LA
FORMATION
ETL’ÉVOLUTION
DE LABOUCLE
CHEZ LEFŒTUS
ET L’AGNEAU KARAKUL.LES
FACTEURS
DEQUALITÉ
DE LA FOURRURE ET LEURIMPORTANCE POUR
LASÉLECTION
M. NACER KECHAWARZ
PLAN DU
MÉMOIRE
Avant-propos.Introduction.
I. - Matériel et méthodes employés.
A. -
Techniques histologiques.
B. -
Techniques physiologiques.
C. -
Techniques
de mesure descaractéristiques
des fibres.II. - Développement et caractéristiques du système pileux.
Historique.
Résultats de recherches.
A. - Modification de la peau au cours de la vie foetale.
B. - Formation et évolution du follicule
pileux.
C. -
Caractéristiques
des fibres chez le foetus etl’agneau
Karakul.
Discussion.
Conclusion.
III. - La boucle de
l’agneau
Karakul.Historique.
Résultats de recherches.
PREMIÈRE PARTIE :
Bouclage
et incurvation despoils.
A. -
Bouclage
despoils,
orientation des follicules et mécanisme de la formation du dessin de la fourrure.B. - Facteurs d’incurvation et de frisure des
poils.
Discussion.
Conclusion.
DEUXIÈME PARTIE : Facteurs liés à la
qualité
et aux dimensionsde la boucle.
Discussion.
Conclusion.
IV. - La
qualité
de la fourrure.A. - Le lustre.
B. - Le tannage.
Discussion.
Conclusion.
Conclusion générale.
Annexes.
I. -
Terminologie zootechnique
et commerciale.II. - Production et commercialisation de la fourrure
d’agneau.
III. - La boucle de la toison
d’agneau.
IV. - Variétés de la race Karakul.
AVANT-PROPOS
Plus de i5000 ooo de moutons Karakul
paissent
à travers lespâtu-
rages
semi-désertiques
de tous les continents àl’exception
de l’Australie.Par sa
rusticité,
le mouton Karakularrive,
eneffet,
às’adapter
auxclimats très rudes.
Aussi,
tant par son extensiongéographique
que parson intérêt
économique,
la race ovineKarakul, appelée
communément mouton deBoukhara,
occupe uneplace importante
dansl’élevage
ovinmondial.
De tout
temps,
cette race a étéréputée
pour la fourrure de sesagneaux au beau
pelage
brillant et bouclé à la naissance. Mais on a sou-vent tendance à croire que
l’élevage
de Karakul est exclusivement unélevage
deluxe ;
enréalité,
à côté de laproduction
des peauxd’agneau
considérée comme
production
deluxe,
lesproductions
normalesqui
sont la
viande,
la laine et lelait,
constituent une source nonnégligeable
de revenus.
La
production
de l’astrakan étant laprincipale
activité d’un tiers des éleveurs de notre pays,l’Afghanistan,
nous avonsentrepris
l’étudedes causes de la formation de la boucle
pendant
la vie foetale et de soneffacement
après
la naissance.Certes,
les éleveursgrâce
à leurexpérience
et par de
longs
etpatients
travaux desélection,
ont pu améliorer la qua- lité de la fourrured’agneau,
mais nousespérons
que cette contribution aidera àcomprendre
lesphénomènes
mis enjeu
et parconséquent
à lesutiliser pour améliorer les conditions de sélection et
d’élevage.
Ces travaux n’ont pu être effectués que
grâce
à des aides nombreuses et diversesqu’il
nous estagréable
de faire connaître.Nous avons bénéficié successivement de bourses du Ministère de
l’Agriculture
duRoyaume d’Afghanistan,
de l’Institut national de la RechercheAgronomique,
de la Direction des Relations culturelles du ministère des Affairesétrangères,
et enfin du Centre national de la RechercheScientifique.
M. PRENANT,
professeur d’Histologie
et d’Anatomiecomparées
de la
Sorbonne,
et M.TmBAU!,T,
directeur de la Station de Recherches dePhysiologie
animale du Centre national de RecherchesZootechniques,
nous ont accueilli dans leurs
laboratoires,
ontdirigé
nos travaux et nousont aidé dans la rédaction de notre
mémoire.
M. ROUGEOT,
Chargé
de Recherches au Centre national de Recher-ches
Zootechniques,
nous a confié toute sa documentationpersonnelle
sur les fibres des mammifères et il nous a fait bénéficier de son
expé-
rience sur la toison des moutons.
Enfin,
letroupeau
Karakul nous a été fourni par le Centre national de RecherchesZootechniques
et les peaux commerciales par MM. LEROLLEet GUILLAUMARD des Etablissements
Chapal.
Que
tous trouvent icil’expression
de notre reconnaissance.Je
n’auraigarde
d’oublier mes camarades des Laboratoires d’Anatomiecomparée
et de la Station dePhysiologie animale,
ainsi que lepersonnel
animalier de cette
Station, auprès
dequi j’ai toujours
rencontré unecompréhension sympathique
etagissante.
INTRODUCTION
Le mouton
domestique
« Ovis aries » a été divisé en 4groupes selon la classification Pallas-Nathusius :i
Brachyurae (Kurzschwanzschafe).
2
:
Platyurae (Fettschwanzschafe).
3
:
Steatopygae (Fettsteiszschafe).
4
:
Dolychurae (I,angschwanzschafe).
Le groupe
platyurae,
à queueadipeuse
est constitué par ungrand
nombre de races s’étendant de l’Asie Mineure
jusqu’aux
Indes. Il existeégalement
mais en moindredensité,
en Chine du Nord et en Mandchourie.En
Afrique,
ce groupe occupe tout le territoire côtier del’Afrique
du
Nord,
del’Egypte
et del’Abyssinie.
On trouveégalement
des mou-tons à queue
adipeuse
enAfrique
orientale etméridionale, spécialement
dans les zones côtières de ces mêmes
territoires,
et dans les Iles de Mada- gascar et de la Réunion(FROLICH
etHORNITSCHEK, i94z).
Les races ovines à queue
adipeuse
diffèrent les unes des autresprin- cipalement
par la forme du corps, ladisposition
et la forme de la queueadipeuse, les
cornes, les oreilles et lescaractéristiques
de la toison. Ellesont été décrites en
1 8 9 6
parS ANSON ,
comme des variétés de la « Racede
Syrie
», dontl’une,
la variété persane,produisait
de la fourrure que SANSON
homologuait
à l’astrakan. Ainsi la race Karakul seraitoriginaire
des
steppes
de Palestine et deSyrie.
ADAME’rz( 1927 ), affirme, d’après
les
explorations
deSendshisli,
que des fourrures ressemblant à celles del’agneau
Karakul étaientdéjà
utilisées enSyrie
vers les années 1800avant
J. C.,
pour lagarniture
des manteaux royaux. Cetteorigine expli- querait
le terme Arabi parlequel
ondésigne quelquefois
la variété noire de Karakul. Puis la race Karakul aurait étéexportée
vers la Boukharie par les nomadesarabes,
versl’an 75 1.
Mais pour Vorr HEt,M!RSErr( 1 8 39 )
l’Arabiaurait été amené au Turkestan, bien avant la
conquête arabe,
par des nomadesarabiques,
tributaires des « Khans » deBoukharie, qui
venaientdu Yémen en parcours
annuels,
pour fairepâturer
leurstroupeaux
surles
plateaux
dominant l’AmouDarya. Or,
enfait,
l’Arabi est une race biendéfinie,
différente duKarakul,
sans queue,appartenant
au groupe desSteatopygae,
et dont les agneaux ont, il estvrai,
unpelage légère-
ment
bouclé,
C’est donc à la suite d’une erreurd’interprétation
que ces auteurs ont situé le berceau de la race Karakul enSyrie
ou en Arabie.Selon une autre
hypothèse,
le Karakul seraitoriginaire
de larégion
de
l’Amou-Darya
et les fourruresd’agneaux
utilisées enSyrie
et en Palestineproviendraient
d’autres races ovines à queueadipeuse
dontles agneaux ont tous un
pelage plus
ou moins bouclé. C’est d’ailleursl’opinion généralement
avancée. Le terme « Karakul » lui-même est ori-ginaire
de larégion
del’Amou-Darya
etsignifie
« rose noire n. En effetles boucles de
l’agneau
Karakul sontappelées
fleurs ou roses par lesindigènes.
Les travaux d’une mission
archéologique
américaine( 1 )
ont conduitDu!RST
(selon R UM E AU , 1947 )
à tirer la conclusion suivante : les fossiles trouvés dans larégion
d’Anau(Turkestan)
ont une anciennetéqui
remonteà
’7
000ou 8 00o ans avantJ.
C. Les moutons Karakul actuels de larégion
de
Maymen (Turkestan)
sont des descendants du mouton fossile d’Anau.Le seul
témoignage
écrit que nous ayons en cequi
concerne l’ancienneté (i) Animal remains from the excavation at Anau by the Pumpelly expedition of the CarnegieInstitution.
de
l’exploitation
des agneaux Karakul auTurkestan,
est celui de IBN Hauxnr,(année 97 8) qui
écrit : « Les habitants du Turkestan obtiennentparmi
leurs agneaux, des agneaux noirsqui,
par suite de leur beauté et de leurlustre,
se vendentjusqu’à
250 dinars à Khwarizm ».Exploitée
et sélectionnée auvoisinage
de l’AmouDarya (Turkestan
russe et Turkestan
afghan),
la race Karakul a lentement été introduite dans le monde entier notamment en Iran, enIrak,
enPalestine,
enSyrie,
en Russie
d’Europe,
enTurquie,
enAllemagne,
enAutriche,
dans tous les paysd’Europe orientale,
enNorvège,
dans le Bassin méditerranéen(Italie, Espagne, France),
enAfrique
duNord,
en A. O.F.,
et surtouten
Afrique
du Sud-Ouest.Dans ce dernier pays, en
igo6,
le mouton Karakul étaitinconnu ;
il
compte aujourd’hui près
de 4 ooo ooo de têtes soit pur, soitcroisé, grâce
au travail acharné des zootechniciensallemands, pionniers
de cetteintroduction.
Le Karakul ne
présente
pas desaptitudes particulières
pour la bou- cherie aupoint
de vue conformation :cependant
la viande est d’une bonnequalité
moyenne,plutôt
fine.Sa
production
laitière n’est pasnégligeable
avec une moyenne de67,7 kg
à8,5
p. 100de M. G. en 140jours (I WANO V, zg33),
cequi permet-
trait de valoriser letroupeau,
les agneaux étant sacrifiés à la naissance.La toison du mouton Karakul adulte est du
type
hétérotriche :on y
distingue
en effet très facilement despoils longs, grossiers
et raidesà côté des brins de laine
plus
courts et fins. Ces deuxtypes
de fibres setrouvent dans des
proportions
variables. Onpeut
estimer à3 ,8 kg
pour le mâle et 2,5kg
pour lafemelle,
laproduction
annuelle partête,
avecun rendement de
5 8
p. 100 environ.Cette toison est utilisée pour la confection de
tapis, pantoufles, sangles,
tissus desport, d’ameublement,
et enfin tissus ou couverturestyroliens
ou écossais. Aussi la toison Karakulcompte-t-elle
une gamme très étendue d’utilisation et de consommateurs ; son débouché commer- cial est donclargement
assuré.Les agneaux Karakul naissent avec un
pelage
bouclé et brillant.Mais à la naissance tous les agneaux ne
présentent
pas le même état dedéveloppement
debouclage.
Il y a donc pourchaque
agneau unepériode optimale correspondant
au meilleur état de la bouclependant laquelle
il doit être sacrifié. Passé cette
période
la boucledisparaît,
la toison évo- luantrapidement
vers la toison d’adulte. Lebouclage
est donc unphé-
nomène transitoire.
Or,
c’est luiqui
donne à la fourrure toute sa valeur.Il nous a donc paru intéressant d’étudier le mécanisme de la formation et de l’évolution de la boucle. Cette étude a été facilitée en nous référant à des toisons d’autres races étudiées en même
temps.
Le
problème
du lustre aégalement
attiré notre attention car ilconstitue le deuxième
élément, après
le dessin de l’ensemble desboucles,
sur
lequel
est baséel’appréciation
de la fourrure.On sait que la peau
d’agneau
n’est utiliséequ’après
avoir subi uncertain nombre de traitements industriels
(confitage, séchage, tannage
etteinture).
On est donc tenté de connaître la réaction de la peau et de sesboucles vis-à-vis de ces traitements et de savoir
quelles
sont les modifica- tions subies et comment elles seproduisent.
Tels sont les différents
problèmes
que nous avons étudiés. Dans unchapitre
annexe, nous traiterons de laterminologie zootechnique
etcommerciale,
ainsi que desprincipaux
stades de lapréparation
et de lavente des peaux.
CHAPITRE PREMIER
MATÉRIEL
ETMÉTHODES UTILISÉS L’étude
que nous allons exposer a été effectuée sur :75 brebis et agneaux Karakul dont 30 purs et 45 croisés ayant un
degré
de dominance de3/4
ài 5/ i6 ;
i6 foetus
Karakul ;
6 foetus
Bizet ;
6 agneaux et adultes
Bizet ;
Quelques
agneaux et adultesMérinos,
Ile-de-France etIrimousine ;
130
peaux
d’agneaux
Karakuld’origine afghane,
russe, sud-africaine etfrançaise.
Nous avons été
amenés,
pour l’étude de la peau et des fibres chezl’embryon, l’agneau
etl’adulte,
à utiliser destechniques histologiques, physiologiques
et d’autrestechniques d’appréciation
et de mesure desfibres. Nous les décrirons successivement pour que le lecteur intéressé par une
technique puisse
aiséments’y reporter.
A. - TECHNIQUES HISTOLOGIQUES 1 ! Fixation.
Les échantillons de peaux obtenus par
biopsie
ou sur les animauxsacrifiés,
ont été fixés au formol salé à 10 p. 100qui permet
une conser- vation delongue
durée. D’autres fixateurs tels que le Bouin aqueux, le BouinHollande, l’alcool,
ont étéutilisés ; cependant,
le formol salé a eunotre
préférence
pour les travauxd’histologie topographique
et la recher-che des fibres
élastiques sous-épidermiques,
étant donné lagrande
quan- tité duliquide
nécessaire et la durée relativementlongue
de conserva-tion que
permet
ce fixateur. Pour la recherche duglycogène,
nous avonsutilisé le Gendre.
On sait que les
pièces
de peau s’enroulent ou seplissent
au cours dela
fixation,
de ladéshydratation
et del’inclusion,
de sortequ’il
esttrès difficile d’obtenir des coupes d’une assez
grande
surface au mêmeniveau des follicules. Nous avons surmonté cette difficulté en
plaçant
les échantillons entre deux lames de verre et en
augmentant
la durée des bains. Entre le verre et la peau, nous avons intercaléquelques
couchesde
papier
buvard.2°
Éclaircissage
et inclusion.L’éclaircissage
despièces
est obtenu par trois bains de benzène d’une demi-heure chacun.L’inclusion a été effectuée dans la
paraffine
à 52° pour les foetusjeunes
et à5 6°
pour les foetusâgés,
les agneaux et les adultes. Les résul- tats obtenusaprès
inclusion dans laparaffine
n’ont pastoujours
donnésatisfaction,
certainspoils
se détachant des follicules au cours desopé-
rations suivantes.
Ceci nous a conduit à faire des inclusions mixtes à la celloïdine
paraffine.
Solution à 2 p. 100 de celloïdine dans le benzoate de
méthyle :
1 0 -4
0
jours
à latempérature normale ;
Parafhne :
6- 3 6
heures selonl’épaisseur
despièces.
3°
Coupe
et coloration.Les échantillons ont été
coupés
à 2,5-5-7,5-IO-I5, et 20 y et coloréssur coupes
longitudinales
et transversales.Les colorations utilisées furent les suivantes : Hemalum acide de Masson-Eosine.
Mallory.
Eosine, Aurentia, Orange G,
Bleu de Toluidine.Safranine-Vert lumière et Safranine
picrique.
Bleu
polychrome.
Triple
coloration de Prenant(Hematoxyline, Eosine,
Vertlumière).
Fuchsine-paraldehyde (procédé
deG AB E, 1953 ).
Schiff selon la réaction de Bauer.
Nous avons fait une
large
utilisation de la coloration S. A. C. P. I. C.(Safranine,
Alcool 100°, Carmin aluné deGrenacher, Picro-Indigo-Car- min), qui
donne de bons résultats pourl’histologie
de la peau(A UBER , 1951).
4° Structure
hemicylindrique
des fibres.Cette structure a été mise en évidence en
employant
différentscolorants
basiques
tels que le bleu deméthylène,
lasafranine,
la fuchsinebasique
et notamment le vertJanus (H ORIO
et KONDO,1953 )
et l’eaude brome
après
une coloration au bleu deméthylène (I,!v!AU,
CEBEet PARISOT,
1953 ).
Les meilleurs résultats furent obtenus en utilisant le bleu
polychrome (R
OU G EOT
, 195 6).
Pour la raceKarakul,
nous avons travaillé sur desfibres blanches des variétés
grise
et « abrache » ainsi que sur des fibres noiresdépigmentées
par l’eauoxygénée
à 50 volumes.5
0 Observation par
transparence
des
préparations
de peau de forteépaisseur.
Des lambeaux de peau de I à 300 cm2 de surface ont été rasés
après
la
fixation, déshydratés
et éclaircis au benzoate ou mieux encore ausalicylate
deméthyle
pour des examens à laloupe
binoculaire. D’autrepart,
des coupeslongitudinales
d’uneépaisseur
d’environ 100 u etplus,
ont été exécutées à main levée. Les
poils
et les follicules sont ainsi visi- bles partransparence grâce
à leurpigmentation.
Pour mettre en évidence par
transparence
sous laloupe
binoculaire les folliculespileux produisant
despoils
nonpigmentés,
nous avons cher-ché à colorer sélectivement
l’appareil
folliculaire. Les résultats lesplus
satisfaisants furent obtenus en fixant les
pièces
auBouin, puis
en élimi-nant l’acide
picrique
en excès par l’eau lithinéequi
décolore la peau tout en laissant les fibres teintes enjaune ; après
unrinçage
à l’eau dis-tillée,
on colore les coupes à la safraninepuis
on différencie à l’alcool absolujusqu’à
la décoloration du tissuconjonctif.
B. - TECHNIQUES
PHYSIOLOGIQUES
’ 10
Diagnostic
de lagestation.
Avant l’extraction des foetus nous avons cherché à vérifier la réa- lité de la
gestation. I,’exploration
manuelle des flancs et dupis
ne don-nent des résultats sûrs
qu’à partir
du 120ejour
de lagestation.
Aussiavons-nous été amenés à
explorer
par les rayons X et parlaparotomie.
a)
Radiographie.Les
radiographies
ont été effectuées avec unappareil
ayant les carac-téristiques
suivantes : Tension : 72 KV.Courant traversant le tube : io mA.
Dimensions du
foyer
du tube à rayons X : i X i mm.Des essais ont été
faits,
l’animal étantplacé
dans différentesposi-
tions
(face dorsale, profil,
faceventrale),
la distance dufoyer
à laplaque
sensible étant de 70 cm. Mais les meilleurs résultats ont été obtenus à
partir
de laposition dorso-ventrale,
laplaque
sensible étantappliquée
contre la face ventrale de la
brebis,
maintenue sur unepetite table,
lespattes pendantes
dans le vide.Etant donné la faible intensité du courant traversant le tube nous avons été
obligés d’opérer
avec destemps
de pose allant de 5 à 8 secondes.Dans ces
conditions,
les mouvementsrespiratoires
diminuent la netteté del’image
et il ne nous a pas étépossible
de déceler laprésence
du foetusavant le
90 e jour
de lagestation.
Notons que BFNziF,
(ig 5 i)
a pu déceler cetteprésence
àpartir
du55
e
jour.
Maisl’appareil qu’il
a utilisé fonctionnait sur 80 KV avec uneintensité de 200
mA.,
cequi
lui apermis
de faire destemps
de pose très courts de l’ordre de o, 2 sec.b)
Laparotomie exploratrice.Pour le
diagnostic
de laprésence
des foetusâgés
de moins de 90jours,
nous avonsprocédé
parlaparotomie après
anesthésiegénérale barbiturique.
Lalaparotomie
était suivie d’un traitement à la proges- térone pour éviter l’avortementprématuré.
2
0 Obtention du foetus.
Vu la rareté du matériel en
France,
nous avons tenté d’obtenir le foetus en évitant le sacrifice de la mère. Plusieurs méthodes ont étéemployées
à cette fin.a)
La pose de laminaires dans le col d’utérus.Des essais sur 4 Brebis ont
permis
de constater que la pose des laminaires dans le col utérin est extrêmementdifficile,
sinonimpossible
chez la
brebis,
car le laminaire est assez mou et le col de l’utéruscomporte
de nombreux
replis dirigés
vers l’extérieur.b) L’emploi
d’hormones aestrogènes tel que le cycloestrol.Comme le montre le tableau
I,
cettetechnique
ne donne pas de résul- tats satisfaisants pour le but que nouspoursuivons, puisque
sur 4 brebisgestantes traitées,
deux seulement ontrépondu
commeprévu.
Sur lesdeux autres, l’une a avorté avec un début de
putréfaction
dufoetus,
etla seconde a avorté d’un foetus
décomposé.
Deplus,
une des brebis traitéeset
qui
avait avorté dans de bonnesconditions,
a montrépendant plusieurs
mois des
symptômes
de chaleurs continues.Cependant
les trois autresbrebis traitées ont mis bas normalement l’année suivante.
Cette méthode s’avère donc
trop
incertaine pour obtenir des foetus frais au moment souhaité.c)
La césarienne.Compte
tenu des frais élevés del’opération
et la nécessité d’effectuerun certain nombre
d’opérations
pouracquérir
une bonnetechnique,
nousavons renoncé à cette méthode.
Finalement,
nous avonsprélevé
les foetusaprès
sacrifice des mères.Les facilités dont nous
disposions
au C. N. R. Z. par suite de l’existence d’abattoirs nous ontpermis
d’obtenir des foetusquelques
minutesaprès l’égorgement
desmères,
cequi
offre unavantage
certain pour laqualité
des fixations.
3
0 Greffes de la peau.
Trois sortes de
greffes ( 1 )
ont été réalisées :Deux
homog y ef fes réciproques :
sur deux agneaux l’un Karakul et l’autre de la raceIle-de-France,
tous deuxâgés
de moins d’une semaine.Seize
autogref fes
sur un ensemble de 9 agneaux et adultes Karakul.Deux
syngénésiog y ef fes :
Lesgreffons
ont étéprélevés
sur deuxfoetus,
l’un de 121et l’autre de 132
jours
etgreffés respectivement
sur un agneau et un adulte Karakul. Nous avons utilisé latechnique
de lagreffe
morte.Dans tous les cas, des
greffons
de 12 cm2de surface ont été détachés del’animal, après
anesthésie locale à l’aminocaïne. Dans le cas des auto-greffes,
lesgreffons
étaient remis enplace après
avoir subi une rotation de 90 ou1 8o o , puis
maintenus par des couturesmarginales.
Les
greffons
ont été détachés soitentièrement,
soit sur les bordsen
gardant
une liaison au centre.Des
prélèvements
sur les zonesgreffées
ont été effectués à desintervalles de i5, 30, 6o et zoo
jours
pour les observations à laloupe
bino-culaire et les examens
histologiques.
C. -
TECHNIQUES
DE MESURE DESCARACTÉRISTIQUES
DES FIBRES1 0
Mesure du diamètre des fibres.
Des coupes de
poils
ont étépratiquées
au microtome deHardy,
microtome à main conçu
spécialement
pour la coupe transversale des (1
) La terminologie que nous utilisons est celle adoptée par R. M. MAY dans « La Greffe L éd.
Gallimard, Paris, 1952.
poils.
Au lieu des coupesminces,
nous avonsprocédé
à des coupes de200 à 300 u. Nous avons obtenu ainsi des
portions cylindriques
depoils
que nous avons étalées sur une lame et montées au baume du Canada.
La mesure a été faite par
projection ( 300 fois).
C’est la méthode recom-mandée par la Wool Industries Research Association
(WIRA).
Nous avons
également
effectué les mesures sur coupeshistologiques
minces et
parallèles
à la surface de la peau, au niveau desglandes
sébacées. Chacune de ces méthodes a ses
avantages
et inconvénients.a)
Méthode W. I. R. A.(Microtome
deHardy).
1
0 AVANTAGES. - Les
portions
depoils
sontdispersées
sur la sur-face de la
lame,
cequi permet
d’effectuer au hasard les mesures de dia- mètre(R OU G EOT , 1953 ).
Les
opérations
de coupe et demontage
sont trèsrapides.
2
° INCONVÉNIENTS. - Perte des éléments les
plus
courtsqui
sonten même
temps
lesplus fins,
au cours del’échantillonnage,
cequi
faussele
résultat,
mais cet inconvénient est éliminé si toutes les fibres ontplus
de 2 cm de
longueur.
Différence de niveau : la coupe ne passe pas au même niveau sur
tous les
poils.
Ainsi pour le mêmepoil,
onenregistrerait
un diamètre deplus
enplus
faible au fur et à mesure que la coupe serapprocherait
dusommet. Cet inconvénient est éliminé
lorsque
toutes les fibres ontplus
de 3 cm de
longueur permettant
des coupes à un niveau assezéloigné
dusommet.
b)
Mesure sur coupes histologiques.I
° AVANTAGES. - Pas de
perte
au moment del’échantillonnage.
Les mesures se font au même niveau des
poils,
celui desglandes
sébacées cequi
estimportant
étant donné le caractèreconique
dupoil près
du sommet.2
° INCOxv!,rrWrrTS. - Dans les cas de
polymorphisme exagéré
dela section droite des
poils
de certains individus(section triangulaire, ovale, polygonale)
on hésite devant le choix de l’axe ou du diamètre à mesurer et les mesures ne sontplus
effectuées au hasard.Difficulté d’obtenir des coupes transversales des
poils
avec les peaux tannéesqui
secoupent
mal etportent
despoils
très inclinés.Nécessité des
préparations histologiques qui
sont desopérations
relativement
longues.
La
figure
i montre lacomparaison
des deux méthodes pour les mêmes animaux. On remarque nettement que par la méthode W. I. R. A.(méthode ordinaire)
il seproduit
uneperte
au moment de l’échantillon- nage chezl’agneau,
cequi
se traduit par undéplacement
du mode versles diamètres les
plus
forts. Aucontraire, après
lepremier mois,
les courbes obtenues par les deux méthodes sontcomparables.
Ainsi la méthode de la W. I. R. A. ne convient pas pour le foetus et lejeune
agneau, cequi
nous a conduit à
employer,
dans ce cas, la méthodehistologique.
2
°
Mesure de la
longueur
des fibres.Trois
procédés
ont étéessayés :
a)
Méthode des pinces.La fibre est tendue entre les mors de deux
petites pinces
et mesuréeavec une
règle graduée.
Cette méthode valable pour des fibreslongues
d’une toison adulte ne saurait convenir pour les
poils
et duvet de l’astra- kan mesurant de i à 17 millimètres. Ons’imagine
aisément les difficultés à tenir entre deuxpinces
despetites
fibresincurvées,
à les dérouler et à les tendreégalement
sansrisque
de les casser. Les résultats obtenus avecune telle méthode ne sauraient donc être retenus.
Pourtant,
elle avait été utilisée par TANZER( 192 8) puis
par Nicov(193 0 ).
b)
Méthode de Halle.A l’Institut
Zootechnique
de Halle(Allemagne)
une méthode trèsrapide
a étéproposée
pour mesurer lalongueur
despoils
d’une bouclesans raser celle-ci. Il suffit d’introduire sous la boucle l’extrémité d’une
spatule
en bois recouverte depapier
millimétré etd’appliquer
la bouclesur cette surface millimétrée.
En
réalité,
ils’agit
donc d’unesimple
estimationapproximative
de la
longueur
moyenne despoils
et non de la mesure deslongueurs
individuelles. De
plus,
avec cetteméthode,
on nepeut
pas se faire uneidée de la
longueur
du duvet car seuls lespoils
sontpris
en considération.Cette méthode couramment
pratiquée
enAfrique
du Sud-Ouest étaittrop imprécise
pour être utilisée.c)
Méthode par projection.Nous avons alors mis au
point
une méthodesûre, précise
ettrès pra- tique qui
est la suivante :La peau est rasée sur
quelques
mm2 par un seul passage d’une lame de rasoir. La totalité des fibres rasées estprélevée
et montée au baumedu Canada très
liquide
surplusieurs
lamesporte-objets, puis
recouverted’une lamelle. Les fibres sont
soigneusement réparties
etséparées
autantque
possible
les unes des autres pour éviter des enchevêtrementscompli- qués. L’image
estprojetée
sur un verredépoli
ou mieux encore, sur unverre ordinaire contre
lequel
onapplique
une feuille depapier calque.
Nous avons réalisé cette installation par un
montage spécial
et en nousservant d’un lecteur de microfilm comme
projecteur.
Une combinaison dumontage permet
d’avoir à laportée
de la main la lame et l’écran deprojection
afin d’éviter lesdéplacements
fastidieuxqui pourraient
enmême
temps
être la source d’erreurs.L’image agrandie
io fois est mesuréeavec un curvimètre donnant directement les résultats en millimètres.
Toutes les mesures de
longueur
ont été effectuées avec cette méthode.3
0 Observation des écailles des fibres.
Etant
donnél’opacité
despoils
Karakul partransparence
et la difficulté de leur observation paréclairage
vertical oulatéral,
nous avonsprocédé
à desempreintes
surgélatine (solution
à io p.100 ).
4 0
Forme de la section droite des fibres.
Les observations ont été faites sur des coupes
histologiques parallèles
à la surface de la peau au niveau des
glandes
sébacées ou bien sur descoupes minces des fibres obtenues
après congélation.
5° Médullation des fibres.
La détermination du
pourcentage
des fibres médullées a été effec- tuée sur les coupesayant
servi à l’examen de la forme de lasection
desfibres.
6 0
Détermination du
rapport S /P.
Il
s’agit
durapport
du nombre de follicules ou de fibres secondairessur celui des follicules ou des fibres
primaires.
I,e
rapport S/P
a été déterminé sur des coupeshistologiques paral-
lèles à la surface de la peau,
qui
seulespermettent
dedistinguer,
defaçon précise,
les folliculesprimaires
des follicules secondaires. Maischaque
fois que la méthode
histologique
s’est avéréeimpossible,
notamment ence
qui
concerne les peauxtannées,
nous avons déterminé cerapport d’après l’histogramme
de lalongueur
des fibres. Eneffet,
la différence de lalongueur
entre les fibresprimaires
et les fibres secondaires est telle que celles-ci constituent surl’histogramme
deuxpopulations
nettementdistinctes.
Pour la clarté du texte,
quand
lerapport S/P
est établi en dénombrantles fibres nous
indiquerons S/P
fibres.Lorsqu’il s’agira
durapport
du nombre des follicules secondaires au nombre des folliculesprimaires,
on devra tenir
compte
du fait que tous les follicules ne sont pas au même état fonctionnel : ilpeut
y avoir des follicules nepossédant
pas encore defibres,
de telle sortequ’on
est amené àdistinguer
deuxrapports S/P
folliculaires selon que l’on dénombre tous les follicules ou seulement les follicules avec fibre différenciée. Nous
appellerons
lepremier, S/P
folli-culaire i
(S/P z),
et lesecond, S/P
folliculaire 2(S/P 2 ).
7
0 Détermination de la densité
pileuse.
Cette détermination a été faite sur des coupes
histologiques paral-
lèles à la surface de la peau
passant
au niveau desglandes
sébacées. Les résultats serapportent
alors au mm2 de la coupe sur lame. Pour les peauxtannées,
lecomptage
des fibres a été fait sous laloupe
binoculaireaprès
avoir rasé la peau, un micromètre à carreaux ayant étépréalablement placé
dans l’oculaire de laloupe.
8 0
Mesure de
l’épaisseur
de la peau.I,’épaisseur
del’épiderme
a été mesurée sur des coupeshistologiques perpendiculaires
à la surface de la peau, à l’aide dumicroscope
munid’un micromètre oculaire. Il en est de même pour
l’épaisseur
du derme des foetus. Pour les peauxd’agneaux fraîches,
brutes ettannées, l’épaisseur
de celles-ci a été mesurée au Palmer
(au
I/looe demm) après
avoirsoigneusement
rasé les fibres.9
0 Mesure de la surface des peaux.
Cette mesure a été effectuée à l’aide du
papier
millimétré.10
0
Appréciation
du lustre.Pour
apprécier
le lustre des peauxd’agneaux,
nous avonsessayé
de standardiser les mesures. Pour ce
faire,
nous avons éclairé lespeaux toujours
à45 0 ,
lalampe (S)
et la peau formant unsystème
solidaire dont l’ensemble tourne autour d’un axe vertical. 1/observation a été faite successivement à 450et à90 0 (fig. 2 ).
Lerapport
de l’observation à 450à l’observation normale
(go o )
caractérise le brillant(lustre).
Ces obser-vations ont été faites dans les conditions normales de la vision de l’oeil et pour cela les deux conditions suivantes ont été
remplies :
- éclairer une
plage
assezgrande ( 5
cm dediamètre) ;
- utiliser une source lumineuse dont le
spectre correspond
au rayon- nement solaire moyen.Nous avons choisi une
lampe
à filament detungstène
dont la tem-pérature
de couleur est de 2854!K (absolus).
Un filtreapproprié
modifiela lumière incidente en lui donnant une
composition spectrale
sensible-ment
égale
à celle de la lumièredu jour
solaire moyen. I,e filtre utilisé est soit le filtreliquide
de DAVIS etG IBSON ,
soit un filtre CORNING de4 ,8 5
mmd’épaisseur.
I,e filtre de DAVIS et GIBSON est constitué par une cuve
composée
de trois lames
planes polies
de borosilicate-crown de 2,5 mmd’épaisseur
et
séparées
par deuxplaques
de verre noir finement doucies de 10 mmd’épaisseur
de sorte quechaque
solution aura i cmd’épaisseur.
Les deuxcompartiments
de la cuve sontremplis respectivement
de solutions et3
dont lacomposition
est la suivante :Les
dispositifs préconisés
sont d’unepart
le nitomètre et d’autrepart
la méthodephotoélectrique.
a)
Nitomètre = Luminance-mètre.Le nitomètre utilisé est un
appareil « Jobin
et Yvon » sans écran dif-fusant. L’oeil de l’observateur
placé
à lapupille
de sortie du nitomètre observe deuxplages inégales
de luminance différente : l’uneprovenant
du nitomètrelui-même,
l’autre del’objet
éclairé.La lumière émise de la source
Si
traverse un coinphotométrique
dontle
déplacement
modifie sonintensité,
et tombe sur lapartie
centrale du cube de Iaummer où elle subit la réflexion totale et forme unepetite plage
lumineuse dont l’intensité est
réglable.
Le reste du cube laisse traverser la lumièreprovenant
de l’échantillon(fig. 2 ).
L’échantillon
E est éclairé sur uneplage
de 5 cm de diamètre avec une incidence de45 °.
La lentilleL i (f
= 3cm)
donnel’image
de cetteplage
en unplan
situé sur lapupille
d’entrée P dusystème optique.
Lalumière
provenant
de l’échantillon va traverser le cube de Lummer et former uneplage
lumineuse.On
égalise
la luminance des deuxplages (celle provenant
deSi
etcelle de
l’image
de l’échantillon éclairée parS)
par undéplacement
ducoin,
et on lit le chiffrecorrespondant
sur le tambourgradué.
b)
Méthode photoélectrique.Le
dispositif
d’éclairement de l’échantillon est le même que pour la méthodeprécédente,
mais onremplace
le nitomètre par une cellulephotoélectrique.
On utilise une cellule à couche d’arrêt dont la sensibilité
spectrale
est sensiblement la même que celle de l’oeil. La cellule est associée à un
galvanomètre
degrande
sensibilité(io- 1 A/mm).
CHAPITRE II
DÉVELOPPEMENT
ETCARACTÉRISTIQUES
DU
SYSTÈME
PILEUX HISTORIQUELe
développement
de la toison des Ovins a étél’objet
de nombreuxtravaux, mais ceux-ci ont
porté
surtout sur d’autres races que le Karakul.Ainsi,
GALPIN(ig 35 )
observe chez la raceRomney
que la formation de follicules commence vers le4ge j jour
sur latête,
pour s’étendre à par- tir du6 4e jour
sur toute la surface du corps. Chez la raceKirghiz (Stea- topygae)
selonT!RErrJ!vn ( 1937 )
la formation des follicules commence au45 - 5 o e jour
sur la tête pour s’étendre au8o-8 5 e jour
sur le corps entier.CARTER
( 1943 )
dans son travail sur ledéveloppement
despopulations
folliculaires chez le Mérinos constate que les follicules
primaires apparais-
sent sur le flanc vers le
6 5 e jour
et les secondaires vers le 86ejour
de lavie foetale. DIOMIDOVA
( 1954 ) publie
les résultats de ses recherches surle
développement embryonnaire
de la peau et de la laine chez les Mérinos croiséssoviétiques.
Elle note enparticulier
une relation entre la variation del’épaisseur
del’épiderme
et la formation de la fibre : elle observe uneaugmentation
suivie d’une diminutionimportante
del’épaisseur
del’épi-
derme au moment de
l’éruption
des fibres à la surface de la peauqui
alieu au iooe
jour
au niveau del’omoplate.
Les travaux de
M EIJERE
en1 8 94
montrant que les folliculespileux
des Mammifères sont
arrangés
en groupesdéfinis,
construits àpartir
de3 follicules
principaux,
furentpoursuivis
etdéveloppés
par HOFER(1914)
chez lechat,
GIBBS(1938)
et HARDY( 194 6)
chez lesMarsupiaux.
Chez les Ovins le
développement
et la constitution des groupes folli- culaires furent étudiés àpartir
de foetus de différentsâges
par WIr,DMAN( 1932
)
chezplusieurs
races ovinesanglaises,
par GALPIN( 1935 )
chez leRomney
et par Du!Rn!rr( 1939 )
chez le Mérinos.WII,DMAN et CARTER
( 1939 ) proposent
uneterminologie
des folli- culespileux
chez les Mammifères et divisent les follicules en deux groupes : lesprimaires
et les secondaires. Les folliculesprimaires
se forment par« trio » et sont
appelés
xXx ouyYy
suivantqu’ils
sontplus
ou moinsprécoces
dans leurapparition.
Les follicules secondairesapparaissent plus
tard et sont caractérisés par l’absence deglande sudoripare.
CARTER
( 1943 ) entreprend
l’étudebiométrique
despopulations
folliculaires à différents