient
logés
chacun dans unpoulailler
en bois, isolé et pourvu de fenêtres.Les lots soumis au
régime
lumineux de six heures étaientlogés
dans deux bâtimentsidentiques
maisdépourvus
de fenêtres. La ventilations’y
effectuaitmécaniquement.
Les entrées et sorties d’air étaientaménagées
de manière à éviter lapénétration
de la lumière.Cependant
dans ces bâtimentsune certaine luminosité non mesurable était
perceptible
au travers dusystème
de ventilationaprès
un temps
d’adaptation
de la vue d’environ dix minutes.Les quatre lots reçurent durant la croissance une alimentation ad libitum distribuée sous forme de farine,
puis
sous forme degranulés après
le déclenchement de la ponte.RESULTATS
Croissance et consommation d’aliment
Nous avons effectué à 4,
6,
8 et 16semaines, puis
tous les mois unepesée
indi-viduelle des animaux en même
temps qu’un
contrôle de laquantité
d’alimentingérée.
Les résultats obtenus pour la croissance sont
groupés
dans le tableau i et legraphique
i. Au tableau 2 et augraphique
2figurent
les consommations corres-pondantes.
De la 4
e
à la 8esemaine,
les courbes de croissance sontpratiquement
iden-tiques
dans tous leslots,
et ne commencent àdiverger qu’à
la i2e semaine. Lelot
1 ’2 ayant
subi uneattaque
de coccidioseprésente
une courbe de croissancelégè-
rement inférieure à celle du Lot
I, 1 .
Apartir
de la 16e semaine les lotsTl
etT 2
sont
plus
lourds que les lotsLI
etL 2
et le demeurentjusqu’au
6e mois.Un examen du tableau des consommations
quotidiennes
montre une évolutionsemblable. La consommation par
poussin
et parjour
estidentique
dans tous les lotsjusqu’à
la 8e semaine. Apartir
de la rzesemaine,
la consommation des pou- lettes soumises à un éclairementquoditien
de 6 heures devient inférieure à celle des témoins et ledemeure jusqu’à
la fin del’expérience.
Ces résultats
peuvent signifier
que lespoulettes
enrégime
lumineux de 6 heures n’ont pas letemps,
avec une rationclassique,
d’absorber unequantité
d’alimentnormale ce
qui rejoindrait
les conclusions de CH1<;RRY(ig5g)
et de Bux:vmsT!Ett et CARD
( 1939 )
à l’occasion de travaux effectués sur lapoule
adulte. I,es croissances et consommationsidentiques jusqu’à
la Se semaines’expliqueraient
par le faitque les animaux
avaient, jusqu’à
cetâge,
lapossibilité
de manger en dehors despé-
riodes lumineuses de 6 heures
grâce
à la faible lueur émise par les éleveuses au pro- pane(celles-ci
furent éteintes entre la7 e
et la 8esemaine).
Les contrôles effectuésnous ont en effet
permis
de vérifier que lespoulettes mangeaient
enpériode
sombreavant l’extinction des
éleveuses. Après
extinction de cesdernières,
nous avonstoujours
trouvé lespoulettes
au repos durant lapériode
sombre. Cetteexplication
n’est
cependant
pas satisfaisante.A
partir
du 6e mois et durant le7 e mois,
les 4 lots ont despoids pratique-
ment
identiques,
lespoulettes
enrégime
lumineux restreint ayantrattrapé
les lotstémoins par un
gain
depoids rapide.
Cette croissancecompensatrice
coïncide avecl’entrée en
ponte
et nepeut
être attribuée ni à uneaugmentation
de la consommation ni àl’augmentation
d’une demi-heure de lapériode
lumineuse. Onpeut
supposer que l’étatphysiologique particulier
de lapoule
au moment de la maturité sexuelle est seul en cause.Après
le7 e mois,
les courbes de croissancedivergent
à nouveau. A la fin del’expérience,
soit àl’âge
de 13mois,
lespoules
des lotsL i
etI,2
sont à nouveaubeaucoup plus légères
etprésentent
unpoids
moyen de 2 351 g ± 26 contre2 5 22
g ± 26 pour les
poules
des lotsT,
etT,.
Cecimalgré
une durée d’éclaire- mentquotidienne supérieure
à 10 heures dès le 6septembre
c’est-à-dire vers leg
e
mois.Ces résultats sont à
rapprocher
de ceux de BOWMAN(io6o) qui
trouve que lespoulettes
élevées à 6 heures de lumière sontplus légères
à 18 et 30 semaines que lespoules
témoins et cecimalgré
des conditionsexpérimentales
sensiblement différentes : aliment enmiettes,
date de naissance en mai. Mêmes résultats pour lepoids
à20 semaines dans le
compte
rendu de LAWATSCHetal., in6o.
Jf aturité sexuelle
Dès leur i2P semaine les
poules
témoinsprésentaient
lessignes
extérieursd’une maturité sexuelle
proche,
contrairement auxpoulettes
des lots traités.L’âge
de lapoulette
laplus précoce
dechaque lot,
aussi bien quel’âge
moyend’entrée en
ponte
despoulettes
dans chacun de ces lots confirment un retard très net de la maturité sexuelle des animaux élevés enrégime
lumineux de 6 heures.(tabl. 3.)
Toutefois les chiffres se
rapportant
aux lotsL i
etI,2,
bien queproches
de laréalité,
sont entachés d’erreur. Un effet du fait de la faible durée de lapériode
d’éclai-rement un certain nombre de ces
poules pondaient
au sol. Deplus
dans les moyennesd’âge
aupremier
oeuf des lotsI,1
etr ’2
ne sont pascomprises quelques poulettes
ayantpondu
leurpremier
oeuf à unâge supérieur
à 200jours.
Pour ces raisons nous avons
reporté
autableau 4 l’âge
dechaque
lot à 10, 25et 50 p. 100d’intensité de
ponte.
La différence
d’âge
entre les lotsT,, T Z
et les lotsL i , I,2
à 10 p. 100 deponte correspond
assez bien à la différence entre lesâges
moyens aupremier
oeuf de cesmêmes lots.
Nous observons de
plus
que l’accroissement de l’intensité deponte quotidienne
des lots témoins est
beaucoup plus rapide
que celle des lots traités sansqu’il
appa- raisse une différenced’hétérogénéité
dansl’âge
moyen aupremier
oeuf. Il est vrai-semblable que la lenteur d’entrée en
ponte
des lotsI, 1
etI, 2
est due à l’alimentationen farine
jointe
au fait que lespoulettes
furent maintenues à 6 heures de lumièrejusqu’à l’âge
de 22semaines,
soit une semaineaprès l’apparition
dupremier
oeuf.Poids de
l’oeuf
en début deponte
Le relevé du
poids
de l’oeuf a été effectué defaçon quotidienne
pourchaque poule.
Afind’analyser
auplus près
la croissancepondérale
des oeufssimples
en fonc-tion du
temps,
nous avons effectué,après
contrôleindividuel,
lespoids
moyens des ceufs à doublejaune
et des oeufssimples
defaçon séparée. (tabl. 5 .) .)
Les
premiers
oeufspondus
par les lotsL i
etI, 2
à maturité sexuelle tardive étaientbeaucoup plus
lourds que les oeufs des lots témoinsT,
etT 2 ( 4 t,i
grammes demoyenne pour
1!, I, 2
contre 33,2 grammes pourT l , T 2 )
cequi
confirme lamajorité
des travaux où le
poids
de l’oeuf et la maturité sexuelle sont mis enparallèle.
Remarquons
l’influence des oeufs à doublejaune
sur lepoids
moyen des oeufs dechaque
lot et l’intérêtthéorique
à lesséparer
les uns des autres.Il convient
également
de noter que les chiffres du tableau 5 serapportant
aupremier
mois deponte
des lotsT i
etT 2
sontlégèrement faussés,
étant donné que, durant cettepériode,
le contrôle des oeufs à doublejaune
n’a pas été effectué defaçon systématique.
Il s’ensuit que lepoids
moyen desoeufs,
àjaune unique, pondus
durant cette
période
par les lotsT,
etT 2
estlégèrement surestimé,
cequi rapproche
,d’autant les courbes
T l , T 2
etI,1, I, 2
dugraphique
3.Il est couramment admis que la croissance du
poids
de l’oeuf estbeaucoup plus
lente chez des
poulettes
à maturité sexuelle hâtive que chez despoulettes plus
tar-dives. En fait
l’interprétation
des résultatsdépend
de la référence choisie :- soit la date du
premier oeuf,
- soit
l’âge
de lapoule.
C’est ainsi que nous avons
exprimé
les données du tableau 5 sous forme de deuxgraphiques.
Dans lepremier (graphique 3 )
nous avonspris
commeorigine
des abs-cisses la
ponte
dupremier
oeuf. Dans le deuxième(graphique 4 )
nous avonsporté
enabscisse
l’âge
de lapoule.
Nous voyonsqu’au
mêmeâge
lespoules
de tous les lotspondent
des oeufs d’unpoids
moyen à peuprès identique,
et que la vitesse de crois-sance du
poids
de l’oeuf est semblable dans les lots témoins et les lots traités. Onpeut
se demander
cependant
si lalégère
différence de vitesse de croissance entre les lotsT i
, T 2
etL i , L 2
visible sur legraphique 4
à unesignification générale.
I,’influence
del’âge,
dupoids
de l’animal et de l’intensité deponte
sur la gros- séur de l’oeuf sont connus. Le mêmepoids
moyen de l’oeuf à desâges identiques, malgré
unpoids plus
faible des animauxpeut
êtredû,
dans ce casparticulier,
à uneintensité de
ponte plus
faible des lotsL i
etI, 2 (tabl. 6).
L’existence
de ces trois variablespermet d’expliquer
la contradictionapparente
deplusieurs publications
sur lepoids
de l’oeuf. Enig6i
BOWMANetJ ONES
avec despoules
nées enmai,
trouvent chez despoulettes
éclairées 6 heures parjour
unpoids
adulte
plus
faible à 18 et 30semaines et une maturité sexuelle avancée de 20jours
par
rapport
au lot témoin. Il s’ensuit unpoids
d’ceuf inférieur durant toute l’année.Dans les mêmes conditions I,awa2scH et al.
(ig6o),
avec despoules
nées le 1ermarsenregistrent également
àl’âge
de 20 semaines unpoids
depoulettes
inférieur de 5,5 p. 100 mais une maturité sexuelle retardée de 10jours.
Il en découle unpoids
d’oeuf
identique
durant toute l’année. De même MaRx et al.( 1957 ) signalent qu’avec
des
poulettes
nées en novembre etseptembre
ils obtiennent avec 8 heures de lumièreun
poids
depoule
inférieur à celui destémoins,
une maturité sexuelle retardée etun
poids
d’oeufidentique.
Œufs
à doublejaune
Durant les
premières
semaines deponte
nous n’écartions en tantqu’oeufs
àdouble
jaune
que les oeufs d’unpoids
aberrantcomparé
à celui des oeufs voisins. Maisun contrôle nous fit
apparaître
que durant cettepériode
il étaitdifficile,
même surleur
aspect,
deséparer
les oeufs doubles de faiblepoids,
des oeufssimples
depoids
voisins. Ce fait nous amena à effectuer un contrôle
systématique
de tous les oeufs.Nous avons ainsi obtenu pour les trois
premiers
mois deponte
les chiffresreportés
au tableau 7.
Le nombre d’oeufs à double
jaune
est considérablementplus
élevé dans les lots témoins que dans les lots restreints à 6 heures de lumière parjour.
Dans le lotT a
par
exemple,
nousobservons,
pour les deuxpremiers mois,
2a,et
ai,z p. 100d’oeufs doubles. Ceciindique
une activité de lagrappe
ovariennesupérieure de plus
de 20fi.
100 à celle
effectivement
observéepar le décom!te
desoeufs pondus.
Ce fait estimpor-
tant sans l’on
puisse
dire s’il résulte d’uneplus grande précocité
sexuelle ou d’uneintensité de
ponte plus
forte. Onpeut également
se demander le sens que l’on doit lui attribuer aupoint
de vuegénétique.
La
poursuite
de nouveaux travaux sur cettequestion
semble nécessaire.Reçu pour
publication
enjuillet
i963.SUMMARY
REARING PULLETS ON 6 HOURS CONSTANT LIGHT. EFFECTS ON GROWTH, SEXUAL MATURITY, EGG-WEIGHT AND PERCENTAGE OF DOUBLE-YOLKED EGGS AT THE BEGINNING OF LAYING PERIOD
q6q. Rhode Island X
Wyandotte
female chicks hatched on the yth of December 1958 were ran-domly
divided at birth into 4groups : two control groups were raised onnatural light,
and two expe- rimental groups were raised on 6 hours ofartificial light
fromhatching
to 22weeks of age. From that ageonward, lighting
time was increasedby
15 minutes a week.The 6 hour restricted
lighting delayed
sexualmaturity by 35 days. Up
to 12weeks,body weights
of the 4groups of
pullets
were identical. Thepullets
on artificiallight weighed
less after and before sexualmaturity.
Theweights
were identical at sexualmaturity.
The
daily
foodconsumption
of the 6-hourlight
groups wassignificatively
lower than that of the control groups.The two groups with retarded sexual
maturity
laid heavier eggs whenthey began
tolay.
Butat the same age, the
egg-weight
was identical in all groups.The
pullets
which reached sexualmaturity
earlier laidconsederably
moredouble-yolked
eggs than the retardedpullets.
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